Grève du 7 mars : la com' désastreuse de la macronie
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Salut Rémi Kenzo, ça va ?
- 1:11OuverteRéponse directe
Tu es venu nous parler des éléments de langage de la Macronie pour dissuader les grévistes ?
- 8:06OuverteRéponse directe
Quand le gouvernement n'a plus d'arguments, il finit par dire n'importe quoi ?
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Comment analysez-vous les répercussions de cette mobilisation ?
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Vous lui dites quoi au président de la République ? Qu'il faut tenir bon ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« C'est le gouvernement, avec leur fameuse réforme qui va obliger plein de gens, et notamment les plus précaires, à travailler jusqu'à 64 ans. »
- 0:29InvitéFait
« On avait vendu, c'était la fameuse fake news d'Olivier Dupsoft et de tout le gouvernement, une retraite minimale à 1200 euros pour chaque Français. »
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« Et en fait, il y a très peu de gens qui vont en bénéficier. »
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« Mettre la France à l'arrêt, ce serait laisser filer une crise qu'on peut encore éviter. »
- 3:08PrésentateurFait
« Mettre le pays à l'arrêt, c'est prendre le risque d'une catastrophe écologique, agricole, sanitaire, voire humaine dans quelques mois. »
- 5:50InvitéFait
« Je respecte le droit de grève, le droit syndical qui est constitutionnel. »
- 5:56InvitéFait
« J'appelle à la responsabilité et j'appelle aussi à sortir de l'hypocrisie ou d'une forme d'hypocrisie. »
- 11:35InvitéChiffre
« Dans les dix prochaines années, plus de 150 milliards d'euros de déficit. »
- 11:40InvitéFait
« Et surtout, un déséquilibre, toujours plus de retraités, de pensionnés, toujours moins de cotisants. »
- 13:52InvitéFait
« Il a dit « Lorsqu'on est en responsabilité, on doit parfois s'extraire de l'opinion publique ». »
Temps de parole
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Dès maintenant, pour tout nouvel abonnement aux médias, le premier mois est reversé à une caisse de grève. Grâce à vous, on bloque tout. C'est une vraie inversion de la culpabilité, puisqu'en fait, ce ne sont pas les grévistes qui s'en prennent au plus faible. C'est le gouvernement, avec leur fameuse réforme qui va obliger plein de gens, et notamment les plus précaires, à travailler jusqu'à 64 ans. Et on avait vendu, c'était la fameuse fake news d'Olivier Dupsoft et de tout le gouvernement, une retraite minimale à 1200 euros pour chaque Français. Mais on se rend compte que ça, c'était du vent, c'était de la tromperie. Et en fait, il y a très peu de gens qui vont en bénéficier.
Donc le ballon de Baudruche s'est dégonflé. Et finalement, la vraie violence, ce n'est pas les grévistes qui bloquent le pays, mais un gouvernement qui bloque des millions de vies en forçant les gens justement à partir à 64 ans. Ce ne sont pas les grévistes qui mettent le pays à genoux, mais le gouvernement aujourd'hui, avec sa politique et les réformes qui se sont succédées depuis des années.
Salut Thomas, ça va bien ? Salut Rémi Kenzo. Ça va ? Tout va très bien. Alors, tu es venu nous parler des éléments de langage de la Macronie pour tenter de dissuader les grévistes de faire grève, du coup.
Ah oui, les sempiternels éléments de langage. Mais avant de revenir sur l'actualité chaude, je voudrais refaire un petit voyage dans le temps et revenir à l'époque où t'en bénis d'un président qui nous manque et qui était le mentor un peu d'Emmanuel Macron.
Tu nous manques, doucement, attention, tu n'avances pas trop.
