Blocus des lycées, dette publique : Bruno Le Maire répond aux questions d'Amélie Carrouër|LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Faut-il assumer le recours à la force face aux blocages de lycées ?
- 1:14OuverteRéponse directe
Condamnez-vous les propos du maire de Saint-Denis sur la violence légitime dans les blocages ?
- 1:54FerméeÉludée
Êtes-vous candidat à l'élection présidentielle ?
- 2:34RelanceRéponse partielle
Pourquoi votre décision sur une éventuelle candidature sera-t-elle donnée en octobre ?
- 3:52OuverteRéponse directe
Quel modèle proposez-vous dans votre manifeste ?
- 4:28FerméeRéponse directe
Est-ce juste de ne réévaluer que partiellement les pensions supérieures à 1260€ à l'inflation ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:40Fait
« Les diplômes sont dévalorisés. Ils ont une vraie inquiétude sur la montée de l'intelligence artificielle et la manière dont elle pourrait détruire leurs emplois. »
- 1:14Fait
« La violence légitime, elle appartient à l'État, point, aux forces de l'ordre, à la loi. »
- 1:54Promesse
« Ma réponse sera donnée en octobre au mois de juin. »
- 2:34Fait
« Nous sommes au bout d'un modèle économique, social politique qui ne marche plus un modèle qui a 40 ou 50 ans. »
- 3:52Fait
« Le rétablissement de l'autorité de l'État et une Fédération d'État nation à 6 pour résister à la Chine et aux États-Unis. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour Bruno Leon. Merci beaucoup d'avoir accepté l'invitation. On va parler du budget mais on va s'arrêter sur les images qui se déroulent en ce moment en direct du côté de Lille de Paris. Les lycées bloqués avec des feux parfois de poubelles, de barrières. Là on est à à Paris, collège lycée Hélène Boucher. Il faut assumer le recours à la force. Le recours à la force quand il y a de la violence. Oui, ces violences sont inacceptables. Elles sont attisées par la France insoumise, insupportable et surtout ça empêche de comprendre ce qui se passe chez beaucoup de jeunes, chez beaucoup d'étudiants qui ont une réelle inquiétude et l'inquiétude que je comprends parce que les diplômes sont dévalorisés. Ils ont une vraie inquiétude sur la montée de l'intelligence artificielle et la
manière dont elle pourrait détruire leurs emplois. Et je vois beaucoup de jeunes qui ont fait une licence, qui sont allés parfois plus loin. Ils ont fait bac + 5. Leurs parents se sont saignés les veines pour leur payer un logement, pour leur payer leurs études. Ils sortent et soit ils ont pas d'emploi, soit ils ont un emploi avec un niveau de rémunération qui est très faible. Donc c'est une inquiétude réelle. Il y a beaucoup de secteurs que ce soit dans le secteur du droit, dans le secteur du contrôle des comptes, le secteur de la création où on voit bien que l'intelligence artificielle va détruire des emplois. C'est à cette inquiétude-là qu'il faut répondre et certainement pas par la violence. La violence inquiétude légitime. La violence n'est pas légitime.
