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Conférence de presseLa France insoumise (sur YouTube)· 31 octobre 2023 88 minAutoproduitFond programmatiqueSolidarités & familleTravail & emploiInstitutions & électionsImmigration & asile

Qui sont les classes populaires et comment se mobilisent-elles ? | conférence AMFIS 2023

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Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 67 %Attaque 17 %Défensif 16 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 48:00OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous revenir sur votre campagne électorale et ses spécificités ?

  • 4:00OuverteRéponse partielle

    Sur la discrimination positive dans les formations politiques de LFI ?

  • 6:00OuverteRéponse partielle

    Le développement du processus démocratique peut-il renforcer l'engagement des classes populaires ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Comment adapter les formations politiques pour toucher les quartiers populaires ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Les codes associatifs sont-ils une solution pour mobiliser la jeunesse des cités ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Les élections municipales sont-elles une étape clé pour mobiliser les quartiers ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Fait
    « moi je suis une femme de chambre je connais pas la politique je découvre c'est maintenant que je vais commencer à faire de la politique »
  • 0:50Fait
    « les jeunes qui n'étaient pas intéressés aux élections sont sorties massivement pour aller voter »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bonjour à toutes et à tous bienvenue pour cette conférence intitulée qui sont les classes populaires et comment se mobilisent-elles je m'appelle Antoine Bourdet je travaille l'Institut labo ici et c'est une conférence qu'on a une table ronde qu'on a déjà faite alors pas exactement sous le même intitulé lors du d'un séminaire d'une journée d'étude sur les classes populaires qu'on a organisées à l'Assemblée nationale sa vie tellement bien marché qu'on s'est dit que ce serait dommage de pas la décliner et en faire profiter plus de monde d'où voilà l'organisation de cette conférence aux amphis donc merci à vous d'être venu alors qu'il y a de la grosse concurrence sur ce créneau mais vous vous avez fait le bon choix parce qu'on a des intervenants de très grande qualité que je remercie d'avoir fait le déplacement et d'avoir accepté l'invitation je voulais présenter très rapidement donc évidemment on a Rachel kéké qui fait l'honneur d'être là j'ai rien besoin de dire qu'elle est déjà applaudi voilà je crois que tout est dit bon je rappelle quand même qu'elle est députée LFI nupes qu'elle est membre de la commission des affaires sociales et qui est là notamment mené avec tout un tas de personnes dans certaines sont présentes ici une lutte de très longue haleine 22 mois à l'Ibis bâtignolles qui a abouti à une victoire avec tout un tas d'avancées qui ont été obtenus pour pour les gouvernements et femmes de chambre alibi donc on peut l'applaudir aussi pour ça on a également à notre droite Julien Talpin qui est sociologue au CNRS qui est notamment spécialiste des quartiers populaires et des modes de mobilisation au sein des quartiers populaires on peut notamment citer le dernier ton dernier ouvrage l'épreuve de la discrimination enquête dans les quartiers populaires c'est bien le dernier et Julien Missy qui est également sociologue qui a travaillé oui c'est vrai et j'ai donc Julian ici qui est également sociologue qui a travaillé sur énormément de sujets mais notamment les classes populaires l'engagement politique les zones rurales et les et leur sociabilité et qui a effectué effectivement un gros travail sur le Parti communiste les communistes le mouvement ouvrier et son histoire à ce sujet on peut citer son ouvrage le parti des communistes histoire du PCF de 1920 à nos jours qui pose un panorama assez vaste de la question on peut l'applaudir et je lui laisse tout de suite la parole [Applaudissements] merci merci Antoine pour la présentation et pour l'organisation de cette table ronde et donc je suis ravi de d'intervenir ici donc je vais donc m'appuyer sur mes recherches donc qui porte effectivement notamment sur l'histoire des mouvements ouvriers du mouvement communiste pour essayer de proposer quelques leçons que l'on peut tirer de cette histoire le son qui pourrait être utile pour la période actuelle pour cerner des pistes qui favoriseraient la mobilisation politique des classes populaires donc je vais surtout m'appuyer donc sur l'histoire du Parti communiste français qui est une histoire qui est très intéressante dans le sens où c'est un parti qui a pu pendant une période contrée les logiques d'exclusion politique des classes populaires donc il y a un phénomène structurel qui fait que la vie politique est dominée par les élites sociales donc c'est un mouvement de fond structurel qui façonne toutes les démocraties représentatives or pendant un temps un gros des années 30 aux années 70 en France il y a eu un parti le Parti communiste qui est devenu un parti ouvrier et qui a permis qui a permis de contester cette monopolisation des postes politiques par les élites ce social et donc le but c'est de revenir sous cette histoire là pour voir s'il y a pas des leçons à tirer pour la période actuelle où on est clairement dans une situation très différente plutôt de démobilisation politique des classes populaires le premier point que je voudrais souligner c'est que la force du Parti communiste comme partie ouvriers donc en gros des années 30 aux années 70 c'est pas la simple traduction naturelle de la force de la classe ouvrière dans la scène politique il y avait pas simplement une force du groupe ouvrier et donc automatiquement un parti ouvrier fort non en fait il y a eu une construction politique un travail organisationnel pour construire progressivement une organisation ouvrière dire qu'au départ en 1920 le Parti communiste n'est pas un parti ouvrier c'est un parti qui dirigé par des élites intellectuelles il y a progressivement un travail pour ouvrier l'organisation et le point fort c'est le fait que l'on va chercher à mobiliser des classes populaires au sein même déjà de l'organisation dans l'organisation pas simplement d'un point de vue électoral mais on cherche à avoir un parti qui est déjà dirigé par des classes populaires donc il y a un travail proprement politique de valoriser les militants d'origine ouvrière avec un travail donc de sélection de formation et de promotion de militants d'origine ouvrière donc c'est ce qu'on appelle la des cadres donc il y a un travail pour identifier les origines sociales des militants savoir donc à quel groupe social ils appartiennent et donc ça c'est essentiel pour pouvoir contester la préminence notamment des intellectuels dans l'organisation puisque le Parti communiste est issu d'une scission donc au sein du Parti socialiste le Parti socialiste c'était un parti dirigé par des élites intellectuels et donc là il y a progressivement un nouveau parti qui se crée et qui remit qui remet en cause par partiellement la puissance des élites intellectuelles dans l'organisation donc il y a un travail d'ouvriarisation dans l'organisation on met l'accent sur la formation et lorsqu'on met l'action sur la formation c'est pour donner des ressources culturelles à des militants et on va sélectionner les militants qui peuvent suivre des formations donc des écoles internes on va valoriser les ouvriers les paysans et par exemple les enseignants qui demandent à suivre ces formations sans considérés comme non prioritaires puisqu'en cherche d'abord à former à la lutte politique des militants d'origine populaire donc le point que je vais mettre en avant c'est qu'il y a un rôle important de l'organisation qui permet donc de donner des ressources culturelles à des personnes qui sont normalement exclues de la vie politique notamment parce qu'elles ont un déficit de capital scolaire de ressources culturelles notamment parce qu'il tôt le monde scolaire et donc là vous avez une organisation qui va donner un capital culturel collectif un capital politique qui permet de compenser la difficulté à faire de la politique pour le groupe ouvrier et donc ils accèdent à des ressources culturelles qui leur permettent de lutter contre la domination des élites sociales contre des spécialistes de la politique qui eux sont issus des classes supérieures et qui font de la politique très naturellement parce que ce qui caractérise le plus les classes populaires dans leur rapport à la politique c'est leur sentiment d'illégitimité à faire de la politique donc souvent elles vont s'en remettre à d'autres au plus diplômés aux élites sociales pour faire de la politique donc derrière la formation et l'organisation il y a d'abord un travail pour contrer le sentiment d'illégitimité ou d'indignité culturelle à faire de la politique donc c'est pas simplement des ressources scolaires à savoir faire culturel c'est aussi travailler sur la confiance en soi pour oser se poser aux élites sociales qui elles font tout naturellement de la politique et lorsqu'on s'intéresse précisément en parcours des ouvriers ou des paysans donc qui deviennent dirigeants du Parti communiste on remarque en réalité la lutte contre le sentiment d'Inde dignité politique et culturel se fait d'abord dans le syndicat c'est que généralement il y a d'abord un apprentissage militant une confiance en soi qui est acquise dans l'action syndicale donc les ouvriers d'usines sont d'abord membres de la CGT de leur syndicat et quelques-uns vont poursuivre leur mobilisation leur engagement on rejoignant le Parti communiste mais c'est bien dans le combat syndical et dans les entreprises qu'il y a une ouvrière et donc une formation des militants qui vont ensuite traduire leur engagement syndical dans la scène politique en rejoignant le Parti communiste donc ce qui est important c'est pas simplement le fait qu'il y a un parti c'est le fait qu'il y a différentes associations syndicats réseau qui tourne autour du Parti communiste donc les syndicats les associations de femmes de locataires d'immigrés d'anciens et résistants donc toutes ces réseaux ils permettent d'éroder les barrières qui s'opposent aux classes populaires lorsqu’elle cherche à faire de la politique off en fait elles vont déjà apprendre et se familiariser à la politique dans le syndicat dans leur association de quartiers et ensuite ça permet une entrée plus facile dans une organisation partisane et un accès notamment à des mandats électifs néanmoins on n'est pas dans un mode d'organisation gazeuse donc pour reprendre une expression plus récente puisque il y a bien un lien entre les associations et les syndicats et le parti