Patrick Kanner : "La gauche sort renforcée au Sénat"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Vous êtes satisfait du résultat des sénatoriales ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Vous perdez des sièges malgré la victoire de la gauche, pourquoi ?
- 4:00OuverteRéponse directe
La création d'un groupe écologiste est-elle une bonne ou mauvaise nouvelle ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Faut-il un grand groupe de gauche commun ou des groupes indépendants ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Mélenchon fait-il partie de la gauche selon vous ?
- 10:00OuverteRéponse directe
La gauche doit-elle se retirer face au RN en PACA ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Patrick KannerFait
« nous conservons suffisamment de sièges pour déposer à nous tout seul un recours devant le Conseil constitutionnel »
- 5:00Patrick KannerPromesse
« il faut faire des accords dès le premier tour dans les régions dans les départements »
- 7:00Patrick KannerFait
« Monsieur Mélenchon fait partie de la gauche ça fait horreur de ma part c'est une gauche voilà un caractère protestataire »
- 9:00Patrick KannerFait
« il n'est pas possible que la gauche soit écartée de responsabilité au sein du conseil régional pendant 12 ans »
- 14:00Patrick KannerPromesse
« nous ne sommes pas morts et nous allons le démontrer »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
partenaire bonjour Patrick bonjour merci beaucoup d'être avec nous ce matin sénateur du Nord président du groupe socialiste au Sénat on est toujours avec Pascal Jalabert qui représente quotidienne régionale on l'a vu à Marseille cette victoire de la Gauche unie symbole peut-être du résultat des socialistes mais si on va voir il y a eu des divisions est-ce que ce matin vous êtes un président de groupe heureux Patrick canard en tout cas satisfait du sur l'objectif que je m'étais fixé avec mes collègues sénatrices et sénateur socialiste à savoir rester le deuxième groupe au Sénat le premier groupe de gauche d'opposition donc au Parlement Assemblée nationale comprise et puis une satisfaction qui est à caractère constitutionnel c'est que nous conservons suffisamment de sièges pour déposer à nous tout seul un recours devant le Conseil constitutionnel et on l'a vu que récemment cela avait été très utile alors vous perdez néanmoins quelques sièges vous êtes à 60 ans selon la projection il ne faut pas il ne faut pas le cacher c'est pas c'est pas la droit qui les gagne c'est la gauche qui les perd puisque là on perd des sièges vous voyez on aurait pu gagner un siège en Ardèche on aurait pu en gagner un aussi dans les Deux-Sèvres on en perd dans d'autres départements c'est essentiellement par la division je vous donne un exemple très concret Nelly Tocqueville c'est la crise socialiste des seine-maritimes perd à 5 voies son siège son deuxième siège dans la liste tirée par Didier Marie 5 voies et il y avait dans cette élection bien sûr la liste socialiste la liste communiste la liste verte et la liste PRG voilà donc l'exemple les tarithmétiques l'Union est prolifique on le voit bien dans les Bouches-du-Rhône on le voit bien aussi dans le Rhône ou on le voit bien aussi dans le Bas-Rhin ou je pense que le sénateur vers gagne grâce à la pluie des socialistes en deuxième position et puis là on est divisé on perd et c'est du perdant perdant j'insiste c'est-à-dire que dans une concurrence électorale on peut se dire on se présente et on se présente pour gagner mais là c'est perdant perdant c'est à dire que les socialistes d'un siège mais ceux qui nous ont fait concurrence n'enguent pas pour autant c'est un message à toute la gauche à toute la gauche à savoir que l'Union encore une fois est nécessaire et finalement c'est la gauche qui perd quand un socialiste perd ou une société perd c'est la gauche qui peut ça veut dire que pour les régionales et départementales il faut faire des accords dès le premier tour dans les régions dans les départements et à la Cour nationale peut-être pour se répartir les têtes de liste bien sûr il faut il faut tendre à cela notamment dans les départementales ou les binômes qui existent aujourd'hui dans les cantons permettent justement d'avoir une diversification sur un territoire donné sur les régionales ce sera plus compliqué on le sait bien parce que la symbolique de la tête de liste dans des grandes régions est extrêmement importante mais il faut tendre à cela et j'espère que cette élection sénatoriale qui a de très bons aspects la création d'un groupe vert