Retrouvez la conférence de presse de Jordan Bardella au Parlement européen
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Messieurs, bienvenue à tous et merci de votre présence à cette nouvelle conférence de presse organisée par le groupe des patriotes pour l'Europe. Cette nouvelle session plinière du Parlement européen sera l'occasion d'aborder de nombreux sujets, notamment des enjeux industriels et commerciaux. Alors que notre continent se trouve à la croisée des chemins pris en tonaille entre des agressions économiques venu de toute part des États-Unis, de la Chine et confronté au défi de puissance qui nous est imposée par ces deux blocs.
Les premiers mois du nouveau mandat d'Ursula Van Derleen sont marqués d'une influence sans précédent des forces patriote et des thèmes que nous avons porté lors de la dernière élection européenne directement sur la politique de l'exécutif. Après avoir amorcé le détricotage de près de 70 % des obligations contenues dans le paquet Omnibus, la Commission européenne poursuit son droit d'inventaire en s'attaquant cette fois-ci à notre fleuron européen qu'elle a siamment affaiblu lors du précédent mandat, celui de notre industrie automobile. Nous sortons à l'instant d'une séance de vote au cours de laquelle le Parlement a adopté une procédure d'urgence sur le texte qui vise à reporter de 3 ans les amendes sur les objectifs d'émission de CO2 qui sont imposés au constructeurs automobile. pour les normes CAF.
Depuis plusieurs mois, de nombreux dirigeants du secteur automobile et des industriels alertaient sur ce nouveau mur réglementaire qui allait s'abattre en 2025 et qui impose que 25 % des ventes soient des véhicules électriques alors que le marché des modèles zéro émission en Europe plafonne autour des 13 %. Les chiffres sont cruels et traduisent une réalité. Les Européens n'adhèrent pas à la stratégie du tout électrique.
Et quoi qu'en pensent les idéologues de Bruxelles, c'est toujours le consommateur qui a le dernier mot. Le 11 février dernier, j'ai personnellement interpellé la présidente de la commission pour dénoncer l'inconséquence de sa politique, son abandon de la filière automobile face à une concurrence chinoise de plus en plus agressive et à notre cadre réglementaire véritablement suicidaire. Si le délai accordé au constructeur est indéiablement salutaire et nous le soutenons leur évitant ainsi une amende de 15 milliards d'euros ou l'obligation d'acheter des crédits carbone auprès des constructeurs en avance sur leur vente de véhicules électriques comme Tesla et les constructeurs chinois, l'Europe doit impérativement renouer avec l'ambition de la puissance et je l'ai rappelé tout à l'heure avec une ambition de la production.
Cette ambition devra s'accompagner du retour du principe de neutralité technologique, d'une protection de nos industries historiques ainsi que d'un réalisme sur le plan économique. Dans ce contexte, les récentes révélations de la presse européenne selon lesquelles la Commission envisagerait de diminuer les droits de douanes appliquées aux véhicules électriques chinois sous forme de tarif minimum ressemble à une rédition pour ne pas dire à une trahison. et ce après avoir elle-même mené une enquête antisubvention qui a été publiée en octobre 2024 qui avait abouti à l'instauration de ces mêmes droits de douane droits de douanes que nous avions également réclamé lors de la campagne européenne.
En échange de cette mansiétude tarifaire, Bruxelles espère convaincre les constructeurs chinois de produire et d'assembler leurs véhicules en Europe. Une stratégie qui en dit long. L'Union européenne ayant s'abordé délibérément son industrie automobile et avec son autonomie industrielle semble désormais prête à devenir la terre d'assemblage de champion asiatique.
Elle troque ainsi sa vocation de puissance économique contre celle d'élèves dociles. Qui peut sérieusement penser que les contournements tarifaires ne vont pas reprendre, que la Chine peut être considérée comme un partenaire commercialement loyal, qui peut encore prétendre la main sur le cœur que la commission est en capacité de défendre l'industrie automobile après l'avoir s'abordé euh durant près d'une décennie ? Qui peut penser qu'elle serait en mesure de faire respecter un prix planché là où elle n'a pas su défendre une filière aussi essentielle que le photovoltaïque en Europe depuis 2013 ?
