L'édito de Pascal Praud du mercredi 4 février 2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour à tous et bienvenue sur Europe 1 de 9h à 10h pour l'heure des pros et sur ses news jusqu'à 10h30. Comme en 2012 avec Dominique Stroscan, comme en 2017 avec François Fillon, l'élection présidentielle de 2027 sera percutée par les soucis judiciaires d'une candidate. La justice décidera si Marine Le Pen peut se présenter ou non devant les Français.
Elle est à ce jour la favorite des sondages. Elle sera peut-être écartée pour une par une peine d'inéligibilité qui sanctionnera [musique] une affaire vieille de 15 ans. Des assistants parlementaires qui devaient travailler pour les députés européens élus du Rassemblement national ont aussi manifestement travaillé [musique] pour le parti.
La belle affaire, me direz-vous, mais c'est la loi et les juges l'appliquent et tant pis si aucun enrichissement personnel n'est à déplorer. Dans un pays qui sanctionne un refus d'obtempéré par 35 heures de travaux d'intérêt général, c'était à Nant en 2023. Le jeune homme avait aussi traîné sur [musique] plusieurs dizaines de mètres un policier.
C'est vrai qu'on est parfois surpris de l'excès de sévérité d'un côté et de laxisme de l'autre. Les juges appliquent la loi. Il y a des peines minimum et des peines maximum.
Il y a aussi des bons clients et des mauvais clients. La [musique] justice a mis orgicolas Sarkozi. On ne sait jamais s'il avait eu des vélités de revenir.
Il est juste de rappeler que les députés ont voté les peines d'inéligibilité, notamment les députés du Rassemblement national. Sont-elles devenues une arme pour écarter les candidats ? Certains le disent, beaucoup le pensent.
Une chose est certaine, je ne crois pas que l'absence de Marine Le Pen à la course présidentielle soit une bonne chose pour notre démocratie.
Marine Le Pen