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Discours / meetingLa France insoumise (sur YouTube)· 15 février 2022 110 minAutoproduitFond programmatiqueSolidarités & familleÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsJustice

Meeting de l'Union populaire à Nice avec U. Bernalicis, B. Taurine et E. Coquerel - #MeetingNice

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 72 %Attaque 26 %Défensif 2 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:00ComplaisanteRéponse directe

    Réponse sur le CICE

  • 10:00ComplaisanteRéponse directe

    Dépendance des personnes âgées

  • 10:00ComplaisanteRéponse directe

    Réduction du trafic routier des camions

  • 11:00OuverteRéponse partielle

    Protection des enfants (Carles Zé)

  • 11:30OuverteRéponse directe

    Réduction de l'évasion fiscale

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Indépendance des médias face aux milliardaires

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Bénédicte ThorineChiffre
    « les femmes elles gagnent en moyenne moins de 9 % en fait de moins que les hommes. Donc cette différence de revenu, elle peut atteindre 27 % sur l'ensemble d'une carrière »
  • 10:00Bénédicte ThorineChiffre
    « 69 % des subventions de l'État aux œuvres théâtrales vont à des hommes »
  • 14:00Bénédicte ThorineChiffre
    « 80 % des plaintes pour violence conjugale sont classées sans suite. Concernant les viols, c'est 73 % des plaintes »
  • 17:00Hugo Bernard SilisChiffre
    « les deux tiers de l'ensemble des affaires dont ils ont saisies sont classés »
  • 5:30Promesse
    « On va investir 200 milliards dans la bifurcation écologique. »
  • 7:30Promesse
    « On va faire un grand plan vers le 100 % énergie renouvelable. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir tout le monde. Merci d'être venu et d'avoir rempli cette salle. Nous sommes au moins 300 parce que comme je vois un certain nombre de gens debout et un nombre certain, bah je sais pas compter mais ça fait au moins 300 [applaudissements] au départ.

Av avant que nous entrions dans le vif du sujet, je voudrais émettre un vœu et vous faire une demande. S'il vous plaît, gardez le masque que vous avez, ce qu'on vous a distribué ou pas. Ça serait quand même dommage que certains attrapent le Covid pour avoir participé à une réunion, à un meeting de la France insoumise.

Voilà, c'est bien. Alors euh comment à 21h le conseil général des Alpes Maritimes qui n'est pas particulièrement sympathisant de la France insoumise nous a prêté cette salle. C'est c'est quand même une preuve de respect de la démocratie. [applaudissements] Donc, ils nous ont demandé de libérer le bâtiment à 21h, ce qui veut dire que un petit peu avant, on clôturera la réunion et je vous demanderai de sortir assez rapidement. quitte à à poursuivre les discussions sur le trottoir dans la rue.

Euh bon, bien euh alors ensuite nos trois députés que je vais présenter après la parole et ce seront les seuls à s'exprimer parce qu'en 2 heures, c'est un peu juste de de donner la parole à un tas de personnes. Par contre, par contre, nous avons prévu que vous puissiez poser des questions en les écrivant sur des bouts de papier. Vous levez la main et il doit y avoir normalement deux personnes ou quatre qui qui ont des papiers vides, enfin blancs et qui viendront vous en donner un.

Vous vous remplirez avec votre question et vous lui rendrez et ces personnes me les apporteront pour que je puisse ensuite les transmettre aux députés. Ceux-ci répondront aux questions, hein, en fonction du thème. Je ne sais pas vous dire lequel ce sera.

C'est eux qui en décideront. Bon, avant que je voudrais aussi insister enfin signaler que ce meeting a été organisé a été lancé par le groupe d'action de la France insoumise Nice centre musicien aidé de d'une part du groupe de coordination de qui rassemble les anciens les ensembles tous les groupes d'action des Alpes Maritimes et tout particulièrement par les groupes d'action de Ningrac. qui est ici, [applaudissements] qui a déployé une énergie considérable pour arriver à coordonner toute cette organisation.

Merci Roseline. [applaudissements] Alors, puisque j'ai commencé à présenter les personnes qui sont à la tribune, euh ben je vais continuer avant d'arriver au députés. Donc Paul Chapon, jeune de Nice, [applaudissements] [acclamation] Anne Lore Chinttron, coordinatrice [applaudissements][acclamation] du groupe d'action Nice Gary Baldi. [applaudissements] Dori Boi, secrétaire général du syndicat CGT du commerce à l'aéroport de Nice, qui travaille dans la sûreté de l'aéroport. [applaudissements] On ne présente pas Jeun Viève Layet. [acclamation] [applaudissements] Je crois que sa présence conforte les comment dire voilà les conforte les les critiques que nous pouvons faire sur le maintien de l'ordre dans à la fois dans ce département mais aussi au niveau national mais je pense que Hugo y reviendra tout à l'heure.

Ensuite Hélène Lecacheux, coordinatrice nationale du Parti de gauche. Nous avons une représentante éminente du Parti de gauche puisque c'est sa coordinatrice nationale. Voilà, j'ai déjà présenté Roseline donc je n'y reviens pas.

Ensuite au niveau des députés. Alors bon, je vais par Galanterie, je vais commencer par Bénédicte Thorine, [applaudissements] [acclamation] député de l'Ariège et membre de la délégation aux droits des femmes d'une part et à la commission aux affaires économiques de l'Assemblée nationale. [applaudissements] Et ce soir, elle va plutôt nous parler d'égalité homme-femme.

Ensuite à sa droite Hugo Bernard Silis, député du Nord [applaudissements] qui qui s'occupe des questions de justice et de sécurité au sein du groupe de la France insoumise à l'Assemblée. [applaudissements][acclamation] Et dernier des trois intervenants, Éric Cocrel [applaudissements][acclamation] député de la Saine Saint-Denis qui lui va nous parler plutôt de choses financières, la répartition des richesses et qui a d'ailleurs qui vient d'ailleurs de publier un livre qui est intitulé Lâcher après le meeting mais ou il a peut-être déjà commencé, je ne sais pas, alors qu'il dédicacera après le meeting. Voilà.

Bon donc pour commencer, je passe la parole à Bénédicte Torine. Je t'ai je crois que je t'ai démarré le micro mais vérifie le chronomètre parce que sinon ça va pas le faire. Euh bonsoir à toutes et à tous.

Donc moi je suis là ce soir ben pour parler d'égalité FR Rom. Je vais peut-être enlever le masque parce que sinon je vais m'étouffer. Pardon.

Donc le constat que l'on peut faire sur cette fin de mandat d'Emmanuel Macron concernant le sujet égalité femme homme, c'est que en gros on a perdu 5 ans et pourtant il y avait beaucoup de choses à faire. Euh par exemple, tout d'abord dans le domaine du travail parce que si on regarde pour un poste équivalent euh entre un homme et une femme et ben en fait les femmes elles gagnent en moyenne moins de 9 % en fait de moins que les hommes. Donc cette différence de revenu, elle peut atteindre 27 % sur l'ensemble d'une carrière, tout poste confondu et bien évidemment que ça va avoir ensuite un impact euh sur la retraite et qui peut être jusqu'à euh 40 %. inférieur à celle d'un homme.

Donc cette situation, elle est inacceptable et donc ce qu'on propose déjà, c'est de mettre en place une commission chargé de veiller à une rémunération égale pour un poste similaire et donc il y aurait les moyens de poursuivre les entreprises qui ne se plient pas à à mettre en œuvre l'égalité femme homme. Donc pour se faire, ben évidemment qu'il faut un recrutement massif d'inspecteurs et d'inspectrices pour effectuer les contrôles sur le sujet et protéger euh les salariés. Si on s'intéresse maintenant aux familles, tout à l'heure, on parlait avec une collègue des familles monoparentales et donc à 85 % ce sont des femmes euh une donc quatre familles sur 10 vivent aujourd'hui sous le seuil de pauvreté.

Et ce gouvernement, il n'a rien proposé pour venir en aide à ses familles monoparentales et surtout pas de mettre fin au travail partiel subi qui touche 80 % des femmes. Dans le domaine culturel, le constat B il est pas mieux puisque 20 % de réalisatrices de film sortement, elles sont 12 % dans la production audiovisuelle et seul 33 % des établissements culturels et 16 % des centres chorégraphiques nationaux sont dirigés par des femmes. En revanche, faut pas se leurer, 69 % des subventions de l'État aux œuvres théâtrales vont à des hommes.

Donc ce que nous devons faire favoriser la nomination des postes à ces des femmes à ces postes pour atteindre la parité parce que c'est pas possible que dans ces domaines les femmes elles restent sous-représentées. Euh donc en fait il y a une bataille fondamentale qui est amenée dans la représentation notamment donc sur les productions culturelles. Et ce qu'il faut aussi mettre en avant, ce sont les modèles féminins qui sont à valoriser pour positiver l'image que les femmes peuvent avoir d'ellem même parce que sinon on sera toujours dans les mêmes inégalités et dans les dans tous les domaines.

En fait, souvent on a une moindre appréciation de nous-même et je sais de quoi je parle et surtout en politique. Donc ce qu'il faudrait c'est que dans la société soit véhiculé une meilleure image et y compris à l'école pour pour les femmes et dire qu'on est capable en fait autant que les hommes. Il y a pas de raison.

Donc en France, on en a parlé. Donc le retard de rémunération est très important notamment dans les métiers féminisés et c'est le cas pour les métiers du soin qui sont un bon exemple hein pour les personnes qui sont dévouées qui s'occupent des plus fragiles he que ce soit les enfants ou les personnes âgées et qui ont des rémunérations parfois indignes comme a pu le montrer François Ruffin dans son film Debout les femmes. Donc ces métiers ne sont pas valorisés. et on a parfois l'impression que ce sont les précaires qui s'occupent des précaires alors que notre société devrait se donner les moyens de valoriser ces métiers du lien et c'est ce que l'on propose.

Donc le gouvernement, il se vente d'avoir augmenté les salaires des soignants. Ils les ont approduit, applaudis pardon, et après ils les ont matraqué quand même. Donc le porte-parole du syndicat national des professionnels infirmiers en France, lui précise que même après le séure de la santé qui a en plus oublier des personnels et la revalorisation des grilles des salaires, les infirmiers ils sont actuellement en poste seront toujours payés globalement à moins de 10 % en dessous du salaire moyen européen.

Ce qui est en gros un scandale. Si on regarde au niveau de l'anciennement puisqu'en fait moi j'étais prof de SVT. Selon les chiffres de l'OCDE en 2019, les professeurs en début de carrière, ils occupent la 20e place en Europe et en terme de rémunération et la 21e place après 15 ans d'expérience, donc au bout de 15 ans de service, on a encore regressé par rapport au niveau européen.

Et c'est là encore emblématique d'une professionée. On dirait que plus ça se féminise, moins c'est payé quoi. que nous devons rapidement remettre en œuvre, ce sont euh des assises nationales pour revaloriser ces métiers féminisés qui sont essentiels pour notre société.

On aurait pensé par exemple que la proposition de loi sur l'accélération de l'égalité professionnelle qui a été porté à la délégation du droits des femmes par madame Rixin, député en marche, qui a été adopté en mai 2021 par l'Assemblée et qui propose de réformer l'index égalité professionnelle qui avait été mis en place en 2018 par madame Penico et c'était censé être la mesure phare du quinquena d'Emmanuel Macron en faveur de l'égalité. Bon, cet index, il a été épinglé par le S tank Teranova qui le plus à gauche mais quand même et qui a mis en lumière la déficience d'à peu près tous les paramètres constituant la note globale que les entreprises elles s'attribuent parce que c'est quand même aberrant euh que ce soi les entreprises qui s'autonotent pour dire ce qu'elles mettent en plus pour favoriser l'égalité. Donc Terranova, il rappelle que les comités d'entreprise, il devraient être destinataire des données qui permettent ces évaluations afin de vérifier leur exactitude.

Bon, en fait, c'est pas le cas. Ils ont supprimé enfin oui, c'est pas le cas. Donc ça sert à rien.

Et si on passe les cinq paramètres en revue, on a par exemple deux indicateurs. Un qui concerne les augmentations annuelles et l'autre l'augmentation au moment du retour de congé maternité. En fait, ils ne prennent pas en compte le montant de la revalorisation.

Alors, pour faire simple, une entreprise et elle pourrait par exemple augmenter de 1 € les salariés femmes et bénéficier pour ces deux indicateurs de la note maximale. Donc, il suffit d'augmenter les femmes de 1 € et c'est bon, on a tout gagné. Donc, cet index, il résit rien les inégalités.

Donc en fait, c'est juste comme tout le le quat d'Emmanuel Macron et de Marlien Chapa une mesure de communication. Donc il faut rappeler Marine Chapa. Il faut aussi se rappeler que l'obligation d'augmenter les femmes en retour de congé maternité, bah ça existe déjà dans la loi depuis 2006.

Donc on peut se demander si c'est pertinent de le mettre sur un index puisque c'est obligatoire quoi. Donc en fait ce que je disais ça sert à rien. Donc si on s'arrête aussi par rapport à la problématique sur laquelle il y a eu une forte communication, c'est celle des violences faites aux femmes.

Donc il faut rappeler qu'en 2020, il y a eu 400000 interventions de police ou de gendarmerie par rapport à des violence intrafamilial, ce qui correspond à peu près à 45 interventions par heure. Donc euh c'est un sujet qui aurait dû être pris à bras le corps par le gouvernement. Alors alors que la loi de décembre 2019, elle mettait en place les bracelets antiapprochement sur lequel il y a eu beaucoup de communication.