Après avoir étouffé nos constructeurs sous un fardeau normatif mortifère, l'Union européenne ajoute désormais une nouvelle punition à son arsenal, désormais à l'attention des automobilistes. C'est le contrôle technique annuel pour les véhicules de plus de 10 ans. Cette proposition qui est justifiée par l'argument en l'occurrence fallacieux de la sécurité routière concernera directement dans mon pays 22 millions de français et viendra alimenter une persécution systématique menée contre les automobilistes. une mesure punitive qui ajoute qui s'ajoute à l'injonction d'acheter des véhicules électriques inaccessibles d'ici à 2035 et a une autre taxe inspirée, elle aussi tout droit du Green Deal que nous entendons combattre, le règlement ETS2.
Cette nouvelle taxe carbone sur le carburant atteignant plus de 15 centimes par litre frappela de plein fouet les automobilistes mais pénalisera aussi naturellement l'ensemble de nos industriels. À Paris, je l'ai rappelé récemment, cette guerre contre l'automobile populaire trouve des relais enthousiastes. Les gouvernements successifs ont enchaîné les coûts contre les 40 millions d'automobilistes dans notre pays. la ségrégation sociale instaurée par les EDFE, les zones à faible émission qui s'installent dans plusieurs villes d'Europe et qui empêcheront d'accéder au centre-ville si vous avez pas de voiture récente.
La fiscalité indécente sur le malus automobile avec près de trois voitures neuv sur qu taxées d'ici à 2027. L'alourdissement de la vé de la fiscalité sur les véhicules de fonction qui a été annoncé là aussi au niveau français durant le mois de février. Et enfin l'arrivée en 2026 d'un malus sur les véhicules d'occasion.
Et à ce rythme bientôt, nous craignions qu'il faille avoir une carte de crédit pour démarrer sa voiture. Mais derrière ces attaques sur le quotidien de nos compatriotes, c'est en réalité toute une industrie européenne qui est en danger de mort imminent. Notre production automobile est au plus bas depuis 1960 et les usines de constructeurs historiques sont aujourd'hui l'orniées par des constructeurs chinois désireux de s'installer sur le vieux continent et notre marché est en décrochage de plus de 25 % par rapport à 2019.
Dès la fin de l'année, nous demandons une clause de revoyure anticipée pour le débat sur les technologies post 2035, l'hybride, l'hybride rechargeable, l'hydrogène, les biocarburants. Et nous l'avons rappelé à plusieurs reprises ces dernières semaines au nom du groupe, il est temps de quitter le dogme du tout électrique imposé à l'ensemble des industriels d'ici à 2035. Chaque constructeur chinois qui s'installe en Europe doit bien évidemment être soumis à des transferts de technologie comme l'ont fait en miroir les Chinois à notre égard depuis 30 ans.
Les droits de douanes actuels sont aujourd'hui trop faites pour être réellement dissuasifs. Ils doivent être maintenus, renforcés, étendus au véhicules hybride qui est aujourd'hui une nouvelle arme d'invasion commerciale de Pékin à destination du marché intérieur. Exigeons enfin du contenu local dans la production automobile afin de protéger nos ETI, nos PME sous-traitantes de nos champions européens.
Ce que nous défendons, c'est le droit des nations à produire, à innover, à travailler librement sur leur propre sol. À travers l'automobile, c'est un enjeu de souveraineté industrielle qui est devant nous. Reconquérir cette souveraineté, rouvrir le débat sur nos choix politiques et donc technologiques, défendre nos usines, protéger nos ingénieurs, refuser que notre seul avenir soit celui d'une colonie économique de la Chine.
Voilà le défi des prochains mois. L'Europe doit renouer avec une ambition et une volonté à la fois de puissance et de croissance. Je l'ai rappelé ce midi dans l'hémicycle.
