Autonomie de la Corse, l’exécutif cède à la violence ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
mais d'abord donc la corse et ce mot qui peut peut-être tout changer autonomy pierre-henri vol durban afin d'apaiser les tensions de ces derniers jours le ministre de l'intérieur gérald darmanin s'est rendu à ajaccio après s'être dit prêt à l'autonomie de la corse une annonce qui ouvre donc la porte aux discussions c'est le moment je crois il ya eu cette tentative d'assassinât sur yon colonnes il y a depuis plus de 10 jours d'événements graves qui se passe en corse et je veux d'ailleurs ce temps les policiers les gendarmes une soixantaine ont été blessées et des bâtiments publics ont été attaqués c'est une première étape pour le président autonomiste de corse pas encore victoire ni pour moi ni pour le peuple corse c'est important que le ministre de l'intérieur au nom du premier ministre est probablement dû du président de la république dise aujourd'hui publiquement que le gouvernement et l'état sont prêts à rentrer dans une discussion qui a vocation à être historique l'agression à la prison d'arles par un autre détenu le 2 mars d' yvan colonna l'assassin du préfet claude erignac a déclenché de nombreuses manifestations qui ont dégénéré en corse face aux revendications et à son état de santé le 8 mars dernier le gouvernement met fin à son statut de détenu particulièrement signalé alors qu yvan colonna le demandait depuis plusieurs années une décision vu comme une provocation par ses proches et dénoncé dans ce tweet par sa soeur trois jours plus tard c'est au tour de deux autres membres du commando erignac de se voir retirer ce statut l'exécutif se défend d'agir sous pression comme nous ne cédons pas à pression de la rue il ne peut avoir de rapprochement décidé par le premier ministre que lorsque les choses se seront calmées encore lorsqu'il n'y aura pas de violences urbaines et lorsque les bombes agricoles auront arrêté le ministre de l'intérieur a indiqué que le processus d'autonomie était long et se dit prêt à définir un calendrier pour une éventuelle évolution législative de la corse le mouvement indépendantiste flnc menace dans un communiqué de reprendre la lutte et dénonce le déni méprisant de l'état face au peuple corse la corse est elle en marche vers l'autonomie on en débat tout de suite avec rien de chemin grand reporter au monde bonsoir bienvenue paul toussaint parigi sénateur de haute corse bonsoir vous êtes militant nationaliste membres du groupe écologiste au sénat benjamin morel bonsoir maître de conférences en droit public à l'université paris ii panthéon assas matthieu croissandeau éditorialiste politique bonsoir mathieu merci d'être là nous sommes prêts à aller jusqu'à l'autonomie rien de chemin je commence avec vous cette cette phrase du ministre de l'intérieur dans son interview à corse matin est ce qu'elle peut calmer la colère de la rue d'après vous en tout cas elle est surprenante c'est quand même pas à vous qu'on avait l'habitude d'entendre on a l'habitude des discussions à vrai dire depuis 1982 depuis le statut joxe on a eu ensuite ça je m'en souviens bien to look ce qu'on a appelé le processus matignon lorsque lionel jospin était premier ministre a duré duré duré et puis au fond ça n'a pas abouti si ça aboutit à une plus grande une plus grande liberté pour la collectivité de corse mais au fond à la fin le conseil constitutionnel avait retoqué le projet alors qu'ils n'avaient même pas le mot autonomie d'eau c'est vrai que c'est une surprise de voir ça à la une de corse-matin je pense que les corses on y tient il se passe quelque chose paul toussaint paris dit on a vu dans le dans le reportage les images des manifestations violentes alors il ya il ya une première lecture qui est de dire masse et une prime à la violence finalement il a fallu la violence pour que le gouvernement lâche ça alors on peut voir un peu les choses comme ça effectivement le priva la violence effectivement après quelques années de gestion de la collectivité territoriale par les nationalistes sous la présidence de gilles simeoni président de l'exécutif certain nombre de demandes ont été faites à l'état c'est un nombre de démarches aussi afin de afin de pouvoir mettre en place un programme électoral qui avait été annoncé haut et clair lors des différentes campagnes électorales et on s'aperçoit que en fait au bout de cinq ans pas d'avancées et de manifestations et occupations de la rue a fait céder le gouvernement cette ce mot autonomie parce qu'effectivement rien le disais c'est pas la première fois que ça vient dans le débat politique est ce que cette fois-ci vous y croyez j'espère une chose c'est que deux ministres vers man 1 ne soit venu avec une valise où il n'y a pas seulement qu'un mot à l'intérieur il ya aussi une réflexion sur sur ce que peut être l'autonomie de la corse vous avez bien compris que la demande aujourd'hui de l'exécutif de la corse mais aussi la majorité territoriale dans son ensemble c'est une autonomie pleine et entière ce n'est pas une forte centralisation aujourd'hui de forte centralisation ne conviendrait pas à notre demande alors on y reviendra et on en trouve un dans le détail de ce que peut être une autonomie pleine et entière si je puis me permettre comme la différence par rapport à 1990 et avant c'est qu'aujourd'hui la corsa les autonomies celle vote à deux tiers oui autonomistes 1 et elle a quand même c'est une élection dans un fauteuil pour gilles simonet aux dernières régionales était quasiment le meilleur élu tout du continent est d'accord sur bien sûr c'est une dimension très importante