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interviewC à vous (sur YouTube)· 23 mars 2026 52 min

Lionel Jospin, un homme politique à part ? - C à Vous l’Intégrale - 19/03/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

Bienvenue. On est ensemble en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe. Bonsoir à tous les 4.

A la une, l'hommage à Lionel Jospin. - L.Jospin: J'ai eu la chance d'avoir, dans ma vie politique et peut-être dans ma vie tout court, plus de réussites que d'échecs, et plus de joie que de peines ou de déceptions. - A.-E.Lemoine: L.Jospin dont on a appris la disparition à 88 ans.

Une personnalité majeure de la gauche socialiste, Premier ministre, 2 fois candidat à l'élection présidentielle et retiré de la vie politique depuis 2002 et le coup de tonnerre du 21 avril. - P.Cohen: Ce sont des choses qu'on connaît et qu'on a vécues ici.

J'essaierai d'expliquer aux jeunes générations ce que je leur dirais pour leur raconter un peu de la personnalité et du travail de L.Jospin. - A.-E.Lemoine: Un homme qui ne trichait pas avec lui-même et qui a mis ses convictions en oeuvre, parfois à son propre détriment.

Bonsoir, A.Duhamel. Vous avez consacré un portrait à L.Jospin dans votre dernier ouvrage, "Les Politiques, portraits et croquis".

L'ancien Premier ministre socialiste avec lequel vous partagiez le goût du sérieux en politique et une estime réciproque. Vous nous direz en quoi vous pensez qu'il était une exception en politique. Un grand homme d'Etat unanimement salué par les politiques et par les Français. - E.Tran Nguyen: On a reçu beaucoup de réactions.

Toutes saluent un grand homme. 2 mots reviennent souvent: intègre et sincère. - A.-E.Lemoine: Les images marquantes, les moments forts et les enseignements du second tour des municipales...

Cris de joie. - On a gagné! - L.Amar: E.Grégoire qui rejoint l'Hôtel de ville de Paris à vélo.

C'est l'une des images symboliques de ces élections qui marquent peut-être le coup d'envoi de la campagne présidentielle. - A.-E.Lemoine: Le dernier adieu de J.Dujardin à B.Salomone, l'hommage des "Grosses Têtes" à I.Mergault et le retour sur scène en France de C.Dion à l'automne prochain.

Après 20h, on reçoit B.Lavernhe, S.Brahim qui reprennent "Le Cid", et E.de Pretto qui dansent... - P.Lescure: Un mari reçoit l'amant de sa femme chez lui et il lui propose de cambrioler la demeure afin d'avoir les moyens d'entretenir cette femme dépensière.

C'est le pitch de ce chef-d'oeuvre de J.Mankiewicz","Le Limier". - A.-E.Lemoine: B.Chameroy est avec Justin Merle. - B.Chameroy: C'est serré, Limoges.

J'ai trouvé le menu du soir que nous réserve Justin. - J.Merle: Bonsoir.

J'ai préparé un petit rougail saucisse à ma façon, en mode végétarien. Quelques herbes fraîches. - B.Chameroy: Patrick est conquis au premier tour! - A.-E.Lemoine: On a hâte de découvrir ce rougail saucisse végétarien.

A tout à l'heure. Tout de suite, l'édito de Patrick. Comment pourriez-vous expliquer L.Jospin à un jeune qui ne l'a pas connu au pouvoir? - P.Cohen: Je lui dirais: "Tu vois D.Trump?

L.Jospin, c'était l'exact contraire." Pour les mensonges, le reniement, la démagogie, les discours simplistes, le besoin pathologique d'être flatté et complimenté...

L'addiction aux médias et aux caméras...

L.Jospin représentait l'antithèse de Trump et du trumpisme, y compris dans sa façon d'être plutôt bon au pouvoir et plutôt mauvais en campagne. C'est le contraire de Trump.

Avec une idée de la politique exigeante et respectueuse, parfois moralisatrice et raide, selon certains détracteurs. Peut-être L.Jospin aurait-il été inadapté à notre époque, à notre façon de faire de la politique, à cause de sa franchise.

Non pas que nos politiques actuels soient tous des menteurs, mais parfois, en observant L.Jospin sur des plateaux, en le voyant répondre méthodiquement, trop longuement, parfois maladroitement aux questions posées, je me suis dit que la franchise était une grande qualité humaine, mais un gros handicap politique, comme ce jour de campagne présidentielle où il déclare que son projet n'est pas socialiste. C'était vrai mais c'était une faute de le dire.

Ou dans un avion, quand il décrit J.Chirac comme vieilli, usé et fatigué, ce qui n'était pas faux, mais c'était la dernière chose à propager pour ne pas remotiver son concurrent. A celui qui n'a pas connu cette campagne de 2002, je parlerais aussi, même si c'est injuste, du 21 avril et de ce geste qu'aucun politique de premier plan avant lui et qu'aucun depuis n'a accompli un soir de défaite électorale. - L.Jospin: Le résultat du premier tour de l'élection présidentielle qui vient de tomber est comme un coup de tonnerre.

J'assume pleinement la responsabilité de cet échec et j'en tire les conclusions en me retirant de la vie politique après la fin de l'élection présidentielle. - P.Cohen: Injuste de ramener L.Jospin à ce 21 avril et à ce qu'il a appelé un coup de tonnerre.

