Qu'est-ce que le "animal crushing" ? - La chronique de Manon Mariani
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« Il s'agit de vidéos de tortures d'animaux vendus en ligne. »
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« En gros, des internautes payent pour voir des animaux être mutilés, étouffés ou tués devant des caméras »
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« Le Parisien raconte notamment l'histoire d'un Indonésien de 32 ans arrêté en avril dernier. »
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« Depuis 2022, il aurait publié plus de 350 vidéos montrant des actes de cruauté sur des animaux. »
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« Certaines étaient vendues jusqu'à 100 dollars pièce. »
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« Les enquêteurs américains parlent d'un trafic international organisé. »
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« En 2026, des ONG ont retrouvé des milliers de contenus de cruauté animale directement sur Facebook, Instagram, TikTok ou YouTube avant leur suppression. »
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« Ces vidéos peuvent se vendre jusqu'à 1500 dollars. »
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« Selon les associations des protections des animaux, elles seraient produites principalement dans des pays d'Asie. »
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« Et les consommateurs seraient pour la majorité des hommes assez aisés financièrement et qui viendraient d'Europe ou des Etats-Unis. »
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« Maude Lelievre, la présidente du comité français de l'UICN, compare même ces réseaux aux réseaux pédophiles. »
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« Le FBI considère depuis plusieurs années les violences animales comme un indicateur potentiel de comportement dangereux. »
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« Il a commencé par torturer des chats avant de tuer un homme de sang-froid. »
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L'heure de la veille sanitaire, Manon aujourd'hui zoome sur une nouvelle tendance morbide qui inquiète. Oui, elle s'appelle le Animal Crushing et vous fiez pas à son nom assez mignon parce que c'est tout l'inverse. Il s'agit de vidéos de tortures d'animaux vendus en ligne. En gros, des internautes payent pour voir des animaux être mutilés, étouffés ou tués devant des caméras, des singes, des tortues, des oiseaux, des hamsters, des chats. C'est tout simplement atroce et selon une enquête du Parisien sur le sujet, c'est un véritable fléau qui se propage sur les réseaux en ce moment.
Fléau qui rappelle forcément Lucas Rocco Magnotta, alias le dépeceur de Montréal, qui se filmait en train de torturer des chatons en direct sur internet dans les années 2010, gratuitement à l'époque. Malheureusement, il faut croire qu'il y a maintenant des milliers de personnes aussi morbides que lui dans le monde. Le Parisien raconte notamment l'histoire d'un Indonésien de 32 ans arrêté en avril dernier. Depuis 2022, il aurait publié plus de 350 vidéos montrant des actes de cruauté sur des animaux. Certaines étaient vendues jusqu'à 100 dollars pièce. Les enquêteurs américains parlent d'un trafic international organisé. Mais elles sont diffusées où ces vidéos ?
Et bien c'est le problème, elles sont un peu partout, pas du tout que sur le dark web. On les trouve dans des groupes privés Discord ou Telegram, autrement dit des plateformes très peu modérées, où les accès aux groupes se font via des mots de passe ou des liens partagés. Donc pour les retrouver, c'est toujours très compliqué. Il y en a aussi qui circulent sur des plateformes beaucoup plus mainstream comme TikTok ou YouTube. Mais vu leurs conditions d'utilisation, forcément, elles ne sont jamais montrées en entier. Elles sont là pour appâter les gens qui sont à leur recherche, justement.
Une sorte de teasing accompagné d'un lien qui renvoie vers des messages récriptés ou des sites spécialisés. En 2026, des ONG ont retrouvé des milliers de contenus de cruauté animale directement sur Facebook, Instagram, TikTok ou YouTube avant leur suppression. Et puis, cette pratique ne se limite pas qu'à des vidéos déjà enregistrées. Certains proposent des lives où les consommateurs peuvent payer et demander des sévices qu'ils veulent voir infliger aux animaux. Il y en a qui demandent des mutilations, des objets à utiliser, des consignes pour faire durer la souffrance de l'animal le plus longtemps possible. C'est horrible. Des pervers, il n'y a pas d'autre mot.
Ces vidéos peuvent se vendre jusqu'à 1500 dollars. Est-ce qu'on sait d'où elles viennent ? Selon les associations des protections des animaux, elles seraient produites principalement dans des pays d'Asie. Et les consommateurs seraient pour la majorité des hommes assez aisés financièrement et qui viendraient d'Europe ou des Etats-Unis. Face à cette explosion du phénomène, le Comité français de l'Union internationale pour la conservation de la nature et le Jane Goodwall Institute France demandent une commission d'enquête parlementaire. Leur objectif, mesurer l'ampleur du trafic en France, responsabiliser les plateformes et surtout créer une loi spécifique.
Car aujourd'hui, regarder ou commander ce type de vidéos n'est pas clairement qualifié juridiquement. Et puis, elles alertent sur le fait que ces contenus soient accessibles aux mineurs et que ça les désensibilise encore plus à la violence. Déjà, on le sait, beaucoup trop présente sur les réseaux. Maude Lelievre, la présidente du comité français de l'UICN, compare même ces réseaux aux réseaux pédophiles. D'ailleurs, plusieurs spécialistes expliquent que la cruauté envers les animaux peut parfois être liée à des violences beaucoup plus graves. Le FBI considère depuis plusieurs années les violences animales comme un indicateur potentiel de comportement dangereux.
Pour reprendre l'exemple de Luca Roccomaiota, c'est exactement ce qu'il s'est passé. Il a commencé par torturer des chats avant de tuer un homme de sang-froid. Merci.
Merci. Merci. Merci. Merci.