En finir avec l'État perfusion - François Ruffin
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 15 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:49OuverteRéponse directe
Peux-tu être de gauche et pro-business ?
- 3:16OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est mal d'être pro-business ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Peux-tu expliquer ta position sur les patrons et les inégalités ?
- 6:03OuverteRéponse directe
Présente-toi en quelques mots.
- 10:05OuverteRéponse directe
Comment vis-tu les critiques sur la valeur travail en France ?
- 15:48OuverteRéponse directe
Faut-il pénaliser l'emploi à temps partiel ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:04Invité politiqueChiffre
« L'État perd 3 4 5 % par an. »
- 10:46Invité politiqueFait
« Le pays pendant la crise Covid, il a pas tourné grâce aux publicitaires, aux actionnaires, aux traders, hein. Il a tourné parce qu'il y a eu des infirmières qui ont continué à aller à l'hôpital. »
- 24:03Invité politiqueChiffre
« Un SDF sur 4 est issu de l'aide sociale à l'enfance. »
- 1:03:09Invité politiqueChiffre
« Le taux d'anxiété dans les entreprises françaises, il est 47 %. Le taux d'anxiété en Allemagne, il est de 11 %. »
- 1:06:44Invité politiqueChiffre
« Xavier Bertrand quand il était ministre du travail qui avait fait chiffrer le coût du mal travail et il en était arrivé à la conclusion que c'était entre 3 et 4 % du PIB. »
- 1:08:51Invité politiqueChiffre
« Le taux d'emploi des 20-60 ans en France, il est aux alentours de 70 %. En Allemagne, il est 78 %. »
- 1:20:56Invité politiqueFait
« Ne serait-ce que la durée qu'on met à accepter un changement, ça permet à être mieux adapté au changement. »
- 1:25:05Invité politiqueChiffre
« L'industrie dans notre pays est passée sous la barre des 10 %. »
- 1:26:28Invité politiqueFait
« On a refusé sur le secteur de la défense ce qu'on a accepté pour tout le reste à savoir je te vois non parce que demain je j'enregistre avec le général Pierre Deviler, je pense que tu vois il dira pas exactement ce que tu es en train de dire quoi sur l'industrie de la défense. »
Temps de parole
- François Ruffin100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Est-ce que tu peux être de gauche et pro business ? Ça dépend ce qu'on appelle le business. Les patrons, je dis toujours c'est comme les poissons, dedans, il y a les requins et il y a les sardines. Tu aimes pas les riches toi ? Euh, j'ai aucune difficulté avec les 500 familles et juste ce qui s'est produit. Un fait économique majeur. Il y a 30 ans et 500 fortunes possédaient l'équivalent de 5 % du PIB. À l'arrivée d'Emmanuel Macron, [musique] au pouvoir, on est à 20 %. Aujourd'hui, on a dépassé les 40 %. Donc, il y a quand même une concentration du patrimoine entre quelques mains. Tout le monde paye à peu près 50 % de cotisation, impôt, prélèvement généralisé.
C'est vrai pour toi, c'est vrai pour moi et puis quand on arrive dans les 0 1 % boum, on tombe à 22 23 % pas normal. Donc simplement ma demande est d'une demande d'égalité. Je pense que les gens qui me connaissaient ont vu la crisalide se transformer en papillon. J'étais quelqu'un quand même de très réservé, très timide et d'un seul coup parce que je portais quelque chose en quoi je croyais, j'étais debout sur une chaise et à vendre des journaux tous. Quand je vois l'ouverture de Merci Patron, en fait tu es youtubeur. Enfin, je veux dire le code du mec qui se brosse les dents et qui raconte des conneries dans sa salle de bain, c'est Inoxtag.
J'ai toujours dit il faut tout faire pour que il y ait de la fantaisie qu'il faut que je demande en permanence comment je fais pour rendre ça sexy. Je sais pas à quel point tu es sensible aux problématiques de l'IA. Moi j'ai un sentiment assez profond que vous êtes à peu près tous complètement à la ramasse sur le sujet. L'État perd 3 4 5 % par an. Est-ce que [musique] c'est normal ? Moi je pense que aujourd'hui ceux qui parlent le plus de la valeur travail ce sont ceux qui en fait depuis 40 ans l'écrasent dans le pays. En fait, on a des dirigeants qui ont fait le choix de passer l'industrie par-dessus bord de dire on a plus besoin d'industrie.
Ce qui compte c'est les services et donc on a complètement cassé notre base productive et y compris nos fleurons industriels type Arcelor, Alcan, Alcatel. cette base là qui doit nous permettre de faire renaître une [musique] industrie de défense qui assure notre souveraineté parce que se placer sous le parapluie américain n'a jamais été moi mon idéal et ça l'est encore moins quand ce parapluie est tenu par un Donald Trump qui est prêt à le faire flancher à tout moment. Et ben salut François, ça va ? Bonjour, ça va et toi ? Ouais, bien écoute, je suis très content de te recevoir ici. Tu sais quoi ? Non, j'ai insisté. C'est vrai, c'est vrai.
J'ai insisté et je suis fait longtemps que j'ai pas fait de de femmes ou d'hommes politiques. Et on s'est parlé une ou deux fois rapidement au téléphone et puis on a eu Emma, ton équipe et puis euh et puis la base de tout ça, c'était de me dire euh tiens, je me place pas trop dans les chiquets politiques, tu vois. Je suis assez voilà. Mais c'est vrai que souvent si je dois rentrer enfoncer des des clichés pour commencer cet épisode en tant qu'entrepreneur depuis une vingtaine d'années, tu vois quand j'entends des gens euh qu'on va catégoriser d'extrême gauche, tu vas me dire toi où tu te situes pas du tout extrême gauche. Moi je suis de gauche, de gauche depuis toujours.
Et euh et bien je me je me dis souvent, tu sais, je bondis dans mon dans mon dans mon siège quand j'écoute une matinale ou un truc et puis euh puis de temps en temps toi, j'entends quelqu'un, une voix que je connais et puis au bout d'un moment, j'entends François Ruffin, je me dis euh c'est pas si con quand même, je je peux être d'accord avec ça. Ah tiens, ça c'est intéressant. Et euh je dire mais quand même il est bien à gauche quoi. Et et donc quand moi c'est bien à gauche ou bien à droite mais encore une fois tu tu veux m'expliquer après. Généralement je je me retrouve pas dans le dans le dans dans ce on m'a dit si tu vas chez les macronistes tu vois. Ouais, c'est ça.
Et et je suis pas je suis pas si macroniste. Je suis je suis alors si tentez que dans c dans ces matinales dont je parle, dans celle que j'écoute pas de cette notoriété publique qui m'agace assez souvent pour voilà mais celle d'interre euh je il catégorise par exemple souvent le président Macron comme le président pro business et ce qui moi me me par exemple ça me fout hors de moi. C'està dire que ça veut dire quoi enfin pro business. Est-ce que c'est mal d'être pro business ? Est-ce que c'est mal d'être pro business François ? Tout dépend ce qu'on appelle le business. Tu vois juste moi je suis reporter, je te dis d'où je reviens ce matin.
J'étais à Florim regogist mais j'étais pas derrière les murs de la prison. J'étais devant GLS qui a un transporteur qui fait des livraisons. Quand tu fais livrer un lit chez toi et ben ça passe par GLS. Et en fait, ils emploient des patrons.
Donc j'étais au côté de patron de patron de la livraison et qui était là pour protester parce que lors de d'ordre GLS a décidé d'un seul coup de baisser leur chiffre d'affaires de 10 20 30 40 % et en leur mettant la pression et en faisant que eux doivent répercuter cette pression sur les salariés eux-mêmes, sur leurs propres chauffeurs, leurs propres livreurs qui du coup font pas de pause pendant il travaillent 10 12 14 heures par jour, font pipi dans leur bouteille, on pas on viennent avec leur gamell pas de frais de de déjeuner et avec un système organisé où GLS dit au patron de toute façon mettez-vous en faillite et puis rouvrez une autre boîte.
Arrêtez de payer l'ursaf, c'est pas grave et ouvrez une autre boîte. Et bien je considère que mon rôle de d'homme de gauche de de d'homme politique, c'est de venir au côté des patrons là en l'occurrence pour demander qu'il y a des règles simplement. Est-ce que tu peux être de gauche et pro business ? Ça dépend ce qu'on appelle le business si tu veux. les patrons, je dis toujours c'est comme les poissons, dedans, il y a les requins et il y a les sardines. Et donc venir demander qu'il y ait des règles et que les gros viennent pas écraser les petits, moi je suis considère comme un entrepreneur. Je suis un auto-entrepreneur.
Avant que ça n'ait existé, avant que ce mot n'existait, et bien il y a 26 ans, quand je lance mon petit journal Fakir à Amien, finalement je suis un auto-entrepreneur qui lance pour des raisons non pas de business, pas pour faire de l'argent, mais juste pour avoir un lieu d'expression. Je lance mon petit canard chez moi. On va euh rentrer dans tout ça. J'ai déjà plein de questions sur tout ce que tu viens de dire. Euh on on a je préviens, ceux qui ont l'habitude d'écouter Génération Self une 1h et3 aujourd'hui exceptionnellement euh à cause de la ligne 14. À cause de la ligne 14. Comme quoi, c'est pas que les mouvements sociaux qui mettent un malaise voyageur. La ligne arrêtée.
Pour ceux qui connaissent pas la ligne 14, il y a pas de chauffeur dedans. Donc mais qu'est-ce c'est quand même être très rapide. Et puis parce que j'ai justement une juste à la fin, je peux absolument pas louper ça. On on est contre un. François, je te propose si tu veux bien de te présenter toi-même. Je suis député de la première circonscription de la Somme, donc qui va entre un bou d'Amien et Abville et et depuis 26 ans, j'ai touché un peu à tous les médias en tant que journaliste. J'ai d'abord fait mon propre journal qui s'appelle Fakir à Amien. Puis euh j'ai fait une école de journalisme.
Puis j'ai fait de la radio à France Interre, puis j'ai fait un film Merci patron et une série d'autres films. Je veux du soleil avec sur les gilets jaunes, debout les femmes sur les auxiliaires de vie notamment. Dernièrement au boulot où je mets une riche Sira Salman avocate et je la mets à faire un certain nombre de métiers et j'ai fait une quinzaine de bouquins. Enfin voilà, donc je suis je cherche en fait des lieux d'expression. Exprimer, c'est un verbe qui me tient à cœur. Exprimer, ça veut dire pousser dehors. Et je pense que j'avais beaucoup en moi à pousser dehors et je cherche le moyen de canaliser ça.