C'est l'un des rares politiques à savoir qu'il y a une vie en dehors des palais nationaux et des sièges de partis. L'ambition présidentielle n'était pas l'alpha et l'oméga de sa vie publique ni même de sa vie tout court. Dans le trop-plein de candidats actuels, c'est à souligner.

Injuste aussi parce qu'avant le 21 avril, il a eu 5 années d'exercice du pouvoir, qui continuent de soutirer des soupirs de nostalgie à gauche. 5 ans, c'est un record inégalé pour un Premier ministre de gauche, qui est parvenu à gouverner avec toute la gauche. J.-P.Chevènement, son ministre de l'Intérieur, s'est mué en opposant.

Cohabitation oblige, L.Jospin a été le ministre le plus puissant de la Ve République. Aucun autre n'a pu diriger ce pays à sa guise pendant 5 ans sans obéir aux injonctions présidentielles.

J.Chirac, réduit a son pré carré diplomatique, ne l'a pratiquement empêché en rien. La France était dans un régime parlementaire, encore plus que ce qu'on a connu depuis la dissolution d'E.Macron.

Enfin, malgré son aversion pour le clinquant, c'est un débat télévisé qui l'a fait connaître en 81 alors qu'il n'est qu'un des secrétaires nationaux du PS. F.Mitterrand l'envoie faire un "Dossiers de l'écran" sur l'union de la gauche et les 60 ans du congrès de Tours face à G.Marchais, redoutable.

Il lui cloue le bec. - L.Jospin: Dans le comité...

Sur 28 membres, il y a 2 ouvriers. Vous dites que ce parti va être dirigé par des ouvriers. - G.Marchais: Oui, il va devoir être dirigé par des ouvriers.

Dans le comité directeur du PS, il n'y a pas d'ouvriers. - L.Jospin: Je travaillais aujourd'hui et je faisais mes courants...

Ca fait 30 ans que vous n'êtes plus ouvrier, G.Marchais. Un ouvrier travaille en usine. - P.Cohen: Débat Jospin-Marchais.

Il est rediffusé ce soir sur LCP. C'était l'une des personnalités politiques les plus singulières de ces dernières décennies. - A.-E.Lemoine: L'exact opposé de D.Trump, c'est une bonne façon de présenter L.Jospin? - A.Duhamel: Ca a l'avantage d'être très compréhensible et vrai.

C'était quelqu'un de...

Pas de retenu, mais de pudique. Si quelque chose n'existe pas chez Trump, c'est bien la pudeur. C'était quelqu'un d'incroyablement scrupuleux dans ses raisonnements.

Il était assez fatigant, quelquefois. Bon, le scrupule, ce n'est pas non plus Trump. C'était quelqu'un de très méthodique, méticuleux, profondément sérieux.

Et quand on le connaissait...

Je le connaissais bien. Il n'était pas du tout ennuyeux. On pouvait le penser, quand on le voyait.

On pouvait même le croire quand on l'écoutait. Mais quand on était en tête à tête ou en petit comité, il était le contraire de quelqu'un d'ennuyeux. Il était même assez drôle, assez gai, assez inattendu. - A.-E.Lemoine: Il se définissait comme "l'austère qui se marre". - A.Duhamel: Il n'aimait pas du tout quand je lui disais que peut-être que ses origines protestantes y étaient pour quelque chose.

C'était un grand point de désaccord entre nous. - P.Cohen: Il se comportait vraiment comme un protestant. - A.Duhamel: C'est ce que je lui disais. - A.-E.Lemoine: Avec ce geste d'adieu à la politique le 21 avril 2002, alors que J.-M.Le Pen est qualifié avec J.Chirac pour le second tour, c'est ce qui fait qu'il reste une exception totale en politique? - A.Duhamel: Il était à ce moment-là une double exception.

La 1re est que pratiquement personne n'imaginait qu'il puisse ne pas être au 2d tour. Tout annonçait qu'il gagnerait ce second tour. Il était vraiment à l'entrée du palais de l'Elysée.

Et puis, la campagne était ce qu'elle était. C'est pas en campagne qu'il était le meilleur. - P.Cohen: Il a fait une campagne de 2d tour qui était une erreur majeure. - A.Duhamel: J'avais écrit avec lui un livre de dialogues. - A.-E.Lemoine: En mars 2002. - A.Duhamel: On l'avait fait ensemble.

Il était très entêté. Je lui disais qu'il fallait parler de projets. Il était très fier de son bilan de Premier ministre.

Ca se comprenait, hein. C'était pas artificiel. Ca n'était pas anormal d'en être fier, à condition qu'on ait des idées de gauche, bien sûr.

C'était assez normal...

Rien à faire! Il voulait dire que son bilan était très bon. Il ne voulait pas dire ce qu'il allait faire.

Quand on se présente à l'élection présidentielle, c'est préférable de dire ce qu'on va faire, ou en tout cas ce qu'on veut faire croire aux électeurs qu'on va faire. - A.-E.Lemoine: Sobriété, pudeur, réserve, raideur...

Ce style explique qu'il a pris plus tardivement que d'autres la lumière. Il a longtemps été sous-estimé, sauf par F.Mitterrand, qui a très vite détecté chez lui de l'authenticité, de la fermeté? - A.Duhamel: Beaucoup de fermeté et un très bon niveau intellectuel.