Euh au lendemain de du meurtre de Chinese en mai 2021, so seulement 61 bracelets avaient été posés. Par comparaison, en Espagne, c'est 1350 femmes qui sont protégées par ce type de dispositif. Parmi ces femmes, aucune enfin, elles sont toujours en vie.

Donc ça montre bien l'efficacité. Et donc en France, on aurait pu déployer ce système de de bracelet et pas se gargaziriser de d'une réussite avec 60 bracelets mis en place. Et d'ailleurs, l'exprocureur de doué Luc Frotion qui est un fer de lance dans la lutte contre les violences conjugales, il indiquait lui à juste titre que 61 bracelets posés face à 220000 femmes répertoriées comme faisant l'objet de violence, c'est dérisoire.

Et on en est resté là avec Marline Chiapa, Emmanuel Macron, on en est resté simplement à une opération de communication et un décompte macabre. Donc il faut aussi savoir que 80 % des plaintes pour violence conjugale sont classées sans suite. Concernant les viols, c'est 73 % des plaintes.

Et dans Mediapart, il y a un article récemment qui montre comment les policiers traitent les femmes victimes quand ils les reçoivent. Ouais, on est des menteuses, on fait exprès aussi. Ouais.

Donc le Freemon a drastiquement fait chuter le taux de récidive dans sa juridiction en préconisant une enquête, une garde à vue systématique pour chaque plainte après afin de pouvoir prévenir les féminicides. Or, ce qu'on disait tout à l'heure aussi, comment demander cette systématisation à des procureurs qui reçoivent chacun plus de plus de procédures, pardon qu'ailleurs en Europe et par extension forcément qui les classe s'ensuite aussi beaucoup plus souvent. Les deux tiers de l'ensemble des affaires dont ils ont saisies sont classés.

Donc Hugo, on parlera certainement tout à l'heure, mais il y a des améliorations très nette à faire en terme de justice. Et là encore, l'Espagne demeure le champion d'Europe pour sa législation et sans prise en charge des femmes. Le pays a institué depuis 2004 des tribunaux spécialisés.

On avait demandé ça aussi. Euh ça nous a été nous a dit qu'on c'était inutile. Par contre là-bas le jugement des coupables de violence conjugale et une réponse pénale intervenant au maximum 15 jours après une plainte.

Donc en France, nous sommes toujours dans l'expérimentation des tribunaux spécialisés tandis qu'un rapport du Sénat de juillet 2020 pointe les défaillances à tous les niveaux de la chaîne pénale et le manque de communication entre le parquet et les forces de l'ordre. Et d'ailleurs, le meurtre de Shinez a révélé une fois de plus une absence de communication entre la police et l'administration pénitentiaire. Je vais pas épiloguer plus longtemps là-dessus, mais c'est un sujet extrêmement douloureux.

Donc parmi les miles places récemment créés en hébergement d'urgence pour les femmes victimes de violence et alors que leur nombre demeure bien insuffisant, aucune n'a été attribuée aux associations spécialisées dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Donc après Marienne Chapa, elle peut venir faire de grands discours mais en attendant les actes il ne suivent pas. Le montant attribué par place est d'ailleurs si faible qui ne peut inclure un suivi social ou psychologique en plus de l'hébergement.

Et toutes ces nouvelles places se trouvent dans des établissements mixtes alors que l'attribution de place non mixte est une demande récurrente pour que les femmes se rétablissent mieux et puissent surmonter leur traumatisme. Et c'est ce que l'on propose à travers le milliard qui permettrait de remédier aux vulnérabilités et qui sont prement prioritairement axés sur l'hébergement des femmes victimes de violence et de leur accompagnement. J'ai aussi en février 2020 été corpporteur d'un rapport d'information sur les menstruations sujet encore tabou et là encore des progrès sont attendus notamment en terme de transparence sur les composants des protections féminines.

Euh nous avons aussi préconisé le déploiement de de distributeurs de protection mensuelle dans des lieux identifiés comme les gares ou les hôpitaux. faciliter aussi l'accès euh aux femmes SDF qui n'ont pas accès aux toilettes. Voilà, on passe à côté de tous ces sujets et on passe à côté des personnes les plus précaires.

Le rapport est visé aussi à la multiplication des lieux de distribution des protections dans les collèges et les lycées parce qu' il y a énormément de jeunes femmes qui sont jeunes filles qui sont déscolarisées parce qu'elles n'ont pas de quoi se payer des protections féminines. Voilà, il faut qu'on viener impérativement l'état des toilettes en milieu scolaire. Euh s'assurer donc que les jeunes filles disposent des produits nécessaires euh pour changer leur protection menstruelle dans de bonnes condition.

Donc il faut radicalement changer le le regard de la société et avoir en mémoire que les toilettes sont fréquemment euh fréquentées pour moitié par les femmes qui doivent faire face aux problématiques des menstruations. Enfin euh je suis presque au bout de mon temps. Je vais dépasser le rapport.

Il pointe aussi euh les lacunes au sujet de l'endométriose et plaidé pour une sensibilisation de l'ensemble des personnels soignants ainsi que des budgets revus à la hausse pour la recherche sur cette pathologie qui touche une femme sur 10. Aujourd'hui, avec la proposition de résolution qui a été portée par le groupe de la France insoumise et surtout par Clémentin qui a été adopté he l'Assemblée nationale, euh s'est prononcé donc pour l'inscription de l'endométriose comme maladie de longue durée. Bon, le chemin est pas terminé mais c'est un début et c'est ça a été porté par notre groupe.

Donc, ce ne sera décidemment pas Emmanuel Macron qui aura porté l'égalité femme homme pendant 5 ans. Ce n'est pas grâce à lui que l'IVG sera porté à 14 semaines par exemple. Donc c'est notre groupe qui porte largement cette question au côté des associations.

J'ai pas non plus le temps de développer la question des femmes afghanes sur lequel nous travaillons beaucoup pour essayer de les aider par rapport à la situation dans lesquelles elles se trouvent. [applaudissements] Si on veut que l'égalité femme homme soit euh prise réellement au sérieux et plus un outil de communication de Marline Chiapa et d'autres, il faut que le programme de l'avenir en commun soit mis en œuvre et donc que Jean-Luc Mélenchon soit élu prochainement. [applaudissements] Merci Benéte.

Je crois qu'on peut l'applaudir. Allez fortement. [applaudissements] Et je vais donc passer la parole à Hugo Bernard Silis. [applaudissements] C'est Bernel Li, camarade.

Je sais qu'il y a quatre syllabes. Bernel L Non mais c'est pas J'ai l'habitude, vous savez. C'est pour ça.

Retenez Hugo, c'est bien, c'est suffisant. Sans H. Oui, c'était dit mais ça s'entend pas à l'oral.

Si vous dites Hugo, je verrai pas l'erreur. Bien, ça fait plaisir d'être là. [applaudissements] Alors, je m'étais rencardé là avant de de prendre la parole.

On est des on est plus de 350 aussi en ligne sur les réseaux sociaux pour la réunion et et alors c'est pas mal parce qu'on a un concurrent ce soir et qui s'appelle Orio Jean-Luc Mélenchon. Mais oui, il est à la Sorbonne avec les étudiants. Bah oui.

Non mais je suis sûr il l'a fait exprès quoi. H bon après les autres verront ça en replay. Ben en replay.

En replay évidemment. Évidemment. Mais c'est c'est important aussi de dire qu'on on a eu à cœur pendant cette mandature à vous faire connaître, vous faire savoir ce qu'on faisait à l'Assemblée nationale, ce qu'on faisait aussi en dehors de l'Assemblée nationale.

Vous avez pu voir Éric en train de pleurer parce qu'il avait pris du gaz lacrymogène, tout ça. Enfin voilà, des choses inédites qui n'auraient pas été possible sans les réseaux sociaux et sans notre capacité à vouloir vous transmettre toute notre énergie et tout ce qu'on fait. C'est déterminant pour nous parce que ça fait partie de la bataille politique. [applaudissements] D'ailleurs, je vous recommande chaudement le le reportage qui a été fait par la chaîne parlementaire très récemment sur le groupe parlementaire de la France insoumise qui à mon avis vol détour.

Alors, je suis content d'être là aussi parce que bon, j'ai des relations correctes, on va dire ça comme ça, avec mes collègues de droite à l'Assemblée nationale et particulièrement dans la commission des lois. Et donc il y a un monsieur qui s'appelle Eric Siotti, il m'a fait il m'a fait un petit message. Il savait que je venais, il m'a fait un petit message.

Voilà, on se déteste he politiquement, je vous rassure. Enfin, vous l'z ça, vous le savez, il y a pas besoin de pas un scoop. Mais contrairement à d'autres, passe, je pense au LREM, vous savez qui vous disent blanc dans l'hémicycle et puis noir à la buvette et gris dans le couloir.

Bon, lui, il est sur sa ligne quoi. Ça ça c'est clair que voilà. Non, mais du coup, les rapports sont parfois plus évidents.

On est sûr de pas être d'accord. Voilà, c'était évident. Ah, il m'a dit "J'espère que tu vas dire du mal destrosie." Ouais. [applaudissements] Al, j'ai répondu oui.

J'ai dit oui oui oui, c'est possible. Ça c'est dans nos cordes. Je devrais pouvoir savoir faire ça.

Parce que ces deux-là quand même, on pourrait dire comment on pourrait dire ça ? Euh, ils ont pas le même maillot mais ils ont la même passion. Non, hein.

C'est la matraque, la trique, la caméra, la surveillance. Voilà. L'autoritarisme assumé. et inutile, inefficace, dogmatique et violent, brutal.

Bon, indigne, inhumain, on pourrait effectivement prolonger la liste. Et [applaudissements] moi, ça me fait très plaisir d'être là aussi parce que Jeun Viè est là. Alors, ben oui, mais parce que en fait, c'est la première fois qu'on se rencontre et elle le sait en partie mais elle savait pas tout.

J'ai beaucoup parlé d'elle à l'Assemblée nationale. J'étais pas le seul hein, tout le groupe hein, mais j'ai même eu à faire une audition dans le cadre de la commission d'enquête que je présidais sur les questions des obstacles à l'indépendance du pouvoir judiciaire où on a auditionné Jean-Michel Pr. Vous vous souvenez de Jean-Michel Prin, vous pouvez l'oublier, c'est pas grave.

Pas très grave. C'est le procureur qui a téléphoné à Macron Oui oui. Non, c'est bon en fait trébuché.

C'est ça jeune vie, c'est pas de conneries, hein. Et euh bon, il a dit devant la presse et cetera, mais évidemment, il a fait non, c'était en l'état des informations qu'il avait à sa connaissance à ce moment-là. Évidemment, il a rectifié 3 jours plus tard.

Comme chacun sait, tout ça est largement du pipo puisqu'on savait dès le moment, dès l'instant où l'action s'était déroulé que Jeun Viève avait été violemment poussé par les policiers et ça ne faisait et en plus frapper frappé et donc ça ne faisait absolument aucun doute au jambé au lieu de l'aider et cetera. D'ailleurs, les rapports de gendarmerie nous ont appris que eux-mêmes avaient refusé de participer à la charge en question. parce qu'ils avaient jugé que la situation n'était pas adéquate parce qu'il y a des principes dans la loi, dans le droit de nécessité, de proportionnalité et bon en fait on fera pas qui on veut comme on veut dans ce pays.

Enfin normalement non parce que [applaudissements] après Éric qui s'est pris du lacrimeau, on a Bénédict aussi qui a contribué à la cause. Vous vous souvenez quand elle était avec la confédération paysane, c'est coincé un pôle emploi que vous aviez occupé. Non mais molesté, frappé par les CRS alors qu'elle était en écharpe plutôt.

Enfin c'est c'est mais c'est c'est dingue quoi. Bon Loï qui est pas là, il aurait pu être là pour compléter le tableau he évidemment puisque lui c'était les premières aventures du préfet l'allemand puisque c'était quand il était préfet là-bas en Gironde. Donc bon ça remonte ça remonte à loin tout ça.

Je vais je vais commencer par cette histoire de de maintien de l'ordre. pour dire les choses telles qu'on les conçoit à la France insoumise et dans le groupe parlementaire et dans le programme l'avenir en commun surtout. Déjà le mot est impropre.

Mainti de l'ordre. Quel ordre ? L'ordre des puissants qui continue d'accumuler pendant que les pauvres triment et et crèvent en silence.

Oui, il y a un peu de ça quand même hein en l'occurrence. Il do avoir un peu de ça hein. Mais quel ordre ?

Ça ne veut rien dire. C'est pas ça la mission d'une police républicaine et d'une gendarmerie républicaine quand il y a une manifestation. La mission c'est pas maintenir l'ordre, c'est permettre la manifestation.

C'est permettre l'exercice de liberté fondamentale que sont la liberté d'expression et la liberté de manifestation. [applaudissements] Donc il faut en revenir avec ce qui avait été vanté comme vous savez le maintien de l'ordre à la française parce que dans le monde c'est le maintien de l'ordre à la française. C'est un truc les gens ils ont les yeux qui brillent mais en fait c'est un c'est c'est faut faut monter à loin pour avoir les yeux qui brillent en réalité.