Cela passe par la reconquête industrielle, la production de notre marché, le respect de ceux qui travaillent, produisent et bâtissent sur notre sol. Avec le groupe des patriotes pour l'Europe, nous assumons de porter cette voie euh dans ce parlement pour rendre aux nations leur souveraineté et au peuple européen le pouvoir de décider de leur destin. Je vous remercie.
Kinga intervient tout de suite sur les autres sujets de la plaignière et nous serons évidemment tous deux à votre disposition ensuite pour répondre à vos questions. Merci Jordan. debate again is the debate on the war in Ukraine.
We have debated this situation, the situation in Ukraine and the war nearly 50 times in every plan session for the past three years and still the terrible loss and destruction in Ukraine could not be stopped. Let me reiterate our forb commitment to restoring peace. Human suffering and destruction must end.
It is clear that this war has no solution on the battlefields that the only way forward is through diplomatic means. The European Union if you all recall was created to maintain peace in Europe. And now what we see the EU institutions are actually rather preparing for war.
Under for example the uspices of the strengthening European defense capabilities. Now they want to continue strengthening financing the arm of Ukraine. It is time to restore peace because that's in the interest of our citizens.
A new strategy a European strategy is needed that finally prioritizes the interest of our citizens. clearly stated aim of the commission that theession of Ukraine should happen in accelerated procedure will not serve the interest of the EU either especially not when saying accelerated procedure by 2030 on a political basis as for example endorsed by the EPP's Valencia document and it was the today's statement by chairman This would have faring consequences for the everyday lives of our citizens economic political security consequences these consequences must be sorrowly addressed as it will have serious effects on our agriculture labor market future of cohesion policy. Another issue which we want to raise the attention.
We announce the initiative on the establishment of a committee of inquiry on transparency and accountability shortly called track and you collected the necessary 180 signatures after which we will submit the initiative to the conference of presidents. For too long the EU institutions have pointed fingers at democratically elected governments abusing the concept of rule of law. ignoring cases of corruption abuse of power und influence over legislation with own ranks.
This has to be looked upon through an inquiry committee. We are also tackling the APC word of NGO financing. I would like to inform you that the Patriots group received a comprehensive list of NGO contracts from the commission.
This is a result of a data request procedure our group initiated weeks ago. The numbers are shocking. Between 2019 and 202 signed 37000 contracts worse a total of 17 billion euros.
I think it is important that stelling numbers come to public. So in the coming days we will elaborate on the methods to make it as transparent as possible in all countries especially is relevant the whole topic since the laughering groups in this house demand that the institution substitute for the funding of NGOs previously paid through USID. We cannot allow European taxpayers money to be further channeled into political activist networks that in the disguise of civil society we can member states b protection efforts, launch campaigns against the interest of farmers and organize political actions against democratically elected governments.
Patriots will continue to expose the misconducts of the Brussels institutions work for transparency and represent change in Europe. We stand for the matters which truly matter peace, freedom, prosperity for all who live in Europe. Thank you.
Thank you very much. Any questions? Merci beaucoup.
Mon nom est Anna Vandenski, je suis de Europe Diplomatic Magazine. J'ai deux questions à deux aux deux orateurs. Tout d'abord à monsieur Bardella.
Moi, j'ai vécu en Espagne le blackout, j'étais à Valencia. Et pourtant, je voudrais poser la question, est-ce que vous pensiez c'est possible de continuer la gêne de verre sans établir la cause ? parce que il y a beaucoup de conversations et il y a beaucoup de suspicions que c'est l'énergie solaire qui a causé cette catastrophe, véritable catastrophe et aussi l'expérience très traumatique.
Je veux souligner, ça a été l'expérience très traumatique pour beaucoup de personnes. Et la deuxième question, c'est pour madame en anglais. Do you think that we can address and define the NGOs which receive European Commission grants as the voice of public as they can be defined as public opinion if they receive.
