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InterviewRCF — L'Invité de la Matinale (sur Site radio)· 22 juillet 2025 15 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiRetraitesSanté

François Bayrou peut-il sauver les finances de la France ?

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 70 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:24OuverteÉludée

    Le plan Bayrou peut-il sauver les finances de la France, lui épargner l'humiliation du FMI ?

  • 1:26OuverteRéponse partielle

    Comment ça se présente pour François Bayrou dans ces deux mois qui viennent où il doit présenter sa copie ? Est-ce qu'il y a des choses à revoir pour éviter la censure ?

  • 2:56FerméeRéponse directe

    Y compris le patronat ?

  • 5:26OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on est fait à bons endroits, Denis Jacquet ?

  • 6:20OuverteRéponse directe

    La France est fâchée avec la valeur du travail ?

  • 6:50RelanceRéponse directe

    32% des cadres quoi ? Je n'ai pas compris.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:47PrésentateurChiffre
    « en contrepartie de la suppression de deux jours fériés pour un gain attendu de 4,2 milliards d'euros. »
  • 3:19InvitéFait
    « Pensez que les entrepreneurs qui créent de la richesse, au lieu de penser à les taxer, on aurait plutôt besoin de les inciter à créer encore plus de richesses, parce qu'elle va servir à tous. »
  • 6:39InvitéChiffre
    « 32% des cadres qu'on force plus ou moins à quitter le monde du travail prématurément sont des gens qui décompensent des maladies ou sombrent dans la dépression ou les dépendances dans les six premiers mois de leur départ. »
  • 7:03InvitéFait
    « Et comme, en fait, il n'y a pas de taux de retour à l'emploi des plus de 50 ans en France, il est quasiment nul. »
  • 7:42InvitéChiffre
    « On nous avait promis 150 000 fonctionnaires en moins. On a réussi péniblement à en enlever 5 000. »
  • 8:51InvitéChiffre
    « Ce qui nous coûte le plus cher en France, c'est les collectivités territoriales. Et deuxièmement, c'est le budget de la santé. C'est des budgets qui ont pratiquement doublé sur les 20 dernières années. »
  • 9:05InvitéChiffre
    « Et puis, surtout, ce n'est pas 44 milliards qu'il nous faut. Il faut qu'on arrive à 100 milliards. »
  • 11:07PrésentateurChiffre
    « qu'il y a 67 millions d'habitants en France, 75 millions d'assurés sociaux. »
  • 11:16PrésentateurChiffre
    « Mais la Cour des comptes a dit qu'il y avait au moins 2 millions. J'essaie de retrouver le chiffre exact d'entre 4 et 5 millions de personnes immatriculées en trop par rapport à la population réelle. »
  • 12:33InvitéFait
    « je connais des personnes qui utilisent à trois ou quatre la même carte d'identité. »
  • 13:13InvitéFait
    « une génération qui aimait la France, s'insérait, elle bossait, elle avait du boulot, elle aimait ce pays et elle en adhérait, elle préservait ses valeurs, ce qui était très bien. »

Temps de parole

  • Invité78 %
  • Présentateur20 %

3,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Ce programme est disponible grâce aux dons de nos auditeurs. Pour diffuser un message d'espérance, rendez-vous sur rcf.fr. Louis Dauphren, votre invité, Denis Jacquet. Et il est question du plan Bayrou dans le contexte international. Oui, le plan Bayrou peut-il sauver les finances de la France, lui épargner l'humiliation du FMI ? Ça, c'est une perspective plus ou moins lointaine. C'est vrai, on va essayer de voir si cela est possible d'y échapper. On espère évidemment tous que cela ne se produira pas. Pour cela, il faudrait déjà que le Premier ministre échappe à la censure. De toute part, des voix s'élèvent pour dénoncer ce plan Bayrou.

Les organisations patronales elles-mêmes s'inquiètent de la contribution qui serait demandée aux entreprises en contrepartie de la suppression de deux jours fériés pour un gain attendu de 4,2 milliards d'euros. Parallèlement, une intersyndicale vient de lancer une pétition pour exiger l'abandon immédiat des mesures présentées la semaine dernière et notamment donc la suppression des deux jours fériés. Les syndicats voient dans ce plan un musée des horreurs, disent-ils. Quoi qu'il en soit, François Bayrou n'entend pas reculer. Il s'en est né deux mois pour mettre un point final à ce plan de rigueur budgétaire sur lequel les oppositions menacent de le censurer.

