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Podcast / conversationBLAST (sur YouTube)· 15 septembre 2026 41 minComplaisantFond programmatiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiSolidarités & famille

RÉCESSION, CHÔMAGE, INFLATION : LE POINT SUR L'ÉCONOMIE ET L'EMPLOI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:05OuverteRéponse directe

    Éric, bonjour. Vous êtes directeur du département analyse et prévision de l'OFCE...

  • 1:44OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on est actuellement en récession en France ?

  • 5:10OuverteRéponse directe

    Le taux de chômage est à 8,3 %, est-ce un des plus alarmants de l'économie aujourd'hui ?

  • 9:28OuverteRéponse directe

    Quelles explications à cette augmentation du chômage ?

  • 12:15OuverteRéponse directe

    Les conditions d'accès au RSA ont changé, quels impacts ?

  • 15:45OuverteRéponse directe

    Faut-il arrêter toutes ces aides aux entreprises ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 27:02Chiffre
    « Le pouvoir d'achat des ménages a reculé de 0,6 % au 2e trimestre. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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La France est-elle rentrée en récession économique ? À en croire les chiffres du 2e semestre, oui, cela vient s'ajouter à une augmentation du chômage et de l'inflation. Au bout de la chaîne, une baisse du pouvoir d'achat. En un an, les vols de produits alimentaires ont bondi de 10 %. des personnes précaires qui ont vu leur pouvoir d'achat s'écrouler avec l'inflation de 7 % sur les produits alimentaires. Alors pour cette émission économique de rentrée, on a voulu faire le point pour y voir un peu plus clair sur la situation de notre pays. Quelles sont les conséquences des politiques d'Emmanuel Macron sur l'emploi, sur les conditions de travail, mais aussi sur la répartition de la valeur ajoutée créée. Que peut-on attendre de la conjoncture actuelle ? La situation va-t-elle

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s'aggraver ? Que pourrait-on faire pour améliorer le pouvoir d'achat et les conditions de vie des françaises et des Français ? Réponse avec l'économiste Éric Eyer, le directeur du département d'analyse et de prévision de l'OFCE dans cette nouvelle émission économique pour Blast.

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Éric, bonjour. Bonjour. Vous êtes directeur du département analyse et prévision de l'OFCE qui est l'Observatoire français des conjonctures économiques et vous avez dirigé cet ouvrage l'économie française en 2027. C'est aux éditions La découverte et c'est un livre qui fait le point sur l'état de l'économie française. Et on avait envie de faire ce point avec vous puisque il y a beaucoup d'actualités économiques, de chiffres qui sont sortis ces derniers temps. Je voudrais commencer par six chiffres qu'on fait la une de l'actualité qui parlent d'une potentielle récession de la France puisque le PIB, le produit intérieur brut hein, on rappelle que le PIB, si je résume, c'est le total de tout ce que fabrique et vend un pays en une année. Et c'est considéré comme un

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des outils centraux pour mesurer l'économie. Et bien ce PIB, il a reculé de 0,2 % au prer trimestre et a stagné au 2e trimestre. Et donc techniquement, on parle de récession quand il y a deux trimestres consécutifs qui sont dans le négatif, sauf que là, on est à zéro sur le deuxè. Donc ma première question, c'est est-ce qu'on est actuellement en récession en France ? Oui, moi je pense qu'on peut parler de récession. On voyez la récession, c'est quand vous produisez moins aujourd'hui qu'hier. Donc si vous prenez aujourd'hui la fin du du semestre et hier le début du de la fin de l'année précédente, bah oui, vous produisez moins, donc vous êtes en récession. Bon, donc après on peut C'est une récession qui est toute fine puisqueen gros c'est - 01 puisquon a fait un moin un petit - 0,2 et un

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petit + 01. Donc on est à - 01, c'est pas très grave en terme de récession mais oui, on voit bien qu'on est rentré dans une phase de stagnation. Alors, ce qui est intéressant dans ces chiffres, c'est que la récession est très concentrée sur deux sous-secteurs. Le secteur agricole - 7 et demi, là on peut vraiment parler de récession et la construction - 2 et demi. Dans le secteur agricole, il y a eu des épisodes de canicules qui ont fait que ben les récoltes n'ont pas été à la hauteur des attentes et donc c'est en grande partie le climat qui explique cela. Et donc ça ça doit nous interpeller aussi sur le le futur de ce secteur là qui risque d'être chahuté avec des épisodes de canicules ou même d'autres catastrophes naturelles. Et puis le secteur de la construction qui

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est aussi chahuté par les canicules mais pas que. Là il y a la hausse des tonintérêt qui fait que globalement il est il y a il y a un peu moins de demande de logement. ces deux sous-secteurs, ça fait que 6 % de l'économie française. Donc vous voyez, si je regarde les 94 autres % de l'économie, là on est en croissance. C'estàdire que on a à peu près 0,2 de croissance et même un secteur qui souvent est un peu tendu, c'est l'industrie ben l'industrie et l'industrie manufacturier bah a progressé de 0,8. Donc vous voyez, c'est pas tous les secteurs et en fait c'est vraiment très concentré sur ces deux sous-secteurs. Ailleurs, globalement l'activité est bien repartie. Un autre point qui qui est intéressant c'est que

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tout de même la productivité aussi a assez fortement redémarré au cours de de ces derniers semestres et ça ça peut expliquer quelque chose qui est peut-être pas très bien analysé, c'est que les chefs d'entreprise ont le moral aujourd'hui. C'est vrai ça c'est curieux hein. Vous avez donné le chiffre, on est plutôt en récession. Il y a que des mauvaises nouvelles. Quand vous regardez le climat de confiance qui est mesuré par l'INC ou par la Banque de France, vous pouvez prendre celui que vous voulez, ben le climat de confiance des des chare est en amélioration, même mieux pour l'industrie, il est même au-dessus de la normale. Donc vous voyez, ça veut bien dire qu'il y a quelque part ben des éléments qui sont intéressants pour elle et l'augmentation de la productivité du

