Lutte contre le cancer : Macron veut "mettre les bouchées doubles" - Reportage #cdanslair 07.02.2024
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Une des causes principales, c'est les changements de mode de vie?
- 4:00OuverteRéponse directe
A force de dépister, est-ce qu'on ne trouve pas des choses qui ne se seraient jamais manifestées?
- 5:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a une IA qui, un jour, sera capable de prédire ce qui vous guette?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00E.MacronFait
« On a des trésors de données, de la Cnam à l'Inserm, en passant par nos hôpitaux. On a un système plutôt centralisé. On a mis des unités en place. Il faut aller beaucoup plus vite. Il faut simplifier le cadre français d'utilisation de données. On doit tout faire très vite. »
- 2:00JournalisteChiffre
« Ces 30 dernières années, en France, les cancers du pancréas à l'âge de 40 ans ont presque doublé chez les hommes, et plus que triplé chez les femmes. »
- 3:00JournalisteFait
« Une des causes principales, c'est les changements de mode de vie. La modification de nourriture, la nourriture hyper transformée, la sédentarité, l'augmentation de la consommation d'alcool et de tabac, les changements au niveau du microbiote influencé par les traitements antibiotiques et la nourriture... »
- 4:00J.-E.BibaultChiffre
« On a montré, sur un nombre de patients très large, que quand on utilisait l'IA en tant qu'assistant, on avait d'aussi bons résultats qu'une double lecture humaine, mais en 2 fois moins de temps. »
- 5:00J.-E.BibaultFait
« Il y a un risque de surdiagnostic pour le cancer du sein. »
- 6:00J.-E.BibaultPromesse
« Il y a beaucoup de modèles prédictifs qui vont permettre de prédire 5 ans à l'avance les risques de cancer du poumon. »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
en présentant son plan anticancer. Casser les délais, simplifier les échanges de données et utiliser l'intelligence artificielle... - Des poignées de main et quelques mots pour le personnel et les patients de l'institut Gustave-Roussy, 1er centre de lutte contre le cancer en Europe. - Bonjour. - E.Macron: Vous êtes bien pris en charge? - Une visite présidentielle pour la Journée mondiale contre le cancer.
E.Macron appelle à accélérer la recherche médicale dans les années qui viennent. - E.Macron: On a des trésors de données, de la Cnam à l'Inserm, en passant par nos hôpitaux.
On a un système plutôt centralisé. On a mis des unités en place. Il faut aller beaucoup plus vite.
Il faut simplifier le cadre français d'utilisation de données. On doit tout faire très vite. - Le temps presse.
Les malades du cancer sont aujourd'hui plus nombreux et plus jeunes. Certaines pathologies sont en nette augmentation, à l'image des tumeurs digestives dont le nombre explose chez les moins de 50 ans. Ces 30 dernières années, en France, les cancers du pancréas à l'âge de 40 ans ont presque doublé chez les hommes, et plus que triplé chez les femmes.
Aucun profil n'est épargné. Selon les études scientifiques, même les jeunes adultes qui ne souffrent pas d'obésité, ne fument pas et font du sport peuvent être concernés. Les chercheurs s'interrogent mais n'ont pas trouvé de causes formelles à ce phénomène. - Une des causes principales, c'est les changements de mode de vie.
La modification de nourriture, la nourriture hyper transformée, la sédentarité, l'augmentation de la consommation d'alcool et de tabac, les changements au niveau du microbiote influencé par les traitements antibiotiques et la nourriture...
A ce jour, on n'a pas établi une cause exacte qui peut expliquer cette augmentation. - Une hausse des cas qui concerne tous les pays développés. Aux Etats-Unis, une personne née dans les années 90 a aujourd'hui 2 à 3 fois plus de risques d'avoir un cancer colorectal qu'une personne née dans les années 60. ...
Alors que certains augmentent, la recherche progresse. On s'appuie dorénavant sur l'intelligence artificielle. A l'hôpital Bicêtre, dans le Val-de-Marne, l'IA aide au diagnostic. - L'algorithme fait ça beaucoup plus vite.
Par lame, on gagne 20 à 30 secondes. C'est énorme quand vous savez que, pour un patient, c'est 12 biopsies. 24 lames.
Vous voyez le temps gagné. - De nouvelles technologies au service de chercheurs décidés à trouver la clé de certaines maladies. A l'institut Gustave-Roussy, cette médecin est sur le point de lancer, avec une de ses collègues, une grande étude sur les facteurs de risques génétiques ou environnementaux qui pourraient expliquer l'augmentation des cancers digestifs chez les jeunes adultes. - On va faire beaucoup d'études sur l'ensemble des prélèvements qu'on va récolter.
La tumeur, les urines, le sang, la salive et les selles...