L'inquiétude, il faut vraiment tenir compte parce que chez beaucoup d'étudiants, je vois monter cette crainte que on ne reconnaisse pas suffisamment leurs talents et à leur juste valeur. Le maire de Saint-Denis à Balibagayoko maintient ses propos sur la violence légitime dans les blocages de lycée tout en appelant à la désescalade. Vous condamnez de tels propos ? La violence légitime, elle appartient à l'État, point, aux forces de l'ordre, à la loi. Euh et certainement à la violence violence légitime appartient à l'État. Oui, la violence légitime, c'est celle qui appartient aux forces de l'ordre, à ce qui a été décidé par la loi pour vous protéger, vous, moi, les étudiants, tous ceux qui veulent mener tout simplement une vie paisible. Bruno Lemire, on a envie de savoir à qui
on s'adresse précisément ce matin. Bruno Lemire, êtes-vous candidat ? Alors, je vous pose la question parce que vous avez dit ma réponse sera donnée en octobre au mois de juin. Bonjour Bruno Leire, nous sommes le 1er octobre. Êtes-vous candidat ? Alors 1er octobre, c'est l'anniversaire de ma femme. Donc je vais en profiter pour lui souhaiter un bon anniversaire sur votre antenne et j'ai surtout toujours dit que je voulais faire passer la vision que j'ai du pays euh avant une éventuelle candidature. Donc la vision du pays, je profite de votre antenne, elle figure dans ce document, une autre France qui est un manifeste pour une autre France que j'ai publié fin août qui recueille aujourd'hui des milliers de commentaires sur mon site, certains positifs, d'autres plus critiques. Ça me permettre
de produire une deuxième version de ce manifeste pour notre France la fin du mois d'octobre. Une deuxième version parce que vous progressez vers une candidature parce que je progresse pour écouter ce que me disent les Français qui voit bien que aujourd'hui nous sommes au bout d'un modèle économique, social politique qui ne marche plus un modèle qui a 40 ou 50 ans. Il est mort, il donne pas les résultats pourquoi vous donnez votre décision en octobre oui ou non ? C'est ce que vous aviez annoncé en juin est mois d'octobre. décision, elle viendra elle viendra lorsque j'aurai la réponse des Français sur ce que je leur propose. Je trouve que dans cette campagne, on met les choses à l'envers. On parle des candidats d'abord et ensuite des projets. Je vois beaucoup de
projets de Premier ministre, beaucoup de projets qui sont pas à la hauteur de la situation. Moi, j'avance avec une vision. C'est utile quand on a un interlocuteur de savoir où il habite précisément et et à quel niveau il se positionne quand il se présente devant vous. Donc je n'ai pas Bruno le maire candidat à l'élection présidentielle. Vous avez un responsable politique qui a 30 années d'expérience derrière lui qui a vu mourir mourir un modèle économique, politique, financier, qui voit aujourd'hui un nouveau monde naître et qui dit bah entre ce nouveau monde qui naît et notre modèle français qui ne donne ni sur le plan du travail, ni sur le plan des institutions, ni sur le plan des nouvelles technologies ce que les Français sont en droit d'attendre, il faut proposer un autre
modèle, une autre France. C'est ce que je fais. Model Quel modèle ? Le budget est donc présenté aujourd'hui tic tac ça se précise avec force communication. On a même eu droit aux images des boîtes de projet en direction Matignon et Élysé et cetera. On va commencer par les retraites. Voilà les retraites. Est-ce que vous êtes d'accord avec le fait de ne pas réévaluer, de ne réévaluer pardon que les pensions inférieures à 1260 € à la hauteur de l'inflation pour les plus élevés ? L'indexation sera partielle voire inexistante. Est-ce que ça vous semble juste ? Mais ça me semble nécessaire. Je réponds d'abord à votre première question sur laquelle vous êtes passé vite. Quel modèle là aussi se figure dans ce manifeste de la prospérité, le rétablissement de l'autorité de l'État
et une Fédération d'État nation à 6 pour résister à la Chine et aux États-Unis. Vous voyez que ça tient en quelques secondes sur les retraites 60 €. Est-ce que c'est juste ? Je vais pas commenter chacune des propositions, je dis juste en fait concerne les Français et donc la question c'est de savoir si au-delà de 1260 € est-ce que vous estimez-vous que l'on vit ? Mais la question est de savoir si nous vivrons mieux si jamais les taux d'intérêt augmentent au-dessus de 5 %. Ils ont explosé aujourd'hui. Si les étudiants dont vous parler quand ils vont chercher un logement et qu'ils vont aller à la banque et qu'on va leur proposer des taux d'intérêt à 6 % ou 7 %, est-ce qu'ils pourront acheter un logement ? Non. Donc il y a une urgence, faire baisser les taux d'intérêt et