benjamin morel bon ça prendra du temps de toute façon il va falloir attendre d'avoir passé la présidentielle évidemment pour engager un processus digne de ce nom quand vous avez réagi à ce qu'ils ont été surpris de lire ce mot dans l'interview de gérald darmanin n'ont pas réellement parce qu'en réalité l'objectif de gérald darmanin et en effet de calmer aujourd'hui la situation en corse et l'autonomie est en fait une forme de fétiches on reviendra peut-être plus précisément sur ce que ça signifie mais juridiquement ça signifie en soit on soit pas grand chose car on peut tous moyens y mettre exactement ça signifie se donner sa propre norme et si vous regardez la libre administration des collectivités territoriales à l'article 72 auquel sont astreints les communes acceptera et bien c'est une forme d'autonomie est-ce que c'est l'autonomie telle qu'elle est envisagée par l'article 312 c'est évidemment pas le cas est ce que c'est une autonomie plus large est ce que ça va jusqu'à l'article 74 l'article 74 avait des collectivités type wallis et futuna ils sont incités dans le temps dans l'article et la question c'est est-ce qu on rajouterait l'accord dans cet agrément mais wallis et futuna par exemple savez qu'on a encore des rois en france c'est à dire quoi wallis et futuna venez pas de communes vous avez trois rois donc on est dans des statuts qui sont des statuts très particulier en nouvelle calédonie vous avez un statut qui est visé comme étant coloniale dans les accords de nouméa c'est à dire que c'est un statut colonial le vraiment le statut néo-calédonien avec la possibilité de passer des traités à l'international avec des territoires qui sont pas dans l'euro qui sont francs pacifique louvoyer entre la nouvelle calédonie et l'article 72 et bien en réalité vous avez tout un continuum et donc à partir de là définir ce qu'est autonome et c'est peut-être ça qui demain pourra mettre le feu aux poudres parce qu'il n'est pas certain 8 donc vous dites il ya finalement le gouvernement et emmanuel macron dalle points prennent un risque ils prennent un risque parce qu'en réalité je ne suis pas sûr que ce qu'entendent aujourd'hui les nationalistes en termes d'autonomie et ce qu'entend gérald darmanin et bien ce soit tout à fait la même chose et au bout du compte lorsqu'il s'agira vraiment de mettre un contenu à ce moment là il n'est pas certain que les esprits s'accordent une réaction ce matin celle de la candidate elle est valérie pécresse qui pointent la faiblesse de l'état et du candidat macron l'écoutent là aujourd'hui on a un président qui visiblement aux abois aux abois et qu'ils cèdent à la violence comme il l'a fait à notre dame des landes en ne respectant pas les résultats du référendum et ça ça n'est pas sain ça n'est pas sans il faut ramener l'ordre en corse avant d'entamer les négociations parce que sinon l'état n'entamera pas ces négociations sur le nouveau statut de la corse dans position de force mathieu emmanuel macron préfère donner le sentiment de céder à la rue que le laisser la situation sans menu est est ce que vous faites là tu analyses oui ça c'est amusant parce que c'est même la première fois qu'elle en parle quasiment valérie pécresse ce sujet de l'accord ça fait quand même quinze jours qu'on a des émeutes après l'agression 10 ans colonnes à la prison d'arles personne ne s'en est saisie dans la campagne présidentielle comme si c'était quelque chose qu'on était sous le tapis comme si au fond personne n'avait rien à dire parce que personne n'avait de solution il ya un une situation qui est explosive encore c'est un point de vue de de l'ordre public devient aisé mais ce qu'on a vu les cocktails molotov tous à une situation politique qui est très compliqué je parle trop de contrôles mais j'ai avec un exécutif corse qui est quand même affaiblie même s'il a été très très bien et lui parce qu'il est temps sépare plus nationaliste que que lui on le sait et puis il ya surtout une situation politique tout au long du quinquennat qui a été au fond un long malentendu entre emmanuel macron aux cantons qui chez siemens et pro dit on peut placer quelques uns de ses espoirs au début du quinquennat et aujourd'hui où les deux hommes sont en situation quasiment deux ne se parlent pas ils celui de ceux ci se sont pas parlé depuis depuis longtemps et donc tout ça fait une situation qui est sans doute plus explosif qu'on a bien voulu le voir uniquement à travers les images des émeutes et ce geste là on y reviendra moi moi c'est arrivé en lâchant l'autonomie avant même d'engager des discussions en réponse à des manifestations qu'ils ne réclamaient même pas forcément l'autonomie mais dont les slogans étaient est un assassin prisonniers politiques moi ça à la fois ça me choque et ça m'étonne mai mais oui c'est un geste évidemment du de l'exécutif pour tenter de calmer de calmer la situation et rien ne change ensuite on va vraiment entrer dans le détail de ce que pourrait être cette autonomie même si on reste un peu sur le l'impact politique d'une mesure où une annonce comme celle là est ce que pour autant sa garantie et monaco parce que si je fais le raisonnement pour que l'apport de l'autonomie reste ouverte il faut qu'il soit réélu est ce que ça peut lui garantir un vote des corses en sa faveur alors d'abord je pense je suis d'accord avec mathieu on a un peu parlé politique comme on peut parler la presse on a peu parlé mais je comprends aussi pourquoi parce que pour avoir suivi ces manifestations j'avais je vais faire un petit avait eu une sorte de gêne journalistique parce que je voyais ces voix-là ces lycéens ces collégiens le trajet