Agriculteurs : une sortie de crise à quel prix ?
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bonsoir bonsoir à toutes et à tous Bienvenue c'est sens public votre rendez-vous quotidien de débat de chronique et de reportage sur Public Sénat on est ensemble à 18h et 22h pour donner du sens à l'actualité vous proposer des clés de compréhension des crise que nous traversons et justement est-ce la fin des blocages agricoles les syndicats majoritaires FNSEA et jeunes agriculteurs ont appelé à suspendre le mouvement après les dernières annonces de Gabriel hatal est-ce au détriment de nos ambitions envir ental on verra avec nos experts que tout se joue aussi à Bruxelles devenu ce soir l'épicentre de la colère paysane et puis dans sens public on vous propose régulièrement des débats volontairement décalés de l'actualité du jour direction l'équateur ce soir où les cartels de la drogue font régner la peur au quotidien les gens ont peur ils ferment tous les magasins aucun commerce n'est ouvert de peur que les gangsters viennent tout pill c'est vraiment effrayant les criminels ne se soucient de rien ils foncent la meilleure chose à faire c'est de les éviter de se cacher on ne peut pas s'opposer à des criminels bien armés comment ce pays qui se rêvait en petit paradis sud-américain est-il devenu la plaque tournante des narcotrafiquants comment l'État a-t-il perdu le contrôle de certains territoires et puis l'état d'urgence décrété par le nouveau président peut-il permettre de nettoyer le pays réponse dans trois quart d'heure mais d'abord les annonces du Premier ministre les réactions des agriculteurs avec Cécile ils appellent à lever les barrages et à débloquer les autoroutes mais cela ne veut pas dire que le mouvement s'arrête les syndicats d'agriculteurs satisfaits par la plupart des annonces du Premier ministre estime avoir été entendu mais reste vigilant car disIl un certain nombre de points ne sont pas au rendez-vous nous sommes au moment où je parle avec deux situations diamétralement opposé une écoute de la part du Premier ministre pour essayer de comprendre ce que sont nos enjeux dans le même temps nous nous interrogeons sur la surdité de l'Europe or ce combat de notre agriculture notre combat à tous il est intimement lié à l'avenir de ce qui se passe en Europe parmi les annonces développées en début d'après-midi par Gabriel hatal un point de satisfaction l'inscription de la souveraineté alimentaire dans la loi nous voulons être souverain souverain pour cultiver souverain pour récolter souverain pour nous alimenter c'est le premier engagement que je prends ce matin nous inscrirons l'objectif de souveraineté dans la loi nous le ferons avec les agriculteurs sur la base d'indicateurs clairs définis avec eux nous consacrerons dans le Code Rural l'agriculture comme un intérêt fondamental de la nation autre mesure annoncée le déblocage de 150 millions d'euros pour aider les éleveurs le renforcement de la loi égalim elle permet entre autres de protéger la rémunération des agriculteurs Gabriel Atal souhaite également faciliter les successions enfin le Premier ministre veut interdire l'importation de certains produits traité avec des pesticides j'ai décidé de prendre sans délis une clause de sauvegarde sur le tcllopride qui interdit enfin l'importation de fruits et légumes traité avec ce pesticide que nous avons interdit en Europe l'Europe n'a à ce stade pas pris de mesures de sauvegarde sur ce produit nous décidons donc en France de le faire en avance de phase au même moment Emmanuel Macron présent au Conseil européen a demandé la mise en place d'une force européenne de contrôle sanitaire et agricole pour éviter la concurrence déloyale entre pays membres de l'Union européenne Gabriel hatal obtient la levée des blocages des agriculteurs mais à quel prix est-ce au détriment de notre ambition écologique on en débat avec Emmanuel soufi bonsoir bonsoir bienvenue vous êtes grand reporteur à l'OPS au servir France Bruno cotres bonsoir et bienvenue bonsoir politologue chercheur au CNRS et au cévov Sylvain canne bonsoir bienvenue spécialist des questions européennes professeur au Centre d'histoire de de Sciences Po et vous venez de publier avec Zoltan can un article sur la colère des agriculteurs européens pour la Fondation Jean jorè Tam tranu bonsoir Tam bienvenueal politique ce soir dans dans sens public Emmanuel soufi je commence avec vous qu'est-ce que vous retenez qu'est-ce qui débloque la situation plus d'argent ce mot souveraineté là que que promet Gabriel Atal dans dans la loi oui parce que c'est c'est un symbole fort c'est ça ça engage en fait tout l'État dans le respect de cette souverineté alimentaire c'est une reconnaissance du métier de son bien fondé du fait qu'il qu'il travaille voilà dans le respect de certaines normes donc c'est c'est quand même une grande reconnaissance donc c'est aussi quand même une victoire des des Saica agricole qui s'était mobilisé depuis le mois de depuis le mois d'octobre et ça fait quand même 20 ans qu'ils avaient un peu l'impression de crier dans dans le désert et et donc il y a une forme d'écoute alors évidemment ça il y a une conscience aussi du fait que bah c'est pas les réponses ne sont pas uniquement franco-françaises qu'elles sont à Bruxelles ça explique aussi pourquoi ils étaient aussi nombreux euh là-bas aujourd'hui puisquil y avait le un Conseil européen assez important et on voit déjà il y a des choses qui bougent quand même au niveau européen puisque ils entendent cette cet excès de norme qui qui était créé à chaque fois sur sur tout on a entendu parler de de surdité européenne mais on y reviendra évidemment aussi en détail sur ce que l'Europe peut veut faire ou ne pas faire d'ailleurs en en la matière euh Bruno