reprendre le contrôle de la situation sur nos finances publiques. Ça passe non seulement par la désindexation des retraites, je la propose depuis des semaines, ça passe par la désindexation de l'ensemble des prestations sociales, sauf le RSA. Ça passe par le gel du recrutement de tous les fonctionnaires. Ça passe par le gel de l'avancement des fonctionnaires. Ça passe également par la réduction de la contribution de la France à l'Union européenne puis jusque désormais nous avons un niveau de vie moyen inférieur à celui des autres pays européens. Donc il est légitime que l'on contribue moins. Avec ça vous arrivez à stopper l'hémorragie car c'est une hémorragie. Je rappelle, je vous ai donné le chiffre de 5 %. Quand j'étais ministre des finances entre 2017 et
2024, le taux d'intérêt moyen, il était à 1,1 %. Il est à 5 % aujourd'hui avec 1.2 d'écart avec l'Allemagne. On va revenir le maire. Nous avions on va y revenir mais je voudrais qu'on qu'on parle si ça vous dérange pas. On va revenir sur les gardes sur la chaque que chacun comprenne la gravité de la situation. Mais chacun le comprend et on va y revenir, je vous en fais la promesse, c'est [rires] prévu. Mais aujourd'hui, chacun s'inquiète des mesures là pour demain et après-demain pour sa retraite, pour son pouvoir d'achat. C'est de ça que je vous propose de parler ce matin. Donc par exemple, quand Édouard Philippe, candidat à l'élection présidentielle propose de porter progressivement la durée de cotisation à 45 ans et l'âge de départ à 65 ans. C'est du concret. Certains disent plan
choc, bon plan, courageux, vous souscrivez. C'est mot pour mot la proposition que j'ai faite en août dernier, il y a 2 mois. Oui, il faut un âge légal de départ à la retraite. J'ai proposé également 65 ans fin août. Oui, il faut de la capitalisation et je suis heureux de voir que Philippe reprend le produit d'épargne au retraite que j'ai mis en place il y a 5 ans qui est un immense succès, qui est un outil de capitalisation. Très concrètement, ça veut dire que chaque français aujourd'hui a la liberté de mettre 1 € de côté pour lui qui va lui rapporter non pas 1 € une fois qu'il partira à la retraite mais sans doute 2 € 2,50 € voir davantage si les marchés sont plus dynamiques. Ce produit que j'ai mis en place, on m'avait dit ça va pas marcher. Les gens ne veulent pas de
capitalisation. Tout le monde avait critiqué à l'époque, on avait tablé sur 3 millions de souscripteurs, il y en a 11 millions aujourd'hui. Donc oui, un âge légal à 65 ans de la capitalisation, tenir compte difficil travailleront à 60 jusqu'à 67 ans. Et ça, il faut l'assumer si on est sur 45 années de cotisation, pour certains c'est jusqu'à 67 ans. Vous voyez bien qu'il y a un problème de pouvoir d'achat aujourd'hui. On y répond comment ? comme avant avec des subventions des aides publiques, de la distribution d'argent qu'on a pas ou de richesses qu'on a pas produite. Ce modèle là, je le redis, il est mort. Il nous appauvrit tous, vous, moi, ceux qui nous regardent, l'ouvrier, le salarié parce que vous payez pour subventionner l'économie et le pouvoir d'achat. Où
est-ce qu'on adopte un autre modèle dans lequel le travail devient le centre de la production de richesse ? On travaille tous plus longtemps, on rentre plus tôt sur le marché du travail parce que on revalorise encore plus l'apprentissage, les filières professionnelles. Au passage que je propose de confier intégralement aux régions pour les sortir de l'éducation nationale et que ce soit au plus près des besoins des entreprises. Vous valorisez le travail, vous augmentez les salaires nets en diminuant les charges qui sont aujourd'hui à un niveau qui est absolument intolérable. Et là, vous avez une autre politique. Vous voyez que c'est mieux de faire ça que de promettre aux Français qu'on va leur redistribuer de l'argent qu'on a plus. Alors, il y a aussi la question des
taxes. Vous avez entendu parler hein depuis hier de des biscuits, céréales et pâtes à tartiner de cette nouvelle taxe vers les produits sucrés. Il y a aussi potentiellement sur la table les taxes sur les autoroutes ou encore sur les aéroports. Les taxes les taxes plus de taxes. Les Français en ont assez. Pourtant raison, ils ont raison et pourtant c'est légitime d'en d'en d'en mettre des nouvelles sur la tête. Ils ont raison d'en avoir assez des taxes. Enfin, vous savez, il y a eu Est-ce que vous est-ce que vous validez ce type de ? Non, je ne valide pas les taxes. Pour une raison qui est simple, c'est qu'il y a eu en 2024 au moment de la dissolution, on avait parlé parfois du tournant de la rigueur, 2024, c'est le tournant du grand renoncement. C'est le tournant du renoncement.