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travail fait partie des éléments plutôt positifs pour les entreprises, plutôt négatif pour les salariés. Pourquoi ? Parce que faire de la productivité quand vous avez pas de croissance, ben c'est des destructions d'emplois et donc c'est bien pour ceux qui restent en emploi, ils vont avoir des gains de pouvoir d'achat mais c'est pas une bonne nouvelle pour la destruction d'emploi et pour la hausse du chômage. Mais j'imagine qu'on va en reparler plus tard. Justement, on va parler du chômage parce que ce qu'on essaie, c'est de comprendre un peu cette situation économique. Alors, le PIB, c'est un indicateur mais c'est un indicateur aussi qui est fortement critiqué et qui qui est fortement contesté. On a déjà fait des émissions sur le sujet à Blast. Un des autres indicateurs, c'est le taux

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de chômage. Et alors là, on est vraiment à un très haut niveau de chômage quand même. Plus, on est à 8,3 %, c'est son plus haut niveau depuis 2020, donc depuis le Covid. on a 2,7 millions de chômeurs et un taux de 21,6 % chez les jeunes. Donc là pour le coup, c'est quand même est-ce que c'est pas un des ASP les plus alarmants de l'économie aujourd'hui ? Alors effectivement, enfin on a quand même connu une baisse du chômage depuis 2014. Voyez, on était à 10 % à cette époque, 10,5 %. Donc on a tout de même connu une tendance à la baisse. Jusqu'en 2023, le chômage baissait et même en 2023, on était à 7,1 et on pensait que possiblement on pouvait encore en si on continue sur cette tendance atteindre

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les 5 % qui est à peu près le le le taux de chômage du plein emploi. À partir de 5 % de taux de chômage, on considère que le marché du travail est au plein emploi. Bon là, il y a eu la rupture et effectivement, on est reparti sur une tendance à la hausse. Alors, je pense que il il y a différentes explications à cette à cette augmentation du taux de chômage. Peut-être la principale, c'est que la baisse était un peu artificiel qu'une partie de la baisse du chômage était liée au fait que on crée beaucoup d'emplois effectivement au cours de la période 2019 à 2023 mais en fait de façon un peu artificielle ou dit autrement financé par les finances publiques. C'est les déficits qui ont soutenu les créations d'emploi. Exemple on a fait l'apprentissage. Voyez

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l'apprentissage, on est passé de 350000 jeunes en apprentissage à 1 million. Ah mais ça voyez, ça fait des emplois qui sont créés, énormément d'emplois notamment chez les jeunes. Tiens, le taux de chômage des jeunes a diminué. C'était c'était assez bon. Mais c'était financé par des aides publiques, 8000 € par embauche et cetera. Ça a coûté d'après les calculs de Bruno Coké aux alentours de 23 milliards chaque année. Ah donc ça ça coûte cher. Et donc à un moment on s'est dit on peut plus tenir et donc les on commence à baisser les aides. Ah tiens le nombre d'apprentis est en train de baisser. Tiens le taux de chômage est en train de remonter. Donc c'était en fait un peu artificiel qu'on comprenne quand même bien, c'est

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des jeunes qui vont travailler et donc c'est des emplois mais qui sont oui financés par la puissance publique mais qui vont profiter à des entreprises. Ah oui c'estàd que même il y a des effets de Ben et certaines entreprises qui auraient embauché s'il y avait pas eu les contrats d'apprentissage ben avec l'apprentissage ben ont pris des apprentis plutôt que embaucher des jeunes sous un autre contrat hein. C'est plutôt intéressant puisque il bénéficier des aides. Donc ça c'est une première une première aide qui a permis quand même de faire baisser le créer des emplois et faire baisser le chômage. La deuxième c'est ce qu'on appelle la zombification de l'économie. C'est pas très c'est pas un très joli terme mais c'est le terme utilisé par les économies. C'est notamment au ministère

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de l'économie. Donc utilisons-le. Alors c'est quoi la zombification ? Voyez si vous voulez voir quelques chiffres. En France, une année normale euh de défaillance d'entreprise, c'est 55000 défaillances d'entreprise chaque année. Quand on est dans une bonne année, on peut descendre à 40 45000 défaillances entreprises. Les mauvaises années, généralement, on monte à 60 65000. Mais allez, une moyenne de 55000. 2020 mauvaise année. 2021, pas terrible non plus. 2022, c'était encore la catastrophe. Et on est descendu à 28000 défaillances. Donc on a vécu 3 ans même 4 en dessous de la moyenne. Pourquoi ? C'est que normalement on aurait dû connaître une vague de défaillance d'entreprise, il y en a jamais eu aussi peu. Pourquoi ? parce que les finances

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publiques ont subventionné aussi toutes les entreprises, y compris celles qui auraient dû faire faillite s'il y avait pas eu la crise. Mais grâce à la crise, il y a eu des dispositifs, donc toutes les aides aux entreprises plus les prêts garanties par l'État, ben ça a maintenu en vie des entreprises zombies, c'estàdire des entreprises peu productives qui normalement auraient fait faillite et donc elles elles sont maintenu en vie. puisqu'elles sont maintenues en vie, elles maintiennent de l'emploi, pas beaucoup mais un peu d'emploi euh en leur sein. Ah, mais ça aussi ça fait des créations d'emploi ou moins de destruction, mais en stock ça fait plus d'emploi et donc moins de chômage. Mais ça ça coûte très très cher aux finances publiques. Et donc ces deux éléments-l ben sont en train de