il y a une centralité partisane pour les responsables communistes même lorsqu'ils sont la tête de leur syndicat de leur association ce qui prime c'est la centralité du parti donc il y a un travail de politisation des engagements syndicaux associatif autour de la lutte de classe et de la priorité donnée à l'engagement de politique donc ces réseaux il nourrissent le parti mais le parti reste central dans l'engagement des responsables communistes et vous avez un travail de politisation dans les départements politisations des engagements syndicaux et associatif et donc ça permet le développement d'un parti de masse et d'un parti ouvrier donc lié au milieu populaire par cet ensemble de réseaux donc là j'ai mis l'accent sur le travail organisationnel mais bien sûr il y a des conditions sociales qui ont favorisé la constitution de la partie ouvriers donc puisqu'il y avait une structuration sociale le monde populaire autour de la classe ouvrière qui favorisait une conscience de classe et donc la construction de réseau d'entraide et de solidarité interne à la classe il y avait aussi un point important une superposition entre espace de résidence et espace professionnel l'identification sociale était très claire parce que il y avait en travaillant à l'endroit où l'on vivait chacun était identifié par l'entreprise ou par le poste qui l'occupait dans son entreprise donc il y a une remise en cause de ces conditions sociales à partir de la fin des années 70 il y a un éclatement du groupe ouvrier c'est-à-dire qu'il y a toujours beaucoup d'ouvriers mais souvent ils travaillent plutôt dans des petites unités de production il subissent plus la précarité il y a une hétérogénéité très forte des différents statues entre intérimaires CDI et CDD et donc un déclin relatif du groupe ouvrier mais en même temps l'émergence de nouvelles figures populaires notamment avec une salarie et une féminisation du salariat d'exécution notamment dans les services et Rachel pourra sûrement revenir donc des dans le nettoyage dans les services des personnes on a des nouvelles figures populaires qui émergent ou les conditions de travail sont différentes donc avec l'intérim avec la traitance et donc des conditions plus difficiles pour l'engagement syndical et l'engagement de politique avec une mise en concurrence généralisée de la main d'oeuvre au sein des différentes des différentes entreprises pas évident que le vent derrière donc derrière cette diversité il faut prendre aussi en compte le fait que auparavant c'était pas si unifié quand le pense souvent c'est que derrière la notion de classe ouvrière en fait il y avait un travail politique pour unifier différents groupes sociaux qui se reconnaissaient dans la défense de la casse ouvrière peut même n'était pas ouvrier donc il suffit de penser à l'importance du groupe paysan donc des années 30 aux années 70 l'importance du communisme dans les mandats de paysans qui luttaient qui s'engageaient au nom de la classe ouvrière sans être à proprement parler ouvrier donc il y avait aussi une diversité très forte le groupe enseignant donc la petite bourgeoisie culturelle avait un rôle très important dans cette mobilisation du communisme et en gros il y avait un travail d'unification idéologique autour de la classe ouvrière en se reconnaissait dans la classe ouvrière dans le sens où on se reconnaissait dans une volonté d'émancipation et de lutte contre toutes les dominations donc il y a effectivement une hétérogénéité plus forte aujourd'hui mais il est il y a toujours eu une diversité forte et c'est l'organisation et les syndicats permis aussi cette unification idéologique donc en ayant cela à l'esprit je voudrais maintenant donc de revenir sur les quelques pistes pour la période actuelle la première leçon donc vous l'aurez compris à mon sens c'est l'importance de l'organisation c'est à dire que l'organisation permet de compenser les coûts que doivent payer les classes populaires pour faire de la politique il y a une répartition une compensation des coûts puisqu'ils sont épaulés par une organisation qui leur fournit des ressources culturelles donc le modèle partisan du parti du Parti communiste et intéressant à cet égard mais bien sûr il serait hasardeux de le reproduire en plus il y a une façon que je n'ai pas évoqué mais c'est le côté de de la bureaucratisation c'est-à-dire qu'il y avait un appareil très fort qui s'est structuré avec des permanents qui étaient de moins en moins ouvriers qui étaient éloignés par la force des choses du monde ouvrier donc donc on peut avoir une méfiance par rapport à l'organisation par rapport à la bureaucratie et c'est notamment une méfiance qui est très forte aujourd'hui dans la gauche et notamment à la LFI mais en même temps rejeter tout organisation au profit d'un mouvement lâche de sympathisant n'est peut-être pas une solution à mon sens pour assurer un ancrage d'un mouvement politique au sein des milieux populaires puisque résister au logique dominante du champ politique qui exclut les classes populaires s'appelle une organisation une structuration mobiliser les classes populaires de façon pérenne et pas justement comme électeur de façon temporaire lors d'une campagne électorale ça appelle des dispositifs organisationnels de ce qui facilite l'entrée et la promotion de militants d'origine populaire s'il y a pas d'organisation on en est réduit à parler au nom de ces classes populaires sans qu'elles aient leurs mots à dire sans caser réellement de pouvoir dans l'organisation elles sont souvent réduites un rôle de soutien électoral et donc lorsqu'on parle de mobilisation donc c'est peut-être pas l'implicite de cette table ronde mais derrière la mobilisation ce qui importe souvent c'est la mobilisation électorale n'en gagné des voies dans les milieux populaires mais pas spécialement qui est une structuration ou une organisation et une un pouvoir donné à ces classes populaires dans le l'organisation s'il n'y a pas de dispositif de promotion des classes populaires dans l'organisation dans le mouvement donc puisque pour les filles on n'est pas donc dans une véritable organisation tout naturellement ce sont les plus diplômés qui occupent les positions dirigeantes donc on a des portes-parents qui sont éloignés des milieux qu'ils entendent représentés et lorsqu'on a une un mouvement qui met l'accent sur l'horizontalité au fait souvent ça valorise les stratégies individuelles donc avec des personnes qui agissent selon leurs ressources propres donc des ressources qu'ils ont eu dans leur scolarité dans leur profession et donc on a des phénomènes de concentration personnelle du pouvoir sans que cela puisse être discuter par les militants en l'absence de structures militantes hiérarchisée donc à mon sens l'organisation elle est pas simplement avoir une machine bureaucratique qui écrase les individus en peut penser à des conceptions organisationnelles qui sont essentiels pour établir un cadre formel de discussion et d'arbitrage on peut pas s'en passer si on veut que les militants et leurs mots à dire ne rien vouloir construire pour éviter la bureaucratisation aboutissent tout simplement une absence de démocratie interne à une absence de possibilités pour les classes populaires de vraiment s'engager puisqu'il n'y a pas de réseau militant et c'est surtout important au niveau local c'est à dire que ne rien construire au niveau local et en particulier un vrai obstacle la constitution de liens forts avec les milieux populaires puisque comme je l'ai évoqué ça se passe surtout au niveau local dans les entreprises dans les quartiers dans dans les bourses dans le quotidien et pas simplement lors de l'élection présidentielle l'ordre de campagne électorale donc sans organisation locale dans les communes dans les départements donc avec des fédérations il est plus difficile de mobiliser dans la durée en amont de l'élection et surtout il est difficile de perdurer de pérenniser un engagement qui est électoral lors de l'élection présidentielle c'est à dire que l'effervescence collective lors du scrutin le retombe très vite ensuite car il n'y a pas de structure pour pérenniser les liens noués avec les classes populaires lors de la campagne électorale et s'il n'y a pas de structure locale l'activité de ceux qui sont élus tant à s'autonomiser le lien avec les militants les électeurs n'est pas stables les élus deviennent progressivement dans le des professionnels de la politique qui s'appuient sur des collaborateurs formés à la science politique à la communication il n'y a pas de contrôle populaire ou militants possibles ils peuvent être malgré eux plus facilement absorbé par les logiques de fonctionnement du système politique puisqu'ils sont face à des électeurs et ce qui prédominent ce sont les enjeux électoraux et pas l'enjeu de développer une organisation ancré dans les milieux dans les milieux populaires communiste or là donc on a plutôt une méfiance qui est pas vers les élus mais plutôt vers les militants il me semble puisqu'on essaye de pas avoir de véritables militants plutôt dans des bénévoles des volontaires et donc il y a peut-être donc une méfiance autour d'une structuration qui permet pas donc cette pérennisation et le dernier point donc que je voudrais évoquer c'est la portance de la prise en compte de l'origine sociale et de l'appartenance de classe au sein même du mouvement j'ai évoqué que cette prise en compte ça a permis de former des cadres rouillés au sein du parti communiste donc là aussi il y a une façon que j'ai pas évoquée c'est le fait qu'en réalité les dirigeants ouvriers n'étaient pas complètement à l'image des classes populaires puisque c'était souvent des personnes qui étaient issues d'une élite ouvrière masculines très qualifiée de la grande industrie donc en gros il y avait la reproduction de rapport de domination interne aux classes populaires dans l'organisation c'était une élite ouvrière qui marginalisée donc pour faire simple des femmes des travailleurs immigrés des ouvriers ruraux des travailleurs de petites entreprises donc tout l'enjeu aujourd'hui c'est de prendre en compte les hiérarchies sociales qui se reproduisent dans le mouvement ou dans l'organisation donc prendre en compte notamment la transformation des milieux peu populaires donc en gros on est passé de la classe ouvrière aux classes populaires pour faire simple donc laissez beaucoup plus de place à des figures qui sont pas des figures industrielles et masculines associées à l'ancienne classe ouvrière telle qu'elle était structurée mais en même temps la prise en compte donc de la réduction relative dans des groupes ouvriers qui a formé le cœur du moment ouvrier ne doit cependant pas conduire à des schémas simpliste qui opposeraient le peuple aux élites les 99% ou 1% les salariés de manière générale ou plus riche on commence ces représentations