visée qui faisait qu'y jouer à la guerre un peu et la vraie guerre elle n'était pas là elle était en ukraine et je sais que moi même j'avais une sorte de deux gènes a raconté ces manifestations comme si oui je peux le dire on était dans un tel décalage que ça semblait absolument irréel je pense aussi que c'est pour ça qu'on en a pas tellement parler parce que évidemment l'événement était ailleurs il était mondiale alors surgit simeoni alors surgi 6 min je pense pas qu'il soit il est évidemment comme toujours on l'a toujours une aile qui vous pousse à aller un peu plus loin c'est le cas chez son interventionnisme il a été quand même réélu seul c'est à dire que la première fois il avait fait alliance et la seconde fois il a été réélu sial d'eau qu'il est en position de force et c'est vrai qu'au début avec emmanuel macron on pouvait penser qu'il y aurait une entente parce que ce sont deux personnes qui ont été lus de manière un peu disruptive c'était des générations nouvelles il y avait quelque chose qui pouvait se faire qu'en et puis très vite on s'est rendu compte quand même mais faut pas oublier qu emmanuel macron il a commencé à militer chez jean pierre chevènement casting est plutôt un républicain est donc la première fois qu'il vient en corse je me souviens quand même 2 est tellement génial il vit avec jean pierre chevènement en france on se rend pas tellement content enfin à paris enfin tellement content sur le continent ce que ça veut dire mais jean pierre chevènement encore c'est quand même l'homme du préfet bonnet c'est pas rien donc ça fait beaucoup marqué les corses je me souviens et ça a été le début d'un long malentendu qui a persisté et d'un éloignement d'une certaine façon entre les deux hommes c'est ce que j'entends alors quelle autonomie quelques chiffres en tout cas un sondage publié dans corse matin sur l'évolution du statut de la corse d'abord parmi les les français 53% pour l'autonomie 35% pour l'indépendance puisque l'institut a sondé sur ces deux questions et pour les résidents corses et les continentaux aux origines corses les chiffres ses 73% pour l'autonomie et 30 2% pour l'indépendance alors quel est le statut actuel de la corse jusqu'où pourrait aller cette autonomie cette autonomie havre avant de vous entendre les uns et les autres là dessus j'aurais quentin calme et nous nous rejoignent bonsoir quentin peut-être pour détailler un peu ce qu'est le statut actuel de la corse alors déjà la corse a une place à part dans nos institutions depuis les lois defferre depuis mars 1980 2 qui lui donne un statut particulier l'instauration d'une assemblée de corse avec une soixantaine d'élus qui sont désignés au suffrage universel depuis plusieurs lois ont même étendu les compétences de l'exécutif local en 91 et bien la collectivité territoriale de corse est chargée de la promotion de l'identité corse des compétences encore élargie en 2002 et depuis le 1er janvier 2018 d'accord c'est une collectivité à statut particulier c'est une conséquence de la loi notre voter en 2015 avec et bien les départements de la haute corse et celui de la corse du sud qui ont font que confuse est née avec la collectivité territoriale de corse à la clé une collectivité unique 5400 salariés un budget de 1,2 milliard d'euros alors que manque t-il cette collectivité corse et bien en fait ces pouvoirs sont contraints par l'article 72 de la constitution je fais très attention à ce que je dis maintenant que vous regardez mes donc la cance elle a le même statut en fait que d'autres collectivités locales elle n'a pas sa propre place dans le texte constitutionnel et c'est donc une limite à l'adaptation des textes de lois aux spécificités de l'île les autonomistes aimerait la co officialité de la langue corse ou encore le statut de résident pour lutter contre l'inflation des prix des logements sur l'île et bien des mesures qui sont totalement impossible tant que laïc cela le statut de la corse il est défini dans l'article 72 et alors qu'est ce qui s'est passé depuis le début du quinquennat quentin autour de cette place de la corse dans la constitution et bien en fait ça peut paraître anecdotique mais la place est bien de la corse dans la constitution c'est son statut c'est aussi son rapport à l'autorité de l'état qui se joue l'article 72 défini fonctionnement des collectivités locales des communes des départements des régions ou des collectivités à caractère particulier donc la corse on a compris ailier mais on voit d'autres cas de figure l'article 74 reconnaît par exemple la spécificité des outre mer l'article 78 lui parle de toutes les compétences de la nouvelle calédonie et donc qui disposera de son propre parlement de son propre exécutif même de sa propre monnaie c'est donc d'air est bien depuis 2010 est cet enjeu de la place dans la constitution qui était en cours de négociation avec les différents responsables corse en visite ajaccio en février 2018 le président de la république est là et même fait un pas vers cette demande on voit quelques images lorsqu'ils se rencontrent pour la première fois émue elle macron jeudi le symbian et à jean guy talamoni et on va voir que à ce moment là effectivement miel macron il fait un pas vers eux on écoute un je suis favorable à ce que la course puisse rentrer dans la constitution parce que d'autres territoires de la république y figurent et parce que c'est une manière en effet de reconnaître son identité et de l'ancrer dans la république la refonte de l'article 72 de la constitution que je proposerai au parlement dans les prochaines semaines on verra déjà des possibilités de reconnaissance d'un