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disparaissent. Vous voyez là maintenant on arrête les aides aux entreprises, c'est normal, les PGE doivent être remboursés et là on voit les défaillances entreprises repartir et atteindre des sommets. On est aux alentours de 70000 défaillances entreprises. Alors c'est du rattrapage hein, on peut se dire c'est pas encore très très grave. Ah mais oui, mais ce qui soutenait la baisse du chômage arrête et au contraire on revient un peu à la normale, l'apprentissage de la même manière. Donc on voit bien que il y a eu un sorte de tradeoff entre la baisse du chômage mais la hausse du déficit. Et là, on essaie de réduire le déficit. Ah oui, mais là ça fait augmenter le chômage. Donc voyez, c'était pas non plus les le résultat, la baisse du chômage d'une politique de l'offre qui

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aurait fonctionné, qui aurait permis à l'économie de créer beaucoup d'emplois. Non, c'était subventionné. C'était subventionner les entreprises en fait, c'est ça qui s'est passé. De l'emploi, en tout cas là, c'était euh subventionné de l'entreprise et et de l'emploi. Ça a marché dans le sens ça a fait baisser le chômage et créer de l'emploi. Mais un coût des finances publiques, on est monté à cette époque jusqu'à 5,8 % du déficit. Bon voilà donc soit on se dit ben on l'assume, on préfère avoir du déficit et peu de chômage, aller encore un effort de points de baisse et on est au plein emploi. Mais attention les déficit quels emplois aussi se posent. Ah exactement ça c'est un élément extrêmement important c'estàd que voyez entre 2014 et 2024 on a pris 10 ans dans

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tous les pays européens les taux d'emploi ont augmenté. Bon, c'est l' que les OK on maintenant euh on met de plus en plus de personnes euh dans l'emploi, y compris en France, dans tous les pays européens, sauf deux. Lorsque le taux d'emploi augmente, le taux de pauvreté baisse. B il y a dans deux pays où quand le taux d'emploi augmenté ou quand cette période, le taux de pauvreté euh a augmenté, ben c'est au Pays-Bas et en France. Et donc et c'est en France où c'est le plus spectaculaire. Donc là, vous avez effectivement la qualité de l'emploi qui questionne. C'estàd qu'on a jamais mis autant de personnes en emploi et pourtant le taux de pauvreté n'a jamais été aussi important et le taux de pauvreté des travailleurs aussi n'a jamais été aussi important. Donc ça veut

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bien dire que on a de plus en plus de mal à vivre avec son seul salaire. Et c'est là aussi où on se dit tiens regardez la la le la petite déformation dans les aides. C'estàd que avant les aides publiques dans les années 80 90 c'était pour donner des aides à ceux qui n'avaient pas de travail pour leur dire ah il va falloir quand même maintenir un niveau de vie suffisant. Là maintenant les aides on les donne aussi à ces personnes-là toujours avec le RSA à metton mais maintenant on en donne de plus en plus à ceux qui travaillent. qu'on donne ça juste je me permets de rappeler quand même qui qui est conditionné maintenant qui est a une activité il y a eu une réforme qui c'est vrai a fait qu'on peut plus recevoir le minimum pour vivre la condition depuis la loi pleine emploi

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c'est que tout bénéficiaire du RSA s'inscrivve à France travail et donc en s'inscrivant donc alors qu'avant vous demandiez ils doivent passer des entretiens faire des formations ex donc avant la réforme il y avait 40 % des bénéficiaires du RSA qui s'inscrivait de façon volontaire. Donc il y avait quand même une partie là quasiment la moitié qui s'inscrivait pas. Donc là ça fait une augmentation du nombre d'inscrits à France Travail. Vous voyez, ça fait 12000 personnes qui étaient au RSA mais pas inscrites qui sont inscrits d'office. Bon, quand vous êtes inscrit d'office, le problème c'est que il faut être reçu par deux personnes, une personne de France travail, une personne

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du département et c'est assez compliqué d'être reçu. Et donc, vous avez dans les chiffres de France travail des catégories d'attentes. C'est c c ces personnesl sont en attente d'avoir un entretien. Donc vous voyez euh là, il y en a à peu près 800000 qui sont dans dans cette catégorie d'attente. Bon là ces personnes-là, ça a rien changé pour l'instant. On va euh effectivement, ils vont être reçus, on va les inscrire dans des parcours, on va essayer de les connaître et savoir est-ce que ils ont un frein au travail, est-ce que c'est réellement euh une une difficulté pour travailler. On peut penser à des maires isolées qui n'ont pas de mode de garde. On peut penser euh à des personnes qui sont en grande difficulté pour avoir un emploi et auquel cas ils seront mis dans

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nouvelle catégorie qu'on appelle la catégorie F et donc qui on leur demandera rien. C'està-dire qu'on dit bon OK et on va essayer de les aider euh à ben lever ces freins à l'emploi. Donc la condition voyez elle elle pour l'instant elle est assez souple. En tout cas, les conditions d'accès au RSA ont changé, mais vous disiez euh maintenant, ce ne sont plus seulement les personnes qui ne sont pas en emploi euh qui ont besoin d'aide pour tout simplement survivre. Ce sont aussi des personnes qui sont en emploi parce que euh le fruit de son travail ne permet plus de vivre correctement. Ça c'est et ça c'est une dérive que l'on que l'on observe depuis un moment, c'est-à-dire que avant c'était l'employeur qui faisait en sorte que son salarié vive bien de son travail, hein.