Renoncement à la politique de l'offre. Renoncement à la politique de la valorisation du travail que j'avais mené constamment pendant 7 ans. Renoncement à la stabilité fiscale. Pendant 7 ans. On n'a pas augmenté les impôts. Du jour où je suis parti. On a augmenté l'impôt sur les sociétés. On a augmenté le prélèvement forfaitaire unique pour tous les artisans, les salariés, les indépendants qui se un chiffre de 37 milliards de prélèvement obligatoire en plus en 3 ans. Le chiffre me semble exact, c'est de l'ordre de 40 milliards alors que j'avais baissé les impôts de 50 milliards pendant 7 ans qu'on avait garanti la stabilité fiscale. Le ma vous le dénoncez mais mais n'est-ce pas aussi une part de votre responsabilité et vous allez voir les Français sont un peu
remontés ce matin une part de votre échec. Je m'explique, la moitié de ces 37 milliards, ça ne sert pas au service public, à l'État, à vous, à moi. Ça sert à rembourser la charge de la dette, la dette creusée sous les deux mandats d'Emmanuel Macron. Notamment. Notamment. Non, mais vous verrez les questions français. Je comprends les je comprends les questions des Français parce que je veux leur dire on les a tanisé depuis que je suis parti en 2024 avec des chiffres qui sont inexacts, avec des mensonges et avec des accusations faciles. Je rappelle qu'en 2021, 2022, 2023, la dette avait baissée. Je rappelle qu'à l'époque, une fois encore, l'écart de taux avec l'Allemagne était très réduit. Il a explosé aujourd'hui. Je rappelle qu'en 2023, la dernière année où j'étais
complètement ministre de l'économie, la croissance a frôé les 2 %. Aujourd'hui, on est quasiment en récession. Alors, il y a une chose à laquelle je ne peux rien. C'est si en 2024 le choix qui a été fait par le président de la République, au lieu d'adopter mon plan de rétablissement des comptes, ça a été la dissolution, la date à laquelle a démarré le grand effondrement des finances publiques, 72024. Un choix était fait qui n'était pas le mien, du coup, je suis parti de dissoudre plutôt que de mettre en œuvre le plan de rétablissement des comptes que j'ai proposé. Et si ce plan avait été adopté à Milware, nous n'en serions pas là. Aujourd'hui, nous ne serions pas aujourd'hui pris à la gorge par la flambée des taux d'intérêt, par le déficit et par la Et là, on y reviendra avec Nicolas Dos
dans quelques instants sur cette situation française. Est-ce qu'on peut essayer de verbaliser simplement les choses ? On n' pas pu dresser ensemble toutes les lignes du budget, mais en l'état ce que vous voyez, vous jugez que c'est un budget juste ou injuste ? C'est un budget sérieux. Malheureusement, nous en sommes au point où la seule chose qui compte, c'est que le budget soit adopté. Et je veux vraiment le dire avec beaucoup de gravité. Oui, j'y crois. Écoutez, je vais vous dire, je vais être très simple. C'est l'intérêt de la France que le budget soit adopté pour que la glissade ne continue pas. Cette glissade, je le redis, elle remonte au jour de la dissolution de 2024. Je veux bien prendre toutes mes responsabilités mais que tous les autres, les forces