Notre but, in fine, c'est de comparer avec un groupe de sujets sains pour avoir les meilleures conclusions. - Un travail au service de la science pour essayer de guérir les cas les plus problématiques. Les 1res conclusions de l'étude sont attendues d'ici 3 ans. - A.de Tarlé: Je reprends votre livre.
On a parlé de l'intelligence artificielle. Aujourd'hui, la machine détecte mieux que le radiologue si j'ai une tumeur ou si je n'en ai pas? - J.-E.Bibault: Ce n'est pas si simple.
On a montré, sur un nombre de patients très large, que quand on utilisait l'IA en tant qu'assistant, on avait d'aussi bons résultats qu'une double lecture humaine, mais en 2 fois moins de temps. Ca va permettre d'aller plus vite. On sait que le dépistage n'est pas bien fait en France. 50 % des gens qui pourraient le faire le font vraiment.
C'est une piste pour les années qui viennent. On va comparer les performances d'humains seuls, de façon prospective versus les performances d'une intelligence artificielle. Mon intuition, c'est que sur de l'analyse d'images pures comme de la radiologie, l'intelligence artificielle va potentiellement faire mieux que le radiologue. - A.de Tarlé: Il ne faut plus conseiller aux enfants de faire des études de radiologie? - J.-E.Bibault: Un chercheur canadien qui vient de gagner le prix Nobel de physique en 2024 avait dit: "Arrêtons de former les radiologues parce qu'il y aura de l'IA." En 2025, on forme encore des radiologue et on en a encore besoin.
Les radiologues ne font pas que de l'analyse diagnostique sur des écrans. Ils font aussi du geste technique. Ils guérissent des gens. - A.de Tarlé: A force de dépister, est-ce qu'on ne trouve pas des choses qui ne se seraient jamais manifestées?
C'est la question du surdiagnostic. - J.-E.Bibault: C'est un risque majeur.
Il y a un risque de surdiagnostic pour le cancer du sein. - A.de Tarlé: Certaines femmes qu'on opère du cancer du sein n'auraient jamais déclaré la maladie? - J.-E.Bibault: Elles ont la maladie mais, elle ne va jamais leur nuire.
Il y a aussi l'exemple du cancer de la prostate. Une partie des cancers de la prostate, avec certaines caractéristiques que l'on diagnostique beaucoup et qui, en fait, doivent relever de la surveillance active. On surveille, on ne fait pas de traitement.
On est sur le versant du surdiagnostic. C'est difficile de marcher entre le surdiagnostic et le bon diagnostic. - A.de Tarlé: On a peut-être trop opérer de cancers de la prostate? - J.-E.Bibault: Dans le passé, probablement. - A.de Tarlé: C'est fascinant et effrayant, cette progression de l'intelligence artificielle.
Le diagnostic prédictif...
Est-ce qu'un jour, la machine vous donnera l'heure de votre mort et la maladie qui vous fauchera? - N.Berrod: On n'en est pas là, mais la machine pourra dire précisément à quel type de maladie on est davantage à risque que d'autres personnes sur la base de différents indicateurs.
Pour parler de l'intelligence artificielle, aujourd'hui, beaucoup d'hôpitaux sont équipés d'outils d'intelligence artificielle qui permettent d'améliorer l'interprétation des images. Il y a toujours un humain qui va contrôler et vérifier. Les médecins, les chirurgiens, etc.
Disent que les outils les aident beaucoup. Ils font un diagnostic plus précis. Ca vaut pour des fractures imperceptibles à l'oeil nu.
C'est concret aujourd'hui, mais il y a encore des radiologues. Pour l'instant, ça fait gagner en précision et en temps. On sait à quel point le temps médical, le temps des médecins est précieux. - A.de Tarlé: Est-ce qu'il y a une IA qui, un jour, sera capable de prédire ce qui vous guette?
Vous avez 3 fois plus de chances de développer tel cancer... - J.-E.Bibault: Elles existent déjà, en réalité.
Il y a beaucoup de modèles prédictifs qui vont permettre de prédire 5 ans à l'avance les risques de cancer du poumon. Le problème de tous ces modèles, qui sont très nombreux, c'est qu'ils n'ont pas été validés dans la vraie vie. Par exemple, l'IA de la mammographie a été validée.
D'autres non. On ne va pas attendre 10 ans des gens et les suivre avant d'avoir une réponse. - A.de Tarlé: Et puis ça pose des problèmes éthiques. - J.-E.Bibault: L'intérêt de ces modèles prédictifs, c'est qu'ils sont interprétables.
Pour un médecin et pour un patient, l'intérêt est d'agir et corriger ce facteur de risques. Si on n'a pas cette correction, avoir ce genre de modèles prédictifs ne représente pas beaucoup d'intérêt médical.
Emmanuel Macron