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Aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Aujourd'hui, très souvent, dès qu'il y a un choc, ben l'employeur attend des aides de l'État et c'est l'État qui va normalement venir compenser le fait que on n'arrive plus à vivre de son salaire. Là, je pense que ben il faudrait remettre tout le monde à sa juste place et dire non, mais les finances publiques et l'État n'est pas là pour donner du pouvoir d'achat au salariés. Ça, c'est l'employeur qui doit faire en sorte que son salarié soit productif et qu'il soit bien au travail et qu'il puisse vivre bien de son travail. Et d'ailleurs, il y a un salaire déficient, c'est-à-dire que si vous avez un un salaire suffisant, vous êtes content d'aller travailler et donc vous êtes productif inversement. Si vous avez un petit salaire, bah

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généralement vous êtes un peu moins enclin à à être productif. Donc les conditions aussi de travail, les conditions de travail. Donc c'est mais ça ça doit être du rôle de l'entreprise. C'est au sein de l'entreprise où on partage la valeur ajoutée. Elle est créée dans l'entreprise donc il faut la partager au sein de l'entreprise et c'est pas à l'État à venir et ben compenser et ben ce manque de de de pouvoir d'achat. Je pense que si on veut comprendre pourquoi les caisses sont vides quelque part, c'est l'expression qu'on utilise souvent et donc il faut la mettre entre guillemets, bah c'est sans doute parce que et ben personne est à sa juste place et que l'État remplace les entreprises notamment en terme de de de pouvoir d'achat. Et donc ça, il faudrait arrêter

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toutes ces aides globalement. beaucoup d'aide ces dernières années notamment sous le macronisme qui ont été accordé aux entreprises de manière massive et surtout sans forcément de distinction claire entre des entreprises qui étaient très prospères et des entreprises qui avaient de réelles difficultés. Oui, effectivement, on voit apparaître toutes un certain nombre de primes pour la valeur et donc ces primes sont données mais elles sont défiscalisées. C'est-à-dire que bah ça peut remplacer le salaire. Au lieu de te donner une augmentation de salaire, ben je te donne une prime. Quel est quel est l'avantage pour moi entreprise ? C'est que on paye moins de cotisation. Quel est l'avantage pour vous salarié ? C'est que certaines sont même bah défiscalisées. C'estd que

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vous tu as pas à payer un impôt sur le revenu dessus. Mais attention euh pour le salarié, il se rend peut-être pas compte que puisqu'il n'a pas payé de cotisation, ben il a moins de droit à la retraite, moins de droit au chômage. Et pour les finances publiques, c'est une catastrophe puisque euh globalement, vous avez des recettes en moins. Normalement, c'est le salaire qui alimente les cotisations, mais si il y a de moins en moins de salaires, bah il y a de de de moins en moins de recettes pour les pour pour le modèle social. Mais on a aussi fait des primes d'activité. on a défiscalisé les heures supplémentaires. Donc on se rend compte de plus en plus les mesures ben sont ciblées sur ceux qui travaillent et malgré cela, ben ça leur permet pas

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forcément de d'être au-dessus du seuil de pauvreté puisque le taux de pauvreté au travail augmente. Donc là, on se dit qu'il y a vraiment effectivement un problème dans le partage de la valeur ajoutée dans le fait que bah sans doute les on ne vit plus de son de de son de son emploi et donc bah les salariés pourraient revalorisé de ce point de vue-là. Mais c'est vraiment extrêmement important ce que vous dites parce que ces chiffres du chômage qui avaiit baissé ont été beaucoup brandis comme étant une victoire soi-disant symbole d'une bonne gestion économique. Et en fait là, on se rend compte par les mécanismes que vous venez de décrire euh que c'est beaucoup plus compliqué que ça et surtout que ça s'inscrit sur fond d'augmentation des inégalités de la pauvreté qu'on a très

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très largement documenté ici à Blast. Au nom de tout ça, on continue à parler de flexibilisation euh du du marché du travail et du code du travail en fait, de tout ce qui encadre et protège les travailleurs et les travailleuses. Et euh c'est sûrement pas étranger à tout ce que vous venez de de décrire, c'est que les emplois se sont précarisés pour une partie d'entre eux et ça pourrait continuer. En tout cas, si on en croit les différents aspirants à la fonction présidentielle aujourd'hui, vous avez, je parlais de deux personnes parce que vous avez signé une tribune qui justement mentionnait ça récemment dans Libération, notamment puisque Gabriel Atal propose un nouveau code du travail et il veut réduire ça à une constitution du travail. Et donc vous vous avez signé

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une tribune qui dit dans libération Bruno Rotaillot défend une logique de dérogation tous azimut au code par la négociation collective sous réserve de respecter les principes fondamentaux. Tous deux reprennent la vieille rangain adoubée notamment par Bruno Lemire à l'époque qui fait du code du travail le symbole du mal français. Les formules varient. Le récit est identique. Si le chômage résiste, c'est parce que le droit du travail est trop lourd, trop protecteur, trop complexe. Il faut l'alléger, le ramener à quelques grands principe puis laisser entreprises et salariés décider librement du reste. Après, le procès du droit de grève au nom du devoir de travailler vient désormais celui du droit du travail tout entier au nom du droit au travail. et vous vous dites euh attention, c'est pas

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ça qui va forcément ramener une meilleure santé économique dans un pays. Non, parce que on a maintenant la preuve par l'effet, c'est-à-dire qu'il y a eu effectivement les lois comeries puis après il y a eu les lois pénico. qu'on a tout de même suffisamment de recul pour voir est-ce que ben effectivement le fait de flexibiliser le marché du travail, ça a permis tout de même à à l'économie française d'aller mieux de d'arriver plus facilement à à des gains de productivité. Non, là on voit bien que la croissance économique au cours de cette période là n'a pas été meilleure en France que dans les autres pays européens, même légèrement en dessous de la moyenne. Est-ce que ça a permis au aux entreprises de de recruter davantage

