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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 7 avril 2026 25 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsOutre-merDéfenseEurope & international

Guerre en Iran : L’ultimatum sans fin

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Comment vous réagissez face à ce texte ?

  • 1:08OuverteRéponse partielle

    Est-ce que ce n'est pas normal de donner à l'Alsace qui a une identité forte les compétences d'une collectivité à part ?

  • 2:23OuverteRéponse directe

    Le gouvernement souhaite procéder à une consultation citoyenne, est-ce que vous y êtes favorable ? Est-ce que c'est le meilleur moyen de trancher ?

  • 3:21OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça veut dire que les accords de Bougival sont morts, Nicolas ?

  • 4:38OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui peut se passer à présent ?

  • 6:40OuverteRéponse directe

    Dans la troisième option que vous évoquez, quel est le corps électoral dans ce cas-là ? Qui vote ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:25InvitéFait
    « Il a été totalement réécrit en commission des lois. »
  • 0:29InvitéChiffre
    « Il est d'ailleurs passé de justesse en commission des lois à deux voix près sur l'article 2. »
  • 0:32InvitéFait
    « Et surtout il vient démanteler une région et permet quelque part à n'importe quel département, à deux départements qui s'unissent, de venir démanteler une région »
  • 0:43InvitéFait
    « sachant que depuis dix ans ces régions elles ont gagné leur place, elles ont contribué à la notoriété et à l'affirmation d'identité forte »
  • 0:57InvitéFait
    « si aujourd'hui cinq régions françaises sont parmi les 15 plus attractives d'Europe, c'est bien parce que ces régions ont atteint une taille à l'échelle européenne. »
  • 2:29InvitéPromesse
    « J'y suis totalement favorable. »
  • 3:29InvitéFait
    « Alors non, les accords de Bougival ne sont pas morts. »
  • 3:35InvitéFait
    « Ils l'étaient de toute façon depuis la décision du FLNKS de retirer sa signature à l'accord de Bougival. »
  • 3:46InvitéFait
    « à une forte majorité, les députés ont décidé d'adopter une motion de rejet qui empêche la mise en œuvre de l'accord de Bougival. »
  • 4:07InvitéFait
    « c'est-à-dire le Rassemblement national, parce qu'ils jugent que l'accord de Bougival mène à l'indépendance, et les LFI parce qu'ils jugent que l'accord de Bougival ne mène pas à l'indépendance. »
  • 4:27InvitéFait
    « c'est-à-dire empêcher la Macronie de tirer gloire d'un règlement de la situation en Nouvelle-Calédonie. »
  • 5:21InvitéFait
    « La première, c'est d'organiser les élections provinciales avant le 28 juin prochain avec un corps électoral gelé »
  • 5:40InvitéFait
    « La deuxième solution, c'est d'organiser ces mêmes provinciales aux mêmes dates avec un corps électoral partiellement ouvert. »
  • 5:44InvitéFait
    « Et puis la troisième proposition que le Premier ministre va mettre sur la table, c'est celle d'une consultation des Calédoniens. »
  • 17:58InvitéFait
    « Grâce à la puissance de notre armée, nous avons un plan selon lequel chaque pont en Iran sera anéanti d'ici demain soir à minuit. Et chaque centrale électrique en Iran sera hors service, en flammes, en train d'exploser et plus jamais utilisable. »
  • 18:30InvitéFait
    « Dès le début, nous avons déclaré que toute agression contre des cibles civiles entraînerait une riposte vigoureuse contre les intérêts de l'ennemi ou qu'ils se trouvent dans la région. »

Temps de parole

  • Invité28 %
  • Présentateur19 %
  • Invité 218 %
  • Invité 316 %
  • Invité 410 %
  • Invité 53 %
  • Présentateur 23 %
  • Présentateur 32 %

0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Bonjour Franck Leroy, merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Comment vous réagissez face à ce texte ?

