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interviewLe Média (sur YouTube)· 25 février 2024 25 min

MACRON ET LA FRANÇAFRIQUE : LE DOUBLE JEU ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

uel Macron veut-il en finir avec la France-Afrique c'est en tout cas le signal qu'il a voulu envoyer en choisissant Jean-Marie Beauquel éphémère secrétaire d'État la coopération sous Nicolas Sarkozi muté parce qu'il avait envoyé des signaux réformistes qui avaient notamment irrité Omar Bongo ondemba le président d'Alor du Gabon alors Jean-Marie bequel ne devient pas ministre d'Emmanuel Macron mais envoyé spécial pour l'Afrique et sa première destination étéit Abidjan où il a sorti un mot qui va on l'imagine faire Flores modelage en terme de d'effort de moyens à la fois français et français en lien avec nos partenaires européens on ne veut pas comment dirais-je réduire ses efforts mais c'est une globalité c'estàd sur certains aspects il y aura des évolutions ici les choses peuvent l'empreinte peut sur certains aspects être moindre et plus forte sur d'autres aspects et c'est ça qui doit faire l'objet d'un partenariat le remodelage me paraît être le bon l'état d'esprit c'est la raison pour laquelle nous avons été dans dans un échange extrêmement positif quoi que c'est-on vraiment du projet qui se cache derrière ce mot remodelage cédique comme on le sentait il y a une imprécision totalement à la fois dans le mandat dans la mission dans ce que devait faire Jean-Marie Boquel et son séjour à Abidjan est venu ajouter encore à la confusion puisque dès le départ on nous on nous a dit que Jean-Marie Boquel vais expliquer aux pays africains où il y a une la présence de base militaires français leur expliquer eu l'intention de la France de diminuer ses effectifs d'assigner de nouvelles missions et ça paraît ça paraissait déjà dès le départ totalement imprécis la nature du mandat parce que si on part du principe que cette présence militaire est régie par les accords les accords doivent avoir doivent contenir euh sous la fin de la mission la transformation on n'a pas besoin d'un envoyé spécial pour aller expliquer aux gens ça c'était le premier niveau de confusion et le deuxième niveau de confusion c'est que on constate que euh la France n'est pas prête à prendre acte de la demande aujourd'hui qui est la majoritaire sur le continent celle de mettre fin à au à la présence des bases militaires parce que c'est considéré aujourd'hui comme les vestiges d'une période coloniale d'une France-Afrique et la France là est inscrite dans une démarche où euh elle n'a pas l'intention de prendre acte de cette demande que qui s'exprime au Sahel et qui s'exprime aussi dans les pays où elle a une présence donc globalement moi je n'ai pas senti que dès le départ j'avais une appréhension je n'avais pas bien compris la nature de la mission ce n'est pas en tant que tel l'expertise de de bookel sur l'Afrique qui qui qui était contesté mais la nature de la mission et son premier voyage à Abidjan n'a pas apporter de clarté parce que si vous avez suivi au sortir de son entretien avec le président Ouara il a fait une déclaration à la presse et en plus de mots qu'il a avancé il a surtout insisté sur les bonnes relations entre la France et la Côte d'Ivoire mais on n pas besoin d'aller jusqu'à Abidjan pour on n' pas besoin d'un envoyé spécial pour l'Afrique pour ventter la qualité des relations entre la France et l'Afrique et moi vous peut-être qu'il voulez aussi toucher la Coupe d'Afrique des nations et oui mais bon honnêtement moi je n'ai encore je vous j avec je vous le dis avec toute en toute sincérité je n'ai pas aujourd'hui perçu la vraie nature de la mission de Boel la vraie nature de son mandat et l'utilité même finalement de cette mission alors Fabrice pourquoi un envoyé spécial pour ça fait déjà très présidentialisme alors que l'Afrique une bonne partie de l'Afrique francophone a un problème de présidentialisme euh de pour les relations d'État état on envoie un envoyé spécial du président et et pas