Voilà, en tout cas, c'est Nicolas Sarkozy, tu sais, le marathonien des mises en examen et des combines douteuses et qui, malgré tout, continue toujours aujourd'hui à représenter la France dans des événements officiels, encore aujourd'hui, malgré ses condamnations judiciaires. Et puis, à l'époque où il était président, il avait eu du flair quand même. On regarde ça. La France est en train de changer. Elle change beaucoup plus vite et beaucoup plus profondément qu'on ne le croit. Désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s'en aperçoit. Quand il y a une grève en France, personne ne s'en aperçoit.
Alors, il y avait déjà à l'époque une méconnaissance historique de ce que c'est la France et de la capacité du mouvement gréviste, on l'a vu pendant le Front populaire en 1968, etc., 1996, à faire face et à faire céder les gouvernements successifs. Mais c'est vrai que ça ne s'est pas trop réalisé dans le temps et on est nés aujourd'hui en 2023 et on a vu toute la mobilisation qu'il y a depuis janvier contre la réforme des retraites. Alors, justement, face à ça, comme il y a encore de la grève et comme les gens s'en aperçoivent, la Macronie est bien obligée de faire face et les ministres se relaient les uns après les autres pour essayer de dissuader les Français de faire grève.
Il y a des ministres, du coup, qui tirent à bout les rouges sur les grévistes. Oui, il y en a des très bons et je crois qu'on tient notre champion de la semaine. Donc, il y a quelques jours, c'est Olivier Véran qui est porte-parole du gouvernement, mais aussi, on le sait moins, mais c'est assez savoureux, ministre chargé du Renouveau démocratique. Tenez-vous bien, accrochez-vous à votre chaise, il faut l'écouter.
Mettre la France à l'arrêt, ce serait laisser filer une crise qu'on peut encore éviter. L'absence de pluie depuis plus de 30 jours maintenant en France fait peser un risque extrêmement fort sur l'état de nos réserves en eau cet été. Mettre le pays à l'arrêt, c'est prendre le risque d'une catastrophe écologique, agricole, sanitaire, voire humaine dans quelques mois. Alors que chaque seconde compte, le gouvernement a demandé au préfet de prendre dès à présent des mesures exceptionnelles, graduelles, temporaires, de limitation ou de suspension des usages de l'eau non prioritaires pour les particuliers et les professionnels.
Alors en fait, moi j'ai ma petite théorie pour ça. Je pense qu'il faut un pari au gouvernement, il faut une sorte de bingo où ils doivent caser des mots en conférence de presse. Et là, Olivier Véran, il a tiré catastrophe écologique, sécheresse, train du futur, papillomavirus, et tout ça, on doit les remettre dans le bon nord pour taper sur les grévistes. Mais c'est quand même hallucinant ces éléments de langage, c'est quand même du jamais vu. On a l'habitude des éléments de langage qui disent, vous savez, les grévistes, les méchants grévistes bloquent les gentils français qui veulent aller travailler et prendre leur RER le matin, mais là, c'est quand même assez savoureux.
On a l'impression qu'il y a un certain hubriche chez les membres du gouvernement. Là, il y a carrément Olivier Véran qui promet les dix plaies d'Égypte aux grévistes s'ils bloquent le pays. Il se prend un peu pour Moïse, c'est quand même assez hallucinant. En gros, le message, c'est faites la grève et vous récoltez la coupocalypse. Alors évidemment, ça a un peu choqué. Olivier Véran s'est excusé deux, trois jours plus tard, à demi-mot, un peu contri. Mais quand même, c'est quand même assez hallucinant. On a l'impression que la prochaine fois, les grévistes seront responsables de l'infâme dans le monde, de la sixième extinction de masse et des films catastrophiques de Bernard-Henri Lévy.
Donc bon, c'est tellement gros que bon, c'est passé. Mais il faut quand même se souvenir, ce qui est savoureux, c'est qu'Olivier Véran, il n'a pas toujours été comme ça. Avant d'être ministre chargé du Renouveau Démocratique, il a été dans une autre vie neurologue au CHU de Grenoble et il tenait quand même un tout autre discours sur la grève. On en arrive à la dernière, excusez-moi, c'est qu'on en arrive à la dernière solution possible puisque toutes les tentatives pour essayer de négocier directement avec le ministère se sont révélées totalement inefficaces. Olivier, internant neurologie, est en dixième année, l'avant-dernière de ses longues études.