Euh tout ça en en des journées de 24 heures, c'est vrai que on y reviendra mais je pense tu es pas au 35 he toi aussi. Non mais enfin est-ce que quand je lis c'est du travail ou c'est pas du travail ? Non mais quand tu écris quand tu vas ce matin à Fleurri. Ouais. Oui mais en même temps c'est des rencontres avec les gens. Moi j'ai j'ai la chance, je voyais même vendredi dernier, j'étais à un concert de chanteur d'oiseaux. C'est un truc de chez moi. Les chasseurs, tu sais, pour appeler les oiseaux, ils font des cris et c'est devenu un art.
Et donc, il y a des imitateurs d'oiseaux et il y en a qui ont élevé, j'ai un copain qui s'appelle Jean Boucot qui a élevé ça au Randard et qui est qui est reconnu dans le monde entier parce que il en fait des symphonies, il travaillent avec des musiciens et tout ça. Et ils sont l'incarnation pour moi de cette phrase de Émilie Jolie. Je je sais pas, c'est mon temps, c'est les années 80 ça qui disait "Faites que votre rêve dévore votre vie afin que votre vie ne dévore pas votre rêve." Et donc j'ai la chance, moi je fais partie de ces privilégiés, de ces gens qui ont la chance de plus ou moins avoir fait de leurs rêves leur vie. C'est pas le cas de tout le monde.
Et donc on comprend que pour le le travail doit être une part de la vie de tout le monde parce que le travail c'est ma valeur clé hein, c'est ce qu'on met en commun dans la société. Si jamais là il y avait pas de travail, non seulement je pourrais pas parler à ce micro, je connais pas ton prénom, si Clémence était pas là et ben tout ça serait pas retransmis. Mais même simplement ce vert d'eau, h ce verre d'eau, c'est une quantité de travail mis en commun pour que le verre soit fabriqué, pour qu'il y ait de l'eau à l'intérieur. Enfin voilà, la société c'est du travail qui est mis en commun.
Donc c'est c'est extrêmement valorisant mais il faut que le travail ait une place et qu'en même temps il ne prenne pas toute la place. Donc le travail c'est bien, c'est euh Mais les gens qui sont pas dans le travail, ils sont malheureux. Euh jeudi dernier, j'étais à Reusé, il y a là-bas un territoire zéro chômeur longue durée. Je sais pas si tu vois ce que c'est. C'est 100000 personnes par an broyé physiquement ou psychiquement par le travail se retrouvent en inaptitude. Ça a doublé en disant on est passé de 50000 à 100000 personnes. C'estàdire concrètement c'est soit des burnouts la moitié soit des troubles musculcolétiques l'autre moitié. En tout cas, c'est deux principales causes.
Et ben donc ça veut dire qu'on a des gens qui sont plus employables par les sociétés classiques. On voilà, on les laisse de côté. Et ce sentiment d'inutilité au monde euh d'être en marge de la société, ça rend les gens extrêmement malheureux. Et là, il y avait des personnes qui expliquaient comment ell s'étaient retrouvé réemployé, donc pas sur le marché du travail ordinaire, mais par une association, mais comment aussi elle réemployait par exemple des gants qui normalement auraient dû être jetés à la poubelle. et là par dizaines de milliers, elle recyclait des gants. Donc il y avait un double réemploi, un réemploi des hommes et des femmes et un réemploi par exemple des cartables aussi.
Et et ce que je c'était des témoignages qui étaient vraiment vibrants parce que c'est des personnes qui disent "Bah voilà, nous on était chez nous, on déprimait, on pensait qu'on pouvait plus être utile au monde que et on nous regardait comme des parasites et heureusement il y a quelqu'un qui nous a tendu la main pour nous permettre d'être utile à nouveau." Est-ce qu'il y a un narratif que je pourrais exprimer plutôt de droite qui est un peu de dire que aujourd'hui la France veut plus travailler, que il y a plus de valeur travail, que en fait les Français foutent rien qui sont assistés et cetera et sur lesquels on va finalement souvent pousser un peu les parties de gauche euh à une protection sociale exacerbée trop importante à tout ça aujourd'hui comment tu le vit ou qu'est-ce que tu en penses ?
Pour moi, ça correspond pas à la réalité. Moi ce que je vois, c'est des gens qui travaillent. Je vois des gens qui se lèvent tôt, qui vont au boulot, qui prennent leur auto qui comme moi ce matin prennent le métro, qui là-bas ont mal au dos et qui font tourner le pays. Le pays pendant la crise Covid, il a pas tourné grâce aux publicitaires, aux actionnaires, aux traders, hein. Il a tourné parce qu'il y a eu des infirmières qui ont continué à aller à l'hôpital alors qu'elles avaient pas de blues, qu'elles avaient pas de masque et à faire leur travail moins pour la paye que pour le sentiment d'utilité de ce qu'elles apportaient au pays.
Et c'était le cas aussi des aides soignantes, c'était le cas des caristes, c'était le cas des camionneurs, c'était le cas des caissières, de toute une chaîne du lien et de des biens qui fait que on a encore pu aller pendant ce temps-là aller au supermarché. Et pour moi, c'est un temps qui est important parce que c'est le moment où tous ceux qui sont invisibles dans la société, parce que c'est le backoffice, c'est ceux qui sont derrière qu'on voit pas, ben à ce moment-là, ils sont apparus comme étant ceux qui pour de bon tenaient le pays debout. Et alors après ça, le président de la République leur avait promis reconnaissance et rémunération, il y a eu ni l'un ni l'autre.
Donc moi, je pense que aujourd'hui ceux qui parlent le plus de la valeur travail, ce sont ceux qui en fait depuis 40 ans l'écrasent dans le pays. Ils écrasent le travail. Vous savez quand on commence à Mais je parle des cadres d'école blanc, non, je parle des dirigeants politiques et économiques. Euh quand on commence à avoir l'expression simplement de coût du travail, qu'on on considère le travail comme étant non pas un atout, non pas comme étant le socle de la société, mais comme étant un coût. Si c'est un coût, c'est un coût à diminuer.
Attends, ce que tu dis, le coûpt du travail, le problème quand des gens utilisent le mot le mot coût du travail, c'est toutes les toutes les cotisations qui vont autour. C'est pas le c'est pas ce qui est difficile en France, c'est que le coût du travail, si je dois te reprendre sur tes propres mots, mais c'est pas les mien justement, c'est des mots que je pense que c'est des mots qui circulent depuis 40 ans. Moi ce que j'aimerais ce que ce qu'on aimerait pour beaucoup aussi, c'est de te dire moi si je quand je paye mes collaborateurs au lieu de leur donner euh 55 60 % de ce que je paye, je vais leur en donner 80 ou 90, tu vois ?
Et et ça bah le coût du travail serait moins élevé, mais ça veut dire que je leur donnerai plus. C'est plutôt les prélèvements obligatoires et tout ça qui sont qui sont peut-être mais mais il y a quand même eu comme projet dans la ce qu'on implique dans coût du travail. Non, en tout cas le coût du travail c'est le global et ça fait 40 ans qu'il y a cette expression de coût du travail. Je dis que cette expression en elle-même elle est nocive. On doit considérer l'atout du travail et non pas le coût du travail. Évidemment, s'il y a un coût du travail, le coût du travail, il a diminué en permanence et on doit chercher presque au contraire à relever ce cette valeur du travail dans notre pays.
Et à la fois, alors j'entends parce que je pense qu'on est tous d'accord, enfin beaucoup être d'accord dire c'est relever la valeur de travail. Oui, c'est plus baisser ce que me coûte un un salarié, tu vois, ce que coûte un salarié pour une entreprise. Mais je d'abord, je je te réponds que je suis peut être d'accord parce qu'il y a des niveaux, il faut voir des certains niveaux de salaire où en effet quand on veut augmenter un salarié de 100 € il faut que payer 400 €.
Donc on est dans un rapport de 1 à 4 qui rend le passage d'une marche très difficile parce que il va plus y avoir de prime d'activité parce que enfin il y va y avoir des allocations qui vont diminuer d'un côté et puis parce que de l'autre il y a des cotisations et comme on a créé des trappes à bas salaire où on a des surees sur les très bass salaires, dès qu'on veut les relever un peu, il faut sortir d'un espèce de piège qui demande à relever fortement.
que nous disait Maxime d'Aomia qui nous dit en fait sur des certains salaires Acadomia, tu vois cette boîte, sur des salaires de de de prof à domicile de ou de pardon de d'hommes femmes de ménage à domicile finalement pour passer le mi-temps ou le de tiers temps et aller au plein temps, ça n'a aucun intérêt parce qu'en fait les aides qui existent t'incitent pas à aller travailler plus. Bien ou pas bien ? Si vous me permettez d'arrêter cet épisode pour vous parler d'un sponsor que j'adore. Ça va prendre une petite minute. Aujourd'hui, on est connecté en permanence. Vous êtes connecté en permanence. Et la cyber sécurité, c'est un vrai sujet.
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Moi, je suis pour que de toute façon, on on pénalise l'emploi à temps partiel. Il y a eu un encouragement de du temps partiel.
Je suis pour qu'on pénalise l'emploi de temps partiel et que en en l'occurrence dans le ménage, on encourage notamment les donneurs d'ordre parce que et après il y a des boîtes de sous-traitantes qui s'adapte à ce que réclament les donneurs d'ordre mais qu'on on on moi j'avais posé une proposition de loi justement après la crise Covid sur les femmes de ménage en disant ce qu'il faut c'est que les femmes de ménage qui se lèvent à 4h du matin quand même hein puisqueand ça vient de 3e banlieuc parisienne pour arriver à 6h sur leur lieu de travail que les heures entre 6h et 9h elles soient surpayée Pourquoi ?
