🏫 Au lieu de fermer des classes, revoyons le taux d'encadrement scolaire !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Monsieur le président, mes chers collègues, monsieur le ministre, nous ne pouvons pas nous contenter d'accompagner la baisse démographique. Nous devons réfléchir à l'organisation de nos territoires dans l'intérêt des élèves. Cette phrase est celle d'Élisabeth Borne, alors ministre de l'éducation nationale des paroles resté veines.
En Gironde, 151 fermetures de classe pour seulement 58 ouvertures. Le Sudgironde, le Libournais et le Médoc sont particulièrement touchés. Chaque école à Poyac subit une fermeture de classe, une situation intolérable.
Je veux ici saluer les maires et leurs équipes municipal élu il y a à peine 15 jours dont le répit aura été bref. Dès le lendemain des élections, certains découvrent un projet de fermeture. Ces décisions fragilisent surtout les zones rurales où l'impact est évidemment dramatique.
Vos décisions reposent uniquement sur les effectifs, au mépris des réalités locales. À pot d'un sac, la fermeture d'une classe est justifiée par la seule baisse de trois élèves. À ville gouge ou encore un noyant, les effectifs augmentent, des familles s'installent et pourtant les fermetures restent envisagées.
Ailleurs, des classes à trois niveaux surchargés sont créés. Au lieu d'améliorer l'encadrement, vous dégradez les conditions d'apprentissage. Et pendant ce temps, au collège Alliénord d'Aquitaen à Bordeaux, près de 1700 heures de cours n'ont pas été assuré depuis septembre.
Comment pouvez-vous à la fois fermer des classes et ne pas garantir les heures de cours ? C'est la défense de notre école publique et est en jeu. Mon collègue Jean-Luc Ficher vous a récemment interpellé pour un moratoire immédiat sur les fermetures de classe en milieu rural.
Que répondez-vous, monsieur le ministre, à cette colère récemment exprimée ?
Hervé Gillé