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Conférence de pressePublic Sénat (sur YouTube)· 6 juin 2024 42 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEnvironnement & énergieEurope & internationalÉconomie & entreprises

Européennes : L’agriculture gagnante, l’écologie perdante

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Le mouvement des agriculteurs cet hiver a-t-il donné le la d'une campagne anti-écologiste ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    L'Autriche est-elle un exemple à suivre pour la France en matière d'agriculture biologique ?

  • 20:00OuverteRéponse partielle

    Les consommateurs français sont-ils prêts à payer plus cher pour du bio ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Les agriculteurs ont-ils obtenu des avancées concrètes depuis les mobilisations ?

  • 30:00OuverteRéponse directe

    Le backlash contre l'écologie est-il uniquement agricole ou plus large ?

  • 35:00OuverteRéponse directe

    Les normes environnementales sont-elles trop complexes pour les agriculteurs ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Robert HzerFait
    « Produire d'une manière proche de la nature avec moins de chimie voire pas du tout et de ne pas utiliser de pesticides. »
  • 7:00Robert HzerChiffre
    « Les subventions nous ont aidé à nous convertir au bio et on n'a pas eu besoin d'attendre la fin de la conversion de l'exploitation on a touché immédiatement les subventions pour le bio. »
  • 17:00Anne Cler PoirierChiffre
    « En France, on a des secteurs où on est massivement passé au bio, je pense à la viticulture, on est quasiment à 20% de bio. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

notre édition spéciale continue avec cette question le mouvement ça rejoint ce qu'on vient de dire le mouvement des agriculteurs cet hiver a-t-il donné le la d'une campagne anti-écologiste les ambitions vertes de l' de l'Union symbolisé par le Green Deal vont-elles voler en éclat dans les prochains mois avant d'en débattre c'est un reportage que je vous propose en Autriche ce pays est devenu le champion de l'agriculture biologique avec un/ers de sa surface cultivée en bio Samia de chir et vianet Laurin sont partis sur place pour comprendre moins d'une heure de Vienne Robert hzer cultive 150 hectar de terre des céréales et légumes bio qu'il vend à la grande distribution aujourd'hui on s des courges butternut qui vont être vendu dans les supermarchés c'est le bon moment parce que la température des sols est très bonne et il fait beau après avoir repris l'exploitation familiale en 2006 il s'est converti au bio 3 ans plus tard produire d'une manière proche de la nature avec moins de chimie voire pas du tout et de ne pas utiliser de pesticides les subventions nous ont aidé à nous convertir au bio et on n'a pas eu besoin d'attendre la fin de la conversion de l'exploitation on a touché immédiatement les subventions pour le bio des aides qui ont permis à l'Autriche de devenir la championne d'Europe de l'agriculture biologique 27% des surfaces agricoles sont cultivé en bio contre 11 % en France une situation qui s'explique en partie par l'entrée dans l'Union européenne en 1995 très montagneux le pays ne peut pas rivaliser avec l'agriculture intensive de ses voisins et décide d'utiliser les fonds de la politique agricole commune pour encourager la filière biologique chaque année 500 millions d'euros de la PAC sont versés à des agriculteurs bio tout être confondu ça fait environ 700 € nous doublons l'argent fourni par l'Union européenne avec des fonds nationaux donc pour 1 € versé par l'UE l'Autriche enve un deè mais pour comprendre le succès du bio autrichien il faut aussi se rendre dans un supermarché celui-ci appartient au groupe RV qui a développé sa propre marque de produits biologique voici un produit dont nous sommes fier car sur le lait nous avons une part de marché de 40% en bio et ça c'est uit 99 centimes le pot de yaourt de 500 g dès les années 90 la grande distribution a investi le marché en proposant une gamme de produits bio à prix accessible grâce à des économies d'échelle on a commencé avec 75 produits et on a vu que ça fonctionnait chez les clients qu'il ne voulait pas seulement avoir une partie des produits en bio mais qu'il voulait un assortiment plus large aujourd'hui on a 1000 produits pour pouvoir couvrir les achats d'un client la différence entre les produits bio traditionnels et les ntre c'est qu'on a fait une recherche sur le goût être simplement bio ce n'était pas suffisant il fallait que ce soit bon et joli pas seulement alternatif c'est une partie de la recette du succès mais ce modèle estz rémunérateur pour les agriculteurs nousetrouvonser dans bâtim a fait construire sur son exploitation nous sommes ici dans notre hangar de conditionnement on travaille avec une entreprise qui conditionne ici des fruits et légumes et ensuite s livré à des particuliers dans toute l'Autriche impossible de vivre uniquement du produit de ses champs pour gagner correctement sa vie l'agriculteur a d diversifier son activité il est aussiu repreneur je que la majorité des agriculteurs activité à côté c'est sûr que tout le monde ne réussit pas à vivre que de ça seul les grandes exploitations peuvent le faire toutes les autres ont besoin de quelque chose en plus si le bio a conquis plus du quart des agriculteurs Autrichiens aujourd'hui le marché stagne très dépendant au gaz russe le pays est frappé de plein fouet par une inflation record près de 8 % l'an dernier qui pousse les consommateurs à chercher les prix les plus bas les agriculteurs peuvent-ils devenir les faoyurs des ambitions vertes de l'Europe on en débat avec Jean-Christophe buau