Soit elles auront davantage de salaire, soit il y aura une incitation du donneur d'ordre à dire "Bon, OK, j'accepte qu'on nettoie mes bureaux en journée parce que ça me coûtera moins cher." Et euh de ce fait-là, bah euh parce qu'aujourd'hui, on a finalement une inversion de la société, la déclaration des droits de l'homme de 1789 dit "Les distinctions sociales ne peuvent reposer que sur l'utilité commune." Or, les métiers que j'ai énoncé tout à l'heure, on estime qu'il y a 17 métiers de la deuxème ligne qui représentent 4 à 5 millions de salariés dans notre pays.
camionneur, cariste, auxiliaire de vie, assistante maternelle, c'estàdire un certain nombre de métiers qui ne doivent pas s'arrêter même en cas de crise majeure. Mais en fait, ces métiers là aujourd'hui sont des métiers qui sont moins payés, qui sont beaucoup plus précarisés, qui ont plus de pénibilité, mais les gens tiennent parce qu'ils ont davantage un sentiment d'utilité. le qu'on remette notre société sur pied, ça veut dire que les distinctions sociales doivent reposer sur l'utilité commune. Ça veut ben on doit survaloriser ces métierslà à la place de les mépriser et les dévaloriser.
Je suis par exemple pour la création d'un statut des travailleurs essentiels qui fait que en Angleterre il y a des droits au logement supplémentaires donnés aux personnes qui travaillent dans ces métiers du soin et du lyen. En Allemagne, il y a des jours de congé supplémentaires parce qu'on sait qu'il faut récupérer de ça. Mais je serai presque même pour que on le cale sur ce qui se fait pour les militaires. Pour les militaires, et ben il y a un plan pour une deuxième carrière, on accompagne enfin et on sait que les métiers dont je parle, ce sont pas ceux qui vont pouvoir tenir jusqu'à 60 ans, même 60 ans 40 ans dans la maçonnerie ou 40 ans comme auxiliaire de vie.
C'est très très très dur de d'y parvenir. Je parlais en effet avec un pompier de Paris hier qui est un militaire parce que les pompiers de Parisiens, je sais pas si tu le sais, sont militaire. il me disait qu' à 19 ans et demi, il pouvaient prendre une retraite avec un je crois 50 % un gros 50 % en tout cas de leur leur retraite et ils peuvent aussi continuer. Ils ont des plans de continuation super intéressants. Euh moi je te rejoins, enfin tu vois, on essae nous Badian là-haut de le faire venir le plus tôt possible notre homme de ménage et je suis assez d'accord queon devrait pénalisé si tu l' fait venir tôt le matin tard le soir. Enfin je pense c'est assez ridicule.
Euh il y a des lois aussi dans les pays nordiques là-dessus où ils font très attention euh à tout ça.
Si je dois me mettre un peu et et aussi sur tous ces métiers dont tu parles, je vais pour ceux qui ont pas l'habitude d'écouter Génération et Turscell, je vais me mettre un peu aussi en opposition volontairement sur certaines choses et puis peut-être rentrer dans certains clichés qui sont importants mais que j'entends autour de moi parce que je suis dans plein de clubs d'entrepreneurs où je suis entouré d'entrepreneurs et et de pères comme ça et où je vis des histoires comme ça mais où on va avoir aussi peut-être dans des métiers soit tu qualifies plus de publicitaires mais aussi des métiers que tu connais, des métiers de création de contenu des gens qui vont venir euh c'est quand même une aujourd'hui un grand classique qui vont travailler avec toi qui à un moment veulent partir euh et te disent bah je voudrais faire une rupture conventionnelle euh et puis bah parce que je vais je vais prendre le chômage pendant 2 ans et puis voir ce que je vais faire.
C'est normal ça ? Moi j'étais très réservé au moment de la création de la rupture conventionnelle. Je vois bien ce que ça peut apporter de liberté des deux côtés. Donc ça apporte une respiration là où on sait que il va y avoir de la tension qui va se créer quand il y a un salarié qui est là et que l'employeur en veut plus ou que euh c'est le salarié qui veut partir et l'employeur qui veut pas. Donc ça ça détend les rapports sociaux à l'intérieur de de l'entreprise. Et je veux dire que on reviendra peut-être sur mon expérience de petit patron mais c'est je l'ai utilisé. Je l'ai utilisé de deux côtés. J'ai utilisé parce que à la fin de chacun de mes ouvrages, je remerciais les asédiques.
Moi, j'étais intermittent j'ai étais intermittent du spectacle et donc je remerciais les assédique parce que au fond, ils ont participé à avoir une possibilité de respiration et de création et euh euh donc j'entends que ça détend ça. Maintenant, ça fait peser sur le un coût social qui est mis en commun des choix qui sont des choix individuels qui sont ceux du salarié ou ceux de l'entreprise. qu'on voile l'effet nocif que que ça peut avoir. Après que des gens dans une carrière de 40 ans et un temps de respiration où à un moment ils peuvent se demander voilà est-ce que je veux changer de chemin ? Qu'est-ce que je veux faire ?
Il me semble que ça doit pouvoir être organisé ensemble de se dire voilà en effet maintenant on est plus sur des carrières, on va faire des décennies et des décennies dans le même métier. On peut avoir un un un désir de bifurcation à un moment. comment on organise euh socialement ensemble ce cette possibilité de bifurcation. Nous de temps en temps, on a des gens de 30 de de pardon de 23 ans ou 25 ans qui font ça dans une carrière de 40 ans. Ça voudrait dire qu'il faudrait dire bah tu as le droit à deux respirations ou faudrait le limiter par exemple. par exemple.
Alors après moi j'entends pleinement que jusqu'à 30 ans maximum, je pense qu'il y a un temps de flottement euh y compris dans les classes populaires. Quelqu'un qui va tenter un peu d'intérim à droite à gauche pour voir la boîte qui lui plaît le plus et aller cher. Je trouve que c'est normal que dans son existence avant de se figer, avant de construire son nid, d'avoir une maison, d'avoir un couple stable, d'avoir une famille à fonder, il y a toujours un moment où ça se on se fiche quand même. Après, il y a souvent un deuxième moment à 50 ans où il se passe quelque chose en ce moment où c'est compliqué.
Après, il y a là, vous m'emmenez sur un autre thème qui est que la société française n'a pas encore pensé la rupture la rupture amoureuse et là on parle de la rupture professionnelle mais la rupture amoureuse, la rupture conjugale, la rupture familiale et en fait la la protection sociale a été pensée dans la pré-guerre pour couvrir un certain nombre de risques. la maladie, l'accident du travail, la vieillesse qui est pas un risque mais qui est une chance, mais la rupture qui n'existait que de manière marginale à l'époque, la possibilité du divorce aujourd'hui est devenue très commun. Hm.
Et donc et or la rupture est un sentimentale, est un temps dur et où il peut y avoir en bascule, d'abord c'est une perte de revenu, c'est un double loyer qui peut y avoir à payer sur le plan matériel mais évidemment c'est une rupture psychologique quand l'affectif est en branle. Et aujourd'hui, ce risque là, comment on fait pour socialiser, pour avoir des accompagnements autour de ce risque là ?
Et comment on fait pour que vous savez quand vous traî vous vous discutez avec des gens qui sont dans la rue, combien sont dans la rue parce queil y a eu une rupture qui est venue faire un choc dans le parcours notamment chez les femmes et combien combien n'y sont pas parce que en l'occurrence ou ne font pas de rupture ou ne partent pas parce qu'elles n'ont pas les moyens parce que elles sont tenues aussi mais c'est pour ça que il faut le penser à la fois comme un risque et comme une chance. C'est c'est la question que je peux pas m'empêcher. Je voudrais revenir sur cette expérience de de c'est toi même qui l'a qualifié de petit patron.
Moi, j'aime pas le le terme petit là-dessus, mais euh avant d'aller là-dessus, tu vois, c'est plus le le mode de pensée. Quand je t'écoute dire ça, je me dis "Mais est-ce que c'est vraiment à la société, à la France euh de s'adap Est-ce que c'est pas ça des problématiques de vie individuelles ? Est-ce que là-dessus, on n'est pas dans quelque chose dans ce que tu dis sur lequel est-ce que on doit faire des lois et des accompagnements de l'État pour les gens qui se séparent ? Tu vois ce que je veux dire ? C'est assez politique ce que je pose comme question. Mais en tout cas, il faut mesurer le coup que ça pour la société.
Tout ça quand par exemple est-ce que aider les enfants quand les parents sont pas capables de s'en occuper, est-ce qu'on considère que finalement bah tant pis ou bien c'est à l'état le prendre en charge ? C'est l'aide sociale à l'enfance. ou l'aide sociale enfance aujourd'hui est défaillante. Je dis parce que je pense que ça peut être un combat qui est transpartisan et qui nous rassemble tous. Et quand je lis Édouard Philippe, je lis les livres de mes adversaires politiques, je lis le livre d'Edouard Fili qui a des des très belles pages sur l'aide sociale dans l'enfance qui qualifient de honte nationale.
Mais le fait que euh quand on prend les SDF, un SDF sur 4 est issu de l'aide sociale à l'enfance. le fait que les il y a seulement il me semble 2 % de gens qui vont aller faire des études supérieures. En tout cas, on est c'est très très marginal et c'est un coût pour la société qui a été évalué par The Land 7, la revue médicale britannique à 38 milliards d'euros par an. Donc il faut se dire que les problèmes sociaux qui si c'était une exception par exemple la rupture, on pourrait dire bon bah voilà c'est son problème au gars ou à la femme. Mais quand ça devient endémique, ça veut dire que c'est intégré à la société et que ça risque d'avoir un coût en vérité pour la société.
Parce que par exemple euh si il y a une séparation que derrière il y a plus la possibilité de travailler pour l'un des deux, bah c'est de la production en moins pour le pays.
Donc euh alors moi je suis d'une quand je lis par exemple si je dois donner l'un de mes penseurs va être Léon Bloom qui dans l'après-gerre mais déjà Jean Jor le faisait n'oppose pas l'individu et le collectif qui pense que c'est par la société par le social qu'on a une émancipation qu'on a un individu qui s'épanouit pleinement et qui donne tout ce qu'elle a donné et tout ce qu'il a apporté à la société et donc je pense qu'on doit construire une dialectique qui ne fait pas s'opposer la réussite, l'émancipation individuelle avec la construction d'une société, d'une nation qui soit solide. Je je te rejoins volontiers là-dessus.