0:18
Invité

Bonjour d'abord, évidemment on réagit assez mal puisque ce texte c'est une construction un peu bricolée. Il a été totalement réécrit en commission des lois. Il est d'ailleurs passé de justesse en commission des lois à deux voix près sur l'article 2. Et surtout il vient démanteler une région et permet quelque part à n'importe quel département, à deux départements qui s'unissent, de venir démanteler une région, sachant que depuis dix ans ces régions elles ont gagné leur place, elles ont contribué à la notoriété et à l'affirmation d'identité forte et elles ont permis surtout des résultats économiques extrêmement puissants.

Je prends l'exemple sur le plan économique, si aujourd'hui cinq régions françaises sont parmi les 15 plus attractives d'Europe, c'est bien parce que ces régions ont atteint une taille à l'échelle européenne. Ce qui n'était pas le cas avant.

1:08
Présentateur

Dans le même temps, Franck Leroy, est-ce que ce n'est pas normal de donner à l'Alsace qui a une identité forte les compétences d'une collectivité à part ?

1:16
Invité

Oui mais l'Alsace n'est pas le seul territoire à avoir une identité dans notre pays. Demain, la Bretagne, le Pays Basque et autres. Donc la vraie question c'est l'unité nationale d'une part et deuxièmement la volonté d'aller vers plus de décentralisation et plus de décentralisation c'est plus de pouvoir transférer de l'État vers les collectivités territoriales. A force de bricoler la carte territoriale de la France, on finit par la rendre plus confuse, à émietter finalement le territoire national et quelque part à affaiblir l'unité nationale. Benjamin Morel l'a parfaitement résumé dans un article paru avec Jean-Michel Blanquer ce week-end.

Nous devons veiller à l'unité nationale, nous devons évidemment rechercher l'efficacité locale, l'efficacité régionale, l'efficacité publique d'une manière générale et pour le coup le bilan de la région Grand-Est en Alsace est assez spectaculaire puisque les investissements publics ont plus que doublé en Alsace depuis que la région Grand-Est existe. Donc ne détournons pas la réalité du sujet, on ne construit pas des régions sur simplement des identités, on recherche l'efficacité publique et pour le coup le bilan du Grand-Est est très positif.

2:22
Présentateur

Un dernier mot, Franck Leroy, le gouvernement souhaite procéder à une consultation citoyenne, est-ce que vous y êtes favorable ? Est-ce que c'est le meilleur moyen de trancher ?

2:29
Invité

J'y suis totalement favorable. On a des assemblées qui ont été élus au suffrage universel direct. Dans cette proposition de loi, on ne leur demande pas leur avis et si effectivement il faut faire trancher ça par le peuple, les habitantes et les habitants du Grand-Est sont parfaitement capables de décider leur avenir tout ça ne se décide pas en catimini dans les couloirs de l'Assemblée nationale.

2:49
Présentateur

Merci Franck Leroy d'avoir été avec nous, président de la région Grand-Est. Autre territoire dont l'avenir institutionnel est en question, c'est la Nouvelle-Calédonie et on va y aller justement. On retrouve Nicolas Vignol. Bonjour Nicolas, journaliste à la voix du caillou. Nicolas, jeudi dernier, l'Assemblée nationale a rejeté le projet de loi constitutionnelle du gouvernement qui vise à réformer le statut de la Nouvelle-Calédonie. Ce matin, Sébastien Lecornu réunit justement les différentes parties. Il doit les réunir également pour tenter d'aboutir à un accord politique. Est-ce que ça veut dire que les accords de Bougival sont morts, Nicolas ?

3:26
Invité

Alors non, les accords de Bougival ne sont pas morts. Ils bougent encore, pas beaucoup, mais effectivement ils sont très mal en point. Ils l'étaient de toute façon depuis la décision du FLNKS de retirer sa signature à l'accord de Bougival. Mais là, avec le vote de l'Assemblée, ça s'est évidemment amplifié. Donc à une forte majorité, les députés ont décidé d'adopter une motion de rejet qui empêche la mise en œuvre de l'accord de Bougival. Et ça pour des raisons diamétralement opposées, c'est-à-dire le Rassemblement national, parce qu'ils jugent que l'accord de Bougival mène à l'indépendance, et les LFI parce qu'ils jugent que l'accord de Bougival ne mène pas à l'indépendance.