bonsoir bienvenue vous êtes professeur d'économie à AGR Paris Tech Université Paris saclé Anne cler Poirier bonsoir et bienvenue vous êtes journaliste indépendante spécialisé sur les questions de transition énergétique notamment pour vers le média et contexte Nicole Ouvrard bonsoir et bienvenue vous êtes ingénieur agronome et directrice éditoriale de réussir AG qui est un groupe d'information pour les agriculteurs etilie zapalskiitist politique est resté mes côté peut-être une première réaction à à ce reportage passionnant sur l'Autriche est-ce que vous dites l'Autriche exemple à suivre tout simplement Jean-Christophe burau on peut s'en aspirer ou c'est pas si simple alors parmi les pays au sein du du conseil agricole les États-membres l'Autriche est quand même parmi ceux qui ont le plus poussé au verdissement de la PAC il y en a pas beaucoup l'Autriche était il y avait il y avait le Royaume-Uni enfin l'Angleterre Gal surtout l'Écosse mais maintenant on a oui l'Autriche est un peu leader par défaut je dirais dans le C général de Miss environnemental votre avis même question a CLA Poirier est-ce que est-ce que c'est possible de passer massivement au bio la démonstration que font les autr chien finalement parce qu'on entend souvent oh là là on y arrivera pas oh bah j'ai envie de croire que oui moi je sais qu'en France alors je pense qu'on a peut-être pas les mêmes cultures en France et en Autriche mais en France on a des secteurs où on est massivement passé au bio je pense à la viticulture on est quasiment à 20 % de bio aussi hein bon c'est des produits à très haute valeur ajoutée donc la question se pose peut-être différemment mais je pense que ce qu'on voyait dans le reportage c'est qu'il il faut mettre les moyens et beaucoup de moyens oui alors toute la viticulture n'est pas à très haute valeur ajoutée mais c'est vrai que pour la partie de la viticulture qui qui crée le le la plus la part la plus importante du chiffre d'affaires du secteur c'est vrai est-ce qu'il est duplicable en France cet exemple autrichien Nicolo alors qu'il faut voir c'est que l'agriculture autrichienne effectivement est est beaucoup tourné vers vers l'élevage et d'ailleurs le bio en Autriche est quand même beaucoup tourné autour du du lait enfin des des productions animales en France on a une grande diversité de production on a une grande diversité à la fois sur les cultures et sur sur l'élevage sur de la montagne sur des plaines c'est beaucoup plus diversifié emmener tout le monde vers le bio et beaucoup plus difficile alors il y a une région qui s'est beaucoup spécialisée sur le bio c'est enfin un département même c'est la Drome ù ou d'ailleurs et même en grande culture ils se sont beaucoup orientés vers le vers le bio aujourd'hui la difficulté enfin on on on on va l'aborder c'est que c'est qu'effectivement les consommateurs ont planté les éleveurs enfin les agriculteurs bio euh au milieu du chemin d'une certaine façon et et et peut-être pas que les consommateurs peut-être aussi les distributeurs enfin voilà et et effectivement là aujourd'hui c'est c'est un vrai problème parce que le bio ça se gère sur le très long terme alors on y reviendra évidemment ce sera un chapitre de ce débat forcément la question de de de de la consommation de de bio en en forte baisse en France mais il faut d'abord voilà faire le bilan de cette mobilisation qui a démarré cet hiver qu'ont-ils obtenu on en parle avec Steve Jourdain bon bon rebonsoir Steve avec une mobilisation des agriculteurs qui recommenencec là un pe ou ils sont de retour ils sont de retour Thomas la mobilisation est certes moins suivie qu'au début de l'année mais la colère des agriculteurs est toujours là lundi des agriculteurs donc français et espagnol ont bloqué des points de passage entre l'Espagne et la France ils se sont positionnés tout au long des pyrénée depuis la Catalogne jusqu'au Pays-Basque le trafic autoroutier a été bloqué pendant 24 heures l'objectif c'est bien et bien c'est de se faire entendre quelques jours du scrutin des européennes écoutez-les voilà le but aujourd'hui c'est de de montrer de ce qu'on est capable de faire voilà quelques un euh grosse mobilisation côté espagnol grosse mobilisation côté français voilà et voilà faire voir au niveau européen ce qu'on est capable de faire on profite du fait que ce sont les élections européennes pour prendre du poids et montrer qu'on n pas baissé les bras qu'on est encore là au pied du canyon pour trouver des solutions parmi les revendications affichées Thomas la détaxation des énergies pour le secteur agricole en gros ils veulent une énergie moins chère le respect des close miroir il demande à ce que les mêmes normes environnementales s'imposent au produits qui viennent de l'extérieur de l'Union européenne il demande aussi des aides à l'accès au photovoltaïqu autant de demandes autant de revendications qui selon eux n'ont pas avancé depuis les mobilisations du début de l'année on va voir ces images à présent Bruxelles ce mardi des centaines d'agriculteurs européens ont convergé pour manifester il souhaitait dénoncer la politique environnementale de l'Union européenne mobilisation impulsée par une organisation classée à l'extrême droite et soutenue par le Premier ministre hongrois Victor Orban alors si on revient en France si je comprends bien le gouvernement a pas totalement répondu aux attentes des des agriculteurs ce qui est sûr c'est que la machine législative est toujours en route pour répondre aux mobilisations du début de l'année le gouvernement Atal vous en souvenez avait annoncé 400 millions d'euros d'aide pour soutenir la filière agricole et puis donc il y a cette grande loi agricole destinée à répondre aux