schématiques homogénisantes elles sont intéressantes comme mot d'ordre électorale lors des campagnes électorales lorsqu'on s'adresse à des personnes que l'on cherche à séduire comme électeurs mais on a interne ça ne marche pas puisque on nie les rapports de classe qui traversent le salariat et ce qu'on appelle le peuple et donc ça empêche de voir qu'il y a aussi des rapports de classe qui apparaissent dans l'organisation et notamment sur le fait qu'on a qu'on aboutit souvent à une division du travail militant inégalitaire puisque si on le fait pas attention à ses origines sociales et si on valorise pas les militants d'origine populaire on a d'un côté quelques catégories populaires qui sont quand même présentes dans l'organisation mais qui vont plutôt être chargés de faire les voitures liées pour venir rechercher les conférenciers à la gare en gros il sent plutôt chargé de différentes tâches et pratiques et les responsables sont plutôt issus donc des classes supérieures ou de la moyenne bourgeoisie et culturelle en gros on a les plus diplômés qui on se retrouve à la tête de l'organisation donc ça marche pas du tout avec le cas de Rachel qui a un cas singulier et qui est très intéressant et elle reviendra dessus mais le but pour moi pour terminer c'est de dire que la question des classes sociales et des rapports de classe elle ne se pose pas simplement lorsqu'on analyse la société lorsqu'on imagine la société future mais elle se pose déjà dans l'organisation de la mobilisation et si on se pose pas la question en fait elle travaille quand même l'organisation en favorisant certaines catégories qui sont naturellement éloignés des milieux populaires merci pour votre attention c'est à moi bonsoir à tout le monde bonjour à toutes et à tous je suis très contente d'être là je suis heureuse d'être à cette conférence à cette table ronde pour parler des quartiers populaires c'est très important si vous êtes là c'est parce que aussi c'est important pour vous et c'est très important pour moi je souhaite aujourd'hui parler de cette question de mobilisation des classes populaires de leur engagement syndicat notamment pour moi les classes populaires c'est parler de moi de mes anciennes collègues de mes amis de ma famille ces personnes qui habitent des quartiers populaires où les services publics disparaissent tous les jours c'est parler de toutes ces personnes qui galèrent dans les logements dans les cités qui se lèvent tôt pour aller travailler et qui rentrent tard c'est parler de toutes ces personnes aussi qui habitent dans des logements insalubre c'est aussi parler de ces femmes de ces hommes souvent racisées qui font les boulots les plus essentiels pour les sociétés mais aussi souvent les plus dures et les moins payés les classes populaires en France ont été un moteur de l'engagement syndicat et politique elles ont participé largement à la construction de la démocratie dans le pays on se battant surtout pour les améliorations des conditions du travail et des salaires et pour protéger les droits des travailleurs et des travailleurs comme vous le savez ce n'est ni le gouvernement successives ni le patronat qui nous a donné les droits qu'on a aujourd'hui au travail ces trois ont été arrachés grâce à des luttes des mobilisations et des grèves parfois longues et dur et qui ont payé la grève et la mobilisation sont pour moi déterminants dans le rapport de force pour obtenir le droit de travail c'est grâce à la grève et à la détermination que nous avons pu obtenir des avancées importantes à l'hôtel Ibis les Batignolles parce que sans la grève et la détermination je pense pas qu'on allait gagner 99% de toute notre revendication donc c'est très important de se mobiliser de faire la grève la grève et l'engagement syndicat était aussi quelque chose de très important pour moi et pour mes anciens collègues c'était des moments d'apprentissage politique très importantes c'est vrai que quand tu passes tes journées à travailler du matin au soir pour un faible salaire et avec des conditions de travail très difficiles et bien tu n'as pas le temps ni même parfois la force de t'intéresser à la politique ou à ce qui se décide par le gouvernement ou à l'ensemble national par exemple la politique semble loin on a le sentiment que les politiques rencontrent des choses complètement à l'opposé de ce que nous vivons au quotidien le langage même utilisé par les politiques et inaccessible pour nous difficile de suivre et de comprendre le premier sentiment qu'on dansait que les politiciens sont déconnectés de la réalité sociale de plus c'est même politiciens nous font croire que les questions sociales ne sont pas politiques et qu'elles ne sont ni importantes ni intéressantes à discuter ou à l'améliorer le moment de grève était pour moi un moment libérateur j'ai compris que non seulement ce que nous dénonçons était important mais était aussi politique la raconte avec les députés de la France insoumise dès l'époque et d'autres militants que ce soit syndicalise à associative de collectif ou autres m'a permis de comprendre que non seulement nos problèmes étaient politiques mais qu'on a plus été important de les porter et de les mettre en avant y compris au sein de l'hémicycle qu'on n'était pas seulement et qu'il fallait créer des convergences avec toutes celles et ceux qui se battent pour peser et pour faire changer les choses si les femmes des chambres ou la question des métiers féminins essentiels est devenu un sujet politique important aujourd'hui c'est grâce au lutte et aux convergences qui se sont créés entre les salariés mais aussi grâce au travail important qui était de la portée politiquement sur les réseaux sociaux dans les médias et même dans les instructions dans les institutions de la République quand je me suis engagé politiquement et que je me suis présenté aux élections législatives j'ai dit je voulais être la voix des sans voix la voix de ceux qu'on n'attend pas dans les mystique la voix du bas peuple qui souffre et c'est ce que je représente à l'ensemble moi c'est important de plus de gens s'engager à la fois syndicalement et politiquement moi je peux être présente en soutien et pour relayer des luttes et donner du courage aux salariés qui se battent mais toujours sur le terrain de la lutte que les choses se passent réellement c'est les lutte les mobilisations et les grèves qui nous donnent à la fois de la force en tant que député pour porter les revendications et celles et ceux qui se battent mais c'est aussi ces mêmes luttes qui légitime notre parole publique dans un autre propositions de loi par exemple les classes populaires se battent et s'engage tous les jours dans les syndicats sur les lieux de travail et aussi dans les collectif de quartier pour les conditions de vie pour les quartiers des logements et des services publics contre les violences policières dans notre quartier mais cet engagement doit grandir et s'amplifier les attaques en face sont de plus en plus violentes et non et nous avons besoin de mobilisation à la hauteur de ses attaques voire plus il faut aussi construire des convergences et faire en sorte que les collectives et les gens se racontent et changent et lutte ensemble c'est ce que nous avions fait durant la grève d'ibis où nous avons construit des convergences avec toutes celles et ceux qui se battent pour améliorer les conditions de travail comme le collectif Monoprix la question féministe LGBT comme les différents collectifs et les différents associations où sont ceux qui se battent pour la justice et contre les violences policières dans les quartiers comme le comité Adama nous avons besoin de construire des convergences et des solidarité c'est important que le syndicat se saisit aussi d'un moment de grève et de lutte pour construire cela parce que c'est un moment sont plus importants ou les grévistes sont prêts à se battre pour réellement changer les choses notre rôle politique de député c'est d'être présent à leur côté relais ses luttes et se battre à leur côté pour pour être utile et pour les aider dans les moments décisive ce que je vais rajouter pour finir la lutte elle paie hier j'ai écouté mais c'est Nicolas Sarkozy sur TF1 il se passe si vous avez vu où on avait parlé de son histoire de procès au tribunal et il a parlé il a dit moi ma vie c'est un combat pour vous dire quand c'est dur c'est un combat mais nous on a compris que notre vie a été toujours un combat et quand toi se battre jusqu'à au dernier souffle on n'a pas besoin que les moments soient difficiles pour comprendre que notre vie est un combat il a combattu le peuple français qu'on était dans la rue et aujourd'hui ça tombe sur lui il s'est dit que lui moi ma vie c'est un combat mais nous notre vie est un combat notre vie c'est un combat et comme les barrières lâcher et quand j'ai écouté ce monsieur parler j'ai dit je me disais au fond de moi moi j'aime les Français pourquoi parce que c'est des révolutionnaire nous la sens rien [Applaudissements] et on ne va rien lâcher on ne va pas la seule on est parti se reposer on est revenu allez la rentrée s'attaquer on est dans la rue on lâche rien on va les combats et il faut vous attendre à ça et là je dis les quartiers populaires quand tu fais pas la politique elle te fait quand tu ne t'occupes attends je vais me lever parce que là c'est la lutte maintenant quand tu ne t'occupes pas de la politique la politique s'occupe de toi si tu as peur de faire la politique la politique n'a pas peur de t'accrocher à toi quand on dit tout à augmenter quand on va dans les magasins entre nous on Mumu on fait de la politique donc le jour les syndicats nous appellent pour dire il y a tel problème sujet dans la rue ils font sortir massivement il faut sortir massivement il faut se mobiliser il faut se mobiliser si nécessaire Sarkozy reconnaît que sa vie est un combat mais nous notre vie c'est quoi maintenant il a compris mais nous on a compris ça pendant des années on lutte pour la vie de nos enfants on lutte pour nous-mêmes et on va continuer de lutter on va continuer de se mettre ensemble de faire l'union ensemble arrêter de vous diviser l'union fait la force sachez-le l'union fait la force on a fait à l'hôtel Ibis les Batignolles pendant 21 mois on a rabaissé le groupe Accor 21 mois c'était pas facile mais nous sommes des millions de personnes on peut faire reculer le gouvernement on a vu pendant la réforme de retraite mais moi là aussi j'appelle les syndicats quand on va commencer la lutte au mois de septembre arrêtez de mettre les luttes un mois après on veut tous les samedis tous les samedis ça suffit de commencer une grève ça suffit de commencer une lutte et attendre un mois pour reprendre ça casse le mouvement ça brise le mouvement on ne veut plus de ça on veut tous les samedis on va travailler le samedi on va faire la rumba dans