Denis Jacquet vient assez régulièrement quand il est de passage à Paris puisqu'il vit aux Etats-Unis pour commenter l'actualité. Diplômé d'HEC, fondateur de Parrainer la Croissance et de Top Crime. C'est le Netflix des meilleures conférences mondiales pour les entreprises. Bonjour Denis Jacquet. Bonjour Louis. Comment ça se présente pour François Bayrou, à votre avis, dans ces deux mois qui viennent où il doit présenter sa copie ? Est-ce qu'il y a des choses à revoir pour éviter la censure ?

1:35
Invité

Alors, s'il est venu là pour espérer avoir une once de bonheur, il faut vite qu'il renonce à ce job rapidement. Je pense que, de façon globale, hors cette situation extrême d'instabilité politique, personne n'aurait appelé Bayrou comme Premier ministre parce qu'on ne voit pas l'intérêt que Bayrou peut bien apporter à la France aujourd'hui. Enfin, je veux dire, quelqu'un qui aujourd'hui ignore complètement les technologies, le digital, à l'heure où c'est le sujet le plus important, personne n'avait envie de ça. Donc, Barnier, Bayrou, c'était les seuls sacrificiels possibles qu'accepter un job totalement impossible.

D'ailleurs, quelque part, je ne sais pas si c'est à leur honneur, parce que Bayrou, c'était quand même plutôt pour la gloire et l'égo, mais grosso modo, je pense qu'il doit se mordre les lèvres un petit peu tous les jours. Je pense que, grosso modo, pour prendre une réflexion un peu triviale, on est dans une impuissance politique totale. L'impuissance n'a jamais donné, n'a jamais permis de créer la vie. Ça se saurait. Bon, je suis désolé, ce n'est pas très joli pour le matin, mais il n'y a que ça qui me venait au réveil. Mais donc, aujourd'hui, Bayrou est dans une situation où, de toute façon, il ne fera que des malheureux.

Donc, trouver une situation où vous faites des malheureux quand vous êtes majoritaire, ce n'est pas très grave. Quand vous n'avez pas de majorité, ça veut dire qu'en fait, vous n'avez que des oppositions. Qu'en plus, ces oppositions sont toutes d'une irresponsabilité totale, c'est encore plus difficile comme exercice.

2:56
Présentateur

Y compris le patronat ?

2:57
Invité

Y compris le patronat, parce que le patronat, en fait, aujourd'hui, essaye quand même, puisque la droite ne fait plus ce boulot, de dire, pensez quand même que les entreprises, on en a un peu besoin. Pensez que les entrepreneurs qui créent de la richesse, au lieu de penser à les taxer, on aurait plutôt besoin de les inciter à créer encore plus de richesses, parce qu'elle va servir à tous. Donc, comme la droite ne le fait plus, le MEDEF le fait, mais je veux dire, c'est tellement attendu par tous et tellement peu écouté, parce que les gens disent, bon, c'est un discours de patron, enfin, on connaît le mot en France. Donc, finalement, on a quoi aujourd'hui ?

On est une Assemblée nationale dont la première caractéristique, c'est l'irresponsabilité. C'est-à-dire qu'ils voient qu'on est dans le précipice, mais il y a les municipales l'année prochaine, il y a les élections présidentielles dans deux ans. Et donc, le seul mot d'ordre, c'est, il faut qu'on satisfasse nos troupes. Et chacun pense avoir encore des troupes. Donc, la RFI, quand même la plus grande honte politique que ce pays n'aura jamais eue aujourd'hui, va consulter les frères musulmans et se dire, bon, alors qu'est-ce qu'on leur donne ? La droite, on ne sait pas trop encore ce que c'est aujourd'hui.

Alors, on va dire que Retejo, Retejo, c'est la boîte, donc il est sur des thèmes migratoires, sur lequel le RN est également, donc chacun, Sioti et d'autres, vont se battre sur cette espèce de fromage qu'ils pensent énorme, qui est un gros fromage, mais qui est quand même insuffisant pour entraîner un pays comme la France. La gauche, on ne sait plus trop ce que c'est, mais évidemment, elle pense qu'elle a encore les fonctionnaires, donc surtout pas d'efforts sur les fonctionnaires. La droite, normalement, devrait dépendre du milieu économique, mais elle est inaudible sur le sujet. Et le RN, finalement, vu la proportion des gens qui votent au RN, il y a toutes les couches de la société.