difficultés exprimées pendant la mobilisation le texte a été adopté la semaine dernière à l'Assemblée nationale il sera examiné par le Sénat la semaine prochaine alors dans ce texte on retrouve plusieurs grandes mesures parmi elles l'article 1 qui affirme le caractère d'intérêt général majeur de l'agriculture ça pourrait permettre de faciliter certains projets d'cé par les associations environnementales comme par exemple les retenus d'eau on trouve également l'accélération des procédures de contentieux par exemple encore une fois en cas de recours contre ces fameuses mégabassines il y a également un assouplissement des peines en cas d'atteinte à l'environnement ou encore la facilitation des transmissions des exploitations et la facilitation des installation des agriculteurs c'est un texte qui ne fait pas l'unanimité la gauche dénonce des reculs en matière environnementale du côté des syndicats agricoles on espère que les sénateurs iront un peu plus loin pour lutter contre les fameuses surtranspositions des normes européennes merci beaucoup Steve pour toutes ces ces informations alors il y a il y a un mot c'est un mot anglais pardon mais qu'on entend beaucoup depuis depuis quelques semaines c'est le mot backlash une espèce de de retour un peu conservateur notamment sur ces enjeux de de transformation environnement mental et finalement le mouvement des agriculteurs est devenu d'une certaine façon symbolique Nicole Ouvrard ces revendications elles sont légitimes ou finalement pour reprendre ce mot backlash un peu réactionnaire c'est à l'opposé d'un mouvement de fond qui était en train de de de pousser l'Europe vers vers des méthodes ou des comportements plus verts globalement je dirais que tous les agriculteurs ont pris en compte cet enjeu de à la fois du réchauffement climatique parce ils le vivent eux-mêmes et puis de la nécessité d'être en phase avec la société euh donc le eux-mêmes chacun font des efforts pour réduire l'usage des pesticides et ils sont ils sont accompagné dans ce sens euh là il don un peu plus le sentiment d'être d'être à la pointe d'un mouvement de retour en arrière VO ça ce qui s'est passé c'est que effectivement le Green Deal a focalisé pendant toute la dernière mandature euh sur sur ces questions environnementales ils se sont et tous les textes euh tous les toutes les directives tous les règlements ont été revu enfin ont été oui ont été revus à l'ône de de ce Green Deal donc au final tout n'a pas été voté loin de là mais il y a eu une sorte de d'accumulation de ce qui risque de nous arriver euh et un sentiment en fait de de [Musique] de sur enfin de surtransposition des normes ou en tout cas d'excès de normalisation et parfois de des des des normes deses européennes qui pouvaient être contradictoire avec des normes françaises donc effectivement enfin globalement je pense qu'ils ne pourront pas faire autrement que aller dans ce sens oui alors ça c'est une c'est une vraie question c'est vraiment on est au cœur du débat peut-être avec vous Jean-Christophe buau vous dites quoi là on est attention face à un retour en arrière sur les normes environnementalesou très très nettement sur l'ensemble des dispositions de la PAC la PAC on a donné bon déjà des soutiens au prix pendant le temps puis a après les les années 2000 on a donné des aides et il y a eu trois étapes on a essayé de verdir ces aides 2008 on a mis de la conditionnalité 2013 on a mis des paiements verts 2023 on a étendu les aspects conditionnel donc utilisons l'argent européen pour faire évoluer notre agric et ça tout ce qui a évolué dans dans ce sens-là d'un seul coup en 3 mois on est revenu à peu près à la situation d'avant 2008 en terme vraiment de la conditionnalité à ce pointl ah mais à ce point il y a plus regardez il y a pratiquement plus rien d'actif dans ce qu'on appelle les bonnes conditions agricoles et environnementales qui est la conditions pour avoir les aides où on avait quand même progressé vers l'environnement en effet euh à ces trois étapes surtout en 2013 là on avait quand même quelques efforts là il y a plus rien tout a été désactivé donc il y a un vrai backlash h alors est-ce que ce backlash est que agricole c'est pas évident quand même puisquon VO non je je dis c'est peut-être à la pointe d'un mouvement plus plus général c'est d'ailleurs l'un des enjeux de l'élection de mais avec une complexification qui n'a pas été comprise je pense que cette notion de complexification la responsabilité de la mise en œuvre en fait de la mise en œuvre avec des allerretours des incompréhensions qui ont sans doute jouie un mot etensite moi j'ai l'impression qu'il y a aussi quelque chose c'est comme si c'était la goutte d'eau je sais pas si c'est la bonne expression qui s'ajoute à quand même des problèmes pour l'agriculteur et les agriculteurs qui ne sont pas réglés les départs en retraite l'installation la transmission des explooitation le foncier le foncier ça fait des années qu'on dit il va y avoir une noi on va essayer de régler les les relations avec les grands distributeurs la grande distribution égalim 1 égalim 2 qui n'y fait rien les lois et là on leur rajoute quelque chose comme s' ils étaient responsables c'est vrai qu'ils sont responsables d'une partie des émissions de gaz à effet de serre je crois que c'est 20 de l'ordre de 19 % mais on leur met tellement de choses sur le dos à alors que déjà leur vie les revenus je trouve que c'est beaucoup exigé avec une trajectoire qui est rapide et avec en plus on leur demande de de de nous nourrir vous vous souvenez crise covid ah bah il faut absolument qu' qu'il produise parce qu'on peut plus aller chercher ailleurs moi je comprends qu'il y a un moment et en plus ils