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? Non. Si on on on a en tête que on enlève l'apprentissage et la zombification de de l'économie. Donc si on enlève ces phénomènes qui n'ont rien à voir avec le code du travail et les aides publiques, en fait, il y a pas eu de résultat. Alors, c'est pas parce que on narrive pas à les mettre en avant que on aura pas éventuellement dans les dans les dans les prochaines années. Mais non, mais là, il continue à dire que cette recette qui juste précarise les travailleurs et les travailleuses va être la solution à tout. Ils font campagne là-dessus quand même. C'est Non, on voit bien que enfin si on s'intéresse au marché du travail et qu'on questionne l'échelle d'entreprise sur quelle est effectivement ta motivation au travail, la motivation première toimême c'est des carnets de

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commande. Donc il faut quand même avoir ça en tête. c'est sans carnet de commande. Les chefs d'entreprise, vous avez beau flexibiliser le marché du travail, n'embaucheront pas. Donc il faut il faudrait d'abord travailler sur pourquoi les carnets de commande sont vides et donc et est-ce que le fait justement de flexibiliser le marché du travail ne n'engrange pas des comportements au contraire de précaution de la part des salariés ? Voyez, si je vous dis demain, "Ah, tu vas être dans un emploi précaire, bah il est possible que ton premier raisonnement, c'est de dire ben, je vais peut-être un peu épargné parce que effectivement ma probabilité d'être au chômage est plus importante et ma probabilité d'avoir un propriétaire qui me loue un appartement est plus difficile." Donc vous voyez, ça

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vous permet pas d'accéder à à un appartement et également si vous avez un comportement d'épargne et ben oui, tout ça fait au contraire une baisse des carnets de commande. S'il y a une baisse des carnets de commande, les chefs d'entreprise n'embauche pas et donc effectivement vous étiez dans un emploi précaire, ben vous allez faire votre emploi et tomber au chômage. Donc ça ça a bien été documenté. C'est ce que l'OCDE appelle le le cercle vicieux de la flexibilité. Donc la flexibilité, ça ne peut engendrer que ce type de comportement dans dans l'économie. Et c'est pour ça que les économistes ont inventer une un nouveau terme qui s'appelle la flexis sécurité. C'estàd que si vous allez vers plus de flexibilité, pourquoi pas ? D'accord ? Il faut par ailleurs

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sécuriser les les personnes qui sont dans cette flexibilité. Alors il y a il y a différentes manières. Voyez, si je prends le modèle suédois qui était le modèle qui était le plus loin dans la flexie sécurité, la flexibilité effectivement vous pouvez licencier très facilement en Suède du jour au lendemain. OK, très flexible. En revanche et ce qu'on appelle un triangle, donc vous avez quand si vous tombez au chômage, on vous avez 90 % de votre salaire pendant 3 ans. Ah donc là c'est un grand filet de sécurité. C'est-à-dire que si vous tombez au chômage, mais vous tombez pas dans la précarité. Bah non, vous avez à peu près le même revenu parce que le entre 90 et 100 %, on peut considérer que quand vous êtes au chômage, vous avez peut-être un peu

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moins de frais euh que lorsque vous travaillez, à mettons de garde d'enfants ou de transport. Donc quasiment vous gardez votre revenu pendant 3 ans. Donc c'est sécurisé pendant 3 ans. Et c'est très important, ça c'est le le c'est des dépenses que qu'on appelle passives, mais vous avez aussi des dépenses actives. C'est-à-dire que en Suède, on met beaucoup dans l'investissement des chômeurs. C'està-dire dire tiens voilà on va te former, on va essayer de comprendre pourquoi tu es tombé au chômage et donc on va payer des formations de très b de très bon niveau. on va t'aider à faire ton CV, on va te suivre et globalement, il dépense trois fois plus que nous par chômeur. Donc beaucoup plus de dépenses passives, beaucoup plus de dépenses actives. Bon mais c'est vrai que si je tombe au

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chômage, bah j'ai plus cette crainte là. Je sais que je vais pouvoir payer mon loyer, il y a aucun problème. Je sais que je vais être aidé. Et donc il y a pas le cercle vicieux qui s'enclenche entre tiens, on m'a flexibilisé et donc je je vais épargner et les carnets de commande vont baisser et donc je vais me faire licencier. Après pour aller pour être complet sur le modèle, il y a ce qu'on appelle un triangle. Il y a donc la flexibilité, de la sécurité pour là. Mais il y a aussi une troisième un troisème élément, c'est qu'on contrôle tout de même un peu plus les chômeurs. C'est que si tu ne joues pas le jeu, alors là tu peux tomber dans la précarité. Mais pourquoi c'est important ? C'estàd que nous en France on se dit on va flexibiliser mais sans toucher des

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fois même on dit on va contrôler les chôurs mais on fait pas le côté sécurité faut vraiment parler de ce qui s'est passé ces dernières années sur la manière dont les chômeurs les chômeuses ont été stigmatisés et visés point du doigt comme étant responsable de de des mots et surtout comme étant comme portant la propre responsabilité de de leur absence d'emploi. Et donc il y a eu bah notamment la réforme du chômage qui a diminué les conditions d'accès au chômage. Donc il a encore plus précarisé les chômeurs et les chômeuse. Donc là on est à l'opposé complet de ce que vous venez de décrire et par contre le les contrôles en tout cas ont été vivement encouragés pour bah un peu traquer les personnes qui ne ne seraient pas de de bonne volonté. Peu importe ce que ça veut dire là-dedans.