la rue on va aller travailler du lundi parce que on dit la grève non il y a l'argent ça c'est vrai mais tous les samedis là on doit être libre pour aller dans la rue pour manifester on a besoin de ça de manifester de gagner des combats de gagner des luttes nous sommes des millions de personnes et si nous sommes solidaires nous allons gagner moi je vous dis moi la réforme de retraite quand j'ai vu un mois j'ai dit c'est fini et moi après on va reprendre le 6 juin je dis c'est fini après le premier member la reformé la lutte aussi du joint mais les gens sont découragés mais si on avait dit tous les samedis mais Macron il allait plus il a les filles mais en septembre on va reprendre j'espère qu'on s'est bien reposé on va revenir des forces comme j'ai dit tout le monde a mangé le gratin de pommes chinois maintenant on va déverser ça dans la rue voilà donc moi j'appelle tous ceux qui sont dans les quartiers populaires c'est vrai c'est difficile pour nous mais nous moi j'ai plus j'habite aussi dans le quartier populaire et je travaille je travaillais à l'hôtel Ibis les Batignolles et on s'est mis en grève mais les moments qui ont gagné la grève là elles habitent toutes dans les quartiers populaires aujourd'hui à l'hôtel Ibis les Batignolles les femmes elles sont je suis tellement fier de le dire 200800 à 2000 euros de salaire c'est pas du jeu mais pourquoi on est des millions de Français on ne peut pas gagner pourquoi on peut pas faire reculer Macron qu'est-ce que tu nous prends on est rassasié ou bien on a trop mangé donc rendez-vous en septembre on vous attend tout le monde dans la rue merci beaucoup [Applaudissements] bon c'est pas facile de passer après Rachel kéké [Applaudissements] je suis pas sûr d'avoir la même en phase mais au fond ce que je voulais aborder cet après-midi on pourrait résumer de la façon suivante c'est pourquoi n'y a-t-il pas plus de Rachel kéké et comment les démultiplier et [Musique] et je crois en fait un peu comme comme le disait Julian Michy tout à l'heure qu'une des clés en fait réside précisément dans dans l'organisation et dans le a le travail militant j'aviendrai à la fin de ma présentation deux mots pour dire un peu d'où je parle donc moi je travaille sur l'engagement dans les dans les quartiers populaires en France puis j'ai pas mal travaillé sur les États-Unis également de mes terrains d'enquête depuis 10 ans c'est la ville de Roubaix en banlieue de Lille qui a la chance depuis un an d'avoir un député insoumis en la personne de David Giraud et je salue d'ailleurs les les militants Roubaisiens qui sont qui sont présents aujourd'hui voilà et donc je ne parlerai en fait que de ce que je connais le mieux à savoir donc les les formes de lutte et les mobilisations et le rapport aux politiques des habitants des des banlieues même si j'essaierai aussi à la fin en conclusion de poser une question qui me semble quand même tout à fait centrale d'un point de vue stratégique qui est celle de la question des alliances et de l'unification des classes populaires et notamment de celle des quartiers populaires et des des classes populaires rurales ou ou période alors premier point que je voudrais aborder quand même malgré l'optimisme et le volontarisme ambiant c'est que c'est pas gagné et que ce que ce que montre la sociologie de très longue date et notamment les travaux de de Julian Vichy et d'autres c'est que ce qui règne quand même la norme c'est la démobilisation politique des catégories populaires croissantes depuis les années 80 alors je veux pas faire très long pour rappeler des constats qui sont qui sont bien connus et donc rappeler en tout cas que si les quartiers populaires ne sont pas des déserts politiques l'engagement et la participation se payent souvent souvent très cher et donc on a assisté à une baisse constante de la participation électorale des milieux populaires et des scores qui réalisaient la gauche une baisse des effectifs partisans et syndicaux et une moyenne nation de leur composition sociale une des ouvrière une défiance très forte des habitants de ces quartiers à l'égard de la gauche vu bien souvent comme responsable de leur situation de marginalisation sociale du fait d'une série de trahisons de rendez-vous manqués et de promesses de promesses non tenues par ailleurs les formes d'organisation et de mobilisation autonome des habitants de ces quartiers notamment tu t'en tiraciste ou contre la rénovation urbaine on fréquemment fait l'objet de répression institutionnelle qui n'ont pas toujours obtenu un vaste soutien non plus des forces politiques de gauche et souvent quand les habitants des quartiers populaires se mobilisent elles se retrouvent ils se retrouvent bien bien seul ce qui explique par ailleurs que ces formes de mobilisation peuvent prendre parfois des formes violentes à l'instar des révoltes auxquelles on a assisté en juin en juin en juin dernier en tout ça est assez connu donc je vais pas m'attarder la question c'est une fois qu'on a dit ça qu'est-ce qu'on fait alors le deuxième point sur lequel je voudrais insister c'est que il me semble que c'est quand même passé quelque chose d'important au printemps dernier lors du dernier cycle électoral les résultats de la nups et notamment de la France insoumise dans la France insoumise dans les quartiers populaires constituant probablement une opportunité historique et un moment de rupture dans les rapports de la gauche au quartier au quartier populaire alors pourquoi opportunité historique vous le savez Mélenchon a fait de très bons scores dans les dans les quartiers populaires attention à baissé dans certains dans certains quartiers en 2022 par rapport à à 2000 à 2017 ou en tout cas à moins progresser dans certains quartiers populaires qu'à l'échelle nationale au fond à l'encontre de tout ce que nous montre la sociologie depuis depuis des décennies dans ce cas-là il y a eu un effet de remobilisation liées aux candidats Mélenchon et peut-être je vais revenir de certaines candidatures aux législatif alors pour comprendre ces résultats on a mené une enquête en fait un peu plus précise justement sur la le cycle électoral en fait notamment avec mon collègue Tristan haute à Roubaix sur le résultat des élections présidentielles 2022 dans la ville de Roubaix qui en fait permet d'avoir le probablement les données les plus fines en fait pour comprendre les résultats et le le rapport des quartiers populaires au vote au vote Mélenchon alors ce qui est qui confirme en fait des trucs qu'on sait mais de façon me semble-t-il plus précise en montrant que Mélenchon est parvenu à remobiliser des abstentionnistes 53% des abstentionnistes de 2017 Roubaix ont voté pour Mélenchon donc ce qui n'est quand même pas par rien confirmation également qui a une mobilisation tout à fait massive des personnes racisées et des musulmans on sait qu'à l'échelle nationale 69% des personnes de confession musulmane ont voté pour pour Mélenchon à Roubaix c'est encore plus massif 73 % des musulmans non pratiquants 86 % des musulmans n'ont des musulmans pratiquants ont voté pour Mélenchon c'est considérable en fait que des variables lourdes comme celle-là explique aussi directement le le choix électoral c'est assez rare et donc il y a quelque chose qui sert qui s'est passé ce qui s'est notamment passé c'est que Mélenchon a pris des positions extrêmement claires sur la question de l'islamophobie du racisme et des violences policières ce qui est en rupture avec les positions qu'avaient pris une bonne partie de la gauche pendant des décennies et que ce changement de position et de positionnement politique et idéologique ne date pas d'hier en fait elle ne date pas uniquement de 2022 il date au moins de 2019 et de la participation de Mélenchon et de la France mise à la marche qui avait été organisée suite à l'attentat de la mosquée de Bayonne contre contre l'islamophobie et à l'utilisation du terme d'islamophobie qui en tant que tel constitue un marqueur symbolique qui est important dans le a dans le champ dans le champ politique et ça ça vient confirmer moi quelque chose que je défends depuis longtemps l'idée selon laquelle au fond il sera pas possible pour la gauche de reconquérir les voix des quartiers populaires si elle ne fait pas une place centrale aux enjeux aux intérêts des habitants de ces quartiers et que parmi c'est évidemment pas les sols mais parmi les intérêts centraux et importants des habitants de ces quartiers ressortent fortement la question des discriminations du racisme et de l'islamophobie et qu'une des raisons de la démobilisation électorale des quartiers populaires c'est notamment le sentiment et moi ça ressort beaucoup de mes entretiens que précisément ces questions qui sont centrales dans la vie des gens n'étaient pas prises en compte bien souvent par les partis politiques voir que la gauche était activement productrice de discrimination et relayaient un discours islamophobe c'est c'est évidemment tout particulièrement le cas pour pour le PS dans la période dans la période rire récente à cet égard ces éléments confirment aussi que quand bien même il y a une abstention qui demeure très majoritaire dans les quartiers populaires et donc potentiellement un réservoir politique là aussi considérable cette absence et cette démobilisation électorale ne signifie pas des politisations il y a des formes de politisation ordinaire autour du racisme autour des violences policières autour de l'islamophobie et autour des enjeux de l'égalité j'y reviendrai tout à l'heure qu'ici ils sont pris en charge politiquement peuvent susciter des formes de mobilisation abstention ne signifie pas ne signifie pas des politisations même si une des questions qui se pose centralement à mon sens pour la gauche et que cette politisation ordinaire se fait plus dans le rapport à l'État et bien souvent la responsabilité de l'État qui est engagée dans son incapacité à lutter voir dans sa responsabilité à produire des discriminations du racisme et d'islamophobie davantage à l'état qu'au capitalisme par exemple et là ça interroge dans les façons de lutter contre les formes de domination qui s'abattent sur les les classes les classes populaires toujours est-il qu'il y a quelque chose quand même qui a changé en 2022 ce qui constitue à mon sens une opportunité historique la question c'est qu'est-ce qu'on fait de cette de cette opportunité un des risques me semble-t-il troisième point que sur lequel je voudrais insister un des risques de cette de cette séquence pour le dire comme ça serait d'avoir une lecture uniquement on pourrait dire politique ou programmatique dire au fond de considérer que pour remobiliser les classes populaires pour reconquérir les quartiers populaires il suffirait d'avoir le bon discours la bonne ligne par exemple de prendre en charge ses intérêts spécifiques et généralement marginalisés