droit à la différenciation qui permettra à la collectivité de corse d'être habilité à adapter les lois et règlements régissant l'exercice de ses compétences et à obtenir le transfert de nouvelles compétences voilà vous l'avez entendu les films de référence à l'article 72 pas un article en dessous et en plus on le sait depuis un deux puis 2018 la révision constitutionnelle elle est au point mort la faute à l affaire benalla et aussi à une forme de résistance du sénat et dans la dernière version du gouvernement de cette révision constitutionnelle c'est celle proposée en 2019 la spécificité de la corse elle faisait l'objet simplement d'un article 72 tirs et 5 mai donc sans réelle place à part dans la constitution donc on verra non elle s'il ya une volonté du gouvernement déjà s'il relance la révision constitutionnelle bon ce qui va prendre du temps et en fonction aussi de la place dans laquelle est bien il placera à la corse dans la constitution merci quand un pour tous ces détails validé par benjamin je le vois et c'était important paul toussaint tu arrives ici on rentre maintenant dans le dans le détail de cette autonomie vous vous demandez quoi ça va elle peut aller jusqu où l'autonomie vous réclame mais il peut aller assez loin quand même ce n'est pas une forte décentralisation c'est une capacité pour la collectivité de corse où la collectivité autonome de course demain de prendre un certain nombre de décisions par exemple fiscale fiscale l'économique le régal du réel le régalien est dans le champ de régaliennes nom de l'autonomie on nous demande pas frapper monnaie encore moins d'avoir une armée mais voilà certain nombre de compétences qui aujourd'hui toutes les îles de méditerranée sont beauté de ses compétences la part dont j'ai une question qu'est-ce que vous changeriez dans la fiscalité par exemple corse etc etc est-ce que quels impôts vous crieriez ou quels impôts vous supprimiez un exemple aujourd'hui qui touchent la corse qui frappe la jeunesse corse c'est une possibilité de se loger en corse donc à ce niveau là on sait que nos députés ont avancé un certain nombre de propositions de loi à l'assemblée nationale une une de ses compétences seraient par exemple de taxer des résidents secondaires benjamin morel oui alors la question de l'autonomie en réalité assez intéressante par rapport à ce qu'on faisait tout à l'heure c'est à dire que fondamentalement elle ne renvoie pas de temps au-delà du symbole à un corpus de compétences c'est-à-dire que si on pense à l'autonomie législatives aujourd'hui vous n'avez qu'une collectivité en france qui vote ses propres lois c'est la nouvelle calédonie je pense qu'actuellement c'est pas de monde c'est parce que demandent les nationalistes corses en tout cas les autonomistes là on va très très bon on va dans un statut encore une fois qui est un statut colonial donc on est sur quelque chose qui vise beaucoup plus un certain nombre de compétences très particulières mais qui en fait sont assez problématique prenez par exemple les droits du résident là on est sur quelque chose qui non seulement est en compte est anticonstitutionnelle mais ils posent même des problèmes de conventionalité est en fait renvoie à des problématiques qui sont plus globale alors j'ai pas les chiffres encore ce que vous prenez par exemple c'est un sujet qui a percé au moment des régionales en bretagne avec justement les résidences secondaires dans le morbihan etc or il s'avère que la plupart des résidences secondaires dans le morbihan appartiennent à des rennais ou appartiennent à des nantais est donc le problème voyez n'est pas régional il est plus globale en réalité aujourd'hui on a un problème de répartition du patrimoine immobilier on a un problème également et bien de taxation des résidences secondaires et la mesure qui est proposée par les nationalistes corses en réalité est d'intérêt public mais sur l'ensemble du territoire probablement et donc on voit qu'on a plusieurs problématiques qui se télescopent et des problèmes politiques économiques et sociales et des problématiques politiques de l'autre côté et au bout du compte qu'est-ce que ça devient politiquement dans la bouche de gérald darmanin dans le cadre de l'indh un processus sous tension ça devient le mot autonomie mais au bout du compte lorsque vous aurez épluché toutes ces problématiques qu'est ce qu'il en restera à la fin du processus de négociation à ce stade c'est pas évident parce que encore une fois droit du résident en conventionnel problème au niveau du droit l'europe et de huit doigts du l'ère open ça va être la guerre allait faut peut-être pas grand chose et donc une déception a rien de chômage à fait d'accord c'est à dire que là on dit autonomie on parle de droit constitutionnel mais dans l'esprit en tout cas des manifestants et dans l'esprit des nationalismes vous direz si je me trompe et d'ailleurs si un tel savoir qu'on a un sénateur nationaliste ici parce que oui c'est bien le signe que j'ai eu des victoires électorales sur quatre mascioli ce n'est pas rien et bien dans l'esprit des manifestions d'assises je pense que c'est effectivement le statut de résident c'est la co officialité de la langue c'est à dire les documents administratifs et le fait qu'on parle aussi bien le camp français je me trompe pas là et puis alors à mon avis encore beaucoup plus compliqué non seulement le rapprochement des prisonniers politiques entre guillemets comme disent les nationalistes mais aussi la mystique c'est ça qu'on entendait dans les manifestations donc on voit qu'on n'est pas du tout là on est dans les symboles et on n'est pas forcément dans le