politiques, les oppositions, les gouvernements successifs prennent les aussi président de la République compris. car je ne vais pas continuer à porter pendant des années et des années la responsabilité de l'abandon d'un plan de rétablissement des comptes publics qui nous aurait empêché d'être dans la situation où nous sommes aujourd'hui. Je suis un garçon sérieux. J'aime les choses sérieuses. Ce budget, il est sérieux, il est solide. Est-ce qu'il est parfait ? Non. Est-ce que j'aime ces taxes ? Je ne supporte pas toutes ces taxes et l'hypocrisie qu'il y a à dire on va lutter contre l'obésité donc on augmente les taxes sur ministre en charge sur mon personne. Enfin assumons qu'on augmente les taxes parce qu'on veut des résultats. Et donc je souhaite qu'il soit adopté souhaite qu'il soit
adopté très rapidement et j'ai envie de dire à toutes les forces politiques au nom de l'intérêt supérieur de la nation française voter ce budget. Et je rajoute que si vous êtes pas convaincu par l'intérêt supérieur de la nation française, c'est votre intérêt aussi parce que si le budget n'est pas adopté aujourd'hui, vous serez obligé, toutes les forces qui se retrouveront en 2027 de faire encore plus difficile. Mais vous le savez, on on va certainement entrer dans une phase de négociation. Est-ce qu'il faut négocier comme on l'a fait par le passé avec le Parti socialiste ? Et c'est oui concéder quoi ? Le moins possible, ça veut dire négociation quand même pour le maire et donc ça veut dire concession malgré tout. Et donc sur quoi on est prêt à conser vite. Et aucune concession qui
dégrade la copie qui doit nous amener à 5 % de déficit. Enfin, on a cessé de reculer les curseurs, vous savez. Alors, on dit ça va être demain le rétablissement des comptes et puis après-demain et puis après-demain, puis à un moment donné, vos créanciers disent "Attendez, stop !" C'est ce qu'ils sont en train de nous dire. Stop. Vous arrêtez cette glissade, vous rétablissez les comptes. Donc on peut faire toutes les concessions qu'on veut à une condition, c'est qu'elle soit financée et qu'on ne bouge plus de cette référence de 5 % de déficit en 2027. Et le plus tôt il sera adopté par 493 ou par quelque autre moyen que ce soit, le mieux ce sera pour la France et pour les Français parce qu'au bout du compte, c'est eux qui payent et moi c'est eux que je pense. Alors et notamment cette
dette al l'horloge tourne depuis qu'on parle, regardez, c'est toujours aussi vertigineux. C'est une bonne illustration de la situation. Non mais j'aime beaucoup caro votre chiff parce que il montre bien que c'est très gentil de tout mettre sur le dos de Bruno le maire de l'ancien ministre des finances dans la dette machin truc chouette mais la réalité c'est que depuis que je suis parti elle explose la dette elle a pris 300 milliards d'euros de plus donc vous voyez bien que c'est pas un problème d'homme c'est un problème de modèle comme je le dis un modèle qui est mort nous avons un modèle dans lequel la dépense sociale et la dépense des retraites est totalement excessive et ça explique que ça dégringole à cette vitesse là avec Nicolas Dans un instant, jusqu'où ça peut dégringoler et nous
entraîner tous ? Je continue sur mes questions de discussion budgétaire. Est-ce qu'il faut discuter, négocier avec le RN ? Je précise ma question. Dans le Figaro, un proche de la candidate il y a quelques jours disait que ils avaient vu des appels du pied du côté du RN dans le dans les lignes budgétaires en voyant le délai de carence avant que les étrangers touchent des allocations non contributives. Économie sur les énergies renouvelables. Négociation de la contribution de la France au budget de l'Union européenne. Le monde parle d'un pas de deux entre Sébastien Lecnu et le Rassemblement national. Faut-il discuter avec le RN, assumer de le faire et sur quel point ? Ben, il y a des forces politiques au Parlement. Donc toutes ces forces politiques, son parlement, c'est