ont la force de frappe avec les tracteurs et cette force là et puis ils ont pris le salon d'agriculture en plus pour s'exprimer je comprends que quelque foois ils se disent on est on n'est pas aidé quoi carp vous avez le sentiment que le gouvernement a cédé un peu vite ah bah complètement moi pour le coup je vous je vous rejoins pas complètement sur le fait qu'il y a cette notion de goutte d'eau en fait moi j'ai du mal à l'identifier quasiment aucun texte quasiment aucun texte du Green Deal n'est passé sur l'agriculture en fait il ne s'est rien passé et la pelle date de attention voilà ce qui peut c'est ce que vous disez voilà ce qui peut nous arriver doncilise pour que çae justement je je pense que l'erreur l'erreur a été de vouloir mettre en œuvre le Green Deal sur la pack qui était déjà en enfin voter qui a été complexe à mettre en œuvre et je pense que ces textesl auraiit dû être préparé pour la pâac suivante qui va arriver dans pas si longtemps je pense que les les choses se seraient passé peut-être différemment oui alors à pas négliger non plus quand même le le timing qui moi quand même m'interroge pas mal on était à à quoi moins de 6 mois des élections européennes il y a une instrumentalisation qui est quand même très très nette et et de ce point et de ce point de vue-là quand même on on a vu les choses se passer le RN est devenu très vocal sur la question ce qui a fait peur à la droite ce qui a fait peur également à Renaissance qui a complètement retourné sa veste sur le sujet on peut pas ignorer l'aspect électoraliste d'ailleurs je pense on aurait pas réformé la pack en 6 semaines s'il y avait pas eu les élections européennes juste derrière hein quand même ça ça on y reviendra sur la les conséquences politiques mais quand même je voudrais vous entendre Jean bureau qui sont les bénéficiaires des mesures qui ont été annoncées par le gouvernement en réponse à cette crise agricole les gros exploitants les petits exploitants qui qui va plutôt en profiter alors si vous voulez la crise en France dans les différents pays c'est pas tout à fait la même raison il a desfiscalisation en Allemagne du gazoel et cetera mais en France c'est une crise qui est partie de la région Occitanie qui est très particulière parce que la moyenne de la taille des exploitations c'est 19 hectares contre 70 pour la moyenne nationale donc on est sur des très petites exploitations or toute la PAC les aides sont à la surface donc dans cette régionlà ils reçoivent mais 2 3000 € d'IDE c'est tout alors que l'exploitation moyenne en France elle est plutôt à 25 30000 dans les tout ce qui est grande culture donc là ils ont ces énormes problèmes de revenus dans cette régionl et je pense que c'était quand même ça le déclencheur principal après c'est'est mis en place toute une dynamique extrêmement bien roudée par des syndicats agricoles ultra performants sur le plan politique pour un peu récupérer ce mouvement là et transformer ça contre les normes environnementales et accessoirement contre les accords de libre échange et là ce qui le gouvernement c'était beaucoup plus facile de reculer sur tout ce qui était environnemental parce que les truit et les C ça ne vote pas gr modo que de que que d'aborder mais au final ça va ça va profiter plutôt aux grosses exploitations ah bah oui parce que si vous voulez les normes environnemental quand vous êtes une petite exploitation de montagne déjà vous les vous les vous les respectez vous êtes très proche du bio ce serait pas très difficile de faire l'effort pour ceux qui ne l'ont pas fait dans les Pyrénées ou ou dans les Alpes ou dans le beaufort ou dans les causes du lotte ouis alors et dans cette région c'est une région qui est plus bio que que le reste de la France et qui plus vticole avec des crises ex avec des crises une crise viticole très forte donc c'était très particulier effectivement et l'embrasement son les de la farce finalement les petits quand même obtenu ils ont quand même obtenu des aides à l'arrachage des vignes qui qui qui étai mis en œuvre en nouvel aququitaine et auquel il ne bénéficiit pas donc il y a eu quand même aussi des réponses pour eux mais c'est vrai que quand quand on voit les agriculteurs donc celui qui est un peu un peu leader qui est à la FNSEA à Monsieur Bale c'est quelqu'un qui a sans doute des petites surface et il appartient un syndicat qui défend les aides à la surface alors qu'il y a d'autres syndicats qui défendent des aides à la à la main d'œuvre au person personne donc ça paraît un peu irrationnel sur un plan économique par contre ce qui se passe c'est que le syndicat enfin les syndicats Confédération paysanes MODEF qui sont plus sur des aides à la personne ils sont très marqués à gauche et ça dans le milieu agricole et rural ça ne passe pas pour d'autres raisons non économiques alors vous l'avez évoqué mais je veux quand même qu'on y qu'on y revienne et qu'on y consacre un peu de temps la critique peut-être pas seulement en France mais dans pas mal de pays européens la critique principale contre l'administration européenne c'était la la paperasse quoi trop de règles trop d'injonction alors c'est intéressant d'écouter la présidente sortante de la Commission européenne Ursula vanon derlen qui dit avoir entendu le message très sensible au message selon lequel les agriculteurs sont préoccupés par la charge administrative il s'agit d'un sujet général vous savez que cela me tient à cœur de réduire ces charges nous allons donc travailler avec la présidence belge sur une proposition que nous présenterons à temps avant le prochain conseil agriculture pour travailler à la réduction de ces charges administratives laerlen qui ne sera peut-être plus la présidente de