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Oui, c'est vrai que globalement on a un peu cette idée que le chômeur ne joue pas le jeu et que le chur que les personnes travaillent quelques mois et ensuite ça a ouvert des droits et puis je ces droits ouverts, j'en profite pour faire le tour du monde. C'est vrai, on a tous autour de nous peut-être une personne qui l'a fait. Donc on dit tiens, c'est pas c'est pourquoi pas. D'accord. Et donc c'est en cela où c'est intéressant de de sortir de ce fantasme et d'essayer de voir est-ce que lorsque on vérifie dans dans les fait est-ce que c'est juste un effet de bord ou est-ce que c'est une pratique qui est qui est courante et ça l'unic fait ce type de d'analyse alors le fait dans différentes régions et de façon récurrent bon quelle

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que soit la région globalement que maisant 92 % des personnes au chômage jouent le jeu. D'accord. et donc sont actives, enfin activement, je suis immédiatement disponible et donc il y a pas du tout cette ce fantasme là. Et même pour les chômeurs qui sont indemnisés, c'estàd que ce qu'on a peut-être pas assez en tête, c'est que dans le dans le nombre de de chômeurs, il n'y a que 47 % de ces personnes qui sont indemnisées. Les autres ne sont pas indemnisés. Donc vous voyez pourquoi j'ai enfin cette idée sur laquelle je jouerai avec le système mais non ça fait plus voilà on touche rien ils sont dans les minimas sociaux donc voyez c'est pas eux qui coûtent cher à l'assurance chômage ils n'y sont pas donc globalement peut-être qu'il faut

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effectivement sortir de cette de ce fantage ne dis pas que ça n'existe pas mais là il y a des contrôles qui seraient assez faciles à faire si si vous avez un petit crainte mais faire des lois qui pénalisent tous les chômeurs au nom de d'une petite frange et ben ça fait des effets de bord qui sont beaucoup trop importants. Et un autre indicateur économique, c'est l'inflation, hein. Le pouvoir d'achat a reculé et l'inflation donc a augmenté. Elle est repassée de 0,9 % en février. Donc elle avait quand même assez enfin beaucoup baissé par rapport aux années qui suivaient le début de la guerre en Ukraine à 2,4 % en août et le pouvoir d'achat des ménages a reculé de 0,6 % au 2e trimestre. Donc le pouvoir d'achat, c'est très concret quand même, c'est

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vraiment le niveau de vie. Euh est-ce que ça peut encore empirer et quelles ont vont être les conséquences sur la vie des Français et des Françaises de ce de cette inflation ? Alors ça le retour de l'inflation, on peut dire que c'est tout de même, allez un bon point pour l'économie française. C'est-à-dire que oui, il est si je parle que d'inflation, après on parlera de pouvoir d'achat, mais sur le niveau d'inflation, on a vu euh réapparaître l'inflation dans tous les grands pays, mais c'est en France où elle a été la plus contenue. C'està-dire queon est monté jusqu'à en en en moyenne annuelle jusqu'à 7,1 au maximum quand dans les autres pays, on a atteint des 13 14 15 %. Donc en fait, l'inflation est revenue après la crise sanitaire et au moment de l'invasion de l'Ukraine par

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la Russie essentiellement par les prix de l'énergie, le prix du pétrole, le prix du gaz, mais toutes les matières premières. OK ? Donc ça c'était un phénomène exogène à l'économie française. C'est pas l'économie française qui a créé cette inflation. Et en France, voyez, quand vous avez une inflation qui arrive de façon exogène par l'extérieur, ben vous avez deux façons de faire. Vous avez soit vous vous dites tiens, il y a l'inflation qui revient et ben je vais t'aider. C'est-à-dire que moi à l'État, je prends en charge une partie de cette inflation pour que tu a pas une perte de pouvoir d'achat trop importante. Comment ? Ben je te donne un chèque, d'accord ? Soit ben je bloque l'inflation mettant des boucliers énergétiques. Donc je je c'est moi directement l'État qui vais payer

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une partie de ce de de de ce surcout directement au producteur. Quelle est la meilleure façon de faire ? Donc en gros, les Allemands ont fait plutôt des chèqus. Nous on a fait plutôt des boucliers. Donc on a eu moins d'inflation que l'Allemagne mais c'est normal, on a bloqué sauf que ça coûte cher et surtout ça frappe enfin ça touche tout le monde dans une il y a deux inconvénients euh majeurs. Le premier c'est que lorsque vous donnez des chèqus faire de la politique. Vous pouvez dire "Allez, je vais aider plus les ménages modestes que les ménages aisés, plus les entreprises qui se portent mal que les entreprises qui se portent bien. Je peux donc faire de la politique quand vous faites des boucliers. Vous en faites plus c'està dire que tout le monde a le droit à la

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même aide. Et donc quand vous allez mettre de l'essence dans votre voiture, ben vous êtes aidé de la même manière si vous partez en vacances ou si vous allez travailler, si vous êtes riche comme si vous êtes modeste. Enfin, il n'y a pas du tout de discernement. Ça c'est la première idée. Donc allez, peut-être que euh on a mis quasiment 75 milliards sur la table, on aurait pu faire du ciblage. Ça c'est la la première idée. La deuxième idée qui est qui à mon avis encore plus importante, c'est que quand vous faites des boucliers, d'accord, c'est invisible. Je vous mets au défi et même je peux mettre au défi n'importe quel français de me dire de combien il a été aidé pendant ce cet épisode de crise inflationniste. Et même si vous faites si vous posez cette question, vous avez

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une grande chance que les personnes disent "J'ai pas été aidé". Alors que quand vous touchez un chèque, vous savez que vous avez été aidé et même de combien et si vous l'avez oublié, je peux toujours vous le rappeler. Souviens-toi, tu as touché 500 € l'année dernière. Surtout le pouvoir d'achat de qui encore une fois ? Parce que moi de me dire que Bernard Arnaud il a bénéficié de OK de l'aide contre l'inflation c'est quand même enfin de la vous avez raison, il y a tout même un intérêt à faire des boucliers. Un c'est beaucoup plus facile à mettre en œuvre voyez. Donc hop du jour au lendemain je peux le faire alors que faire des mesures ciblées, c'est un peu plus compliqué. Et puis quand vous faites des mesures ciblées, ça râle parce que pourquoi mon voisin touche