qu'elles sont légitimes. Donc c'est au Premier ministre et je lui fais toute confiance pour négocier avec simplement pour moi une seule véritable ligne rouge, vous ne pouvez pas dégrader votre copie. Cette copie, c'est le minimum syndical pour que les taux Vous seriez ministre de l'économie encore aujourd'hui, vous seriez autour de la table avec le Rassemblement national pour discuter éventuellement. Quand j'étais ministre des finances, j'ai fait passer se budgets. Je rappelle là aussi qu'à l'époque, il passait facilement. Et vous le feriez avec LFI aussi ? J'ai toujours convoqué avec la France. J'ai toujours convoqué au ministère des finances l'ensemble des représentations politiques que les Français ont porté au Parlement. Enfin, c'est pas vous qui décidez, c'est les Français qui
décident. Ça s'appelle la démocratie. On passe aux questions des Français. Bruno Lemire. Allez, on les découvre. Moi, je le précise à chaque fois, je les découvre en direct avec vous, hein. Alors, c'est la c'est la question de Jean-Claude. Bonjour Jean-Claude, vous êtes à Wappi, vous avez participer dit Jean-Claude au creusement de la dette à Bissal. Vous avez prévenu hein, préparé psychologiquement, il y a de la colère. Question légitime. Pouvez-vous nous expliquer comment on en est arrivé là ? Bien sûr, il y a deux choses qui ont creusé la dette. Il y a eu le Covid, l'inflation, la protection qu'on a apporté. Je suis fier de cette protection et si j'avais le refaire, je referais exactement la même chose. Ça a sauvé des centaines de milliers d'emplois, des dizaines de milliers
d'entreprise et ça a permis de redémarrer fort pour avoir la croissance de 2023 que je rappelle près de 2 %. Après, il y a une deuxième raison, je expliquer à Jean-Claude, que tout le monde cache mais sous le tapis parce que personne ne veut voir la réalité en face, que moi j'ai la liberté désormais pour dire les choses avec beaucoup de force et de franchise, c'est que notre modèle social, ce fameux état providence, ça ne tient plus. C'est c'est pas la peine de tourner en rond autour du pot. C'est un état qui redistribue de l'argent, qui donne des allocations aux uns, des allocations aux autres. Vous avez le reste à charge en matière de santé qui est le plus faible de tous les pays développés et qui en même temps produit peu de richesse. Bah moi je propose avec ce le manifeste que
j'ai publié un autre modèle dans lequel on travaille davantage, dans lequel on produit plus de richesse. On relance la production industrielle, on relance la production agricole et on réduit un certain nombre de dépenses sociales qui ne sont pas légitimes. Prenons le temps d'une autre question, je la découvre également avec vous. C'est Christian à Paris qui vous pose une question. Pouvez-vous convaincre Gabriel Atta, Édouard Philippe, Bruno Rotaillot et tous les autres candidats du bloc de s'engager à se regrouper au premier tour des présidentiels ? Ça Christian, c'est beaucoup plus difficile que la question précédente, mais je fais confiance à l'esprit de responsabilité des candidats qui sont déclarés aujourd'hui. J'ai pas trop d'inquiétude, je vais vous dire là-dessus.