Donc des raisons tout à fait différentes. Une seule raison me paraît rassembler tout le monde, c'est-à-dire empêcher la Macronie de tirer gloire d'un règlement de la situation en Nouvelle-Calédonie.

4:36
Présentateur

Nicolas, on le disait, du coup, Sébastien Lecornu s'empare du sujet dès aujourd'hui. Qu'est-ce qui peut se passer à présent ?

4:44
Invité

Alors, c'est effectivement une réunion très importante qui va débuter dans un peu moins de deux heures maintenant. importante parce que j'ai l'impression quand même qu'on est au bout du bout du dispositif et que si on ne trouve pas de solution, je ne sais pas vers quoi cela va nous conduire. Donc c'est une réunion importante à laquelle le Premier ministre a convié tout le monde, c'est-à-dire les signataires et ceux qui ont signé puis ont retiré leur signature. C'est-à-dire que l'UCFLNKS est également évité à cette réunion. Il y a trois possibilités sur la table.

La première, c'est d'organiser les élections provinciales avant le 28 juin prochain avec un corps électoral gelé, c'est-à-dire un corps électoral restreint où des milliers de Calédoniens restent privés du droit de vote. La deuxième solution, c'est d'organiser ces mêmes provinciales aux mêmes dates avec un corps électoral partiellement ouvert. Et puis la troisième proposition que le Premier ministre va mettre sur la table, c'est celle d'une consultation des Calédoniens. Et votre invité précédent, le président Leroy, était extrêmement intéressant sur ce sujet parce qu'on voit un petit peu qu'il y a quand même des points communs dans les situations.

Donc l'idée, ce serait de consulter les Calédoniens, de leur demander s'ils sont pour ou s'ils sont contre Bougival, et en fonction du résultat, de mettre en œuvre ou de stopper définitivement le processus de Bougival. Mais ce qui est important, c'est qu'effectivement, l'avenir de la Nouvelle-Calédonie appartient aux Calédoniens et non pas à l'Assemblée nationale. C'est ça la véritable question, le véritable problème. Et la consultation des Calédoniens amènerait une solution. Bonjour, Yves Tréard à Paris. Dans la troisième option que vous évoquez, quel est le corps électoral dans ce cas-là ? Qui vote ? Alors, ce serait effectivement toute la question qui n'est pas tranchée.

Est-ce que ce serait une consultation avec un corps électoral ouvert ou pas ? Pour l'instant, on n'en sait rien du tout. Est-ce que ce serait le corps électoral référendaire qui est un autre corps électoral ? Là non plus, on n'a pas la réponse. Le souci avec la Nouvelle-Calédonie, c'est que depuis les accords de Matignon, puis les accords de Nouméa, à chaque fois, on a mis en œuvre des dispositifs institutionnels, constitutionnels et législatifs innovants, nouveaux, inédits. Et donc, les constitutionnalistes n'ont pas de réponse quand des difficultés se posent. Et on voit bien d'ailleurs qu'aucun expert ne nous donne de solutions qui pourraient nous sortir de cette situation.

7:37
Présentateur

Merci beaucoup, Nicolas Vignol, pour votre éclairage journaliste à la voix du caillou. François, vous aviez quelque chose à lui demander aussi ?

7:43
Invité

Parce que la question de Yves est évidemment la meilleure, parce que la question du corps électoral, c'est quand même le deuxième échec d'Emmanuel Macron sur cette réforme constitutionnelle. Le premier, c'était sur justement la réforme du corps électoral. Le second, c'est le rejet de l'Assemblée nationale. Je suis fasciné parce que la Nouvelle-Calédonie, merci pour vos explications, chers confrères, la Nouvelle-Calédonie, c'est de loin, mais c'est essentiel. Dans le retour des empires, dans cette zone indo-pacifique, c'est essentiel que la France garde sa position, pas simplement pour le nickel, pour des positions évidemment stratégiques et géopolitiques.