cotrress euh la FNSEA et les jeunes agriculteurs qui sont les premiers à réagir conférence de presse c'est c'est pas étonnant parce qu'on peut parler de quoi d'une sorte de cogestion depuis des décennies de la politique agricole français c'est très clair que l'agriculture française est gérée effectivement par un système qui est un système hybride ou un peu mixte où l'état queogère d'une certaine manière avec les organisations professionnelles agricoles au premier titre évidemment la FNSEA et toute la constellation de ces organisations professionnelles qui touchent de très nombreux secteurs de la vie des agriculteurs dimension social euh voilà tout un tas de de de de dimensions une époque on disait même d'une certaine manière le Crédit Agricole la banque faisait presque partie de ce système et donc effectivement la FNSEA elle est par nature dans une position qui est un peu en porte à FAO quand il y a des revendication si importante elle est en même temps gestionnaire de ce de ce système alors on a un acteur très important il y a des éle sont aux chambrre qui arrive et puis bah en même temps elle doit montrer qu' l'écoute de la base avec comme toute centrale un petit peu dépassé voilà comme toute centrale syndicale aujourd'hui depuis plusieurs décennies le même enjeu qui est la capacité à montrer queon arrive à contingenter à être le porte-voie d'une d'une d'une colère donc de très gros enjeux effectivement pour ces syndicats agricoles alors il évidemment une question qui va revenir régulièrement de notre débat c'est la question de l'ambition environnementale de de la France et et de l'Europe syvin can on se souvient le c'était le 11 mai dernier uel Macron il parlait de l'industrie des règles en matière d'industrie mais il avait demandé une pose dans la réglementation environnementale européenne là ce soir quand vous analysez ce qui est en train de se passer à à Paris et à Bruxelles c'est une pause côté français on reparlera plus généralement de l'Europe après mais côté français c'est c'est une pause c'est un revirement comment vous l'analysezvous ben disons il me semble que ce qu'on peut comprendre enfin une interprétation possible c'est il y a un effort très important qui est fait vis-à-vis des éleveurs ouis donc c'est comme si il y avait la volonté du gouvernement disons de s'intéresser spécifiquement à une partie des agriculteurs à une filière en particulier les éleveurs c'est à la fois la viande bovine ou ovine et la filière laitière et c'est vrai que ces dernières années les éleveurs ont sont but à davantage de difficultés que les cultivateurs on va dire voilà et d'ailleurs c'est en écho avec le fait que lorsque Gabriel Atal a fait ses premières annonces la semaine dernière il était en Occitanie sur le fameux barrage de l'autoroute 69 et la grande figure du moment c'est un éleveur donc bon j'ai un peu l'impression enfin vous allez me dire c'est peut-être une une vue trop entre guillemets politicienne faudrait voir ce que Bruno cotess en pense mais j'ai peu l'impression que du côté du gouvernement il y a un peu l'idée qu'on va quand même essayer un peu de de diviser le mouvement ou en tout cas de jouer sur le fait que l'agriculture et les agriculteurs en France c'est un milieu très très hétérogène très très divers ou et alors vous avez pas tout à fait répondu à la question sur le l'ambition européenne est-ce que vous voyez là un décalage entre le la finalement le alors moi je dis virage mais peut-être que c'est un peu fort français et l'ambition européenne en matière environ sa oui enfin comment dire le les AG agculteur je crois souffre du fait que il y a des choses très structurantes et très structurées qui se décident à Bruxelles depuis 1962 dans le cadre de la politique agricole commune et que pour schématiser ces choses cette politique agricole commune européenne elle concerne la production et les États-membres ont fait le choix puisque tout ce qui est tout ce qu'il décid ensemble en Europe ils ont choisi de le faire ensemble et tout ce qu'il décid de continuer à faire au niveau national ils ont décidé de le faire ensemble enfin ils ont décidé ensemble de cette répartition et on continue encore aujourd'hui c'est pas dans la PAC tout ce qui va du côté de l'accompagnement donc la politique budgétaire la fiscalité ce qui peut soutenir la consommation la politique de recherche et développement et cetera et cetera ça ça reste du domaine national alors effectivement donc il peut y avoir un décalage alors que la pack pèse très lourd dans le budget de l'Union il peut y avoir ce décalage dans les revenus des agriculteurs elle pèse également très lourd c'estàd qu'il y a quand même tout un tas de secteur agricole ou de filière s' avit pas la PAC il ils auraient pas de revenu ou ou ou ou quasiment pas mais par exemple s'agissant du bio ou du soutien au verdissement de l'agriculture on peut avoir le sentiment que les gouvernements nationaux et en particulier les gouvernements français depuis 40 ans euh comment dire ne soutiennent pas par les instruments qui sont restés à leur disposition les décisions qu'ils ont coélaboré à Bruxelles et ça effectivement je rejoins tout à fait ce qu'a dit Bruno cotess c'est sans doute en partie parce que la la la corporation agricole et en particulier le syndicat majoritaire où les chambres de métier sont extrêmement conservatrices sur le sujet alors on va avoir une une première une réaction en direct en duplexe celle de Quentin lugillou qui est secrétaire général adjoint des jeunes agriculteurs bonsoir merci d'avoir accepté notre invitation peut-être un point de d'organisation comment ça se passe sur le terrain est-ce que les barrages sont déjà en train d'être levés ça va prendre du temps comment ça va se passer là alors