Ça fait suite au au mouvement de mai 68 où bon il y a eu quelques violences. Voilà, vousz c'était c'était un peu chaud et pour autant vous aviez le préfet à l'époque, le préfet Gremo qui avait écrit cette fabuleuse lettre que qu'on ressort régulièrement et qui disait qu'un policier qui frappe un homme à terre ou un homme déjà neutralisé déshonorer l'intégralité de la police. Et c'est une évidence, en je veux dire, ça vous semble être une évidence mais combien d'images avons-nous vu pas plus tard que ce weekend ? pas plus tard que ce weekend où ils ont récidivé une nouvelle fois dans leur démonstration de force brutale.

Donc nous allons revenir avec quoi ? La des escalades. L'objectif n'est pas d'aller au contact, d'aller au conflit, de faire en sorte qu'il y ait deux camps.

L'objectif c'est là des escalades. Est-ce qu'on sait le faire ? Oui, on sait le faire.

Est-ce qu'on sait par exemple ne pas utiliser de LBD40 ? Est-ce qu'on sait ne pas utiliser de grenades lacrymogène ? Est-ce qu'on sait ne pas utiliser de grenades de désencerclement ?

Oui, nos voisins le font. Nos en fait, on est une anomalie au niveau européen et à l'échelle du monde aussi. Et le pire, c'est que comme les gens se disent "Ah, le maintien de l'ordre à la française, c'est génial", ils finissent de plus en plus par nous imiter.

Ah, la grave erreur. Regardez les dernières en dates avoir fait ça et heureusement la direction politique a changé. Mais c'était au Chili où la police française était là pour former la police chilienne.

Combien il y a eu des borniers là-bas ? 340 350 quelque chose comme ça. Qu'est-ce que c'est que ces histoires ?

Des gens mutilés à vie mutilés. Donc il faut obtenir cette désescalade que des effectifs spécialisés pour faire ça parce que oui, c'est pas donné à tout le monde d'être là et de pas bouger, d'obéir sur ordre et de pas être dans comment dire dans la dans la réaction immédiate parce que des fois ça peut chauffer et ce qu'on ce qu'on demande précisément aux policiers aux gendarmes qui ne font ça, c'est de ne pas réagir, c'est de ne pas bouger, c'est de garder leur sang froid, d'être formé pour ça. Donc excite les bacs.

On ne veut plus des bacs en manifestation et j'irai même plus loin. Nous ne voulons plus des bacs tout courts, ni en manifestation ni ailleurs. J'y reviendrai après.

La brave. Oui, la brave pardon parce que mais c'est un truc typiquement parisien mais la brave c'est pareil. C'est bon, on dissous les exvoltigeurs, c'est insupportable.

C'est insupportable. Et on a vu comment ils avaient augmenté le niveau de tension et bordellisé lors de la manif des soignants dont on parlait, tu parlais tout à l'heure Benedicte avec Farida qui vous souvenez a témoigné au meeting de de Montpellier et qui a fait les frais de cette augmentation de l'attention. Tout avait été décortiqué notamment par les journalistes du monde et quelques autres qui ont remis les faits les uns après les autres dans leur contexte ont montré comment le dispositif policier lui-même avait augmenté le niveau de tension, avait poussé à bout les manifestants et générer la violence.

Comme quoi, on peut absolument faire le contraire. Et ce que nous ferons c'est ce que nous ferons les le après le 24 avril. Mais oui, plus plus de NAS plus.

Bon, on va faire la liste parce que en fait moi je veux bien parler que Mattian Lord mais on va pas parler de tout le reste et du coup comme le temps est compté je voulais vous dire quelques méchancetés sur Estrosie et si alors qu'est-ce que j'ai fait ? Oui, tout à l'heure j'ai recherché estrosie sécurité. Bon, une recherche dingue hein.

Premier article que je trouve c'est c'était sur France info Estrosie défend la loi sécurité globale du gouvernement. Donc je dis "Ah ben c'est parfait, c'est parfait. Chiotti il l'a défendé mais parce qu'il trou il l'a défendé mais en même temps il il était pas d'accord parce que ça n'allait pas assez loin.

Voilà. OK donc c'est voilà c'est la même passion pas le même maillot. Avez compris le truc ? et il défendait notamment le fameux article 24, vous saz, celui qui prévoyait qu'on ne puisse plus filmer les policiers si on porter atteinte à leur intégrité physique mais surtout psychique parce que vous comprenez euh voilà.

Or, on a vu au combien ces vidéos étaient utiles et indispensables pour éviter que ce ne soit encore pire. C'est ça la réalité. C'est juste pour éviter que ce ne soit encore pire parce que on l'a vu ce qui s'est passé avec Michel Zcler, ce producteur de musique, il a été filmé par sa propre vidéosurveillance.

Les policiers ne savaient pas qu'ils étaient filmés et au comment ils se comportaient. Ça a été montré aussi par ta Abouave qui a fait une enquête sur le sujet comment les policiers savaient eux-mêmes où se trouvent les caméras, les dites caméras, les fameuses caméras de vidéosurveillance pour être précisément dans les angles morts et en découdre avec le le les jeunes interpellés. C'est pas euh des affabulations ce que je suis en train de vous raconter.

Il y a des enquêtes judiciaires en cours et heureusement qu'il y a des enquêtes judiciaires. Pourquoi il y en a-t-il ? Parce qu'il y a eu des vidéos.

Moi mon souhait demain, c'est qu'on soit plus obligé de filmer les policiers pas pas particulièrement amoureux des films de police. Bon surtout quand ils sont tournés en amateur, les travelings sont pas toujours évidents. Bon voilà donc c'est pas ça le but en soi.

Mais c'est une garantie démocratique et il faut pouvoir le permettre parce que l'action de police elle se fait aux yeux de toutes et de tous des citoyennes et des citoyens. C'est ça qui fait aussi l'autorité et la légitimité de la police, c'est qu'elle respecte la déontologie et il faudra réviser le code de déontologie pour revenir à la version de 1986 mise en place par Pierre Jox parce que celui qui l'a changé après, il s'appelle Manuel Vals. Alors bon, on pourrait se dire oui bon c'est Manuel Vals, donc il faut la changer.

Dangereux. Oui, dangereux tout court. Et parce que ce monsieur a retiré du code de déontologie ce qui figurait précédemment, c'est-à-dire la défense des libertés fondamentales et de la République et du caractère républicain du régime.

C'est plus dans le code de déontologie. Ah ben on comprend mieux comment la conversion s'est faite à une police brutale, une police de projection, une police d'intervention et comment la BAC, la brigade, les brigades anticriminalité ont été érigées en modèle parfait modèle d'ailleurs qui sont le modèle aussi de cette fameuse politique du fumeuse plutôt politique du chiffre qui rend les policiers bêtes dans leur comportement, qui les empêche de discernement, qui les empêche de faire leur travail, de bien le faire parce qu'ils sont là pour chercher absolument un délinquant ici ou là parce qu'il faut ramener les chiffres au commissariat, mettre les bâtons dans les cases de sorte à ce que le chef ait sa grosse prime parce que c'est comme ça que ça fonctionne aussi dans la police comme à l'hôpital quand vous fermez des lits, vous avez une grosse prime si vous êtes chef c'est pareil voilà pour la police. Donc fini la politique du chiffre terminé.

Et pour ça, il faut supprimer les non les et pas mal. Je je dis ce qu'il il a dit les syndicats. Je disais les organisations policières parce que je ne suis pas sûr que ce soit tous des syndicats.

Voilà, je le dis comme je le pense mais surtout pour supprimer les primes. Vous l'aurez compris, c'est là-dessus que tout le système tient en réalité. Parce que compter combien on a de dépôts de plaintes, moi je pas de problème.

Je suis pour qu'on les compte les dépôts de plaintes. Justement, je suis pour qu'on ne refuse pas les plaintes surtout quand ce sont les femmes qui viennent les déposer. Donc on va les compter.

C'est pas le sujet, mais c'est est-ce que c'est ça qui doit guider l'action ? Est-ce que c'est ça qui doit guider les primes ? Non, ce n'est pas ça qui doivent guider les primes.

S'il devait y avoir un guide, c'est celui de la recherche. Parce que bon, tous ces gens-là, en parlant de recherche, Estros et Sioti même combat, ils veulent des caméras alors partout. Bah, vous savez, d'ailleurs, vous souriez tout le temps dans la rue ici.

C'est ça. Tout à l'heure, je me suis dit merde, j'ai pas souris, j'ai pas souris sur 200 m. C'est foutu. [soupir] Bon, est-ce que ça marche ?

Ça ça est-ce que ça arrête les les délinquents, les terroristes éventuellement ? La démonstration a été faite que non. Et il y a une démonstration qui a été faite hyper récemment.

Les gendarmes ont passé une commande, une étude du côté de Grenoble. Ils ont ils ont demandé à des sociologues de faire une enquête savoir si c'était utile leur leur caméra et combien ça permettait d'élucider d'enquête. En fait, il y avait déjà eu d'autres études avant donc c'est pour un scoop hein, mais bon, il y en a une nouvelle et là elle était commandée par la gendarmerie et donc c'est 1,13 %. 1,13 %.

Et c'est pas qu'il y a que 1,13 % des enquêtes qui ont été lucidées, il y en a plein qui ont été élucidées. Mais en fait souvent ce sont par des enquêtes de voisinage un peu classique. On interroge les gens, on voit s'il y a des témoins et puis sur déjà les caméras de vidéos surveillance privée parce qu'il y en a énormément.

Donc c'est pas la peine de rajouter des publics dans la rue he souvent parce que c'est quand même ça le sujet aussi et que donc il y a pas besoin de ça. Par contre ça coûte un pognon de dingue. Et puis ici là ne plus ultra quoi.

Vousz les caméras et les gens derrière les écrans qui regardent les écrans des caméras. Vraiment le truc qu'il faut pas faire quoi en terme de ratio bêtises. Là on est on est très très haut parce que de quoi on a besoin ?

On a besoin d'enquêteurs dans ce pays pour faire les enquêtes. Oui. Oui.

Oui, ça on en manque. Vous savez combien il y a d'enquêteurs de la police judiciaire dans le pays ? Est-ce que vous savez ? 5800 et des brouettes.

Il y a 120000 policiers dans le pays, 80000 gendarmes. Je vous ai compté que le PJ police parce que en gendarmerie c'est organisé différemment. Donc je peux pas faire le même topo.

C'est un peu plus un peu plus compliqué. Mais combien il y a de personnes dans les bacs des brigades anticriminalité ? 7500 et c'est une estimation parce que la préfecture de police ne donne pas les chiffres du nombre de personnes qui travaillent dans la BAC.

C'est pour donner des ordres de grandeur. Un autre ordre de grandeur. Combien y a-t-il de policiers à la police aux frontières ?

Pour chasser les méchants migrants et combien il y en a qui suivent mes lives ? Je suis content. 15000 policiers de la police aux frontières et Macron s'est venté d'avoir fait la plus grosse augmentation du nombre de policiers aux frontières passant de 14000 à 15000.

Bon, ça vous donne les ordres de grandeur. Donc oui, en fait, on aurait plutôt besoin de 15000 policiers de la police judiciaire pour faire les enquêtes plutôt que de type de la BAC ou de gens qui sont dans les centres de rétention administrative et qui font là de la gardiennage, il le font mal en plus, c'est même pas leur métier, ils sont eux-mêmes en souffrance parce que souvent quand ils vont dans ces affectations là, c'est parce qu'il avec ce poste là disponible pour se rapprocher géographiquement pour avoir sa mutation. La première chose qui pensent auxquelles pensent les policiers quand ils sont à la police aux frontières notamment dans les centres de rétention administrative, c'est avoir une autre mutation.

C'est la réalité. Donc en plus ce qu'on propose va améliorer leurs conditions de vie et de travail. Quand même la bonne affaire mais ça Estrosie et Siotie c'est pas leur truc.

Alors j'ai vu aussi que ils avaient tous les deux une grande passion. Bon pour les armes, ça on savait même s'il y en a un qui a pas fait son service évidemment. Euh ouais, c'est c'était c'est une attaque à dominem ça.

Bon, c'est pas bien. C'est pas bien. Mais ils ont une passion pour la police municipale.

Ah oui, vous avez une des plus grandes polices municipales ici. Mais et une des mieux armées, hein. Trop armée, mieux que la police, j'ai entendu ça.

Mais c'est vrai en plus, c'est sûr que c'est vrai. Mieux que la police nationale. Bon, nous on s'est creusé la tête, on a dit "Bon, qu'est-ce que c'est que cette histoire ?

Comment on fait pour retrouver une vraie police de proximité dans le pays ?" une police d'ilotage comme l'avait pensé, imaginé et commencé à mettre en œuvre Pierre Jox à son époque. Pour faire ça, on a besoin d'effectif évidemment, mais il y a un sujet parce que vous savez les policiers municipaux en réalité, ils passent leur temps à revendiquer de faire comme les policiers nationaux, à avoir les mêmes uniformes, à avoir les mêmes armes, à pouvoir accéder aux mêmes fichiers, faire les mêmes interpellations.

En fait, ils veulent être policiers nationaux. Non, mais c'est c'est ils veulent être policiers nationaux. Faut qu'ils le disent à un moment donné et ben on va exaucer leur vœux.

Ben oui, on va prendre les 23000 policiers municipaux. Hop, police nationale. Alors, on va refaire une formation tout ça, hein.

On va voilà. Ah voilà. Non, mais parce que c'est pas c'est pas dégradant quand je dis ça, c'est que c'est pas le même métier quoi.