c'est vrai mais à mon sens ça ne suffit pas ce sera une lecture au foin à mon avis trop intellectualisant trop peu sociologique au fond le problème n'est pas qu'une question de ligne politique pour le dire comme ça au fond pour qu'un discours une offre politique percol est des effets notamment électoraux il faut que ce discours soit entendu or ce qui ressort de toutes les enquêtes de sociologie depuis des années sur ces questions-là c'est qu'en fait les les habitants des quartiers plus largement les classes populaires n'ont aucune connaissance des discours des programmes et de l'offre politique à à disposition il y a une très grande méconnaissance de cette offre et des discours politiques si bien qu'il suffit pas de les énoncer et de changer de discours politique il faut faire un travail politique pour que ce discours accède à ce vers qui il est destiné alors qu'est-ce qui s'est passé en 2022 alors il y a évidemment le rôle des réseaux sociaux qui a joué qui a joué un rôle important et je crois qu'il y a des des vidéos par exemple qu'on circulé moi je pense par exemple au cas et j'en avais eu le le témoignage sur le terrain en fait de d'un échange par exemple entre Jean-Luc Mélenchon et Patrick Cohen sur la question de l'islamophobie en fait qui avait fait beaucoup de bruit à l'époque néanmoins je crois qu'il y a un risque en fait à croire que au fond pour que le discours parvienne et le l'offre politique parviennent jusqu'au classe populaire au fond les réseaux sociaux et y compris pour les jeunes suffirait peut-être que montre l'essentiel des travaux de sociologie et de sciences politiques là-dessus c'est que l'intermédiation militante physique demeure centrale au fond pour que l'offre politique percol et atteignent leur cible et parviennent à obtenir l'objectif qui est celui de la remobilisation électorale et politique et donc une interprétation optimiste de 2022 serait de dire au fond le travail militant qui a été opéré par les militants insoumis dans le cadre de la campagne de Mélenchon a fonctionné il y a une bonne campagne et ça marche or moi ce que j'ai vu sur le terrain est-ce que d'autres enquêtes ont pu être menées sur d'autres quartiers c'est que c'est probablement pas uniquement ça qui qui a joué c'est peut-être un sac a été décisif pour une raison bien simple c'est que à ce jour les effectifs militants de la France insoumise demeurent relativement limité touche peu de monde en fait en terme de d'échange réel et profond sur le terrain et qu'au regard pour envoyer à ce que disait Julian tout à l'heure mais au regard de la sociologie majoritaire des militants de la France insoumise sociologique qui est majoritairement des classes populaires des classes des classes moyennes éduqués et blanches il y a une distance en fait qui contribue à ce que le discours et le travail militant percole moins que s'il était réalisé réalisé par d'autres si bien que un élément central qui explique les bons scores en 2022 c'est moins même si ça a joué le travail militant qui a été opéré par le premier cercle des militants insoumis que le travail informel du deuxième ou de 3e cercle de leader d'opinion de sympathisants de gens qui ont été convaincus en fait du par le discours et le positionnement de Mélenchon et de la France insoumise et qu'on fait tourner le message en fait par des boucles WhatsApp par du bouche à oreille par tous les réseaux informelles qui existent et qui structurent la vie dans les quartiers populaires et qui ont contribué au fond tout un ensemble de rappels à l'ordre électoraux qui ont pu contribuer à ce que des gens au final se mobilisent pour le dire simplement les gens qui œuvrent aujourd'hui dans des assauts d'ados de voir dans des clubs de foot dans des des centres sociaux ont plus d'influence électorale que la majorité des militants insoumis parce que l'ancrage et la confiance qu'ils ont noué au fil du temps par leur travail associatif et plus fort et peut donc avoir des effets électoraux et politiques plus importants et donc il y a à mon sens un enjeu à partir de ces constats là pour construire derrière une réflexion stratégique en termes de quel travail militant et quel travaille organisationnel quel travaille organisationnel construire puisqu'il y a des risques au fond c'est que ces raisons informels qui sont mobilisées au moment de la présidentielle et qui ont contrib donc assez bon score risque de se démobiliser si on ne les travaille pas pour le dire simplement les voix des quartiers ne sont pas acquises tout ça est fragile et déjà au moment des législatives il y a eu un moment et un effet démobilisation relativement sensible qui s'est traduit par une remontée tout à fait nette en fait de l'abstention qui a pas empêché l'élection d'un certain nombre de députés insoumis mais quand même l'abstention est repartie à repartie à la haute donc comment faire au fond pour qu'il la démobilisation ne gagne pas une fois les élections passées c'est là où on en revient je crois aux enjeux organisationnels qui sont posés et qui étaient posées par Julian tout à l'heure et se pose de façon centrale la question de qui sont les militants et les candidats de la de la de la de la France insoumise parce que déjà au moment des législatives on avait assisté en fait à des réactions assez virulentes de la part d'habitants et de militants de quartier populaire qui avait peu goûté au fond les modalités de sélection des des députés insoumis qui considéraient au fond que les choix qu'avaient été faits contribués à structurer à marginaliser un peu structuralement les profils les profils de candidats potentiels les plus les plus populaires et issus de ces de ces quartiers là or il me semble et on avait un débat il y a quelques mois avec écrit Coquerel sur la question qui demeure quand même tout à fait centrale pour une organisation de gauche de contribuer à ce que les classes populaires soient au moins pour partie représentés par elles-mêmes au fond une organisation de gauche ne peut pas être véritablement une organisation de transformation sociale si en son sein les classes populaires ne constituent pas une fraction centrale de du travail de transformation sociale et à mon sens mais la question de se pose évidemment pas que pour la France insoumise il s'agit là d'un enjeu tout à fait central pour pour les années pour les années à venir alors d'où la question du que faire et je sais en fait et quand on avait eu ce débat déjà avec l'Institut La Boétie que on avait pas mal discuté de cette question qui travaillent énormément l'organisation et la France insoumise aujourd'hui évidemment il y a pas de de recettes magiques ce qui est sûr et pour là aussi aller dans le sens de ce que disait Julian tout à l'heure c'est que moi j'ai des doutes sur le fait que les modalités d'organisation existantes de la France insoumise favorise l'arrimage pérenne de militants de classe populaire au sein de de l'organisation et on assiste plutôt dans le lien aux habitants des quartiers populaires à des logiques on va dire de soutien à des luttes locales parce que déjà très bien des logiques potentiellement de débauchage on va aller chercher à attirer au sein de l'organisation telle ou telle leader de lutte plus qu'un travail organisationnel de fond pour transformer la sociologie de de de l'organisation alors comment faire pour construire des organisations plus plus populaires alors là évidemment il y a pas de recette magique mais bon je vais essayer de d'avancer quelques idées pour pour finir premier élément moi un des éléments dont sur lequel je reste convaincu c'est la nécessité de consacrer un temps de travail militant important au travail de terrain d'ancrage de mobilisation par du porte-à-porte ou d'autres d'autres méthodes en dehors des périodes électorales au fond une des difficultés majeures c'est l'orientation et la concentration et la surfocalisation qui n'est en rien une spécificité insoumise à moi qui travaillait sur le PS les Verts et le PC avant dans les quartiers populaires j'observais la même focalisation mais l'idée selon laquelle les élections les élections et l'élection présidentielle et la mère de toutes les batailles me semble en tant que tel il y a une contradiction peut-être stratégique là est une contradiction et est un frein à l'arrimage des classes populaires au sein de de l'organisation donc faire un travail militant en dehors des périodes électorales pour au fond renouer cette confiance dont je parlais tout à l'heure confiance qui suppose notamment de rompre l'idée selon laquelle et que j'entends constamment moi sur le terrain on devient nous voir que pendant les élections et après c'est fini et donc là il y a un travail beaucoup plus constant à faire et que moi j'avais commencé à un peu à suivre il y a quelques années avec les prémices de la de la méthode à linsky que avec certains comme William Martinet par exemple on avait on avait initié en 2017 avec la France insoumise mais qui s'était en réalité assez vite terminé ce travail d'auto-organisation et de mobilisation autour d'enjeux et de lutte locaux qui s'était assez vite terminé me semble-t-il pour une raison centrale c'est l'arrivée des élections européennes c'est-à-dire que au moment où les élections européennes étaient arrivées en 2019 toutes les énergies militantes qui entre les législatives de 2017 et les présidentielles de 2019 étaient au fond à disposition avait pu être concentré sur d'autres enjeux électoraux ce sont très rapidement reconcentrer sur les sur les européennes alors moi je dis pas il faut faire il faut il faut faire nécessairement faire le pont etc moi j'ai pas de de de de de de d'avis arrêté sur c'est soit stratégique là néanmoins je reste convaincu que la concentration sur les élections profond on ne peut pas tout faire avec les effectifs militants étant limités qu'il y a des choix stratégiques sur où est-ce qu'on mène les combats et que en faisant l'un on ne fait pas nécessairement l'autre un travail donc de mobilisation et un travail de militant en dehors des périodes électorales un travail de formation militant de ceux et celles qui ont rejoint l'organisation parce que quand bien même j'ai souligné que l'organisation était très probablement et toutes les données à disposition le montre une organisation majoritairement composite composée de classe moyenne éduqué il y a quand même un certain nombre de catégories populaires qui ont rejoint la France insoumise c'est ces derniers mois et ces dernières années un travail de formation et d'organisation et là c'est probablement le rôle que va jouer l'Institut La Boétie la question c'est dans quelle mesure cette ce travail de formation à l'échelle nationale peut être déclinée à l'échelle locale ou probablement les liens avec les catégories populaires sont les plus forts là ça suppose des moyens et donc ça pose une