Bien, merci merci de vos deux questions. Je vais donc, si j'ai bien compris, prendre la première et Kinga répondra à la deuxième question. Euh d'abord, moi je me garderaiis bien de toute de toute conclusion avant le avant le verdict de de l'enquête, mais euh ma conviction personnelle est que à partir du moment où vous faites reposer euh un système euh énergétique sur des énergies renouvelables euh intermittentes, vous vous exposez à des aléas et potentiellement à des productions d'énergie qui parfois sont excessives ou qui parfois font que votre système énergétique tourne à vide.
C'est notamment le cas des énergies éoliennes en France dont on sait que 3/4 du temps les énergies fonctionne et que un/art du temps l'éolien tourne à vide et ce qui pose un véritable sujet de stockage de l'énergie. Donc nous nous militons depuis maintenant plusieurs années en faveur du nucléaire et je crois pouvoir vous répondre que les nations qui n'ont pas fait le choix du nucléaire s'exposent à des aléas qui sont des aléas structurels, qui sont parfois des aléas géopolitiques. Nous l'avons vu dans le cadre de la guerre en Ukraine et de notre dépendance au gaz au gaz russe.
Et je crois que ce qui s'est passé, mais c'est une conviction personnelle encore une fois que j'exprime avant même le résultat de l'enquête, le l'agenda vert qui a consisté depuis maintenant 10 ans à évincer le nucléaire et à mener une guerre irrationnelle à l'énergie nucléaire et profondément, je crois, contraire à nos intérêts et aux intérêts nationaux. Parce que le nucléaire, compte tenu des progrès qui ont été faits dans la sécurisation des sites nucléaires, c'est un gage de souveraineté, c'est un gage de sécurité, c'est par-dessus tout un gage de stabilité. Euh et donc je crois que ce qui s'est passé il y a quelques jours notamment en Espagne doit nous appeler à revoir cet agenda vert mais comme en réalité toutes les actualités notamment internationales depuis maintenant plusieurs années nous appelle à à reconsidérer ce qui a manifestement été une erreur faite de manière totalement irrationnelle et sous la pression des écologistes qui électoralement ne représentent pas grand-chose et qui ont aujourd'hui un poids dans les institutions européennes et sur la politique de l'exécutif qui est totalement invraisemblable par rapport à leur poids électoral.
Donc notre position nous elle est très simple. le nucléaire d'abord et les énergies renouvelables intermittentes ensuite. C'est la position que nous exprimons pour la France et et c'est évidemment une position qu'on exprime aussi ici au niveau au niveau européen. [Musique] Commion Europeans. 3600 of the supported NGOs are registered in Belgium which does not mean that they represent local groups of society but they are part of the Brussels bubble where they have maybe the task.
We have seen this in the previous issue uh when we were lobbit through these NGOs for the green deal and they are paid by the the commission. raises very serious issues. So that's why it's needed that the European taxpayers money should uh become clear how they are and and where they are channeled and it should not be into political activist networks.
Hi Max for political thank you. I have two questions. First of all, for Miss Gal, I wanted to ask whether you could give us a comment on the success of George Simon, presidential candidate in Romania, special in view of his hawkish position on the Hungarian minority in Romania.
For Mr. Bardel, I wanted to ask for a reaction regarding the news that the Revival Party of Bulgaria has signed the cooperation agreement with United Russia which is Putin's party. Uh this party has three MPs in ESN. ifar vous voulez qu'on les prenne à plusieurs eteniration OK alors on prend les deux et puis je répondrai très bien parfait merci monsieur Bardala je m'appelle Rona David Je suis de PERA, journal national.
Alors, vous savez qu'en Roumanie en ce moment, il y a, on peut dire un tremblement de terre politique parce que il y a la polarisation, beaucoup de monde qui qui a voulu tout changer. Donc le résultat de George Simon est est clair, évident. Euh votre opinion sur sur cette situation, c'est quelque chose de ponctuel ou c'est que le début ?
Je vais répondre aux deux questions en même temps. D'abord sur la Roumanie. Euh bon, nous regardons évidemment avec un très grand intérêt l'évolution du scrutin en Roumanie.