Donc, en fait, elle est obligée de faire plaisir à tout le monde, mais comme Macron l'a fait à la dernière élection présidentielle, avant tout pour les plus âgés. Donc, le sujet du gel sur les retraites, de tout ce qui touche les plus âgés, c'est un sujet tabou parce que tout à coup, ils perdent 2027. Donc, en fait, ils ne pensent qu'à leur intérêt personnel. La France n'a aucun intérêt pour eux. L'élection municipale, c'est le prochain graal ou le prochain sommet à conquérir. La présidentielle vient tout de suite derrière. Donc, chacun va s'attacher à préserver des dépenses qui constituent essentielles. Et forcément, chacun considère que ce budget, il est inacceptable.

Alors, je ne sais plus, vous avez utilisé un terme tout à l'heure que j'ai oublié, mais qui est... Le FMI ? Non, non. La façon dont a été qualifié ce budget d'infâme, de musée des horreurs. Alors, effectivement, quand on est obligé de faire des sacrifices, c'est toujours une horreur pour celui qui fait le sacrifice. Mais là, tout le monde a besoin de le faire.

5:26
Présentateur

Est-ce qu'on est fait à bons endroits, Denis Jacquet ?

5:28
Invité

Non. Alors, évidemment, non. Je veux dire, tout ça... Alors, oui et non. Il faut reconnaître à Bérou une chose, c'est que dans cette période d'instabilité où il a tout le monde contre lui, il est vent contraire, le type quand même pose la question, enfin, lui et son entourage, du travail, de travailler plus, de supprimer des jours fériés, de racheter sa cinquième ou sixième, parce que je ne sais plus, comme aux Etats-Unis, il y a deux semaines de congés payés pour les cinq premières années d'activité. Moi, j'ai perdu la notion de cinq ou six semaines. Du coup, de supprimer ça, ça, je dois reconnaître que c'est super courageux de poser la question de la durée et de la valeur du travail.

À un moment donné où on perd en productivité, ça, je dois lui reconnaître que, franchement, quand j'ai entendu ça, je me suis dit, bon, de toute façon, perdu pour perdu, autant lancer des bombes. Mais là, c'est une belle bombe dans un pays comme la France.

6:20
Présentateur

La France est fâchée avec la valeur du travail ?

6:23
Invité

Les socialistes ont tué la valeur du travail à partir de 1981 avec la pré-retraite en disant, quittez plutôt le monde du travail et vous serez plus heureux. On a vu à quel point ça a paupérisé les populations, à quel point les décompensations, enfin, je ne veux pas le faire ce matin, mais les décompensations de maladies, notamment des cadres qui quittent prématurellement le monde du travail, c'est juste plus de 32% des cadres. C'est quelque chose qui est sous le tapis en France, donc ça a été une hérésie.

6:50
Présentateur

32% des cadres quoi ? Je n'ai pas compris.

6:52
Invité

32% des cadres qu'on force plus ou moins à quitter le monde du travail prématurément sont des gens qui décompensent des maladies ou sombrent dans la dépression ou les dépendances dans les six premiers mois de leur départ. Et comme, en fait, il n'y a pas de taux de retour à l'emploi des plus de 50 ans en France, il est quasiment nul. Du coup, ils restent jusqu'à la retraite dans cet état et ils sont dans un état lamentable. Donc, l'AGIR qui a financé des plans pour les récupérer, mais bon, moi, je le sais parce que je l'ai vécu moi-même. Mon père a vécu cette situation et on est mort. Donc, j'ai analysé les statistiques là-dessus et elles sont sans appel.

Donc, on a tué la valeur travail depuis les années Mitterrand. Les 35 heures sont arrivées par là-dessus, etc. Donc, je trouve ça très courageux de le faire. De l'autre côté, il y a plein de mesurettes et des mesures dont on n'est pas sûr. Le coût des fonctionnaires qui soient remplacés à 1 sur 3, on nous l'a déjà fait. On nous avait promis 150 000 fonctionnaires en moins. On a réussi péniblement à en enlever 5 000. Donc, aujourd'hui, il faut tailler dans la masse. Il faut reprendre du Claude Allègre. Il faut vraiment dégraisser le mammouth. Donc, toutes ces agences dont on parle, il faut vraiment les enlever pour la plupart. Il en a parlé. Voilà.

