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interview28 minutes - ARTE· 29 avril 2026 46 min

Frédéric Pajak / Violence politique aux États-Unis / Pas touche au 1er Mai ? | 28 minutes | ARTE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[musique] Bonsoir, [musique] soyez les bienvenus dans 28 minutes. Merci de votre fidélité et à vous aussi mes camarades. Ce soir au sommaire, deux actualités.

Tout d'abord la tentative d'assassinat de Donald Trump 5e en 10 ans du jamais vu dans l'histoire américaine qui a pourtant connu plusieurs présidents assassinés. Le dernier GFK John Fidgeral Kennedy tué à Dallas en 1963. Comment expliquer une telle violence qui gangraine et fragilise la démocratie américaine pour la porte-parole de la Maison Blanche ?

C'est clair. On y reviendra ce soir. Autre actualité, le 1er mai est le boulot.

Le gouvernement souhaite que les fleuristes et les boulangers puissent faire travailler leur salariés volontaires le 1er mai. Un projet de loi a été présenté ce matin au conseil des ministres pour 2027. Alors principe de réalité économique ou totem intouchable pour les syndicats mis à mal.

On évoquera ces deux sujets ce soir avant de vous retrouver Marie Bonissau et Xavier Maudi pour vos chroniques et avec la science Élisabeth pour éviter le pire la revue Nature annonce que des scientifiques ont identifié un nouveau coronavirus Nature c'était bien cela un coronavirus transmissible à l'homme et ces coronavirus identifié en laboratoire je vous rassure nous vient des chauves-souris l'occasion de se poser la question pourquoi ces pauvres souris seraient-elles chauves moi c'est un choix [rires] vraiment et vous Marie moi je vous fais le récit du sauvetage en cours d'une pauvre baleine à boss qui s'est échoué en Allemagne et qui fascine tout le pays depuis plus d'un mois. Elle a même un prénom. Elle s'appelle Timy.

À tout à l'heure. Et pour commencer, joie immense de recevoir Frédéric Pajac, le créateur du festival du dessin d'Arl dont la 4e édition court jusqu'au 17 mai pour Pajac. écrivain, dessinateur, éditeur et auteur des admirables manifestes incertains des biographies dessinées consacrées à des artistes marginaux et fulgurants.

Écrire sans dessiner, ce serait comme vivre sans respirer. On reçoit un génie, disons le mot, un génie, une légende inspirée, l'œuvre noir pasaj. [musique] Frédéric Pajac, bonsoir.

Bonsoir. C'est une immense joie de vous recevoir. Vous êtes un immense artiste.

Je vous présente Marjoria Adelson et Benjamin Sport. Le 4e festival du dessin d'Arl, c'est vous. Ça se déroule jusqu'au 17 mai.

Voici le catalogue. Il est spécial altérophilie. Il est formidable.

Il est beau comme tout. Il est très lourd. Et le thème de cette année, c'est l'Italie.

Hm hm. Je crois que vous avez dit quelque part j'ai une relation conjugale avec l'Italie. Oui, on peux le dire.

Ouais, j'aime tout. Non mais j'aime tout. J'ai la relation intime avec l'Italie depuis ma mon enfance.

J'ai toujours aimé. J'adore la cuisine italienne, j'adore l'architecture italienne et le dessin italien. Et le dessin italien.

Ouais. En l'occurrence des dessins de cinéastes entre autres. Ouais.

Qui il y a Fellini ? Oui. Euh Pasolini.

Il y a aussi un écrivain de Bouzzati. Dino Buzzati. Puis il y a Guido Crepaateur de bande dessiné, le créateur de Valentina.

Hm hm. Mais en fait c'est vraiment une traversée du 20e siècle avec la collection Rameau de Milan et on voit les des auteurs importants du 20e siècle par exemple les futuristes italiens Georgio de Kirico, son frère Saignot et puis et puis le le l'arte tout ça à Harle au festival du dessin. On reparle avec vous mais de votre carrière à vous Pajac après votre profil idéal réalisé par Gael Legrin. [musique] Frédéric Pajac, vous êtes romancier, poète, auteur d'une trentaine d'ouvrages, créateur de journaux ou encore cfondateur du festival de dessin d'Arl.

Multiplier les activités artistiques permet-il de sublimer la mélancolie ? Pour répondre à cette question, vous avez le profil idéal. Vous naissez le 10 décembre 1955 à Surè en banlieue parisienne.

Votre mère Katia enseigne la langue allemande. Votre père est peintre. Sa curiosité intellectuelle [musique] était insatiable.

Le 27 juillet 1965 entre Paris et Strasbourg, il meurt dans un accident de voiture à l'âge de 35 ans. J'avais 9 ans, j'ai toujours 9 ans. Depuis, [musique] je suis en déracinement perpétuel.

En Suisse, dans les années 80, vous fondez Voire le magazine des arts ou encore le journal satyrique l'éternité. En 1999, [musique] à l'âge de 45 ans, vous publiez l'immense solitude. Dans ce livre écrit et dessiné, vous mélangez autobiographie [musique] et récit des derniers séjours de Nietzsche et de l'écrivain italien César et Pavisé à Turin.

Nietzsche et pavézé, [musique] deux orphelins de père comme vous deux jusqu'aux bouistes de la mélancolie. En 2002 avec humour, vous vous [musique] intéressez à la vie de l'écrivain irlandais James Joyce. Il dit justement "Toute mon œuvre est humoristique et au fond les gens ne le comprennent pas." Je me suis dit est-ce que je vais trouver l'humour ?

Euh mais je l'ai pas trouvé finalement. J'ai j'ai trouvé au fond le désespoir. À partir de 2012, vous inaugurez [musique] une série intitulée manifeste incertain.

Sur le modèle de votre immense solitude en associant texte et dessins, vous racontez Walter Benjamin, Ezra Pound, Vincent Van Gog, Malcom [musique] Lorry, Alberto Dacometti, Fernando Pessoa ou encore les poétesses Émilie Dickinson et Marinat Zvetaeva. J'interprète leur désespoir avec les yeux de mon désespoir. Émilie Dickinson ne publie qu'une dizaine de poésies dans un journal local de son vivant.

Marinade Fayeva est éliminé de la poésie russe par le par l'Union soviétique. Depuis le 18 avril et jusqu'au 17 mai à Harle se tient le festival du dessin que vous dirigez. À propos du dessin, vous précisez c'est notre premier langage dans [musique] l'histoire de l'humanité mais c'est aussi notre premier langage comme enfant.