D'abord, j'aimerais vous rappeler que nous avons été extrêmement surpris et choqués par la décision qui a été prise par la plus haute autorité de justice en Roumanie, la plus haute autorité institutionnelle. euh d'annuler euh purement et simplement les élections. Euh et permettez-moi de vous dire que ce vent patriote qui souffle souffle en réalité dans toutes les nations d'Europe et dans tous les pays européens.
Euh monsieur Simion est membre de le CR avec lequel euh une partie euh nous entretenons des liens qui sont des liens évidemment d'intérêt, de travail avec le groupe le groupe CR. Il est évident qu'il est toujours préférable sans que chercher à faire de l'ingérence dans l'élection, mais évidemment d'avoir un un un un soutien qui se tourne plutôt d'abord vers un candidat de CR que vers un candidat d'une d'une force d'uneunune force centrale qui est soutenue un peu par des mouvements diverses et variés. Euh mais nous attendons évidemment le le résultat et nous regardons cela avec intérêt.
Mais ce qui est certain, c'est que ce ce vent patriote et ce vent de liberté qui souffle aujourd'ui en Roumanie et qui est porté par ECR dans cette campagne et par monsieur Simion, il souffle en réalité dans tous les dans tous les pays d'Europe et je crois que chaque élection, chaque résultat dans les différents pays européens traduit la même chose et doit appeler à un moment donné l'Union européenne et les instances de la Commission européenne à réviser leur politique. en matière économique, on en a largement parlé, mais aussi en matière migratoire parce qu'évidemment que tout cela a des conséquences, y compris en Roumanie. Et donc évidemment ça doit aussi être et ce score a aussi été, je crois, une leçon d'humilité pour la Commission européenne.
Juste monsieur, j'ai pas compris votre question sur la Bulgarie. Si juste vous pouvez dire la [Musique] Romani about United Russia which is Putin's party. So I wanted to ask for a reaction on that as you the chair of the third biggest political group in this house.
Thanks. en l'occurrence Revival et chez USN ne siège pas au sein du groupe des patriotes. Donc je pas de commentaire particulier à faire sur un le choix d'un d'un parti politique avec une puissance étrangère qui n'appartient pas à mon groupe.
Weber in Valencia the party congress party congress that now main competitor not the left but the extreme far right and he actually repeated it today at the very place where you are standing now what is your take on it what do you hear from Euh je comprends qu'il puisse l'interpréter ainsi puisque notre objectif à nous c'est de remplacer le PPE. Notre objectif ça n'est pas de dépasser le PPE par la droite, c'est précisément de remplacer le PPE. Et en réalité dans un Parlement européen où une majeure partie des voix ou la majorité des voix s'exprime à droite, si on totalise l'intégralité des formations de droite au sein de cet hémicycle, le moment que nous vivons et cette mandature est un moment de vérité pour le PPE.
Euh le PPE et monsieur Weber sont l'otage de la gauche euh depuis euh plusieurs années. La politique qu'ils ont conduite ici au sein des institutions européennes depuis 10 ans et en tout cas depuis 5 ans que moi je suis député européen et que j'ai pu m'en apercevoir sous la présidence de madame Vanerle est une politique qui a consisté à intégrer notamment sur le plan économique toutes les lubis décroissantistes et écologistes poussé par la gauche au sein de ces institutions européennes. Et le problème de monsieur Weber, c'est que il parle comme nous quand il est en campagne.
Euh mais il gouverne ici avec la gauche euh au sein des institutions européennes et mène une politique qui n'est pas une politique de droite. C'est une politique de gauche. C'est une politique décroissantiste.
C'est une politique qui sous l'effet de madame Van Derleen a consisté à affaiblir le nucléaire, à multiplier les normes pour les entreprises européennes, à se soumettre aux revendications portées par les écologistes dans cet hémicycle. Or, c'est un moment de vérité et moi, j'ai proposé et nous avons proposé à plusieurs reprises au PPE de s'associer à nous dans le cadre notamment, vous le savez, de la demande que nous avons formulé de suspension du Green Deal. Il apparaît aujourd'hui sur les enjeux économiques que le Green Deal est une montagne de normes pour nos entreprises, que c'est une contrainte extrêmement forte sur la croissance.
