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InterviewLe Figaro TV· 20 juin 2026 13 minComplaisantFond programmatiqueNumériqueÉconomie & entreprisesÉducation & rechercheTransports

Valérie Pécresse : «La région Île-de-France est le hub européen de l'innovation»

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Défensif 5 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    À l'école, y avait-il une matière que vous détestiez ?

  • 0:43OuverteRéponse directe

    Votre premier jour à la tête de la région Île-de-France, vous vous en souvenez ?

  • 1:23OuverteRéponse directe

    Votre premier sujet a-t-il été la sécurité après les attentats ?

  • 2:03OuverteRéponse directe

    Pourquoi la région Île-de-France est-elle partenaire historique de VivaTech ?

  • 2:48OuverteRéponse directe

    Comment VivaTech est-il passé d'une startup à un événement culte ?

  • 3:28OuverteRéponse directe

    Quels sont les chiffres clés de l'écosystème tech en Île-de-France ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:35Valérie PécresseFait
    « On a Meta, on a Google, on a Microsoft et tous les autres Open et High. Et puis c'est aussi en Île-de-France que s'est créé Mistral et Hai. »
  • 7:40Valérie PécressePromesse
    « nous allons annoncer avec Alain Aspect, le prix Nobel de physique, une maison du quantique pour montrer nos startup absolument spectaculaires dans le cantique. »
  • 8:23Valérie PécresseFait
    « On a des écoles d'ingénieur qui sont les plus prisées du monde. Il faut qu'elles augmentent encore leurs effectifs. »
  • 9:03Valérie PécresseChiffre
    « On met 1 milliard d'euros avec l'État sur 5 ans dans les bâtiments universitaires et l'accueil des étudiants étrangers. »
  • 11:46Valérie PécressePromesse
    « tous les lycéens d'Île-de-France ont un ordinateur qui leur est remis en classe de secondes et l'objectif c'est qu'on utilise vraiment le potentiel de l'IA pour les enseignants. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Valérie PCR, bonjour. Bonjour. Alors, dites-moi, à l'école quand vous étiez enfant, adolescente, disons, est-ce qu'il y avait une matière qui était vraiment votre bête noire ? Vous supportez pas cela vous n'y arriviez pas tout simplement ce qui arrive finalement à tout le monde. Je détestais la corde lisse à l'époque, il faut quand même que les élèves se rendent compte queon nous obligeait tous à savoir grimper à la corde lce et personne à l'époque, c'était une obligation. C'était une des épreuves et c'était un cauchemar pour le brevet, un cauchemar. Et voilà.

Bon, mais personne m'a appris et un jour j'ai compris comment ça marche et maintenant je sais monter à la corde lis mais je suis restée très très longtemps sur le nœud. [musique] Bonjour à tous et bienvenue au TC décideur du Figaro ici donc à Vivateek avec aujourd'hui en face de moi Valérie Pécrè, président de la région Île-de-France dans laquelle dans laquelle bah vous y êtes depuis déjà quelques quelques années. Ce job vous le vous le connaissez par cœur. Votre votre premier jour d'ailleurs de ce job, vous vous en rappelez ou pas ? Je m'en rappelle parce que c'était 3 semaines après le Bataclan.

Et donc la première chose qu'on a faite effectivement c'était c'était toutes les cérémonies dommage aux victimes du Bataclan. un onbarding intense. Oui. Et c'est pour ça d'ailleurs que j'ai mis aussi la sécurité comme priorité régionale alors que c'est pas du tout une compétence de la région mais comme je suis arrivé en plein attentat terroriste et votre premier votre premier sujet c'était ça quoi le ça a été ça a été ça. Donc j'imagine des réunions interminables, beaucoup de Oui. Et puis j'avais la responsabilité des transports et donc le risque terroriste ça pouvait évidemment toucher les transports.

Ça avait déjà touché les transports en 95 et donc il y avait un gros sujet sur la sécurité des transports. Donc vous faites partie de ces dirigeants. Est-ce que vous êtes une dirigeante qui ont pris des fonctions dans un moment euh ou euh intense quoi ? Parce que Absolum. Absolument. Et puis euh ça a été quand même marqué par euh l'idée que et bien il y avait euh il y avait des risques terroristes, il y avait du le l'islamisme radical tuait enfin tout ça. Voilà. Alors on change de sujet. Donc ici on est à Vivateek sur le très beau stand d'ailleurs assez opulent de la de la région Île-de-France.