oui ça va prendre un petit peu de temps parce que on va dire que ça a été un petit peu le grand grande mobilisation du jamais vu depuis très longtemps donc oui il faut que tout le monde déjà comprenne toutes les revendications comprennent vraiment tout ce qui vient d'être expliqué donc on fait énormément de téléphones en ce moment sur les points de blocage pour savoir s'ils ont tous bien compris voir si c'est bon pour eux de leur côté et puis au fur à mesure les blocages se libèrent donc je pense que là de ce soir jusqu'à demain on va encore avoir des blocages je pense dans certains endroits pour la nuit notamment autour du du du de Paris où encore des blocages je pense vont rester sur la nuit parce que il faut ranger replier tout remettre tout le monde dans les tracteur et retourner donc faut s'organiser voilà les tracteurs on va pas les lâcher comme ça du jour au lendemain d'une heure à l'autre comme ça non non il faut qu'il ça reparte t qu'on voit proprement pour que tout le monde soit en sécurité évidemment qu'est-ce qui vous amène à lever les barrages qu'est-ce qui dans le discours de Gabriel hatal et de ces trois ministres a formé une sorte de déclic bah en fait depuis maintenant les les 15 jours de mobilisation on a porté toutes nos revendications on a eu énormément de travail dessus on sent que il y a eu des avancées il y en a où aujourd'hui on nous dit il faut se mettre au travail donc nous on appelle plutôt à une pause de la mobilisation c'est-à-dire on rentre chez nous on se met au travail il va falloir aller rencontre ès les préfets toutes les préfectures dans les départements dans les régions les ministères en compétence des dossiers de manière à pouvoir travailler avec eux négocier et puis revenir avec un peut-être un premier bilan au moment du Salon de l'Agriculture parce que les agriculteurs vont en avoir besoin mais on reste en fait si on veut mobiliser mais mobiliser ce ce coup-ci au travail en face à face avec les rendez-vous et puis s'il faut retourner au terrain parce que rien na avancé après le sal de l'agriculture je pense que les agriculteurs seront prêts à retourner donc vous maintenez la pression restez avec nous j'ai encore plusieurs questions à à vous poser dans dans un instant je vous propose d'entendre une un extrait de la conférence de presse de de Gabriel Attal cet après-midi ce ce jeudi après-midi alors il y a il y a beaucoup d'éléments mais là c'est ça porte ça va nous ouvrir un chapitre sur le l'usage des des pesticides en en France et en Europe Gabriel Atal qui dit vouloir lutter contre la concurrence déloyale notamment en interdisant les produits traités à l'un des pesticides le chlor don l'écoute nous devons mieux protéger notre pays et nos agriculteurs avec de vraies mesures miroires et des clauses de sauvegarde très claires je vous annonce donc que j'ai décidé de prendre sans délai une clause de sauvegarde sur le TCK lopride qui interdit enfin l'importation de fruits et légumes traité avec ce pesticide que nous avons interdit en Europe l'Europe n'a à ce stade pas pris de mesures de sauvegarde sur ce produit nous décidons donc en France de le faire en avance de phase cet exemple c'est le signe de la nouvelle politique qui sera la nôtre des mesures miroir partout des clauses de sauvegarde pour lutter sans relâche contre la concurrence déloyales alors c'est intéressant euh Emmanuel soufi parce que il y a cette annonce mais il y a aussi le le on va dire le climat général ou le ton général des annonces du du Premier ministre qui font que il y a plusieurs associations écologistes qui euh sont affichent communiquent sur leur mécontentement ce soir notamment sur le fait de mettre en pause le plan écofyo de réduction de l'usage des pesticides alors on est sur quelle ligne finalement on est sur une ligne politique quand même enfin puis on voit bien qu'en fait c'est très compliqué de trouver le bon équilibre entre la souveraineté agricole et puis la transition écologique la transition énergétique elle est forcément douloureuse elle est forcément coûteuse elle est forcément normative aussi donc enfin moi la semaine dernière j'étais en xitadie dans dans le Tarne c'est la région agricole la plus importante en France c'est aussi la plus pauvre ils vous disent tous quand même qu'ils sont écolos dans la main euh un cultivateur un paysan comme il se plaise à s'appeler ainsi un paysan il a envie de transmettre son exploitation à sa famille ou un jeune agriculteur en bon état saine avec des des sols propres des sols sains il a pas envie de la polluer mais en même temps c'est la l'excès de norme l'inflation normative qui qui qui les étrangle et puis sans doute aussi l'absence de l'absence de financement donc le plan écofito qui donc on fait aussi une pose là-dessus on voit que politiquement Europe Écologie Les vert forcément marine Tondelier est absolument mécontente Julien Baillou pareil Olivier fort également bon là c'est les des lignes de fracture he qui se qui se dessinent à l'approche d'un scrutin européen qui a lieu quand même en juin où tout le monde est en train de aussi de de faire passer ses messages donc les agriculteurs on en fait passer un maintenant que l'écologie politique souhaite aussi ne pas être sacrifi au nom du du de la sauvegarde et du bien vivre quand on est agriculteur c'est logique j'ai posé cette question à quanttin Le Guillou qu'est-ce que vous répondez à ceux qui disent que ce soir on a le sentiment justement que l'ambition écologique de la France a été sacrifiée pour faire plaisir aux agriculteurs c'est caricatural bah c'est c'est c'est fort comme mot parce que en fait ça fait quasiment alors moi moi je m'occupe du dossier des dossiers environnementaux pour jeunes agriculteurs on a écrit chez jeun