Ben oui, on se souvient de l'art pariétal he les grottes de Lasco ou de Chauvet. Votre premier dessin Frédéric Pajacqu vous en souvenez ? Je crois que vous vous en souvenez très bien.

C'était une baleine un peu particulière. Oui, une baleine avec des dents en chocolat. Avec des dents en chocolat.

Elle était en couleur ou en noir et blanc ? Car en couleur. En couleur.

Et vous êtes passé quand au noir et blanc ? Beaucoup plus tard. Ah je je passé très très tard.

Très tard. 45 ans. Ouais.

Dans un certain Frédéric Pajac que voici qui a été publié en 2017, vos admirateurs, ce sont même plus des admirateurs, c'est des admirateurs, parlent de vous. C'est souvent lyrique. Il y en a un qui dit "L'œuvre de Pajac, c'est un long sanglot inconsolable." Et puis il y a quelqu'un qui s'appelle Philippe Garnier, un traducteur qui dit "C'est un prodigieux emmerdeur, pas Jacques.

Ça veut dire quoi ? En quoi êtes-vous un emmerdeur ? Je peux pas, j'en sais rien.

Il faut lui laisser la liberté de Faut laisser la liberté de de commenter. Je me considère pas comme un emmerdeur. Comme quoi ?

Comme un poète. Oui. Oui.

Benjamin. Et alors, vous avez choisi pour cette nouvelle édition du festival de dessin Éric Cantona comme parrain. Pourquoi donc ?

Pourquoi cette personnalité ? Alors, j'avais entendu parler euh je crois à la radio ou à la télévision, je me souviens plus, il parlait du dessin de la peinture et il disait qu'il peignait lui-même et qu'il était collectionneur. Et il m'avait beaucoup euh touché la façon dont il a parlé de ça et son père que j'ai rencontré d'ailleurs et fait de la a fait de la peinture. il était infirmier psychiatrique et puis à côté de ça, il faisait la peinture et donc je me suis dit tiens si ce serait une bonne idée de le rencontrer et de et de lui proposer d'être d'être le le parrain de de et donc il a tout de suite accepté.

Il s'est même étonné qu'on lui ait pas demandé ça à la première édition donc en toute modestie en toute modestie. Oui. Oui.

Non mais c'est c'est je suis très content d'avoir fait sa connaissance. La différence entre le dessin et le et l'écriture, le dessin, vous évoquez ça comme une transêve éveillé alors que pour écrire, il faut être pleinement absolument conscient. Ouais, je pense que enfin dans mon cas en tout cas, j'écris tous les jours, je lis beaucoup surtout parce que pour faire un livre sur ce par exemple, écrire lire, il faut il faut il faut beaucoup lire.

Oui, tout à fait. Et puis euh donc j'écris de façon euh consciente, concentrée et cetera. J'essaie j'essaie d'être rationnel dans mon rapport à l'écriture que le dessin je je moi j'arrive à faire h dessins par par jour ce qui est énorme et ce qui me met dans un état de second quoi.

Je suis dans un état second parce que je je fais ça je suis enfermé dans mon dessin quoi. Ce qui est pas le cas avec l'écriture. H on va évoquer avec vous Frédérique Pajac et avec Marjorie des concerts dessinés.

Ça se développe de plus en plus. Oui, Frédéric Pajac, vous faites dialoguer écrit et dessins. D'autres font des ponts entre dessin et musique.

En France, les concerts dessinés, vous le disiez, prennent de plus en plus d'ampleur. Alors, le concept est simple. Des artistes dessinent des œuvres en même temps qu'un concert en live.

Vous le voyez, un travail d'improvisation et d'écoute simultanée avec les musiciens où les dessins sont projetés en temps réel sur grand écran. L'objectif c'est de créer une expérience immersive mais aussi poétique. Le Louvre, la Philharmonie de Paris, l'orchestre national de Bretagne ou le festival de BD d'Angoulem propose par exemple ce genre de spectacle à la croisée des disciplines.

Frédéric Pajac, est-ce que créer des passerelles comme ça entre le dessin et d'autres disciplines artistiques, c'est une manière aussi de le rendre plus populaire ? euh plus populaire, je sais pas parce que en fait c'est il a malentendu parce que les gens euh croient que le dessin ça s'adresse à une élite et euh c'est malentendu parce dessiné et donc il ils savent ce que c'est le dessin. Ça mieux que que mieux que d'autres arts en fait ou que d'autres sports qu'ils ont fait plus tard mais le dessin c'est très jeune.

Et donc il y a il y a une sorte de malentendu et et c'est vrai qu'on est nous on propose aussi des concerts dessinés dans le festival et c'est vrai que ça amène un autre public. Alors ça amène un public qui bon on a fait avec des avec un orchestre symphonique, on a fait avec des des des musiciens euh solo ou en petite formation et puis ça ça amène effectivement un autre public. Ça c'est quand même le le but du festival c'est c'est de montrer que ça qu'on s'adresse à tout le monde, qu'on s'adresse pas du tout à des spécialiste du dessin.

À propos de s'adresser à tout le monde, vous avez été éditeur de journaux. Vous avez créé des journaux mémorables station gaié, l'hebdomadaire, l'éternité hebdomadaire et alors un journal incroyable en 2012, 9 semaines avant l'élection. Je crois que vous avez perdu tout ce que vous aviez mais ça vous a littéralement éclaté.

Vous avez pas envie de refaire pareil en 2027 semaines avant l'élection et de nous régaler avec des dessins sattiques. Oui, le problème c'est qu'on peut plus distribuer de journaux. Il faut tellement d'argent pour distribuer des journaux.

C'est le le avant le tout le système de distribution qu'on appelait les NMPP avant permettait à n'importe qui de faire un journal. Aujourd'hui, il faut d'abord les kiosques ont quand même beaucoup diminué. Ça devient compliqué de faire du papier en tout cas.

Frédéric Pajacqu, vous avez vous dirigez la collection Les cahiers dessinés, une maison d'édition que vous avez créé, cocré avec une millionnaire philanthrope humaniste, Vera Michelski. Je voudrais voir votre sentiment sur ce que fait un autre millionnaire de l'édition, un certain Vincent Boloré qui se livre à une guerre culturelle en rachetant différentes maisons ou en investissant de l'intérieur des maisons d'édition et en changeant ses dirigeants. Qu'est-ce que ça vous inspire ?

Bah quand tu as plus de liberté, ça m'inspire le Ouais. Je trouve ça terrible quoi, supprimer la liberté de de licencier les gens brutalement comme ça. Je trouve que c'est vraiment triste quoi.