Alors justement si le stand est opulent, c'est que votre présence ici à Vivateek est toute est tout à fait essentielle. J'imagine. Oui. Alors, on a été on a été les premiers partenaires de de Vivatech, premier partenaire public et on reste un partenaire essentiel et extrêmement voilà généreux avec le salon. Pourquoi ?

parce que ce salon c'est plus qu'un salon, c'est vraiment une porte ouverte pour toutes les entreprises françaises pour démontrer leurs talents et puis c'est aussi montré que l'Île-de-Fance c'est le hub européen de l'innovation et de la DIPTech et de la de la DIPTECH justement vous l'avez vous dit vous êtes un partenaire historique un peu de la même manière que la BNP Paris bas ou je ne sais pas où Perrier sont des partenaires historiques de de Roland Garos vous c'est un peu pareil pour pour Vivatek absolument on est sur le cordon des et de la même manière que vous vous souvenez de votre premier job, votre premier jour de job à la tête de la région Île-de-France, vous vous souvenez, j'imagine des premières années de Vivateek.

Et ce qui a changé, comment cette cet événement qui est devenu culte a évolué ? D'abord, on peut dire que c'est vraiment un scaleup vivateek. C'est-à-dire que au départ, on était vraiment dans une petite startup. On avait décidé de le faire mais on savait pas très bien si ça allait marcher. On savait pas si la mayonnaise allait prendre et en réalité ça a été vraiment très tiré par la Frenchstech mais aussi très soutenu, vous l'avez dit, par les les financiers puisque on a 80 % des levées de fond qui se font en Île-de-France. En France, on a aussi 80 % de l'écosystème de start-up en Île-de-Fance. 25000 startup, on a 40 % de la recherche.

Nos grands organismes de recherche ont tous des stands, le CNRS, le CEA, l'INERIA. Donc euh en fait, c'est tout l'écosystème de l'Île-de-France qui s'est mis en branle, plus les grands groupes, les grands donneurs d'ordre industriel qui ont compris euh à la fois tout l'intérêt qu'ils avaient à intégrer l'innovation parce qu'en fait le cet événement fait un peu aussi écho à Ch France qui s'est déroulé il y a pas longtemps et à Tes île-de-de- entité, j'en sais quelque chose parce que j'avais j'avais interviewé la personne qui est est en charge de cela mais la région Île-de-France, elle reluie sur la tech et sur tout un tas d'autres sujets qui sont finalement transverse. Absolument.

Et l'objectif l'objectif que nous avons c'est d'attirer les investissements étrangers en France aussi, mais c'est aussi de faire rayonner nos entreprises à l'étranger. On est la deuxème région l'Île-de-France, la 2è région européenne pour les investissements étrangers. Voilà. Donc nous avons eu un pouvoir d'attraction qui est très fort et dans cette période où malheureusement vous le savez la croissance est en berne et bien c'est très important que l'Île-de-France reste le moteur de la France et le moteur de l'Île-de-France et bien c'est la tech, c'est la DIPtech, c'est l'innovation.

parce qu'on le voit d'ailleurs quand on regarde quand on se balade dans ce salon tous les partenaires, il y en a des il y a des références françaises. Il y a par exemple l'Institut de l'École Polytechnique qui accompagne énormément de de sociétés et tous ces tous ces partenaires et bien c'est c'est ça montre que la région Île-de-France est plus que jamais dynamique. Et et à l'époque quand Vivatechek est créé est fondé, on parle pas encore d'IA, on parle pas encore de de de tous ces phénomènes qui vont à une vitesse incroyable et qui en réalité ont totalement boosté c cet événement. Oui.

Alors, la l'Île-de-Fance est vraiment à la rencontre de ses savoir-faires avec Li et le Cantique parce que nous sommes une grande région de mathématiques et de physique depuis toujours. On a des prix Nobel, on a des médailles fields à foison et c'est ces intelligences là qui vont faire que tous les Américains aujourd'hui et même les asiatiques mettent leur laboratoire européen de recherche en IA, en Île-de-France. On a Meta, on a Google, on a Microsoft et tous les autres Open et High. Et puis c'est aussi en Île-de-France que s'est créé Mistral et Hai. C'est en Île-de-Fance que Yan Lequin est a mis sa son pilier européen.