Ca n'était pas le cas de tous ceux qui étaient des secrétaires nationaux autour de F.Mitterrand. F.Mitterrand l'a choisi parce qu'il savait que c'était un ancien trotskiste.

Vis-à-vis des communistes, qui étaient les grands partenaires/adversaires... - P.Cohen: Il le savait? - A.Duhamel: Oui.

Je pense qu'il l'a choisi pour s'occuper du dossier du PC. Son 1er rôle politique significatif a été d'être chargé des rapports avec le PC, qui était puissant, redoutable et un très ambigu partenaire. - A.-E.Lemoine: F.Mitterrand a confié les clés du PS en 81 à L.Jospin.

En 86, il y a un voyage entre Paris et le Calvados pour célébrer les 50 ans du Front populaire. - L.Jospin: C'est nous les Canuts...

Mais notre règne arrivera quand votre règne finira. - A.-E.Lemoine: Ce "Chant des Canuts", c'est un symbole très fort de son engagement. - A.Duhamel: Et le fait qu'il chante, ça lui ressemblait beaucoup.

Il adorait chanter. Il chantait très juste. Il avait une voix assez puissante.

Il était très attaché aux grandes heures du mouvement ouvrier. - A.-E.Lemoine: Les Français l'ont connu chef du PS, ministre de l'Education nationale, plutôt bon à ce poste épineux... - A.Duhamel: Avec, il faut dire, des crédits dont tout ministre de l'Education nationale rêverait, qui lui ont permis d'augmenter sensiblement, et je crois que c'est la dernière fois que ça s'est produit, les traitements des professeurs du secondaire. - A.-E.Lemoine: En 95, les Français découvrent le candidat à l'élection présidentielle après le refus de J.Delors de se présenter.

Il termine en tête devant J.Chirac. Le 2 mai, vous animez leur face-à-face avec G.Durand.

Les micros sont restés ouverts après leurs échanges. ... - A.-E.Lemoine: Un débat courtois entre 2 hommes qui avaient quel type de relations? - A.Duhamel: Leur relation était mauvaise.

C'était des adversaires politiques. Ils n'avaient pas de sympathie l'un pour l'autre. J.Chirac trouvait que L.Jospin était coincé et sectaire.

L.Jospin trouvait que J.Chirac était combinard et pas fiable.

On ne peut pas dire qu'ils s'adoraient. Ce débat était étonnant. Il a été incroyablement et malheureusement trop cordial et trop détendu pour une raison simple.

Chacun des 2 avait obtenu, avant le débat, ce qu'il voulait. Chirac avait une grande avance qui pouvait lui faire croire qu'il avait gagné, pratiquement. L.Jospin, à l'issue de ce débat, a eu le sentiment qu'il avait atteint l'image qu'il voulait incarner, qui était une image pas simplement de candidat socialiste mais d'homme d'Etat potentiel.

Donc ils sont partis très contents l'un de l'autre. C'est la seule fois où ça s'est produit dans un duel présidentiel de ce genre. C'est la seule fois aussi où leurs propos d'après ont été enregistrés clandestinement et immédiatement diffusés, je crois, par Canal+.

En tout cas, ça m'avait énormément agacé. Je trouvais que c'était pas du jeu. On n'a pas à raconter ce que les gens se disent après le débat. - P.Cohen: En même temps, c'est la seule chose qu'on a retenue de ce débat! - A.Duhamel: Ce débat a été extraordinaire.

Comme toujours avant les débats présidentiels, on voit chacun des 2 protagonistes et on se met d'accord, non pas sur les questions, mais sur les 5 ou 6 thèmes et l'ordre dans lequel on va le tenir. Ils n'ont rien respecté. Tout s'est fait dans l'improvisation totale.

C'était intéressant mais un peu déstabilisant. - P.Cohen: Je reviens sur le gouvernement de la gauche plurielle, 97-2002.

Il y a eu au moins 3 années qui se sont passées de façon assez exceptionnelle. L'opposition de droite n'avait que peu de prises. Ca a commencé à se détraquer avec la démission forcée de D.Strauss-Kahn, C.Allègre, les changements de l'an 2000... - A.Duhamel: Les bagarres internes. - P.Cohen: C'était un gouvernement salué comme une dream team.

M.Aubry était numéro 2 du gouvernement. - M.Aubry: Une immense peine.

J'ai l'impression d'avoir perdu quelqu'un de ma famille. Et réfléchir à ce que c'était que cette gauche, une gauche rigoureuse, qui ne s'asseyait pas sur ses valeurs...

Oui, il va nous manquer. - P.Cohen: Qu'est-ce que cette équipe ministérielle avait de particulier? - A.Duhamel: D'abord, la 1re caractéristique, c'était l'autorité que L.Jospin avait sur son gouvernement. - A.-E.Lemoine: Il n'y avait pas de frondeurs. - A.Duhamel: C'était un gouvernement de représentants de 5 partis. - P.Cohen: Des radicaux de gauche aux communistes... - A.Duhamel: Avec les 1ers écologistes...

Ca fonctionnait. Ensuite, il y avait plusieurs membres du gouvernement qui étaient franchement de bonne qualité intellectuelle, dont M.Aubry, dont D.Strauss-Kahn, dont J.-P.Chevènement...

Je vais pas faire toute la liste. Ceux qui ne seraient pas dans la liste ne dormiraient pas la nuit prochaine! En gros, c'était un gouvernement de bonne qualité, mais tenu.