statut dans ces manifestations est ce qu'on entendait parler de crime d'état pour à propos de la mort de divan colonna gretel français assassin c'est un solo qui est à des années 90 comme après la guerre entre nationalistes et donc il a été ressuscité pour l'occasion et il a évidemment beaucoup choqué sur le continent c'était un vieux mais ce qui moi ce qui m'a plus frappé c'est que j'entendais une petite musique je pense que cette agression même sait plus ce qu'est la nation gérald darmanin mardi c'est une tentative d'assassinât elle est sidérante parce que ça dure une demi minute parce que c'est l'agresseur lui même qui prévient comment peut-on imaginer comment la c8 minutes devant des caméras sans intervention d'un prisonnier comme celui qui arrive en queue et puis après il ya eu beaucoup de flou dans l' annonce on n'a pas su exactement ce qui se passait on ne comprenait rien ensuite il ya eu aucune musique concrète personne n'a été blessé depuis bien sûr il ya une commission qui a été enfin n'y a pas eu de sanctions immédiates donc ça a été très très incompréhensible je pense pour la corse d'autant plus incompréhensible que quoi qu'on en dise rapprocher les prisonniers c'est à dire que ça fait quand même depuis 98 maintenant 24 ans qui sont en prison pour des détenus qui avaient été eux aussi qu'ils avaient commis des crimes comme comme par exemple je pense avec son direct etc le statut idée vraiment le l'administration pénitentiaire avait été beaucoup plus beaucoup plus apaisante avait réussi là où il faut pas oublier que c'est le parquet qui a fait appel de la décision de rapprocher de la demande de rapprochement en corse de déco deux membres du commando erignac donc tout ça il y avait une forme d'incompréhension réel en corse et donc état français assassin effectivement ça réussit cette ça ça a réveillé une vieille génération c'est la première génération pas sûr la guérilla 75 qui est venu dans les manifestations avec les très jeunes manifestants qui eux n'avaient aucune idée quasiment qui était claude erignac en faillite est à ce point il n'y a pas cette conscience de je crois pas me tromper mais yvan colonna il été mis de côté c'était plus un héros toutes les affiches tout les détails sur les rochers au bord de la route la rue gloria ati vent s'était effacée depuis longtemps il y avait de la mousse dessus depuis très longtemps ça avait disparu tout ça et tout d'un coup c'était mal à 7,7 cet incident beaucoup plus qu'un incident qui est et qui a été vraiment reçu avec beaucoup d'incompréhension encore ses biens a mis le feu aux poudres alors le directeur de jeu vous donner la parole tout de suite là dessus mais j'aurais qu'on entende le la réaction du directeur de l'administration pénitentiaire il était auditionné aujourd'hui à l'assemblée nationale il parle des des tice alors les ti ce sont les détenus pour terrorisme islamique on écoute de ne plus avec tout le respect que je vous dois monsieur le député et votre mandat laissez vous laisser dire que l'illustration pénitentiaire ne prend pas en compte le danger que représentent les tice nous faisons le maximum j'assume si ce maximum ne produit pas toujours les effets escomptés je l'assumé totalement mais je peux vous dire que la mobilisation de tous les fonctionnaires pénitentiaires parfois au péril de leur vie et total notamment sur ce secteur paul toussaint parigi vous avez avec d'autres sénateurs ont envoyé une lettre à gérard larcher on va l'avoir d'ailleurs ce sur nos écrans vous demandez quoi une commission denquête l'ouverture d'une commission d'enquêté au sénat tout à fait aujourd'hui il reste comme un flou assez impressionnant sur la tentative d'assassinât sur sur yvan colonnes lorsqu'on apprend qu'il ya 300 caméras dans cette prison de arles quand on sait qu'il ya 185 employés dans cette prison qui a des employés avec un statut d ps la question se pose quand même comment est il possible que deux prisonniers se retrouvent dans la même endroit et avec ce qui ce qui a suivi cette atrocité et cela pendant aujourd'hui le temps varie en a pas deux trois minutes au départ on a parlé de 8 noeuds tenant on est à onze ça devient inquiétant pour la sécurité dans les prisons mais vous vous parlez de quoi de défaillance ou deux vous allez plus loin que ça et effectivement il ya des défaillances et ça nous on ne peut pas les cacher quand on compte quand on on écoute ce matin l'audition et contre derrière vos mots il ya un peu et il ya eu un laisser faire ce que je veux dire dans tous les cas nous avions alerté à plusieurs reprises le cas des prisonniers du commando erignac c'est pas la première fois qu'il ya une agression alain ferrand bien fait l'objet d'une agression dans sa prison il ya quelques quelques années à coup de boules de pétanque donc que nous avions demandé à plusieurs reprises nous et nous sommes allés visiter la prison de poissy et nous avons à plusieurs reprises demander le rapprochement de ces prisonniers parce que on sentait qu'ils étaient en difficulté est en danger voilà une fois de plus nous n'avons pas été entendus mais voilà ce qui arrive aujourd'hui mathieu cette question du rapprochement des des des prisonniers corses ce que ce qu'on appelle les dps détenu particulièrement surveillé faut pas oublier que voilà ce dont on parle c'est là la mort l'assassinât d'un préfet donc j'ai chaque ça justifie le fait qu on les maintient en prison aussi van sant est loin de la corse mais bon tout l'argument d'aider des soutiens d'yvan colonna c'est une décision politique une sorte de vengeance de revanche hausse de 2,2 de l'état du corps préfectoral pour