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Conférence de presseRoger Chudeau· 15 février 2026 52 minActualité / polémiqueNumériqueCulture, médias & sport

AUDITION DE FRANÇOIS PACHET, CHERCHEUR ASSOCIÉ AU LABORATOIRE D’INFORMATIQUE LIP6 (SORBONNE)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Faut-il craindre une standardisation des esthétiques musicales avec l'IA ?

  • 0:45OuverteRéponse directe

    L'humanité produit trop de chansons de mauvaise qualité. Le problème, c'est nous, pas l'IA. Pouvez-vous préciser ?

  • 2:15OuverteRéponse directe

    Quel est l'avenir de la filière musicale à l'ère de l'IA ?

  • 4:15OuverteRéponse directe

    Les accords entre IA et ayants droit sont-ils une solution ?

  • 6:15OuverteRéponse directe

    Quels usages créatifs de l'IA en studio ?

  • 8:15OuverteRéponse directe

    Comment le public perçoit-il les œuvres générées par IA ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00François PachetChiffre
    « On en effet on croule sous des avalanches de contenu. Alors c'est vrai pour la musique hein 200 millions environ pour les chiffres sont pas très précis mais de titres sur les plateformes 100000 par jour idem ça peut se discuter mais c'est l'ordre de grandeur. »
  • 3:00François PachetFait
    « Il est à mon avis impossible de rendre tous les artistes heureux parce qu'il y en a simplement trop. Il y a trop de contenu par rapport au nombre d'auditeurs. »
  • 3:30François PachetFait
    « La question de la rémunération des artistes dans le streaming été débattu déjà. »
  • 4:30François PachetFait
    « Il est urgent de ne rien faire parce que la situation est pas du tout stable. »
  • 5:00François PachetFait
    « Les algorithmes mêmes qui sont utilisés, algorithmes de diffusion en l'occurrence pour la musique qui sont un peu les mêmes que ce qu'on utilise pour l'image sont amenés à évoluer énormément, voire radicalement. »
  • 5:30François PachetFait
    « Toute prédiction concernant l'IA est toujours fausse et en particulier quand elles vient des experts. »
  • 6:30Roger FanenFait
    « Il y a absolument aucune transformation du secteur de la musique en terme économique, industriel, voire même artistique qui s'est fait sans une phase de piratage. »
  • 9:30François PachetFait
    « La synthèse de la voix chantée qui a longtemps un problème en recherche dont on pensait qu'il était impossible et maintenant il marche parfaitement. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Spotify pour sa part n'identifie pas les contenus générés par l'IA préférant laisser le son au créateur de le déclarer eux-même. Au contraire, 10h labellis ses contenus. Faut-il craindre à terme une standardisation des esthétiques musicales ?

Vous avez récemment déclaré, monsieur Pchet, l'humanité a trop produit et continue de produire des chansons de mauvaise qualité. Le problème ce n'est pas l'A, c'est nous. Peut-être pourrez-vous préciser votre pensée et nous dire si à vos yeux le risque de substitution s'explique uniquement par la faiblesse présumée ou la médiocrité des chansons produites.

Peut-on répondre à l'inquiétude des artistes en leur donnant en leur demandant de faire preuve de davantage d'originalité ? Plus largement, nous serions heureux d'entendre votre point de vue sur l'avenir de la filière musicale à l'air de l'IA. Messieurs, vous avez 10 minutes tout compris tous les deux de proposinaire de manière à laisser à madame la rapporteur le temps de vous asseillir de questions.

Nous sommes d'accord ? Merci. Gentil.

Faut que j'appuie comme ça. Oups. Ah oui, d'accord.

Propinaire, si vous voulez. Je pense qu'on ne dit pas assez dans quand on débat de ces sujets qu'on est dans une période de notre culture disons occidentale assez particulière parce que on en effet on croule sous des avalanches de contenu. Alors c'est vrai pour la musique hein 200 millions environ pour les chiffres sont pas très précis mais de titres sur les plateformes 100000 par jour idem ça peut se discuter mais c'est l'ordre de grandeur.

C'est gigantesque, c'est phénoménal et ça n'a rien à voir avec l'IA. Et c'était là déjà avant que arrive, c'est-à-dire c'est là depuis je sais pas une 10 quinzaine d'années Sopiant est spécialiste de de l'histoire he du streaming. Euh je pense je pense que ça ça crée déjà des conditions très particulières qu'on oublie de discuter.

C'est pas pour faire de l'histoire en soi. C'est pas ça mais c'est que pour comprendre le problème de Lia, faut déjà comprendre qu'on est dans une société de surabondance qui pose déjà des problèmes en soi. Par exemple le fait qu'il est à mon avis impossible de rendre tous les artistes heureux parce qu'il y en a simplement trop.

Il y a trop de contenu par rapport au nombre d'auditeurs. Euh, on peut, ça me paraît inenvisageable même si on trouvait d'autres moyens de les rémunérer, hein. La question de la rémunération des artistes dans le streaming été débattu déjà.

Donc ça c'est le premier point. Euh et donc il faut s'attendre de manière mécanique à ce qu'il y a une dévaluation en tout cas au sens disons industriel de la musique. C'est un phénomène qui àquel s'ajoute plein d'autres phénomènes.

Un autre qui est très ancien, c'est qu'on met dans le même sac que le RQM de Mozart et la danse des canards. Don sur les sur les plateformes, on distingue pas la musique objet artistique avec des guillemets et cetera de la musique qu'on que vousmême vous avez appelé fonctionnel hein. New Moricon d'ailleurs utiliser le même mot, c'est-à-dire la musique à l'image, la musique qui qui joue un rôle pour accompagner telle et telle activité qui a tout à fait le droit d'exister mais qui est en effet mélangé.

Et alors du coup comme tout est mélangé, c'est très difficile d'établir de comprendre ce qui se passe déjà et d'établir des règles qu'il voudraient pour les uns et pas pour les autres par exemple. Et donc tout ça n'a rien à voir avec l'IA. Euh voilà.

Donc moi mon point de vue sur l'IA, il se un point de vue qui est à la fois donc j'ai fait de l'IA en tant que disons chercheur inventeur de d'algorithme et cetera depuis très longtemps et aussi en tant que musicien donc on a été on avait sorti en 2016 pastatles des Iscar en 2018 l'album Hello World avec des techniques d'IA de laboratoire aujourd'hui 10 ans plus tard non je sais pas trop combien 8 ans euh bah les gens font ça à des échelles énormes et c'est beaucoup plus facile, c'est beaucoup plus rapide, c'est effectivement et ça pose des problèmes. Et moi en tant que chercheur, ma première réaction c'est de dire qu'il est urgent de ne rien faire parce que la situation est pas du tout stable. C'estàd que les algorithmes d'aujourd'hui, on parle de musique par exemple So on parle de d'Idio et de tout un tas d'autres systèmes.