Et on va pas vers des jours meilleurs quoi. Une dernière chose, vous avez 71 ans, on peut dire votre âge gamin. Vous avez eu le concours de la biographie, je crois que c'était en 2019 pour la biographie le livre sur Émilie Dickinson et puis le MCI CC en 2014.

Et pourtant, vous dites "Je rote mon enfance, je n'en finis pas de roter. Je règle d'incalculables comptes avec elle. Vous êtes inconsolable et vous ne serez jamais en paix." Frédéric Pajacqu Bah, je crois que c'est même Freud qui disait ça, c'est que quand on perd quelqu'un, un parent proche, enfin un père une mère, et bien on se on n jamais on n jamais consolé.

Et c'est vrai que moi je pense tout le temps à mon père en fait. Mais même j'en rêve encore beaucoup. C'est c'est quelque chose et c'est en même temps une source d'inspiration pour moi.

C'est une source dans le prochain livre que que je vais sortir en en [grognement] octobre manifeste un certain numéro 11 manifeste un certain sur Saint-François d'Assise. Enfin parce que vous savez que c'est les 800 ans de la mort de Saint-François d'Assise le 4 octobre et donc je parle beaucoup de je parle pas que de Saint-Fançois d'Assise, je parle aussi de mon père. Merci Frédéric Pajacqu, vous qui adorez la télévision d'être venu sur le plateau de 28 minutes sur Arte et merci et donc jusqu'au 17 mai à Harle les Marseillais, les Arlésiens, les Parisiens, les gens de partout vont Oui, c'est ça.

Et le 17 mai, il y a une grande fête Philippe Catherine dans Oui, il y a Philippe Catherine qui va chanter aussi et qui dessine et il y a une grande fête avec Cantonain qui bien sûr le parrain de la 4e édition du salon du dessin de Harles créé par monsieur ici présent. Merci Pajacqu. Merci.

On va passer à nos deux. Restez 2 secondes. On va passer à nos deux débats d'actualité.

Dans un instant, on va revenir sur le 1er mai qui ne sera bientôt plus si chaudé que ça. Fleuriste et boulanger pourront bientôt faire travailler leur salariés volontaires en les payant double. Est-ce un sacrilège ?

On en parlera tout à l'heure. Mais d'abord on revient sur la tentative d'assassinat de Donald Trump qui a eu lieu samedi dernier. Est-il une victime de la violence politique qui s'exprime depuis de siècles aux États-Unis ?

Ou bien son idéologie et sa personnalité alimente-telle ce climat délétaire mortifère ? On en parle après la mise au point de Sandrine Calvez. [musique] Oubliez les appels à l'unité nationale. 2 jours [musique] après une tentative d'assassinat contre Donald Trump, la porte-parole de la Maison Blanche a mise en cause certains médias et les démocrates.

Le culte de la haine venu de la gauche et dirigé contre le président jour après jour pendant 11 ans a contribué à légitimer la violence et à nous conduire à ce moment sombre. Samedi soir à Washington se tenait le traditionnel dîner de gala des correspondants de la presse présidentielle. Donald Trump et la première dame se tenaient à la table d'honneur au côté du vice-président Jid Evens lorsqu'un homme a ouvert le feu dans le couloir avant d'être maîtrisé.

En 10 ans, Donald Trump a été la de pas moins de 5 tentatives d'assassinat. Comme ce 13 juillet 2024 en Pennsylvanie, lors d'un meeting, un tireur le blesse à l'oreille. [musique] Donald Trump alimente-t-il cette violence ?

Les démocrates accusent le président d'engendrer un climat de haine, notamment depuis l'assaut du Capitol par ses partisans en 2021. Le président a gracié les émettiers violents. Beaucoup d'entre eux sont rentrer chez eux dans tout le pays pour récider et l'un d'entre eux a menacé de me tuer.

La polarisation extrême de la politique américaine s'accompagne d'une banalisation des discours violents envers des élus de tout bord et d'une multiplication des passages à l'acte. En septembre dernier, Charlie KK proche du président est assassiné. Alors, plus de 60 ans après l'assassinat du président [musique] Kennedy, la brutalisation de la société américaine s'est-elle accélérée ?

La violence [musique] politique est-elle le fait de Donald Trump ou est un mâ américain ? Nos trois intervenants dont l'un est en train d'éteindre son téléphone et de le mettre en mode avion bien évidemment. Philippe Manère, bonsoir essayiste, président, non jamais. président cfondateur de Va Solis communication à côté de vous Catherine Tricot bonsoir directrice de la revue Regarde s'affiche la une de votre dernier numéro et Benjamin Louis donc correspondant en France pour la radio télévision Suisse excellente RTS et on démarre cher Benjamin avec ben ce premier sujet et oui et directement dans le vif du sujet Catherine Tricot c'est la personnalité de Trump qui explique une telle violence politique ou c'est un peu un raccourci aujourd'hui de dire cela c'est lié à sa personnalité enfin je pense que trois 3 en 18 mois, ça commence à faire beaucoup.

Donc on peut dire qu'il cristallise pas mal. Mais enfin ça ça s'installe sur un terau qui vient de loin, qui vient de très loin. On peut même dire que ça vient de l'histoire américaine.

Non, ça les États-Unis, c'est la conquête de l'Ouest sur le dos des Indiens. C'est quand même un génocide qui n'a jamais été résolu au sens incorporé, compris et puis auto. Exactement.

Bon, après l'esclavage et puis la guerre qui s'en est suivie pour s'est opposé et qui n'a jamais été non plus complètement résolu, on sait bien que la discrimination aux États-Unis reste très très puissante. Donc c'est un pays donc c'est presque consubstantiel à ce pays ce que vous crois je crois mais c'est pas travaillé et ils ont développé enfin je veux dire un rapport violent avec cette dissémination des armes. Il y a plus de 100 attaques massives dans les écoles aux États-Unis par an hein.

Faut se rendre compte, c'est un truc de dingue quoi. En même temps, manière, on dit qu'il est très clivant Trump, voilà, que les mots qu'il utilise peuvent être violent eux-mêmes. Voilà.

Est-ce que c'est pas ça aussi qui pos la question posé, c'est est-ce qu'il est est-ce qu'il cristallise quelque chose ? D'abord, faut quand même observer, moi j'ai strictement aucune sympathie pour Trump, je sais. Mais enfin, on va quand même pas lui qui est la victime de tentative d'attentat, on va quand même pas le rendre responsable.