La problématique, c'est qu'aujourd'hui, j'étais encore dans une soirée d'entrepreneur hier soir après le spectacle de mon de mon fils Eli et je dis ça parce que je dis ça parce qu'on a échangé ensemble dans ce moment-là. Euh et en effet le cette dialectique qui s'oppose euh enfin moi j'entends tellement de gens là en ce moment qui me disent en fait on va partir euh de France hein parce que en fait les Français n'aiment pas les entrepreneurs, les Français n'aiment pas la réussite, les Français n'aiment pas les riches. Euh dans quelle mesure d'ailleurs tu y participes pas toi à tu jettes pas d'huile sur le feu là-dessus ou est-ce que c'est être incompris ?
Est-ce que Est-ce que tu aimes pas les riches toi ? Euh moi je je le dis tout à l'heure, je disais petit patron les et le distingo que je fais entre les sardines et les requins. Euh j'ai aucune difficulté avec les 500 familles puisque c'est le magazine challenge. Mais dire quand même ce qui s'est produit que c'est un fait économique majeur. Il y a 30 ans maintenant à la naissance de ce du classement de challenge, les 500 fortunes possédaient l'équivalent de 5 % du PIB. À l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir, on est à 20 %. Aujourd'hui, on a dépassé les 40 %. Donc, il y a quand même une concentration du patrimoine entre quelques mains.
Et donc ce que je demande simplement, c'est que sans raller, on rende que voilà, quand on dit que dans notre pays, à partir de 0 1 % ça, on on tout le monde paye à peu près 50 % de cotisation, impôts, prélèvement généralisé. C'est vrai pour toi, c'est vrai pour moi, c'est vrai pour le pompier que tu voyais hier. Et puis quand on arrive dans les 0 1 %, boum, ça bascule, on tombe à la moitié, on tombe à 20 22 23 %. C'est pas normal. Donc simplement moi ma demande est d'une demande d'égalité que euh je disais tout à l'heure des distinctions sociales ne peuvent reposer que sur l'utilité commune mais par ailleurs que on a un outil qui est en commun, c'est l'impôt qui nous permet de payer.
Alors je sais pas si c'est une école privée ou pas, ton fils Ellie, ça me regarde pas. Il est dans une école publique rue en père juste à côté.
Ça nous permet de payer l'école, ça nous permet de payer l'aide sociale à l'enfance, ça nous je voyais Ragnici de l'aide sociale à l'enfance qui est passé par là et qui à la fois envoulait au système et disait "Mais chaque fois que j'avais une brosse à dents avec du dentifrice, je me disais qu'il y avait quelqu'un qui avait payé ça pour moi dans ce pays et je trouvais que c'était beau." Et elle dit "Ouais, maintenant qu'elle est avocate, c'est fait partie de ses exceptions ses exceptions consolantes." Elle dit "Bah voilà, moi je ser je serais tellement content de payer des impôts." Et donc voilà se dire que là il y a une part qu'on met en commun.
Alors la difficulté qu'on a aujourd'hui, je pense qu'elle est moins dans le fait de mettre ça en commun que se de se demander à quoi ça sert. Et c'est tout le problème des gens qui vont à l'hôpital qui se disent "Bon sang j'ai payé des impôts, j'ai des prélèvements et je dois attendre pendant 4 5 heur aux urgences. Je vois ma mère qui est sur un brancard et qui soit pas soigné où on lui dit qu'elle a leur rendez-vous avec l'oncologue alors que c'est un cancer, on le sait. ça se dégrade, il y a une perte de chance, elle aura un rendez-vous avec l'oncologue dans 15 jours, 3 semaines quand c'est pas 1 mois, 2 mois.
Et donc en fait, je pense que le problème aujourd'hui, c'est de pas avoir un retour euh quelque part. Alors, je peux avoir des explications à ça. H non et c'est sûr c'est sûr que à chaque fois tu ouvres tellement de portes. Mais c'est vrai que le la difficulté dans tout ça, c'est aussi de te dire moi je suis je suis très je dis volontiers que je suis fier de payer des impôts et très content d'en payer.
J'aimerais bien ne pas en payer plus euh et potentiellement même quelque part un tout petit peu moins par moment parce que voilà, il y a des endroits sur lesquels je pourrais même aller euh là je je vais faire bondir certains de mes auditeurs aussi mais euh tu vois tu connais le régime mfille j'imagine euh quand tu vends une société dans un régime mfille en effet il y a eu des endroits où j'ai été un peu choqué du je peux comprendre pourquoi parce que tout cet argent je le réinvestis hein dans la société et cetera, mais en vendant des sociétés j'ai pu être assez choqué par le la faible imposition dans ce régime merfille ou si on m'avait dit tu payes le double ou le triple, j'aurais pas forcément littéralement grincé des dents.
Tu vois ? Après, il se trouve que comme ça reste dans une holding, ce qui est un peu le la problématique du moment, la holding si je comprends bien, moi 100 % de cet argent, je peux le le montrer hein, mais est réinvesti dans d'autres sociétés, dans la création d'emploi, dans la création de valeur et des choses comme ça. C'est pas de l'argent que je garde pour moi, pour mes enfants pour plus tard. Ça me ça m'est assez égal. Cependant, la vraie question pour beaucoup qui nous écoutent, c'est ça. C'est derrière l'État est inefficient. L'État perd quoi ? 3 4 5 % par an. Est-ce que c'est normal ?
Est-ce qu'on peut pas avoir enfin quand tu es entrepreneur te dire ça n'existe pas un monde où on fait 4 % de déficit par an ni en privé ? Moi si je vais voir mes banquers, je leur dis tous les ans je vais vous je vais perdre 4 % et puis vous savez quoi ? On verra plus tard pour payer tout ça. En tant qu'entreprise. Enfin, ça n'existe pas. et l'État, on est OK avec ça. D'abord, moi je considère que la dette publique est un souci.
Je quand il y a eu le lancement d'une commission d'enquête lancée par les Républicains, donc par la droite sur la dette publique après la crise Covid, je me suis immédiatement inscrit à l'intérieur parce que je pense que c'est un gros problème quand on a euh un des fonds colossaux qui partent en remboursement plutôt qu'en paiement de services publics. les conclusions de de des des des économistes des conseillers de la cour des comptes qui passaient devant la commission, c'était un il y a des crises qui ont fait augmenter considérément la dette publique et deux, c'est surtout un souci de recette.
Quand on baisse les recettes de 65 milliards d'euros depuis 2017 et qu'on les baisse en priorité sur les grandes firmes et sur les grandes fortunes, ça crée un trou dans la caisse. Maintenant, je je veux expliquer à mon sens pourquoi on a des forts prélèvements dans notre pays et pourquoi pourtant on a des services publics qui sont faibles. La clé, le grand phénomène des 40 dernières années, c'est la question de la mondialisation.
Et en fait, on a des dirigeants et politiques économiques qui ont fait le choix depuis 40 ans de passer l'industrie par-dessus bord, de dire "On a plus besoin de l'industrie, ce qui compte, c'est les services, c'est la banque et les assurances pour les uns et puis ça va être les services à domicile, la logistique pour les autres." Bon et donc on a on a complètement cassé notre base productive et y compris nos fleurons industriels type Arcelor, Alcan, Alcatel, enfin bon voilà tout ça était pété. C'est pas quelque chose que tu postes rationalises he ? Tu as écrit là-dessus il y a bien longtemps.
Ah oui, moi j'ai écrit sur et sur la nécessité d'établir des protections, des taxes frontières, des barrières douanières, des quotas d'importation. C'est une question, je suis né au journalisme par la question industrielle de manière centrale dans ma région dans ma région la Picardie. Et en fait, tu connais Nicolas Dufourc le BPI ? Vous devez bien vous entendre là-dessus. Non, dis donc, c'est nouveau que la classe dirigeante maintenant dise il nous faut des taxes aux frontières, il nous faut des barrières douanières. lui sur la sur la mus et le et et la souveraineté, ça fait longtemps qu'il écrit aussi.
Mais on voit on voit on voit un basculement y compris maintenant le ministre de l'industrie Sébastien Martin qui dit "Je suis pour les taxons frontières mais en commission des affaires économiques, on reçoit des patrons que ça peut être euh de la chimie, ça peut être de la métallurgie qui nous dit il nous faut maintenant des taxes frontières." Donc il y a un vrai basculement de ce point de vue-là. Mais du coup je veux dire qu'est-ce que ça produit ? Ça produit que l'État s'est mis à subventionner. Il s'est mis à subventionner l'économie en général, c'est les 211 milliards d'euros, mais il s'est mis à subventionner l'agriculture. Il s'est mis à subventionner salaire, c'est la prime d'énergie.
Il s'est mis à subventionner l'énergie, c'est le bouclier tarifaire. En fait, on a devenu on a maintenant un état qui est un état subvention et non plus qui a un état action. Et donc en fait tout l'argent qu'on donnait auparavant à l'État, c'était pour construire du service public et maintenant l'argent qu'on donne à l'État, c'est pour jeter des subventions parce que comme on n'est pas compétitif vis-à-vis des pays de l'Est, de l'Europe ou vis-à-vis des pays est asiatiques, et ben on comble par des subventions et en fait c'est même un un cadre du MEDF qui disait maintenant on a des entreprises mais tout un pays qui est camé aux subventions et ben il faut sortir de cette dépendance. OK.
L'état subvention euh quelque part, je t'écoute et je suis forcément d'accord et quelque part je reviens de Chine où j'ai passé de semaines. Alors, je vais aller dans un secteur où où j'ai halluciné sur la Chine. Je sais pas si tu connais, c'est déjà allé mais j'y suis jamais allé. et mais sur le les aspects subvention et notamment subvention de l'innovation euh la l'arène qui crée sur les énergies renouvelables, sur les voitures électriques, sur euh l'aviation, sur la robotisation, sur l'intelligence artificielle, chaînen, faut le voir pour le croire quoi. Est-ce que la subvention peut pas être aussi bien utilisée ?
Et en effet, là, j'ai l'impression que quand tu parles de subvention, moi je je qualifierai ça quasiment de perfusion finalement. qu'on a créé un état perfusion alors qu'on a plus un état intentionniste quand comme on voit cette vidéo, tu as dû la voir qui tourne un peu en ce moment où tu vois c'est moi j'aime je suis pas très passéiste hein mais les années 60, le TGV, le Concorde, le machin, la France glorieuse versus aujourd'hui où on est ce vieux pays. Je vais peut-être te reprendre ton ton expression d'état perfusion, ça m'intéresse. Je te fais un café en même temps, je t'écoute. Tu veux ou pas ? J'en veux, c'est ce que j'en veux un. Si tu veux, vas-y, vas-y, vas-y.