Il y en a encore un il y a quelques jours qui vient de sortir encore incroyablement plus rapide. Bon cette situation est pas du tout stable. Pas du tout pas uniquement pour des questions industrielles parce qu'il y a de la compétition.

Ça c'est oui, ça c'est vrai. Mais aussi parce que les algorithmes mêmes qui sont utilisés, algorithmes de diffusion en l'occurrence pour la musique qui sont un peu les mêmes que ce qu'on utilise pour l'image sont amenés à évoluer énormément, voire radicalement. Euh je propose comme pointeur Yann Lequin qui vient installer s'installer en France pour faire des algorithmes très différents he de ceux qu'on a dans le chat GPT.

Donc c'est juste un exemple mais c'est pour dire qu'on est dans un on n'est pas du tout dans une situation où les algorithmes sont là et la question c'est comment il utilise ? tout qui est en train de bouger. Bon, à part ça, j'ai lu les questions que vous posez qui sont des bonnes questions, mais moi, mon point de vue général liminaire, c'est de d'être assez prudent sur tout ce qui est spéculation du futur.

Et il y a un principe, un théorème he qui est que toute prédiction concernant l'IA est toujours fausse et en particulier quand elles vient des experts. Mais bon, ah pardon, voilà. Euh bonjour, merci de nous de nous recevoir.

Euh écoutez-moi, moi je suis journaliste, donc je j'observe et j'essaie de comprendre et de donner à comprendre le milieu de la musique depuis le tout début des années 2000. J'ai commencé à travailler au tout début des années 2000. on était en pleine euh ce qu'on appelait la crise du disque qui était en fait une crise du du modèle de la musique.

C'était une c'était l'installation de la musique dématérialisée et la construction d'un modèle euh économique qui s'alignait avec les attentes des internautes, des auditeurs auditrices. Il a fallu euh grosse dizaine d'années, 15 ans même jusqu'aux plateformes de streaming pour trouver ce modèle-là. C'est c'est ce que j'ai fait.

J'ai continué avec les plateformes de streaming et aujourd'hui avec Lia. Et c'est intéressant de voir euh qu'on est dans un moment qui pour moi ressemble pas mal justement à ce début des années 2000. C'est-à-dire que euh il y a un il y a un une phase de piratage et d'ailleurs la musique, il y a absolument aucune transformation du secteur de la musique en terme économique, industriel, voire même artistique qui s'est fait sans une phase de piratage.

C'est-à-dire que la radio a été pirate, le la cassette a été pirate, la musique dématérialisée a été pirate, YouTube, on l'oublie, YouTube était une entreprise pirate jusqu'à ce que la situation soit régularisée avec les ayants droits. Euh même bien après leur achat de de YouTube par Google, il y a eu toute une phase pirate de YouTube. On est dans la phase pirate de Lia.

Donc le secteur de la musique euh essaie de régulariser cette phase pirate. Euh il y a eu deux angles d'attaque qui sont d'ailleurs tout le temps les mêmes. Euh la phase juridique, on attaque pour défendre euh les droits euh droits d'auteur compositeur, droit voisin du producteur, euh droit égal chaîne économique évidemment on n'est pas que sur un sur un aspect moral.

Euh et de l'autre côté, on discute, on l'a pas forcément beaucoup dit, mais même à l'époque contre Napster, souvenez-vous de ces acteurs, Napster Casa, l'wyer, tous ces acteurs de du MP3, du pierre to pire, de tous ces euh ces mots qui paraissent très lointain désormais parce que c'était quand même il y a 25 ans. Mais euh en fait, systématiquement l'industrie de la musique a discuté, attaqué et discuté pour essayer de trouver des accords financiers. euh à l'époque ces ces ces acteurs-là n'avaient même pas l'ambition ou l'envie et d'ailleurs les rapports politique était était différent.

Donc c il pouvait pas s'entendre. Aujourd'hui, là depuis la fin du mois de décembre euh il semble que les entreprises de l'IA euh les Suno, UDIO mais aussi les autres acteurs euh poussés par les euh Google, Facebook et d'autres acteurs euh montrent leur volonté de signer des accords et de ne pas rester pirate. Et de l'autre côté, le secteur de la musique commence à tisser des des premières pistes pour former un modèle économique qui permettrait aux acteurs de la musique, aussi bien artiste que intermédiaire, d'accepter que les entreprises de l'IA générative continuent à exister et fassent commerce d'une façon ou d'une autre de leur technologie avec l'autorisation des ayants droits.

Voilà, on en est là aujourd'hui. La question euh la question c'est de savoir comment, pourquoi comment les artistes seront rémun sont rémunéré à la fin qui est quand même vraiment une question euh qui est un petit peu la dernière réglée dans cette histoire à chaque fois, faut bien le dire. Euh donc c'est une question très intense aujourd'hui.

Euh voilà. Ensuite, Lia, en tant qu'auditeur et queur des plateformes, Lia, elle est là en fait. Lia, elle est là.

Il y en a plein les plateformes. Euh les plateformes, elles ont euh des rapports très différents à CIA. Euh on a parlé de 10er, on a parlé de Spotify, YouTube, Apple Music.

N'oublions pas que Dieser est un acteur certes français, donc important en France, mais très minoritaire à l'échelle internationale aujourd'hui. Malgré tout, c'est extrêmement intéressant de de les voir prendre la parole et et donner des des chiffres aussi sur ces questions-là. Euh mais on voit bien que les plateformes ont des intentions euh ou des des ont des positionnements très divers vis-à-vis de l'IA parce que euh il y a des enjeux économiques derrière et des arrières-pensées économiques euh qui peuvent d'ailleurs être euh menaçantes pour la créativité artistique très clairement.

Euh donc on est dans ce moment-là. Voilà. Ensuite, je je terminerai ce propeliminaire euh sur ce princi sur un quelque chose que je pense toujours, c'est que euh la musique, elle survit toujours.

La musique elle euh elle vit en dehors de son modèle économique, mais le modèle économique est nécessaire pour amener la musique à nos oreilles. Voilà. et donc euh abîmer euh le déjà fragile écosystème euh qui permet à des artistes comme François l'a dit, pas du tout tous les artistes, ça a jamais été le cas.

Euh mais sauf que les artistes qui ne vivaient pas leur musique, on ne savait même pas qu'ils existaient parce qu'ils étaient loin de nous. Aujourd'hui, ils sont sur sur les plateformes. Mais en tout cas, la musique survivra à Lia, la musique sera créative avec Lia aussi.

Évidemment, c'est un outil de création aujourd'hui et on en parlera euh mais voilà, en tout cas, il faut pas enfin moi en tout cas je ne diraiis jamais que c'est la musique qui est menacée. Non, pas du tout. C'est le modèle économique de la musique qui est menacée.

Merci messieurs. Madame le rapporteur à vous. Merci monsieur le président.