C'est ce qui était frappant. C'était pas la réputation des socialistes ni des Premiers ministres socialistes. Il tenait sa majorité à l'Assemblée et il tenait son gouvernement.

C'était un patron. C'était un patron démocrate, plutôt de bonne humeur et respectueux des personnes. C'est loin d'être le cas dans tous les gouvernements.

Respectueux des ministres, les moins importants comme les plus importants...

Mais quand il décidait, il décidait et on appliquait. Bon, les gouvernements de gauche, ça n'est pas ça, en général. - P.Lescure: Depuis son retrait en 2002, L.Jospin continuait d'avoir un regard attentif sur la vie publique.

En 2020, il a publié "Un temps troublé". Il a critiqué la verticalité du pouvoir. - L.Jospin: Quand je critiquais la verticalité, c'est que je pensais dans le rapport avec les Français.

Pour moi, un pouvoir démocratique avec un président en haut, c'est une pyramide. A l'intérieur de cette pyramide qui descend vers le peuple et qui doit recevoir les impulsions du peuple, il doit y avoir le respect des partenaires sociaux, des élus locaux, du monde associatif. C'est ça que le président a court-circuité.

C'est ce qui lui est revenu comme un boomerang avec le mouvement des "gilets jaunes". - P.Lescure: Vous étiez resté proche de lui.

Vous vous êtes vus il y a peu. La situation politique d'aujourd'hui continuait de le préoccuper. - A.Duhamel: Oui.

La situation politique, l'état de la société et l'état du PS, il faut le dire. Tout ça le préoccupait incontestablement. - A.-E.Lemoine: En quels termes? - A.Duhamel: Je ne veux pas faire parler quelqu'un qui vient de disparaître, mais...

Il trouvait que les socialistes ne travaillaient pas beaucoup leur renouvellement idéologique et programmatique. Il était sérieux, hein. Lui était sérieux! - P.Cohen: Une de ses dernières prises de position était pour appuyer l'idée d'un accord de non-censure avec le gouvernement...

J'ai un doute. C'était Bayrou? - A.Duhamel: Bayrou ou Barnier.

C'était quelqu'un qui considérait que dans une situation parlementaire totalement paradoxale et à peu près ingérable, il fallait savoir être raisonnable, même si on avait des motifs de critique. C'est pas tellement fréquent. Je vois beaucoup de gens, parmi les leaders au sein du Parlement, qui n'ont pas du tout eu ce genre d'attitude. - A.-E.Lemoine: Vous partagiez avec L.Jospin le goût de la politique et la passion du tennis.

Vous vous êtes affrontés régulièrement de part et d'autre d'un filet. Quel adversaire était-il? - A.Duhamel: C'était un vrai sportif de compétition.

Il était très athlétique. Il courait très bien. Il bondissait très bien.

Il avait été très fort au basket. Au filet, je dirais pas qu'il était bon technicien, mais il avait de la détente. Ensuite, il était bon joueur, ce qui ne m'étonnait pas. - E.Tran Nguyen: Bon perdant? - A.Duhamel: Pas seulement.

Il ne discutait pas les points. Si c'était sur une ligne, même si c'était sur court couvert et que ce ne sont pas des lignes friables...

Pas une fois il a discuté parce que je disais "faute". - A.-E.Lemoine: Et vous avez toujours été honnête, vous? - A.Duhamel: Il y avait une sorte de compétition morale implicite.

Chacun voulait être plus impeccable que l'autre. C'était un partenaire impeccable. On jouait régulièrement ensemble, pas loin de Paris.

Ensuite, on allait déjeuner dans un petit restaurant tunisien ou marocain, où c'était surtout des ouvriers qui travaillaient dans le coin qui étaient là. On avait une table à l'écart...

Enfin, on se mettait dans un coin. On était jamais dérangés. il était plus détendu et bavard que jamais.

C'est après le tennis que j'apprenais des choses. - E.Tran Nguyen: Il a beaucoup séduit les Français.

Tous se rejoignent sur le fait qu'il était un grand homme politique, sincère et honnête. Beaucoup de réactions qui parlent d'un homme politique comme on n'en ferait plus aujourd'hui. C'est ce que disent les habitants de Cintegabelle, cette commune dont il avait fait son fief.

Les drapeaux de la mairie étaient en berne aujourd'hui. Le collège de la commune porte son nom. Les habitants interrogés ce matin étaient émus aux larmes. - Nous sommes tristes.

L.Jospin était quelqu'un de droit, intègre, honnête. Un vrai socialiste. - E.Tran Nguyen: A Cintegabelle, on pense que cette commune du Sud-Ouest lui a porté chance.

A chaque fois qu'il a été élu dans cette circonscription, il a eu un destin national quelques mois après. Ministre de l'Education nationale et Premier ministre...

On s'est rendus Rue du Cherche-Midi. - C'était une personne qui était très digne, très noble, très sérieuse et discrète. - Toujours sur son vélo.

Un vrai écolo! - On le voyait une fois par semaine. Il faisait ses courses.

Il était très gentil et très agréable. - Avenant, poli. Un client idéal. - Je le voyais régulièrement à l'épicerie.

Il prenait son journal. - Je connais personne qui ne l'aimait pas. - E.Tran Nguyen: Quand il voulait trouver du calme, c'était direction l'île de Ré.