Et donc, c'est essentiel qu'elle trouve aussi un accord politique dans le respect de tous. Et là, vous savez très bien que je n'ai aucune sympathie pour Manuel Valls. Mais la réalité, c'est que Manuel Valls a été probablement le plus sérieux sur ce dossier. Il était parvenu à un consensus.

8:31
Présentateur

Il était ministre des Outre-mer, il y a encore quelqu'un.

8:33
Invité

Il y a aussi un problème de jeu politique. La gauche ne veut pas donner le point à Emmanuel Macron. Le RN pense que ça donne trop de souveraineté. La gauche pense qu'il n'y en a pas assez. On ne veut pas donner le point à Emmanuel Macron avant la fin du quinquennat, comme on ne veut pas donner le point à Emmanuel Macron sur l'intelligence artificielle. Le problème, si vous voulez, c'est que cette politique aérie, en réalité, est en train d'entraîner des gens. Parce qu'on parle de gens. On ne parle pas, ce n'est pas une abstraction, la Nouvelle-Calédonie. Et donc, il faut que cette réunion aboutisse.

9:01
Présentateur

Merci, Nicolas Vignol. Merci d'avoir été avec nous. Vous parliez de Manuel Valls, François Zegoy. Manuel Valls, il dit dans l'opinion que ce qui s'est passé, le rejet par l'Assemblée nationale de cette réforme institutionnelle, c'est un camouflet pour le président de la République. Est-ce que c'est le cas ?

9:17
Invité

C'est un camouflet pour le président de la République parce que Manuel Valls était un ministre de la République et un ministre d'un gouvernement de Emmanuel Macron. Donc, par définition, c'est un camouflet. Et puis, c'était la première fois, si vous voulez, qu'on cherchait... Et Manuel Valls a peut-être été un peu rude dans la façon d'être, dans la façon de négocier, mais on sentait qu'il y avait quand même un début d'accord, que c'était possible de se mettre d'accord. Alors, toute la question est de savoir quelle est la position de tous les partis, d'ailleurs. Et ce qui n'est pas très important, parce que le plus important, c'est de savoir ce que veulent vraiment les néo-calédoniens.

C'est eux qu'on veut entendre.

9:59
Présentateur

Mais comment on en sort, Riff ? Parce que les néo-calédoniens, ils ont voté trois fois. Il y a eu trois référendums. Trois fois, ils ont réaffirmé leur attachement à la France. Il y a eu les accords de Bougiva. Il y a eu les accords d'Inno-Elysée. Aujourd'hui, il y a le rejet de cette réforme par l'Assemblée nationale. C'est même Sébastien Lecornu qui tente de réunir...

10:17
Invité

Le problème, c'est que si vous faites un... Oui, mais si vous fermez le dossier, vous ouvrez une nouvelle crise qui a été très violente quand même la dernière fois. Donc, il faut essayer de crever l'abcès et de voir... Alors, moi, si vous me posez la question, personnellement, je pense qu'il faut ouvrir le corps électoral. C'est pas du tout normal qu'il y ait une partie des néo-calédoniens, certes, arrivée plus tardivement, qui n'ait pas le droit de vote, alors que quand même, ils ont choisi de vivre sur cet archipel. Donc, c'est pas normal, quoi.

C'est évident qu'il faut sortir de là et qu'une consultation, à mon avis, avec un corps électoral élargi, alors je sais pas lequel, parce qu'il faut voir, est-ce qu'il faut être là depuis 5, 15, 20 ans ? Rien. 20 ans, non, puisque c'est déjà le cas, mais plutôt, c'est tout le sujet. Mais c'est un sujet fondamental, parce que, je le redis, la Nouvelle-Calédonie, finalement, s'invite chez nous quand il y a la grotte d'Ouvéen, quand il y a les accords, évidemment, de Matignon, quand, d'un seul coup, tout s'enflamme, tout prend feu, exactement comme Mayotte. Je rappelle que ces territoires font partie de la grandeur aussi de la France.