Non deè chose, les États-Unis c'est un pays comme vous savez immense, très compliqué et où on voit de tout et et où cohabit des idées très forte, très prignante mais qui semblent contradictoire vu l'extérieur. Et les États-Unis, c'est un pays où à cause de cet amendement qui permet le port d'arme, on l'a dit à l'instant, il y a une violence qui est permanente et en même temps et ça pour le coup, on l'a perdu avant Trump mais Trump contribue au mouvement, c'était le pays de la conversation civique. aux États-Unis, il y avait une tradition de désaccord euh vous saz cette expression américaine "Let's agree to" Constructive descent et cetera.

Les gens parlaient y compris d'ailleurs au Congrès hein quand on avait pas encore ce qu' appelle un dysfunctional congress quand le Congrès fonctionnait encore, vous savez ces accords transpartisants et cetera. Donc il y avait aux États-Unis la coexistence d'une violence vraiment. Je crois qu'il y a quatre présidents des États-Unis qui ont été assassinés. 35 % d'entre eux ont fait l'objet euh d'attaque à à ma armée.

Donc c'est quand même assez spectaculaire, enfin d'attaque violente. Euh et en même temps, il y avait cette espèce de conversation. Moi, la violence, elle m'étonne pas tellement.

C'est vrai que le personnage Trump attire sans doute les dingues et les gens qui sont polarisés de de l'autre côté. Ce qui me navre vraiment et ça préexiste à Trump pour être honnête, même si Trump le renforce, c'est l'érosion de cette dimension très importante de la vie civique américaine qui était espèce de conversation permanente et paisible, même s'il y avait des dingues qui tiraient un peu plus qu'ailleurs. Et ça honnêtement, c'est la polarisation qu'elle explique là.

Ça a disparu et c'est bien dommage. On verra aux élections de de midterm de mi-mandat. Euh peut-être que cette conversation va revenir de force parce que il y aura peut-être enfin un contrepouvoir à Trump et à sa base maga parce que les démocrates a priori devraient remporter une majorité à la chambre.

Donc on verra et peut-être au Sénat. Et peut-être au Sénat. Et puis juste revenir sur une chose qu'a dit Catherine Tricot qui est effectivement très intéressante sur certes alors oui, on peut pas le on peut pas le le le rendre responsable d'une tentative d'être eu rendre responsable et démocrate.

Voyez donc il y a quand même une question de responsabilité qui renvoyé il y a une instrumentalisation qui a été mais immédiate premièrement et puis ensuite on peut pas non plus totalement le disculper. Il faut reprendre le discours de Donald Trump. Ce sont des des on les a banalisé aujourd'hui parce que notamment les les les chancelleries européennes disent "C'est insignifiant, pas la peine de répondre." Mais il faut reprendre les phrases de Donald Trump quand il parle euh des migrants.

Ils disent qu'ils empoisonnent le sang de la nation. Cette phrase n'est pas d'Adolphe Hitler, elle est de Donald Trump. Il envoie les brigades de ICE, de la police de l'immigration arrêter des enfants devant leur école, arrêter des citoyens américain par erreur, les enfermer pendant un moment et ensuite les relâcher parce qu'on s'est rendu compte que finalement on aurait pas dû les prendre.

Bref, il y a quand même un terau terrible d'une tension mais incroyable d'une violence verbale, politique, sociale qui est hallucinante aux États-Unis. Et il y a pas que des tentatives d'assassinat politiques, il y a eu des assassinats entre guillemets politico-sociaux avec euh ce directeur d'une grande compagnie d'assurance qui s'est fait estourbir en pleine rue. Ouais.

C'est injustifiable, non ? Et c'est cet assassinat est injustifiable. Directeur de la compagnie d'assurance par Luigi on ne peut justifier aucune aucune tentative et aucun assassinat.

Absolument. Ensuite, on peut aussi étudier ce qui est le terro de cette violence qui est quand même hors norme. Il y a des questions historiques et il y a des questions totalement d'actualité. ce que vous dites là Catherine Trigot, les Américains disent bah voilà c'est aussi pour ça que ce président on l'a élu parce qu'il dit les choses parce qu'il parle comme nous quitte maintenant aussi à en faire le terreau d'une certaine violence.

Alors il l' dit de manière violente, il l' dit de façon à crisper toute la enfin enfin crisper la société dans son ensemble. Mais moi je je pense qu'il y a aussi une question qui est un peu plus enfin qui rejoint ce que vous disiez à propos de la conversation. C'estàd qu'en fait, je l'impression qu'il y a une une violence qui est liée aussi à une impossibilité.

C'est-à-dire qu'on est devant une société et nos sociétés, c'est pas simplement la société américaine qui est devant des enjeux et de plus en plus durs à démêler et dans lequel la politique, la démocratie a du mal à apporter la réponse et donc euh je dire ça ça exacerbe les tensions euh la violence. Je moi je crois que on est devant cette difficulté du temps qui est américaine mais qui ne prend pas les formes les mêmes en vrai. C'est vrai chez eux ça prend des formes particulières mais c'est vrai que partout en Occident l'adversaire politique l'opposant politique est devenu un ennemi à abattre hein.

C'est et c'est et on le voit bien aussi d'ailleurs dans la logo machine un certain nombre de partis en France hein. C'estàd que la manière dont on parle des gens avec qui on est en désaccord c'est énormément durci chez nous aussi. Alors nous on n'a pas ni les armes en très grand nombre les américains.

Voilà. Et exactement et il reste quand même une sorte de tabou en France là-dessus. France et dans les pays d'Europe en général.

Mais on n'est pas à l'abri. Il faut quand même regarder les choses en face. Malheureusement tous les excès qu'on a constaté aux États-Unis au fil des 50 dernières années, nous les avons importés dans la joie et la bonne humeur dans les 5 ou 10 ans qui suivaient.

Donc Dieu nous en garde mais mais c'est vrai que c'est pas c'est il y a une particularité américaine à raison du du nombre d'armes, mais c'est pas une une exclusivité américain. Attendez, on va y revenir mais juste une archive euh pour effectivement se remémorer que c'est pas la première fois qu'un président américain est victime d'une tentative d'attentat. Et en mars 81, Ronald Rean l'a été et justement devant le même hôtel que là où s'est passé la tentative d'assassinat de Donald Trump, c'était l'hôtel Hilton de Washington. 14h30 à Washington hier.

Président Rean souriant sort de l'hôtel Hilton et les coups de feu éclatent. Alors la confusion la plus totale. Des policiers, les gardes du corps se précipite sur le jeune garçon qui a tiré John Hley 25 ans.

Il l'immobilise. Il y a deux blessés en haut sur votre écran, un homme des services secrets. Un peu plus loin, un policier par terre.

Monsieur James Bradyy, le porte-parole du président pour lequel cette réclame un mouchoir. Les policiers emmènent alors John Incley dans une voiture. Ils vont le conduire dans un endroit tenu secret pour l'interroger.