Il venait ici prendre des forces. En 2001, les vacanciers interrogés semblent presque prendre sa défense. - Un vacancier comme les autres.

Je pense qu'il va essayer de profiter de ses vacances. Il a eu une année bien chargée. - Ca l'isole un peu du monde parisien.

Ca lui fait du bien de reprendre des forces. - E.Tran Nguyen: Quand on écoute la réaction des Français, ça dépasse l'homme politique.

C'est l'homme tout court. C'est ce qui explique qu'un hommage national va lui être rendu ce jeudi? - A.Duhamel: L'homme tout court est quelqu'un de respecté de partout.

Mais...

Il aimait beaucoup l'île de Ré. Il tenait à y être tranquille, par rapport à d'autres hommes politiques de son importance. Il savait qu'il était quelqu'un qui comptait, mais il ne se comportait pas comme une star.

Certains pourraient prendre exemple...

Il aimait la mer. Il aimait la voile. Il était d'ailleurs venu me rendre visite avec Sylviane à l'île d'Yeu, en bateau, en partant de l'île de Ré.

C'était quelqu'un, sûrement, dans ma longue vie politique...

C'était sûrement une des 5 personnes que je respectais le plus. Parmi les politiques, c'était certainement, là encore dans la demi-douzaine, de ceux qui étaient vraiment les plus cultivés...

On parlait livres, souvent. Sylviane est une philosophe connue. On parlait beaucoup de livres.

Il n'y a pas 10 hommes politiques capables...

Qui faisaient dans ce domaine. Il avait ses défauts. Il était assez vétilleux.

Il était exigeant. Il tenait à la discrétion, quelquefois de façon...

Pas forcément en ce qui le concerne, mais aussi les décisions à prendre. Il était absolument authentique. Ca, c'est agréable, de pouvoir dire d'un homme politique qu'il est authentique. - A.-E.Lemoine: Je renvoie au portrait que vous lui consacrez dans "Les Politiques, portraits et croquis".

Restez avec nous pour le débrief des municipales. Louis, on revient avec vous sur les municipales. Soirée marquée par une image qui fera date. - L.Amar: La traversée de Paris par E.Grégoire en vélo.

Il l'a emporté largement face à R.Dati. 10 points d'écart alors que les sondages prévoyaient un second tour très serré.

Acclamations. - Soulagement de ouf! Merci, les Parisiens. - Trop contente. - Est-ce qu'on a eu peur?

Evidemment! C'était l'horreur. - L.Amar: Accolade avec A.Hidalgo, dont il a été le 1er adjoint pendant 6 ans.

Retrouvailles chaleureuses alors que les relations entre eux sont glaciales. Glaciale, voilà l'ambiance au QG de R.Dati.

Quasiment personne et un départ chahuté. L'ex-ministre de la Culture exfiltrée après moins de 2 minutes de discours. - R.Dati: Je n'ai pas réussi à convaincre suffisamment que le changement était non seulement possible, mais surtout, qu'il était nécessaire. - L.Amar: Un peu plus tard, E.Grégoire troque le passe Vélib' pour le passe Navigo.

Il a gagné sans s'allier avec LFI. - C'était la bonne stratégie? - E.Grégoire: Oui.

C'était une stratégie cohérente. - L.Amar: Dans une autre grande ville, il a fallu un autre accord entre tous les partis de gauche pour l'emporter.

G.Doucet reste maire de Lyon. - Il y a probablement moins de 1000 voix de différence ou un peu plus de 1500 voix... - L.Amar: Il y en a 3000. - Compte tenu des irrégularités, nous avons déposé un recours. - L.Amar: J.-M.Aulas dénonce une "alliance de la honte" entre LFI et le reste de la gauche.

Ca a beaucoup animé les débats. - La gauche qui s'allie avec LFI ne gagne pas. - La gauche a été toxique avec elle-même pour sa campagne. - LFI ne gagne rien.

Pire, elle ne fait que perdre. - L.Amar: Ca finit même par lasser les autres invités. - Cette municipale a été toxique... - L.Amar: J.-P.Tanguy, agacé.

Si le RN remporte Carcassonne, Castres et Menton, il échoue à conquérir Marseille, dont le parti voulait faire un symbole. B.Payan a gagné à 54 %. - B.Payan: Ce soir, l'unité l'a emporté.

Ce soir, c'est le rassemblement qui l'a emporté face à celles et ceux qui voulaient nous diviser. - L.Amar: Autre échec pour le RN.

L.Lavalette battu à Toulon. La seule vraie bonne nouvelle pour le RN est venue d'E.Ciotti, qui a gagné face à Christian Estrosi. - E.Ciotti: Nous l'avons fait.

Nous avons gagné la mairie de Nice. - L.Amar: C.Estrosi quitte l'hôtel de ville. - Vous n'avez plus de bouc émissaire.

Vous allez vous emmerder. - L.Amar: Les 1ers résultats tombent et tout le monde a les yeux rivés sur l'après: l'année prochaine. - Dernier grand scrutin national avant la présidentielle. - A 13 mois de la présidentielle... - Il y a déjà un parfum de présidentielle. - L.Amar: Parmi les candidats déjà déclarés, B.Retailleau, qui se félicite de quelques bons scores de la droite, comme à Toulouse, Clermont-Ferrand... - B.Retailleau: Les Républicains et leurs alliés remportent le plus grand nombre de voix et leurs élus. - L.Amar: E.Philippe, réélu au Havre.