C'est pour ça que la France est la première puissance quasiment en égalité maritime au monde. Je rappelle à quel point c'est stratégique et je rappelle, et Yves a raison de le redire, je rappelle à quel point c'est la vie des néo-calédoniens. Et je suis d'accord avec Yves, je sais que ça ne fait pas floresse forcément dans mes amitiés politiques. Il faut élargir ce corps électoral, il faut retourner devant les yeux. On ne peut pas aussi non plus s'asseoir sur les revendications. Ce n'est pas parce qu'à chaque fois, on a dit oui à l'attachement de la France, qu'il n'existe pas un malaise et un mal-être.

C'est aussi idiot de penser comme ça que de penser, finalement, que les Antilles, tout va bien, les autonomistes font 4%, mais la réalité, c'est qu'il y a une souffrance sociale aux Antilles, une souffrance écologique qu'on redécouvre d'un seul coup quand Elie Domota prend la rue en 2005 et que tout le monde, tout se fout à feu et à sang. Donc, ce n'est pas possible, globalement en plus, de gérer, mais on a souvent débattu de ça, je sais qu'Yves est d'accord là-dessus, de gérer les Outre-mer chaque fois qu'il y a un drame, chaque fois qu'il y a une crise.

Nous sommes incapables, ce gouvernement central est incapable, mais Macron, Hollande, Sarkozy, Chirac, incapables, finalement, de gérer et de soigner et de trouver des solutions au long cours. Chaque fois qu'il y a une crise, c'est au pied du mur, comme dirait l'autre, qu'on voit le mieux le mur, en l'occurrence.

12:49
Présentateur

Autre territoire dont l'avenir institutionnel est en débat, un contexte complètement différent, c'est l'Alsace. Il y a un texte, aujourd'hui, qui est examiné au Parlement pour sortir de facto l'Alsace de la région Grand Est, lui donner des pouvoirs spécifiques et qu'elle devienne une collectivité unique. Est-ce que vous comprenez, c'est un texte à l'initiative de député Renaissance, qui est défendu par Gabriel Attal, est-ce que vous comprenez ces demandes, Yves, ou est-ce que, comme nous l'a dit Franck Leroy, le président de la région Grand Est, c'est une menace pour l'unité de la République ?

13:20
Invité

On a toujours ce débat, en France, vous savez, on l'a éternellement, dans un pays jacobin comme le nôtre, hyper centralisé, on a beaucoup de mal à, finalement, accorder une certaine autonomie au territoire. Le seul problème, en l'occurrence, pour la région Grand Est, c'est que la réforme de François Hollande des régions est une réforme qui n'était ni fait, ni à faire. C'est une très mauvaise réforme. Qu'est-ce qu'il est allé inventer ? Ça n'a servi à rien, son truc, sauf à créer du désordre. Parce qu'on a créé des grandes régions, mais les régions ne sont pas grandes par leur géographie, elles sont grandes par leur puissance économique, et par leur identité aussi.

Donc, moi, je connais l'Alsace comme tout le monde, mais je ne suis pas un spécialiste, si vous voulez, de l'identité alsacienne. Je sais qu'elle est forte, en Alsace, cette identité. je ne vois pas ce que... Alors, effectivement, si on revient à une région Alsace, l'Alsace sort de la grande région Grand Est. C'est vrai que ce n'était pas très logique, cette région Grand Est, première chose. Deuxièmement, vient se greffer là-dessus une région qui, comme vous le savez, est commune à l'Allemagne et à la France, puisque l'Alsace, ils ont créé une région commune avec l'Allemagne. Tout ça, c'est une espèce de plat de nouille. Les Français ne comprennent plus rien. Qui fait quoi ?

Ce n'est pas là le sujet. Le sujet, ce serait plutôt de savoir qui doit faire quoi.