question stratégique sur l'allocation des moyens qui sont issus des résultats des élections pour le dire très simplement donc mobilisation formation troisième point une structuration pérenne autour de aussi une existence physique c'est-à-dire que historiquement au parti communiste mais comme dans de nombreuses organisations de gauche qui a aussi permis de l'ancrage local dans les milieux populaires c'est d'avoir voilà une existence hors dehors des élections et nous on verra des locaux alors il existe et c'est le cas Roubaix par exemple un tout un ensemble de groupes d'actions qu'on des locaux et une existence pérenne au fond mais il me semble à ma connaissance est loin d'être le cas de l'ensemble de l'organisation à l'échelle nationale il me semble que ça ça fragilise sa fragilise les capacités d'organisation plus pérenne du du mouvement et son son arrimage plus plus solide avec les les catégories les catégories populaires un dernier mot pour conclure j'ai peut-être été un peu un peu long ce que j'évoquais à l'instant moi je l'ai pas mal travaillé en fait sur les quartiers populaires il me semble néanmoins en fait que c'est tout à fait envisageable auprès d'autres fractions des catégories populaires et y compris dans le péril urbain y compris dans les zones rurales même si là on a moins de force militantes c'est évidemment beaucoup plus difficile à amener toujours est-il que quelque je pense pas qu'elle spécificité de de ce point de vue là il y a également un enjeu me semble-t-il à mener ce travail au fond militant et organisationnel pour unifier les catégories populaires et parvenir à mener des campagnes et des luttes qui soient unificatrices et je crois et j'évoquais tout à l'heure l'enjeu de mener des combats et des luttes extra électorales pour le dire le dire comme ça moi je crois que c'est une des modalités par lesquelles l'unification des catégories populaires sera sera possible qu'il y a un certain nombre d'enjeux malgré ce qu'on peut parfois nous faire croire et malgré la polarisation réelle des catégories populaires je vous dirais un mot un certain nombre d'enjeux qui peuvent permettre de créer des alliances Rachel kéké évoquait tout à l'heure l'enjeu des services publics moi je crois qu'il y a une attente tout à fait centrale dans les quartiers populaires à l'égard de l'éducation de la santé de bon du logement également et du logement social qui a certains égards un service public toutes ces questions là en fait peuvent créer des convergences avec d'autres fractions des classes populaires situées dans d'autres espaces résidentiels au fond l'enjeu de l'égalité de l'accès aux services publics peut être une cause transversale pour unifier au fond des catégories populaires qui sont par ailleurs extrêmement fracturés et fragmentés objectivement et c'est à mon avis un des enjeux majeurs aujourd'hui pour pour la gauche je sais que ça anime beaucoup la France insoumise aujourd'hui François Ruffin et d'autres notamment en jeu de la fragmentation et de la facturation des classes populaires qui va être encore n'a jamais été aussi importante qu'après les émeutes de de de juin dernier qui ont révélé en tout cas à nouveau frais combien ce travail était à la fois impérieux et difficile voilà et donc voilà je finirai là-dessus sur la nécessité difficile à la fois de prendre en compte les intérêts spécifiques de chacun des groupes sociaux et de mener des combats en même temps suffisamment transversaux pour pouvoir tous les rassembler bref il y a du boulot [Applaudissements] bon je vous avais pas menti c'était bien l'endroit où il fallait être il y a visiblement des batteries qui sont à plat sur ce micro là donc je vais demander à ceux qui veulent poser des questions une fois que je les aurais pointé du doigt de s'approcher du micro bon donc merci merci Rachel en particulier pour ta présence moi j'avais une question sur sur ta campagne j'ai regardé les résultats du second tour tentative conception et tu as remporté l'élection avec 177 vols avance bon ici ça aurait été 100% des voix dès le premier tour mais mais on habitait pas dans le Val-de-Marne donc moi j'aimerais que tu reviennes un peu sur ta campagne sur les spécificités que tu as pu rencontrer dans une circonscription avec à la fois des villes de droite et des villes très populaires et si d'autres apports théoriques pouvaient également être donné par les autres invités ce serait sympathique de revenir sur ma campagne OK mais après je vais prendre un peu le début après la victoire qu'on a eu à l'hôtel Ibis les Batignolles parce que comme j'ai dit tout à l'heure les députés de la France insoumise comme j'ai dit il y avait Éric qui venait sur le piquet de grève Daniel au bouillon il y avait Monsieur François ruffon aussi qui venait et puis bon après la campagne présidentielle de Mélenchon malheureusement il n'a pas gagné et c'est comme ça le président de la France insoumise de cheville la rue m'a proposé si je pouvais être candidate bon au départ je me suis dit mais est-ce que moi je peux tenir avec tous ces tous ces gens qui sont à l'Assemblée nationale encore une cravate une femme de chambre quoi donc après a dit me dire oui je sais que tu peux tenir j'ai dit mais qu'est-ce qui te fait dire ça il me dit parce que tu as mené une lutte et je sais que tu peux nous représenter un ensemble donc c'est comme ça que j'ai accepté et j'ai mené une campagne sachant bien que ma ville est une ville de droite ma vie est une ville de drame même pas la France insoumise mais une vie de vraiment droite droite et droite mais j'ai eu aussi des des camarades comme genre l'ONU qui est là présent dans cette campagne qui ont vraiment vraiment on a vraiment du temps on a fait du porte-à-porte tout ça mais je disais aux gens quand on partait je serai la voix de voix et je disais que maintenant il y a quelqu'un qui vous représente il y a quelqu'un qui est là qui vous représente qui sera l'ensemble national je sais pas s'il y a d'autres mais une femme de chambre à l'ensemble c'est quand même historique donc là peut-être que avec mon histoire les gens se sont dit mais il faut qu'on change un peu et là vraiment ceux qui votaient pas même les jeunes qui n'étaient pas intéressés aux élections sont sorties massivement pour aller voter sans sortir massivement pour aller voter pourquoi parce que ils ont su que il y a quelqu'un maintenant qu'il est représentent qui vient des quartiers populaires qui sera l'ensemble national et qui va les représenter et ça ça a été une force et ça a été une confiance aussi à ceux qui habitent dans le quartier populaire pour sortir pour aller voter c'est pour ça que je dis c'est vrai que la politique souvent les gens sont déçus de la politique surtout des politiciens non c'est des menteurs non ceux qui disent c'est pas vrai non on ne croit plus non c'est ça c'est ça ça ne va pas et moi je l'ai dit oui c'est vrai parce que je partais faire du porte-à-porter ce qu'il me disait mais toi demain tu vas changer tu vas être comme eux tu vas même pas nous approcher parce qu'on vote pouvoir après demain vous changer et moi je leur dis moi je suis une femme de chambre je connais pas la politique je découvre c'est maintenant que je vais commencer à faire de la politique et à comprendre et on va faire ça ensemble donc c'est vrai que les dans des quartiers populaires les gens sont vraiment déçus dessus des politiciens ils sont dessus mais moi ma présence aujourd'hui là-bas leur donne au contraire du courage ils se disent tout est possible si moi aujourd'hui je suis à l'Assemblée nationale de la politique c'est que tout est possible et cette France là il faut qu'on amène ça plus dans les quartiers populaires et après mon élection j'ai fait je vais dans les quartiers populaires je suis là mon pélier je suis allé à Toulouse je suis à la Marseille pour les dire tout est possible il ne faut pas se décourager des politiciens au contraire il faut s'intéresser pour le combattre parce que si on ne s'intéresse pas pour les combattre comme baisse les bras ils vont nous écraser mais est-ce que c'est ce qu'on veut non mais si on se met ensemble sur tous ces quartiers populaires aujourd'hui qui souffrent qui font des travail difficiles et qui pleure et les enfants sont contrôlés nos enfants sont contrôlés à Longueuil de journée n'importe comment mais si on avait compris ça depuis longtemps qu'on s'était mis ensemble pour lutter je pense que beaucoup de choses allaient changer c'est parce qu'on reste on se tait tant que le problème ne te touche pas ça ne t'intéresse pas tant que ton enfant n'est pas tué ça ne t'intéresse pas c'est-à-dire si un enfant est tué si c'est pas de ta famille tu traces son chemin tu vas travailler ça ne te regarde pas non ton problème doit être mon problème c'est comme ça et puis dans les quartiers populaires c'est vrai des gens racisés mais il y a des Français et des blancs qui sont avec nous et les enfants moi j'ai connu un enfant un Français qui est victime parce qu'il marche avec des enfants racisés qui est victime de la situation avec la police poulet dit pourquoi vous marchez avec c'est moi donc cette situation c'est tout le monde dans le même sac tu sors d'un quartier populaire tu es victime de tout le racisme de tout que tu sois blanc ou noir donc il est temps qu'on se mette ensemble qu'on va dans les quartiers populaires qui se disent que nous sommes oubliés non vous êtes pas oublier pour ne pas dire demain c'est quand il y a les élections qu'on a besoin de nous non on a besoin de tout le monde voilà donc moi mon élection que ça sert d'exemple a beaucoup de personnes on peut changer les choses si on est ensemble [Applaudissements] [Musique] le micro si il marche il a miraculeusement refonctionné dès que j'ai suffisamment appuyé sur le bouton merci merci à vous trois on entend ou pas merci à vous trois pour vos interventions j'avais une question au sujet de la première intervention quand vous parliez de la manière dont le parti communiste formé les personnes issues des m'écartes populaires qui faisaient en quelque sorte de la discrimination positive finalement sélectionnant les personnes en particulier ça peut être intéressant d'avoir le point de vue de quelqu'un qui vient de l'Institut La Boétie sur ce sujet est-ce que vous pensez que l'Institut La Boétie fait ce travail-là ou le fait devrait le faire et si oui le fait suffisamment ce travail de discrimination positive pour inclure une diversité de profil dans les formations politiques pour la France insoumise voilà ce que vous voulez répondre ou après moi je connais pas très bien l'organisation parce que moi je croise des militants lorsque je présente mes recherches et mais le terme que vous utilisez c'est vraiment ça c'est que il y a il y a un travail de discrimination positive mais qui se fait pas que pour la formation qui se fait