Il fait partie des meneurs de cette grève. Tu connais la chanson de Jacques Dutronc, je retourne ma veste, donc je vais éviter de vous la chanter parce que sinon, il va se mettre à pleuvoir. Alors ça réglera peut-être le problème de sécheresse dont parlait Olivier Véran. Mais vraiment, trêve de blague, on a vraiment des successions à ces derniers jours d'éléments de langage un peu éculés. Et il y en a un qui est très bon quand même dans la petite phrase, c'est le ministre délégué au compte public Gabriel Attal.
Gabriel Attal qui a quand même les dents qui réellent le parquet, qui fait une carrière fulgurante et qui, après vous avoir vendu le service civique, est en train de nous vendre quand même la réforme la plus injuste de l'ère Macron et quand même des réformes injustes qu'il y en a eues. On écoute Gabriel Attal. Je respecte le droit de grève, le droit syndical qui est constitutionnel. Maintenant, j'appelle à deux choses. J'appelle à la responsabilité et j'appelle aussi à sortir de l'hypocrisie ou d'une forme d'hypocrisie. Quand j'entends des responsables expliquer qu'ils veulent bloquer la France, en réalité, c'est les Français qui vont bloquer.
Quand j'entends certains qui disent qu'ils veulent mettre l'économie à genoux, c'est les travailleurs qui vont mettre à genoux. Et surtout, c'est toujours ceux qui sont les plus en difficulté. Ceux qui trinquent en général, c'est ceux qui triment. C'est-à-dire les Français qui doivent se lever le matin, prendre leur métro, leur RER, leur voiture pour aller travailler. Les cols blancs, en général, ils peuvent télétravailler. En général, ils peuvent aller travailler en vélo parce qu'ils n'habitent pas très loin de leur travail. Ceux qui galèrent le plus quand il y a des blocages, c'est les Français qui travaillent le plus dur. Et c'est pour ça que j'appelle à la responsabilité.
Franchement, Thomas, on a l'impression d'entendre ces éléments de langage tout le temps.
Et en Macronie, ils ont quand même des très bons conseillers qui vous pondent des super petites phrases. Alors, on aimerait quand même que le gouvernement s'occupe plus des gros problèmes que des petites phrases. Mais à commencer notamment par l'inflation qui grève le budget des Français et qui va encore augmenter. On parle de 10% de hausse de prix alimentaire dans les mois à venir. On parle même d'un mars rouge. Alors, les éléments de Gabriel Etat, ça ne fait absolument pas mouche puisque encore aujourd'hui, il y a 68% des Français qui sont, selon un dernier sondage, opposés à la réforme des retraites.
Mais surtout, c'est quand même l'aberration de ces éléments de langage qui posent question. C'est-à-dire, comment il peut arriver à dire ça ? Parce que c'est une vraie inversion de la culpabilité. Puisqu'en fait, ce ne sont pas les grévistes qui s'en prennent au plus faible. C'est le gouvernement avec leur fameuse réforme qui va obliger plein de gens, et notamment les plus précaires, à travailler jusqu'à 64 ans. Et on avait vendu, c'était la fameuse fake news d'Olivier Dupsoft et de tout le gouvernement, une retraite minimale à 1200 euros pour chaque Français. Mais on se rend compte que ça, c'était du vent, c'était de la tromperie. Et en fait, il y a très peu de gens qui vont en bénéficier.
Donc, le ballon de Baudruche s'est dégonflé. Et finalement, la vraie violence, ce n'est pas les grévistes qui bloquent le pays, mais un gouvernement qui bloque des millions de vies en forçant les gens justement à partir à 64 ans. Ce ne sont pas les grévistes qui mettent le pays à genoux, mais le gouvernement aujourd'hui, avec sa politique et les réformes qui se sont succédées depuis des années.
