"Le numérique doit être au centre des lieux de lecture publics"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 100 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« l'objectif c'est d'amener les gens à avoir une pratique culturelle pour laquelle ils ne seraient pas forcément venus »
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« la révolution numérique, elle est passée, qu'on est en plein dedans et qu'il est temps de se poser des questions »
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« Quelles sont les limites du numérique ? Quel impact ça a dans notre vie sociale, sociétale tous les jours ? »
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« Ces réseaux sociaux, ces vies virtuelles, ces profils qu'on s'invente, les données qu'on laisse sur internet »
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« la fracture, elle est plus sur l'accès au numérique, sur l'équipement numérique, elle est sur l'utilisation »
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« nos enfants, nos jeunes sont plus à l'aise avec le numérique que nous »
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« ils tapent peut-être plus vite les textos, ils savent faire Snapchat et Facebook »
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« savent-ils qu'ils peuvent très facilement créer une musique, retoucher des photos, faire un blog de voyage ? »
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« Notre objectif, c'est aussi de les amener à découvrir ces potentiels là, à s'en emparer et à monter des projets »
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« Je veux bien leur proposer du Schubert, mais ça va pas les attirer »
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« ces propositions plus de l'ordre du consommable, du rapide, que peuvent être les jeux vidéos, la presse, venir boire un café, donner rendez-vous entre copains, c'est le prétexte à faire rentrer les gens chez nous »
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« Charge à nous après avec la médiation de les amener à avoir une pratique culturelle qu'ils auraient pas eu »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Finalement, l'objectif c'est d'amener les gens à avoir une pratique culturelle pour laquelle ils ne seraient pas forcément venus. Et on a un avantage ici, c'est qu'on est pas vu comme une institution. On n' pas besoin d'un objet précis pour venir ici.
On n pas besoin de se dire tiens, je vais voir une expo ou de dire tiens, je vais aller me cultiver. On n'est pas une bibliothèque calme universitaire, on n'est pas un musée, on n'est pas un centre d'art, mais on propose des espaces d'exposition. Dans ces salles, on a aussi une salle qu'on a voulu extrêmement polyvalente qui peut accueillir aussi du spectacle vivant, qui peut accueillir des conférences.
On a effectivement une médiathèque, on a du jeu vidéo, on a de la musique en streaming, on a des films en streaming, on a une caverne de projection pour diffuser les films du FRAC qu'on nous prête et on a des studios de création numérique qui ont plus une vocation pédagogique d'accompagnement des publics dans l'usage des outils numériques. Donc l'idée, on est vraiment là sur mêler la vocation de conservation d'une médiathèque traditionnelle pour l'amener dans le 21e siècle. Mon postulat de base à moi, c'est de dire que la révolution numérique, elle est passée, qu'on est en plein dedans et qu'il est temps de se poser des questions.
Quelles sont les limites du numérique ? Quel impact ça a dans notre vie sociale, sociétale tous les jours ? Ces réseaux sociaux, ces vies virtuelles, ces profils qu'on s'invente, les données qu'on laisse sur internet, la qualité sonore des fichiers musicaux qu'on écoute par rapport à l'exigence artistique de l'artiste qui l'a produit.
Est-ce que ça correspond vraiment à ce qu'il avait envie de laisser ? Je pense que aujourd'hui la fracture, elle est plus sur l'accès au numérique, sur l'équipement numérique, elle est sur l'utilisation. Et on peut penser à mon avis à tort que nos enfants, nos jeunes sont plus à l'aise avec le numérique que nous.
Ouais, ils tapent peut-être plus vite les textos, ils savent faire Snapchat et Facebook. Mais après, que savent-ils vraiment faire avec ces outils là ? savent-ils qu'ils peuvent très facilement créer une musique, retoucher des photos, faire un blog de voyage, que sais-je encore, alors qu'on les voit ici à puzzle traîner, s'ennuyer parfois à longueur de journée, chacun la tête dans son smartphone.
Nous, notre objectif, c'est aussi de les amener à découvrir ces potentiels là, à s'en emparer et à monter des projets. Et on les atteint par leur code. Moi, je veux bien leur proposer du Schubert, mais ça va pas les attirer.
Par contre, ces propositions plus de l'ordre du consommable, du rapide, que peuvent être les jeux vidéos, la presse, venir boire un café, donner rendez-vous entre copains, c'est le prétexte à faire rentrer les gens chez nous. Charge à nous après avec la médiation de les amener à avoir une pratique culturelle qu'ils auraient pas eu. J'espère que il y en a un qui va venir pour jouer à Call of Duty et puis qui repartira avec un roman sous le bras.
Thierry Benoit