la Commission européenne dans quelques semaines on verra bien mais que vous inspire cet engagement àneclerpirier c'estàdire à la simplification administrative l'Europe vous vous est-elle capable de le faire al je je alors je sais pas si elle est capable mais c'est vrai que là il faut il faut entendre effectivement ce problème ce problème de de charge administrative mais qui pour le coup n'est pas du tout propre à l'agriculture et surtout qui est pas propre aux normes environnementales en fait je veux dire la simplification n'implique pas forcément de reculer sur l'environnement oui oui mais alors c'est comment on peut prendre un virage environnemental sans changer les normes et et donc voilà mettre cette pression alors c'est vrai pour les agriculteurs ou c'est vrai pour d'autres d'ailleurs il y a pas il y a pas d'autre choix que de changer les normes changer les normes veut pas forcément dire complexifier enfin je si non ça ressemble un peu à un faux dilemme quand même non en tout cas c'est comme ça que ça a été ressenti par les agriculteurs qui disaient on est on est accusé d'avance quoi vous voyez ce que je veux dire on est on est les les les pollueurs on est accusés d'avance et donc on nous on nous met cette cette espèce d'épé deam auessus de la tête pour pour respecter les nouvelles normes ni oui quel quelquefois quelquefois simplifié euh fait que on nivelle euh et et ça ne convient pas non plus enfin là quelquefois le fait de complexifier c'est aussi répondre à différentes attentes donc c'est pas aussi simple que ça par contre le fait que on soit passé enfin Ursula vanerleyen elle est au niveau européen il y a la pack au niveau européen mais vous savez que maintenant on a un plan stratégique national donc on redescend au niveau de chaque État et c'est chaque État qui construit sa PAC d'une certaine façon donc la problématique ne repose pas que au niveau européen la simplification elle doit aussi être au niveau du de de chaque État membre la l'État français a sa responsabilité dans la simplification oui et la compréhension en fait du de de de la PAC et de la mise en œuvre votre avis sur cette accumulation de de norme je reprends la critique exprimée par pas mal d'agriculteurs européens elle était justifiée cette critique alors le temp il faut en tirer les leçons peut-être pour la proch dans dans le côté administratif il est gigantesque là-dessus les agriculteurs enfin c'est tout à fait vrai on le voit très très bien après il y a une partie quand même qui vient de l'État membre qui n'est pas particulièrement disons dans une simplification européenne mais il y a beaucoup de choses qui viennent de de l'administra française qu Mme ensuite le c'est ça pourrait être assez simple y compris d'avoir des des des contraintes environnementales assez strictes de manière simple il suffit prenez par exemple les zones de non traitement auprès des rivières ou auprès des des voisures de traitement de pesticides si vous mettez une zone unique 100 m c'est très simple on n pas le droit de étendre des pesticides à 100 m d'une rivière 100 m d'une habitation 100 m d'une école point barre sauf que là vous avez des syndicats qui trouvent que c'est trop qui vont négocier pour telle culture pour telle molécule pour ça dépend s'il y a de l'herbe au bord de la rivière ça dépend à quelle période de l'année l'herbe est coupée vous avez une usine à G intéressant ce que vous dites c'estd que la complexification par des dial ce que je voulais dire effectivement c'est ça ou alors les les conséquences politiques on on va s'intérer s'intéresser pardon notamment au au vote écologiste avec vous Émilie puisque dimanche en France mais dans d'autres pays aussi les listes écologistes pourraient souffrir ils ont plus le vent poup ben non les écologistes à l'heure actuelle ils sont crédités d'à peine 5 % avec le risque à ce compte-là de ne pas envoyer du tout de députés au Parlement européen on est en effet très très loin des 13 % que qu'avait obtenu Yannick jado en 2019 euh il avait réussi envoyer 12 députés au Parlement au total ce Parlement comptait 72 élus verts sur 705 11e donc c'était la 4e force politique alors je remonte pas mais si on va leur faire plaisir à 2009 euh où là Europe Écologie les vers avait obtenu la 3ème place du podium avec plus de 16 % des voix alors expliquez-nous cette évolution alors 2019 c'est très différent les écologistes étaient portés par une forte mobilisation de la jeunesse je sais pas si vous vous souvenez les grandes marches pour le climat les grves scolaires aussi que faisaient les lycéens et les étudiants à l'appel de Gret hattenberg la jeune figure de la lutte contre le changement climatique la prise de conscience des véritables conséquence du réchauffement climatique et ben elle était vraiment là par contre c'était moins vrai sur les contraintes euh qui devrait nous être imposé pour éviter ce réchauffement climatique c pas encore concr c'était pas encore très concret pour les uns et les autres quels que soient les domaines d'activité alors que l'heure de vérité elle est arrivée un petit peu plus tard déjà avec la crise des gilets jaunes on a vu comment l'augmentation de la Tex carbone sur les carburants avait déclenché leur colère sur les rond-points ensuite avec la crise covid la guerre en Ukraine qui ont favorisé l'inflation on a eu tendance à privilégier la fin du mois plutôt que la fin du monde la la crise agricole en quelque sorte dont on parla a terminé le travail de SAP contre l'écologie à partir de l'automne 2023 vous en avez parlé les agriculteurs manifestent pour dononcer les les contraintes environnementales qui pèsent sur leurs exploitations et pour carmer leur fureur vous avez dit tout