Et justement, quand le gouvernement n'a plus d'arguments, le gouvernement finit aussi par dire absolument n'importe quoi. Comme le ministre délégué au transport, Clément Beaune, on l'écoute.
Et pour la journée du 7 elle-même, pour les transports du quotidien, toutes celles et tous ceux qui ont la possibilité de télétravailler, évidemment de s'en saisir. On a vu dans les journées de mobilisation précédentes que les Français se saisissaient de ces nouveaux outils, mais tous ne le peuvent pas, je l'en suis conscient. Tous ceux qui le peuvent, évidemment, je les invite à le faire. Comment vous travaillez à essayer d'analyser les répercussions de cette mobilisation ? Comment est-ce que vous anticipez ça ? Les grandes entreprises publiques dont la SNCF s'organisent au mieux. Il n'y a pas de miracle possible. Quand il y a des grèves, il y a des impacts.
Mais pour que les plans de transport soient les mieux assurés possibles, il y aura une communication en tout début de semaine, sans doute lundi matin, pour dire exactement quels sont les impacts, ligne par ligne, pour que chacun ait l'information la plus fiable. Et puis, on travaille aussi par le dialogue, parce que même dans cette période, il doit y avoir encore un dialogue interne aux entreprises, avec les forces syndicales, pour que le climat général soit, disons, le moins tendu possible, et qu'on ne soit pas dans un moment de blocage.
Alors, je ne vais pas commenter les propos du ministre des Transports, parce que c'est un vide intersidéral, sauf peut-être pour dire qu'ils se contredisent un peu entre eux, c'est-à-dire qu'on a l'impression qu'ils ne s'écoutent même pas les uns les autres, puisque Gabriel Attal a dit, vous savez, le télétravail, ça concerne que l'école Blanc. Évidemment, les gens qui sont en première ligne, les boulangers, les gens qui sont les conducteurs de train, ils sont obligés d'être au travail. Et là, vous avez quand même le ministre des Transports, Clément Beaune, qui encourage les gens à aller télétravailler.
Ça montre bien la déconnexion, finalement, du gouvernement avec une grande partie des Français. Mais il y a aussi quelque chose d'assez intéressant, c'est que toutes les interventions que vous avez vues datent d'il y a quelques jours. Alors, ça a un peu repris cet après-midi, puisque le gouvernement essaye de se défendre face à la mobilisation importante qu'il y a eu aujourd'hui, 7 mars.
Mais c'est vrai que depuis le week-end dernier, et puis hier encore, alors qu'on s'attendait à ce que le gouvernement tire à boulet rouge sur les grévistes, en sortant ces fameux éléments de langage, il y a quand même un silence un peu gêné, comme si le gouvernement avait compris que ça ne servait pas à grand-chose de parler, que ça ne servait pas à grand-chose de ressortir les mêmes arguments éculés.
Et puis, comme il y a une certaine propension des ministres à faire des bourdes, on s'est dit que c'était peut-être mieux de mettre la pédale douce sur la communication, de manière à ce que personne ne fasse de gaffe et jette de l'huile sur le feu, surtout après ce qui s'est passé quand même sur la retraite à 1200 euros, la retraite minimale à 1200 euros pendant un mois. Et le gouvernement, avec la complicité quand même d'une certaine presse qui a été très peu regardante, a vendu ce dispositif qui en fait était une énorme fake news. Donc peut-être que, en fait, le gouvernement compte simplement sur l'essoufflement du mouvement.
C'est le principe de Sénèque qui dit que pour faire taire, autrui commence par te taire. Et aujourd'hui, peut-être que le gouvernement se dit que le meilleur allié, c'est le temps, parce que les grévistes, en fait, c'est dur, c'est difficile de faire grève parce qu'on perd du salaire, on est obligé de faire des sacrifices. Et avec un contexte économique qui est quand même très difficile, avec une inflation qui est galopante, peut-être que finalement, ce n'est pas le gouvernement et sa détermination qui ont raison du mouvement, mais peut-être bien finalement le temps.