Donc oui, on est à la croisée des chemins et l'IA et le quantique avec toute notre nos start-up qui sont aujourd'hui et nos et nos licornes puisque dans l'IA, nous avons déjà des licornes. J'ai parlé de Mistral mais j'aurais pu parler de hakin. Donc on a aujourd'hui en Île-de-France vraiment un écosystème qui marche du feu de Dieu et sur lequel on s'appuie beaucoup. Et alors là, on en parle aujourd'hui, mais est-ce que est-ce que vous trouvez qu'au grand public, le grand public est assez au fait de ça ? C'est-à-dire que on a on est souvent enfin la presse, les médias disent souvent la France, on est en retard par rapport aux Chinois, par rapport aux Américains et cetera et cetera.

Et là, le discours que vous me tenez et ce qu'on perçoit ici quand on se balade quand on se balade sur ce salon, c'est que c'est presque l'inverse. Évidemment, c'est un c'est un déf le problème le problème de que nous avons et moi je le je le ressens beaucoup parce que l'Île-de-France a investi 2 milliards et demi hein dans tout ce qui est université recherche depuis que je suis présidente donc depuis 10 ans 2 milliards et demi c'est beaucoup et ça va des bâtiments universitaires jusqu'au capital investissement dans des start-ups jusqu'à l'incubation 150 incubateurs qui sont financés par la région. On a financé plus de 3000 projets de création de de start-up.

Oui, on est à à à enfin on est à la manœuvre mais il nous manque je pense peut-être un peu de visibilité internationale avec une forme de territorialisation de l'innovation. C'est pour ça que là aujourd'hui, nous allons annoncer avec Alain Aspect, le prix Nobel de physique, une maison du quantique pour montrer nos startup absolument spectaculaires dans le cantique Pascal, Candella, lycée Bob, Citwel et les les montrer donner à voir l'Institut d'optique, donner à voir le X campus, montrer toutes nos forces mais les réunir en un lieu et ce sera sur Paris Saclet. Donc vous voyez, on va faire ça pareil sur les data centers, pareil sur les microprocesseurs.

Il faut qu'on donne à voir et aujourd'hui nous allons signer avec Skalou donc l'entreprise euh de Xavier Niel, nous allons signer un partenariat avec le Geny, notre super calculateur Vessora qui est une start-up qui fait des microprocesseurs souverains. Donc l'idée c'est vraiment de se réunir, de réunir nos forces. Donc là, on parle de on parle de belles entreprises françaises, de start-up et cetera. euh qui sont très prometteuses. Mais alors pour accompagner ces start-ups et pour qu'il y ait les talents dedans, il faut aussi la formation.

Et ça, il faut, j'imagine que c'est aussi un de vos sujets, la formation en France, il faut faire en sorte que ça reste une formation d'excellence et surtout que les talents qui sont formés en France, ils aient envie bah d'y rester, j'imagine. Alors, absolument et vous savez que j'ai un petit tropisme, j'ai été ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche pendant 4 ans et j'ai fait la réforme des universités. Donc évidemment ce qui attire en Île-de-France et en France, c'est notre piscine de talent pour le dire en français. Et donc cette piscine de talent bah c'est nos universités, c'est nos écoles, il faut continuer à les booster.

On a des écoles d'ingénieur qui sont les plus prisées du monde. Il faut qu'elles augmentent encore leurs effectifs. Il faut qu'on amène plus de filles vers les sciences aussi. C'est un gros enjeu. On a des écoles de commerce qui sont reconnues dans le monde entier. On a des facs de sciences, des facs de sciences humaines parce que l'IA va mobiliser aussi les sciences humaines et moi je crois beaucoup aux humanités digitales. Donc je pense que la question de l'université est très importante. C'est pour ça qu'on met 1 milliard d'euros avec l'État sur 5 ans dans les bâtiments universitaires et l'accueil des étudiants étrangers.