Ben Je Louis, on parlait justement de cette violence qui s'étend et pas que aux États-Unis. À un an de la présidentielle en France, est-ce qu'on peut imaginer des événements similaires ? Similaires, j'en sais rien.

Je ne l'espère pas. Je crois que les derniers rapports des services de renseignement disent qu'il y a une augmentation des groupuscules extrémistes violents liés à des tendances politiques, que ce soit de l'extrême gauche jusqu'à l'extrême droite. Donc ces mouvements sont en augmentation et en radicalisation.

Est-ce que on en arrivera à ce que l'on voit en ce moment aux États-Unis ? Non, je crois qu'on est quand même vraiment face là un extrême aux États-Unis. Je pense pas.

Et c'est vraiment pas souhaitable. Après, ce qui est vrai, c'est que et vous l'avez très bien dit, le discours est en train de se durcir. La manière dont les rapports entre politique se font est en train de se radicaliser.

Mais c'est pas à cause de n'importe qui. C'est à cause aussi et en grande partie de l'influence américaine des algorithmes, des réseaux sociaux. comme X par exemple comme X par exemple qui pousse des contenus même chez nous particulièrement chez nous en Europe.

J'étais à la conférence de Munique lorsque JD Vens nous a donné une leçon à nous les Européens, une leçon de ce qu'est la démocratie, de ce que devrai être les rapports entre les humains dans nos pays et ce que devrai être nos sociétés, comment nous devrions nous comporter vis-à-vis de de la migration. Je vous avoue que ce discours là, il n'était absolument pas caché. Il était totalement décomplexé vis-à-vis de nous également.

Donc il y a il y a une volonté qui est très claire et qui est organisée de radicaliser le discours politique en Europe. Et vous auriez jusqu jusqu'à dire qu'il y a une instrumentalisation de cette violence quand Donald Trump dit "J'ai beaucoup étudié le mot assassinat". On s'en prend au président uniquement au président important.

Voilà ce qu'il président martyre. Le plus important. Ouais.

Le plus important. Il est l'un des plus importants. Ah bah putemment évidemment.

Moi ce que je crois c'est que ça excède quand même le strict sphère de la politique et des politiques des hommes et des femmes politiques. C'estàd que vous avez parlé des réseaux sociaux et je pense que s'ils ont euh cette influence-là euh enfin si ça fonctionne aussi c'est qu'en fait cette cette colère euh qui s'exprime de manière éventuellement violente alors par les mots mais aussi des fois par l'impuissance enf c'est ce sentiment d'impuissance devant les difficultés. Alors évidemment, on a tous en en mémoire les gilets jaunes qui ont se sont qui ont été vraiment la façon française d'exprimer un peuple qui a le sentiment de ne plus se faire entendre, de ne plus avoir de ne plus pouvoir agir et qui s'exprime de façon éventuellement violente.

Mais c'est c'est cette que je voulais dire tout à l'heure, c'est ça ne relève pas simplement du discours politique, ça revient d' d'une difficulté à résoudre les problèmes de la société. Non, mais j'entends ce que vous dites les uns et les autres. Il y a les algorithmes, il y a les réseaux sociaux, il y a la technique, il y a la manipulation éventuelle des magas qui veulent exporter leur thèse.

Moi, je crois quand même profondément la responsabilité individuelle. On est tous un peu responsable de nos actes et par exemple c'est ni MAGAGA ni les algorithmes qui invitent madame Panot à dire "Nous ne laisserons pas l'extrême droite, nous ne laisserons pas l'extrême droite arriver au pouvoir par les urnes." Alors moi, j'ai strictement aucun désir de voir l'extrême droite arriver au pouvoir par les urnes.

Mais qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que si l'extrême droite gagnait les élections, c'est un appel à la à la violence. Vous lui faites pas dire un peu plus ce qu'elle n'en dit là ?

Pardon ? Je pense c'est qu'elle va s'engager un autre débat. Non, c'est pas c'est pas un autre débat parce que ça veut dire que il y a sur moi qui a qui a disparu.

Il y a des choses qu'on n'osait pas dire. On respectait la démocratie, c'était la bottom. Pense vous en fait dire trop.

On Écoutez, qu'est-ce que ça veut dire ? J'en sais rien mais moi je comprends ça. Je comprends que si on laisse pas faire si on laisse pas faire les élections, je vois pas très bien com vous trad.

J'avais envie de vous sortir un brin de muger. On est à de jours du premier mais j'en ai pas. Bon mais c'est pour évoquer le 1er mai de 2e actualité autour du 1er mai.

Bientôt plus si chaisément puisque le ministre du travail a présenté ce matin en conseil des ministres un projet de loi pour que fleuriste et boulanger puissent travailler en cette journée si symbolique. les fleuristes, les artisans fleuristes et les artisans euh boulangers pâtissés euh pourront donc exercer leur activité le 1er mai euh avec leur salariés à la double condition quand même, on la rappelle, double condition, volontariat des euh des des salariés euh et paiement au moins le double, donc au moins x 2 en terme de rémunération pour ce jour particulier pour les pour les salariés. Alors, c'est un projet de loi, ça ne concernerait que le 1er mai 2027. officiellement ce euh 1er mai-là 2026.

Bon, on reste en l'état Benjamin Louis, mais est-ce qu'il ne faut pas laisser une ouverture possible à tous les travailleurs volontaires qui veulent ce jour-là et bien être euh au labeur ? Est-ce qu'il faut la laisser ? Je sais pas.

Est-ce qu'elle va devoir s'imposer à un moment donné, vu comme c'est parti. On voit bien l'effet de cascade. Encore une fois là, le gouvernement agit par petite touche, par rustine, par mesurette pour finalement se se retirer tout en donnant quand même un susucre au milieu au milieu professionnel.

C'est compliqué à dire. Je pense que à terme ça va s'imposer. C'est sans doute déplorable parce que on voit bien, on sait ce que c'est le volontariat en entreprise.

Quand vous êtes dans une grande multinationale, bon bah c'est facile, il y a pas autant de pression qu'il y a dans une petite entreprise. Un boulanger par exemple ou un fleuriste, si un employé décide de ne pas venir au travail, ce sera tout de suite vu de manière beaucoup plus suspecte que si c'est noyé dans la masse. Donc le volontariat pas de vrai volontariat. le volontariat.

Je je ça encore une fois là, je vais vous faire une réponse de Suisse un peu oui et non. Al bon bah c'est une réponse de Normand. Alors non c'est c'est le meilleur argument.