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plus que moi ? Il y a pas de raison. Donc vous, il y a quelques quelques difficultés à le faire, mais le le le vrai euh et le 2uxème intérêt à faire des bouclier, c'est que du coup votre inflation a été plus basse en cumulée puisque parce et ça pour la compétitivité à venir, c'est extrêmement important. Si je fais le cumul de l'inflation au cours de cet épisode énergétique, en France, les prix ont augmenté en cumulé de 22 %. C'est beaucoup d'accord mais il y a une marge d'escalier de 22 %. dans les autres pays, c'est plutôt 30 à 32 %. Donc, on est plus compétitif aussi et on on risque d'être plus compétitif. Ce qui est important, une fois qu'on sait qu'on a une marge d'escalier sur les prix, bah c'est qu'il faut qu'il y ait la même marge d'escalier sur les

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salaires. Or aujourd'hui, les salaires ont augmenté aussi hein, depuis l'épisode, mais que de 20 %. Donc, vous avez les prix qui ont augmenté de 22, les salaires qui ont augmenté que de 20. Donc, il y a une perte de pouvoir d'achat aujourd'hui des salariés. Ça c'est un vrai problème. Et il y a un autre problème qui arrive, c'est que le salaire minimum, lui le SMIC est indexé sans inflation. Donc le salaire minimum n'a pas perdu en pouvoir d'achat. Donc vous pouvez dire "Bah oui, mais c'est bien, il faut quand même que les personnes modestes, on leur maintient leur pouvoir d'achat." Oui, mais quand le salaire minimum augmente plus vite que le salaire moyen, ah mais donc du coup, il y a des personnes qui étaient au-dessus du SMIC qui se font rattraper par le SMIC. Et on passe à la

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smicardisation de l'économie. Il y avait 12 % de personnes de salariés au SMIC avant la crise énergétique, on est monté à 17 %. Non pas parce que les entreprises ont embauché au SMIC, mais parce que bah le SMIC a rattrapé les autres salaires. Et dans le sentiment de déclassement, c'est catastrophique. Ça fait 10 ans, 15 ans, 20 ans que vous travaillez, vous êtes au-dessus du SMIC et là avec l'épisode inflationniste, vous réveillez et vous êtes au SMIC, vous êtes découragé. Mais quand on voit donc que les finalement la la France a été plus compétitive, donc il y a eu un bénéfice qui a été réalisé par les entreprises ou à venir. Alors alors donc vous avez raison, les marges les taux de marge des entreprises au cours de cette période si on prend les 2019 comme

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référence le taux de marge aujourd'hui des entreprises et un point et demi au-dessus du taux de marge de 2019. Donc les entreprises ont gagné. Donc c'est ça qui est intéressant. Voyez c'est c'est un jeu à tr l'économie. Vous avez les entreprises, les ménages citoyens et les finances publiques, l'État, je mets le commerce extérieur les de côté parce que en gros on a une balance qui est équilibrée à un PU prêt. Donc on est à l'équilibre et donc en fait on a fait des passages entre les trois. Les le grand le gagnant enfin la personne qui n'a pas perdu enfin l'agent qui n'a pas perdu sont les entreprises, même les G un peu plus d'un point de de marge supplémentaire. Le gros perdant, c'est les finances publiques. Ah bah oui, les on était à 2,4 % de déficit en 2019. On

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tourne autour de 5 maintenant depuis 3 ans. Donc des dégradations. Et les ménages, les salariés en moyenne ont perdu, d'accord ? Donc ont perdu 1,8 % de de pouvoirs d'achat au cours de cette période. Mais attention, au sein des ménages, il y a de plus en plus d'inégalités et donc des ménages qui ont fortement progressé. C'est le les deux derniers des ciles et des ménages qui ont perdu, c'est la classe moyenne. Mais la classe moyenne, c'est 60 % des des ménages qui ont perdu en pouvoir d'achat au cours des dernières années. Toutes ces ces aides aux entreprises, bon, on l'a dit, elles sont vraiment massives sous le macronisme. Est-ce que je pose pas la question de quelles entreprises en fait aussi puisque il y a des entreprises qui sont réellement dans

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des difficultés quand même très importantes qui sont dont les patrons sont eux-mêmes pour le coup dans une forme de précarité et d'un côté on a des énormes entreprises qui n'ont absolument pas ce type de difficulté qui bénéficient des mêmes aides. Encore une fois, on n' pas voulu cibler les aides depuis la crise sanitaire et la crise énergétique. On a donné à tout le monde, il y a un intérêt à le faire de simplicité, ça a permis d'avoir une inflation plus basse. Bon, OK, on va pas revenir mais ça il faudrait le rappeler sans arrêt. C'estàd que tout le monde a bénéficié des aides et donc il va falloir que tout le monde participe au remboursement de ces aides si on veut vraiment revenir à nos déficites. Après, on peut dire on reste à 5 % et on l'explique à la fois la commission et au

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marché puisque tout le monde doit participer. Vous ne trouverez pas une mesure, d'accord ? Un instrument qui va toucher tout le monde. OK ? C'est c'est assez facile d'avoir une mesure qui qui donne tout le monde. Et donc c'est en cela où se dire je n'augmenterai pas les impôts, ça veut dire que je ne ferai pas participer les plus riches à l'effort national. C'est compliqué puisque vous allez sans doute exonérer les plus modestes. C'est normal les entreprises qui sont en difficulté ou les ménages modestes sans doute vous allez bah les exonérer de cet effort. Ça serait logique. Si vous exonérez les plus riches aussi, voyez, vous dites les 120 milliards, si c'est 120, c'est la classe du milieu qui va devoir les