agric un rapport d'orentation sur l'adaptation au changement climatique euh qu'on a porté dans les ministères qu'on a avancé avec des mesures fortes pour palier les changements climatiques avec des modifications d'usage des produits phytosanitaires là en fait sur le problème de l' de l'écho phito 2030 c'était on nous demandait 50 % de phyo en moins d'ici 2030 euh sur un pas de temps où le temps de voter le temps de application donc en gros ça aurait été 1er janvier 2025 jusqu'en 2030 donc 50 % de phyo sur 5 ans en gros avec des cartographies utilisées les unes sur les autres mal mal dessiné où on a dit où est-ce que vous tes aller chercher ces cartes là on a voulu se mettre en avant pour dire laissez-nous travailler avec vous il faut qu'on regarde les cartes comment ça fonctionne sur aussi ce qu'on appelle les NODU les NODU c'est le tonnage de produits phytosanitaires qui sont achetés et vendus à tard et cetera où aujourd'hui on était complètement en désaccord sur sur la base de ces chiffres là et sur leur utilisation donc on a dit on leur a dit laissez-nous tirer une chaise on s'assoit avec vous on va travailler sur 50 % de phyo en moins avec vous il y a pas de souci par contre prévoyez mettre suffisamment d'argent sur un pas de temps un tout petit peu plus long quand même parce que interdire les produits d'ici 5 ans sans forcément ramener de solutions en face euh c'est pas tenable donc travaillez sur les solutions travaillons sur des méthodes alternatives que ça soit sur du biocontrôle que ça soit sur de la nouvelle mécanisation sur des nouvelles variétés mais on peut pas se dire on va en 5 ans réparer les bêtises qu'on fait depuis 20 30 40 ans voilà donc en fait c'était ça encore qui venait pardessus ok bien compris merci beaucoup Quentin leillou je vous je vous libère merci d'avoir participé et réagi en direct dans ce sens public donc on comprend bien cette cette logique on veut bien garder l'objectif mais en allant moins vite et avec un accompagnement Bruno cot au-delà du monde agricole tiens ça ça peut être intéressant de de de voir si il y a alors je vais employer le morotalbol vis-à-vis des contraintes liées à la transformation environnementale est-ce que ça s'exprime dans quelle partie de l'opinion publique en France c'est clair que ça s'exprime dans de nombreuse partiese de l'opinion ça c'est ça c'est certain je dirais qu'au-delà même de ça c'estàd qu'au fond tout le monde personne n'av naime avoir des contraintes personne n'aime passer son temps à remplir des des dossiers des formulaires incompréhensibles c'est clair mais au-delà même on va dire de de de ça moi ce qui me frappe surtout c'est l'extrême difficulté pour l'opinion de décoder ce qui est en train de se passer et de comprendre tout simplement ce qui est en train de se passer sous nos yeux au fond on a une sédimentation une accumulation de mesures de crise où on a le sentiment que on est devenu tellement pragmatique dans l'action publique qu'il y a pas de ligne directrice au fond on fait une réforme des retraites alors que l'opinion est largement contre on fait une réforme sur les questions d'immigration tout en disant mais on sait que il y a plein de trucs qui vont être sanctionnés parce que c'est pas légal on appuie sur la transition écologique et puis maintenant on a le sentiment que si les agriculteurs c'étit pas au fond mobilisés ben ça passait voilà les mesures contre lesquelles ils sont et donc on a un extrême sentiment de confusion du point de vue de l'opinion pour pour vraiment essayer de de comprendre où est-ce qu'on va et vers quel type de société on est en train de nous conduire d'ici quelques quelques années moi c'est surtout ça qui me c'est surtout ça qui me marque et c'est vrai que dans l'opinion se diffuse c'est déjà là pas mal présent en France mais se diffuse un peu cette idée qui est d'une très grande confusion sur ce qui est en train de se passer le sentiment que très très compliqué à mais bien sûr mais on a le sentiment d'un exécutif qui a un pompier qui court d'une crise à l'autre mais mais alors qui qui sera qui sera le prochain sur la liste donc voilà un peu le sentiment que et ce qui me frappe aussi c'est qu'aujourd'hui on peut plus du tout dire qu'on est contre l'environnement donc bien sûr que Christian Lambert par exemple l'ex présidente de de la FNSEA a dit il faut pouvoir conjuguer les deux l'agriculture l'environnement l'agriculture n'est jamais l'ennemi de l'environnement mais en même temps qu'est-ce qu'on a entendu dire Gabriel hatal par exemple hier lors de son discours de politique générale c'est qu'il ne fallait pas que l'écologie soit punitive c'est des mots on les a entendu mais cétait il y a 15 ans donc moi j'ai quand même l'impression que le logiciel de retour en arrière il y a quand même des choses on le voit présent et par exemple quand on parle aussi bah de de de de l'accord sur le le GNR bah finalement et bien il y a plus cet accord mais il avait été au départ signé par la FNS les grands syndicats de l'agriculture il devait être fléché vers la transition écologique des agriculteurs donc quand même dans tout ce qu'on est en train de faire actuellement B bien sûr que l'environnement est en train de passer derrière et quand même en train de passer après me semble-t-il oui mais c'est pas ce que nous disait Quentin leillou qui est resté qui est resté d'ailleurs avec nous je vous r donne la parole rapidement Quentin leillou vousz réagir mais oui oui parce qu'en fait non on n'est pas du tout en train de passer après l'environnement il faut qu'on travaille avec environnement sauf qu'il faut qu'on les écoute un petit peu on est quand même sur le terrain on est quand même agriculteur donc on essaie de prendre une place un petit peu de discussion