C'est pas les mêmes prérogatives, c'est pas les mêmes qualifications. On attend pas les mêmes choses d'eux. Donc on va faire ça.

On va redéployer les 7000 effectifs de la BAC, pas les gens de la BAC dans la police de proximité mais l'équivalent de 7000 effectifs. On verra comment s'organise. Il y a un petit souci dans l'équation là, mais on va y arriver.

De sorte à ce que vous ayez les 23000 plus 7000 300 et on en prendra 10000 qui sont aujourd'hui dans la sécurité publique, ce que vous voyez patrouiller, voiture 17 et cetera. Et ce sera les 40000 policiers qui seront le socle de la nouvelle police de proximité. Et quel est l'intérêt de faire ça ? que bon à Nice, il y a plein de policiers municipaux mais je trouve ça aussi injuste que dans les villes il y en a zéro.

Bah c'est pas juste que vous en ayez trop ou pas assez, c'est pas juste. Ce qu'il faut, c'est en avoir autant qu'on en a besoin des policiers, de la police pour faire du travail de proximité, de tranquillité publique pour avoir des comment ça s'appelle ? Des gardiens de la paix.

Voilà, c'est pas compliqué quand même. [applaudissements] Donc on prend ces effectifs là et on le redéploie en fonction de la taille des villes. C'est déjà un premier critère et après on fait en fonction des besoins identifiés mais surtout de la taille de la population.

Ce qui fait qu'il y aura moins de policiers municipaux euh donc de futurs policiers nationaux de proximité à Nice, mais il y en aura un peu plus dans tout un tas d'autres communes alentours et ailleurs dans le pays surtout où il y en a pas où la police n'est plus là, a disparu de la circulation et ne vient que quand il y a des appels 17 avec des cararts de CRS, des LBD40 et tout le et repart aussitôt et puis plus personne circuler, il y a rien à voir. Donc ça c'est terminé. On rond avec ça.

Et comment on fait ? On fait en sorte que la police de proximité soit sous la double autorité du maire et du préfet. on sait le faire.

Il y a des autres cas de figure. C'est le cas. D'ailleurs, le maire, il est agent de l'État, vous le savez.

Il est officier de police judiciaire et officier d'état civil. Il agit pour le compte du préfet et de l'État sur un certain nombre de ses missions. Donc, il aura des policiers nationaux de proximité qui lui seront affectés et il pourra faire en sorte de voir comment on les déploie, avec quoi les comités locaux de sécurité et de prévention de la délinquence.

Ça c'est Jospin qui a inventé ça à son époque avec Chevinement. Une bonne idée mais ça a pas été vraiment investi. Et puis il manque un truc dans ces CLSPD, il manque quelque chose.

Ce sont les citoyennes et les citoyens qui puissent dire quels sont leurs besoins, leurs demandes en terme de sûreté et de sécurité au niveau local. Voilà parce que je suis sûr que les gens ils veulent pas des cowboys. Quand vous leur posez la question pas ça, c'est pas ça qu'ils veulent.

Ils veulent avoir un coup de temps en temps qu'il soit à la sortie de l'école qui discute avec les commerçants qui peuvent le café ou une bière. Bon, moi j'autoriserai mais bon normalement c'est pas la ligne. Bon mais au moins le café enfin c'est ça quoi.

Et on a dit souvent ah les policiers sont pas là. On a dit non Nicolas Sarkozi a dit on n'est pas là pour ils sont pas là pour jouer au football avec les gamins. Vous vous souvenez c'était à Toulouse.

Alors en plus c'était du rugby. Alors c'est dire moi j'ai rien ni pour le rugby ni pour le football. qui faut mais c'est un objectif en soi que l'on puisse aboutir à cela.

C'est-à-dire queil y ait des policiers dans un quartier populaire qui puisse jouer au football ou au rugby avec les gamins parce que ça voudrait dire que ça va mieux, qu'il y a moins de tension, qu' a moins de violence. Est-ce que c'est pas ça l'objectif ? Bien sûr que c'est ça l'objectif mais non.

Madame PCR avec Sioti et bon Estros lui il est avec Macron mais ça même c'est la même pente hein. C'est comment vous voulez que ce soit plus ou moins pentu euh veulent vous mettre des euh comment ils disent ça ? Des brigades coup de point.

Je vous fais la chorégraphie parce qu'ils l'ont pas faite. Mais moi je si j'étais conseillé comme de PCR déjà c'est voilà, je pense qu'elle n'aurait pas en avoir besoin. Elle devrait faire je veux des brigades coup de point [applaudissements] avec des militaires qui sécurisent le quartier potentiellement pendant plusieurs jours pour aller sortir de là les trafiquants.

Ah [gémissement] ou en fait ils veulent tourner un film hein. Non mais ils veulent tourner un film. un mauvais film en plus avec des victimes dedans et les premières victimes, c'est la dignité de policier, sa capacité de discernement et son métier en tant que tel.

Comment on fait pour démanteler un trafic ? Comment on fait ? On fait du renseignement bien sûr à moi, mais on fait des enquêtes de police judiciaire contrôlé par des magistrats indépendants.

C'est ça qu'on fait. C'est comme ça qu'on remonte un trafic qu'on va à la tête. Parce que d'ailleurs quand ils viennent dans le quartier populaire là hein avec les mitraillettes, les machins, les LBD, les tout ce que vous voulez, euh la tête de réseau, elle habite pas dans le quartier, hein.

Ah mais ils ont pas l'air d'être au courant, faudrait leur dire quand même. Non mais oui, il faut surveiller les banques. Il y a les flux financiers.

J'ai pas parlé de la la délinquence économique et financière, j'ai déjà trop parlé. Alors, je vais accélérer très très vite. Je vous ai parlé de police de proximité, de police judiciaire, de lutte contre le trafic et c'est là où je vole parce que je sais qu'il en parlera pas après à Éric la proposition de loi qu'il a faite et c'est pas un petit sujet la légalisation du cannabis et le changer de doctrine sur la la vision qu'on a sur les drogues et sur l'usage les usages des drogues. [applaudissements] 30 % de l'activité des policiers quand ils sont sur en global et c'est 56 % quand ils sont sur le terrain sur la voie publique est consacré à la lutte la lutte contre les stupéfiants, les grosses guillemets hein.

En fait, c'est des contrôles d'identité pour fouiller les poches des gens en espérant trouver 1 g 3 g quoi pour faire des bâtons, des chiffres. En plus, ça fait des enquêtes élucidées vachement bien. Non mais c'est complètement idiot parce que c'est aussi 30 % de temps de la justice derrière hein, des comparitions immédiates, des machins, des temps de prison, 120 € jour une place de prison hein.

Donc s'ils étaient là pour faire des économies, l'austérité comme d'habitude, ils devraient réfléchir à deux fois quand même avant de construire des places de prison parce que Siot, le camarade Sioti là, il veut en faire 30000 dans des Algéos. Oui oui oui oui oui. Si si il a déclaré ça, il l'a dit.

Non non, je rigole pas. dans du préfabriqué. Non mais ça va trop loin là.

Arrêtez-le quoi. Faites quelque chose. Je vais venir me présenter ici au législatif.

Tiens. Ah c'était une blague. C'est une blague.

Je crois qu'il y a des camarades qui sont [applaudissements] qui font ça qui font ça très bien. Mais je reviendrai au fil un coup de main peut-être pour les législative le le moment venu [applaudissements] parce que on a besoin en final. Je vais faire la jonction avec la justice et parler très rapidement de justice.

On a besoin de déflation pénale pour aboutir à une déflation carcérale. On n pas besoin de mettre autant de gens que ça en prison. Une des dernières prisons que j'ai visité par les dernières, mais quand je suis allé la bonne ville à côté d'Ansi, je sais pas si vous connaissez, moi je connaissais pas, charmant de prison.

Voilà. Et ben il y avait 14 % des gens qui étaient là parce que ils avaient conduit bourré et en récidive. Je sais pas si c'était de la bière, j'en sais rien.

On m'a pas donné cette information mais 14 % et souvent ce sont des personnes d'un certain âge et s'ils sont en récidif, ça veut peut-être dire que ça a pas marché. Je vais dire de passer par la case prison parce qu'ils reviennent. Donc on pourrait peut-être faire autre chose, non hein ?

C'est autant de place de prison d'économisé de gens qu'on ne met pas en situation de détresse sociale en ressortant parce qu'ils ont perdu leurs boulot, leurs amis machin qui sont étés prison. Enfin voilà, je vous prends cet exemple là parce que je sors, je suis sorti des stupéfiants du cannabis, ça vous en donne un autre qui vous permet de de donner à voir qu'on pourrait faire, qu'on peut faire et qu'on doit faire différemment. Et surtout, il faut doubler le budget du ministère de la justice, pas l'augmenter de 8 % augmentation historique.

Doubler [applaudissements] doubler, c'est un peu moins de 10 milliards d'euros. Bon, ça va, il y en a 70 milliards de dividendes, on peut prendre en prendre 10 par là et puis on pourrait en prendre aussi quelques autres dans la fraude et l'évasion fiscale. Ça tombe bien, c'est les tâches de police et de justice aussi.

Comme ça, on fera autofinancer. C'est bien, c'est vachement bien. Et puis surtout, on a besoin de magistrat et je terminerai là-dessus parce que en réalité, l'essentiel de l'activité du ministère de la justice, ce n'est pas le pénal.

L'essentiel 70 % de l'activité du ministère de la justice, ce sont ce qu'on appelle les affaires civiles. D'accord ? C'est quoi là-dedans ?

Qu'est-ce que c'est là-dedans ? le juge aux affaires familiales, les divorces, les gardes d'enfants, les curatelles, les tutelles, les prudommes. Bon bah des litiges commerciaux quand vous avez je sais pas quelqu'un vous vous doit des sous, quelqu'un vous arnaquez, vous êtes en contentieux, ça fait partie de 70 % de l'activité judiciaire de ce pays.

C'est là-dessus qu' doit porter l'effort parce que à la fin quand ça foire au civil, quand c'est pas traité, quand ça se les délais s'allongent, bah ça se règle différemment dans la société. Et souvent ça rebascule au pénal. Il est pas rare de voir des des liens des affaires d'un côté finir de l'autre bout.

Donc il faut ça participe de l'apaisement de la société quand la justice fonctionne bien. Je vous souule pas avec la réforme institutionnelle. Je vous dirai juste pour terminer et faire la transition avec ce que va vous raconter Éric que de toute façon tout ce que je viens de vous dire n'a aucune espèce d'intérêt et de sens si on applique pas le reste du programme l'avenir en commun.

Mais vraiment, on va pas régler les problèmes de délinquence, de sûreté, de tout ce que vous voulez, juste par l'action de police ou l'action de justice. Ça c'est un un palliatif, une organisation nécessaire pour traiter les problèmes auxquels on est confronté. Mais la vraie sécurité, la seule sécurité qui vaille, c'est la sécurité sociale. [applaudissements] C'est la sécurité sociale.

Et rappelez-vous [applaudissements] que la première des sécurités, c'est aussi et surtout la liberté. [applaudissements] [applaudissements] Hugo qui nous a tenu un discours très différent de celui des hommes politiques locaux sur ce thème très sensible dans le département de la sécurité. Je passe la parole à Éric Cocrel. [applaudissements] Bonjour à toutes et à tous. [applaudissements] Bon alors très franchement quand Roseline m'a appelé pour me dire on fait un meeting à Nice Roseline je la connais depuis longtemps ça fait longtemps que je dis à Nice.

Je lui ai dit écoute Roseline faut changer de salle par rapport à celle qu'on prend d'habitude parce que crois-moi en ce moment les meetings même quand il y a pas Jean-Luc Mélenchon a Jean-Luc l'unité c'est à partir de de milliers ils réunissent des centaines de personnes. Alors je lui dis vas-y prends une salle importante. Alors elle a pris une salle de 300 personnes. elle a eu raison puisqu'on l'a rempl ce soir et que franchement vont bien connaître la ville, c'est pas évident.

Ce qui me permet d'ailleurs de saluer tous les bénévoles qui ont organisé cet événement, de saluer aussi, je suis content spécialement d'être ici. Bon, je viens de parler de Roseline parce que j'y ai plusieurs camarades de longue date. Je pense à Jean notamment.

On a on a fait un parti ensemble genre il tenait dans plusieurs cabines téléphoniques à l'époque mais euh c'est vrai mais il tenait haut la la flamme de la République sociale et n'empêche il a quand même cofondé le PG avec Jean-Luc donc c'était plutôt pas mal de résultats. Je pense aussi à Laori. Alors Laori, je le connais pas.

Toi, je t'attendais pas que je parle de toi. La m'appelle il y a quelques mois de ça, il me dit "Je suis euh délégué CGT à l'aéroport de Nice, ça me ferait plaisir de faire quelque chose." Et puis tout à l'heure, il me dit euh "Je suis fier de te voir." Enfin, il me dit "Tu m'as tu m'as dit tu ou vous, je sais plus là." Bon, lui, il se rend pas compte à quel point nous les députés de France insoumise, on est fier qu'il a des syndicalistes, des responsables syndicaux qui veulent justement faire en sorte que l'Union populaire soit leur mouvement et que cette campagne soit leur mouvement. [applaudissements] On est fier que quelqu'un comme Je Viève [acclamation] qui est là, qui est membre du Parlement de l'Union populaire avec moi, c'est chose extraordinaire.