Il a sonné hier soir le début de la campagne présidentielle. - E.Philippe: Les Havrais savent qu'il y a des raisons d'espérer quand tous ceux de bonne volonté se rassemblent dans un discours de vérité et qu'ils écartent les extrêmes. - J.Bardella: A moins d'un an de l'élection présidentielle, le RN est devenu cette force tranquille dont la France a besoin. - M.Bompard: J'appelle le peuple de France à s'engager à nos côtés dans la perspective de l'élection présidentielle. - A.-E.Lemoine: C'est le dernier scrutin avant la prochaine présidentielle.

Est-ce que les résultats d'hier posent les bases des rapports de force en vue de 2027? - A.Duhamel: Le RN n'a pas fait de miracles.

Mais il a progressé. Les insoumis ont posé des problèmes, mais ils ont aussi progressé. Pas énormément, mais ils ont aussi progressé.

Les deux partis qui dominent les municipales, c'est pas nouveau, ce sont les Républicains et les socialistes. Les Républicains, plutôt dans les petites villes, et les socialistes, souvent dans des villes plus importantes, mais plus rares par principe. Ce sont eux qui dominent.

De toute façon, le bloc qu'on appelait "central", ce qui reste des partisans d'E.Macron, ils n'avaient pas d'implantation locale. Ils n'avaient pas cherché à l'avoir.

Ils s'en tirent en gagnant 2 villes, Annecy et Bordeaux. - A.-E.Lemoine: Ca veut dire que personne ne peut revendiquer une victoire qui redessinerait le paysage politique? - A.Duhamel: Non, sinon que, s'il y a un bénéficiaire, si on prend les personnalités, c'est quand même E.Philippe.

Sa victoire au Havre est suffisamment nette. Ca lui permet, logique avec lui-même, de repartir dans la campagne pré-présidentielle. - A.-E.Lemoine: Il relance le match.

Il y a un trop-plein de candidats. - A.Duhamel: Quand on voit le niveau où se trouvent aujourd'hui le RN et les insoumis, c'est évident que la question principale qui se posera, c'est combien il y aura de candidats entre eux et si l'un d'entre eux se détachera suffisamment pour empêcher un duel de 2d tour entre J.-L.Mélenchon et, vraisemblablement, J.Bardella.

On n'a pas eu la réponse hier. - A.-E.Lemoine: E.Philippe relance sa candidature pour les présidentielles.

Quid de R.Dati? Comment vous imaginez son avenir en politique après cette défaite? - A.Duhamel: Je lui imagine plutôt un avenir en dehors de la politique.

Peut-être dans une grande entreprise ou quelque chose comme ça, pour s'occuper de je sais pas quoi, des relations extérieures de l'entreprise...

En politique, je vois pas très bien où est sa place maintenant. - A.-E.Lemoine: On se remet pas d'une défaite pareille? - A.Duhamel: Elle a extraordinairement personnalisé ce scrutin.

C'est elle qui l'a voulu. Elle a personnalisé sa vie politique comme personne, je pense, depuis 10 ans. Bon...

C'est quitte ou double, quand on fait ça. Soit on gagne, et on aura pris des risques, et on est récompensé, soit on perd et on fait autre chose. - A.-E.Lemoine: C'est pas parce que Paris est devenue une ville de gauche, imprenable pour la droite, sociologiquement de gauche? - A.Duhamel: Non.

Je pense que Paris est une ville assez équilibrée politiquement. On sait très bien, l'est et l'ouest...

On peut dire arrondissement par arrondissement, pratiquement, à l'avance, quels seront les ordres de grandeur. Paris n'a pas basculé politiquement. Mais Paris était accessible à la droite.

Simplement, elle a une personnalité clivante. C'est ce qu'elle est. C'est ce qu'elle veut.

Quand on est clivant, on ne rassemble pas. - P.Cohen: La preuve, c'est que plusieurs arrondissements ont voté pour des maires de droite en votant à la Mairie de Paris pour E.Grégoire.

Ce découpage montre qu'il y avait un problème de personnalités. La question des alliances à gauche avec La France insoumise...

On a entendu hier soir O.Faure et P.Jouvet, 2 responsables du PS, dire "LFI fait perdre".

On a lu J.-L.Mélenchon: "Le PS nous entraîne dans sa chute." Ils se renvoient le mistigri, la responsabilité des défaites qui sont réelles.

à Clermont-Ferrand et Brest, où des socialistes sortants en difficulté avaient rallié des LFI sur leur liste...

Il y a des contre-exemples, comme Nantes, où LFI n'a pas eu d'effet repoussoir. Lyon, maire écologiste, G.Doucet, garde son alliance avec LFI.

Quelle est votre analyse de ça? - A.Duhamel: Les insoumis n'ont pas fait de mauvais scores.

Ils ne sont pas affaiblis par les élections municipales. Ensuite, je pense que la question des rapports entre les insoumis et le reste de la gauche est, d'une certaine manière, derrière nous. Maintenant, pour les insoumis, il y aura la candidature Mélenchon.

On sait très bien que le reste de la gauche ne va pas soutenir J.-L.Mélenchon.