autour de choses finalement on nous dit non on nous met des brides et on nous sert donc le le le GNR ramené sur l'environnement non le GNR c'est juste que en fait ça plaisait pas à personne il fallait aller récupérer de l'argent on s'est dit sur les poin ou quoi que ce soit allez on va rechercher de l'argent il y avait aucun eu retour on nous a jamais parlé qu'il y avait de l'argent qui allait être fléché vers l'environnement euh donc c'était encore une contrainte sans forc de solutions derrière il y a des nouveaux carburants qui sont en train de d'arriver sur les marchés il y a des nouvelles méthodes aujourd'hui pour remplacer les carburants travaillons plutôt là-dessus investissons plutôt là-dessus et le jour où c'est prêt on pourra dire aux agriculteurs on est prêt et là on y va sauf qu'aujourd'hui rien n'est prêt peut pas encore encore et se prendre tous les jours ouais merci encore syvain can c'est une question je disais l'équation elle est compliqué c'estàd que on aurait dû prendre ce virage il y a 10 ans tout le monde est d'accord pour pour le dire et et et donc aujourd'hui le le coût social de la transition écologique on se rend compte que alors là c'est les agriculteurs mais c'est vrai dans d'autres secteurs il est il est quand même compliqué à payer l'acceptabilité du virage elle est compliqué à faire passer peut-être d'autant plus quand on a ce sentiment que les décisions sont prises à Bruxelles qui est d'une façon facile peut-être en France plus que dans d'autres pays européens et souvent montrer du doigt le Bou mississèire facile mais prenons un exemple la possibilité d'acquérir un véhicule électrique en leasing pour 100 € par mois voilà voilà une mesure don on croit comprendre que elle trouve sa cible elle fonctionne et c'est un très bon exemple il a été question ces derniers temps puis ça a été abandonné par la majorité gouvernementale de faire des chèqus alimentaires pour soutenir la consommation de produits bio c'est un peu la même idée on est dans Comment on flèé de la convention citoyenne pour le climat une très bonne idéetait parce que c'était trop cher est-ce que c'est parce que ça touchait pas entre guillemets la bonne clientèle électorale mettrero ce type de mesure elles existent très ponctuellement ou mais c'est dans ce sens là qu'on peut imaginer d'aller c'estàdire que en même temps qu'on demande aux agriculteurs de comme on le dit communément de verdir leur production prenons la loi etgalim encore un exemple concret on va en parler un peu plus tard de il y a il y a l'obligation pour la restauration collective de passer à 50 % en bio c'est c'est une très bonne incitation et ça marche toutes les cantines un peu partout mais est-ce qu'il faudrait pas soutenir d'une manière ou d'une autre bah justement les acteurs locaux qui vont qui sont obligés de consommer du bio et qui donc le payent un peu plus cher oui donc les leviers ils existent mais ils sont dans les capitales ils sont pas à Bruxelles ok on on reste sur la la dimension finalement politique de cette crise Tam je me tourne vers vous parce que on a alors aucun parti politique n' vouu se fâcher avec les agriculteurs que chose soit clairire ça c'est sûr ils sont courtisés les agriculteurs dans cette crise en ce moment c'est un peu le miel et les abeilles Gabriel leur a criéon déjà plusieurs fois ses preuves d'amour he jusqu'à ce midi sur tous les tons Jordane Bardella a écrit une lettre ouverte enflammée où il écrit la France vous aime jusqu'à même marine Tondelier qui a rappelé opportunément qu'elle était petite fille d'agriculteur et qui leur a dit que les écologistes sont leurs meilleurs alliés non il est loin le temps de laagribaching les agriculteurs sont dans le cœur de nos politiques même si cet amour est sans doute à sens unique mais donc pourquoi tout le monde recherche le vote des agriculteurs pourquoi alors qu'ils sont de plus en plus âgés que leurs chiffres ne de décroite ils sont aujourd'hui autour de 400000 chefs d'exploitation alors qu'ils étaient quat fois plus il y a 40 ans c'est seulement 1,5 % de la population active effectivement on se demande pourquoi et bien c'est parce que c'est une minorité électorale influente parce que les agriculteurs ce ne sont pas seulement les chefs d'exploitation ce sont aussi les retraités de l'agriculture ce sont les salariés de ses exploitations ce sont les conjoints qui partagent les mêmes préoccupation c'est aussi un réseau institutionnel très fort entre les Chambres d'agriculture les caisses de crédit les assurance agricole et enfin c'est même une surreprésentation chez les élus locaux 11 % des mères sont des agriculteurs c'est le cas par exemple du président de la FNSEA Arnaud Rousseau maire de père en fils de son village de 250 âes Trossi en mulcien en saine et mararne ajoutter à tout cela un mouvement très soutenu par les Français au moins au début hein 9 Français sur 10 les soutenz au début des blocages et vous obtenez donc tous les ingrédients pour que les politiques recherchent le vote des agriculteurs et justement comment votent-ils la première chose à dire c'est que ils votent plus que la moyenne on disait autrefois que les agriculteurs allaient au bureau de vote comme ils allaient à l'église traditionnellement leur vote pche pour la droite catholique modérée on se rappelle la popularité de Jacques Chirac alias mangait des pommes bien sûr les agriculteurs ont été longtemps pro-européens à l'époque des belles heures de la pâqu ils étaient donc allergiques au Front national de Jean-Marie Le Pen enfin ça c'était jusqu'en 2002 et alors comme le reste des Français une digue à sauté alors certain les voyent très proches d'Éric Zemour lors de la campagne de 2022 les voyait sensibles à ses odes à la ruralité queenéni pas