Je voulais euh revenir sur ce que vous avez dit, monsieur Fanen, sur il y a toujours une phase de piratage et ensuite on a une phase juridique où on attaque pour défendre ses droits et puis une phase de discussion. On vous avez dit que depuis décembre dernier, vous vous voyez, vous êtes témoin d'une plus grande volonté, que ce soit de la part des fournisseurs d'IA, mais aussi de la part des ayants droit et donc des acteurs de la musique de de discuter. À votre avis, ce que le fait que vous mentionnez décembre m'a voilà m'a m'a m'a interpellé et quel est le rôle d'après vous de deux choses. la phase de concertation qui a eu lieu sous les légites du ministère de la culture et du ministère de l'IA ouvert en juin dernier et qui s'est achevé au mois de novembre.

Est-ce que ça facilité peut-être motiver certains acteurs à davantage discuter ? Est-ce que aussi le dépôt au mois de décembre d'une proposition de loi des sénateurs d'Arcos ou Zouias Even la fond pour pouvoir présumer d'une utilisation, d'une exploitation des données qu'elles soient musicales ou autres en tout cas des œuvres ? Est-ce que ça ça peut expliquer qu'il ait une plus grande envie de discuter ?

Non non pas du tout. Quand je dis que les le secteur a discute, c'est au niveau international. On est vraiment sur des sur des les acteurs sur ces sujets sont internationaux.

Les acteurs qui discutent sont alors les grandes entreprises, on cite souvent SUIO, c'est vraiment le le duo dynamique de l'IA générative en terme musical. François a dit il y en a d'autres et il y en aura d'autres. Et il y a aussi encore une fois les grands acteurs du numérique globalement qui sont pas inactifs sur ces questionsl et les autres acteurs, ce sont les les majeurs du disque qui sont les géants de du de l'enregistrement de la musique et les grandes sociétés de gestion des droits.

La SASM française étant l'une des plus grandes au niveau au niveau mondial. Euh par exemple, la SASM représente le catalogue universal musique pour le monde entier, sauf l'Amérique du Nord. Donc c'est elle représente quand même ces ces très conséquent.

Donc, ce sont ces acteurs-là qui discutent et aujourd'hui, ce sont des discussions euh business, on va dire, c'est les discussions euh où on cherche un terrain d'accord euh pour euh créer un modèle économique où ces acteurs-là seront euh d'accord euh et avec des propositions qui seront faites au public, aux auditeurs et aux auditrices. Euh encore une fois, tout ça pose plein de questions. Quelle est la base des artistes là-dedans ?

Est-ce que ils pourront refuser l'utilisation par défaut de de leurs œuvres ou pas ? Quelles seront leur capacité à résister à ça à court terme et à long terme ? Je pense que la question du long terme est essentielle.

Voilà. Ensuite, vous me posez la question de de du paysage français. Le cette proposition de loi qui est arrivée en décembre euh au Sénat euh elle est franco-française pour l'instant.

Elle est très regardée euh au niveau européen depuis Bruxelles notamment. elle commence à être regardée au niveau international euh et vraiment je dis pas ça parce qu'on est à l'assemblée mais la France est toujours regardée euh parce que sur ces questions-là parce que la France est toujours un moteur de d'encadrement des questions en matière d'industrie culturelle et notamment sur la musique. La France est toujours un moteur international.

Elle a été dans les années 2000 dans cette crise de de la musique dont je parlais. elle a été sur la Adopie, sur des choses comme ça. Voilà, il y a plein de de façons dont la France voit et dont le législateur français voit la place de la culture dans la société et dans l'économie qui font que la France est toujours regardée.

Donc c'est un pas du tout anodin que cette proposition de loi surgisse en France en premier et elle est attendue un peu à Bruxelles, attendue dans d'autres pays européens. Euh voilà, encore faut-il qu'elle qu'elle passe parce que il y a des fortes oppositions gouvernementales euh et euh il faudra voir ce que disent les deux assemblées sur ce sujet. Merci euh beaucoup.

On suivra dans le cadre de nos travaux euh bien sûr le le cheminement de cette proposition et aussi les travaux actuellement au Parlement européen qui qui la rejoignent. Monsieur Pachet, vous avez parlé de la surabondance qui n'a pas attendu l'IA générative, la surabondance de titre, vous avez redonner des chiffres qui font qui donnent un petit peu le tourni. Euh si on regarde sur si on distingue la création et la diffusion, euh moi je partage ce que vous dites sur il est plus facile maintenant de produire.

Maintenant, c'est peut-être sur la diffusion et sur le captage du temps d'attention qui que se pose le le le vrai défi pour pour les acteurs de la musique. Mais si on prend déjà le temps de la création, sans forcément voir la quantité, mais sur la capacité à trouver d'autres qualités, d'aller voir des originalités, qu'est-ce que vous pensez vous de la diversité et du nouveau champ de création que peut apporter Lia Générative à la musique ? Ben moi, je suis très optimiste.

C'estàd queen fait euh enfin tout ce qui a été dit là, je je jusqu'à présent, je suis tout à fait d'accord mais alors juste un point quand même de rectification peut-être sur les batailles de géants là qui auquell on assiste qui était prévisible donc on attendait depuis plusieurs années. Moi ça fait deux angles que le dans le milieu on savait qu'il y avait des accords. ces accords, ils ont lieu entre des industriels de l'IA, d'une part des plateformes et d'autre part des ayant droits qui sont les labels plus ou moins représenté par des associations comme Assassem ou le GEMA et ce caistes sont pas du tout dans la boucle.

J'aurais rappelé une chose quand même qu'il faudrait avoir à l'esprit, c'est que les labels les ayant droit en début 2000 étaient exang. Je me souviens de Sony Musique parce que j'étais à Sony à l'époque, il était question de vendre Sony Musique qui c'est qui qui était mourant pour que parce qu'il ne vendait plus de disque puisque les disques étaient piratés à cause du MP3. Aujourd'hui, ils ont jamais ils ont jamais été aussi riches qu'aujourd'hui.

C'est pas grâce à Lia, c'est grâce au streaming. Ils sont aujourd'hui plus riches avec le streaming qu'ils étaient dans les années 90 à l'époque où ils étaient déjà très riches grâce aux compilations qu'il vendaient en masse. Ces accords-là, ils sont bien.

Moi, je les je les attendais comme tout le monde. Je pense qu'ils sont très bien, mais ils vont rendre les labels encore plus riches. qui vont pas rendre les artistes plus riches puisque les il faut faut quand même pas oublier que les une des difficultés d'artistes c'est justement la relation qu'ils ont avec les Abel qui en prend prennent en général 90 % des revenus.

Bon, c'est discutable dans les ter c'est une industrie très compliquée au passage. C'est plus aussi compliqué de comprendre comment marche un transformer. On y a donc c'est pas on peut pas réduire ça à des à des choses simples.