aussi pour sélectionner les responsables les portes-parents et les candidats et pour le parti communiste voilà il sélectionné des ouvriers des paysans en priorité et dans le cas donc de l'Institut de la boétique je connais très peu mais ce que je vois c'est que moi je croise beaucoup de mes collègues elle est fi donc là sélection elle doit pas très très bien marcher puisque le nombre de personnes qui ont un doctorat chez les chez le député aussi chez le député chez les responsables c'est c'est assez énorme ça doit être voilà c'est c'est un parti qui doit avoir au niveau de des diplômés du supérieur c'est vraiment très très impressionnant quoi et le ce qu'il y a c'est que donc moi je connais peu ce qui s'y passe mais j'ai l'impression que c'est surtout à la fois par an haut et donc ça fait que c'est compliqué dire que la sélection par exemple si on est sur les écoles du Parti communiste il y avait d'abord et l'école élémentaire il y avait après l'école au niveau fédérale donc dans donc élémentaire ce niveau des sections communales après élémentaire fédéral au niveau du département après école centrale au niveau donc c'est à Paris et après et que l'international à Moscou donc c'est très hiérarchisé ça peut être vu comme quelque chose qui est négatif mais en même temps il hiérarchie permet de faire une sélection à la fois d'un point de vue idéologique donc ça c'est la face qu'on peut peut-être contester dans le sang pouvant ou en chercher à sélectionner des personnes qui étaient dans la ligue mais en réalité on voit que la sélection était surtout sociologique c'est que un militant ouvrier pouvait plus facilement ne pas être dans la ligne et continuer les processus de promotion parce qu'on était beaucoup plus indulgent avec un militant dans le sens où il était issu du monde ouvrier donc c'est pas par pureté ouvriers c'est parce que si soi-même on est issu d'une famille ouvrière même si on a quitté le monde ouvrier parce qu'on est devenu député ou responsable on a en soi toute une histoire familiale locale on est plus à même pas simplement de parler au classement populaire mais de défendre leur intérêt de savoir quels sont les enjeux qu'il est qu'il les touche donc c'est pas voilà le fait d'avoir des porte-paroles de la classe ouvrière ça il visait vraiment à mettre en avant des des intérêts de classe et quand on est sur diplômé très très urbain issus de famille de la petite bourgeoisie même avec une socialisation idéologique et des convictions très fortes on a quand même pas les mêmes intérêts de classe que des personnes qui sont dans les classes populaires n'a pas les mêmes intérêts face à des mobilisations face donc on a une vision du monde qui est façonnée par notre enfance et par nos proches par notre de famille donc quand on a un député issu du du syndicaliste et d'une nettoyage on est on a une vision qui est ancrée dans ces milieux là et autrement ça passe par des biais dans le sens ça passe par des de manière indirecte par la connaissance par les études par un engagement idéologique mais c'est beaucoup moins incarné et donc il peut y avoir un décalage donc dire pour pour revenir sur votre question donc moi j'ai l'impression que la sélection elle marche assez peu puisque en tout cas dans les dans les dans le département où je vais il y a peu il y a peu de de valorisation de cette formation au niveau local et je rejoins ce que disait Julien c'est que moi je voyais donc je connais peu mais ce que je vois c'est exactement ce que tu dis c'est à dire qu'on va chercher à soutenir des mobilisations pas prendre comme on peut dire à s'appuyer sur des personnes qui sont déjà des leaders d'opinion qui sont déjà engagés en leur proposant aussi des mandats électifs ce qui est vraiment très bien mais donc le cas de de Rachel il est intéressant parce qu'elle a c'est d'abord à la CGT qui a un apprentissage mais même d'un point de vue politique on peut se dire est-ce que est-ce que l'entrée dans la boutique se fait en étant tout de suite député la question se poser pour le parti communiste puisque on disait bah faut d'abord être socialisé avoir un apprentissage dans le parti pour avoir une conscience politique forte et devenir député c'est très singulier on a un intérêt qui est particulier il y a lié à la circonscription la question de l'organisation et secondaire ce qui est ce qui est normal mais c'est pas la même chose donc le fait d'entrer en politique en ayant un mandat hyper important de député c'est une association politique spécifique liée à la scène qui est électorale et liée à des enjeux de représentation de la population pas de représenter de l'organisation et pour le parti communiste donc pour déterminer juste que j'ai observé dans les années 90 et 2000 c'est qu'il y a eu un gros gâchis dans le sens où dans l'hémissibilité communiste il y a eu énormément de recherches de femmes racisées pour devenir adjoint souvent la petite enfance à l'éducation dans l'hémicalité donc il y avait une valorisation traditionnelle de valoriser des personnes par leur identité donc de femmes et de racisées sauf que c'était un tremplin pour obligatoirement pour devenir automatiquement conseillère municipal adjointe son passé par la section et donc en fait souvent elles sont en partie généralement elles ont même mené des listes concurrentes lors du maire communiste à la prochaine échéance c'est-à-dire que il y a eu il y a pas eu d'osmos puisque c'est une socialisation politique qui se faisait au contact du maire et pas d'une organisation et c'est très différent c'est à dire que avoir un mandat électif c'est un des segments de la mobilisation ça peut pas être le centre puisqu'il y a des intérêts spécifiques liés à ce rôle là et l'organisation le syndicalisme la formation ou l'association c'est différent j'y réponds pas clairement à votre question mais j'ai essayé de rebondir je vais peut-être préciser [Applaudissements] j'ai précisé très rapidement sur la question spécifique Boétie en tout cas sur les activités de formation donc au delà bon des formations locales des cafés populaires de tout l'arsenal je pense que ce que vous avez en tête c'est le cursus renforcé c'est la promo de 70 militantes et militantes qui sont sélectionnés tous les six mois pour avoir un week-end de formation un week-end par mois chaque année enfin sur un an et donc là on a à chaque fois un nombre de candidatures qui est très important 1500 pour la première promotion et 900 pour la deuxième effectivement ce qu'on observe c'est qu'il y a énormément de biais dans les candidatures une sur-représentation des des diplômés du supérieur de niveau de revenus plutôt élevé de candidatures qui sont plutôt franciliennes et ce qu'on essaie de faire le plus possible c'est de corriger ses biais il y a aussi tout enfin tout un phénomène d'autocensure aussi au niveau des candidatures on essaie de corriger au maximum en rééquilibrant par exemple je sais plus exactement quels sont les chiffres mais on a une somme quadruplée la proportion de de personnes qui n'avaient pas le bac entre les candidatures et la proportion qui a été sélectionnée donc on s'efforce de corriger au maximum tous ces biais là mais évidemment c'est un travail qui qui est de long terme qui est de fond et qui peut pas se résoudre d'un coup de baguette magique je rajoute juste un mot sur la question de qui forme les formateurs parce que ce qui est assez étonnant aussi à la sécu La Boétie c'est qu'on peut avoir une position importante à l'Institut et formée sans être membre de la fille puisqu'on va pas être membre de LFI donc ça c'est inconcevable dans la conception commise de la formation puisque les formateurs avaient quand même une formation pour former de manière communiste et donc là si le fait que n'importe quel intellectuel parce qu'il est sollicité par quelqu'un puisse faire de la formation alors qu'il y a pas de ligne idéologique ça paraît assez étrange du point de vue peut-être donc d'une conception qui est peut-être passée mais si en forme pour un combat politique il faut qu'on se mette d'accord au sein de l'organisation et voilà s'il y a pas de ligne dans la formation c'est plus de la formation politique ou idéologique c'est juste des des savoir-faire académiques qui sont transmis bonjour j'aurais voulu le savoir si vous pensez que le développement du processus démocratique au sein du mouvement peut permettre un engagement plus profond des classes populaires et peut-être que la structuration locale peut permettre ce le développement d'un processus démocratique plus fort en partie j'imagine voilà j'aurais voulu savoir si si qu'est-ce que vous en pensez de ça c'est pas une question facile parce que je crois que c'est une question qui suscite beaucoup de controverse en interne donc je sais pas c'est la question de la démocratie en tant que tel moi en tout cas ce à quoi je crois c'est la structuration de a des on peut dire que les modalités actuelles d'organisation par l'autonomie forte qui sont laissés au GAB permet ça mais la structuration à l'échelle locale est une condition de l'ancrage parmi les milieux populaires et qu'il soit pas qu'un ancrage éphémère la question derrière qu'on peut poser c'est dans quelle mesure une démocratisation plus poussée de l'organisation à l'échelle nationale ou l'organisation globale est une condition de renforcement et de structuration des GR localement ça j'en sais rien en fait bon moyen la question quand même des locaux je pense que c'est une question importante je pense qu'il y a la question des moyens moi j'ai quand même l'impression bon j'ai pas mené des enquêtes systématiques sur un certain nombre de collègues qu'il faut remonter aussi ou d'étudiants qui travaillent sur d'autres endroits que il y a une très forte disparité en fait dans les moyens dont peuvent disposer tel ou tel groupe d'action tel ou tel députés il y a des campagnes de la France insoumise par le passé qui sont auto-financés quand d'autres avaient des moyens très importants parce qu'ils pouvaient s'appuyer sur des gens qui étaient déjà des professionnels de la politique pour le dire le dire comme ça et donc peut-être qu'une des questions éventuellement la démocratisation de l'accès aux moyens et de la définition collective de 12 ou doit aller l'argent pour que stratégiquement cette question de l'ancrage parmi les les milieux populaires soit central au fond si on se dit l'ancrage parmi les milieux populaires et d'un objectif central quelle est la meilleure allocation des moyens financiers et non financiers dont dispose l'organisation ça ça pourrait faire à mon sens l'objet d'un débat démocratique collectif assez intéressant je sais pas s'il y a des espaces pour ça au sein de la France insoumise donc moi je ne fais pas partie bonjour à tous et à toutes du coup moi j'avais une question un peu pour plus pour Rachel kéké comment