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supporter. Oui. Jusqu'à quand la la la classe du milieu dit continue à dire "Bon, allez, je suis trop riche pour bénéficier de l'exonération et pas assez pour avoir euh toutes les le patrimoine et cetera et ces personnes-là ne payent pas." Bon, voyez là, on va aller vers une crise sociale si on fait ça. C'est en cela pourtant ce qui se fait enfin c'est littéralement la la direction politique qui a été prise en tout cas depuis le début. C'est la direction pour l'instant politique. D'accord. Mais parce que on ne rembourse pas encore tout t tous ces effetsl. Encore une fois, si on avait fait que des aides sur la classe moyenne, il y aurait peut-être un narratif pour dire "C'est normal, on vous a aidé, maintenant vous remboursez." Mais puisque ces aides ont été y compris pour les ménages plus

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riches qui disent "Mais moi, je t'ai rien demandé." Peut-être que tu as rien demandé mais ah tu en as bénéficié quand tu mettais de l'essence dans ta voiture, quand tu allais au supermarché, quand tu allais n'importe où, puisque ça les prix ont été subventionnés, prix plus bas, tu as bénéficié de cette subvention. Donc il est d'une obligation. C'estàd que si vous voulez faire participer la classe moyenne, il faut avant tout commencer par la classe duo. Dire "Ouais, tout le monde y participe, y compris les plus riches." Mais bien sûr, c'est une condition nécessaire mais pas suffisante. On ne peut pas dire c'est les riches qui vont financer l'intégralité de ces aideslur part et commençons par eux. Ça permettra ben à la classe moyenne de dire bon ok, je comprends et donc je participe aussi

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à l'effort national. Et pour terminer, quelles seraient selon vous les les mesures économiques à mettre en place qui seraient prioritaires ? Quelles sont vos vos recommandations ? Il y en a beaucoup donc je sais pas par où commencer mais voyez si vous voulez résoudre le problème du marché du travail autrement que par finalement des coûts budgétaires très importants et finalement vous faites que revenir à la situation préalable. Je pense que le logement c'est la meilleure politique de l'emploi. Et donc vous voyez, il y a des études passionnantes qui montrent que le mal logement c'est une source d'échec scolaire des enfants. Tiens, on a vu que le Score PISA euh n'était pas bon mais on sait que si euh tu es mal logé, les enfants échouent en scolarité. Quand tu es mal logé, tu as des maladies

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chroniques. Tiens, on plein des taux d'absence au travail qui sont plus importants. C'est lié au mal logement. Le mal logement, c'est une mauvaise intégration des parents sur le marché du travail, quoi. Bref, vous réglez le problème du logement, vous réglez une grosse partie des problèmes du marché du travail. Ça devrait être la politique numéro 1 pour effectivement essayer que bah le marché du travail soit plus fluide et que les gens vivent bien parce que effectivement si tu es bien dans ton logement, tu as fait déjà une grosse partie du travail. La 2e, mais parce que je j'en a plusieurs sinon, mais c'est de dire il faut remettre chacun à sa juste place. Ça c'est primordial de dire c'est pas à l'État à venir financer le pouvoir d'achat, c'est pas euh à l'État à à

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s'occuper de tout. Non, l'État doit s'occuper justement de tout ce qui est régalia et aussi l'éducation, le logement et donc que l'État s'occupe du logement, de l'éducation, de la défense et ensuite les entreprises doivent s'occuper de bien payer leur salariés et de financer le modèle social. Et donc si on devait remettre chacun sa place, ça serait sans doute plus efficace. On peut rajouter quand même aussi le rôle de l'État de faire en sorte que tout le monde ait des conditions dignes d'existence et donc de financer aussi les minimas sociaux. Pardon ? effectivement dans ces préconisations, il y a le logement, il y a il y a les minim sociaux et puis après il y a l'éducation, la santé et c'est vraiment des des axes qui qui devraient

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il devrai être focus sur ces axes et mettre toutes les recettes publiques liées à des impôts sur ces axes et pas ben finalement mettre des trous dans ces dans dans ces dépenses et à dire ben non, au lieu de le mettre dans l'éducation, je vais le mettre dans le pouvoir d'achat des salariés. Non, c'est pas son rôle. Donc avec son rôle, ben on va colmater les brèches. Bah les caisses seront un peu moins vides parce que les recettes seront un peu plus présentes. Et c'est comme ça que finalement on aura à la fois 1000 accent sur l'éducation, le logement, les minimats sociaux et la défense qui est aussi un rôle important. et euh les entreprises retrouveront euh et ben euh puisque la valeur se crée dans l'entreprise, il faut qu'elle se partage dans l'entreprise et donc pour

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que ça soit équilibré, ben il faut donner du pouvoir aux salariés, au sein des entreprises pour que la négociation soit équilibrée entre le patronat et le salariat. Et donc ça ça passe aussi par le code du travail et par la protection des salariés. En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'à chaque fois que l'on que l'on que que l' que l'on affaiblit le code du travail, bah c'est en faveur bien sûr du du fort et en défaveur du plus faible et on sait qui est qui. Écoutez, merci beaucoup Éric d'avoir été avec nous sur le plateau de Blast. Je rappelle que vous avez dirigé cet ouvrage l'économie française 2027. C'est aux éditions La découverte. J'espère que cette émission de rentrée vous aura plu et vous aura intéressé. Je tiens à préciser que nous n'avons pas traité la

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question de la dette publique et de sa potentielle annulation car nous souhaitons organiser une grande émission spécifique sur cette question dans peu de temps qui permettra de comprendre les différents points de vue sur ce sujet qui est complexe. De manière générale pour cette année présidentielle, nous accueillerons dans la rubrique économie de blast des économistes de différentes sensibilités et nous organiserons des débats permettant d'appréhender les différentes positions. Dites-moi en commentaire quel grand sujet vous voudriez voir décrypter ici et avec qui. Je vous rappelle que nous sommes un média indépendant. Nous vivons grâce à vous notre audience. Donc si vous le pouvez, soutenez-nous sur blast-info.fr faire et moi je vous dis à très bientôt.