du tout pour plire aux agriculteurs il faut connaître les sujets techniques qui mèlent aides européennes réglementation en tout genre négociation annuelle des prix accord de libre échange leur cœur a plutôt battu par Emmanuel Macron lors de la dernière élection présidentielle mais ça ne dit absolument rien du prochain scrutin des européennes bref leur vote n'est plus acquis à personne il est plus divisé qu'on l'imagine car vous l'avez dit il n'y a plus rien de commun entre un grand céréalier et par exemple un petit producteur de lait et donc tout le monde convoie de ce vote évidemment Bruno cot dans la perspective des élections européennes on a une idée de justement comment les agriculteurs pourraient pourrai voter même si on a compris grâce à Tam que c'était hétérogène ça sera plutôt centre centre droit c'est habituellement effectivement le cœur du comportement électoral des agriculteurs c'est pas homogène il y a des variations régionales qui sont importantes il y a des tempéraments on va dire de ce point de vue-l tout le monde monde n'est pas non plus nexerce pas mais c'est agriculteur de la même de la même manière il y a donc des sensibilités politiques qui vont au-delà mais on va dire qu'en moyenne effectivement le tempérament politique c'est clairement un tempérament politique plutôt de droit centre droit vous les avez étudié hein les agriculteurs vous avez vraiment travaillé de près cette question est-ce qu'il y a est-ce qu'il y a une évolution est-ce que ça a toujours été un électorat plutôt centre centre droit ou oui l'évolution vient en parler effectivement ça a été à un moment donné effectivement bien ils sont été effectivement vers Emmanuel Macron une partie d'ailleurs de la clientèle du centre droit des seniors des catholiques et c'est vrai que l'interaction agriculteur senior catholique de ce point de vue-là c'est assez assez assez cohérent mais globalement c'est vrai qu'il reste ils ont été une clientèle électorale de ce qu'on ce qui a été avant les républicains l'UMP le parti Gauliste quand même très importante pendant pendant très longtemps alors encore une fois c'est pas parfaitement homogène il y a des agriculteurs de gauche il y a des agriculteurs qui ont voté pour que des candidats de la gauche bien évidemment il y a des différences au niveau local voter pour les élections municipales c'est pas la même chose que voter pour les élections présidentielles chez les agriculteurs voilà ça se situe globalement dans cette orbite qui est celui du centre centre droit avec une interrogation qui concernait la la Coordination Rurale comment va-t-elle réagir syndicat qui qui qui n'est pas majoritaire on va dire ça comme ça comment all est-elle réagir aux annonces du Premier ministre écouter l'un des porte-parole du syndicat les gens qui sont venus beaucoup sont fatigués beaucoup sont partis depuis longtemps ceux qui sont dans le 47 s doivent repartir ils en ont pour de jours ils vont rentrer samedi au dimanche et pour nous l'agriculture la vie continue les travau des champ sont là donc voilà on va se donner on va se donner pour la réflexion je pense que pour tout le monde et en plus demain il y a le président de la République qui doit faire des des rencontres je dirais à Bruxelles importantes donc on va laisser un peu voir le dossier alors Bruxell on va en reparler dans un instant mais quand même un mot émanuel souffi sur la la Coordination rurale qui a priori était aussi en train de lever les les les barrages qu'on dit idéologiquement proche du rassem eMBLEMENT national même si le syndicat s'en s'en défend est-ce qu'il y avait des des arrièrepensées politiques dans le côté un peu plus jusqu'au boutiste de la Coordination rurale dans ce dans ce mouvement alors c'est un syndicat c'est quandme le deuxème syndicat de la profession on met on additionne la FNSEA et les jeunes agriculteurs ça fait un donc derrière vous avez la Coordination Rurale d'itcr il s'affiche forcément à politique comme toute centrale syndicale après dans les faits le président Serge bquet Cassagne son fils était quand même plusieurs fois candidat sur les les listes du Front national à l'époque voilà et puis bah tout à l'heure ils se sont rassemblés à plusieurs à l'Assemblée nationale hein plusieurs militants de la Coordination rurale à l'Assemblée voulait rencontrer des députés comme de par hasard ceux qui sont sortis c'est quand même Sébastien chunu du RN et et avec qui ils ont voilà pu discuter euh de façon de façon assez assez assez poussé donc oui il y a il y a en tous les cas le président de la la Coordination rurale se dit que bah après tout il a affirmé il y a pas il y a pas longtemps je crois que c'était hier en disant bah c'est une force politique qu'on a pas essayé en France pourquoi pas sielle est amême de répondre à nos revendications trois petits points voilà ok trois petits points tout est tout est dans les trois petits points c'est important on va parler donc de la dimension européenne puisque en ce moment même Conseil européen à à Bruxelles je propose à J attend du PRI de nous rejoindre puisque on le dit depuis depuis plusieurs jours bonsoir Jonathan c'est un mouvement européen pourquoi les agriculteur européens manifeste-t-il allez on fait le point pays par pays avec vous voez alors ces images que vous allez voir à Bruxelles du jour ces tracteurs qui bloquent les les autoroutes tous ces blocages en tout genre les les feux de pneus et ben ces 18 derniers mois Thomas il y a pas moins de 15 pays de l'Union européenne qui ont assisté à ce à ce type de scène alors pourquoi évidemment cette colère et bien d'un pays à l'autre les éléments déclencheurs de ces crises il varient par exemple Pays-Bas Belgique Irlande dans ces pays les les gouvernements ont voulu réduire