Et donc les combats qu'on voit il en fait il concernent pas les artistes. Ça va ça va ça va enrichir encore plus et label. Alors sinon sur la question que vous me posez là sur la moi j'ai jamais dit que la musique était de plus en plus mauvaise.

J'ai dit qu' il y avait beaucoup parce que je me fais suffisamment engueuler. Non mais j'ai dit qu'il y avait de plus en plus de musique autosimila et c'était grâce à ça que Lia fonctionnait parce que Lia la manière dont elle se nourrit elle se nourrit de similarité. pas de de singularité et que donc cette grande production de similarité expliquait la l'efficacité des mécanismes d'A.

J'ai pas j'ai pas dit qu'elle était forcément mauvaise. Après oui, je pense qu'il y a des usages de des techniques d'IA. Aujourd'hui, moi je connais des par exemple des producteurs, ça s'appelle des réalisateurs aussi en en français.

C'estàd que les gens qui arrivent et qui essayent de fabriquer une chanson à partir de spécification d'artistes ou de producteurs très très en général très vague, donc c'est eux qui ont le savoir le technique pour faire de la musique. Il y en a beaucoup qui utilisent déjà l'IA de manière très intéressante qui mon avis il faut regarder ça parce que c'est ça qui c'est ce qui augure les les usages de demain et c'est pas du tout ce qui se passe c'est pas du tout manqué. C'est pas genre c'est bien ou c'est pas bien, c'est beaucoup plus compliqué.

Par exemple, il y a un usage très intéressant de de l'IA euh aujourd'hui qui sert à fabriquer ce qu'on appelle les monstres. C'est c'est qu'en fait il y a un producteur qui arrive qui a qui qui exprime une idée dans un langage plus ou moins technique, plus ou moins vague et très très vite avec sous nos audio ou d'autres, on peut faire en quelques heures 5 6 10 10 exemples et ensuite la discussion va le producteur va dire "Ah oui, c'est comme ça, c'est là où je vais aller." Et ensuite le réalisateur, il va tout refaire en fait ou il va tout refaire ou presque tout.

Enfin, il va travailler, il va travailler autant qu'avant, même peut-être souvent plus parce qu'il faut en plus écouter ce que Felia et Cera. Il y a des usages de l'IA qu'il faut qu'il faut absolument pas oublier parce que là on parle de l'IA end to end. Alors, je sais pas comment on dit en français endto de point à point ou c'est-à-dire du prompt d'un côté jusqu'à l'objet totalement fini de l'autre masterisé même.

Mais en fait, il y a beaucoup d'usages et ils sont prépondérants de de l'IA qui sont pas du tout euh pour faire ça mais qui sont la séparation de sources par exemple dont on parle pas beaucoup mais qui est essentiel qui change totalement la donne c'est qu'on prend un morceau existant, on le découpe en on retrouve les pistes individuelles qu'on peut ensuite réutiliser ou changer et cetera. Ça ça marchait pas. Autrefois, ça marche grâce à l'IA avec des systèmes qui sont d'ailleurs entraînés sur des bases d'apprentissage dont personne ne parle mais qui sont pas plus légales que les autres mais qui posent de problème à personne.

Bon euh il y a un usage de Lia qui a comme vous savez la synthèse de la voix chantée qui a longtemps un problème en recherche dont on pensait qu'il était impossible et maintenant il marche parfaitement et ça c'est aussi de l'IA générative qui qui est extrêmement utilisé. Il y en a un troisième que je mentionne qui est très important quand vous allez voir un producteur dans son studio qui travaille effectivement, c'est toutes les techniques de déréverbération. Quand on enlève, on nettoie disons la musique, le son, ça marchait pas.

Ça marche parfaitement maintenant grâce à l'IA, elle-même entraîné des bases dont personne connaît le contenu. Et en t tous ces multiples algorithmes qui sont très différents les uns des autres, ils font que le le process si vous voulez le process comme on dit de création, il est devenu beaucoup plus enfin très différent aujourd'hui qu'il était avant l'IA et est très intéressant et il y a de de ça des choses très intéressantes qui naissent évidemment ça j'ai pas de doute enfin je suis plutôt optimiste si vous voulez donc moi je pense pas du tout que l'a conduise à de la médiocrité enfin en tout cas pas plus qu'avant il y avait déjà de la médiocrité je n'ai pas dit que tout était médiocre j'ai dit qu' en avait beaucoup et il y en aura encore beaucoup. Mais je la raison pour laquelle moi je fais de lire de la musique depuis de très très longtemps, c'était justement dans l'espoir et dans l'idée qu'on pouvait grâce à ces technologies pousser euh des musiciens, des créateurs et compositeurs à fabriquer du nouveau, à fabriquer des nouveaux styles en particulier.

C'est ça qui est très très le graal du du de l'artiste hein, c'est pas de faire une chanson de plus, c'est de faire des chansons qui soient très bonnes, si bonnes que que ça créerait un nouveau style. Bon ça, il y a pas d'IA qui fasse des nouveaux styles pour l'instant. Les IA sont font des chansons et qui sont parfois très bien.

Donc sur votre question de l'optimisme, je suis très optimiste sur disons la qualité enfin le fait qu'il va y avoir sûr des chansons intéressantes qui vont qui vont sortir de tout ça mais ça ne répond pas au problème de la masse. Merci beaucoup. Peut-être monsieur Fanen pour compléter si vous avez d'autres exemples comme ça où on a des champs de création qui sont ouverts, mais est-ce que on peut aussi les mêler ?

à cette question de la réception, c'est-à-dire que je peux être un artiste et je peux créer et pourquoi pas un nouveau style, un nouveau courant. Euh mais est-ce qu'on peut compter aussi sur l'IA pour pouvoir créer des nouvelles expériences au-delà de ce qui est créé mais comment c'est reçu ? Alors, c'est je suis très d'accord avec ce que François a dit et c'est le spécialiste technique sur le le sur tout ça.

Donc euh comment dire le l'usage de l'IA en studio François a très bien décrit, il y a énormément d'usages où on est vraiment sur des outils euh très créatifs enfin qui qui qui permettent de travailler en studio. Est-ce que une une de mes interrogations, c'est est-ce que ces outils peuvent donner des nouveaux style dans le sens où la musique s'invente par l'erreur, par la surprise et par ce qui est pas prévu et notamment en utilisant mal les outils. C'est en utilisant un ampli percé qui avait été abîmé dans dans un dans un accident de la route que le la saturation de la guitare électrique a été commencé à être utilisée. en utilisant une boîte à rythme abandonnée par des jazzman que les musiciens ont inventé la techno.

C'est en poussant l'autotune à fond pour qu'il soit extrêmement audible qu'on a créé une nouvelle forme vocale qui habite notre musique depuis depuis 15 20 ans alors que l'autotune était fait pour être inaudible en studio. Voilà. Donc la musique s'invente souvent en cassant ces outils.