à l'heure que le gouvernement avait un peu retourné sa veste assez rapidement revenant sur une partie de ses contraintes ses engagements environnementaux l'écologie est devenue en quelque sorte le bouc émissaire et pu c'est intéressant de voir comment les autres partis politiques s'en servent aussi bah forcément un nombre de partis donc le RN évidemment en tête le rassemblement national s'oppose prennent ça comme un bou émissaire il s'oppose au pacte vert européen qui est prévu donc pour atteindre la neutralité carbone en 2050 bardellaa il a même utilisé dans son débat avec Gabriel hatal les rapports que l'Union européenne elle-même a faite sur le sujet il y a un rapport notamment qui montre que le pacte vert aurait un impact d'une baisse de la production agricole européenne et d'une baisse aussi des revenus des agriculteurs en tout cas dans un premier temps et son parti demande carrément la suppression du du programme de la ferme à la fourchette qui prévoit la réduction de 50 % des pesticides d'ici 2003 et pour l'instant il cartonnent dans les sondages évidemment l'opinion publique elle dit quoi elle en pense quoi les Français ils sont en grande majorité à soutenir les agriculteurs et même ils sont plutôt favorables à 60 % à l'allègement des contraintes environnementales que ces paysans que ces agriculteurs subissent ils font même d'avantage confiance aux agriculteurs pour tout ce qui concerne la protection de l'environnement euh à 49 % plutôt qu'aux écologistes 26 % alors je sais pas si ça peut rassurer les écologistes à quelques jours là du scrutin mais le phénomène n'est pas que français évidemement et on en a parlé la crise est européenne en Allemagne par exemple les grunen sont moins bien placés qu'en 2019 ils avaient fini à l'époque 2e avec plus de 20 % des suffrages c'était leur meilleur score historique en Italie même chose le Parti vert le parti écolo est en grande difficulté il aura peut-être même pas le nombre le pourcentage pour envoyer des députés comme comme chez nous on verra ça dimanche ancl poir vous vous évoquiez tout à l'heure le la récupération politique euh pour vous ça va jusqu'où c'est le le RN a donné sa sa force au mouvement vous allez jusque là comment vous le l'analysez surtout pas non non mais par contre je je je il y a eu très rapidement le RN a été un des premiers partis à être très vocal sur la crise agricole et et à et à en parler et on sait que l' enfin l'électorat agricole est quand même surtout à droite et et et qu'il y a un glissement possible vers extrême droite donc très rapidement le le parti de droite au Parlement le PPE a très rapidement essayé de reprendre le narratif ce qu'a fait également Renaissance et donc donc voilà c'est vrai qu'ils se sont tous assez rapidement positionnés j'ai un peu l'impression que globalement tout le monde a échoué sur le sauf le RN le narratif qui a le plus porté c'est le leur hein oui et et et même d'ailleurs le alors je dis pas que c'était facile parce que le vent était de phase d'un seul coup mais la liste la liste Marie tousin a pas su a pas su trouver les mots a pas su convaincre quoi non c'est vrai ouais et si on regarde le le les intentions de vote ça va être intéressant de de l'analyser des des agriculteurs pour ces élections européennes euh sondage proposé par hipsos pour le cvipof le monde et la fondation jeanores et l'Institut Montaigne intention de vote évalué au 28 mai vous les voyez he son sont celles des agriculteurs on est bien d'accord alors on trouve le RN à à 26 % la liste Renaissance modem horizon à 14 et celle de François Gal Bellami à 14 et ensuite écologie vert ne9u il y a l'alliance rurale de willin qui est beaucoup beaucoup plus haut que dans les les sondages toute la France à à 7,7 et la listre reconquète à C Raphael glman en revanche est beaucoup beaucoup plus bas tout comme anonri par rapport au sondages nationaux Jean-Christophe bureau est-ce qu'il y a de moins en moins d'agriculteurs qui votent à gauche oui je pense enfin je suis pas politologue mais je pense et surtout alors c'est un peu anecdotique mais quand on est dans le milieu rural quand on va dans les bistr la démon de la gauche nupess et à un point il y a il y a un élu qui s'appelle Rémy Branco qui qui le dit très très bien il dit quand c'est un élu socialiste quand je vais sur le terrain dans les bistr on me dit t de gauche tes copains avec les fous Sandrine Rousseau et son barbecue et BRI Caron et qui veut pas tuer les moustiques on en est à ce niveau de caricature on est finalement c'est c'est la ligne NFI qui qui est retenu élment de langage à droit ou mal àroit ça dép quel public mais ont vraiment démonétarisé l'ensemble de la nupes en milieu rural c'est ce que moi je vois je ne suis pas enfin je suis pas dans je sais pas les sondage ni rien mais c'est vraiment très très clair elle n'est plus audible et je pense que Raphael Luxman il est pas franchement nupes mais ça contribue aussi à à à sa dévalorisation dans moins d'agriculteurs pardon vous inter est-ce qu'il y a moins d'agriculteurs écolo en quelque sorte qu'avant- que vous ça al j'aimerais bien revenir quand même sur le sur les les sondages on a fait une enquête avec avec le cvipof sur 1400 agriculteurs donc une une grosse enquête il faut quand même souligner que globalement les les agriculteurs votent moins euh RN que le reste de la population on l' V 26 % et et par contre c'est pas encore le vote c'est une intention de vote c'est une photographie à l'instanté ça quand même très nette et surtout moins que le monde rur enfin que le que les les les la population rurale qui est plutôt dans dans des intentions de vote autour de 35 donc il se différencie quand même par rapport aux