Mais j'ai du mal à parler à du vide, moi. Alors, vas-y. Bah alors, [rires] merci Clément. Euh mais euh dire que euh moi je demande du ciblage dans les aides publics, c'està-dire que ce que tu dis, il faut une intention, il faut savoir ce qu'on veut faire. Par exemple, quand on et en France, c'est tout le contraire. Quand on fait le CICE, crédit d'un peu compétitivité emploi et je le dirai ensuite si on revient sur mon parcours, on a reçu à Fakir du CICE. Ça n'avait pas de sens.
Bon mais on l'a reçu euh mais 20 milliards d'euros donc c'est absolument considérable arrivé non [rires] elle arrivé elle arrivé on estime que ça a créé 100000 emplois donc on est à plusieurs millions par emploi tout ça n'a pas de sens les trois premiers bénéficiaires c'est Auchamp Casino et Carrefour ils sont pas en compétition avec l'international il y a pas d'innovation à l'intérieur donc ça n'a pas de sens et évidemment la première chose que je demande moi j'ai une règle des 3C en matière d'aide J'ai contrôle, enfin contrepartie, ciblage.
Mais le ciblage c'est ce qu'il y a de plus important, c'est demander voilà, est-ce que ça va avoir un effet de levier là où je mets de l'argent ou est-ce que c'est juste un espèce d'arrosage généralisé ? Et on voit que quand on aide de manière ciblée, ça a des effets. Par exemple, quand on donne 1 million d'euros au TPE PME, ça crée en moyenne 13 emplois. Quand on donne 1 million d'euros à une firme, ça crée en moyenne 06 emplois. Donc on est dans un rapport de 1 à 20 et c'est logique. Je reprends mon petit parcours d'entrepreneur. Quand j'ai lancé mon journal, j'ai eu un prix qui s'appelait le prix Animafac. C'était 2000 francs à l'époque. 96 hein ou 9 99 francs euh 300 €. Somme dérisoire.
Mais ceci dit, comme j'étais en lancement, cette petite aide, je sais que tes micros t'ont coûté 2000 francs toi aussi au départ. Et bien euh 300 € il me semble, hein. Ouais. Ouais. Bravo ! Et et ben cette petite aide a d'abord a eu un encouragement psychologique. Il y a des gens qui qui aiment bien ce que je fais et puis un agrement financier limité mais qui me permettait de payer le mon deuxième tirage de journal. Mais les 3000 € qu'on a reçu ensuite des années plus tard de CICE, on le voyait à peine arriver sur les comptes en banque. On s'en fichait, ça n'était pas lié à un projet.
Donc je pense que se dire que oui, il faut des aides publiques mais elles doivent être avec une intention et en se disant voilà euh on veut que ça ait un effet de levier donc où est-ce qu'on va appuyer ? Évidemment les secteurs qui sont en concurrence avec l'international je pense à l'industrie doivent pour moi être aidés mais par ailleurs, c'est où est-ce qu'on va innover, franchir un cap et derrière avoir des effets qui vont être des effets industriels massifs. Intéressant. et et toutes les aides. Là par exemple, tu vois, on va supprimer la CVE, la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises. D'accord. C'est c'est dans le budget là.
Bon, mais on te dit "Oui, il faut supprimer ça parce qu'il y a un/art qui pénalise l'industrie." Ben d'accord, mais ça veut dire qu'il y a les 3/4 qui sont sur autre chose et pourtant on va supprimer ça pour 100 %. Ça n'a pas de sens. Donc il faut le faire de manière ciblée euh et et de la même manière le crédit impôt rechercher c'est une bonne idée. La manière dont il est détourné on fait que c'est pas un outil qui euh euh remplit aujourd'hui sa pleine utilité. Et donc on a un immense gaspillage à l'intérieur de tout ça.
Et je pense que si jamais on recentrait les aides sur les secteurs clés, on pourrait non seulement dépenser beaucoup beaucoup moins, mais en plus avoir beaucoup plus d'impact qu'on en a aujourd'hui. Tu as touché tout ce qui est les aides à la presse aussi par la suite au-delà du CICE, tu sais, il y avait toute une série d'aides la de la DGMIC. Oui, j'ai touché aussi mes par exemple mes premières livraisons de journaux, je les ai faites à vélo parce que les timbres postes comme on avait pas le numéro de CPPAP de commission par interbres plein pot. Donc je livrais à domicile dans ma ville. [rires] Mais et ensuite on a eu des aides, je le dis.
Alors, il y a un côté self main man quand tu te lances dans une aventure. Moi, j'ai je le dis, dès que un entrepreneur, un patron veut me rencontrer, ma porte est ouverte et je vais très volontiers dans son usine, je vais dans sa boîte, je vais l'écouter. Pourquoi ? Parce qu'il y a toujours dans ces histoires là une aventure. J'adore les aventures. Les aventures, ça veut dire on sait pas ce qui va advenir. Donc il y a quelque chose de neuf. Il y a quel c'est plongé au fond de l'inconnu pour trouver du nouveau. C'est au de l'air ça. Mais je pense que y compris dans l'aventure entrepreneuriale, il y a ça.
Et d'autre part euh je suis pas quelqu'un qui pense que on aura le meilleur des programmes et qu'on arrivera à le plaquer d'en haut sur la sur la société avec nos 547 mesures et vous verrez vous aurez le droit au bonheur avec ça. Je crois que la société le politique a un rôle, le politique national a un rôle mais elle se fait par des initiatives. Elle se fait par des initiatives privées ou d'élus locaux mais c'est les assauts, c'est des entrepreneurs qui inventent des choses et c'est des élus locaux qui expérimentent des choses à la taille de leur ville. Et ensuite pour moi, il y a un rôle du du politique national qui est est-ce que on narrose ça ? Est-ce qu'on l'accompagne ?
Est-ce qu'on lui permet de s'épanouir ? Ou bien au contraire, est-ce que on l'étouffe ou est-ce que on en fait juste une exception qui existe dans un coin mais qui n'est pas la règle vertueuse qu'on peut mettre dans la société ? C'est marrant parce que quand même je t'écoute depuis tout à l'heure, je me dis mais plusieurs fois je me dis mais il est pas tant de gauche que ça en fait toi rufin dire tu dis ça vient des initiatives privé, ça vient pas de du haut vers le bas. Je pense que c'est la vision de la gauche et mais par contre moi je suis pour que des il y ait des règles sur le travail. Je suis pour qu'il y ait des règles, hein.
Quand j'entends les chauffeurs là que je viens de voir ce matin et qui m'explique qui travaillent 14 heures par jour et même avec comme en violant toutes les règle du code de la route parce que on leur impose une telle pression avec 150 100 160 colis à livrer dans la journée qu'ils ont pas le choix que de violer les y compris les règles du code de la route de pas s'arrêter pour faire pipi enfin voilà moi je suis pour que le travail soit respecté et le travail qui est respecté ça veut dire le capital qui prend pas tout son poids sur le travail aussi hein Et quand je dis ça, je suis pas je suis marxiste peut-être un petit peu quand même, mais je suis aussi la gardiste.
C'est Christine Lagarne qui dit "Voilà, ça fait 40 ans que le travail est bâché, que le capital l'emporte sur le travail." Elle le dit comme ça.
Éric Lombard donc qui était mais qui auparavant était président de la Caisse dépôts et consignation et qui dit voilà quand j'ai commencé comme banquier vérifier mais il me semble c'était BNP Pariba ou quelque chose comme ça le taux de rentabilité exigé des actionnaires était de 7 à 8 % aujourd'hui il est de 15 à 16 % et il dit ça ça a des conséquences ça a des conséquences sur la rémunération des salariés mais ça a des conséquences aussi sur l'investissement dans l'entreprise et notamment sur des investissements qui peuvent être de plus long terme ou à finalité écologique et qui vont pas se faire parce qu'on aura pas ce rendement là.
La difficulté là-dessus, c'est que on est dans un dans un jeu mondial, dans un game mondialisé. C'est-à-dire que euh si tu commences à à refermer toutes ces choses-là et à dire bah ici ça va on siffle la fin de la récrée en fait on va plus faire des rendements comme ça, on va devoir mieux redistribuer. Tu vas avoir quand même beaucoup de ces entreprises. D'ailleurs, toutes ces grosses entreprises françaises qui ne sont plus si françaises que ça, leurs capitaux sont étrangers, elles commencent pour certaines à ce côter à l'étranger, bah elles vont dire "Bah ouais, tu es sympa mais en fait bah moi, tu sais quoi ? Ton ton jeu il me plaît plus. Je vais plutôt aller jouer ailleurs.
D'abord, il faut pas négliger qu'il y a un marché en France et que les entreprises, elles veulent quand même vendre en France, hein. Bon, mais là, je il me semble que ça pose aussi la question de la mobilisation du capital national. Enfin, en tout cas, quel capital on cherche à mobiliser ? Par exemple, est-ce que pour financer nos start-ups mais pour financer nos industries, est-ce qu'on doit faire la danse du vent à Tes France en espérant attirer les fonds d'investissement euh anglo-saxon ? Ou bien on se demande comment on fait pour mobiliser l'épargne national. On a 6000 milliards d'euros d'épargne dans notre pays. On a 2000 milliards d'euros d'assurance vie.
Et sur cette assurance vie, donc c'est un pactol gigantesque, c'est largement défiscalisé et il n'y a que 40 % qui est ciblé notamment sur les obligations d'État. Il y a 60 % qui peuvent naviguer librement et y compris aller sur le marché américain. Dire que à partir du moment où on a un produit qui est diffiscalisé, il doit être un peu canalisé et un peu orienté et être mobilisé pour notre industrie paraît pas sachant que souvent de l'autre côté du côté entrepreneurial on te dit en France on a pas de capitaux donc mais comment dire qu'on a pas de capitaux quand on a 6000 milliards d'euros d'épargne et qu'on a 2000 milliards d'euros d'assurance vie ?