Le meilleur argument c'est que on pourra jamais vérifier la réalité du volontariat. Donc c'est vrai que c'est une très bonne raison d'être suspicieux. H quand on a dit ça, on n' pas tout dit.

C'estàd que s'il y a des gens qui vraiment parce que c'est pas parce qu'on pourra pas vérifier qu'il y a des volontaires que il y aura pas de volontaires. Il y a des tas de gens qui ont envie de travailler, de gagner un petit peu plus d'argent et il se trouve qu'il y a beaucoup de gens dou Oui, bien sûr, ils sont payés double et il y a beaucoup de gens qui ont envie d'acheter du pain ou du muget. Faut quand même pas oublier l'histoire du 1er mai 1947 en France ça devient un jour férier.

Ça devient un jour férier quelques jours avant que le Parti communiste sorte de la majorité. Donc le parti communiste depuis la libération faisait partie de la Serpe mais en gros de la majorité. Et pourquoi on fait ça ?

Alors d'abord, il y a évidemment la mémoire du 1er mai 1880, Chicago, des salariés qui sont dans la rue qui protestent et violence policière. Donc on commémorer ça, c'est très condamnable naturellement. Mais il y avait aussi l'idée que si c'était férier, les gens iraient manifester.

C'était pour ça aussi qu'on l'avait fait. Vous allez rire 3 semaines après, le parti communiste perd le pouvoir. Non mais je dis pas qu'il faut pas avoir un premier, mais ma je dis que faut jamais imaginer que tout ça c'est fleurs des champs et petits oiseaux.

Il y a des idées derrière. Moi, je suis sensible aussi, je dois vous dire à l'idée que il y a un jour où on fait rien. C'est un peu l'idée du shabbat dans un sens, c'est que ce jour-là personne travaille.

Bon, mais on n'est plus en 1947. C'estd qu'aujourd'hui, il y a plus grand monde qui croit que il faut au point avec qu'il y a 74 % des Français qui sont favorables à que les salariés volontaires puissent travailler le dans des commerces de prévuité avec une rémunération double. Oui.

Oui. D'accord. Alors, le problème c'est qu'évidemment dit comme ça, ça ne souffre pas de discussion. voulez travailler double, payer double, je sais pas quoi.

Bon, mais l'histoire du 1er mai, c'est un petit peu autre chose. Une société, ça tient aussi par des dates, des symboles, des rendez-vous. Et qu'est-ce que ça raconte le 1er mai ?

Ça raconte que les droits sociaux, notamment les droits des travailleurs, ils ont été acquis dans des luttes et notamment le 1er mai qui est devenu une un mouvement international, c'est ce n'est pas un mouvement français, ça se fait dans le monde entier et ça c'est pas ferrié partout. Je ne dis pas que c'est fergué partout, mais je dis que je dis c'est fait dans beaucoup de pays et c'est un moment international de pour euh parler des revendication et des des de l'histoire des luttes des travailleurs qui ont été leur leur conquête et la première c'était pour obtenir les 8h et aujourd'hui d'autres la journée de 8h c'était ça au démarrage une société ça tient avec notamment des moments dont on se souvient on se souvient le 14 juillet ce qui s'est passé en France on se souvient le 1er mai que si nous travaillons avec un temps de travail, si nous avons des congés payés, si nous avons la sécurité sociale et cetera et cetera, ce sont des luttes des travailleurs qui l'ont obtenu. Et c'est ça, c'est ça, pardon, c'est ça qui c'est ça que Gabriel attaque attaque et Gabriel, l'ancien premier ministre le met en cause.

Et si on se souvient bien, son mentor Emmanuel Macron s'est fait connaître dans la politique avec les lois travail qui étaient des lois de détricotage des droits sociaux des travailleurs. C'est totalement cohérent. Géraldin, le ministre de la justice, regardez ce qu'il dit.

Ne pas travailler le 1er mai n'est donc pas dépassé. C'est un moment de repos en dehors de la frénisie du monde, parfois contre l'argent roi. En même temps, on peut se poser la question de Jean-Mouise s'il y a pas un intérêt politique électoraliste à quelques mois de élection présidentielle, à un an de l'élection présidentielle.

Plus personne sincère, ça c'est sûr. Plus personne n sincère. Alors là, c'est terminé là pour les pour les 13 prochains mois, c'est fini.

Moi, je suis sincère. Oui, mais vous vous présentez pas, rassurez-nous. Bon, d'accord. [rires] Et ce qui est écrit sur ce tweet, c'est un peu populiste mais ça fonctionne et en soi euh euh c'est une vra c'est une vraie réflexion.

C'est vrai que dominic deêre volontariat et ça j'évoqué le chabbat l'idée que il y a un moment où on s'arrête complètement. C'est sympa. Pardon mais je voudrais allumer la lumière.

Il y a juste une chose vous évoquez la la religion. C'est intéressant dans ce cas-là. Alors si on n'est pas forcément attaché au au symbole, sachant qu'une grande majorité des jours fériers en France sont calqués et et en Suisse aussi d'ailleurs et dans plein d'autres pays européens sont calqués sur la religion catholique dont les églises se vident d'année en année.

Si on compare le nombre de personnes qui vont à l'église le dimanche et le nombre de personnes qui défilent le 1er mai, je suis pas sûr que la il y en a il y en a de moins en moins qui défilent aussi hein. Tout ça s'affiche le corps quand même mais mais encore une fois peut-être pourquoi pas remettre en question un autre jour férier l'ascension par exemple. mettre en question les jours fériers par bah parce que vous allez rire, on travaille pas assez en France.

Ah oui alors là je dire alors en effet ça je vais dire que je vais rire parce que si on s'imagine qu'on va régler les problèmes de la France en supprimant les jours fériers franchement c'est de la grad parce que je suis très sensible à ce que vous disiez tout à l'heure sur les symboles la force des symboles mais en France on a une espèce de réflexe pavlovien quand il y a un symbole on s'arrête de bosser est-ce que vous avez déjà été en Angleterre le 11 novembre ? Le 11 novembre, tout le monde bosse mais à 11h11 il y a des sirènes. Si vous êtes dans l'Eurostar, il y a des annonces et les gens s'arrêtent pendant une minute à 11h11.

Voilà. Pour commémorer. Pour commémorer.

Le 11 novembre à 11h11, on on respecte pendant une minute. Ça empêche pas de bosser. Sa bien que le nombre de jours fériers en France est à peu près équivalent pas sur terrain parce que là les jours fériers c'est qu'un des dimensions du problème.