en partie je le dis je dis bien qu'en partie grâce à cette union dans lesquelles dans laquelle les socialistes qui ont été extrêmement dynamique constitue une réponse réelle sachant tirer les enseignements positifs et aussi parfois malheureusement négatif de cette élection territoriale mais restons Sénats vous parlez de la création de ce groupe vert a priori une douzaine de sénateurs est-ce que pour vous c'est une bonne ou mauvaise nouvelle c'est une bonne nouvelle c'est la traduction du évolution et je vous rappelle quand même que les verbes avaient un groupe sous le quinquennat précédent qui a disparu en 2017 donc c'est simplement le le retour vers une situation que normale et je dirais traduisant dans les sénatoriales les bons scores dans les grandes cités qui ont été gagnées par les Verts et souvent même très souvent aussi lié à l'Union mais vous parlez justement puisque vous revenez toujours à l'Union est-ce que vous actez la création d'un groupe écologiste indépendant ou est-ce que vous dites il faut qu'on discute pour un grand groupe de gauche commun la gauche sort finalement renforcée globalement au Sénat avec ces trois groupes je pense que la sensibilité que représente aujourd'hui repokologie les Verts et d'autres partenaires de ce grand parti politique aujourd'hui il faut le dire tel quel mérite d'être représenté est-ce qu'elle était la responsabilité qui sera la nôtre demain entre Parti communiste le groupe CRCE le groupe socialiste républicain et le groupe des verres je ne sais pas comment il s'appellera exactement à ce stade c'est de travailler ensemble pour que la voix de la gauche qui représentera finalement une centaine de parlementaires puissent être entendus ici au Sénat et au niveau national justement au Sénat c'est facile parce qu'il y a les communistes les vers les socialistes et puis quelques radicaux de gauche mais au niveau national jusqu'où situez-vous la gauche que vous dites qui doit finir pour les régions à départementale est-ce qu'il y a Monsieur Mélenchon dedans ou pas à Monsieur Mélenchon fait partie de la gauche ça fait horreur de ma part c'est une gauche voilà un caractère protestataire qui une fois fait des exclusives et je le vois bien dans ma région des Hauts de France où le leader potentiel de LFI pour les élections régionales monsieur bernalicis député de Lille à dire récemment dans La Voix du Nord Jean-Luc vous connaissez bien il a dit mais moi je m'adresse à tout le monde sauf au socialistes c'est pas bon signe parce que nous sommes de gauche nous sommes dans l'opposition nous nous sommes un parti de gouvernement et or il est hors de question d'imaginer un seul instant que l'on puisse gagner sans les sociétés par les régionales personnellement je l'ai dit je pense que je peux être utile pour réparer l'anomalie démocratique de décembre 2015 à quelle place nous le verrons bien nous avons des instances qui vont maintenant se réunir un appel à candidature va être lancé début octobre je serai candidat pour être non pas de tête de liste mais pour être chef de fil des socialistes peut-être qu'il y aura d'autres socialistes et donc ce sont les militants qui choisissent dans les 5 départements la même chose je suis candidat pour être utile vous êtes candidat pour être utile à quel moment vous allez discuter vous mettre d'accord et qui va tirer la liste ça je vous conseille qu'à un moment donné il faudra bien une seule personne homme ou femme ça mais le fait que nous ayons des personnages politiques qui ont souvent une région nationale permettez-moi de m'y mettre mais aussi bien Bruxelles par définition mais vous avez Damien carême pour les Verts qui est aussi députés européen extrêmement connu et reconnu donc tout cela montre que toute la gauche réunie veut faire cette élection une élection très importante et c'est pour moi un signe positif ah c'est vrai qu'après il faudra bien se mettre d'accord sur et vous discute d'abord discutez avec vous et puis en plus je ne suis pas encore désigné chef de fil donc je reste à ma place de simplement de sénateurs mais par contre si discussions il doit y avoir elles devront d'aborder sur le projet quel projet crédible alternatif à la politique de droite menée par Monsieur que j'avais Bertrand est un président de droite qui n'a pas d'opposition parce que l'opposition Front national pour moi c'est pas une opposition c'est une protestation essentiellement il faut une opposition et j'espère même peut-être une majorité dans les hauts de France si la gauche est capable de se réunir si la gauche se