Il reste à savoir, pour la gauche non insoumis comme pour la droite non RN, s'ils auront la possibilité d'arriver à une candidature unique, c'est-à-dire un seul autre candidat de gauche non insoumis et un autre candidat de droite ou du centre non RN. C'est une ascèse de se dire qu'il peut y en avoir qu'un de chaque côté. C'est désespérant pour les autres.

S'ils ne font pas ça, ils risquent gros. - E.Tran Nguyen: F.Bayrou, il y a 6 mois, quittait son poste de Premier ministre et retrouvait Pau.

Il s'est fait battre hier soir au 2d tour. - F.Bayrou: C'est une soirée difficile.

C'est une soirée difficile pour nous. Je crains un peu que ce soit une soirée difficile pour notre ville. Cela dit, c'est la démocratie.

C'est comme ça que ça marche. On ne peut pas faire confiance à la démocratie quand on gagne et lui retirer sa confiance quand on perd. - E.Tran Nguyen: C'est le socialiste qui l'a emporté avec 344 voix d'écart.

Aujourd'hui, "Le Monde" titre: "Le crépuscule d'une longue carrière politique." C'est aussi votre lecture? - A.Duhamel: J'ai trouvé qu'il a réagi avec beaucoup de dignité.

C'est un moment très désagréable. L'hypothèse d'une fin de carrière se pose forcément. J'ai trouvé qu'il avait été bien, hier soir.

Pour lui, c'est une énorme déception. Je ne sais pas ce qui aura compté, si c'est son départ, qui avait du panache, mais qui ne pouvait pas être populaire, du gouvernement, avec cette motion de censure... - A.-E.Lemoine: Le scandale de Bétharram, peut-être? - A.Duhamel: Voilà.

A Pau, il est probable que ça a beaucoup pesé. C'est une des 10 personnalités politiques françaises ayant l'envergure intellectuelle et des convictions. C'est un homme qui croit à ce qu'il fait.

Je trouve que c'est une sortie honorable. J'espère pour lui qu'elle ne sera pas définitive, mais elle peut l'être. - A.-E.Lemoine: F.Bayrou, c'est à la page 57 de "Les Politiques, portraits et croquis".

Vous restez avec nous. Le 5/5 de L.Amar.

Rebonjour. D.Trump repousse la fin de l'ultimatum qu'il avait fixé à l'Iran. - L.Amar: 5 jours de plus.

Il avait initialement menacé l'Iran de frapper les centrales électriques si le détroit d'Ormuz était toujours fermé. Ce soir, il demande à son département de la Guerre de tout mettre sur pause pendant 5 jours. Il se félicite de mener des discussions fructueuses avec les Iraniens. ... - L.Amar: Les revirements en permanence de D.Trump...

Les autorités iraniennes affirment qu'il n'y a eu aucun contact direct entre Téhéran et Washington. - A.Duhamel: Ca ne veut rien dire!

Ca peut très bien passer par un des Emirats ou quelque chose comme ça. - L.Amar: Ce week-end, ce sont les infrastructures nucléaires qui se sont à nouveau retrouvées au centre du conflit.

Les Américains ont frappé le site de Natanz, qui pourrait contenir une partie de l'uranium enrichi iranien. Deux missiles ont transpercé les défenses antiaériennes. V.Poutine a souhaité aux Iraniens la force de surmonter dignement de dures épreuves.

Le comité précise aussi que "Moscou est un ami fidèle de Téhéran". Pas sûr que beaucoup de Russes aient pu lire ou entendre ce communiqué, puisqu'une grande partie du pays est privée d'Internet depuis 3 semaines, sur ordre présidentiel. ... - L.Amar: Regardez cette caricature à la une d'un journal russe.

On y voit des Russes pianoter sur des pierres et non sur des téléphones, avec, au-dessus, des pigeons voyageurs qui remplaceraient les e-mails. Même V.Zelensky s'en est amusé lors d'une discussion avec des journalistes.

Pendant ce temps, en Russie, la propagande ne s'arrête pas. Des enfants sont même appelés en renfort et en musique pour chanter qu'Internet ne leur manque pas. ... - L.Amar: Avant que tout le réseau mobile ne soit coupé, le Kremlin a visé 2 applications: Telegram et WhatsApp.

Leurs accès ont été bloqués pour pousser la population à utiliser l'alternative russe, Max, étroitement surveillée par le FSB. Ca commence à agacer des citoyens qui font des kilomètres en voiture pour trouver un moyen de contourner les restrictions. ... - L.Amar: En attendant, les Russes se débrouillent.

Les ventes de talkies-walkies ont augmenté de 25 % et celles des bipeurs, de 73 %. - A.Duhamel: Le peuple russe a été incroyablement, comme toujours dans l'histoire, résilient depuis le début.

Depuis la guerre avec l'Ukraine, le niveau de vie est pressuré. Les approvisionnements sont difficiles. Les Russes acceptent ça car ils ont toujours accepté ça.

Leur couper ce qui est peut-être leur seule forme de liberté, c'est-à-dire la possibilité d'utiliser des portables, de s'appeler, de pianoter, je pense que c'est dans la logique de Poutine, mais je pense que c'est un gros risque qu'il prend. Les réactions ne pourront pas être présentées comme des réactions politiques. Ca sera des réactions de mode de vie.