Le parlement populaire qui sera certainement la matrice de ce qu'on veut faire pour l'avenir. Ah oui, mais je suis fier que Jeun Viève, elle soit là. Voilà, avec nous.

Très fier que tu sois avec nous, je Viève. Et puis je suis fier aussi, je vous connais moins bien mais Paul et Annelor, j'ai vu que vous aviez code d'enfer ici. C'est ça.

C'est Paul et Annor. Voilà. Bien, merci.

Je me suis pas trompé. Bon et tout ce qui est ici. Je vais commencer par dire que depuis ce weekend la situation s'est quand même un peu éclaircie dans le paysage de la droite.

Au début on pensait qu'on avait deux extrémistes de droite qui se faisaient qui rivalisaient dans les les les mesures les plus identitaires, racistes et cetera. Ben maintenant, on en a une troisième avec Valérie PC qui a repris, vous avez vu, la question du grand remplacement. Bon euh alors j'ai j'étais assez content.

J'ai quand même vu un journaliste de BFM qui suit en direct qui a tenu quand même à rappeler que le grand remplacement c'est juste une théorie complotiste au nom de laquelle à Chris Church en Nouvelle-Zélande un terroriste a tué des dizaines de personnes dans des mosquées et qui signifie si on suit bien ce que ça veut dire que en réalité ça vise à expulser par la force plusieurs millions de nos concitoyens parce qu'ils n'auraient pas abduré leur foi. C'est donc une théorie totalitaire et la droite républicaine, c'est quand même quelque chose, je le dis comme ça, mais qui fait un peu froid dans le dos quand même. Bon, que que PCR soit la ventrilogue de Sioti, c'est déjà un problème, mais que elle endosse quelque part ce genre de de théorie, ça c'est vraiment quelque chose qui qui dit quelque chose de la période.

C'est un espèce d'extrême droitisation. Bon, moi vous savez, on a dit on a dit qu'elle était pas très bonne sur la forme. L'autre jour, je veux croire parce que je suis quelqu'un de gentil que c'est peut-être parce qu'elle se sentait pas finalement si si à l'aise avec ce genre de théorie.

Mais bon, ça la regarde. À mon avis, elle se rend même pas compte que dans ces cas-là, on nourrit toujours l'original. Ça c'est son l'histoire hein.

La droite avait fait la même chose dans l'Allemagne nazi, hein. Ils avaient ils pensaient qu'ils allaient dompter Hitler. Le patronat pensait qu'ils allaient dombter Hitler et on a connu le résultat.

Mais bon, au moins ça s'est éclairci de ce point de vue- là. Il y a trois candidats d'extrême droite et puis il y a Macron. Alors Macron, il a c'est lui qui a allumé les mèches hein globalement.

Il a mis sur le thème des débats euh la question sécuritaire avec la loi sécurité. il a mis sur le thème du débat la stigmatisation de nos concitoyens de religion musulman avec la loi sur le séparatisme et puis bon, ils nous ont abreuvé avec des médias qui sont souvent aux ordres de ce genre de de choses pour qu'on parle pas finalement de la question sociale. Alors maintenant, je peux vous dire ce qu'il va essayer de jouer.

Il va essayer de nous jouer finalement le candidat modéré. Moi, j'ai même vu l'autre jour, il y avait un sondage assez extraordinaire qui disait "Quel est le quel est le candidat gauche dans lequel vous reconnaissez le mieux ?" Il y avait Macron qui Ouais, ouais, c'est vrai, il y avait Macron.

Bon. Donc ils vont essayer de nous faire ça. Vous me direz euh s'il y a encore un weekend comme le weekend dernier, ça va être un peu difficile parce que envoyer des blindés sur des manifestants des armées à Paris euh dans le style de modéré et de candidat gauche, on a un peu mieux fait et ça rappelle quelque chose et c'est le la seule évocation puisque c'est le sujet dont tu viens de parler, c'est que on a quand même vécu dans ce quinquena j'y reviendrai tout à l'heure parce que les deux se complètent en général à la fois le quinquena le plus inégalitaire de la 5e République mais aussi le plus répressif.

Jamais dans la 5e République, on a autant réprimé les mouvements sociaux, des milliers de gardes à vue, des centaines de personnes blessées dont plusieurs dizaines plaisaient gravement avec des situations qui sont bon, on l'a connu, enfin des choses qui qui dépassent l'entendement et envoyer des blindés face à un peuple face au convoi de la liberté, face à des gens qui mon dieu la belle affaire qui prévoyait de monter à Paris en voiture. Depuis quand par rapport à ça, on envoie quasiment l'armée que je sache, c'est pas nouveau que les agriculteurs de la FNSA proposent d'aller bloquer Paris. C'est pas nouveau qu'il y a des choses de ce type là.

Et là par contre et bien ce n'est pas possible tout simplement parce que les convois de la liberté quoi qu'on pense après de leur diversité, il y a des gens avec les dans les dans ces convois avec qui je m'entends certainement pas mais en réalité il posait les deux questions fondamentales par rapport au quinquena de Macron. La question de la liberté, on en a parlé et puis la question aussi donc je l'ai dit tout à l'heure des inégalités. Commençons par ça.

Donc Macron et les trois autres candidats de droite partagent ensemble le même programme économique. C'est ça la réalité. Ensemble, ils sont d'accord sur le néolibéralisme.

Ensemble, ils veulent reculer l'âge de départ à la retraite. Ensemble, la seule manière pour eux d'augmenter les salaires, c'est toujours de faire en sorte que ce qu'ils appellent les charges sociales soient exonérées. Ce qui fait qu'il n'y aura plus aucune protection sociale dans le pays et qu'on détruira tous les acquis du Conseil national de la Résistance.

Ensemble, c'est toucher pas au Grisby, c'est-à-dire de faire en sorte que on ne touche pas à la fiscalité parce que on ne touche pas en réalité à la fiscalité des plus riches et cetera et cetera. et puis j'en passe sur la case des services publics. Bon, Macron, de ce point de vue-là, en terme de case des services publics et de l'état social, si on l'entend bien, s'il y a un prochain quinquena, ça va frapper fort.

Je sais pas si vous avez vu aujourd'hui ce qu'il a annoncé quand même. Il a annoncé la suppression du CAPS. Il a annoncé la suppression du statut d'enseignant à vie, c'est-à-dire que vous serez plus fonctionnaire.

Absolument. C'est ce qu'il a fait. Et donc en réalité, il annonce qu'il va reprendre là où le Covid l'a obligé à s'arrêter et bien la destruction de l'État social.

C'est Macron. Macron et après je parlerai de notre programme, vous inquiétez pas parce que notre particularité c'est qu'on a un programme pour s'y opposer. Mais Macron, je le disais tout à l'heure, je pas je vais pas trop vous abruver en chiffre, même si le travers d'être commissaire aux finances fait qu'au bout d'un moment, on en a tellement à qui à à mettre à mettre sur la table et qui nous scandalis que on fait on peut pas faire autrement.

Macron, donc je le disais, c'est le numéro 1 en terme d'inégalité. Je cite toujours un exemple. Moi quand je suis arrivé à la commission des finances, nouvellement élu, député 2017, il y a à chaque fin d'année des des études qui sont sorties par Oxfem attaque au niveau international.

Ces études, elles donnent elles indiquent la progression, l'inégalité dans le monde. Donc fin 2017, il y avait 67 personnes qui possédaient la moitié du patrimoine de l'humanité. Aujourd'hui, on en est à 26.

Deuxème élément dans cette étude fin 2017, c'est que la France était en retard. C'estàd que la France se situait plutôt au mal classé parmi les pays favorisés en terme d'inégalité. Il y avait déjà beaucoup d'inégalités.

Il Sarkozy, Hollande et n'empêche, il y avait quand même un amortisseur social qui faisait qui faisait que ça protégeait un peu. Macron en 5 ans, il a quasiment rattrapé ce retard. C'est ça la réalité.

Macron, rendez-vous compte, aujourd'hui on a c les cinq plus grandes fortunes de France qui possèdent l'équivalent de la richesse de 27 millions de personnes dans ce pays. On a les 500 plus grandes fortunes de France qui ont venu leur revenus doubler en 5 ans et de 30 % pendant la crise du Covid. Là, croyez-moi que quand je dis revenu doublé, c'est pas en dizaines, en centaines, en milliers, en millions d'euros, c'est en milliards d'euros.

On a donc quelque chose qui s'est qui a complètement explosé. Alors, au service de quoi ? Eux ce qu'ils nous disent, ils nous disent il faut alimenter le capital parce que vous comprenez ça augmente la compétitivité, ça permet aux capitaux de venir et cetera, tout va bien et ce alors bah il y a quand même des études qui sont en fait c'est le discours de le maire hein he le maire il nous fait ça à chaque fois quoi.

Discours de le maire. Bien. Alors maintenant il faut regarder.

Bon est-ce que ça a développé l'emploi ? Bah non. Alors, ils nous disent, on a créé 1 million d'emplois dans ce pays en 5 ans.

Mais la France, quelle que soit sa situation, à minimum, elle crée en gros 200 à 250000 emplois par an. Voilà, il y a un stock d'emploi qui malgré tout se crée. Donc, il y a rien d'exceptionnel. sous Hollande, il en avait eu 875000 de créés en 5 ans.

Donc on voit bien qu'on est à peu près sur le niveau. Surtout que dans le million d'emplois créés par Emmanuel Macron, ce qu'il ne dit pas, c'est que la moitié sont des précaires. C'est-à-dire que ils détruisent progressivement ce qui qui est constitué jusqu'à maintenant la norme de l'emploi en France et le CDI dont je vous rappelle qu'il a été attaqué dès le départ du quinquena Macron par les lois pénicos qui s'attaquai au code du travail.

Est-ce que ça crée des entreprises ? Ça c'est leur Oui, avant aussi j'ai entendu quelqu'un qui a dit avant mais Penico on a fait j'allais dire qualit quantitativement elle a mis la barre encore un peu plus haut mais on est d'accord les loy comerie tout ça avait présenté ça vous vous rendrez compte que dans mon discour à revaloriser le quinquena de François Holland d'ailleurs dont le ministre était et Macron n'oubliez pas Macron il avait commencé son œuvre oubliez pas Macron parce que quand Macron était secrétaire je fais une aparté était secrétaire général de l'Élysée et après ministre ministre des finances, vous savez qu'il a été très incisif et à l'œuvre, à la manœuvre comme on dit dans la vente d'Alstom à Généralie et que on a un collègue de droite Marlex enfin gauchiste, Marlex hein, qui a fait un signalement par rapport au compte de campagne pour dire qu'il était quand même curieux que les principateurs de la campagne d'Emmanuel Macron comme par hasard étaient ceux qui avaient bénéficié de cette vente d'Alstom général. Ben figurez-vous le signalement c'est étaé là, il y a rien eu.

Je ferme la parenthèse pour dire que il était bien dans dans le gouvernement Hollande. Donc l'emploi 1 million de 1 million de de création d'entreprise nous disent-il. Alors là, on se dit un million de création d'entreprise.

Ah oui, sauf que une des premières mesures qu'ils ont fait en 2017, rassurez-vous, s'est passé quasiment inaperçu. C'était un amendement qui a consisté à doubler le plafond des auto-entrepreneurs. C'estàd pour être auto-entpreneur, vous pouviez vous aviez ce statut et vous pouviez doubler les revenus donc que vous tirez de cet emploi.

Et donc c'est que sur un million de création d'entreprise, les de tiers sont des travailleurs ubérisés. Alors, le moins qu'on puisse dire, c'est que je pense pas qu'on puisse penser que c'est les entreprises telles qu'on les imagine. C'est plutôt les nouveaux travailleurs à la tâche du 19e siècle.

L'investissement, est-ce que il y a eu un investissement dans ce pays ? Et ben, manque de pot là aussi devant le chiffre astronomique, record, on est maintenant recordman d'Europe, hein. Alors là, la France est recordman d'Europe.

Des dividendes distribuées aux actionnaires à hauteur de 64 milliards en d'euros l'an dernier au niveau du CAC 40. Bah figurez-vous, c'est deux fois et demi la somme mise au service de l'investissement. Et pour vous donner une idée, au début des années 80 et bien les investiss les dividendes représentaient même pas la moitié de ce qu'on mettait dans les investissement.

Donc en réalité à force de faire des cadeaux sans contrepartie, sans contrainte, et bien ils ont au contraire réduit l'investissement dans le pays. Donc cette politique non seulement elle crée des inégalités mais en réalité elle ne crée pas, j'allais dire l'activité économique qu'on peut en attendre. Dernière aparté sur Emmanuel Macron et de ce qu'il veut définir à l'avance si jamais il est réélu.

Vous savez, ils nous disent on a par rapport à l'an dernier augmenté de 7 % la croissance et ils nous disent là-dessus jamais on a fait mieux. Sauf que ce qui s'est passé c'est qu'on compare un chiffre l'an dernier qui lui-même était une baisse de 8 % de la croissance. Donc quand vous baissez votre croissance, si vous remontez, il y a un rebond mécanique.

Ça veut pas dire que vous avez gagné une croissance absolument mirifique. Ça veut dire juste que vous avez repris l'activité. Sauf que suivez-moi bien dans le dans le petit signe que je viens de vous donner.

Croissance 2020, chute de 8 %, remontée de la croissance. Sauf que là, il y a un V et ce V, c'est la perte de production de richesse dans ce pays pendant un an et demi. Et la perte de production de richesse dans ce pays pendant un et demi, elle est pas fictive, elle est réelle, bien réelle.