du coup adapter sa politique ces formations en fait toute cette méthode pour aller dans les quartiers populaires à l'écart-tiges parce que moi par exemple je suis représentante du syndicat lycée lafidèle qui est le syndicat qui compte le plus de comités dans les banlieues et dans les provinces mais comment faire pour que le désintérêt vis-à-vis de la politique et comme vous en avez comme vous l'avez dit la déception vis-à-vis des politiciens et politiciennes et puisse être palier pour vraiment former un mouvement de jeunesse dans les quartiers populaires merci [Applaudissements] moi je pense que déjà rentré en contact avec parce qu'il y a des associations qui sont dans les quartiers travaillent avec les associations qui sont dans les quartiers populaires ça ça fait un de deux faits des trois sur le marché aller vers les gens parler avec les gens fais même du porte-à-porte aussi parce que ça aussi ça marche parce que quand tu fais du porte-à-porte il y a des gens qui veulent même pas te laisser partir c'est là que vous vous parlez c'est comme si vous vous connaissez passez moi pendant mon élection législative quand je suis allé faire du porte-à-porte mais souvent des gens qui sont là c'est-à-dire je veux même pas que je continue à faire de faire du porte-à-port ils veulent parler comprendre beaucoup de choses dans chaque si ça marche ça marche comme j'ai dit les associations qui s'occupent aussi de la jeunesse ne pas vraiment les négliger travaille aussi avec ensemble et souvent fait des réunions fait un meeting pour comment on appelle ça pour donner même donner même des paroles aux jeunes pendant les meeting pour qu'il puisse s'exprimer plus expliquer eux même leur situation pour mieux les comprendre parce que moi après mon élection je suis allé par exemple à Chevilly la rue j'ai raconté des jeux je me suis assise dans qu'est-ce qu'ils m'ont dit on n'a jamais vu un député venu parler avec nous ils veulent 200 ils veulent qu'on s'intéresse à eux donc il faut le faire ils sont pas comme on dit bon on a dit plein de méchanceté mais à des jeunes qui comprennent tu comprends tu veux parler avec des élus qui veulent que les situations soient régularisées tu comprends avant que n'arrive quand les jeunes se sont révoltés moi je suis allé voir des jeunes on était comme ça j'ai mis ma chaise et puis je les écoute et ce qu'ils m'ont sorti mon n'a jamais vu de lui venir vers nous c'est quand seulement il y a les élections donc ces jeunes ils sont là disponibles quand tu vas vers eux ils écoutent ils comprennent et ils veulent parler avec des gens mais ça ça peut les amener à voter et il y a d'autres même qui m'ont dit quand on élection on va finir est-ce que tu vas être encore candidat je dis je ne sais pas mais moi j'aurais 18 ans je vais voter pour vous mais ils sont ça les intéresse parce qu'ils se disent qu'ils sont oubliés non il faut s'intéresser à eux et vous allez voir comment est-ce qu'ils vont s'intéresser à la politique le mettre en confiance voilà faut pas négliger les associations parce que les associations sont beaucoup négligées et on ne les écoute pas au contraire il faut les écouter parce que c'est l'association j'oublie un peu le nom de l'association je suis désolé mais c'est lui qui c'est l'association qui a appelé tous ces jeunes pour venir discuter avec moi donc ils ont la main sur ces jeunes ils savent où ces jeunes se trouvent donc il faut se saisir de cette occasion là pour pouvoir faire les choses [Applaudissements] bonjour à toutes et à tous je suis Landry le CO animateur du vrai quartier populaire merci beaucoup pour cette conférence je m'inscris dans quasi dans tout ce que vous avez dit c'était vraiment super intéressant j'aurais deux questions une qui a rejoint qui va rejoindre un peu ce que tu as dit notamment sur la jeunesse des quartiers populaires est-ce que le moyen de les emmener dans les partis politiques ce ne serait pas de reprendre les codes et les actions des associations ce qu'on constate que dans les quartiers populaires énormément de jeunes préfèrent l'action associative parce que c'est des actions beaucoup plus concrètes par exemple faire de la distribution alimentaire faire de l'éducation populaire faire des actions pour les jeunes etc ce que ne font pas les parties traditionnelles et ce que ne fait pas le mouvement puisque nous on est plutôt centré vous l'avez dit sur des actions type porte à porte ou distribuer son tract ce qui n'intéresse pas franchement sur le temps long des jeunes qui sont pas forcément très conscientisés qui ne savent pas pourquoi ils font ça dans un dans un but de tendance ça c'est ma première question ma deuxième question rejoint un peu ce que vous avez dit sur le fait qu'on doit se décentrer de l'élection présidentielle pour aller vers d'autres élections pour essayer de j'irai contenir le vote des quartiers populaires mais également contenir les militants des quartiers populaires est-ce que l'élection mini serait pas une municipale pardon ne serait pas une bonne étape une étape importante justement pour pouvoir donner un objectif clair et net pour les habitants des quartiers populaires merci encore pour la conférence [Applaudissements] peut-être dire un mot et je voulais rebondir aussi sur comment reconquérir la jeunesse des cités donc c'est un vaste un vaste sujet moi je pense qu'il y a deux trucs et en fait rachel a beaucoup insisté quand même sur ce point il y a la question 1 2 l'identification et c'est un truc tout à fait central mais qui était aussi déjà central je crois autant du PC ah c'est à dire que c'est quand même d'autant plus facile de mobiliser des gens quand ces gens ont le sentiment que vous vivez les mêmes problèmes que eux et donc ça peut être des problèmes et donc le fait d'être issu des quartiers populaires globalement c'est quand même un élément important pour pouvoir mobiliser des gens qu'on a du mal à mobiliser deuxième élément et pour rebondir sur ce qui vient d'être dit à l'instant c'est alors je sais pas s'il faut reprendre les codes des associations mais quand je parlais de mener des luttes locales extra électorales c'est ça dont je parle en fait et ce qu'on avait essayé de commencer à faire avec la méthode Alinsky c'est ça cette partie des problèmes des gens et essayer de les accompagner soit en constituant des collectifs soit en appuyant des collectifs existants mais vu les difficultés de la vie associative dans un quartier qui est aujourd'hui assez fréquemment attaqué taxé de communautarisme etc je crois que là aussi les militants politiques peuvent contribuer à créer des dynamiques collectives qui ont du mal parfois à se structurer donc ça peut être de l'aide de voir ça peut être assez aller d'abord à la rencontre patent pour vendre son catéchisme militant et le programme de l'Union Populaire mais dire c'est quoi vos problèmes en fait et si les jeunes que vous allez rencontrer vous parlent de difficulté à accès à accéder à des stages ok on va bosser ensemble sur la façon de ici et maintenant trouver les réponses pour les stages si les problèmes c'est les violences policières on va aller travailler sur ici et maintenant travailler avec le commissariat local si le problème c'est des questions d'aide aux devoirs ou d'aide alimentaire on va bosser avec vous pour le faire après à la question de potentiellement des formes organisationsnels adaptées pour pouvoir mener à bien ce type d'action collective il faut pas que au fond une action menée par un groupe par un ga insoumis viennent se concurrencer des dynamiques qui existeraient déjà donc il y a des questions qui peuvent se poser concrètement mais moi je crois effectivement que c'est par ce type de d'action là qu'une une confiance peut être renouée et derrière au moment des élections peut-être bien des années plus tard peut se traduire par des résultats électoraux allez demain voir des jeunes de quartier en leur disant votez Mélenchon ça demeure quand même extrêmement difficile si auparavant il y a pas eu tout ce travail préalable je crois [Applaudissements] je réagis juste oui par rapport à la question aussi voilà sur les élections municipales ou effectivement je pense que c'est assez important puisque ça localise les différents enjeux politiques et c'est un moyen de d'avoir un rapport avec la population de locale et ça descente la figure du premier responsable dans dans le mouvement et donc c'est un moyen de mobiliser pas simplement pour conquérir [Musique] ta petite scène de l'autre côté du lac c'est à coté de glace et c'est un super groupe et comme ça les oreilles qui vous y académiques [Musique] à 19h15 bonne soirée je vais me dépêcher alors pour dire quand même qu'il faut faire attention puisque comme on est sur des enjeux municipaux et électoraux quand on est voilà sur ces élections municipales on rentre dans dans un fonctionnement peu démocratique de la vie politique donc ça peut rejaillir si sur le mouvement dans le sens où on est sur l'intercommunalité sur le fait qu'il y a une séparation très très forte maintenant entre les élus locaux et la population contrairement aux différentes images qui se diffusent donc c'est plutôt utilisé les élections comme un tremplin pour être en contact avec la population pour fortifier le mouvement mais avec un enjeu fort à résister logique anti-démocratique du fonctionnement de la vie politique locale notamment avec l'intercommunalité ou maintenant votre PUD directement pour ceux qui ont vraiment le pouvoir notamment dans les territoires ruraux et ensuite il y a un enjeu c'est d'essayer d'avoir une visibilité homogène sur l'ensemble du territoire donc ça a été une grosse faiblesse du Parti communiste donc depuis des années 90 et c'est aussi le cas je crois pour la France insoumise le fait d'avoir les différentes alliances géométrie variable dans le sens où on n'est pas avec les mêmes partenaires si on est à Strasbourg à Paris ou à Grenoble ou à Besançon ça fait que ça crée vraiment une invisibilité de l'offre politique claire donc ça fait que pour les classes populaires c'est très très difficile de pouvoir s'orienter alors que en face on a Le Pen rassemblement national c'est très très simple c'est des listes claires et tout donc il y a quand même a vraiment clarifier là encore une idéologie et des marques politiques à mettre en avant donc c'est pas simplement se présenter aux élections municipales mais sur la même étiquette homogène sur l'ensemble du du territoire malheureusement on arrive au terme de ce de cette table ronde je pense qu'on peut applaudir une fois toutes les intervenants en les remercie une nouvelle fois du déplacement merci à vous de vous être rendu à cette table ronde et pas aux autres et bon appétit et bon concert à tous

Qui sont les classes populaires et comment se mobilisent-elles ? | conférence AMFIS 2023 — Rachel Keke · Pourquijevote