Ensuite, il faut faire du Elon Musk version française. C'est-à-dire que tout ce qu'on pensait pour financer le milieu, les milieux associatifs, les aides, les trucs, provisoirement, il faut tout remettre à zéro et tout reconstruire avec une vraie stratégie. Je pense que, sur le coup, c'est très brutal ce qu'on voit d'ici, de ce que faisaient Trump et Elon Musk. Mais d'ici quelques années, on verra que ça aura eu un véritable intérêt. Parce qu'à un moment donné, l'amélioration incrémentale des dépenses publiques, ça n'existe pas. Soit c'est brutal, soit on ne fait rien. Voilà. Parce que le navire continue, le Titanic, on peut dire oui, on a réussi à fermer une pompe et puis un compartiment.

Mais le Titanic, il continue à couler. Donc, ça ne sert à rien. Donc, ou on bloque tout ou on ne bloque rien. Donc, aujourd'hui, les vraies questions, c'est les collectivités territoriales. Il ne faut arrêter de parler que de l'État. Ce qui nous coûte le plus cher en France, c'est les collectivités territoriales. Et deuxièmement, c'est le budget de la santé. C'est des budgets qui ont pratiquement doublé sur les 20 dernières années et qui sont responsables à elles seules de l'essentiel du déficit public aujourd'hui. Donc, tant qu'on n'a pas réglé ça, on n'a rien réglé. Donc, le reste, on va toucher 3 milliards par-ci, 3 milliards par-là.

Et puis, surtout, ce n'est pas 44 milliards qu'il nous faut. Il faut qu'on arrive à 100 milliards. Donc, 100 milliards, on est très loin. Et une fois qu'on a fait ça, on n'a toujours pas investi dans l'avenir. Donc, où est-ce qu'en plus, on trouve des ressources pour s'endetter ? Un moment où personne ne nous fait plus confiance ou a des taux d'intérêt qui nous plombent aujourd'hui et plombent la dette, c'est très compliqué. Denis Jacquet, vous vivez à New York. Vous vous faites soigner aux États-Unis ? Oui. Alors, du coup, heureusement, il y a des mutuelles, notamment pour les... Vous soyez italien, allemand, français, etc. Des mutuelles de votre propre pays qui assurent les expatriés.

Parce qu'il ne faut pas oublier que les Français ont quand même un million et demi de nos concitoyens, sont dans le monde entier. Donc, on développait des offres de mutuelles, etc., qui sont acceptables. Moi, ce que je paye avec une mutuelle internationale française est en gros le tiers de ce qu'un Américain paye. Et déjà, je peux vous assurer que c'est déjà très cher. Donc, un Américain d'un certain statut avec deux ou trois enfants paye au minimum 30 ou 40 000 euros de dollars à l'année. Donc, c'est des sommes colossales pour avoir un système de santé et une capacité de se faire rembourser qui est importante.

10:11
Présentateur

Mais ça veut dire que son salaire est beaucoup plus élevé, donc ?

10:13
Invité

Le salaire aujourd'hui, même si vous travaillez dans un restaurant à New York, je ne connais pas un serveur en dessous de 4 000 ou 5 000 dollars par mois. Mais en même temps, un studio à Paris va coûter quelques centaines d'euros. Elle est peut-être 1 200, 1 300 euros. Il n'y a rien à moins de 3 000 ou 3 500 dollars à New York. Donc, les proportions sont aussi relativement gardées. Mais globalement, le système américain paye plus cher les salariés dans les grandes villes. Et surtout, le montant des charges sociales est pratiquement deux fois et demi moins élevé. Donc, quand vous avez un 100 brut, vous avez quasiment un 90% selon les États en net.

Donc, dans la poche des salariés, ce n'est pas la même histoire.

10:50
Présentateur

Denis Jacquet, tout est une question finalement quand même de choix politique et de choix de modèle. La France est réputée pour la générosité de son modèle. On ne peut pas le lui retirer. D'ailleurs, il y a beaucoup de fraudes sociales. Il y a une fraude sociale aussi dont François Perrault a assez peu parlé. Par exemple, Charles Pratt s'avait indiqué dans une étude, l'ancien magistrat, qu'il y a 67 millions d'habitants en France, 75 millions d'assurés sociaux. Et ce chiffre avait été contesté. Mais la Cour des comptes a dit qu'il y avait au moins 2 millions. J'essaie de retrouver le chiffre exact d'entre 4 et 5 millions de personnes immatriculées en trop par rapport à la population réelle.