14:56
Présentateur

Mais est-ce que ça dit aussi beaucoup des différentes conceptions ? C'est-à-dire, dans ces régions, c'est le cas en Alsace, c'est le cas en Corse, c'est le cas en Bretagne, au Pays Basque, effectivement, on a une identité forte qui fait que ces régions veulent des compétences spécifiques, notamment l'Alsace et la Corse. Et de l'autre côté, vous avez les défenseurs de l'unité de la République qui disent que ça peut être une remise en cause de l'unité de la République. Est-ce qu'on n'est pas sur deux cultures

15:22
Invité

un peu différentes ? Si, moi je suis absolument jacobine, désespérément, c'est affreux, je n'arrive pas à m'en défaire. Ou alors on décide qu'on rentre dans le fédéralisme, qu'on glisse petit à petit et qu'on a un modèle italien avec des sénateurs, des députés qui sont élus à moitié à la proportionnelle, à moitié au suffrage direct et puis qu'on a des puissances régionales.

15:43
Présentateur

Pour vous, ça remet en cause l'unité de la République.

15:44
Invité

Avec des puissances régionales, avec des régions qui ont le droit d'émettre un certain nombre de lois, avec des présidents de régions qui ont quasiment le niveau de pouvoir d'un Premier ministre. Et donc on morcelle absolument tout. On a mis quand même combien de siècles à forger l'identité nationale, vraiment, l'histoire nationale. Moi, je suis d'accord avec Yves. En plus, à l'époque, j'étais dans une autre vie conseillère dans ce gouvernement. Je sais très bien comment ça s'est fait, la répartition. C'est délirant. C'est vraiment sur un coin de table. On dit tiens, tu prends Paul, Jacques, Pierre, on mélange et blablabla. Et hop, hop, hop, à la François Hollande.

Et je vais dire, vous allez voir, c'est génial. Personne ne comprend plus rien. Vous vous rendez compte que l'Occitanie, Carole Delga, elle se tape des Hautes-Pyrénées, vous voyez, jusqu'à Montpellier. Très département. Je ne sais pas, vous m'imaginez, presque en efficacité du déplacement de la présidente de région. On nage sérieusement. L'Alsace, elle a son concordat, en plus, qui est très particulier. Après, ouvrir ce débat, non mais sérieux, vous vous rendez compte, on devrait faire une émission spéciale, on y resterait des heures sur les fractures françaises. Alors, il y a la Nouvelle-France, supposément, qui est tout à fait géniale par rapport à la vieille France rabougrie.

Maintenant, vous avez l'Alsace, vous n'aurez pas la Lorraine. Ensuite, vous avez... Non mais sérieusement... C'est du français, ça. Mais sérieusement... Non mais Auriane et Yves sans déconner. Moi, je pense... Est-ce que tout le monde redescend ? On ne va pas recréer des fractures ? Le cas de l'Alsace est très intéressant. Nous le sculpterons plus tard, après 2027, si possible. Voilà.

17:20
Présentateur

Allez, on va... En attendant 2027 et de comprendre ce qu'il y a dans la tête de ces défenseurs d'une région Alsace, on va parler de l'actualité politique de ces dernières heures, l'actualité internationale et c'est ces nouvelles déclarations de Donald Trump qui menacent l'Iran ultimatum fixé ce soir à 20h. On voit ça avec Flora Sauvage. Donald Trump hausse le ton. Dimanche, le président américain a repoussé son ultimatum fixé à l'Iran à mardi 20h, heure de Washington, pour débloquer le détroit d'Hormuz, passage vital pour l'approvisionnement mondial en pétrole, menaçant de détruire les infrastructures essentielles iraniennes.

17:58
Invité

Grâce à la puissance de notre armée, nous avons un plan selon lequel chaque pont en Iran sera anéanti d'ici demain soir à minuit. Et chaque centrale électrique en Iran sera hors service, en flammes, en train d'exploser et plus jamais utilisable. Je parle d'une démolition complète d'ici minuit et cela pourrait se dérouler sur une période de 4 heures si nous le voulions. Nous ne voulons pas que cela arrive. Un ultimatum

18:26
Présentateur

qui a laissé de marbre les dignitaires du régime iranien.