forcément un ministre ou quelqu'un qui représente l'ensemble du gouvernement et aussi pourquoi Jean-Marie Boquel est-ce que le symbole n'est pas déjà en quelque sorte démoné isé parce que fut au fond le sarkozisme effectivement c'est sous Sarkozi qu'il a montré des minis signes de de réformisme mais Sarkozi a été l'aboutissement violent de la France-Afrique la plus meurtrière et c'est Jean-Marie bequel que Macron sort bah moi je je me méfie toujours de de ceux qui affichent une espèce de de modernisme à outrance comme ça dans dans la relation avec l'Afrique parce que ça c'est un discours qu'on a éculé pendant longtemps de de changer les relations euh euh entre la France et ses partenaires africains et qu'on ne voit pas dans les faits maintenant j'abonde dans le dans le sens de sédic et je pense que le principe même d'avoir un envoyé sur l'Afrique c'est déjà archaïque en soi parce que aucun pays ne fait ça le Niger n'a pas un envoyé spécial pour la France euh le le le le les États-Unis eux-mêmes ne ne font plus ça tout à fait il y a plus de d'envoyer euh bon il y a des monsieurs Afrique comme on dit toujours mais d'avoir une espèce de de personne comme ça qui seraiit chargé de traiter les dossier africain uniquement euh euh étant proche de l'ÉÉ euh hors du gouvernement mais étant très proche de l'Élysée c'est c'est quand même assez euh hors du temps en fait et et je pense que en fait il faut prendre la chose dans dans l'observation globale aussi de ce que veut faire euh euh Emmanuel Macron euh des troupes français et de des des comment dire des nécessités d'économie parce que on a on a appris cette semaine et si vous avez suivi un petit peu l'actualité sur le média notamment vous avez dû voir que Bruno Le Maire souhaite faire des économies des coupes budgétaires à hauteur de 10 milliards euh euh au niveau de de de de tous les les ministères en France et je pense que euh l'aide au développement est concerné à hauteur de 800 millions et effectivement le déploiement des troupes extérieures des des opérations extérieures de la France vont aussi subir l'impact de ces coup budgétaire je pense que cette présence d'un envoyé spécial euh ne s'inscrit plus c'est c'est devenu quelque chose de cosmétique aujourd'hui ne s'inscrit plus dans en fait si la France avait encore l'influence qu'elle a eu auparavant auprès de ces pays francophones on aurait pu la la lire ça différent mais aujourd'hui je crois qu'il y a aussi des des intérêts purement français qui entrent en compte et que effectivement ce monsieur bokel ne sera pas un nouveau faocard par exemple le remot de l'âge c'est un mot qui aura qui va faire beaucoup jaaser romodel c'est pas c'est pas démantellement c'est pas retrait c'est pas renforcement c'est c'est remodelage on peut tout dire et n'importe quoi avec le mot remodelage c'est un mot fort qui qui comme tu le dis peut peut vouloir vraiment tout dire ça détermine aussi ça montre aussi euh le flou qui entour la stratégie actuelle d'Emmanuel Macron sur la la poursuite des relations avec l'Afrique je pense qu'on va rester dans une espèce d'entre deux comme ça jusqu'à la fin de son quinquena et que la situation n'évoluera plus de manière particulière alors on a l'impression Bernard que dans cette affaire surtout quand on parle la Côte d'Ivoire c'est plutôt le camp africain c'est-à-dire le pouvoir qui est demandeur de présence militaire la Côte d'Ivoire c'est le l'exemple type du pays ou le dirigeant en général oufouette BO Bédier pas Bagbo et Ouatara aujourd'hui sont ont été toujours demandeurs de la présence française militaire je me souviens en 80 ça pas porté chance à Bédier mais bon ça oui et Bédier justement à l'époque baladure avait décidé de fermer le Bima dans le cadre d'une organisation déjà il y a plus de 30 ans de remodelage le premier remodelage et Bédier a été faire une plédoirie qui avait marché puisque le Bima était resté pour que pour ces dirigeants là le Bima ou le régiment qui est basé comme au Gabon ou au Sénégal c'est la sécurité sociale entre guillemets