Donc, la générosité française déborde largement. C'est le choix qui a été fait de l'État-providence. Vous contestez ce choix. Vous dites qu'on doit tout faire pour maintenir ce modèle-là ou il faut changer de modèle ?

11:35
Invité

Quand on élit un président, quel qu'il soit de droite, de gauche ou d'une autre formation, on la lit pour faire l'avenir de ce pays. Garantir l'avenir de ce pays nécessite deux choses. Soit on est extrêmement riche et très opulent et on peut se permettre de gérer la misère du monde. Soit on est dans un état de faillite quasi avéré comme aujourd'hui et ce n'est juste pas possible. Donc, à un moment donné, la générosité commence par le fait d'en avoir les moyens. Et donc, il faut d'abord s'occuper des siens et puis ensuite, on s'occupe des autres. Maintenant, on sait tous, la question qui est derrière, c'est la question quand même principalement de l'immigration.

Alors moi, pour des raisons familiales, étant donné mon mariage, etc., je connais extrêmement bien ces pratiques. Parce que dans quelque part, dans ma famille éloignée, elles sont très courantes. Je suis désolé, mais effectivement, sur certains noms ou certaines origines, je connais des personnes qui utilisent à trois ou quatre la même carte d'identité. Parce que quand vous la regardez, vous êtes incapable de faire la différence simplement. Et puis, sur les noms, sur mes plusieurs épouses, etc., tout à coup, il y a plusieurs épouses et il y a plusieurs allocations familiales et il y a plusieurs appartements. C'est juste hallucinant.

Donc, du coup, il faut se poser cette question et non pas parce qu'on n'est pas généreux. Parce que si encore, ce qu'on a connu, vous et moi, parce qu'on est un peu plus âgés et qu'on a connu ça, moi, je suis né dans une ville qui est un centre d'accueil de l'immigration en France, qui est Flair dans l'Orne. Bon, elle est aujourd'hui à 27 ou 28% turques, marocaines, algériennes, etc. Une ville de basse Normandie, rurale, agricole. Bon, il y a 28 ans, il n'y avait pas de problème.

Parce que la génération des grands-parents ou des parents, qui était une génération qui aimait la France, s'insérait, elle bossait, elle avait du boulot, elle aimait ce pays et elle en adhérait, elle préservait ses valeurs, ce qui était très bien. Et en même temps, elle adhérait à celle de la France, comme les Juifs l'ont fait toujours très bien partout où ils sont installés. Ou même sans religion, les Chinois aujourd'hui, qui entend parler des Chinois à Paris ? Personne, ils s'insèrent, ils bossent et puis c'est tout. Et donc, tout à coup, on rentre en affrontement. Donc, se pose une double question. D'un côté, la tricherie et le vol, parce qu'il n'y a pas d'autres qualificatifs.

Et en même temps, l'affrontement avec le reste de nos valeurs et de nos cultures. En fait, tout ce qu'attise aujourd'hui la LFI en disant, en gros, on adhère à... Je veux dire, quand on arrive à Hassan comme une de ses principales protagonistes, on a compris qu'il nous intéressait dans la population. Donc, voilà. Donc, je pense que ce n'est plus une question de générosité aujourd'hui, c'est une question de résultat. Et si le résultat s'oppose à la France, on n'a aucune raison de continuer à alimenter une population. Et à nouveau, si elle n'était pas musulmane, ce serait autre chose. Elle s'oppose à la France. Elle n'a rien à y faire.

14:18
Présentateur

La question du modèle social se pose, en tout cas, de toute façon, pour François Bayrou, dans quelle mesure la France aura toujours les moyens de maintenir ce modèle ? Merci, Denis Jaquet, d'être venu ce matin nous éclairer sur l'actualité. Je rappelle que vous avez fondé Parrainer la Croissance et Top Crimes, société que vous qualifiez de Netflix, des meilleures conférences pour les chefs d'entreprise. Merci, à bientôt. Bonne journée. Sous-titrage Société Radio-Canada