les émissions d'azote en réduisant la taille des cheptel donc ça ça a créé la colère en Roumanie en Pologne c'est en un cas un peu différent les agriculteurs ils se sont mobilisés contre l'importation de céréal ukrainienne c'est l'Ukraine c'est leur voisin direct et outre Rin les agricultur Allemands ils ont protesté pour des raisons qui sont relativement similaires aux raisons des Français contre l'afflux de nouvelles normes environnementales et notamment aussi contre la fin d'un avantage fiscal sur le gazol en 2026 écoutez cette agricultrice il faut maintenir l'avantage sur le diesel agricole c'est un revenu supplémentaire pour nos exploitations qui nous permet d'amortir certains coût que nous supportons si ce diesel agricole est supprimé nous ne pourrons plus maintenir les exploitations ce sera encore plus dur pour les plus petite alors quel est le le Tron commun de ces de ces revendications il y en a pas mal dominateur commun he partout en Europe le mécontentement gronde avant toute chose sur les salaires considérés comme trop bas la concurrence aussi déloyale vis-à-vis de la grande distribution et aussi vis-à-vis des pays qui ne font pas partie de l'Union européenne ou encore ce fameux pacte vert européen dont on a beaucoup entendu parler qui prévoit une réduction drastique des pesticides euh et il y a encore encore et toujoursin des retards aussi de sur les versements de la PAC ça ça cristallise beaucoup de colère la fameuse politique agricole commune dont la nouvelle mouture qui date de janvier 2023 conditionne le versement des aides à des objectifs environnementaux et ça c'est un point de de crispation dont a parlé encore hier le ministre de l'Agriculture Marc fen écoutez-le à ce sujet on peut pas avoir une pâqu je le dis très simplement très tranquillement très pacifiquement mais qui se soit à ce point complexe et qui se soit à ce point incompréhensible tant pour parfois nos administrations que pour nos agriculteurs donc on a besoin de s'engager résolument dans la voie de la simplification vous avez des agriculteurs aujourd'hui qui touche des aides et qui ne savent pas flécher le pourquoi il touchent des aides donc on a besoin d'interroger cette question et puis alors dernier aspect intéressant Jonathan c'est que le mouvement semble se calmer en France mais dans d'autres pays européens c'est c'est c'est c'est un peu l'inverse c'est ça et et c'est reparti depuis hier assez fortement du côté de nos voisins portugais qui eux aussi sont rentrés dans le dans la danse pour une revalorisation de leur activité avec aussi les Espagnols qui réclament un assouplissement de la pâac et face à cette bureaucratie qu'il juge étouffante donc on voit Thomas le malaise est quand même profond et assez général en Europe merci Jonathan je redonne des des chiffres sur ce que pèse la politique agricole commune quand même un pacb très lourd c'est 264 milliards d'euros le tiers du budget de l'Union européenne Sylvain Cann ça veut dire que un packb comme ça on fait pas bouger très très facilement là en ce moment au Conseil européen il y a quelle marge de manœuvre pour les pour les chefs d'État est-ce qu'ils ne peuvent annoncer que des décisions à la marge vous voyez ce que je veux dire tout dépend ce qu'il s'agit de modifier parce que si le budget de la PAC est conséquent comme vous venez de le rappeler ce budget a pour finalité de le revenu des agriculteurs alors ce qui est souvent et à juste titre pointé c'est que c'est de manière extrêmement hou hérogène que ce soutien au revenu des agriculteurs qui est financé par la PAC bénéficie à ceci donc il y en a qui touchent plus d'aide que d'autres mais ce qui est certain c'est que même parmi ceux qui touchent peu d'aide ou moins d'aide il arrive parfois et même assez souvent notamment pour les petits exploitants ou pour les exploitants laitiers que sans la PAC il n'aurait aucun revenu du tout donc c'est toujours pareil de quoi parle-t-on lorsqu'on parle de la PAC lorsquon on parle des normes ou par exemple là très intéressant dans le reportage lorsqu'on parle du fait que les financement pack n'arrivve pas mais les financements pack ils sont pas versés par l'administration bruxelloise directement aux exploitants agricoles il passent par les pays c'est ça ils passe par les pays ou par les régions quand c'est un État fédéral et donc en l'occurrence les retards dont il est actuellement question ils sont entièrement à la main des administrations nationales ou régionales je vais vous prendre un exemple qui est relativement c'était du temps de la majorité précédente sous François Hollande et Stéphane Lefol les agriculteurs qui avaient été encouragés à la fois par la pâac et par un grand discours d'une majorité de gauche à faire une conversion dans le bio et l'objectif qui est d'ailleurs toujours affiché c'est d'arriver en France à 20 % d'agriculture bio et bien il y en a un certain nombre qui ont été étranglés du temps de Stéphane Lefol ou qui ont dû faire un retour en arrière parce que les aides bio qui venaient de la PAC étaient bloqué par le gver par l'administration française alors quand ce dysfonctionnement a fini par être sorti dans les médias le gouvernement d'un seul coup les sommes ont été ver oui il a dit ah bon mais on n'est pas au courant c'est l'administration qu'est-ce qui se passe et cetera il est très probable que c'était lié au fait que Bruno cotr se rappelait tout à l'heure qu'il y a une forme de cogestion avec la fnsoa la fnsoa histor quement elle est pas du tout favorable à la conversion au bio et la dérogation sur sur la fiscalité les agriculteurs ils ont raison c'estàdire on peut pas en même temps demander aux agriculteurs de faire un énorme effort à la transition vers une économie décarbonée en faisant