Est-ce qu'on peut casser l'A ? J'ai l'impression pour l'instant pas. En tout cas dans ce qu'on voit c'est pas c'est pas le cas dans le sens où l'Aite imite le passé, imite ce qui est déjà acquis et propose une solution très moyenne en terme statistique.

Euh c'est qu'elle elle propose ce qui est le plus recevable par rapport à ce qu'on lui a ce qu'on lui a demandé en en évacuant tout ce qui a euh déraillé alors que finalement c'est ce qui a déraillé qui serait sûrement intéressant pour les artistes. Voilà. Donc euh l'IA générative aujourd'hui euh elle sert à plusieurs choses.

Donc on a on a parlé en studio euh dans le rendu, c'estàd ce qui est disponible hein sur les plateformes et les différents outils. Il y a il y a il y a plusieurs grandes familles. Il y a euh tout le 100 % génératif.

Euh ce que dans d'autres sur la l'image ou euh euh la vidéo on appelle AI Slop, c'est-à-dire le le les déchets de de l'IA, c'est-à-dire c'est alors on a sur les plateformes des acteurs qui livrent en masse des des titres qui sont générés par des programmes qui marchent en pilote automatique. C'estd que c'est des programmes qui sont donc programmés pour aller chercher des mots clés sur les réseaux sociaux, chercher des mots clés sur Google, dans des bases de livres et qui moulin du mot clé, qui moulin de la chanson, qui mouline et qui les livre en flux tendu par vraiment par catalogue entier, tout un inventant, des artistes, des labels, des tout un univers qui essaie de tromper les acteurs de la musique euh et qui débarque. C'est ça que quand quander dit il y a 39 % des de nos livraisons, c'est le dernier chiffre qu'ils ont donné, 39 % de nos livraison quotidienne qui sont généré par IA.

La très très très grande majorité de ces de ces œuvres là, enfin c'est pas c'est pas des œuvres justement de ces fichiers là euh sont des titres qui essayent de tromper le système pour aller essayer de gratter des centimes et à la fin on empile des centimes, ça fait des des euros, des milliers d'euros et cetera. C'est ça qui pose problème euh aux plateformes aujourd'hui parce que c'est une masse incommensurable et c'est un une une version surdimensionnée de la la bataille du piratage du streaming qui est un sujet en soi. Ensuite, il y a euh les usages créatifs euh d'artistes qui utilisent en studio.

D'ailleurs, comme le dit François, en fait, il y a beaucoup d'artistes qui utilisent le LIA en studio et qui le disent pas parce que ils ont pas forcément besoin de le dire mais aussi parce que c'est pas forcément très bien reçu. Mais il utilise pour être créatif dans plein d'aspects différents. Ça peut aussi être donc du clonage vocal, c'est-à-dire transformation de voix, euh utilisation.

Il y a un artiste, un artiste canadien qui s'appelle Caribou, Daniel Sn qui a sorti alors c'est son avant-dernier album par y a un nouveau qui est sorti la semaine dernière, mais il avait sorti un disque où euh c'est uniquement lui qui chantait mais il transformait sa voix sur l'ensemble du disque et on avait l'impression morceau après morceaux qu'il y avait des personnes différentes et notamment des voix féminines qu'il avait invité et pas du tout. C'était lui qui chantait et il expérimentait des choses comme ça. Le disque était était réussi.

Euh mais on peut tout à fait ne pas savoir que c'est de que c'est de lire. Il y a Universal Musique qui a mis en ligne à Noël 202 24 espagnol de Rocking Around the Christmas Tree, grand tube de Noël de Brendali. Euh sauf que Brendali n'a jamais chanté ce morceau en espagnol et en fait avec son autorisation universale a cloné la voix de Brendali.

Alors en plus quand elle était adolescente parce qu'elle avait 14 ans quand elle enregistrait ce morceau. Elle approche 90 ans aujourd'hui. Et donc pour ressortir ce morceau pour le public hispanophone, c'est la même musique, c'est la même voix, c'est le texte traduit en espagnol et c'est une voix hispanophone d'une jeune Brendali qui chante. et ce morceau, il est sur les plateformes, il est pas du tout tagué il a par ailleurs.

Voilà, on a plein de de choses comme ça. Et ensuite entre ces deux parties, on a un domaine intéressant que moi j'appelle les artistes hybrides qui tiennent plutôt des artistes d'artistes qu'on appellerait amateurs dans le sens où ils sont pas forcément instrumentistes. Ils sont pas forcément ils ont pas forcément les connexions, l'entourage ou la volonté de d'avoir une carrière qui se professionnalise et cetera.

Ils veulent faire des chansons. Alors soit pour faire des blagues, soit parce que ça leur fait plaisir. Euh et ce sont souvent des gens qui écrivent des textes.

Euh c'est le moyen que les les artistes ont le le plus facilement. Ils écrivent des textes et ils utilisent Suno UDIO pour faire de la musique. Et c'est souvent ces artistes là dont on entend parler dans les médias.

Xania, Breaking Rust, Bleeding Verse, Sienna Rose récemment également. Il y en a toutes les semaines, il y a un nouvel artiste comme ça où on dit "C'est de l'IA, c'est de l'IA, c'est de l'IA". nom en fait c'est hybride.

Euh c'est des artistes, des auteurs, compositeurs, autrices, compositrices ou que autrice euh qui ne chantent pas, qui ne jouent pas d'instrument, qui n'ont pas travaillé avec des artistes pour produire, fabriquer leur musique, c'est 100 %. Euh et eux se retrouvent euh un peu dans un dans un une zone grise aujourd'hui parce que euh parce que sur les plateforme de streaming et même en terme juridique euh la nature même de leur œuvre euh n'est pas euh ni certaine ni reconnue. Euh par exle 10h euh à partir du moment où 10h repère et tag identifie comme titre il a un morceau même hybride ce morceau n'est pas rémunéré.

Donc euh c'est ça pose tout un tas de questions euh que que le monde de la musique doit aussi euh aborder, mais qui à mon avis est un champ créatif euh pas du tout négligeable dans le sens où euh ces outils-là très certainement donnent à plein de personnes euh la possibilité de faire de la musique. C'est un peu comme l'autoédition euh pour le meilleur et pour le pire. C'est ça nous no comme on est noyé de potentialités de livres euh sur Amazon et compagnie.

Mais euh bah là-dedans, il y a peut-être des artistes en devenir, il y a peut-être des euh et puis bon voilà, le toute œuvre a le droit d'exister. Donc euh c'est je pense que il y a un c'est un domaine assez euh assez intéressant qui est pas du tout à clarifié encore aujourd'hui. Merci beaucoup.