18:29
Invité

Dès le début, nous avons déclaré que toute agression contre des cibles civiles entraînerait une riposte vigoureuse contre les intérêts de l'ennemi ou qu'ils se trouvent dans la région. Si les attaques contre des cibles civiles se répètent, les prochaines phases de nos opérations offensives et de représailles seront menées de manière bien plus puissante et étendue et les pertes et dégâts qu'ils subiront en persistant dans cette voie seront décuplées.

18:52
Présentateur

À la recherche d'un cessez-le-feu, l'Iran a rejeté le plan de trêve du Pakistan. Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se prononcer ce mardi sur un projet de résolution sur la navigation dans le détroit d'Hormuz. François, c'est une nouvelle menace de Donald Trump. Jusqu'où il peut aller ? Est-ce que vraiment, comme il le dit, il peut anéantir l'Iran en quelques heures ?

19:12
Invité

Vous savez, je pense qu'il faudrait qu'on fasse un moratoire et qu'on décide tous collectivement à travers la planète de commenter qu'une seule déclaration de Trump par jour. Juste une seule. Pas trois ou quatre. Moi, j'entends ce qu'il dit sur les menaces. Attention, faites gaffe dans un langage de plus en plus vulgaire, un langage de chartier. Personne ne réalise en plus à quel point c'est désastreux pour lui en politique intérieure, à quel point tout s'abîme, tout s'effondre en fait dans la société américaine et dans la démocratie américaine. Et où est le sérieux ? J'entends bien, il veut transformer l'Iran en cimetière, en hiver, pas nucléaire, j'espère ? Retour à l'âge de pierre.

Ok, l'âge de pierre, le retour à l'âge de pierre. Écoutez, c'est parfait. Attendons, je pense, je propose d'attendre en fait ce soir.

20:01
Présentateur

On attend l'ultimatum à 20h. Cette nuit du coup pour nous. On va écouter, avant de faire réagir, on va écouter Jean-Noël Barraud, le ministre des Affaires étrangères qui alerte sur un risque d'escalade. Le risque, il est tout simplement pour les populations civiles d'une part, mais aussi pour l'économie mondiale qu'on assiste à un embrasement régional sans limite qui, je le disais, emporterait des dangers majeurs qu'il nous faut à tout prix éviter. Nous connaissons déjà une flambée des prix des carburants. Si les infrastructures énergétiques étaient frappées en Iran, on peut s'attendre à des représailles du régime iranien qui aggraveraient encore une situation déjà préoccupante.

Alors, on entend les affaires étrangères et l'alerte sur un risque d'escalade, mais que peut faire la France ? Que peut faire l'Europe ? Est-ce que la diplomatie peut encore peser ?

20:47
Invité

Oui, alors on peut, si vous voulez, on peut quand même avoir une espèce de pression exercée sur Donald Trump. Ce n'est pas la première fois qu'il aurait reculé si d'aventure il recule. On l'a vu sur le Groenland, le Groenland, la France, enfin la France et les pays européens sont intervenus et néanmoins, il a un peu changé sa position. et c'est vrai sur pas mal de sujets quand même. Parce que la vérité, comme vous le savez, la vérité de il est 9h n'est plus celle de 7h, ça change sans arrêt. Donc, on arrive à le faire quand même changer d'avis, à lui donner la mesure de la gravité quand même de ce qu'il peut dire, entreprendre et promettre. Donc, voilà.

Donc là, le problème, si vous voulez, c'est qu'on ne sait pas trop ce qu'il veut anéantir l'Iran en 4h. Ça veut dire quoi ? L'Iran, c'est 100 millions d'habitants, c'est un territoire qui est trois fois grand comme la France, c'est quand même un État profond, comme on dit, avec une armée, avec... Sauf à utiliser l'arme nucléaire, je ne vois pas très bien, il ne va pas utiliser l'arme nucléaire en Iran. donc, c'est assez... Le problème, c'est que si vous voulez, c'est toujours pareil, mais moi, j'enfonce des portes ouvertes, quand on commence une guerre, on la commence, mais on ne sait jamais comment ça se termine. – Oui, et puis le problème, c'est à qui parle-t-on ?