du bio c'est là qu' font leur effort les agriculteurs hein puisque pas de pesticides pas d'intran pas de chimie pas de pétrole c'est ça que ça veut dire plus d'heures de travail et cetera et cetera coup il faut l'agriculture devient plus mécanisée donc on peut pas en même temps demander aux agriculteurs de contribuer à la transition énergétique en se convertissant au bio et en même temps de de leur enlever l'avantage fiscal qu'ils ont sur le sur le gasoil dont ils ont justement besoin encore plus parce qu'il passe au bio donc voyez c'est PASC ou alors il faudrait inventer des tracteur à moteur électrique et comme on disait tout à l'heure faire le leasing pour € par mois vous pouvez acheter votre TR après la motorisation électrique pour des pour pour des engins lourds c'est pas l'idéal mais mais ça c'est un are débat je qu' nous rest pardon il nous reste 5 minutes à peine et je voudrais quand même qu'on entende Emmanuel Macron qui est à Bruxelles et qui a également donné une conférence de presse en fin d'après-midi plusieurs annonces un contrôle des importations de céréales ukrainiennes il a il a rappelé que heureusement l'accord sur le Mercosur n'avait pas été conclu trop vite puisque pour l'instant il est évid toujours au fond d'un d'un tiroir et puis surtout il souhaite la formation la création d'une force européenne de de contrôle sanitaire regardez quand on a une règle européenne qui est transposée de la même manière partout entre nos agriculteurs il faut qu'elle soit contrôler de la même manière dans tous les pays c'est pourquoi nous demandons la mise en place d'une force européenne de contrôle sanitaire et et agricole force européenne qui puisse éviter justement les la concurrence déloyale qui peut exister au sein même les pays parce qu'il y a trop de différen entre la manière dont les textes sont appliqués h et manel soufi il souhaite en quelque sorte un égalisme européen on pourrait on pourrait dire ça comme ça est-ce que ça vous semble réaliste ça un égalisme ou une douinee Européenne j'ai plutôt envie de dire que c'est c'est la peur du du gendarme la peur du contrôle pour essayer de de de moraliser ce qui doit l'être et en fait permettre en fait à chacun d'être sur un pied d'égalité c'est ça aujourd'hui c'est euh c'est c'est des c'est des règles qui ne sont pas forcément les mêmes d'un pays à l'autre et donc ces règles grâce à via l'importation arrivve sur le pays hein c'est le le fameux pesticide que vous citiez tout à l'heure sur les fruits et légumes d'ailleurs c'était ti chloride je m'étais trompé en en le citant mais ça veut dire quoi ça veut dire que il y a une forme il y a encore une forme de naïveté européenne en la matière c'està-dire qu'on on continue d'importer des produits qui ne remplissent pas les même critères avec des critères moins contraignants et on les et on les vend moins cher sur le mar sur le marché européen l'agriculture elle est au centre de deux deux points qui ne s'entendent pas c'est-à-dire où il y a pas d'harmonie c'est la souveraineté alimentaire la le respect de l'environnement la transition écologique et le pouvoir d'achat donc tant qu'on aura une forte inflation alimentaire parce que là l'inflation elle a elle est à peu près à 3,1 % VO voilà donc elle elle reflue légère enfin de façon importante he par rapport au taux qu'on a pu connaître il y a 2 ans mais malgré tout les prix sont beaucoup plus élevés et ils vont rester élevés les gens le savent donc vous avez cette contrainte de pouvoir d'achat et en fait l'arbitrage dans les ménages il se fait pas sur le téléphone pas sur l'ordinateur il se fait sur l'assiette sur l'alimentaire et et eux les paysans se retrouve en fait écartelé entre voilà la l'importance de de de prendre soin de son environnement et le pouvoir d'achat là-dessus ils peuvent pas forcément rivaliser et quand vous avez alors le bio ils se convertissent mais je voulais a ajouter un mal de déconversion aussi pourquoi ils se déconvertissent voilà ça c'est intéressant mais c'est que souvent c'est pas parce qu'ils ont non marre parce que c'est trop de tâes parce que c'est trop de règles non c'est parce que le prix du de lit de bio il est vendu quasiment au prix conventionnel donc quel est l'intérêt pour le paysan voilà qui a ses vaches laitières qui sont passés en bio au lieu de le vendre à 47 centimes il le vend à 43 et en conventionnel et 42 d'ailleurs Bruno C c'est a pas une forme d'hypocrisie générale sur cette question de la l'application de la loi égalime parce que ça arrangeait un peu tout le monde du gouvernement à nous hein au consommateurs en pleine période inflationniste que finalement B elle soit pas totalement respecté que on essaie de de limiter l'inflation ou de tirer un peu les prix vers le bas bien sûr et on voit à quel point tout ceci raconte des histoires incohérentes et l'extrême difficulté pour le politique à à à mettre tout ça dans un casadre commun et à dire ce dont j'ai parlé il y a 2 ans est cohérent avec ce que j'ai dit ce que je dis aujourd'hui et là il y a un souci je rappelle qu'il y a 2 ans le président de la République a été élu en nous disant qu'au lendemain de son élection la transition climatique allait irriguer l'intégralité des politiques publiques que il nommerait à matigant quelqu'un qui serait une sorte de tour de contrôle de cette irrigation généralisée du climat dans l'ensemble de l'action publique lors son discours de politique générale Gabriel a cité en numéro 4 de des piliers des qu c'était le 4e et on ne peut pas dire que c'était le moment de son discours plus long non c'est pas ce dont il a le plus parlé dans son discours on est bien d'accord merci beaucoup merci à tous d'avoir participé à ce à ce débat et à bientôt sur sur Public Sénat
Gabriel Attal