interdire et sanctionner yvan colonnes pour son geste il ya une charge émotionnelle très forte faut il le rappeler je le préfet erignac se fait assassiner quand il après avoir déposé son épouse on alors un concert enfin j'avais parmi nos téléspectateurs et gras qui se souviennent pas de cette histoire il faut le dire aussi il se fait se prend trois balles dans le dos une dans la nuque et devant la tête et et ça a été un traumatisme à l'époque un traumatisme pour évidemment toute l'administration pour tout le corps préfectoral mais aussi pour la france parce que j'ai en ont tué un représentant de l'état comme ça pour ce qu'il représentait plus que pour ceux qui l'avaient fait ou dit parce que c'est pas quelqu'un qui s'était illustré particulièrement par par des provocations même si évidemment rien ne justifie jamais d'assassiner un homme et cette charge symbolique elle résonne aujourd'hui en partie évidemment dans l'opinion corse et chez les jeunes corses qui redécouvre peut-être ils vont colonnes comme ariane à rien de nous le disait et qu'on essaie de vue du continent un mois je n'y suis pas mais on a l'impression que ce qu'on essaie de nous le faire passer pour un prisonnier politique une forme de nelson mandela corse d'une certaine façon alors que c'est un assassin de droit commun c'est une première chose et puis une charge symbolique aussi dans la façon dont l'exécutif géré cette affaire ce matin avec un mail au ministre de l'intérieur qui tout à son désir d'essayer de dire non non l'état n'y est pour rien ce n'est pas un crime d'état parce que évidemment il faut aussi dire que dans cette semaine dans ces manifestations il y avait cette idée peut-être d'un complot de laisser-faire qu'on avait laissé ou fait assassiner enfin fait agresser ils vont en colonne en prison comment il se défendra malin ce matin il dit bah non c'est un crime de terrorisme islamiste et il arrive à yvan colonnes ce qui est arrivé à ce mail pâtit alors là moi j'ai trouvé ça profondément choquant je viens chaque histoire est différente comparaison est par exemple et là au nom de parce qu ils inquiets c'était une question de blasphème et l'autre parce qu'il avait enseigné la liberté de blasphème on rapproche ces ces deux éléments moi je trouve ça particulièrement inappropriée et ce qu'on a le timbre est ce que ça vous choque que ces détenus soient restés n'est pas été j'avais dit rapatriés en corse où est ce que finalement c'est simplement une application du droit non je crois qu'il ya plusieurs aspects c'est-à-dire lancer une application du droit en soit le droit n'a pas été tordu mais il aurait pu être interprété différemment il aurait pu être interprété différemment et on peut se retrouver sur un certain nombre de points là dessus c'est à dire que vous avez en fait trois enjeux il ya la résistance de la préfectorale ça a été évoqué en effet on est dans un crime ça a été dit qui est un crime qui a choqué la france parce que fondamentalement il est choquant c'est la première fois qu'en tuant un préfet de l'autre côté et comme c'est choquant de d'imaginer ou de voir quand on passait encore des détails et héros il en évoquant la corse est connue quarante mille personnes après l'assassinât qu'il faut écouter emmanuel macron lors de son premier discours en corse et puis ensuite quand il revient pour le grand débat ça souvent été oublié où il demande aux nationalistes de faire on va dire leur aggiornamento sur yvan colonna mais pas que vous avez a lieu à l'iut de corte un amphithéâtre s'appelle acquaviva qu'est le nom d'un militant flnc morts au combat donc il ya un problème également c'est à dire que vous avez aujourd'hui en corse des militants fln c'est qu'ils sont héroïsé qui on donne le nom de bâtiments publics le préfet le jour ce jour là n'a pas voulu être là à l'inauguration donc il ya aujourd'hui vraiment pour les natios un aggiornamento qui doit être fait sur tout ça et qui se ressent aujourd'hui dans la rue c'est à dire vous pouvez pas d'un côté héroïsé pendant des années ensuite vous étonnez que la jeunesse est bien manifeste en disant eh bien oui c'est un héros donc là est un sujet ensuite en effet il ya eu des résistances de la préfectorale est en effet il ya probablement eu la part du gouvernement une volonté de garder des billes dans les négociations parce que ben voilà c'est à dire que dans un processus de négociation où c'était une revendication des nationalistes c'est purement cynique mais probablement je n'avance pas et il une possibilité que le gouvernement garde civile a donc dans le procès un procès mais négociation et c'est pas forcément quelque chose d'heureux ensuite vous avez des problèmes de sécurité malgré tout à la prison de borgo et là qu'ils ont pu être avancé et qui probablement aurait malgré tout et pu être traitées en amont mais on veut dire que la prison n'était pas forcément adapté on a un jour évoluer ps on aurait peut-être pu lever se situe dps dont débattent et 200 en coulisses mais il y avait il ya quand même un certain nombre de problèmes de sécurité à borgo et c'est qu'elles auraient pu être les éventuels complexité l'exemple complicité et ce qui aurait pu avoir un téléguidage de réseaux nationalistes c'était ce qui était craint par une partie de l'état est ce que ces craintes justifiées de ne pas lever ce statut peut être pas mais c'est également des craintes qu'ils font entendre pour tous un pari gs que effectivement ce qui s'est passé pour yvan colonna est en effet extrêmement choquant et le fait d'avoir une commission d enquête parlementaire est aujourd'hui nécessaire c'est à dire que s'il ya bien un une fonction