était réunie en 2015 avait su se faire je dirais s'il y avait une suite forcé le destin en étant réuni elle aurait été devant Monsieur Bertrand une histoire n'aurait été différente justement on va faire un peu dernière question sur régionale on va faire un petit peu de politique fiction vous le disiez en 2015 la gauche c'est retiré puisqu'il y avait Xavier Bertrand et le Front national à l'époque qui était en bonne position pour l'emporter la gauche s'est retirer pour éviter l'élection du Front national comment PACA est-ce que si la situation se reproduit en mars prochain la gauche se retira à nouveau vous dites cette fois on se maintiendra quoi qu'il arrive boule de cristal est-ce que le Front national que j'appelle toujours pour national ou j'aurais remarqué fera 40 % sans Madame Le Pen qui ne sera pas candidate on m'a non monsieur Chenu pour être candidat je crois que le Front national sera moins et que donc on retrouvera peut-être des clivages plus classiques ça a été évoqué d'ailleurs tout à l'heure y compris sur votre plateau par mon prédécesseur moi je considère aujourd'hui que il n'est pas possible que la gauche soit écartée de responsabilité au sein du conseil régional pendant 12 ans ce n'est pas possible et donc à ce plateau je vous dis que et bien la gauche doit être présente il faut réparer l'anomalie démocratique et donc vous avez pu interpréter en creux mon propos quoi qu'il arrive vous justement on vient de parler du milieu il y a aujourd'hui la République en marche qui a toujours voulu cassé ce clivage elle s'en est pas trop mal sorti de ces régionales on lui prédisait le pire un sénatorial pardon oui il y a des régionales on verra voilà c'est un torial comment vous positionnez par rapport à ce groupe parce que vous pouvez discuter avec eux ou alors vous êtes dans leur position c'est là on discute avec tout le monde et il y a parfois des textes sur lesquels on se retrouve avec la reine ou qu'on combat face à la reine ça dépend des situations on est capable vous voyez sur la PMA nous étions à leurs côtés et heureusement d'ailleurs que la gauche était là pour faire passer la PMA au Sénat en première lecture mais par contre on est opposé à l'arène quand elle propose le texte a dit l'immigration donc nous ne sommes pas dans une opposition systématique voilà nous ne sommes pas une position contestataire nous nous opposons et nous construisons des réponses qui peuvent être parfois communes la partie gouvernement on sait très bien qu'il y a l'idéal à atteindre et puis la réalité de la vie quotidienne politique qui fait qu'il faut savoir passer des compromis sans être dans la compromission à partir de de la reine aujourd'hui a pris un sillon c'est le sillon de la droite de la droite libérale et d'ailleurs j'ai envie de dire quand on a Édouard Philippe pendant 3 ans au gouvernement et maintenant monsieur Castex pendant 2 ans et j'étais nouvel ordre sont pas des hommes de gauche ça serait et même s'il y a quelques personnages issus de la gauche qui sont perdus les on voit bien qu'aujourd'hui y compris avec le ministère de l'intérieur c'est la droite qui est au pouvoir et Monsieur Macron ne s'en cache pas et d'ailleurs il va braconner permettez-moi l'expression y compris maintenant de grands élus de droite et je pense à Christian Estrosi qui clairement a fait des offres de services pour le prochain quinquennat donc les choses se clarifient la vraie question qui se pose quand vous dites les choses se clarifient ça veut dire si on suit votre raisonnement que la droite aujourd'hui ne peut pas se revendiquer comme une force d'opposition puisque le gouvernement est à droite mais en tout cas la droite aujourd'hui est braconnée sur le plan des personnes et siphonner sur le plan des par Monsieur Macron et la droite n'a plus qu'un seul chantier c'est la sécurité être hyper sécuritaire un peu plus que le gouvernement sans tomber dans le sillon là aussi de l'extrême droite il reste plus grand chose parce que la politique économique et sociale du gouvernement je pense que Monsieur Daillé pourrait la partager d'ailleurs il la partage en grande partie donc la droite aujourd'hui a très peu d'espace alors que la gauche en a retrouvé la gauche a été explosée au début du quinquennat toujours par cette logique du du braconnage et du chiffonnage aujourd'hui nous retrouvons des couleurs politiques de la clarté politique et c'est tant mieux la droite est dans une difficulté de position sur les chiffriciers politiques français de bien plus importante et donc la vraie question