autres au niveau de la ruralité ça c'est intéressant après sur l'engagement écolo parce que je pense que c'était aussi dans cette enquête par qu' y a encore beaucoup d'agriculteurs qui se disent avoir cette fibre là en fait oui étonnamment on on a quand même une part non négligeable d'agriculteurs qui sont sur des intentions de vote pour Europe Écologie les vers est-ce que cette étude montrer c'est que si on regarde les proximités avec les syndicats euh en fait on a pu montrer qu'il y a une proximité euh pour enfin les les les agriculteurs qui ont une une proximité avec avec le la la Coordination rurale vont plutôt aller vers le RN euh du côté de la FNSEA on est plutôt LR et et Renaissance et pour ceux qui sont de la Confédération paysane Europe Écologie vert alors vous me direz tout tout cela est logique sauf qu'on ne l'avait encore jamais mis en évidence donc et et les femmes les femmes agricultrices qui sont quand elles s'installent plutôt sur des exploitations plus petites avec des ruminants des petits ruminants on va dire hein des chèvres des des brebis parce que c'est plus facile à à à gérer en fait sont plutôt sur Vote plus en fait sur Europe Écologie les vers donc il y a il y a cette tendance là euh le vote écolo n'est pas absent chez les agriculteurs alors ce sera évidemment l'un des votes passionnants à à analyser et à scruter au au soir de du 9 juin dimanche soir je vous rappelle édition spéciale sur sur notre antenne en partenariat avec la Chaîne parlementaire et et France 24 on a commencé à l'évoquer mais il y a cette question du bio c'était notre reportage d'ouverture et c'est vrai qu'il y a beaucoup d'agriculteurs bio qui galèrent comme ce marécher qui est à aisine en Gironde on narrive pas à atteindre malgré tous nos efforts d'aller sur des marchés et tout d'atteindre nos volumes de vente qu'on faisait avant le covid du coup en ce moment on réduit notre production on déclasse certains légumes bio pour les vendre en conventionnel pour pas les perdre et souvent des fois quand on les vend conventionnels on les achète plus cher qu'en bio euh unclair Poirier les les d'une certaine façon les consommateurs ils votent avec leur carte bancaire et donc ça fait quoi 2 ans que ils votent plus local que bio c'est un constat on peut enfin voilà c'est c'est la réalité de du seur ça fait ça fait 2 ans que leur pouvoir d'achat a été sérieusement Rogé surtout donc oui effectivement hein le le bio c'est encore aujourd'hui une consommation de de CSP plus ouais h mais donc il y a quoi il y a une responsabilité là aussi collective puce que c'est toujours facile de pointer du doigt ou de faire culpabiliser les uns et les autres mais comment vous l'analysez bah non moi j'ai pas envie de jeter la faute sur les consommateurs quand même je pense queil y a il y a quand même une une une possibilité d'allouer les aides notamment les aides de la PAC quand même un peu plus vers les les produits bio je crois que c'est on est quasiment à 90 % des aides de la PAC qui sont à l'hectare et à peine 10 % qui sont pour les la la la prise de mesures environnemental et donc pour la production de ces produits là je pense que ça joue quand même à ce niveau-là et puis au niveau des rapports avec l'agroindustrie aussi hein Christ c'est la même question votre votre avis sur la le fléchage finalement de de de de ces sommes très importantes he je rappelle elle que on peut voir le chiffre tiens d'ailleurs le le le budget de la PAC c'est 264 milliards d'euros pour la période 2023-2027 c'est le premier poste budgétaire de de de de l'Union donc il y a il y a peut-être l'argent pour accompagner ce virage sauf que double question 1 est-ce qu'on l'a suffisamment fait avant et de est-ce qu'on va peut-être pas encore moins le faire après le vote de dimanche alors ces allocations budgétaires maintenant elles sont très national oui et là pour rebondir ce que ce que disait sur ce que disait madame c'était quand même pas très bien venu en 2013 de supprimer les aides au maintien du bio c'était quand même de ou 300 millions d'euros on les a supprimé enfin française uniquement française là je trouve que alors on peut bienammer les consommateurs mais l'accompaement de l'État il a quand même pas été très très favorable au bio et et est-ce que vous craignez c'était ma deuxième partie de question que finalement le vote de dimanche ne débouche sur et on en revient à notre thème général qui est le le le le C frein sur les ambitions environnementales finalement de de l'Europe notamment puisque c'est un thème sur le sur les questions agricoles alors comme ça a été dit de toute façon tout ce qui est texte agricole du pacte vert du Green Deal il y a absolument rien qui a été pour l'instant ce n'est pas en application pas vé ça n'est même pas voté la plupart nont même pas été présenté au vote au Parlement la loi sur la la loi cadre sur l'alimentation durable qui était une grande partie de farm tout for n'a même pas été présenté donc il y a rien les syndicats ont agi ces contraintes ces contraintes qui étaai en effet dans les tuyaux était peut-être une menace pour eux mais il a il y a absolument rien qui est passé hein il y a la stratégie pour la restauration de la nature qui a de toute façon été vidé de tout contenu par le Parlement européen donc il y a rien qui est passé est-ce qu'on peut faire moins que rien je sais pas on pourrait on pourrait malheureusement je crains faire encore pire au prochain mandat vu ce qui se profile avec les alliances qui se dessinent parce que là les les 10 sièges que vont perdre les vers c'est l'extrême droite qui va les gagner hein donc on peut faire pire oui ou ou ou peut-être rfhael glman d'ailleurs hein si on si on si on