imaginé par les uns et par les autres n'a pas marché pour pour Bédier pour certaines raisons en 2010 ça marche en tout cas pour les dirigeants tchadiens par exemple oui parce que je l'ai dit déjà l'autre fois le problème du Tchad c'est pas simplement celui des dirigeants c'est celui de la géographie du Tchad où la France a un intérêt technique comme une espèce de porte-avion au milieu du de l'Afrique et Bagbo en 2010 était s'était mis d'accord avec les Français le Bima fermait d'ailleurs dans les livres de la de l'armée française le Bima est dans la dans les les bataillons dissous donc euh Ouatara aujourd'hui aujourd'hui c'est le dernier avatar des présidents africains qui souhaitent que les troupes françaises restent pour des raisons de sécurité sociale entre guillemets et aujourd'hui on lui envoie quelqu'un pour tenter de lui expliquer que ça va peut-être pas se passer comme ça parce que dans remodelage il y a on a on peut penser à la patte à modeler aussi on va aller bouger dans dans un sens dans l'autre on sait pas encore exactement ce que donnera le cette sculpture de remodelage et ça me fait déjà de réflexions une le choix de Boel Bel a passé un premier tour france-africain qui lui a coûté cher par ses premiers propos qui ont fait que un des patrons de la France-Afrique de l'époque feu Omar Bongo l'a fait éjecter rapidement du gouvernement français et deuxièmement si on parle de militaire rappelons que son fils Pierre Emmanuel est tombé au Mali dans un accident d'hélicoptère il était officier au régiment d'hélicoptère de combat et donc c'est cet homme a a une ambivalence sur l'Afrique à la fois pour des problèmes diplomatiques et pour des problèmes militaires et puis ambivalence ben parce que c'est c'est pas un monsieur qui qui va venir avec une totale liberté d'esprit il peut intérieurement avoir des des dispositions dans un sens ou dans l'autre c'est on sait jamais et il va avoir un esprit complètement libre et c'est peut-être pas la personne adéquate pour faire ça et deuxième chose nous avons en France le il a parlé de faocard il y a le monsieur du deu de l'Élysée il y a le directeur Afrique au kedorsa il y a le directeur Afrique occidentale au kedorsa et maintenant il y a un monsieur spécial pour l'Afrique ça me rappelle un ami ancien ambassadeur de France dans les pays africains qui m'avait dit un jour mais pourquoi il y aurait une politique africaine de la France il y a une politique de la France vis-à-vis de l'Amérique vis-à-vis de l'Asie vis-à-vis de l'Europe pourquoi il y a une politique spécifique pour l'Afrique les ganéens les kéans les Sud-Africains euh ne sont pas demandeurs que la France vienent leur expliquer quand on parle de politique africaine on parle pas de ces pays en fait oui mais aujourd'hui l'Afrique est indépendante depuis plus de 60 ans il faudrait qu' colonial oui mais le pré carré colonial je suis bien placé pour en parler euh c'est quand même quelque chose qui est révolu c'est des outres maires aménagés quoi oui mais bon euh avec des présidents élus c'est justement ça qui fait que et là on fait des économies parce que Monsieur bel avant de faire de faire des économies il il provoque des dépenses B par son poste déjà par son c'est ce que j'ais dire par son poste donc déjà il y a il y a une antinomie là-edans bon il a commencé par la Côte d'Ivoire et il fait son discours en sortant de chez le président Ouatara avec le frère qui est ministre de la défense et le secrétaire sarooro qui est le secrétaire général de la présidence avec le secrétaire général de la présidence c'est la niè de niè c'est meratouré mais lui il est le directeur de cabinet de de de on s'y perd dans la famille et au coin quand on élargit un petit peu le spectre de la du discours et des gens qui sont là dans un petit coin il y a le petit bellliard ancien directeur Afrique du cedoré ambassadeur de France en Côte d'Ivoire premier supporter des éléphants si j'ai bien compris d'après les images que j'ai vu à la télévision en plusieurs occasions et et tout ce beau monde