Le changement de régime n'a pas eu lieu, c'est-à-dire que la réalité, c'est que même si ce ne sont plus les mollas, maintenant, ce sont les passes d'Aran. Alors, moi, j'entends que l'armée iranienne a probablement été en partie détruite, mais le problème n'est pas l'armée iranienne, le problème, ce sont les passes d'Aran, ce sont les militaires qui gèrent, et on a le sentiment tout à fait désagréable que depuis quelques jours, finalement, c'est eux qui donnent le tempo, en réalité, ils donnent le tempo sur le détroit d'Ormousse, ils donnent le tempo dans leur manière de communiquer et dans leur manière, en tout cas, de riposter.

Donc, c'est très inquiétant quand le gendarme du monde, le patron de la plus grande puissance, en réalité, a ce type de comportement débilitant, il est même quasiment obscène, je pense que vraiment, hors de sa conférence de presse de Pâques, enfin, les propos qu'il a tenus, notamment sur Emmanuel Macron, c'est obscène, on ne peut pas mener le monde vers le mieux, le beau, la création de valeur avec une telle obscénité, on parle comme on est, en fait, en réalité, et ça, c'est un sujet sur lequel nous devrions tous nous interroger quand même nous prenons la décision de commenter les déclarations de Donald Trump.

23:08
Présentateur

Allez, on va terminer par l'histoire du jour, c'est un sujet beaucoup plus léger, est-ce que vous savez quelle est la capitale française de la pizza ?

23:14
Invité

– De la pizza ! – De la pizza ! – Nice ! – Ah, de la pizza !

23:17
Présentateur

– Non, la pizza, Marseille ! – Marseille ! – À défaut d'être la capitale du foot, c'est celle de la pizza ! – Alors, c'est un article qui est super intéressant !

23:23
Invité

– Les amours déçus, ça y est ! – Les amours déçus ! – Ça y est, vous traissez le M, c'est parti !

23:27
Présentateur

– C'est un article super intéressant qui était à lire dans la Provence dimanche. Depuis l'arrivée, ça raconte en fait l'histoire comment Marseille est devenue la capitale de la pizza, depuis l'arrivée d'une importante communauté napolitaine au XIXe et au XXe siècle. En fait, les Napolitains se sont installés dans les quartiers populaires de Marseille qu'on appelait la Petite Naples. Ils faisaient les mêmes plats qu'en Italie, sauf que les Italiens, ils font leur pizza avec de la mozzarella et là, c'est compliqué de trouver à Marseille et tout ce qu'ils trouvent, c'est l'émmental des Alpes et c'est de là que naît l'emblématique pizza.

On va la voir sur la photo, l'emblématique pizza marseillaise, moitié émmental, moitié en choix. – Ça, c'est une hérésie. – Ah, ça,

24:04
Invité

vous êtes contre ? – Ah, mais c'est une énorme... – Ah, mais c'est emblématique, Françoise. – Je suis à Marseille, moi. – Est-ce que vous savez

24:10
Présentateur

que c'est également à Marseille qu'est né le camion pizza ?

24:13
Invité

– Non, je ne savais pas. – En 1962. – La vraie pizza napolitaine, vous la faites dans un vrai four qui est très particulier avec une pâte très particulière. – Alors, on fait ce que je veux. – C'est une hérésie. Mais vive Marseille, quand même.

24:24
Présentateur

– Mais oui, alors, je finis mon histoire sur le camion pizza inventé en 1962 par Jean Méritan, surnommé Jeannot le Pizzaiolo. Une relation particulière avec la pizza, c'est devenu un sujet presque identitaire. – Vous n'avez pas envoyé

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Invité

le Pizzaiolo là-bas à la Maison Blanche, envoyé donc. Vous préférez lâcher de pizza.

24:52
Présentateur

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