S'en prendre au mode de vie, c'est redoutable. - A.-E.Lemoine: Dans le 5/5, un nouveau témoignage contre P.Bruel. - L.Amar: Il est accusé d'agression sexuelle par une attachée de presse belge qui raconte avoir rencontré P.Bruel en 2010. "Il a voulu m'embrasser.

Je disais non en souriant. Il m'a attrapé par les hanches, a essayé de baisser mes bas. Il m'a demandé de lui indiquer les toilettes.

Il m'a prise de force dans l'une d'entre elles. Il m'a embrassée et mis la main aux fesses sous ma robe." P.Bruel n'a pas réagi à ces accusations.

Il est visé par au moins 2 plaintes pour viol et agression sexuelle. Des accusations formellement démenties par son avocat. - P.Bruel n'a jamais outrepassé le refus d'une femme.

Il n'a jamais forcé une femme à un quelconque rapport sexuel. S'il est convoqué, il répondra à toutes les convocations. - L.Amar: La réalisatrice, très engagée pour le droit des femmes, A.Bescond, a publié un post pour soutenir les femmes qui accusent P.Bruel. ... - L.Amar: Une enquête préliminaire est ouverte.

On rappelle que P.Bruel est présumé innocent. - A.-E.Lemoine: Des hommages aujourd'hui pour des acteurs populaires. - L.Amar: D'abord, les obsèques de B.Salomone ce matin en région parisienne devant une foule de ses amis, G.de Tonquédec, J.Dujardin et la bande de Nous, C Nous.

B.Salomone est décédé d'un cancer il y a 8 jours, à 55 ans. L.Ruquier les yeux pleins de larmes cet après-midi en présentant "Les Grosses Têtes" pour commémorer la mort d'I.Mergault. - Une émission des "Grosses Têtes" spéciale aujourd'hui jusqu'à 18h.

Nous allons rendre hommage à I.Mergault. - Je ne sais pas pourquoi, quand je parlais, les gens riaient.

Je ne sais pas pourquoi, depuis toujours, c'était comme ça. - J'avais demandé à Isabelle de m'interpréter cette chanson de Fernandel. Je trouvais que c'était une chanson qui résumait tellement ce qu'elle était.

Elle était tellement bouleversante, quand elle la chantait. - L.Amar: I.Mergault aura passé 22 ans aux "Grosses Têtes".

Ses camarades ont des tonnes de souvenirs avec elle. Ils ont confié une partie à nos reporters. - Elle se tourne vers moi et elle avait un nez pétillant.

C'était absolument extraordinaire. - A un moment, elle m'a dit: "Je vais être végétarienne." 2 jours après, je la vois manger du saucisson.

Je lui fais remarquer. "Ah, j'ai oublié." - C'est la femme la plus drôle que j'ai jamais rencontrée. - L.Amar: Elle était aussi très aimée du public. - Tous les films qu'elle avait faits, on voyait vraiment son talent.

Elle avait toujours de la répartie. - C'était une personne qui me faisait rire. En plus, c'était une bonne réalisatrice. - Elle était comique, drôle. - Ca faisait longtemps qu'on la connaissait aux "Grosses Têtes". - L.Amar: L'édition spéciale des "Grosses Têtes" en hommage sera diffusée prochainement. - Elle pensait s'en sortir.

Elle se battait. J'avais espoir aussi. Je lui disais que ça irait.

Jusqu'à la semaine dernière...

Il sanglote. Je sentais que c'était les derniers moments, quoi. Elle sera toujours dans mon coeur.

On avait une relation très forte. Elle aurait pas aimé ça, Isabelle. Elle aurait aimé qu'on rigole. - L.Amar: I.Mergault sera inhumée lundi prochain au Père-Lachaise, à Paris. - A.-E.Lemoine: On parle maintenant de ces mystérieux panneaux publicitaires qui ont envahi Paris depuis ce matin. - L.Amar: Un fond blanc, une écriture noire et un point commun. - Ca fait penser à une page qu'on écrit. - "La puissance de l'amour!" C'est quoi, l'amour? - Ca fait penser aux paroles de la chanson de C.Dion. - Tout ce qu'elle dégage en tant que femme et sa voix me touchent beaucoup.

J'aimerais qu'elle revienne. - C'est super qu'elle revienne à Paris. Dans l'idéal, s'il y a des places, j'irai la voir. - C'est un grand retour.

La capitale, c'est un concert qui est à voir. - Donnez-moi l'adresse. Je prends les tickets. - L.Amar: Des titres de C.Dion affichés partout dans la capitale et qui résonnent sur le plateau de "C à vous" pour annoncer son retour.

C.Dion va se produire à Paris cette année, sans doute en septembre et octobre prochains à La Défense Arena, la plus grande salle d'Europe. Elle n'a plus donné de concert en France depuis 2017 à cause du covid et de ses problèmes de santé.

Elle avait participé, on s'en souvient, à la cérémonie d'ouverture des JO 2024 en chantant du E.Piaf sur la tour Eiffel. - A.-E.Lemoine: Enfin, on connaît le nom du prochain sélectionneur des Bleus. - L.Amar: On peut pas dire que c'est Z.Zidane, mais on va le dire quand même... - A.-E.Lemoine: Alain le dit. - L.Amar: Son nom sera officiellement annoncé après le dernier match des Bleus à la Coupe du monde.

Lionel Jospin, un homme politique à part ? - C à Vous l’Intégrale - 19/03/2026 — Lionel Jospin · Pourquijevote