On a un taux d'épargne en France, il a jamais été aussi élevé que ça. Donc on a on a du capital national. Maintenant, est-ce que le capital national on cherche c'est je dire encore une fois, je suis peut-être un petit peu marxiste mais je suis barnieriste. C'est Michel Barnier qui proposait de faire un livret industrie. Donc et ça me paraît une nécessité quand on voit par exemple que Duralex, je sais pas si tu as vu euh euh pour les verts oui bien sûr. La société coopérative cherche à lever des fonds et ça a été tellement vite leur lever de fond, ils ont mobilisé des dizaines de millions d'euros. 29, il me semble, hein.
Euh, vous vérifierez parce que j'aime pas trop dire des bêtises, mais euh très très rapidement. Ça veut dire que possiblement il y a un désir des Français d'investir pour leur pays, mais il faut leur proposer des outils pour ça. Moi quand je vais à la Caise épargne parce que j'ai j'ai un peu d'épargne et que je demande bah voilà, j'aimerais bien que ça serve aux entreprises locales, on a rien à me proposer. Moi j'ai des trucs he si tu veux te proposer. [rires] Euh on va revenir en Tu feras tu feras mon conseiller bancaire. [rires] Je suis pas habilité. 18 millions pour Duralex me dit Clémence. Vous êtes plus d'un million par mois à regarder mes vidéos. 90 % d'entre vous n'êtes pas abonnés.
Alors, je vais vous demander un truc parce qu'après 8 ans de génération du Tursell, ce projet c'est le projet de ma vie. Toutes les semaines avec mon équipe, on s'arrache pour trouver les meilleurs invités, pour t'inspirer et pour tirer le plus d'apprentissage possible. Pourquoi ? Parce que ma conviction profonde, c'est qu'il faut utiliser son temps de cerveau disponible sur du contenu plus intelligent. C'est important pour moi que ce contenu soit disponible gratuitement. Alors ce que je vais te demander, c'est simple, abonne-toi. Pour toi, c'est juste un clic. Pour nous, ça change absolument tout.
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C'était très dur reportage quand même. Enfin moi j'ai toujours été au fond reporter. Mes premiers papiers, c'est aller voir les apprentis de la restauration dans les restos sur le bord de la Somme. Donc voilà, c'est c'est très aller rencontrer les gens, discuter avec eux et transcrire leur vie et souvent des gens qui sont les moins visibles, pas seulement, mais et puis comprendre pourquoi alors le le le point de départ pour moi, ça a été la délocalisation de l'usine Yoplé qui ferme à Amien.
Il y a 89 emplois et la une du JDA donc du journal des Aminois du du journal municipal c'est Amien un carnaval fou et gratuit et et par le JDA c'est un c'est un journal privé ou c'est un journal public Journal de la ville mais de la ville de la de la ville donc de de la mairie et il y avait pas une ligne sur les 89 familles sur les les 89 salariés qui perdaient leur boulot parce qu'il fallait rendre tout ce qui était joyeux de l'actualité, il fallait le dire mais ce là où c'était un peu plus sombre, il fallait pas le dire. Et donc moi je suis en j'étais un combattant de la presse finalement pour pour dire que il devait y avoir une place aussi pour les gens qui pour qui ça va pas quoi.
Les journaux de la ville généralement c'est un enfin je veux dire ce serait plus le le rôle de la voie du nord non le journal de la ville c'est plutôt he le courrier picard le journal de la ville c'est généralement un journal de propagande. C'est pour dire que ta ville elle est super et que tu es un super maire. Mais oui, mais moi je ne me résignais pas à ça dans dans ma révolte, hein, parce que j'étais jeune quand même, j'avais 23 ans. Euh je ne me je ne me résignais pas à ça, à ce que l'argent du contribuable ne serve pas à dire ce que vivent les contribuables et ce qui vivent de de joie, j'ai rien contre le fait qu'on a un beau carnaval à Amien, mais aussi ce qui peuvent vivre de peine.
Donc, je décide d'aller documenter euh pendant et je vais le faire pendant 10 ans l'histoire de ma ville et je deviens entrepreneur malgré moi. on va dire parce que j'étais pas du tout destiné à ça. En revanche, j'avais un grand désir d'expression. Je voulais voilà, j'avais une révolte à exprimer, j'avais une colère à exprimer, j'avais des des espoir à exprimer et c'est j'ai construit mon journal à avec mes mes trois rouleaux de scotch et de bout de ficelle.
Par exemple, tu vois la mise en page du premier numéro, on est dans les années 90, fin des années 90, mais elle se fait sur l'ordinateur de mes parents et je me souviens, je suis avec mon cousin parce que j'ai lancé mon canard avec mon cousin Jérôme et un copain ultralér libéral biélorusse qui s'appelle Andre. Et quand on déplaçait à la mise en page un dessin, c'était tellement lent qu'on avait le temps de descendre, de manger. On remontait, le dessin était toujours pas déplacé à l'écran et on redescendait, on avait le temps de faire la vaisselle avant que voilà comment on on a démarré. Moi j'ai l'agraphage s'est fait se faisait à la main. Imprimé dans une imprimerie quand dans Ouais.
Une petite imprimerie. Ouais. Et le premier par exemple, tu prends le premier Fakir donc 99, tu le ça te coûte combien ? Je me souviens plus. Je sais que j'ai tout vendu. En plus, je suis passé je suis passé en fraude par l'imprimerie de la fac. J'ai eu une histoire, le président de la fac et du service de communication aussi m'avait promis dit voilà vous devez faire un dossier de subvention, on sera très fier d'avoir un journal de l'université. Donc tu te mets contre la mairie, généralement, ça tient pas longtemps ce truc. Et donc je je j'y vais et je dis bah voilà, il me faudrait je sais pas 5000 francs ou un truc comme ça. Il me dis mais ça va pas avec 5000 francs, vous faites rien.
Il il vous faut 40000 francs et pour avoir 40000 francs, il faut en demander 80000. Moi je dis bah d'accord je reviens, j'ai fait mes papiers dans ce sens-là, ça va toujours. J'ai fait mes papiers, je demande 80000. Puis entre-temps, j'avais déjà sorti un petit papier sur le journal municipal et il me dit "Votre journal rappelle les plus mauvais temps de la collaboration." Ah ouais. OK.
Donc euh donc finalement la subvention était sucrée mais je suis quand même passé en loosd par l'imprimerie de la fac pour le faire imprimer pour euh c'était à 500 exemplaires, je m'en souviens très bien parce que le gars qui imprimé à la fac avait oublié d'enlever le postit avec marqué dessus 500 ce qui fait que mon premier numéro a été imprimé avec en plein milieu 500 en [rires] plein en plein milieu du dessin et euh les 500 exemplaires, je les ai vendu en une soirée. Il y avait un rassemblement contre le Rassemblement contre le Front National à l'époque puisque la région s'était allié au Front National pour se faire réélir.
Et je et je pense que les les gens qui me connaissaient, ma mère est passée par là, mon cousin est passé par là, ils ont vu la crisalide se transformer en papillon. C'està-dire que j'étais quelqu'un quand même de très réservé, très timide et d'un seul coup parce que je portais quelque chose en quoi je croyais, j'étais debout sur une chaise et à vendre des journaux tous. Et en vérité, le principal combat que j'ai eu à mener pour mon journal, alors j'ai eu beaucoup de procès hein que j'ai gagné. On a gagné tous les procès du journal, je vous le signale, y compris Jean-Charles Naouri, PDG de casino, quoi. Euh mais euh euh le le principal combat était le combat de la diffusion.
Enfin, maintenant, je veux dire, quand je j'ai vu Internet arriver, c'était le rêve, quoi. Tu avais pas de bagarer à faire du papier, aller porter partout. Mais moi, al pourant c'était le cauchemar parce que du coup ton prix, ta vente au numéro euh enfin toi tu payais, tu vendais au numéro. Donc euh tu aujourd'hui il faut être abonné à Fakir sur internet. Oui oui oui mais je j'ai pu j'ai j'ai transmis ma petite entreprise he je le dis en bon état avec sep salariés à l'intérieur enfin voilà tout ça été ça appartient à une assaut c'est une association mais tu l'as pas vendu ? Non, je l'ai pas vendu. Non. Euh et donc euh enfin voilà. Donc le mon combat ça'était quand même sur euh la diffusion.
La diffusion c'était mon combat vente au marché de Noël, vente devant les ciné. J'étais comme le vendeur d'Europe paskistanaisé, tu sais. Je passais dans les restaurants les uns après les autres et les gens me filaient euh un peu de pognon juste pour que je les laisse tranquille. Et puis après et puis après tu vivais de ça ? Tu as vécu de ça pendant j'étais étudiant quoi. Mais je m'envoyais jamais à la fac. Et pendant un an, j'ai fait ça et ensuite j'ai fait l'école de journalisme. On m'a dit voilà, il faut le coup de tampon, donc fais l'école. Mais bon et cette école t'a un peu révolté contre les journalistes quand même ? Je dire j'ai l'impression de ce que j'ai lu.
En tout cas, j'ai trouvé ça triste par rapport à la possibilités d'invention qui peut y avoir dans le journalisme et en particulier à cette époque là quand même internet ouvrait la possibilité qui est pas que le journalisme dominant, c'est-à-dire AFP avec tout le respect qu'on peut avoir pour l'Agence française de presse ou euh le Parisien ou France info, donc un certain journalisme d'actualité. et je pense que j'étais en recherche d'aventure et queon me proposait pas une palette euh de euh de de journalisme et qu'on me disait voilà le journalisme ça sera ça et ça ça me plaisait pas quoi. Le bâtonnage de dépêche versus euh le grand reporteur en Afghanistan. Exactement.
Euh pas seulement le reporteur en Afghanistan parce que moi, tu vois, j'étais grand reporter en Picardi et donc et mais voilà stripties il y a eu des tas d'expériences de presse quand même qui ont existé. Quelqu'un que j'aime beaucoup qui est décédé, Jean Telé, je sais pas si tu vois qui c'était, je connais le nom mais qui faisait du roman photo mais du roman photo reportage. Donc voilà, je trouve qu'il y a une possibilité tu il y a une phrase de Bobby la pointe qui que j'aime bien qui dit "J'ai fantaisie de mettre dans ma vie un petit brin de fantaisie Youpi ! Youpi !
