Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 3 juin 2020 6 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheSanté

Témoin RMC : Cécile Frattaroli - 03/06

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:17OuverteRéponse directe

    Cécile Frattaroli, porte-parole de la PEP, bonjour.

  • 1:59FerméeÉludée

    Est-ce que vous demandez ce matin un assouplissement des règles sanitaires ?

  • 2:33OuverteRéponse partielle

    Il y a une disparité sur le territoire, il y a des écoles qui ouvrent avec 12-15 élèves par classe, et il y en a d'autres qui ne dépassent pas 7-8 élèves.

  • 3:54RelanceRéponse directe

    Mais pourquoi est-ce qu'on ne fait pas mieux ?

  • 4:38OuverteRéponse directe

    Que dites-vous aux syndicats d'enseignants qui sont très réticents, voire opposés à toute reprise des cours ?

  • 5:52FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous voulez absolument que votre enfant aille à l'école ? Ou pas ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:41InvitéFait
    « aujourd'hui, on a l'impression que la morse a du mal à se confirmer »
  • 0:45InvitéFait
    « il y a encore des écoles fermées »
  • 1:22InvitéPromesse
    « si l'épidémie devait se poursuivre en septembre, on soit prêt pour accueillir tous les enfants »
  • 3:02InvitéFait
    « On a ouvert beaucoup d'écoles, et on n'a eu aucun cas de coronavirus sur les enfants constatés »
  • 3:07InvitéChiffre
    « il y a eu 70 suspicions, mais aucun cas confirmé pour les enfants »
  • 4:11InvitéFait
    « si on ouvre les bars, on ne voit pas pourquoi on ne peut pas ouvrir une école »
  • 4:58InvitéFait
    « On a fait de la continuité pédagogique »

Temps de parole

  • Invité60 %
  • Présentateur40 %

1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC. Bien, si nous parlions de nos enfants, de nos enfants qui, pour beaucoup, ne peuvent pas aller à l'école, ce qui commence à exaspérer les parents, notamment Cécile Frattaroli, et porte-parole de la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public, la PEP, Cécile Frattaroli, bonjour. Bonjour. Bonjour, oui, les parents s'impatientent, les parents ont envie d'envoyer leur enfant à l'école, pour le bien de l'enfant et pour le bien des parents.

0:30
Invité

Exactement. La place de l'enfant est à l'école, on le répète, depuis assez longtemps, et c'est vrai qu'aujourd'hui, on a l'impression que la morse a du mal à se confirmer, et les parents s'impatientent, parce qu'il y a beaucoup de disparités sur le territoire, et c'est vrai qu'il y a encore des écoles fermées, et c'est incompréhensible, quand on est dans une municipalité, de voir que l'école n'ouvre pas, alors qu'on va ouvrir les bars et bientôt les piscines.

0:53
Présentateur

Voilà, et je rappelle que les écoles, jusqu'au collège, les écoles passaient l'affaire des municipalités, c'est à elles d'organiser le parcours sanitaire, les précautions, c'est à elles d'ouvrir les classes, c'est à elles de trouver le personnel qui va encadrer les élèves, et c'est à l'éducation nationale de trouver le personnel enseignant.

1:13
Invité

Alors effectivement, les raisons de fermeture, de non-ouverture d'écoles sont multiples, parfois c'est les locaux, et là il est urgent de faire le nécessaire pour que, si l'épidémie devait se poursuivre en septembre, on soit prêt pour accueillir tous les enfants, et donc ça ne peut pas être une excuse qui sera audible à la rentrée, et puis parfois c'est par manque de personnel municipal, et c'est aussi parfois par manque de personnel de l'éducation nationale, mais ce qui est vraiment frustrant, et ce qui rend les parents impatients, c'est cette disparité, encore une fois, entre les établissements, et quand on voit que dans l'école du voisin, ça se passe bien mieux que dans la nôtre, on se dit que parfois on peut faire un peu mieux et partager les bonnes pratiques.

1:54
Présentateur

Oui, alors hier, j'avais Jean-Michel Blanquet avec moi, je lui ai posé la question, il m'a parlé du maintien du protocole sanitaire strict qu'il fallait. Est-ce que vous demandez ce matin un assouplissement des règles sanitaires ?

2:07
Invité

Très honnêtement, et on le répète là aussi, on n'a aucune compétence pour demander ou non un maintien du protocole sanitaire, et ce protocole sanitaire, il est identique dans les entreprises privées, et au sein même de votre établissement, donc il existe, et il faut qu'on vive avec, il faut vivre avec, pardon, mais on peut faire mieux au sein de ce protocole sanitaire, et je ne vois pas pourquoi dans une école, quand il y a 10 salles de classe ouvertes, il n'y a que 4 salles de classe dans lesquelles on met des élèves.

2:33
Présentateur

Il y a une disparité sur le territoire, il y a des écoles qui ouvrent avec 12-15 élèves par classe, et il y en a d'autres qui ne dépassent pas 7-8 élèves. Oui, alors ça dépend aussi des locaux, des classes, des salles.