Justement, on voit que c'est en cours de construction la question de l'information de l'utilisateur sur euh et bien le fait que l'artiste alors qu'il soit hybride ou pas, mais peu importe, qu'il ait utilisé LIA euh une fois qu'on lui a donné cette information euh et si oui, laquelle ? parce que on a des utilisations d'IA partiell, d'autres qui peuvent être très importantes. Comment vous pensez que le public reçoit cette information ?

Est-ce que ça l'amène à se détourner de ces contenus ou alors le contenu enfin ou alors l'utilisateur disent "Mais moi ça me plaît donc je m'en fiche de savoir comment ça a été fait et par qui ça a été fait. Quels sont déjà ce que vous percevez l'un et l'autre sur la réception du public quand il connaît euh que l'IA a été convoqué pour la production d'un contenu ? Si je peux dire un mot là-dessus, je je pas pas je peux pas parler à la place du public évidemment.

Je peux avoir un point de vue technique. Je pense que d'une part, il est totalement irréaliste de penser qu'on pourra un jour faire du reverse engineering à partir d'un morceau pour savoir exactement quel a été utilisé ici ou là. Alors, sauf évid sauf peut-être dans le cas peut-être que vous avez en tête de la des systèmes end to end ce que fait ce que prétend faire 10h, c'est-à-dire il prétend détecter des morceaux qui auraient été fait intégralement sans aucune modification.

Même là, je suis assez sceptique parce que je pense sera toujours possible de rajouter une petite transformation du signal. Vous faites un vous faites un petit peu un time shift de quelques millisecondes à mon avis la détection marchera plus. Mais bon mais en tout cas de manière générale que Lia a été utilisé je pour prenez l'exemple des Patles qui ont sorti Naon Zen je crois que c'était en 2023 il y avait de l'IA et pas de l'a pour générer la chanson et de Lia pour nettoyer la voix de John Lennon mais il me semble pas que les gens s'en soient au fusqué donc l'IA est déjà partout je pense que la plupart des gens s'en foutent ce qu'il intéresse c'est c'est est-ce que la musique les touche ou pas je peux vous donner une anecdot j'ai un cousin malheureusement qui vient de mourir qui avait d'un d'un long cancer et qui derniers jours, il était à l'hôpital, il écoutait de la musique, il est sur Spotify et puis il avait un morceau qu'il écoutait tout le temps et puis tout d'un coup le morceau disparaît.

Il me dit "Qu'est-ce qui se passe ?" Bon, comme si j'avais les moyens de J'ai regardé en fait, il y a le morceau effectivement était supprimé de la plateforme parce qu'il était soi-disant fait par bon c'était le seul morceau qui qu'il arrivait à écouter. Je pense que tout ça, c'est pour dire que la seule chose qui qui compte, c'est est-ce que les les morceaux touchent les gens ?

Je crois qu'il y a beaucoup de morceaux faits avec de Lia ou Paria qui touchent beaucoup de gens. Ça me paraît totalement évident euh et techniquement ça me paraît totalement irréaliste de continuer cette cette chimère de penser qu'on va pouvoir tout analyser jusqu'en al donc d'une part du point de vue du traitement du signal ça me semble irréaliste. Alors après bon on peut se tromper beaucoup de gens se sont trompés. la génération par exemple d'images hyper réaliste aujourd'hui avec les modèles diffusion vous auriez dit il y a 10 ans quel un chercheur du domaine est-ce que c'est possible il aurait dit non hein donc il y a des miracles technologiques qui qui peuvent arriver donc mais moi ça me semble très très peu réaliste.

Et deuxièmement les gens je pense qu' sont assez indifférents. Ce qu'ils veulent c'est savoir ce que la musique va les euh va les toucher. Donc et je et puis je je ne crois pas que ça soit le rôle avec tout le respect et l'intérêt même que j'ai pour les institutions politiques que ça soit national ou européenne.

Je pense pas que ce soit le rôle de ces institutions de décréter ce qu'il faut écouter ou pas et comment et cetera. Je je crois qu'il faut admettre que l'IA est déjà partout euh observer ce qui se passe. Il y a des il y a des usages très marrants, je très intéressant.

Je je je mentionne par exemple, je connais quelqu'un qui est un artiste qui qui fait des morceaux des morceaux faits avec IA très intéressant. Le type sait pas du tout faire la musique. Il utilise donc des promptes et tout ça mais il y passe des heures et des heures et des jours et des jours.

Il y a un vrai travail. Il y a un vrai travail et je pense alors je veux pas rentrer dans une dischartation qu'est-ce que c'est qu'un travail créatif parce que ça nous emmènerait loin et je saurais même pas quoi dire. Mais il y a un vrai travail au sens d'essayer d'écouter, de corriger, de recommencer.

Bon, pour moi, c'est ça le travail de la création. Et il y a des travails créatifs avec des systèmes, y compris des systèmes hand to end. Ça ça me paraît évident.

Enfin, alors peut-être pas tous, peut-être une petite partie, ça je sais pas. Euh et le dernier point sur la la détection, vous avez mentionné un moment stratégie de Spotify et 10h sur la détection automatique hein 10h qui bon qui on pas exactement. Moi, je pense que ils font ce qu'ils doivent faire, c'est-à-dire il y a une posture médiatique évidente qu'il faut il faut montrer ces industries doivent montrer qu'elles sont du bon côté.

Donc ils font ce qu'elles peuvent, ils sont ce qu'elles veulent, c'est très bien, elles sont dans leur rôle mais je pense pas qu'il faille en tirer des leçons sur ce qu'il faut faire en général et sur ce si vous regardez comment fonctionnent ces boîtes de streaming sont très très dépendantes du bad buzz, ce qu'on appelle en en bon français le donc elles font tout ce qu'elles peuvent pour montrer qu'elles sont du bon côté mais la détection automatique par moi ça c'est vraiment un un objet de marketing. Euh euh oui, clairement dieser euh comment dire utilise LIA comme un outil de communication comme Dieser a utilisé auparavant la question de la rémunération des artistes en se en étant très actif sur la question du mode de rémunération du modèle du du modèle de calcul. Euh ça n'empêche pas que euh c'est intéressant de les voir mettre le sujet enfin comment dire plutôt que le fait qu'il mettent le sujet sur la table médiatiquement oblige des acteurs à se saisir de ces questions et ça met des chiffres et ça met le ça sort du ça sort le sujet de des couloirs et des et des coups de fil de entre acteurs du secteur.

C'est intéressant. Je suis d'accord sur le fait que euh il faut pas s'attendre à ce que en tant qu'auditeur et auditrice nous soyons euh du d'une d'uneunee vertu incroyable capable de repérer euh le lia pas lia comme dit François, l'important c'est l'émotion dans un morceau. Et euh par ailleurs, il y a des morceaux faits par des humains qui sont d'un ennui absolu.

Il y en a toujours eu, c'est vrai. et on n pas attendu Lia pour pour être pour pour s'ennuyer mutuellement avec la la musique. Il y a une masse de musique gigantesque.