Qu'est-ce qui a permis à un moment donné de l'endosser en partie ? Même si je pense que on aurait dû le faire autrement, mais c'est notamment par exemple le chômage partiel, c'est-à-dire c'est notamment des sommes qui ont creusé un déficit puisé dans ce qu'on appelle la dette Covid. Je recommande un très bon livre que vous pourrez acheter à la sortie et qui ont permis et qui ont permis que l'économie croule pas totalement.

Mais la question elle est qui va payer qui va payer cette perte de production des richesses ? Ça c'est intéressant parce que ça ça nous ramène à une guerre de classe basique et banale. Est-ce que c'est le capital ou est-ce que c'est le travail ?

Toute la question est là. Et bien c'est bien répondu sous Emmanuel Macron, il veut que ce soit le travail et notamment par quelque chose qui a été mis en place depuis 30 ans qu'on connaît dont on connaît les effets. Il nous annonce à l'avance que dans les 5 années à venir, il va y avoir le baisse historique des dépenses publiques dans ce pays pour commencer à rembourser la dette Covid.

C'est ça qu'il nous annonce. Et pour être sûr en plus qu'on va la rembourser, ils nous disent que non seulement il y a la fameuse règle d'or de 3 % des déficits, on sait pas vraiment à quoi ça sert, mais en plus ils vont voter une loi organique qui fera en sorte que l'assemblée sera corsautée pendant 5 ans sur les dépenses définies à l'avance. Je sais pas si ça vous rappelle quelque chose ça dans les années à partir des années 90 et où à l'inverse de ce qu'on faisait pendant des années dans ce pays, c'est-à-dire définir les besoins en matière de santé, trouver les recettes, et bien on a fait l'inverse, on a défini les recettes qu'on voulait y mettre et à partir de là les besoins.

C'est tout la catastrophe qu'on a vu en terme de santé publique. Ils veulent faire ça au budget de la nation. Donc voilà, je vais venir à l'alternative pour dire une chose.

Le seul candidat capable d'aller au deuxième tour de cette élection qui s'oppose radicalement, qui propose un projet alternatif radical face au néolibéralisme, c'est Jean-Luc Mélenchon. C'est ça la réalité de ce qui est aujourd'hui devant nous dans le paysage politique. Il y en a pas d'autres.

Il y en a pas d'autres. Et donc l'idée c'est exactement de faire l'inverse de ce que vient de faire Emmanuel Macron. Emel Macron, c'est l'idée que les intérêts particuliers des plus riches, si on les gave d'encore plus, finiront par redistribuer de l'argent, servir à au plus grand nombre.

Bon, je viens de vous prouver que c'était pas vrai. Donc nous, on parle de l'optique inverse. On pense qu'il faut d'abord servir les besoins de la population et l'intérêt général.

Et au service de ça et en conséquence de ça à la fois c'est l'effet et la cause et bien c'est au service d'une politique de plein emploi. Comment on a le plein d'emploi et comment en réalité si vous avez bien suivi ce que je vous ai dit comment on fait en sorte que on redistribue différemment les revenus du travail et du capital cette fois-ci en faveur des revenus du travail contrairement à ce qui a été fait pendant 30 années. La première chose bah c'est tout simple, on augmente les salaires.

Voilà, pour commencer à revenir là-dessus, on augmente les salaires. Donc on passe à 1400 € net par mois tout de suite puisque c'est la manière de pour l'État d'intervenir sur cette question. Et puis on lance des accords, des négociations non pas par entreprise parce que là le rapport de force est souvent défavorable au salariés mais par branche pour l'augmentation généraliste des salaires.

Sauf qu'on donne des règles et des lois. règle et lois par exemple désormais dans une même entreprise vous ne pourrez pas augmenter de vous ne pourrez pas avoir des salaires 20 fois supérieur au salaire le plus bas. Ça c'est une règle.

Elle est modérée hein. On a pris ça au niveau des syndicats européens mais elle existe. Deuxième règle à partir du moment où vous versez des dividendes, vous devez faire en sorte que les salaires connaissent la même augmentation que les dividendes.

S'il y a 25 % d'augmentation de dividende, alors il y a 25 % d'augmentation de salaire. Croyez-moi, ça va en refroidir certains. Ça, c'est des mesures qui permettent justement de d'impulser une augmentation des salaires.

Comment on augmente aussi, je veux dire, les revenus du travail ? Et bien, on dégelle le point d'indice des fonctionnaires et on revient sur les 20 ans qui ont coûté quasiment 20 % de leur revenus aux fonctionnaires. [applaudissements] Comment on met aussi de l'argent dans les revenus du travail ?

Et bien, on considère que quelqu'un qui est à la retraite, il vit de revenu du travail et qu'à partir de là, il n'est pas possible que quelqu'un qui soit à la retraite soit en dessous du SMIC dans ce pays. Donc pas de retraite en dessous du SMIC. [applaudissements] C'est également vrai pour les jeunes.

Nous, on continue à considérer, c'est un vieux terme qui on utilisait, je pense que je suis pas le seul ici dans le temps, on parlait des étudiants, des lycéens professionnels comme des des jeunes travailleurs en formation. Et ben des jeunes travailleurs en formation, ils ont le droit de gagner leur vie pour faire leurs études. Et c'est pour ça qu'on propose un revenu garanti jeune de 1063 € à tous ces personnes de façon à ce qu'il n'est pas besoin d'aller faire des travaux précaires et je ne sais quoi ou ubériser pour se payer leurs études.

Ça c'est j'allais dire la question du partage des revenus du travail que je viens de vous présenter. Et puis il y a évidemment le partage du temps de travail lui-même qui quand vous y réfléchissez bien est aussi la façon de récupérer un moment du revenu du capital. Parce que que fait le capital ?

Que fait le capitalisme si ce n'est du temps de travail ? Donc la question c'est que quand vous abaissez le temps de travail de tous pour le répartir sur tous et permettre à plus de gens de travailler, et bien là aussi évidemment vous allez rééquilibrer la partage le partage du travail en faveur des des en faveur des revenus du travail. Donc ça consiste à revenir à vraiment 35 he que ça soit la norme.

Aujourd'hui on est un peu plus de 37 he et des 35 heures qui soient réellement payé au prix où aujourd'hui les gens sont payés, ça veut dire qu'on pénalise les heures supplémentaires. Ça veut dire qu'on va vers une 6e semaine de congé payé. Et ça veut dire bien évidemment aussi que et nous sommes la seule force par qui est capable de gagner qu'il propose, on va vers la retraite à 60 ans après 40 années annuité de cotisation et sans décote. [applaudissements] La manière aussi de remettre de l'argent dans les revenus du travail, c'est la lutte contre la précarité.

Je l'ai dit, qui a galopé avec Emmanuel Macron. Je commencerai par les travailleurs des plateformes Uber. Ce n'est plus supportable la situation qui présenté.

On a une collègue députée européenne la chab de l'applaudir qui a fait passer au niveau du Parlement européen le fait qu'on requalifie justement que directive requalifie les travailleurs des plateformes ubérisées en salarié. C'est ce que nous proposerons dans notre programme parce qu'on voit bien que c'est tout sauf des auto-entrepreneurs, je veux dire pouvant définir leur temps de travail autre. Ce sont juste les dites à l'ord des travailleurs à la tâche.

Ça veut dire aussi que dans cette lutte contre la précarité, il faut proposer à ceux qu'il souhaite la titularisation des 1,1 million de contractuels qui travaillent dans la fonction publique. [applaudissements] Et ça veut dire aussi bien évidemment que dans les entreprises, il faut encadrer le le le recours au CDD temps partiel. 5 % maximum dans les grosses entreprises, 10 % dans les PME.

Ça c'est aussi quelque chose d'évidemment très important. Je terminerai sur le 4e axe pour justement créer de l'emploi. Bah c'est tout simplement d'en créer.

Et pour créer de l'emploi, on commence par que l'État commence par créer de l'emploi là où sont justement il a la possibilité de le faire, c'est-à-dire dans la fonction publique, dans l'État. Il faut remettre l'État en mouvement et en route dans ce pays. Et pas seulement les policiers.

Pas seulement les policiers comme le propose Emmanuel Macron. Nous, on considère que l'État c'est d'abord l'état social, que ce n'est pas possible que on ait supprimé depuis 2007 158000 postes de fonctionnaires, que Macron a continué une véritable currie sur les les ministères. Je pense par exemple ministère l'équipe de de l'environnement.

Donc vous pourriez tous vous dire que bah théoriquement ça devrait être un ministère protégé vu que la question environnementale soit-disant est prioritaire. Et bien ce ministère a encore suppri vu la disparition de milliers de postes sous macro. Ce qui fait que pour beaucoup c'est devenu pour beaucoup simplement un guichet.

Le disent les sal les fonctionnaires du minance des plans sur la comète sur la question environnementale. Ils ne servent en réalité que réorienter vers le privé. Il faut donc renforcer ces ministères. ministère des finances, ministère de l'environnement et cetera et puis évidemment renforcer les services publics au service d'une grande idée qui est la nôtre qui est la question de la planification écologique.

La planification écologique c'est absolument fondamental et centrale dans notre discours. Et c'est d'ailleurs ce qui nous sépare aussi des autres candidats de gauche, c'est que nous on pense que pour faire respecter la règle verte que nous voulons constitutionnaliser, c'est-à-dire de plus consommer et produire ce que la terre ne peut absorber, il faut envoyer un cap au niveau de l'économie, ça c'est une première chose, à travers des lois, des règlements, mais évidemment aussi des services publics débarrassés de la concurrence, qui soi à nouveau des services publics à monopole, que ça soit le transport, l'énergie, la santé et cetera et cetera. Ça c'est nécessaire partout.

Et on a calculé, on a calculé ce que ça donne. Ça donne par exemple, je donne que quelques exemples, un très actuel, il faut recruter 243000 personnes dans l'aide à l'autonomie des personnes âgées. Ça concerne les aides à domicile et je j'en tiens je tiens à ce moment à ce moment du de mon intervention pour saluer tous ceux qui ont été en première ligne pendant cette crise Covid qui n'ont même pas été récompensés par le séure de la santé.

Je parle des des métiers médicaux-sociaux, des métiers des travailleurs sociaux, des métiers du lien, des ambulanciers, je vais pas tous les citer mais je les considère ainsi, qui se retrouve très souvent avec non seulement des statuts de misère précaires, mais en plus avec des revenus toujours plus infirm et bien il faut recruter 243000 et faire en sorte queil n'y ait plus d'épadus lucratif dans ce pays. Et si pour ça il faut une nationalisation temporaire de ces épades, nous l'assumerons de façon à les redistribuer à la collectivité sous forme d'association et en tout cas tout ce qui n'est pas lucratif. Ça veut dire aussi que nous ambitionnons d'embaucher 190000 personnes dans l'éducation nationale en 5 60000 immédiatement.

Ça veut dire que nous considérons tout en revalorisant le revenu qu'il faut 100000 soignants de plus à l'hôpital. 100000 soignants de plus à l'hôpital et ce qui me permet quand j'évoque cette question de dénoncer l'hypocrisie d'Embel Macron et de ce gouvernement parce que le pass vaccinal qui est une atteinte aux libertés fondamentales qui fait en sorte d'organiser la sous-citoyenneté de millions de nos concitoyens qui organisent un contrôle généralisé sur les millions d'autres et bien ce poste vaccinal on sait très bien qu'il ne servait à rien d'un point de vue sanitaire on pouvait très bien toujours travailler à l'idée de convaincre plutôt de contraindre mais par contre il servait à ne pas regarder le bilan désastreux du gouvernement en matière sanitaire à commencé par le fait de continuer à fermer des hôpitaux pendant la crise Covid à hauteur de 5700 l'an dernier. Il faut, nous le disons, recruter 300000 emplois jeunes.

Je dis je m'arrête juste 2 secondes là-dessus. On l'avait proposé parce qu'il nous dit souvent vous faites pas de proposition, on l'avait proposé tout de suite dès dès on avait fait un notre propre commission d'enquête sur le Covid premier confinement, on avait fait des mesures et dans les mesures, on s'est dit bon attendez, il va se passer quelque chose, on en a pour plusieurs années. Donc au lieu que les jeunes se retrouvent, jeunes diplômés se retrouvent au chômage, créons tout de suite 300000 emplois jeunes bien rémunérés, 50 garanties d'emploi et qui pourront par exemple aller dans les écoles.

Alors vous me direz faire quoi dans les écoles ? Et ben s'ils invités dans les écoles, on aurait pu organiser la société en roulement dont on parlait et qui faisait par exemple qu'on organisait tout de suite des classes en demi, des cours en demi-classe de façon à ne pas laisser se développer encore plus l'épidémie. C'est vrai d'un point de vue sanitaire et cetera.

Ça c'est j'allais dire les les créations de poste. Je reviens sur la bifurcation écologique. On va investir 200 milliards dans la bifurcation écologique.

On va faire en sorte que on on rénove et on isole totalement 700000 logements par an. On a été chercher les chiffres. Non pas comme j'ai entendu quelqu'un ce matin parler dans le scénario MGAW entendu ça ce matin à France interre.

Je sais pas si entendu ça. Non, ça s'appelle meggaw. C'est très sérieux et ça ne prospose pas, contrairement à ce qu'a dit la personne à interdire la construction de médiuel à partir de 2050 comme si on voulait faire peur aux Français.