vient nous parler de du Bima euh il est évident qu'on a des problèmes budgétaires France que il va falloir faire des coupes drastiques que la Abidjan c'était la base historique moi quand j'étais gamin le c'était le régiment d'infanterie d'outremè et d'artillerie le r AOM quand j'avais 10 12 ans il s'appelait comme ça au moment de l'indépendance qui jouait dans le championnat de rugby ivoirien et cetera donc c'est des gens qui étaient totalement intégrés d'ailleurs on pourrait poser la question subalterne qui est propriétaire du terrain où est basé le Bima actuellement puisquil y a eu des bruits dans les années 2012 2013 que Watara aurait cédé la propriété foncière non mais c'est pas possible ça peut pas être une extraterritorialité oui non mais non mais il y a eu un débat làdus c'était qu'une rumeur mais ça permettrait aujourd'hui de clarifier totalement la situation parce que si l'armée française dégage parce que si on laisse une centaine de de soldats français au Bima enfin au terrain de portboué pour ceux qui connaissent le Bima ils vont ils vont se perdre dans les dans les rues et les quartiers du Bima parce que c'est une petite ville ah c'est des grosses opportunités immobilières aussi et c'est une grosse opportunité immobilière donc il il y a tout un tas de d'éléments qui font que démantelé que ça mais ça ça finira par être démantelé alors en parlant de remodelage on peut se demander ce qui est devenu la fin du la fin du Fran CFA annoncé tambour battant par Emmanuel Macron et Alassan Ouatara en décembre 2019 c'est un tournant majeur dans les relations entre l'Afrique et la France le Fran CFA historiquement le Fran des colonies françaises d'Afrique disparaîtra l'année prochaine pour laisser place à l'cho bien plus qu'une nouvelle monnaie c'est une nouvelle page qui s'écrit après le colonialisme selon le président de la République et ben c'est dit que la réforme a fait a fait plouf il faut croire que les forces d'inertie pèsent lourd nous sommes en 2024 et le Fran CFA n'est toujours pas terminé l'cho n'est toujours pas arrivé d'ailleurs il y avait une polémique autour de cela parce c'est comme si disons il y avait eu une sorte le vol d'une idée commune la CDAO oui tout à fait et ça rejoint le sujet dont on vient de parler c'est-à-dire que c'est en même temps la France a compris qu'il y a une demande très forte de la part de la jeunesse africaine sur le démantellement de des bases et et on fait semblant de ne de prendre en compte cette considération au-delà même de l'aspect financier et se le en même temps donc on décide de de satisfaire la la demande qui est pressente qui fait que la France est rejetée mais en même temps on veut pas partir pour le Biban c'est la même chose pour le franc CFA on sent que euh la la la la si lorsqu'on regarde un peu euh la chronologie de cette annonce qui a été faite par le président Macron et le président Ouatara ça précédait ça suivait quand même une mobilisation de la jeunesse africaine on a vu est sur des places inédites à Dakar on a même brûlé symboliquement le un billet de de francs CFA de 5000 francs Cfa il y a eu une mobilisation de la jeunesse et euh ce feu qui est parti de Dakar à s propagé à Niamé il y a eu des échos à Bamako et cetera parce que bon les gens euh vivent et continuent de le vivre aujourd'hui encore comme un symbole quand même d'un asstissement que l'indépendance n'est pas totalement achevé tant que il y aura toujours cette réunion je sais pas si le covid a changé la chose mais avant chaque semémestre il y avait une réunion entre le ministre français des Finances et ses homologues de la zone SEFA alternativement une fois en Afrique une fois en en France pour justement définir la politique monétaire bon à partir du moment où les pays sont devenus indépendants il faut qu'ils puissent définir eux-mêmes leur politique monétaire et c'est c'est cette revvendication à mon avis euh l'annonce qui a été faite a eu pour intérêt de retarder on a fait semblant de prendre en considération on a calmé les gens et finalement on