évalue le le transfert de de de vote entre 2019 et et 2024 c'est peut-être entre ces deux listes que que c'est en train de se jouer Nicole Oura alors ce qu'il faut regarder c'est c'est les pouvoir enfin les les équilibres au niveau européen puceque les grands partis européens sont toujours dans la négociation et ils sont jamais majoritaire euh ce qu'on voit c'est qu'aujourd'hui renu est le parti Ren c'est Renaissance que qui est qui fait la bascule au niveau des textes c'estàd que et là dans la mesure où où où on va pencher vers l'extrême droite ça va être le PPE qui va être le parti qui va être celui qui négocie qui va vers la droite ou vers la gauche rappelle P c'est celui où les LR de François Xavier bami siègeront c'est on va dire la droite de gouvernement un peu plus classique c'est ça donc il va y avoir un report global vers la droite et ça va sans doute changer les les décisions politiques l'Europe oui vous vouliez prendre la parole oui non parce que c'est par rapport à ce qui effectivement on parle beaucoup du du revenu des agriculteurs et des choses qu'il faudrait mettre en œuvre moi je voulais quand même rappeler les raisons pour lesquels on doit on veut mettre en place le Green Deal dans l'agriculture c'est que les agriculteurs sont quand même les premières victimes et des pesticides et du changement climatique donc si on va pas plus loin c'est eux aussi qui vont en souffrir on ne peut pas s était là il faut absolument que le prochain mandat soit producteur de mesures dans ces sujets là et on s'y dirige pas du tout quoi oui parce que le vent le vent n'est pas n'est plus portant c'est ce que c'est ce que nous expliquait Ie tout à l'heure nicolou en fait je pense qu'il faut donner une perspective et et et du de la de la logique du sens politique c'est sans doute ce qui a manqué pour la mise en œuvre ouais mais cette Europe est-ce qu'elle peut être plus protectrice pour les agriculteurs mais même aussi pour les consommateurs face à des produits non européens qui sont qui qui ne doivent pas respecter les mêmes normes c'est ce que demandait le secrétaire général de la Coordination Rurale c'était mardi à Bruxelles arrêtez d'importer ce que l'on produit ici ce que l'on produit chez nous autant en France qu'en Europe l'Europe d'abord on parle d'Europe donc c'est l'Europe d'abord c'est inadmissible de nous mettre en compétition avec d'autres pays du monde qui ne respectent rien nos normes et nos standards de production voilà ça c'est c'est vouloir tuer l'économie agricole euh Jean-Christophe bureau est-ce que ça c'est une piste de de de travail pour pour le Parlement européen pour la future Commission européenne ça on parle souvent de de taxes vert voilà est-ce que c'est la finalement le bon levier à activer pour à la fois protéger les les les agriculteurs les consommateurs et puis prendre ce virage environnemental je suis assez d'accord avec vous qu'on qu'on doit prendre le plus vite possible alors dans ce discours il y a une partie qui est pas vraiment fondée c'est tout ce qui est surtransposition en France des normes européennes quand on regarde il y a pas grand-chose là où c'est fondé c'est quand même que dans le reste du monde non européen ils ont droit à des choses qu'on n' pas le droitou en Europe y compris les OGM par exemple les OGM sont vraiment généralisés des hormones de croissance dans certains pays l'hormone laitière qui accroit les rendements d'une quinzaine de pour bah c'est quand même ça le clonage des animaux tout ça c'est complètement Inter est-ce que ces produits est-ce que ces produits finissent quand même dans nos assiettes certains de ces produitpend ça dépend les hormones les activateur de croissance hormonée non là on a assez blindé y compris dans les accords de libre échange type CTA et cetera hein ça c'est assez c'est assez propre mais les OGM oui tout le soja qu'on apporte il est OGM les consommateurs se plaignent des OGM mais ça fait 25 ans qu'ils en mangent à peu près toute la journée sous plein de forme et donc ça c'est quand même des distorsions de concur conurence et avec ce qui arrive les ce qu'on appelle les new breeding technology qui sont pas des OGM parce que il y a des il y a pas de transfert de gène extérieur mais qui sont un accélérateur de la sélection génétique ce qu'on fait en 6 mois ce qu'on faisait en 20 ans si ça on n pas le droit en Europe là ça va être assez compliqué en terme de distorsion de concurrence ou alors faut vraiment mettre des ce qu'on appelle les clauses miroirs les clauses miroir la Commission a pris beaucoup de temps elle elle commence à les mettre en œuvre en particulier sur les antibiotiques de croissance là on va très au-delà même de de ce qui est autorisé dans les accords internationaux de du Gat 1947 parce qu'on a décidé d'y aller mais c'est pas si facile dès que vous mettez une clause miroire il y a la Chine les États-Unis qui se plaignent ils prennent desorions et voilà et c'est plus des obstacles politique encore que scientifique ou commerciaux ou effectivement menace de mesures de rétorsion merci beaucoup merci à tous d'avoir participé à à ce débat et à bientôt sur sur public scénat voilà c'est la fin de ce numéro de de sens publique on vous donner à 22h ça nous permettra Émilie vous serez toujours à mes côté de de réagir à la prise de parole de du président de la République et puis et puis aussi à l'impact de cette journée du didday sur éventuellement le vote de dimanche voilà Notter que Martial fou le directeur du CP on a cité le C titulaire de la chair outreem à sciencep sera l'invité de d'oriansini demain dans la matinale de Public Sénat belle soirée

Européennes : L’agriculture gagnante, l’écologie perdante · Pourquijevote