Tout n'est pas génial. Euh voilà. Mais ensuite que ça soit tagué, identifié, pardon, sur 10h, al moi je trouve ça intéressant.

Euh moi je trouve ça intéressant euh ne serait-ce que al moi je suis très euh je j'ai une une passion pour le le les discographies. Euh je passe ma vie à fouiller comme j'écoute de la musique tout le temps. Je passe ma vie à fouiller les les discographies des artistes et c'est un bazar sans nom parce que euh justement le monde de la musique, le secteur de la musique s'intéresse plus à la fin de son trimestre que à ce qui ce qu'on va faire de ce patrimoine dans 10 ans.

Donc c'est toujours gentiment, joyeusement le bazar et on se perd déjà. Donc si en plus donc quand je dis on se perd c'estàd que on a des rééditions qui sont pas datées. On sait pas si le disque est sorti en 2017 ou en 1976.

D'autant plus aujourd'hui que les musiques qu'on qu'on avale le passé et on le recycle en permanence et on passe d'un revival 70 à 80 à 90 dans la même année avant de revenir et de refaire la même chose l'année d'après. C'est extrêmement compliqué à suivre. Euh donc on se perd déjà beaucoup.

Donc si en plus Lia vient ajouter un trouble en faisant par exemple revivre bah l'histoire de Brendali est est quand même assez emblématique mais on va aussi avoir des artistes décédés qui vont revenir. C'est je il suffit de de se demander quand ce sera plutôt que que et qui plutôt que si ça va arriver. toutes ces problématiques là de transformation des œuvres et de transformation des des discographies, je pense que c'est plus on donne d'information, plus c'est bénéfique à l'auditeur, mais aussi euh à l'avenir pour qu'on sache à peu près quel ce qui est dans quelle réalité on vit.

Euh c'est un peu le problème, c'est qu'IA crée des réalités euh diverses et voir parallèle et ça ça complexifie beaucoup le fait de savoir où on est. C'est la même chose qu'on a avec du texte qui est modifié, de la photo qui est modifiée, de la vidéo qui est modifiée. Si le son peut être modifié, quel est le qu'est-ce qui est vrai, je pense que c'est important de dire voilà, ça c'était l'œuvre originelle et voilà et ça ça a été modifié par R.

Voilà. Ensuite, ce qui est intéressant de de voir c'est que donc 10 ne fait pas qu'identifier les œuvres créées avec de Lia générative mais ne les recommande pas. Donc elle ne remonte pas dans les recommandations euh algorithmiques, recommandations automatisées, mais aussi dans les recommandations éditorial.

Les recommandations éditoriales étant cet ensemble de playlists euh qui sont euh gérées par des des salariés de de 10h euh et qui nous organise l'actualité de la musique et en partie son histoire. Euh donc les morceaux d'IA ne remontent pas dans ces outils-là de de recommandation chez Teaser, là où il remontent chez Spotify, librement comme n'importe quel autre titre. Euh voilà et euh on voit que les les audiences euh les écoutes des titres euh IA chez Dieser, même les succès euh relatifs très relatifs euh de Xania, euh de Breaking Rust, de ces euh tubes avec plein de guillemets il y a de ces derniers mois sont bien moindres, bien moindres chez que chez Spotify.

Euh voilà. Est-ce que est-ce qu'ils plaisent naturellement, organiquement chez Spotify ? Euh est-ce que euh ils n'ont pas leur chance chez ?

Est-ce que les auditeurs vont aussi les chercher par curiosité parce qu'ils en entendent parler et que ça les fait euh remonter dans les algorithmes chez chez chez Spotify ? C'est tout un tas de questions. On sait pas aujourd'hui quel est le quels sont les les euh ce que pensent les auditeurs, les auditrices vis-à-vis de de de ces œuvres parce que de ces titres parce que le plus important c'est est-ce que ça leur est-ce que ça les touche ?

Est-ce que ça occupe un espace dans leur dans leur vie personnelle ? Et est-ce que voilà, est-ce qu'ils en auront un souvenir ? C'est ça la musique he c'est le le le c'est le souvenir qu'on y attache.

C'est une dernière question. Aujourd'hui, on parle beaucoup de l'impact de l'IA sur les musiques enregistrées. Euh demain, quelle place pour LIA dans les prestations dites en direct ou les voilà le spectacle vivant ?

Bah alors là le problème de Lia c'est que ça s'entend pas en fait. Alors que moi j'ai eu le problème assez longtemps à Sony. On a fait des concerts quel avec Benoît Carré et qui s'appelle Skigud quand il fait de l'IA quand en tant qu'artiste euh c'est que générer avec l'IA ou pas à la fin c'est du son et si vous voulez il y a plus d'inoui.

Faire de l'inoui aujourd'hui, c'est-à-dire faire quelque chose qui n'a jamais été entendu, inoui au sens littéral, euh c'est très compliqué. Je pense que c'est pas possible. C'est plus possible.

Ça l'a été hein jusque jusque je sais pas quand faud faut regarder l'histoire mais je me souviens de Petrouani qui raconte que quand il a entendu Col Trend dans My Favorite Things, il s'est dit "Oh là là, je savais pas qu'on pouvait faire un truc pareil." Bon et les Beatles, c'est pareil quand ils ont fait Serge John Paper, les gens ont dit "Mais j'ai jamais entendu ça. Bon est-ce qu'il y a encore de linoui aujourd'hui ?" Je ne crois pas. au sens musical.

Attention euh je ne crois pas parce qu'on notre oreille est tellement habitué à la musique concrète et toutes ces toutes ces variations que il y a plus de sons qui vont nous provoquer des des ce genre de sentiment. Et donc dans la mesure où il y a déjà plus d'inoui avec l'IA ou pas, ça change rien. Donc donc être sur scène avec des sons qui ont été faits par Lia ou des musiques ou des mélodies, je pense que leur n'entend pas la différence.

Alors la différence peut elle peut être mise en scène et c'est ce qui se passe d'ailleurs souvent. On fait par exemple un robot qui chante ou je sais pas quoi. Mais en fait c'est très artificiel, c'est le cas de le dire.

C'estàd que la distinction est plus du tout organique. Euh avec les images, c'est différent. Vous pouvez montrer des images dont vous savez votre cerveau sait que c'est pas possible.

En vrai, vous avez un arbre qui se transforme en contrebasse, on vous dit non, ça c'est vraiment de l'ira. Mais si vous avez des sons bizarres et cetera, vous dites "Bon, ça on pouvait déjà le faire avec des cintés au mois de en 1990, enfin ou je sais pas combien mais donc notre donc l'inoui est en plus possible la question euh est-ce qu'il y a de l'IA dans le spectacle vivant ? Il y en a déjà mon avis est très secondaire.