2:49
Invité

Je pense qu'au début il y a eu beaucoup d'inquiétudes, et d'ailleurs on a reproché cette ouverture, et beaucoup a appelé à une ouverture en septembre. On voit qu'aujourd'hui l'épidémie se comporte favorablement entre guillemets, c'est-à-dire que les indices sont positifs. On a ouvert beaucoup d'écoles, et on n'a eu aucun cas de coronavirus sur les enfants constatés, il y a eu 70 suspicions, mais aucun cas confirmé pour les enfants. Et donc ça se passe bien, et c'est vrai qu'il faut aller plus loin. Ça n'est pas possible de dire aux familles, nous c'est 4 ou c'est 5 élèves, parce que c'est comme ça, il faut qu'on comprenne.

Et on ne peut pas comprendre quand ailleurs ça se passe autrement, ça c'est évident.

3:24
Présentateur

Il faut aller plus loin, je l'ai dit hier à Jean-Michel Blanquer, mais pour l'instant l'éducation nationale est très prudente, le ministère est très prudent. Le ministère nous dit que peut-être, peut-être, on assouplirait un petit peu les règles d'ici la fin de l'année scolaire, mais en fait la fin de l'année scolaire c'est le 4 juillet. C'est demain, donc il va falloir aller vite.

3:46
Invité

Mais même au sein de ces règles, au sein de ce protocole très contraignant, On peut faire mieux. On fait mieux ailleurs.

3:54
Présentateur

Mais pourquoi est-ce qu'on ne fait pas mieux ? Parce qu'il y a, c'est la volonté de certaines mairies, c'est vrai qu'il y a des maires qui ne veulent pas ouvrir. Qui ne veulent pas ouvrir parce qu'ils ne veulent pas prendre la responsabilité d'ouvrir.

4:05
Invité

Oui, alors on peut le comprendre le 11 mai, quand tout le monde avait peur, et c'est complètement incompréhensible aujourd'hui, si on ouvre les bars, on ne voit pas pourquoi on ne peut pas ouvrir une école. Ça n'a aucun sens. Donc il faut revenir sur cette décision, on a eu le droit d'avoir peur, on a eu le droit de se tromper, on a eu le droit de prendre des précautions, mais pour les familles aujourd'hui, c'est complètement incompréhensible. Et on demande aux parents d'aller retravailler. Et de toute façon, on n'est pas obligé d'avoir un travail pour avoir besoin de mettre son enfant à l'école. C'est une urgence sociale. La place de l'élève, encore une fois, est à l'école.

Ils ont besoin d'y aller. Donc si on peut le faire, faisons-le et faisons-le bien.

4:38
Présentateur

Et que dites-vous aux syndicats d'enseignants qui, eux, sont très réticents, et même pour certains, sont opposés à toute reprise des cours ?

4:47
Invité

Pour moi, le rôle de l'enseignant, c'est aussi d'être à l'école et d'enseigner à ses élèves. Là encore, c'est inaudible. Pour moi, c'est un peu baisser les bras. On a fait de la continuité pédagogique. On félicite tous les enseignants qui s'en sont emparés. Mais ils l'ont fait en collaboration avec les familles qui, aujourd'hui, sont à bout et ne peuvent pas à la fois être enseignants et à la fois travailler ailleurs.

5:10
Présentateur

Mais à part vous faire entendre dans les médias, que pouvez-vous faire ? Pas grand-chose.

5:13
Invité

Se faire entendre dans les médias, ça fait un peu bouger les lignes. Ça fait un peu bouger les lignes parce qu'il y a des écoles où ça se passe bien. Et on le voit là, à Paris, typiquement, dans l'ouverture des collèges, il y a les bons et les mauvais élèves, entre guillemets. Mais on voit bien que...

5:28
Présentateur

Paris qui avait pris du retard sur les écoles, entre parenthèses.

5:31
Invité

A pris du retard sur les écoles. Les locaux, il y en a énormément. Le personnel a manqué un peu partout. Il a fallu remobiliser tout le monde. Et c'est vrai qu'on n'est pas les meilleurs élèves du territoire. C'est évident, mais encore une fois, on peut faire mieux. Et les parents sont présents. Il ne faut pas considérer que les parents font des caprices quand ils ont envie de mettre leurs enfants à l'école. C'est important que l'enfant aille à l'école, vraiment.

5:52
Présentateur

Bon, alors réagissez. Est-ce que vous voulez absolument que votre enfant aille à l'école ? Ou pas ? Est-ce que vous êtes toujours sur la ligne l'école en septembre et pas avant ? Vous nous dites 32-16, c'est notre lien. Vous appelez et évidemment, la rentrée, il va falloir préparer aussi la rentrée. Il faut que la rentrée se passe normalement.

6:11
Invité

Normalement, on verra quelles seront les contraintes sanitaires là encore. Et effectivement, il faudra tirer les leçons de ce qui s'est passé à la fois pendant le confinement et cette période de déconfinement pour que la rentrée se passe au mieux pour tous.

6:22
Présentateur

Bien, merci. Merci à vous. Cécile Prattaroli, porte-parole de la PEP, la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public.