Je laisse de ce côté cette petite pointe polémique, je ne cite pas la personne, mais on va faire 700000 logements isolés par an. On va aussi faire en sorte par exemple de remettre en route le frais de ferroviaire. Et ça, ça veut dire une chose opposé au tout camion.

Ça veut dire que le frais de ferroviaire et bien je l'ai dit tout à l'heure contrairement aux lignes Nice Marseille qui viennent d'être créé, ça veut dire revenir sous l'ouverture à la concurrence demain. Il y a une grosse manifestation sur ce thème dans ma circonscription. Je suis très content d'être à Nice mais j'aurais bien été avec les chemin pour leur dire.

Ça veut dire aussi enfin qu'on va faire un grand plan vers le 100 % énergie renouvelable parce que la solution pour lutter contre le réchauffement de la planète c'est de ce n'est pas de jouer au docteur F l'amour du nucléaire. ce n'est pas de relancer un programme de PR dont nous savons que la seule PR construite en France n'est toujours pas en marche 10 ans après qu'elle est qu'elle que normalement elle est commencée à l'être et qui a coûté quatre fois plus cher dont on connaît les problèmes de soudure dont tous les plans ont été dévoilés un peu partout publiquement jusqu'à la taille des écrous et dont nous savons que pas un endroit dans le monde il n'y a une seule centrale EPR qui soit en état de fonctionner. On s'y refuse.

On s'y refuse d'abord parce que ça coûte très cher. On s'y refuse parce qu'on n'est pas s on n' pas de souveraineté énergétique parce que je rappelle que l'uranum ne pousse pas en France et que ça explique beaucoup des politiques cent de France-Afrique et néocolonialiste que nous menons. Et puis aussi et puis aussi on s'y oppose on s'y oppose aussi parce que justement les déchets nucléaires, on sait pas quoi en faire et que je trouve que les gens qui prennent ça à la légère sans se soucier de ce qu'on fera dans 200000 ans quand on ira déterrer des déchets qui seront toujours aussi dangereux et bien se comportant.

Voilà, ça c'est les mesures évidemment importantes. Elle coûte de l'argent. Elle coûte de l'argent.

Elle rapporte des Elle rapporte aussi beaucoup d'argent. C'est là-dessus que je vais conclure. Bon, je vais pas vous énumérer, vous trouverez dans le dans le dossier plein d'emploi les dizaines de milliards que coûtent effectivement ces mesures.

On dit pas le contraire. Mais ça rapporte de l'argent. Pourquoi ?

Parce que quand vous créez un million d'emplois, vous créez des cotisations sociales, vous créez des rentrées fiscales, c'est-à-dire que vous avez un cercle vertueux qui se met en place où en relançant la consommation populaire et bien ça s'améliore. Et figurez-vous, il y a un pays qui vient de nous donner l'exemple. Alors à leur mesure hein, ça va peut-être vous étonner mais c'est les États-Unis d'Amérique.

Les États-Unis d'Amérique face à la crise Covid, ils ont mis non pas 6 % du PIB comme nous mais 25 % de leur PIB. Et figurez-vous qu'ils ont choisi de doper la consommation populaire. Et le bilan c'est que la pauvreté a descendu aux États-Unis.

Alors, il part-être plus loin, hein, c'est sûr, mais ça montre juste que le mécanisme peut être effectivement mise en place à une plus grande échelle comme nous le proposons. L'argent, on va aussi le trouver dans la fiscalité parce que aujourd'hui quand on calcule, quand on propose une fiscalité différente, revenir sur l'ISF, revenir sur la flat taxe qui est ce bouclier du capital, revenir sur ces cadeaux mirifiques aux entreprises, par exemple le CICE, 20 milliards d'euros par an, qui n'a pas rapporté quasiment un emploi en 5 ans. Quand on revient sur le fait aussi de faire en sorte que les entreprises multinationales qui travaillent en France soient imposé réellement sur leurs bénéfices et non pas ce qu'elle déclare et cetera et cetera.

Et bien quand on revient notamment ne serait-ce que sur les cadeaux mirifiques d'Emmanuel Macron capital dont je vous ai parlé, on encaisse rapidement 120 milliards d'euros par an en plus. Vous voyez, il y a de quoi faire. Et ce qui nous manquera comme argent, oui, nous assumons de faire en sorte que nous ne respecterons pas les déficits à 3 % parce que la dette, c'est pas forcément négatif à partir du moment où ça paye les investissements et justement les investissements de demain.

Et ce qui est plutôt négatif, c'est les politiques d'austérité que nous promet Emmanuel Macron. Voilà ce que je voulais vous dire rapidement en terme de fiscalité, en terme de finance, en terme d'économie. Une dernière chose, une avant-dernière chose, c'est que pour tout ça, il faut rompre avec les traités européens.

Voilà. Ne croyez pas tous ceux qui vous disent qu'on peut faire ça dans les traités européens. Ce n'est pas vrai.

Ce n'est pas vrai. J'en ai cité un exemple tout à l'heure. L'ouverture à la concurrence.

Si on revient sur l'ouverture à la concurrence, c'est contraire au traité européen. Donc nous nous assurons une chose très simple, c'est que tout ce qui sera nécessaire pour faire notre programme qui sera contradictoire avec les traités européens et bien nous désobéirons au traités européens. [applaudissements] Et figurez-vous le fait de désobéir au traités européens quand vous êtes la deuxème puissance économique en Europe, quand vous êtes bientôt le pays le plus peuplé, et bien ça vous sert de rapport de force pour négocier justement des nouveaux traités dans un sens qui soit plus positif pour l'intérêt général, pour la bifurcation écologique.

En tout cas, ça vous met, j'allais dire, dans une bien meilleure situation que d'aller toujours en reculant en en acceptant l'ordolibéralisme comme l'ont fait les différents présidents de la République. Voilà ce que nous voulons dire. Et moi, je suis sûr d'une chose, c'est que si nous faisons ça, la France, elle a jamais été aussi grande que quand elle est en respecte ses valeurs, en respecte ses principes tout simple.

Seul pays au monde qui sont ses frontons de ces mairies à liberté, égalité, fraternité. Ces trois termes-là, moi je pense que si nous en ressaisissons au service d'un programme alternatif, croyez-moi qu'il y a beaucoup de pays dans le monde qui nous regarderont qui se diront "Les français français, c'est peut-être intéressant, il y a quelque chose qui se passe." Autrement dit, si on change en avril et en juin prochain, la situation dans ce pays, on peut la changer pour l'Union européenne, mais on peut la surger aussi dans le monde.

Il y a plein de peuples et de pays qui n'attendent que ça. Voilà ce que je crois. Voilà ce que je crois.

Et ce dont je suis certain, je sais pas si vous avez vu les sondages, je terminerai juste là-dessus. Les sondages pendant des jours, ils nous ont mis à 8 9 %. Alors, c'est des sondages bizarres qui avaient pour particularité de sonder uniquement ceux qui voulaient voter.

Donc, vous aviez un panel 1500 personnes, on prenait la moitié. On le disait à personne franchement des panels réduits à 700 et puis on vous disait bah voilà ça donne ça. Bon chacun sait que chez nous les plus on a on a un électorat hésitant des classes populaires, des jeunes et cetera donc qui faut convaincre et progressivement ces sondages là dont je vous parle maintenant ils sont à 11 et demi.

Ça progresse sans arrêt. Il y a les autres sondages plus classiques qui nous donnent jusqu'à 13 % qui nous met à de entre deux tous ces sondages entre 2 et 4 points du 2e tour. Et bien moi je vous assure une chose, en 2 mois on va être au deuxème tour et si on est au deuxème tour, on aura une majorité pour battre le néolibéralisme et pour faire en sorte que l'avenir en commun soit le programme du prochain gouvernement que nous installerons dans ce pays.

Merci à vous. [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] Bon [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] On va gagner. Gag.

Merci. Merci à tout le monde. Mais mais dans son intervention, Éric a déjà répondu à la moitié des questions.

Donc je vais juste donner les alors je je pour ceux qui ont posé la question, je précise les trois questions auxquelles il a répondu parce que ce serait quand même dommage qu'il ne sache pas qu'il a répondu. J'ai eu une question j'ai eu une question sur le CICE. a répondu euh j'ai eu une question sur le la dépendance des personnes âgées.

Pareil, Éric a répondu en indiquant ce qu'on comptait faire dans ce domaine. Euh et enfin, j'ai eu une question sur comment diminuer le trafic routier des camions en particulier. Pareil, Éric a répondu.

Donc, je précise que ces questions ont été posées, mais je pense qu'il n'est pas nécessaire de revenir dessus. Alors maintenant, j'ai trois autres questions que je vais citer puis vous verrez entre vous trois qui répond. J'en ai une sur les quelle réponse la France insoumise compte apporter aux propositions de Carles Zé sur la protection des enfants ?

Bon, je ne sais pas qui de vous trois est capable de répondre. Ça va être Hugo. J'ai une une autre question, je pense que c'est Éric qui va répondre sur la réduction de l'évasion fiscal et j'ai une troisème question sur l'indépendance des médias par rapport à la prise de contrôle d'un certain nombre de médias par les milliardaires.

Et ah il y a il y a une 4è question qui vient de m'arriver, c'est comment réorganiser la police quand il y a des faxieux à l'intérieur ? et une corporation qui s'est consolidée dans un pouvoir qui échappe à l'État. Voilà, je Donc c'est une 4e question.

Je vous Oui. Et a et ne faut-il pas soutenir Jérôme Rodriguez, Jérôme Rodriguez, excusez-moi, et les jeunes arrêtés à Montpellier. Donc ça c'est Hugo qui est très sollicité. un peu bref hein qu'on puisse après finir.

OK, juste avant parce que bon, il y a un paquet qui sont quelquesuns qui sont déjà partis. Est-ce que pour qui c'était la première fois une réunion ici ce soir ? Est-ce que vous pouvez lever la main ?

OK. C'est important c'est important que vous vous le voyez vous-même ceux qui ont levé la main et que les autres qui n'ont pas levé la main le voi aussi et que ici ce soir une réunion publique avec la France insoumise non pas la première fois ici dans cette salle. Moi aussi, c'est ma première fois, hein.

Euh non, mais c'est important parce que comme on fait ces réunions là pour faire une campagne militante, chercher à convaincre, à tirer des personnes à la politique, bah on a fait la démonstration et et et c'est c'est important de de se le rappeler. Alors, sur Carl Z0, effectivement, j'ai vu j'ai vu la vidéo qu'il a faite, qu'il a interpellé les différents candidats. Apparemment, on aurait pas répondu.

J'ai vu passer la vidéo, j'ai vu avec le national et cetera. En fait la on répond déjà à la question euh et à ce que propose 15 dans différents passages de l'avenir en commun puisque la question des violence intrafamilial est une question qui peut être traitée sous différents angles et notamment sous l'angle répressif évidemment la répression de de ces actes. Clairement ce sera détaillé dans le livret sécurité que je je supervise entre autres.

Nous quand quand on explique qu'on veut remettre l'essentiel des effectifs doubler les effectifs à minima de police judiciaire, c'est notamment pour faire en sorte qu'il y ait des effectifs dédiés aux brigades de ce qu'on appelle les protections de la famille, ils ont changé le nom il y a quelques années et notamment sur les violences intrafamiliales parce que vous ne pouvez pas faire des enquêtes si ça ne fonctionne pas et vous ne pouvez pas faire en sorte que tout ça fonctionne si vous n'avez pas les signalements qui vont avec et les signalements ne viennent rarement de la famille elle-même, parfois et souvent des enfants Et donc ça renvoie à tout ce qui a été raconté par Eric sur l'éducation nationale, sur le renforcement de l'éducation nationale pour avoir des personnels dedans. Et quand je vous dis des personnel dedans, c'est aussi un truc qui s'appelle que tout le monde a oublié qui aurait pu nous être aussi très utile pendant la pandémie en plus de ceux des emplois jeunes qu'on aurait pu faire pour dédoubler les classes. Ça s'appelle la médecine scolaire, ce truc qui est ravagé. [applaudissements] J'ai un ami qui est médecin et qui vient de rentrer dans la médecine scolaire.

Il m'a raconté je sais plus combien d'établissements il a. Euh il est censé faire passer les tests en plus pour la dyslexie et tous les toutes les les pathologies là et il me dit bah si j'envoie 10 % je suis contentin. Non mais c'est bref.

Donc évidemment il faut du répressif et il faut s'attaquer aux causes de tout ça. Et les causes aussi de ces violences intrafamiliales ce sont également la société viriliste et patriarcale dans laquelle on vit. Les choses vont de pair sans mauvais jeu de mot.

Mais euh c'est important qu'on y mette de l'ardeur là-dessus. Donc oui, on prend au sérieux ces sujets-là et ils seront traités à la hauteur des enjeux et la meilleure moyen de les traiter, c'est de mettre du service public. Encore une fois, il y a pas 36000 candidats qui vous proposent de mettre des services publics partout et d'embaucher des fonctionnaires.

C'est Jean-Luc Mélenchon et c'est dans le programme l'avenir en commun. suit d'une pierre de coup tant que j'ai le micro sur bon Jérôme je l'ai eu ce matin au téléphone. Voilà donc il il a eu connaissance de nos soutiens respectifs ceux de François ceux d'Éric Dumien enfin bref diverses et variés ceux de Jean-Luc pour le le convoi de la liberté d'Adrien.