La France le pays après après la Turquie où il y a le moins d'heures de d'heures ouvré par habitant. C'est donc parce que on rentre plus tard sur le arché du travail, on part à la retraite plutôt. Il y a et donc on va faire travailler les gens les gens les jours fériers pas ça.

Je vous dis que vous mettez sur à contrario, la CGT propose elle de rajouter un jour férier. C'est le 8 mars, une date symbolique, celle de la journée internationale des droits des femmes. C'est ce que veut sa secrétaire générale Sophie Binet.

Comme pour le 1er mai, elle estime que le 8 mars doit devenir un jour férier, chamé et rémunéré. Une idée qui a été écartée par le ministre du travail Jean-Pierre Farandou qui affirme surtout que le pays doit produire plus. Alors, c'est vrai que la France, elle est souvent perçu comme championne des jours fériers.

En réalité, on a 11 par jour. C'est moins que la moyenne des pays. 11 par an, pardon.

Exact. Sinon, [rires] ça rentre pas dans la journée. C'est moins que la moyenne des pays de l'Union européenne qui est de 12 jours fériers.

En tête de ce classement Chypre qui en a 15. À l'inverse, le Danemark, les Pays-Bas ou l'Allemagne en que neuf, même si en Allemagne on note des différences selon les lendeurs. Benjamin Louis, est-ce que dans le contexte actuel, on pourrait se permettre d'avoir un jour férier en plus ?

Euh surtout pas au mois de mai en tout cas, hein, [rires] parce que il y en a suffisamment et c'est et c'est quelque chose qui fait beaucoup rire mes compatriotes, c'est c'est ce sport. Oui, absolument. c'est français de placer exactement précisément jours de congé au mois de mai pour essayer de d'avoir le plus de jours de vacan avec le moins de jours parce qu'on a l'image d'être un peuple qui travaille peu peu mais mais c'est un cliché encore une fois parce que ça résiste pas au chiffres.

Euh, on est dans la on est dans la moyenne enfin la France est dans la moyenne européenne pour les jours férier pas pour le nombre d'heures mais c'est surtout parce qu'il y a ce mois de mai qui est une succession de jours férier et c'est vrai que si vous voulez contacter quelqu'un dans une administration en France au mois de mai, c'est quand même compliqué. C'est quand même. C'est quand même prendre les choses par petit bout de la lornière que pensez que le problème de la France c'est le nombre de jours fériers.

Franchement, c'est vraiment pas ça non pas le nombre de jours fériers mais la quantité d'heures ouvré je vous assure c'est très lié à la production. On ne les mettra pas d'accord. On n' pas de muguet pour eux mais la prochaine fois vous viendrez, il y aura des champignons.

Voilà. Merci à tous les trois. On va rester dans un on va rester dans l'actualité avec Xavier Modu et Marie Bonisso.

Un spécial biodiversité avec un nouveau coronavirus découvert en Afrique du Sud chez des chauves-souris et une baleine à boss échouée sur une plage de la mer Baltique au nord de l'Allemagne mobilise sauveteur badoau et scientifique. Mais d'abord le mauvais dedchandisation. C'est entendu.

Démarchandiser la vie. Qu'est-ce que ça veut dire de démarchandisation sur la démarchandisation ? Qu'est-ce que ça veut dire exactement ce que ça dit ?

Merci de m'en dire [musique] un peu plus. Entendu. La vie secrète des mots vedettes.

Des marchandisations. Le mot ne fait pas rêver. Il a même un petit côté formulaire serfa ou meuble IKEA sans notice.

Marchandisé du latin Mercurari commercé. On y ajoute le préfixe D et l'on défait le geste. En gros, des marchandisés, c'est extraire du marché ce qui [musique] n'a rien à y faire.

L'eau que l'on boit, l'énergie qui éclairire, le logement, la santé, l'éducation ou le grand âge. Le crédau, c'est celui du député socialiste Boris Ballot. Nos vies ressemblent de plus en plus à une immense boutique où tout peut passer à la caisse, un monde où tout s'achète, une nuit d'hôtel, une playlist, un trajet, quelques secondes d'attention.

Notre temps libre se fait par les plateformes et notre ennui se transforme en temps d'écran. Derrière la [musique] démarchandisation, il y a une vieille idée, celle du hongrois Carl Polan. En 1944, il [musique] explique déjà qu'on traite comme des marchandises ce qui ne devrait pas l'être, la nature ou le travail.

Il [musique] parle même de marchandises fictives parce qu'elles ne sont pas produites pour être vendues mais qu'on les vend quand même. L'économie ne se contente pas d'organiser la société, elle la [musique] dirige. Polanie appelle ça le désencastrement quand l'économie sort du cadre, un peu comme un cadi sans frein dans une pente.

Mais des marchandisés ne veut pas dire tout nationaliser. Il faut tracer une limite et sortir du marché, ce qui relève du vital, du bien commun et de la cohésion sociale. Concrètement régie publique, crèche ou épad associatif, logement coopératif, économie sociale et solidaire.

La vraie question n'est pas seulement économique, elle est politique. Un monde où tout à un prix ne sait plus ce qu'il y a de la valeur. Oscar Wild [musique] l'avait bien compris.

Un cyque est quelqu'un qui connaît le prix de tout et la valeur de rien. Sur ce, je vous laisse. Je ne sais pas ce que ça valait mais ça vous a coûté 2 minutes.

C'était tellement bien. C'était sans prix. Olivier Boucreux, Marie Bonisso, Xavier Maudu lors de vos chroniques.

Alors la revue Nature For sure hein annonce que des scientifiques ont identifié en laboratoire un nouveau coronavirus transmissible à l'humain chez des chauves-souris, donc qui le portent au Kenya et puisque vous êtes chauve et que non, vous souriez. Voilà, c'est ça. Et ben vous nous racontez une histoire.

Mais oui, nous partons en 1877. C'est exact ce moment. C'est à ce moment-là que l'ethnologue Eugène Rolland fait paraître le premier volume de sa faune populaire de la France.

Un premier volume qu'il consacre au mammifères. Alors ce sont les mammifères sauvages sur ce premier volume. Et avant la museara, avant la taupe, avant le sanglier, le premier qu'il présente c'est la chauve-souris.

Alors attention hein, cet homme-là est un ethnologue. Enfin, on parlait à ce moment-là de folklore, c'est-à-dire que il y a pas du tout la démarche d'un naturaliste. Lui, ce qui l'intéresse, c'est collecter les noms que l'on donne dans les différentes régions à cet animal.

Et avec toutes les informations qu'il apportent, et bien nous pouvons aborder une question qui n'est toujours pas tranchée. Pourquoi cette souris serait-elle chauve ? Alors, quels sont ces dons ?