Le second tour entre le Rassemblant national et la France insoumise, ça placerait des millions d'électeurs face à des choix de société. de vision de la nation française, de représentation de notre vie ensemble qui sont tout simplement intenables et inacceptable pour des millions de nos compatriotes. Nous ne pouvons pas laisser et je la comprends l'angoisse de ces compatriotes que je rencontre vous pouvez pas nous laisser face à deux choix et deux visions de la société dans lesquels on ne se retrouve ni pour l'une ni pour l'autre. L'un qui propose le communautarisme, une forme d'antisémitisme à peine l'arvée et la fin du droit de propriété. C'est LFI qui va se polier vos biens, se polier votre épargne et de l'autre le
Rassemblement national qui rappelle, on le voit avec l'actualité, ses origines antisémites, qui montre à quel point il montent les Français les uns contre les autres et qui par ailleurs a une politique économique qui est socialiste. La confirmation est faite là, on parle de Jordan Bardella, on va pas se mentir, les révélations [raclement de gorge] étonné de l'étonnement sur Jordan Bardella. Très franchement, quand je vois la réaction qu'il avait eu au propos de Jean-Maille Le Pen et c'est là qu'on voit que malheureusement l'esprit français glisse et glisse pas dans la bonne direction sur l'antisémitisme. Les propos de Jean-Mael Le Pen à l'époque n'étant plus n'ayant plus 30 ou 40 ans sur du rafour crématoire, le détail dans l'histoire de la Seconde
Guerre mondiale, moi c'est des propos qui m'avaient retourné le cœur, qui m'avaient complètement bouleversé. Et vous avez un rassable politique Jordan Bardella qui dit "Moi, je vois pas le problème." Voilà, les choses sont dites et aujourd'hui il dit surtout qu'il n'était pas cet homme. Je pas rentrer dans la polémique aujourd'hui mais enfin quelqu'un qui n'a pas pu reconnaître ouvertement et simplement que les propos de Jean-Main et Le Pen déchirent le cœur de toute personne qui a un cœur. C'est même pas une question d'antisémitisme, c'est une question de cœur, c'est une question de vision de l'homme. Bah très franchement, on n'est pas étonné des propos qui sont rapportés aujourd'hui. Dernière question de français, il faut qu'on on accélère un tout petit peu.
J'en suis mais je suis aussi responsable de cette situation. C'est Marie. Bonjour Marie. à Toulouse. Si c'était à refaire, quelles dépenses couperiez-vous en priorité et quels impôts aux taxes maudiferiez-vous pour remettre la France sur les rails ? Il y a beaucoup de dépenses de l'État sur lesquelles on peut faire mieux. Il y a une simplification de l'État. Enfin, quand je vois, je vois maintenant de l'extérieur, ces gouvernements plétoriques, ces secrétaires d'état qui servent à rien, qui circulent dans tout Paris. Quand je vois un certain nombre de dépenses qui sont faites, des remboursements en matière de soins ou de santé qui ne sont pas légitimes et qui finissent par laiser ceux qui ont vraiment besoin de la sécurité sociale, vraiment besoin de la solidarité
nationale. C'est le reproche que je me fais, c'est pas d'avoir été dans la bonne mauvaise direction. Nous sommes allés pendant 7 ans dans la bonne direction et ça a donné des résultats en matière de politique économique et de politique financière. On n'est pas allé assez loin, on n'est pas allé assez fort, on n'est pas allé assez vite. Et avec quelles conséquences ? Nicolagos bonjour, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes face au à Bruno Leour. Bonjour Bruno Lemer. Vous l'avez dit, on a [souffle coupé] on a pris cette direction mais vous avez signé SEP budgets dans le rouge. Sepets dans le rouge et je me souviens au 50e vous vous manifestiez sur le fait que c'était le 50e budget de la France dans le rouge. C'estement depuis le 46e vous étiez aux
manettes. Qui demande pardon aujourd'hui aux Français pour la dette ? C'est vous sa les les sacs de Send sur la tête c'est fini. Moi je je veux bien une fois encore prendre toutes mes responsabilités et quand je l'ai fait, j'aurais aimé entendre les oppositions, tous ceux qui ont systématiquement refusé mes économies en 2024, tous ceux qui ont voté les censures quand je proposais des économies, tous ceux qui ont rajouté des dépenses. Mais j'aurais aimé qu'il disent bono le maire a reconnu que franchement on aurait pu faire mieux sur les finances publiques. Nous reconnaissons nous aussi qu'on a participé à cet échec collectif depuis 40 ans sur la dette. On le reprochait après à l'exécutif, c'est valable avec tout le gouvernement et depuis 2024. Par ailleurs sur les se budgets, je rappelle