Et ce qu'on me proposait, je suis tellement fan de Bobby la pointe, ce qu'on me proposait, il y avait pas de fantaisie à l'intérieur quoi. Et ce qui est intéressant dans ce parcours, c'est que en fait tu as tu as quand même était très euh je sais pas si on peut dire avantgardiste, Fakir, c'était pas forcément le mot parce que mais par la suite, tu as quand même euh tu vois quand je quand je vois l'ouverture de Merci Patron euh qui est quand même un des un des films que que tu as le mieux vendu, je pense hein. En fait, tu es youtubeur. Enfin, je veux dire, le code du mec qui se brosse les dents euh et qui raconte des conneries dans sa salle de bain, c'est Inoxtag, quoi.
Enfin, c'est tu vois en 2016, c'est assez avant-gardiste et c'est très euh 2013 même le tournage. Le tournage 2013, c'est fou. Ouais. Et donc c'est assez marrant parce que je pense que moi il y a je pense qu'aujourd'hui je le ferai volontiers mais même il y a quelques années peut-être 8 10 ans après toi je me serais dit non mais je peux pas me brosser les dents devant un devant le truc les gens vont me prendre pour un con quoi. C'est assez marrant ces ces codes que tu as suivi. Qu'est-ce qui t'a qu'est-ce qui t'a drivé ? Enfin, qu'est-ce qui t'a emmené dans tout ça ? Tu tu en fait dès que j'ai lancé le journal euh d'abord moi j'avais j'ai pas eu la chance d'avoir des parents communistes.
Donc le tout le langage de gauche avec des ismes et avec un côté tracteux. Je j'ai toujours dit je sais bien que militant est chiant, ça rime mais il faut tout faire pour que euh il y ait de la fantaisie en fait. Et je pense que je suis dans une recherche formelle depuis le depuis le lancement du journal. J'ai une recherche sur le fond euh apporter des éléments d'information mais aussi qui donnent envie d'action et euh je cherche comment je vais mettre en scène ça parce que je veux dire les les gens dont je parle quand je disis les apprentis de la restauration euh a priori c'est pas très sexy. Euh donc il faut que je demande en permanence comment je fais pour rendre ça sexy ?
Comment je fais pour quelle mise en scène je vais avoir ? mise en scène de moi, mise en scène de l'autre qui va faire que il va y avoir un récit et que les gens vont être un petit peu happés là-dedans. Et donc après, il y a eu des déclinaisons. J'ai quand même des années de radio aussi qui m'ont voilà qui m'ont appris à aller faire du reportage et je cherchais en permanence des petits trucs pour embarquer l'auditeur dans un récit, quoi. Oui, mais ce qui ce qui va à l'encontre du CFJ et des années de radio euh c'est quand même euh moi, on me le reproche par moment, mais c'est que tu hésites pas à te mettre en scène euh toi.
Tu es quand même aussi un euh un des personnages principaux de de ton récit. Je considère qu'il faut un f conducteur. Moi, j'aime j'ai en fait les livres que je préfère, c'est toujours des livres à la première personne mais qui peuvent parler des autres qui sont pas obligés d'être tournés vers leur nombril. Mais euh on part de soi, je dis le cadrage que j'aime bien, moi, c'est un cadrage qui est par-dessus l'épaule. On a une amorce euh mais c'est pas moi qu'on regarde, on regarde devant. On regarde les gens qui sont devant moi mais à travers un regard. Et je je par ailleurs, j'ai écrit euh là-dessus, mais je crois pas du tout à la neutralité en journalisme.
Euh je crois très modérément à l'objectivité. En revanche, ce à quoi je crois, c'est à l'honnêteté. Et l'honnêteté, elle suppose de dire quel est le regard qui parle de où on parle quoi. Et voilà. Parfois, pardon, mais tu es tellement gênant dans dans Merci patron. Je veux dire que quand tu vas voir les gens et tu leur tu sais où tu c'est une une une bonne sœur, je me trompe vraiment à qui tu parles ? Marie ou je sais Catherine et je me dis non mais [rires] non mais bon attendez, il est pas ils sont pas enfin vous croyez que c'est une bonne personne, vous êtes sûr ?
C'est vraiment je regarde, il est vraiment en train de lui dire ça quand je lui demande de qu'elle dise du bien de Bernard Arnaud qui l'a licencié et qui a licencier tous ses collègues des années auparavant. Mais on sait comme journaliste que c'est toujours mieux de poser des questions à rebour que de leur dire "Ah bah alors vraiment, il vous a pas fait du bien Bern Arnaud. Ah bah non." Enfin mais vous devriez le remercier de vous avoir licencié. Là on sait que ça va produire quelque chose quoi. Elle s'en va si elle te tourne le dos. C'est c'est vraiment c'est vraiment hilarant.
Et alors, tu as tu as dans cette continuité euh euh aujourd'hui, tu tu arrives à aussi lancer des projets euh comme avec alors ça c'est pour ceux qui l'ont pas vu mais avec c'est Sarah Felman, c'est ça ? Salman Sarah Salman. Euh mais sur un plateau télé quoi. Tu tu c'était réfléchi par exemple ça ? Non non mais si tu veux, j'ai quand même moi un grand sentiment de déconnexion des gens que je j'ai voir à Paris. vis-à-vis des réalités qui sont mon quotidien et je pense le quotidien de beaucoup beaucoup de Français. Donc je je considère que j'ai un rôle d'aider à remettre les gens les pieds sur terre quoi.
Donc quand j'entends Sarah Salman qui dit "Bon bah franchement 2 ans de plus pour la retraite." Bah ouais mais dans quel métier ? Quand elle dit voilà le SMIC bon en fait il est trop élevé dans notre pays bah essaie de vivre avec le SMIC. Donc euh évidemment là je une proposition sympathique de lui dire bah allons voir euh ces personnes ensemble parce qu'il me semble pas que tu saches de qui tu parles quoi. Et et il faut dire qu'elle s'y est elle s'est prêtée au jeu très volontiers et euh avec un certain allant.
Et si je te disais qu'il y aurait moi dans mon je trouve ça exceptionnel, j'ai trouvé ça vraiment extra et je trouve qu'elle a bien joué le jeu et que vous deux vous avez un truc enfin une pareil une honnêteté intellectuelle jusqu'au bout. Mais moi si je te disais que je pense qu'il y a aussi des gens à reconnecter avec le réel qui peuvent être certains de tes potes chez LFI euh qui en fait ils sont complètement dans l'espace en fait. Tu vois quand tu moi je suis entrepreneur, je les entends, je me dis mais ils sont fous, ils existent ? Enfin où est-ce qu'ils vivent ces gens-là ? Dans quel monde ils sont ?
Tuas Il y a pas des moments où tu aurais envie de les reconnecter avec le réel de la vie d'un entrepreneur, d'une entreprise, de comment des gens travaillent comme des chiens à gagner rien et à tout réinvestir et à s'impliquer pour et sur qui il crache ?
Alors moi c'est pas je suis plus à LI hein pour information depuis j'ai jamais été enant j'ai jamais été j'étais dans le groupeuse autant pour moi je veux pas rentrer dans le groupe tu fais bien de le repréciser tu as un groupe qui s'appelle euh debout la France mais même de manière debout tout court Debout la France était du ponignon mais c'est pas grave euh [rires] pardon c'était parce que c'était debout la Picardie c'est ça avant là c'était Picardi debout Picardi debout OK euh ce que je te disais tout à l'heure sur le fait que quand je suis arrivé euh dans le journaliste, j'y suis arrivé comme reporter et pas par euh euh les grands concepts.
Et donc ça dépasse ce que tu évoques dépasse le cadre de quelques députés insoumis. Euh tu vois, par exemple, j'ai eu euh comme j'étais on m'a demandé de refaire le journal de Sudéducation ou moins de donner des conseils et je me souviens d'avoir Sudéducation Sud, tu vois syndicat et dedans il y avait précarité, néoprécaria, précarisation et cetera et je leur dis mais OK mais on se bat pas pour des concepts, on se bat pas pour des abstractions, on se bat pour des gens. Donc faut que vous nous montriez des gens, faut que vous nous montriez la dame à la cantine qui sert les repas et il faut que vous nous montriez l'atsè euh qui s'occupe des gamins euh à l'école maternelle.
Et je pense que de manière générale, l'univers politique peut vivre derrière des concepts juridiques ou des statistiques et que faire reconnecter ça à des gens pour de vrais, ça fait toujours du bien. D'où à un moment, j'avais mes propositions de stage que un ministre qui devient ministre de de la santé, d'abord il fait il fait un stage de 15 jours à l'hôpital. Un ministre de la justice, il fait un stage de 15 jours en prison. Je pré précise euh comme maton, pas comme détenu, quoi.
H mais j'ai envie de dire euh évidemment enfin tu vois moi je pense que les euh les meilleurs entrepreneurs que je reçois ici, je prends Stanjok Château de Doctolib, euh tu vois, il me dit "Moi, je suis revenu sur le produit, euh je fais du produit, je passe de jours par semaine avec des dentistes, des médecins, des pour les servir, pour les comprendre. Je suis là pour les servir. Euh même le patron d'Ikea sorti de cet épisode, le patron monde d'Ikea qui me dit tous les ans, il va faire une semaine de plonge dans un de ces IKEA.
Je veux dire évidemment euh mais le problème c'est qu'en ce moment si on leur met les met de semaines dans un [rires] dans l'éducation ou dans une bah ils seront partis au bout de de semaines. Donc c'est c'est un peu compliqué. Mais oui, mais ça montrera, tu sais, il y a dans un de mes livres, j'écris un bouquin sur le mal travail. Ouais. Et euh je reprends un concept d'une sociologue qui s'appelle les planeurs.
Ça, c'est quelque chose de vraiment important à comprendre, c'est que maintenant on a 1/3 à la moitié des cadres qui sont détachés du lieu de travail réel, euh détachés du bureau où il y a les autres agents, détachés de l'usine et qui se retrouve soit dans les sièges sociaux, soit dans les cabinets conseils, soit dans les ministères, soit dans les agences type ARS. Et donc ce sont des planeurs, ils planent, ils sont en hauteur. La difficulté c'est que ces gens qui sont détachés des lieux de travail réel, ce sont en vérité eux qui donnent les ordres et qui font les processus pour le travail. Et donc on a un travail qui se retrouve à être malheureux.
Je j'ai des tas de récits dans des cimenteries, mais aussi les agents d'accueil qui ont des logiciels où les cases correspondent pas parce que ceux qui ont fabriquer le logiciel et ben ils sont jamais venus accueillir dans une CAF les familles qui viennent. Mais si on devait aller plus loin dans ce que tu dis, moi je je j'adoube et je je suis à 100 % pour.