Les groupes ECR et ESN ont répondu qu'ils étaient disposés à travailler avec nous et je regrette que le PPE ait fait le choix de ne pas s'associer à nous sur sur ce sujet. Donc en réalité ce qu'on vit c'est un moment de vérité et et je comprends que monsieur Weber soit inquiet par la progression des scores à la fois des patriotes et de CR dans toutes les nations européennes parce que précisément lorsque nous réussissons à accéder au pouvoir et bien nous faisons ce que eux n'ont pas eu le courage de faire pendant des années. minut Bonjour Emmanuel Berita du Point.
J'ai une question sur est-ce que vous auriez un conseil à donner à monsieur Sevkovic ou à madame Vlen dans la façon de répondre à la guerre commerciale lancée par Donald Trump ? Et je vous pose des questions parce qu'ussi votre partenaire du Fidèche lui est plutôt sur une ligne très soft je crois faut pas répondre. Alors comment vous vous positionnez ?
Je pense que et je l'ai dit les États-Unis de Trump nous mettent au défi de de la puissance. Voilà, soit nous prenons conscience de la nouvelle donne géopolitique qui est en train de se mettre en place et nous voyons autour de l'espace européen des nations qui défendent leurs intérêts avec force et qui sont capables de protéger leurs intérêts économiques. Les Américains sont les spécialistes et les champions pour professer le libéralisme à l'extérieur des États-Unis mais pour faire l'exacte contraire au sein de leur propre frontière.
Je crois qu'il faut une double réponse d'abord une première réponse qui est une réponse immédiate de repost tarifaire et notamment dans les secteurs du numérique pour être capable de défendre les intérêts d'un marché de 450 millions de consommateurs qui est pour grande partie des GAFA mais notamment des entreprises américaines un des premiers marchés en terme de vente de produit d'exportation de de prestation. Donc je pense qu'il y a une réposte évidemment immédiate à faire si les États-Unis décident d'aller au bout dans leur logique tarifaire. Deuxièmement, il faut évidemment se mettre autour de la table des négociations parce que l'économie au 21e siècle est un rapport de force permanent.
Et euh euh quand on voit la faiblesse de la réponse à la fois française mais aussi euh européenne aux annonces euh de Trump euh euh en matière de de discussion et de négociation, on ne peut s'étonner que euh de de d'assister à une forme de de faiblesse et on a le sentiment que on a un petit peu abandonné la bataille avant de avant de la mener. Et puis troisièmement, il faut permettre à nos entreprises ici de créer de la richesse parce que la réponse tarifaire est une réponse immédiate mais l'enjeu pour nous c'est de redevenir autonome et c'est de déverrouiller toutes les contraintes qui pèsent aujourd'hui sur la croissance et qu'on s'impose nous-même par le Green Deal, par un prix de l'énergie qui ne correspond pas aujourd'hui aux besoins de l'industrie européenne, par la simplification normative et c'est la raison pour laquelle nous militons pour l'abrogation notamment de la CSRD ou du devoir de vigilance. Et puis il faut être capable nous aussi de favoriser ce qui produisent sur notre sol.
Et en cela, notre position, elle est très simple. Vous produisez sur le sol européen, vous produisez avec de l'emploi européen, vous aurez une priorité dans les les marchés publics. Donc il y a un sujet diplomatique, un sujet de repost économique, mais il faut surtout créer ici les conditions de de la richesse.
La France est un pays aujourd'hui où il est devenu absolument infernal d'entreprendre, d'investir ou de créer son entreprise et et ça c'est plus possible. Et et la meilleure réponse en réalité à à l'agression économique qu'on subit à l'est mais aussi à l'ouest, c'est évidemment de recréer des conditions favorable à la croissance sur notre sol et et ça a peut-être été le plus grand échec d'Emmanuel Macron. Merci beaucoup.
M.
Jordan Bardella