tout de même que les trois premiers budgets, j'ai été le ministre des finances qui a permis de revenir sur les 3 % de déficit public et de sortir de la procédure pour ce déficit excessif. On prend toujours la photo, on oublie l'arrière du film. Mais la conclusion que j'en tire m'étant retiré depuis 2 ans des affaires publiques, c'est que notre modèle et Nicolas Dose, vous le savez mieux que personne, il ne tient plus. Pourquoi ? parce que il dépense plus de richesse qu'il n'en produit. Alors et donc vous devez abandonner l'État providence tel qu'il est aujourd'hui, retirer de l'État toutes les fonctions qui ne sont pas les siennes, recentrer la protection sociale et la sécurité sociale sur les vrais grands risques. On le dit plus simplement Brudo Leire, ça veut dire qu'on appauvrit les
Français, on baisse le pouvoir d'achat pour consommer moins et produire davantage. Nicolas mais objectivement c'est ça l'é c'est précisément ça l'inverse de ce que je veux faire et mais c'est c'est il n'y a pas d'échappatoire. Mais Nicolas 12 qu'est-ce que montent les chiffres aujourd'hui ? que les français s'appauvrissent et bien sûr donc mais ça va continuer en 27 avec le budget qui va le présenter aujourd'hui. Le modèle tel qu'il existe aujourd'hui d'état provid généralisé de dépenses publiques non financées et de redistribution de richesses que nous n'avons pas créé appauvrit tous les jours tous les Français sans exception en particulier les plus modestes et j'y reviens en particulier les jeunes et les étudiants qui arrivent sur le marché. Il n'y a pas d'autre solution que
d'accentuer ce phénomène si on doit consommer moins et produire plus. Non Nicolas Dole alternative c'est celle que je propose, je le redis, lisez ce texte. Je propose un autre modèle qui va reposer sur la production industrielle qu'on va relancer en baissant les impôts de production, en facilitant l'installation des usines, en permettant le développement de nouvelles filières vertes. Je propose par exemple qu'on lance cinq grandes politiques publiques pour les 25 années à venir. une sur le logement, une sur l'énergie avec l'électrification des usages et l'ouverture de nouvelles centrales nucléaires, une sur l'eau qui va devenir une priorité absolue pour nos agriculteurs, l'une sur l'intelligence artificielle parce que nous devons maîtriser l'intelligence artificielle et
avoir nos propres nouvelles technologies et une dernière sur l'adaptation climatique. Avec ça, on recrée la prospérité. On voit que vous rodez votre programme. On y reviendra. On revenez quand vous serez également candidat. J'en suis intimement convaincu. Il faut une alternative à ce modèle actuel qui a quand vous aurez annoncé votre candidature parce que votre programme vous le préparez clairement devant nous. Revenez, on continuera d' Je voudrais juste poser une question. Faudrait qu' Non mais faudrait qu'on s'intéresse à la crise financière. Une question de 5 échelle de 1 est-ce que les marchés nous laissent le temps d'aller vers ce que vous décrivez ou est-ce que quoi qu'il arrive sur une échelle de 15, où est-ce que vous mettez la crise financière le risque d'incident de
crédit pour le pays aujourd'hui ? Malheureusement à 4 et demi. Non. Malheureusement, je pense qu'il est très faible. Pourquoi ? Parce que les marchés financiers ont être très clairs, c'est-à-dire les banques, les investisseurs qui achètent de la dette aujourd'hui française, ben ils se remplissent les poches sur le dos des Français jusqu'au moment jusqu'au moment. Mais pour moi, c'est plutôt au printemps que ça arrivera. Pas maintenant, sauf s'il y a un accident sur le budget. Mais je ne crois pas en fait à l'accident sur le budget. Je pense que par mélange d'intérêt et d'intérêt national, les formations politiques laisseront passer ce budget qui est, je le redis, sérieux. Le printemps, c'est la zone de risque. Le printemps, c'est la zone de risque et comprenons bien que ces taux d'intérêt
enrichissent nos créanciers au lieu d'enrichir les Français. Merci Nicolas Dose. Merci beaucoup Bruno Lemer d'avoir accepté notre invitation. On se retrouve donc quand vous serez candidat officiel. Merci beaucoup d'avoir été avec
Bruno Le Maire