Et justement l'ancienne ministre de l'enseignement supérieur que vous étiez, elle porte quel regard sur ça sur là vous parliez de sa clé par exemple. Euh qu'est-ce qui va se passer selon vous si on fait un peu de prospective euh dans dans les études supérieures en Île-de-France ? Qu'est-ce que vous voyez comme chantier là à Horizon euh allez 2040 euh disons. Alors, je vous ai parlé de territorialiser euh la France vue du monde. Moi, je voudrais donner son vrai visage à sa clé. Aujourd'hui, sa clé c'est un peu une conjonction de plein de magnifiques petites pépites, mais c'est pas encore une couronne, vous voyez. Donc, on a besoin que ces joyaux ils soient mis en ordre.

On a on a besoin de donner des données à voir. Donc la semaine prochaine nous ferons le bilan des groupes de travail sur Paris SaL 2035. L'idée c'est d'expliquer que sa clé sera notre science parc demain, qu'on y a investi des milliards d'euros, qu'on y a mis des pépites scientifique mais que à côté de ces pépites scientifiques maintenant, il faut faire grandir un espace industriel, un espace d'infrastructure souveraine aussi avec des data centers, avec des super calculateurs et que c'est à sa que va se créer la science de demain. Donc sa clé, on y compte beaucoup. On va parler un peu de l'interne la région Île-de-France, de vos collaborateurs.

Combien combien il y a de collaborateurs dans la région Île-de-France aujourd'hui ? Et en ce moment si vous recrutez, quel profil vous vous recrutez pour alors ? Il y a 11000 collaborateurs mais il y en a il y en a quand même 8000 qui sont dans les lycées d'Île-de-France. Donc il y a 3000 collaborateurs au siège et nous avons créé notre propre qu'on l'a appelé Génial. Génial. Donc elle s'appelle Génial. Et l'objectif c'est que cet I nous permette de tout simplifier et d'augmenter euh le service rendu au francilien par l'administration régionale.

Donc tout simplifier, les procédures, les demandes de subvention, la relation client, l'information, la formation des voyageurs dans les transports, enfin voilà. Donc l'objectif c'est d'avoir cette IA qui nous aide et puis par ailleurs, en matière éducative puisque nous avons 460 lycées en Île-de-France et bien nous avons fait le pari des Éducttechs et tous les lycéens d'Île-de-France ont un ordinateur qui leur est remis en classe de secondes et l'objectif c'est qu'on utilise vraiment le potentiel de l'IA pour les enseignants.

On expérimente la correction de copies par IA en ce moment pour les enseignants et puis pour les élèves que Lia leur génère les questions pour qu'ils puissent préparer les interross. Lia c'est pas que pour tricher. Lien c'est pour augmenter son savoir, il c'est pour être meilleur parce qu'il une certaine diabolisation, il nous reste 2 minutes à peine mais il y a une certaine diabolisation de l'IA aujourd'hui aussi dans le monde dans le monde dans l'enseignement. Il faut faire comprendre de la même manière qu'en entreprise on essaie de faire comprendre au salariés c'est un allié et pas un ennemi. C'est un peu pareil finalement pour les plus jeunes. Absolument.

Moi ce que je dis au au lycéen ce que je dis au lycéen c'est si vous vous servez de l'Are pour tricher, vous allez sortir plus bête que vous êtes entré. Si vous utilisez Lia pour apprendre, vous sortirez bien plus intelligent. Donc il faut utiliser l'IA à bonissant mais c'est l'intérêt des élèves et il faut le leur dire. Tricher ça sert à rien. Tricher ça ne vous abétit. Tricher ça ne vous amènera nulle part. Dernière question Valérie PCR il nous reste une petite minute. J'ai envie de savoir quel type de leader vous êtes, quel type de manager vous êtes. Comment Ah moi je suis hyper imaginative. Ouais. Je supporte pas de ne pas innover et de ne pas être créative y compris dans mon management.

Vous aimez l'émulation ? J'adore faire des choses. J'adore faire un téléphérique, j'adore mettre tout sur smartphone, j'adore faire de l'éducech. Voilà, j'adore l'économie circulaire, enfin réussir à à décarboner l'oxygène, enfin décarboner l'air pour pouvoir faire de l'hydrogène gratuit. Enfin, je trouve ça très bien. Le mouvement donc est pas l'attentisme et le rien faire quoi. Vous voulez ? Ah bah alors là c'est sans moi. Ouais. Merci Valérie Pécrè, présidente de la région Île-de-France. Merci d'avoir répondu. Faut accompagner changement en France. C'est le mot de la fin. Merci infiniment. À bientôt. Bientôt.

13:15
Non speech

[musique]