du parlement en matière de contrôle des politiques publiques qui mérite une commission denquête c'est justement ce type de dysfonctionnement administratif et là il faudrait qu en effet se prononcer au sénat mais également à l'assemblée yvan colonna pour vous c'est quoi dans l'identité corse dans quelques mois yvan colonna d'abord c'est une personne que j'ai côtoyés avant avant l'assassinât du préfet erignac cette un militant nationaliste qui croyait beaucoup la lutte du peuple corse il était accusé du crime du préfet erignac ne jamais reconnu aujourd'hui un symbole bpt.un fait partie de ces cons on a du mal à entendre le fait que ce soit des prisonniers politiques pour nous ce sont des prisonniers politiques effectivement monsieur même si les choses ont été reprises aujourd'hui yvan colonna je crois il ya de la justice est passée 1 lorsque l'assassinât du préfet erignac a eu lieu les corses sont descendus dans la rue ils ont dénoncé cet acte moi je crois que la justice ait dépassé aujourd'hui on était dans une phase alors je ne sais pas comment on trouve et quel terminologie mais de réconciliation entre entre entre entre l'état et la corse est en fête est arrivé ce drame qui fait que bon tout et tout et tout tout les rangs tout est remis en cause mais je voudrais rajouter quelque chose quand même parce que on a l'impression que c'est seulement ce qui est arrivé à la prison d'arles qui fait que la course aujourd'hui se révoltent c'est pas tout à fait que ça vient de passer quand même certains moments avec un préfet encore ski qui confond et qui a confondu son son statut de préférer que celui d'un gouverneur qui a taxé la collectivité de course sur une amende d'un marché public mal passé mais avec avec bien sûr l'état aussi à la manoeuvre qui repartit en repositionnant de 10 millions d'euros les caisses de la cdc vous comprenez bien que ça lui a fait du mal et puis qui est allé retoqué le règlement intérieur de cette même collectivité qui avait décidé à l'unanimité des partis qui la représente d'utiliser la langue corse aussi lors des débats donc c'est quand même beaucoup de choses qui ont été à un moment donné a cumulé qui ont fait qu'aujourd'hui avant d'aller la pression s'est déchiré dans la rue avec avec beaucoup de jeunes vous l'avez dit rien le chemin c'est assez assez sacem moi ça m'a surpris quand j'ai vu les premières images des manifestations vont peut-être pas parce que vous connaissez très bien la cance mais qu'est ce qui explique cette mobilisation cette radicalisation de la jeunesse corse bien c'est vrai que rappeler des épisodes précédents même si c'est un peu compliqué c'est important parce qu'il y avait une véritable tension avant l'arrivée du nouveau préfet avec le préfet des précédents il ya une telle histoire le drapeau qui a disparu fin mode et des tables d'engueulades effectivement au sein de l'hémicycle de la collectivité de corse qui rassemble qui faisait penser à celle des années la fin des années 90 où il y avait eu au moment du préfet bonnet de grosse blinde de grosses prises de bec effet je pense que cette cette génération là elle a élu comme d'autres gilles simeoni lll attendu nouveau jeudi après tout on a voté à deux tiers on est pour un autonomiste qu'est ce qu'il se passe elle a vu une série de petites ce cas là je vais être des humiliations et puis voilà il ya un effet générationnel comme tout d'un coup on s'est dit bon bah ils font rien ça bouge pas on reprend le flambeau et c'est vrai qu'ils sont très motivés et à tel point que à chaque fois j simonis obligé de calmer cette jeunesse il va lui-même à la fac de corte dans les amphis pour essayer de voilà de faire baisser d'un ton le monde a publié une tribune de la présidente de l'assemblée de corse qui disait qu'elle a elle réclamé elle a réclamé lundi pour les prisonniers c'est parce qu'elle était pressée par ses jeunes et étudiants et c'est la première fois qu'on les voit effectivement si une nouvelle génération il ya eu celle voilà qui a aujourd'hui 70 ans et qui étaient là dont les rues pour essayer de calmer justement ses fils ou petit fils de voilà des derniers mohicans 20 nationaliste et c'est ça qui était frappant c'est qu'on avait sauté une génération ils étaient tous là mais là les plus vieux qu'elle met les plus jeunes parce que c'est vrai que ça ressemblait quand même à d une sorte de guérilla urbaine les combats de rue les bombes agricoles ça fait beaucoup de bruit oui j'ai eu aussi en présentant des forces de l'ordre qui a été roué de coups celui que je préfère nouveau préfet de corse a géré ça je dois dire assez bien parce que c'est vrai qu'il peut la première manifestation pendant trois heures on voyait la police qui se parlaient des charges comme ça ils n'ont pas bougé et puis aussi tout seul il faut pas oublier que ça a commencé aussi par ce paquebot qui est arrivé à ajaccio défense de l'ordre et le préfet moi je pense a bien fait ils étaient en train de discuter avec ses syndicats nationale ici là il a fait repartir des forces de l'ordre parce qu'il savait que c'était le début d'un embrasement il a très bien compris oui sauf que les forces de l'ordre ils ont dit après qu'ils n'étaient pas assez nombreux je suis bon c'est quand même un a raison je pense pas dit que je sais bien mais ça c'est bien vu c'est également un lieu d'embrasement et vieux effectivement est un terme qui avait publié le monde qui montrait que les forces de police n'étaient pas assez nombreuses encore un benjamin morel pourrait comprendre c'est encore une fois sur sur la jeunesse corse il faut se pencher sur le système éducatif et sur la place peut-être