n'est pas allé jusqu'au bout ça ne s'est pas achevé parce que euh la la la la réforme telle qu'elle était envisagée euh particulièrement par les pays au niveau de la CDAO elle incluit la possibilité d'avoir en commun une monnaie c'est-à-dire au-delà de des pays de la zone Fran le Ghana le Nigéria euh peut-être le Cap Vert tous ces pays on devait avoir une convergence et puis arriver à une monnaie commune aujourd'hui euh on a fait en sorte que sur le plan de du projet commun avec la la le Nigéria et et le Ghana on est au point mort donc on a assuré une sorte de pérénité presque au au franc CFA et et c'est ça c'est ça qui fait que euh je pense si on la France ne se résout pas euh à franchir le cap de d'abandonner les bases militaires euh de consid de concéder que ou en tout cas de de considérer que la revendication sur la monnaie est importante euh je pense que euh elle ne retrouvera pas euh comment dire euh l'audience ou en tout cas la popularité dont elle rêve auprès de la jeunesse africaine Fabrice je pense et je vais juste faire une petite parenthèse parce que je ça ça me revient à l'instant euh je me souviens d'un d'un rapport sénatorial français de 2021 c'est pour revenir sur le remodélage plutôt militaire qui évaluait à plus d'un milliard de de d'eurosi d'euros le coût de la force barcane je crois euh sur une année seulement sur une année 9 ans de force barcane ça a dû coûter plus bien plus de 10 milliards d'euros parce que en fait les experts militaires expliquent que euh dans le cadre d'un désengagement quand quand les forces sont censées quitter un théâtre d'opération bah les coûts sont multipliés fois deux fois fois tro et on a eu le retrait du Mali avec Barkan le retrait du Burkina avec l'opération sabre euh le retrait des troupes qui étaient stationnées au Niger donc euh la présence militaire ça coûte cher ça coûte terriblement cher c'était juste sur le remodelage au niveau militaire maintenant sur l'aspect euh économique et le Fran CFA je crois qu'il faut aussi lire maintenant aujourd'hui euh la situation euh à à à la lumière de ce qui s'est passé ces dernières semaines ces derniers mois avec l'Alliance des états du sel et de voir quelle direction quel avenir aura cette cette mise en commun parce que effectivement Niger Burkina et Burkina Faso et Mali ont décidé de quitter é la la CDAO mais font toujours partie de de l'Union l'union monétaire de l' mois quelle va être la la la direction monétaire que que va prend que vont prendre ces trois pays personne ne le sait est-ce que la suite c'est un départ aussi c'est de de de quitter le le franc CFA pour battre leur propre monnaie personne ne le sait c'est dans les tuau paraît-il euh j'écoutais sur RFI Dongo sambasila l'économiste sénégalais qui expliquait que euh en soit du point de vue de leur capacité de production ces trois pays seraient tout à fait capablebles de battre monnaie et qu'on surestime un peu les bénéfices de l'intégration sous-régionale et et que il donnait un chiffre qu'il l'a calculé que seulement 7 % des pays dans le monde font partie d'une intégration monétaire régionale seulement 7 % on s'en rend pas compte parce qu'on a toujours l'idée de de l'Union européenne avec l'euro mais en fait la la grande majorité des pays dans le monde ont leur propre monnaie adossé certes sur le dollar mais leur propre monnaie nous on on a toujours ce focus là avec le le franc CFA adossé à l'euro et euh et commun à à plusieurs pays et commun à plusieurs pays d'Afrique francophone alors que peut-être qu'il y aurait des destins euh à envisager sur les plans euh individuels voire collectif euh il y a toujours le projet de la la zone de libre échange qui est une autre parade euh euh sur le plein le plan de vue le point de vue économique qui peut donner vraiment une autre une autre perspective je pense à à l'économie à la fois régionale mais aussi de ces trois pays que sont le Niger le Burkina et le Mali on va s'attarder sur l'économie du du nigère un peu plus tard alors Bernard le mot de la fin sur ce sujet du CFA