Alors, vous savez déjà, vous avez l'idée de la souris. Ça c'est une association avec cet animal qui est ancienne presque comme une évidence. C'està-dire que de manière très marginale, il y a l'idée que il s'agit d'un oiseau.

Non, c'est réellement un mammifère. Et puis il y a des grandes familles de noms qui s'imposent. Alors il y a déjà l'idée qui s'appuie sur le vol.

C'est ça qui est mis en avant. C'est ce qu'on va retrouver avec la ratignata. La ratapata.

Nous sommes du côté de Nice. C'est comme ça qu'on désigne la chauve-souris ou alors la ratepenade. Là on est en Provence.

Donc euh Rata, c'est la souris, Pena, c'est la plume, c'est l'aile. Vous voyez bien la logique. Sinon dans le centre de la France, vous avez de manière encore plus simple la souris qui vole.

Et puis vous avez une autre famille qui elle s'intéresse à la pilosité. Cette fois-ci, elle est chauve. Alors, elle est chauve parce qu'elle a pas de poil, elle est chauve en réalité parce que ses ailes ne sont pas couvertes de poils.

Ça c'est très clair. Et puis vous avez une troisième famille. Alors, cette fois-ci, c'est beaucoup plus étonnant, c'est l'association de cet animal à une chouette souris.

La chouette souris, ça c'est dans le nord avec les variations pour utiliser le mot chouette, pour dire le mot chouette et notamment en Valloni où vous avez la chaosorie. Et c'est là qu'au 19e siècle se met en place un débat entre lingouisme pour trouver l'origine. Parce que vous avez un linguiste Charles Grand Gagnage, c'est un belge et c'est important qu'il soit belge qui avance l'idée que chouette souris, ça c'est l'origine alors Chao souris et puis ensuite déformé c'est devenu chauve et Émile Mitré donc le grand linge français lui qui est formidable et c'est la référence qui dit non pas du tout parce que l'on trouve dans des textes très anciens déjà l'idée qu'elle était chauve.

Alors, était-elle chouette avant d'être chaud ? Je vous dis, ce n'est pas encore tranché. En tout cas, vous pouvez utiliser un autre mot, c'est le nom zoologique.

C'est kiroptère parce que là, vous avez l'idée, c'est magique aussi par l'étymologie grecque, c'est la main qui vole. Effectivement, l'aile de chauve-souris, c'est une main, regardez, ce sont des doigts. Et moi, quand j'apprends des choses comme ça, vous l'avez compris Elisabeth, je souris et je suis contente voulu.

Et vous êtes chauve et chouette, hein. Et on rappelle qu'elle est précieuse pour la biodiversité. Elle est farouche et elle mange toutes sortes d'insectes dont des moustiques.

Ex. C'est pour ça que nous on adore les chauve-souris. Animal préféré.

Si Marie euh alors un assez échoué en Baltique génère une attention Ah mais oui mais phénoménale. On l'a même nommé. Ouais.

Timy. Timmy. Il lui on donné un petit nom.

Euh ça fait plus d'un mois que Timy s'est échoué. Alors là, en ce moment même où je vous parle, l'opération de sauvetage est en cours. Vous avez des allemandes et des Allemands par milliers qui suivent à la trace un bateau qui doit ramener cette baleine en mer du Nord.

Alors, qu'est-ce qui s'est passé ? Elle s'est perdue. Cette baleine à bosse.

C'est un mal. Peut-être qu'elle a suivi un banc de har. Peut-être qu'elle a été désorientée à cause d'un sous-marin, on sait pas.

En tout cas, l'animal est venu s'échouer sur un banc de sable tout au nord de l'Allemagne face à la plage de Timen Dorfer, d'où son surnom Timy. Ça c'était il y a longtemps, le 23 mars dernier. Depuis depuis, ça a été la foire aux idées pour essayer de faire bouger cet animal.

D'abord, les autorités ont proposé de creuser le sable. La baleine s'est dégagée, à la nager. Alléluia.

Elle est allé se réchouer un tout petit peu plus loin. Ensuite, il y a des gens qui ont par exemple proposé de la faire transporter par hélicoptère. Bah non, c'est pas faisable.

Il y a un chuchotteur de baleine, ça existe, qui est venu du Pérou amener un champ de guérison rituel pour cette baleine. Bon, en gros, plus la baleine agonisait dans cette mer Baltique qui n'est pas assez salée pour elle et qui provoque des terribles lésions sur sa peau, plus les gens venaient la voir comme ça pour suivre le drame à la jumelle. Il y a des gens qui ont planté leur tente, qui installé leur camping-car.

Les autorités régionales complètement dépassées ont finit par dire au début du mois d'avril, "Laissez-la mourir en paix, on peut plus rien pour elle, il y a plus d'espoir, on va l'arroser pour adoucir son agonie." Mais c'est tout. Écartez-vous s'il vous plaît.

Tollé dans l'opinion publique. Il y a un des scientifiques qui était associé à cette décision de la laisser qui a reçu des menaces de mort. Des gens lui ont dit que les mouettes te déchiquettent.

Il a reçu ça. Il y a un élu aussi qui est carrément sous escorte policière. Il y a des théories du complot qui ont fleuri.

Des gens ont dit que c'était les scientifiques qui voulaient laisser mourir la baleine pour récupérer son squelette et l'exposer au musée. Bref, mi-avril, retournement de situation de millionnaires, une dame qui a fait fortune dans les courses ipiqu et un monsieur qui a une chaîne de matériel de vente de matériel électronique. Bref, ils ont financé sur leur fonds privés une opération de la dernière chance.

Alors au début, il voulait regardez ce qu'il voulit faire. Ils voulaient soulever la baleine avec des des sortes de ballons en en plastique. Ça n'a pas marché.

Finalement, ils l'ont soulé avec des sangles. Ils ont réussi hier à la faire rentrer dans une immense barge qui est actuellement remorquée très lentement, ça va mettre plusieurs jours euh avec la baleine dedans et voilà, vous voyez, on veut l'emmener jusqu'en mer du Nord où là l'animal enfin sera relâché s'il est en forme. Alors, il y a des assauts comme Greenpeace qui disent que c'est de l'acharnement sur un animal qui est en train de mourir.

D'autres, beaucoup y croient. Pour la fin de l'histoire, c'est en cours. Je vous conseille le site du build qui le média allemand qui vous donne mais c'est minute par minute vraiment des nouvelles de cette épopée.

Mais on va les prendre, c'est temps. Merci, merci de votre fidélité et à demain 20h05. Tchus.