Enfin bref, on a toujours été à ses côtés, au côté de tous ceux qui ont été martyrisés, qui ont été jugés, arrêtés arbitrairement, jugés arbitrairement. Et je vous rappelle que dans notre programme, il est indiqué quelque part que d'ailleurs nous poserons la question de l'amnistie euh d'un certain nombre de gens qui ont été criminalisés pour leur action politique et syndicale. [applaudissements] Les syndicalistes, j'ai dit les syndicalistes, les gilets jaunes, enfin tous ceux qui ont été criminalisés du fait de leur action politique.

Les lanceurs d'alerte, je pas on m'a dit qu'il de faire vite. Donc si vous voulez que je fasse vite, faut pas que je parle de tout non plus hein. Voilà.

Et euh je terminerai en en donc sur la police et les faxieux. Bon, on a on a quand même un une expérience un retour d'expérience un peu particulier, c'est que Pierre Jocs quand il est arrivé au ministère de l'intérieur, il a eu le problème auquel nous allons sans doute être confrontés. Je rappelle que la police à l'époque c'était pas non plus les bisous nours tout ça c'était pas génialissime c'était pas l'extrême gauche.

Bon donc il est arrivé là il a fait une réforme par la formation initiale déjà d'abord par la formation continue par le changement de doctrine la police de proximité l'ilotage et effectivement il y eu des résistances dans la police hein. Il y a des policiers qui ont manifesté devant le ministère de l'intérieur à Bovo hein. Voilà qu'est-ce qu'il a fait ?

Il a envoyé les gendarmes. Il a interdit la manif déjà il a envoyé les gendarmes et ensuite il en a révoqué. quelques-uns qui ont quitté la police nationale.

Et ben je peux vous dire que nous ferons la même chose. Si des policiers manifeste en arme, je rappelle que c'est illégal et c'est ça la définition d'un comportement facieux. C'est ça la définition, c'est de mettre en cause les institutions en manifestant en armes.

D'accord ? C'est pas c'est pas une définition. C'est le bon mot pour décrire la bonne situation et les bonnes choses.

Donc on aura encore besoin des gendarmes à un moment dans dans l'histoire et c'est important de le dire. Après, il faut pas surévaluer, il faut pas nous-même s'auto-intoxiquer en quelque sorte de ce à quoi nous allons devoir faire face. Je vous rappelle que les principaux mouvements de policiers pendant le quinquena d'Emmanuel Macron se sont fait en dehors des cadres syndicaux.

Vous l'avez oublié vous ? Moi, j'ai suivi ça de près. Les policiers en colère.

Souvenez de ce truc là en dehors des cadres syndicaux. Là, il y avait des milliers de policiers qui sont allés manifester et dans la rue et devant leur commissariat et cetera. Et le deuxième, ce sont les policiers qui travaillaient les la nuit.

Ils avaient créé leur truc s'appelle option nuit. Et ils avaient eu très très vite des dizaines de milliers de policiers qui s'étaient inscrits sur la plateforme leur revendication parce qu'ils avaient des revendications sociales, pas des reconnautions autoritaires ou sécuritaires pour avoir l'arsenal ou je sais pas quoi hein. Ou que le problème c'est la justice.

Non, c'est pas ça le sujet. c'était des revendications sociales et d'organisation du travail. Donc on sait par ailleurs que le programme que nous proposons là, il y en a un certain nombre qui verront très bien que ça va améliorer leurs conditions de travail et nous nous donnerons des garanties aussi.

Et puis il faut pas oublier, moi je je parle en connaissance de cause, j'étais fonctionnaire du ministère de l'info. Je suis toujours ma carrière est gelée je suis en disponibilité de droit. Voilà comme chacun sait.

Oui mais alors j'ai géré le la comptabilité des services de police et tout. J'ai payé les factures. Donc voilà, je j'ai fait de mal à personne.

Voilà, peut-être à des entrepreneurs à qui on a pas payé assez vite, mais bon, éventuellement. Euh mais ça ça m'a permis d'observer une chose, c'est que même dans les services administratifs dans lequel j'étais, il y a une culture très particulière au ministère de l'intérieur, c'est que globalement les gens obéissent. Et c'est pas une blague, c'est pas une petite chose en fait.

Et donc demain, ils obéiront. Ils obéiront. Alors Jean-Luc dit parfois un peu de vigueur et il a raison parce que il faudra voilà mais ils obéiront et ceux qui n'obéiront pas ils se mettront en faute.

Et s'ils se mettent en faute ou si ils continuent à avoir des comportements racistes, discriminatoires, illégaux en réalité, ils passeront dans la moulinette du contrôle externe du défenseur des droits qui sera renforcé. Et nous nous engageons, contrairement à ce qu'ils ont fait jusqu'à présent, à ce que 100 % des demandes 100 % des demandes de sanction disciplinair que fera le défenseur des droits soit appliqué 100 %. On lui renforcera ses effectifs parce que c'est pas avec les sept personnes aujourd'hui chez le défenseur des droits qui peut faire les enquêtes, hein.

Donc c'est un ensemble qui se tient, c'est à la fois des améliorations de conditions de vie. c'est le fait de se faire respecter et de que de de faire respecter les ordres et de mettre à l'écart ceux qui ne voudront pas plus être dans la police. Et ça tombe bien, s'il y en a qui s'en vont, il y en a d'autres qui auraient sans doute beaucoup plus leur place.

Et je pense notamment à un certain nombre de femmes qui aujourd'hui sont trop absentes de ce genre de métier et qui ont aussi toute leur place comme les hommes. [applaudissements] Ouais, il va laisser deux questions. Donc l'évasion fiscale, je serai rapide.

Euh en gros, c'est allez 80 milliards d'euros par an qui sont velés euh à l'État et donc à nous. Euh donc comment on y fait face ? D'abord euh on y'y fera pas face sur l'ensemble des revenus d'un coup de coup de baguette magique.

La première chose qu'il faut renverser, je vous en ai parlé tout à l'heure, le fait que d'arrêter de supprimer des postes à Ber voilà générale des impôts, elle a des dizaines de milliers de postes supprimés depuis des années. Ça s'est accentué sousmal Macron. Donc il faut embaucher massivement parce que la première chose à faire pour traquer euh les délinquants euh fiscaux, c'est euh et bien de renforcer Beril.

La deuxième chose, c'est je l'ai dit tout à l'heure, ce que nous appelons cet impôt universel sur les entreprises qui alors c'est assez simple, c'est un économiste, demandez pas les détails, mais qui s'appelle Gabriel Zuckman, avec qui d'ailleurs on travaille, qui a qui a travaillé là-dessus et qui a établi le fait que on peut établir les véritables bénéfices des entreprises en comparant leur chiffre d'affaires et ce qu'il déclarent et que donc il y a une rectification, on pense qu'on peut gagner 26 milliards d'euros par an avec ce système. Le troisième c'est ce qu'on appelle ce qu'on a appelé longtemps l'impôt universel sur les Français qui partent à l'étranger. Alors au départ il y a 5 ans, on avait dit bon on va on va imiter les les États-Unis qui quelque part estiment que un contribuable qui part des États-Unis reste américain et qui donc il faut aller le chercher partout.

Très franchement moi j'ai fait une une mission à l'Assemblée sur ce point. Je je doute de l'efficacité ne serait-ce que parce que nous ne sommes pas les États-Unis. Il y a pas les mêmes moyens j'allais dire de rapport de force.

Et puis je rentrer dans les détails, mais si on changeait le statut de la fiscalité en France, c'est pas sûr qu'on y gagnerait parce que c'est pas plus mal d'avoir une fiscalité de résident. Par contre, il y a des mesures très simples qui peuvent être mises en place, qui existent, qui il y a déjà des pays qui le font, c'est que on définit un certain nombre de pays dit à fiscalité privilégié, on les repère et par rapport à ces pays-là, là par contre les Français qui partent dans ces pays-là contre un certain revenu euh un certain seuil de revenus et bien là ont effectivement leur fait payer la différence d'impôt. Bon, la différence c'est que là il y a moins de il y a moins de il y a moins de négociation bilatérale à mener et c'est quelque chose de plus simple qui aura à peu près le même effet.

Donc c'est une deuxè troisème chose bien évidemment il faut faire en sorte j'allais dire que l'optimisation fiscale soit moins pratiquée parce que le problème qu'on a dans le dans l'évasion fiscale c'est qu'il y a une partie illégale pu il y a une partie légale c'est-à-dire on est aux frontières de la légalité. Bon bah, ça c'est tout ce que je vous ai dit tout à l'heure, c'està-dire on va supprimer tout un tas de niches qui permettent ce genre de de de jeu fiscal de façon à réduire considérablement cette question. Ça c'était la question sur la fiscalité.

Il y en a eu une autre alors que tu veilles la faire Bené sur la presse. Bah je vais je vais je vais m'y essayer. Le le programme sur les médias sont est pas sorti mais moi je vais m'avancer un peu.

Moi je dirais tout simplement que ils font revenir au programme du conseil national de la résistance. Voilà, le programme de la conseil nationale de la résistance, considérant que les médias étaient évidemment un pouvoir, avait dicté deux choses. Pas de transversalité, c'est-à-dire pas de de personne qui peut posséder plusieurs médias euh presse écrite, presse à l'époque la télé c'était bbuant, mais vous voyez le problème.

C'est surtout le fait que quelqu'un qui était dans un secteur d'activité économique X ou Y ne pouvait pas détenir des médias. C'est absolument décisif parce que regardez bien, 90 % des médias en France sont détenus de cette façonl. Ce qui évidemment fait en sorte que les journalistes sont astreints euh à, j'allais dire plus euh euh faire en sorte de pas franchir certaines lignes euh implicites, obéir pour faire en sorte que les intérêts économiques de ces personnes-là soient respectés.

Intérêts économiques, qui sont souvent ceux défendus par Emmanuel Macron. Comprend un peu mieux certaines orientations des médias mais en plus de ça, bien évidemment c'est quelque chose qui après permet toutes les les conflits d'intérêt et cetera. Donc on reviendra à ce type de loi avec des aides publiques pour les médias, la presse indépendante et je crois que c'est évidemment important et avec aussi beaucoup plus de pouvoir détenu à la fois par les salariés, les journalistes dans les médias en question, mais aussi par exemple pour le service public de de télévision, pour les usagers qui pourront aussi avoir leur mot à dire, ne serait-ce que par exemple pour élire les présidents des chaînes de télévision.

Je pense que ça serait des bons exemples à faire. Voilà. Ouais. simplement euh ajouter un petit mot.

Euh déjà, je suis très très fière d'être ici. Ah ouais, le masque, pardon. Et voilà, c'est ça.

En fait, les femmes sont extrêmement disciplinées. On nous donne 15 minutes de temps de parole, on parle 15 minutes. À l'assemblée, on nous donne 2 minutes pour faire une réponse, on utilise 2 minutes.

Et les hommes, eux, même à la France insoumise, en fait, ils parlent, il parlent, il parlent. [rires] Voilà. Donc juste à vous dire que je suis très fière d'être d'être ici ce soir.

Pas de questions sur l'égalité femme homme. C'est dommage parce que ça aussi c'est un constat que l'on a fait pendant 5 ans. C'est que cette question là souvent on en parle par exemple la question des femmes du droit des femmes le 8 mars surtout et le reste du temps on nen parle pas et le salaire effectivement ce que je disais tout à l'heure on nen parle pas on n'en parle pas énormément non plus.

Donc juste se faire cette remarque entre nous et puis surtout inviter euh les collègues femmes à se présenter aux législatives là, ça serait très important que l'on soit plus nombreuse au sein de l'Assemblée. [applaudissements] [applaudissements] Je pense que nous pouvons largement applaudir et remercier nos trois intervenants. [applaudissements] Je [acclamation] comme je l'ai dit, comme je l'ai dit, attendez, restez assis encore 2 minutes.

Comme je l'ai dit tout à l'heure, je vais vous demander de sortir de la salle assez rapidement. Si vous enfin, nous faisons un peu un appel au don parce qu'une campagne électorale, bah c'est pas gratuit. Donc si il y a une urne à la sortie, euh s'il vous souhaitez faire un don, euh ben voyez dans cette urne.

Je vous rappelle, je vous précise que si vous faites un don par chèque, vous pourrez déduire enfin vous aurez une risconde fiscale de 66 %. Bon, c'est pas négligeable. Deuxième chose, vous avez aussi si vous souhaitez participer à la campagne ou être tenu informé des actions de la campagne, à la sortie, vous avez une feuille sur laquelle vous avez qu'à laisser vos coordonnées et on vous tiendra à informer.

Et par ailleurs, au niveau des actions, je voudrais déjà en signaler deux qui sont programmées. le 19 février à Cann avec Michel Larive, député de la France insoumise sur le thème de la culture et une deuxè le 17 mars à Nice avec la députée européenne Manon Aubri. Voilà.

Bon, à Can les le lieu est déjà choisi. À Nice, c'est encore un peu loin, ce sera précisé plus tard. Bon et puis comme je l'ai dit tout à l'heure, Éric va sera à la sortie à côté de son livre si certains veulent le faire dédicacer.

Bon, il y est déjà donc pour dédicacer son livre. Et maintenant, je vous propose de nous quitter sur la marseilleuse. Les par sont élevés.

Les parents sont élevés. dans le ro soldat il est juste ro et égons march [applaudissements] On est On est là, on est là, on est là, on [acclamation] est là. [acclamation] Un grand merci à Jean notre musicien qui nous a enché avec Merci Merci