non du disons du remodelage bah le CF fait partie du remodelage parce que c'est même une des un des piliers ça me rappelle une anecdote que j'ai eu avec le président bagbao en janvier en janvier ou février 2011 j'avait fait venir derrière le rideau un ancien haut cadre de la Banque de France pour venir on était trois dans le bureau le président ce gars et moi et le le dirigeant de la Banque de France l'ancien dirigeant de la Banque de France a expliqué très facilement à bagbao comment sortir du CFA dans cette période cruciale post-électorale et la première réponse de Bagbo a été mais on sait que la Côte d'Ivoire a sa capacité comme disait Fabrice il a 93 % des pays au monde qui qui ont leur monnaie mais nous sommes engagés dans une dans une monnaie régionale et si on la quitte comme ça on a notre capacité propre parce que la Côte d'Ivoire est un pays riche mais cuidei qui exporte beaucoup cuide de certains autres pays de la zone et il a cité nomément le Niger à l'époque en disant si nous on sort on peut déstabiliser le CFA et on va détruire l'économie du Niger on va détruire l'économie de la Guinée Bissao et il a dit un jour quand on aura fini ces problèmes là il sera temps puisque c'est une volonté si c'est une volonté populaire de sortir de ça on ira vers la volonté populaire et on mettra en place les conditions pratiques parce que on sort pas d'un système monétaire comme ça on n'est pas au monopolie on prend des billets on les met dans la boîte on les ressort et cetera il y a il y a des règles précises mais on peut vivre avec propre monnaie j'ai passé 10 mois en gambille il y a très longtemps les gens vivent très bien avec le dallassi vivait très bien avec le dallassi à l'époque et c'était même il av jamais qui était Président et il y avait pas de problème monétaire spécifique à la Gambie à l'époque le CD ganéen aussi le CD ganéen d'autres monnaies c'est ouais mais ce sont des des monnaies qui fluctuent et en fait la zone CFA n pas le le France le France CFA se fluctu le problème du France CFA aujourd'hui aussi c'est qu'il fluxue selon le rythme de l'euro exactement et le problème du du C moins accidenté quand même que celui du CD par enté mais des fois quand le l'euro court à 100 à une certaine vitesse le CFA est obligé de courir à la même vitesse et puis ce n'est pas parfait mais le la monnaie la nouvelle monnaie que pourrait créer les pays d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique centrale pourrait être adossé au dollar enfin mais sans parler du dollarier il y avait une chose que d'ailleurs c'était les la Conférence des Chefs d'État de la CDAO qui avait confié le dossier à Bagbo à l'époque c'était de créer un fond africain un peu comme il existe le le fond norvégien pour le pétrole comme ceux que kadfi avait monté en Libye et cetera en disant chaque pays peut apporter ses capacités propres le Niger l'uranium le Niger l'uranium mais aussi les hydrocarbures par hydocb par le Niger dit à quelques nig le Niger de 2010 n'avait pas des hydrocarbures et aujourd'hui ça change les choses en terme Deen technique d'aller les chercher c'est surtout ça parce que non non non non le le le pipeline arrivé jusqu'au port de cot mais mais les recherches pétrolières au Niger feront qu'un jour le Niger pourra être un pays pétrolier parce que s'il y a du pétrle déjà un petit pay péolier il y a plus de pétrole aujourd'hi d'O c'est c'est pas un problème d'État c'est un problème de zone géographique on est dans le Sahara et c'est c'est c'est une c'est une c'est un c'est une mer d'hydrocarbur je pense aussi je vais pas être long mais battre monnaie créer sa propre monnaie c'est quelque chose avoir un modèle économique euh euh comment dire qui favorise sa population c'est autre chose si on lance une monnaie pour avoir le même modèle économique que le franc CFA le le le le le même modèle économique ultralibéral je j'ai quelques doutes quand même très extraverti effectivement j'ai quelques doutes sur l'avenir de de de ce que serait cette nouvelle [Musique] monnaie [Musique]