deux nationalisme des nationalistes dans 30 mn en partie ce quelque chose qu a notamment bien analysé jérôme fourquet dans un livre qu'il avait fait il ya quelques années sur la corse et qui montrait qu'en réalité il ya un tournant au milieu des années 2000 en réalité en 2000 au moment justement le processus de matignon ex ha vous avez une politisation et une radicalisation de la société corse dont aujourd'hui les fruits en termes de jeunesse maariv à l'âge adulte et à partir de là et bien rentrer dans un processus qui est un processus est un processus qu'on connaît assez bien on a connu par exemple ça en catalogne en catalogne ça c'est intéressant de voir l'évolution de la de la droite catalane aise c'est à dire que vous avez une génération plutôt d'autonomistes qui forment une jeune génération sur ses idées régionaliste assez radicale et au bout d'un moment qui est dépassé c'est à dire que au moment de la crise du milieu des années 2010 à 2015 et bien la jeunesse catalane de la droite catalanes demandent aux autonomistes devenir indépendantisme et la vieille garde est obligé de reculer au bout d'un moment et finit par entrer dans un processus de radicalisation et de bras de fer avec l'état espagnol vous les connaissez ce crise en partie en ces temps partiel ce qui est en train de se passer en corse étaient les hôtes en 2000 et cantine quand ils ont obtenu l'autonomie pas forcément ses dépens alors ça c'est ce qu'ils sont eux qui ont la main ça pour le coup c'est quelque chose qu'on analyse assez bien en sciences politiques c'est à dire qu'on voit dans les différents pays européens qui ont mis en place pas tant une décentralisation approfondies ni même un fédéralisme mais décentralisation différencier et le moment où vous différencier les statuts vous avez deux phénomènes qui se produisent d'abord une fois que l'autonomie et obtenu l' et bien les autonomistes en plus grand-chose à promettre c'est à dire que à part le logiciel gestionnaire le grand récit nationaliste à ses clients qui le portent sont les indépendantistes et très rapidement ils sont supplantés par les indépendantistes est le premier mouvement ensuite vous créer un mouvement de mimétisme entre collectivités regardez ce qui s'est passé en grande bretagne c'est assez intéressant en 1997 d'évolution là le pays de galles a un statut qui est moins favorable que celui de l'ecosse les gallois disent non nous on a un statut à l'écossais s'ils obtiennent en 2011 en 2012 des écossais disent qu'on n'est pas comme légal one on veut un statut qui est meilleure et l'obtiennent en 2012 et gallois disent non c'est pas possible les écossais disent non plus ils nous suivent derrière nous on veut l'indépendance est là aujourd'hui c'est ce qu'on voit aux mines haut possible et c'est le danger c'est à dire que si vous regardez aujourd'hui quel est le modèle frédéric bierry en alsace c'est la corse si vous regardez quel est le modèle des bretons qui ont été visitées frédéric bierry lors des régionales c'est l'alsace quel est le modèle de la corse aujourd'hui c'est en effet les collectivités de l'article 74 et c'est là vous avez un danger profond on a analysé dans l'ensemble des autres pays d'europe allez avoue mode la conclusion mais je sais dit réagir paul toussaint paris moi je crois que que gilles c'est bien là était clair je ne sais mais on est un autonomiste et non pas indépendantiste je crois que c'est eux c'est encore lui l'enfer de la corse bien sûr c'est l'homme fort de la course est impossible de penser qu'aujourd'hui jc m'éloigner ne soit plus dans le jeu politique c'est pas possible ça celle ci vient dé l'homme fort de la course il a démontré tout seul qui pouvait avoir une majorité absolue sur son nom et c'est la première fois que cela s'est passé en corse ensuite géré je ne peux pas entendre que les que les jeunes course se soit radicaliser moi j'étais au coeur des événements alors on fait beaucoup de botton coup de bruit effectivement il ya eu deux manifestations qui ont qui à un moment donné va coûter sont terminés la rue un peu de la rue a parlé moi ces jeunes courent cela ce sont 10 est pour les gilets jaunes qui ont nos clients saccagé l'arc de triomphe on a parlé de gilet jaune à radicaliser le sang séché les cours quand des gens en dessous du raisonnable on est là pour les accompagner et moi je prends le temps de parler que ce sont des violents que son de la racaille comme j'ai entendu sont des résistants des gens qui veulent aider des jeunes qui est qui qui sont critiqués kick qui sont aujourd'hui sanaa dira-t-il et hérésie la violence des résistants oui pour moi je verse pas de radicaliser ça veut dire radicaux moi ça m'a frappé j'ai vu des très jeunes filles qui tenait la banderole etc je n'ai pas du tout c'est pas une critique elle était très politisé très politisée et très radical c'est de la colère c'est de la colère on a énuméré tout ce qui s'est passé avant on veut dire c'est pas possible il ya un moment donné je vois même au sénat il ya un mépris sur la question corse un déni de démocratie et un moment donné je dire bye s'exprime dans la rue à lui très vite un dernier mot ce qui est vrai en tout cas c'est que je pense qu'il ya dix ans un mot comme ça prononcé autonomie en une de corse-matin serait mis en émoi toute la classe politique française et aujourd'hui ça quand même changer effectivement je suis d'accord il ya souvent un mépris à l'égard de la grèce mais là je trouve que quand même ça se passe de manière beaucoup plus calme que l'on aurait pu imaginer avec un tel mot merci à tous les trois d'avoir participé à ce débat sans
Gérald Darmanin