Oui, parce que surtout qu'en face, Emmanuel Macron est de moins en moins isolé dans la bataille législative. On écoute d'ailleurs à ce sujet le sénateur Lé Républicain Bruno Retailleau. Vous lui dites quoi au président de la République ? Qu'il faut tenir bon ?
Je lui ai dit de tenir, je pense que je l'ai toujours pensé. D'ailleurs, au Sénat, vous savez que depuis quatre ans, nous votons cette réforme. On ne la vote pas parce qu'il faut embêter les Français. C'est tout simplement, il y a deux faits qui sont des faits incontournables. Dans les dix prochaines années, plus de 150 milliards d'euros de déficit. Voilà. Et surtout, un déséquilibre, toujours plus de retraités, de pensionnés, toujours moins de cotisants. Est-ce que vous avez des craintes sur la détermination de l'exécutif ? Non, parce que j'ai toujours pensé que reculer, pour Emmanuel Macron, ce serait abdiquer, sur le plan symbolique, évidemment.
Mais qu'en réalité, s'il reculait, il ne pourrait plus réformer. Il s'en serait terminé de son quinquennat. Ce quinquennat est particulier, déjà, puisqu'on sait qu'il ne pourra pas se représenter. Donc, il est en quelque sorte constitutionnellement affaibli. Mais l'affaiblissement politique, je pense qu'il ne s'en remettrait pas. Après ça, on a vu que Macron se soit fait tresser des louanges par la droite, les républicains. Qui doute encore que Macron ait deux droits ? Ça fait longtemps qu'on a cessé de se poser des questions. Et surtout, il y a une stratégie chez les républicains qui sont en force au Sénat. Et notamment, la réforme des retraites est en train d'être examinée au Sénat.
Et les républicains ont un objectif d'exister en 2027. Ils sont à couteau tiré pour savoir lequel les deux tiendraient la corde. Et surtout, ils veulent paraître dans le paysage politique, puisque c'est quand même difficile pour eux. Macron a fait une réforme qui était contenue dans le programme présidentiel de Valérie Pécresse en 2022. A savoir, c'était la retraite à 65 ans, mais ça s'en rapproche quand même. Donc, vous avez des camps qui se créent entre les républicains. Et que la Macronie, je pense, s'ingénie à diviser. On a d'à côté Éric Sauty et Bruno Retailleux, on l'a entendu, qui soutiennent la réforme des retraites.
Et puis, en face, Xavier Bertrand et le député LR Aurélien Pradier, qui sont beaucoup plus d'une droite sociale, plutôt opposée à la réforme des retraites. Bref, ce qu'on voit, c'est qu'Emmanuel Macron a peut-être un peu mis la pédale douce sur la communication et manœuvre en coulisses pour faire en sorte que la réforme passe au niveau des assemblées, tout en comptant sur les s'enflements du mouvement. Et il y a quand même une chose qui est assez hallucinante, une citation qui est parue il y a quelques heures et que je vais vous dire, qui montre bien la déconnexion du gouvernement avec l'ensemble des Français et même avec les principes démocratiques qui régissent notre pays.
C'est Éric Wörth, qui était à l'époque Les Républicains, qui aujourd'hui est membre de la majorité et qui a notamment été mis en examen dans l'affaire libyenne, faut-il le rappeler, du supposé financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. Il a dit une phrase complètement hallucinante, il a dit « Lorsqu'on est en responsabilité, on doit parfois s'extraire de l'opinion publique ». Et c'est finalement tout ce que fait le gouvernement Emmanuel Macron qui veulent imposer cette réforme contre l'opinion publique.
Merci Thomas. En attendant les débats continuent au Sénat jusqu'au 12 mars, on va suivre ça de très près. Merci Thomas.
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