c'est est-ce que Monsieur Macron sera en 2022 ou non le candidat de la droite mais ça faut poser la question aux intéressés alors justement le plan de relance arrive présenté par le Gouvernement et la majorité vous vous dites c'est une politique libérale vous allez vous y opposer de quelle façon alors déjà ce plan de relance devra être intégré dans le mode silence donc et nous aurons des amendements le budget voilà pour être plus clair pour nos téléspectateurs donc nous aurons des propositions nous ferons un contre budget avec Valérie rabot comme le faisons depuis maintenant 3 ans je crois que c'est sain de dire qu'il y a une autre voie possible surtout le social enfin je crois qu'il est clair que pour nous nous allons devant une catastrophe sociale et que donc l'absence de mesure réelle pour pour la jeunesse l'absence de mesure pour le pouvoir d'achat le pouvoir d'achat on dirait que c'est un ça devient un gros mot mais il faut les gilets jaunes là sont aujourd'hui en déliquescence j'ai envie de dire de présence sur le terrain mais le malaise est toujours là donc les classes moyennes inférieures continuent à souffrir elles vont souffrir encore plus demain les jeunes vont se retrouver devant une vague de chômage qui elle est submerger et donc le social n'est pas assez représenté des choses ont été faites sur l'écologie manière pour moi résiduelle mais aujourd'hui aucun effort n'est demandé ni au chef d'entreprise qui vont bénéficier encore de la baisse des impôts de production ni au plus fortuné de nos concitoyens qui ont bénéficié depuis 3 ans des largesses du gouvernement donc ça ce n'est pas supportable s'il y a de la solidarité il ne peut pas être réparti de manière équivalente pour tout le monde il faut de l'équité et l'équité c'est faire payer peut-être un peu plus en cette période de crise ceux qui ont dans les moyens Patrick canard vous avez annoncé vouloir vous représenter à la présidence de votre groupe vous savez déjà si vous aurez des concurrents ou si vous êtes le seul candidat le secrétaire général du groupe socialiste des républicains lance ce matin même l'appel à candidature l'élection aura lieu demain matin à 10h je serai candidat à ma succession s'il y a d'autres candidats j'ai envie de dire que la démocratie je n'ai pas encore entendu parler que la démocratie passe vous nous dites vous vous êtes le premier groupe parlementaire de gauche au Parlement vous nous dites la gauche a un espace est-ce que votre mission à la tête de ce groupe ça va être de montrer que le Parti socialiste existe encore c'est essentiel et que le Parti socialiste n'est pas un parti en déliquescence nous l'avons montré municipale nous le confirmons de fait aux élections sénatoriales parce que aujourd'hui c'est 30 à 40 000 militants ça fait rendre ma part je n'ai pas les derniers chiffres que possède Olivier Faure je vais vous montrer que nous voulions nous rassembler vous savez j'étais à Blois pendant quatre jours j'ai vu 2500 militants et sympathisants socialiste non les valeurs que nous représentons existent ce qui est certain c'est que la vraie question et ce sera le débat du Congrès que nous aurons en décembre à Villeurbanne c'est est-ce que nous devons peut-être faire évoluer la page du grand parti d'Épinay est-ce qu'il y a des évolutions pour intégrer peut-être d'autres préoccupations que nous n'avions pas à Épinay la préoccupation peut-être d'une république forte c'est quoi la laïcité aujourd'hui c'est quoi le service public aujourd'hui dans notre pays au travers de la République et aussi bien sûr la transition écologique donc nous avons encore du chemin nous avons une existence de plus de 100 ans vous le savez aujourd'hui et bien nous ne sommes pas morts et nous allons le démontrer Olivier fort à sa tête c'est lui que vous soutenez à la tête du PS pour ce problème nous verrons bien s'il y aura s'il y aura d'autres d'autres motions moi je soutiens [Musique] je souhaite que nous ayons par exemple un candidat aux élections présidentielles et que voilà le parti son premier secrétaire l'ensemble des élus doivent tout faire pour y parvenir et il n'y a pas de fatalité à ce qu'il n'y a pas de candidat aux élections présidentielles c'est une question est-ce que c'est une première interne une première externe en tout cas on est venu là-dessus depuis le début de notre entretien je suis convaincu que si aux élections présidentielles il y a un candidat et les filles candidat socialiste un candidat vert monsieur Macron boulevard de la grande tranquillité devant lui
Patrick Kanner