Après sauf pour des prévent de droit, de tout ça, de moral, de tout ce qu'on veut mais il y a il y a plus d'inoui. Il y a plus d'inoui en musique alors que il y a de la du jamais vu en image et du jamais lu probablement. aussi en littérature, c'est d'ailleurs un sujet dont on parle peu mais un jour à l'aborder, c'est que l'IA aussi si vis dans la création littéraire.

Ça c'est très intéressant et mais là on peut espérer voir des choses qu'on a jamais lu, lire des choses qu'on a lu, voir des choses qu'on a jamais vu avec la musique. Honnêtement, c'est compliqué. Euh moi, mon point, mon seul point où ça résiste, c'est ce qu'on appelle les covers, c'est-à-dire les les reprises en français.

J'ai pas encore vu de chansons qui soient tellement bonne du point de vue de la composition qui qui a été faite faite entièrement par qu' aurait été tellement bonnes qu'elles auraient été reprises par d'autres artistes humains. Alors ça ça a eu lieu mais c'était des effets d'oben mais c'est j qu'elles seraient tellement reprise parce qu'elles elles auraient été tellement bonnes. Regardez les chansons des Beatles, c'est eux qui ont fait les plus de cover et c'est parce qu'elles étaient bonnes.

Qu'est-ce que c'est une bonne chanson ? On va pas rentrer là-dedans mais je veux dire c'est on en est pas encore là avec Lia. Donc là, il y a encore un petit point de résistance si vous voulez.

Euh mais sinon, je pense que la question depuis spectacle vivant pour brancher, je pour moi est secondaire parce que parce que ça s'entend pas en fait. Mais bon, on n'est pas obligé de d'accord. Oui, en terme sonore, je pense que l'IA ne permet pas de choses que qu'on pouvait pas faire auparavant encore.

Euh enfin, si ce n'est des facilités de studio et cetera, mais en live. Euh par contre euh ce que ça intéresse ou ça excite euh des acteur du du live euh des spectacles euh même si tout ça est très euh comment dire exploratoire encore mais il y a cette idée de transformer l'expérience du concert avec des nouveaux moyens de vidéo. C'est là où les concerts en ce moment sont vraiment en train al c'est déjà le cas mais on est vraiment dans une accélération de devenir des expériences visuelles voir des expériences sensorielles et cetera.

C'est d'ailleurs ce qui ce qui permet de monter le prix des billets euh chaque chaque semaine. C'est un sujet en tant que tel. Mais en tout cas à partir du moment où on promet une expérience incroyable, ben il faut que ce soit incroyable.

Et donc c'est là où Alia va peut-être permettre d'avoir des voilà avec du traitement en direct traitement des des images qui sont filmées sur la scène qui peuvent être traité en direct par de l'IA enfin avec le l'aide de l'IA. Donc d'accélérer des choses et donc d'avoir des rendus visuels qui soient plus impressionnants. Et l'autre champ de or exploratoire même si même si c'est pareil, c'est choses qui intéressent, c'est le live virtuel, le concert virtuel.

Euh on a vu que c'est pas une problématique pour les spectateurs avec le succès de du spectacle d'Ab à Londres où on est vraiment sur des avatars numériques film enfin qui on été c'est une boucle en fait c'est pas c'est pas créé en direct boucle mais c'est une première pierre et le public répond présent parce que comme dit François les chansons sont là les chansons sont tout le monde les connaît sont géniales on vient faire la fête et le fait que le groupe soit pas là d'ailleurs il s'en moque un peu pendant le pendant le spectacle ils se disent Nous, on est trop vieux pour ça. Je suis en train de promener mon chien pendant que vous profitez de des chansons et on vous embrasse, c'est vraiment dit. Donc c'est assez intéressant.

Demain, il y a plein de gens qui pensent que on pourra avoir alors soit des soit des des stars virtuels. Euh ça existe encore, ça existe déjà, pardon, euh au Japon notamment, il y a Atsunemiku qui est depuis 20 ans une star virtuelle. Donc il y a rien qui empêche que demain il y ait de des stars virtuels qui soient des stars au niveau mondial.

Euh et sera euh à un moment ou un autre peut-être partie prenante de cette de ce ces sujets-là. et il y a euh la question des stars décédés, des personnalités décédées. Il y a un grand courant en ce moment, c'est très américain mais il y a un grand courant de de vente de les artistes vendent de leurs vivants les les droits sur leur personnalité euh dans le droit américain, c'est-à-dire leur leur apparence, leur look vraiment très reconnaissable, leur voix également.

Et donc on a des artistes comme ça, notamment le groupe Kiss, groupe de groupe de Hard Rock Kiss a vendu sa son apparence et ses voix à Warner ou Sony, je ne sais plus. Ce qui fait que ses voix et ses apparences, le la marque Kiss va pouvoir être exploitée pendant des décennies avec peut-être des tournées de de Kiss, même quand les artistes ne seront plus là parce qu'ils tournent plus désormais. Euh donc on va rentrer petit à petit dans ce dans ce nouveau monde-là qui est euh qui est assez habissal et qui va se rajouter aux difficultés qu'ont les artistes actuels à exister parce que ils doivent un un artiste aujourd'hui doit euh exister à côté de tous les artistes de sa génération et de sa musique et de son monde et cetera, mais en plus euh face au aux gloire du passé déjà dans les bacs des magasins de disque et demain peut-être sur scène Donc c'est voilà, mais en tout cas s'il y a un champ où Lia sera peut-être active, c'est dans ces chosesl parce que Lia peut aussi imaginer peut aussi permettre de faire des nouvelles chansons.

Enfin voilà, quand on va emmener ces artistes là en tournée, peut-être qu'il y aura des nouvelles chansons. Voilà, tout ça est exploratoire mais c'est ça fait partie des choses qui intéressent le secteur de la musique ou le ou l'encombre selon les la position dans laquelle on se on se place. Très bien messieurs, merci beaucoup.

Je pense que madame la rapporteur sera d'accord avec moi. Nous avons beaucoup appris dans cet échange libre avec les les observateurs et les praticiens avisés et les chercheurs que vous êtes dans le domaine musical. C'est parce que ça nous sort un tout petit peu de certaines de positions qui sont des positions presque de principe, n'est-ce pas ?

Il faut tout rejeter, il faut se méfier, c'est la cata et d'autres qui disent au contraire c'est l'avenir radieux. Je schématise bien sûr enfin et vos points de vue nuancés nous ont vraiment beaucoup éclairé. Moi, j'ai beaucoup apprécié des formules comme vous, monsieur, excusez-moi, paschet, il est urgent de ne rien faire ou vous, monsieur Fanen, la musique existe et vit en dehors de son modèle économique.

Ce sont des ce sont des des des occurrences qui qui que je trouve intéressantes. Et pour conclure, je dirais que de toute façon, ce que vous nous dites, c'est que le juge de paix de tout ça, ça reste quand même l'auditeur et donc ça c'est quand même rassurant pour tout le monde. Merci beaucoup messieurs.