Il y aurait aussi peut-être pas mal des gens des ministères à envoyer parce que finalement on parle souvent de comment s'appelle le euh tu sais il parle de ça aussi aux États-Unis le quand on parle de l'état profond tu vois de quoi je parle c'est-à-dire les gens qui décident vraiment alors que les gens qui qui passent les ministres les machins, ils sont juste de passage mais tu as ces gens qui sont au ministère et eux ils restent eux ils vont pas forcément don j'ai cité les ministères mais je peux citer aussi des firmes où le le les siè ce sont les sièges sociaux qui décident comment dans une usine On va passer du du ciment qui est fabriqué normalement à du ciment qui est fabriqué à partir de déchets et où tout le processus de production est pensé sans accompagner les ouvriers, sans leur demander leur avis alors que c'est eux qui connaissent comment ça se fait.
Et dès qu'on met le truc en en place et ben ça crame de partout. Je veux dire ça ça c'est de la fumée. C'est des gens qui étouffent à l'intérieur de parce que ça a pas été pensé avec les gens. Et euh je le dis, le mal-être dans les les entreprises françaises, il est considérable, hein. Euh le taux d'anxiété dans les entreprises françaises, il est 47 %. Le taux d'anxiété en Allemagne, il est de 11 %. Il y a un faussé, le management dans les entreprises françaises est catastrophique. Comment on l'explique ?
Parce que alors je l'une des explications que je donne, c'est que on a une école qui est très hiérarchisée et euh c'est ce qui fait que les gens qui font des études supérieures, ils se considèrent comme supérieurs et ils peuvent rentrer à l'intérieur de l'entreprise en en ayant euh un fossé avec les travailleurs ordinaires dont ils n'écoutent pas la parole.
Et on voit que quand on sait qu'on est dans un temps d'organisation, de réorganisation, de réorganisation dans tous les sens et quand on voit que dans les entreprises françaises, généralement l'organisation, elle est plaquée on et que et donc ça produit un grand mal-être quand on on dit aux gens vous devez changer mais qu'on n pas expliqué et que dès que un on informe 2 on écoute, 3 on prend en compte et ben les gens sortent du changement en se sentant mieux que avant. Mais si jamais on fait on n'informe pas, si jamais on n'écoute pas, si jamais on prend pas en compte, et ben ça produit un grand mal-être. Le changement produit du mal-être.
Donc et là le moi je suis je pense qu'on a un immense gâchi productif dans notre pays. La question pour moi elle est pas de se demander si on doit travailler plus longtemps et ainsi de suite. C'est de se demander comment on fait pour que les gens qui ont entre 20 et 60 ans, ils travaillent et ils travaillent en étant productif. Or aujourd'hui, on a les autour de 55 ans, ça commence à décrocher et les gens sont plus en entreprise. L'entrée dans sur le marché du travail pour les jeunes par des stages, par des des CDD, par de l'intérim est très compliqué. À ce bout là aussi.
On a un autre gâchi productif à mon sens sur les étrangers qui pourraient être en capacité de travailler et que on préfère pour des raisons administratives maintenir en marge de l'emploi. On a les femmes pour qui la reprise du travail après un enfant. ça veut dire un décrochage dans la carrière et donc on a un très grand gâchi productif dans notre pays et entre autres sur ce grand malaise, ce grand mala-être trava c'est un ministre de droite, c'est Xavier Bertrand quand il était ministre du travail qui avait fait chiffrer le coût du mal travail et il en était arrivé à la conclusion que c'était entre 3 et 4 % du PIB. Donc ça veut dire des dizaines de milliards d'euros.
Et je le dis là, il y a un il faut revoir le management dans notre pays. Et revoir le management dans notre pays, ça passe par faire rentrer de la démocratie dans l'entreprise. C'est-à-dire une possibilité de parole et d'écoute des salariés. De toute façon, généralement euh généralement hein, mais ça fonctionne mieux quand tu quand tu laisses parler que tu écoutes un peu tes collaborateurs dans une entreprise, mais ça ça semble assez évident. Mais ça va pas de soi. Ça va pas de soi, je le dis.
plus l'entreprise est grande, euh j'ai écouté un certain nombre de vos podcasts donc mais plus l'entreprise est grande, plus ça peut être difficile euh de de d'avoir ces allers-retours avec les salariés dans une vraie possibilité d'écoute. Mais quand on regarde les statistiques quand même, c'est très criant ce qui se il y a le le travail va moins bien depuis 40 ans. On la charge psychique et physique s'est accentuée notablement depuis 40 ans et on a un faossé par rapport au en comparaison avec les pays qui nous entourent. Donc là, on a à mon sens un grand gâchi productif dans notre pays.
Ce que tu dis, c'est que plutôt que de travailler plus euh ce qui est aussi une option, il faut déjà à un moment être moins dans le mal-être dans les entreprises, être plus efficace, ça fonctionnerait. Est-ce que est-ce qu'il faut quand même potentiellement travailler plus ? Moi ce que je vois quand même c'est que aujourd'hui en terme de compétitivité euh tu vois pendant longtemps, on a un peu fanfaronné à dire "Oui, nous on fait que 35 heur mais on est très efficace aujourd'hui.
On fait que 35 heur mais en plus on n'est pas efficace." Donc il y a un moment où est-ce que il faudrait pas juste aussi encourager et laisser tu vois enfin le travailler plus pour gagner plus quelque part le enfin le claim le le il est quand même assez attrayant. Ça c'est pas quelque chose qu'on qu'on pourrait remettre sur la table. En tout cas, à mon sens, la clé, elle est de d'être plus nombreux à travailler. Le le taux d'emploi des 20 60 ans en France, il est aux alentours de 70 %. En Allemagne, il est 78 %. Donc c'est dans ce le taux d'emploi, c'est quoi ? Ben le les personnes qui sont en activité.
Il y a que il y a que attends, entre les 20 et 60 ans, il y a que 70 % des gens qui sont en activité. Oui, il y a 70. Il y a des il y a des personnes qui euh sont en inaptitude. Il y a des personnes qui sont pas la même chose que le taux de chômage parce que le chômage c'est les gens qui c'est pas le taux de chômage. C'est pas le taux de chômage. Euh il peut y avoir des tas d'autres situations. Ma mère qui était mère au foyer, elle éétait pas en activité et et donc il me semble que c'est là-dedans, on a un potentiel pour et ensuite il y a à quoi les gens sont utiles. C'est-à-dire, moi je suis frappé de la carmandisation du travail en France.
C'est dire que quand tu crées des emplois Uber, c'est pas des emplois qui sont très productifs en terme de PIB, en terme de valeur ajoutée, ainsi de suite. Donc comment tu fais pour que la main d'œuvre qui est disponible, tu la gâches pas et tu l'amènes sur les secteurs qui sont à plus forte productivité. Là-dessus, on va avoir un on va avoir un circu sérieux défi qui qui se présente à nous, c'est que toi tu es tu travailles beaucoup sur la défense des alors je pourrais dire des ouvriers mais de facto des plus démunis par rapport au travail en tout cas depuis que tu travailles toi-même. Euh je sais pas à quel point tu es sensible aux problématiques de l'IA.
Euh sont des tu utilises de l'intelligence artificielle quand même ? Tu utilises quoi ? Je enfin je je fais parfois des résumés d'entretien par dans un premier temps par OK. Quel quel je me souviens plus le le chat GPT euh Lexi on me dit. OK. Et donc c'est pas quotidien quoi. C'est pas quelque chose que que tu maîtrises sur le bout des doigts. OK. OK. Mais en j'ai j'ai pas interdit à mes équipes euh d'utiliser l'IA de manière c'est-à-dire raisonner euh sur ce qui est la transcription d'entretien et du résumé d'entretien par exemple. Euh moi j'ai un sentiment assez profond que c'est que les que dans le dans la présidat à la présidentielle ou candidat à la candidature à la présidentielle toi.
Ouais. Candidat à la candidature. Allez. Euh j'ai ce sentiment que je vais dire vous hein cette fois-ci les candidats à la candidature euh être à peu près tous euh complètement à la ramasse sur le sujet. Euh je le pose là, c'est pas une une invective. Euh et euh alors on me dit ici Redofman, tu vois qui c'est Red Offman, c'est le fondateur de LinkedIn euh me dit que le le seul politique qui va au monde qui est à peu près au courant de tout ça et qui comprend c'est le président Macron qui avec qui je pense tu es très proche. Euh mais peu importe en l'occurrence je sais pas à quel point c'est vrai et je l'ai pas vérifié. Euh cependant pour moi c'est rang 10 chez vous tous.
rang 8 9 7 peut-être au mieux et alors que là moi on rentre dans un paradigme où ça devrait être rang 1 2 3 enfin on a euh le régalien évidemment qui vient mais on n'est pas loin hein de de tout ça parce que le tsunami qui est en train d'arriver là-dessus moi je le vis, je le vois. Euh j'ai euh mon ancienne entreprise que j'ai vendu il y a pas si longtemps qui passe en en redressement là parce que parce que notamment elle s'est fait ravager par l'IA et enfin autour de moi une réelle euh un changement de paradigme. Ça fait le moment que je t'offre mon cadeau.
Merci [rires] et parce que comme c'est bientôt Noël et et euh à la fois ça m'excite, à la fois ça m'angoisse, à la fois je je je sais pas exactement bien tout ce qu'on peut faire là-dessus. En revanche, c'est vraiment ma préoccupation intellectuelle en ce qui me concerne parce que je suis pas politique numéro 1. Euh et je trouve ça je trouve ça affligeant à quel point ça l'est pas au niveau politique. Qu'est-ce que Qu'est-ce que tu en penses de tout ça ? Est-ce que qu'est-ce que tu tu me réponds ? D'abord, je te réponds qu'il y a une partie de la réponse qui est dans le qui est dans le cadeau. Sinon, je te l'offrirai pas euh à ce à ce moment-là.
Un cadeau dans un papier cadeau Fakir, hein, j'ai l'impression avec marqué écologie, gilets jaunes, banlieu féministe, démocratie. Je pense que social, collectif, protectionnisme, absentisme et médias. On a on a tous les mots clés de euh le il y a un bouquin à l'intérieur. Vas-y, ouvre-le, ouvrele, ouvre-le. Mais j'arrache du coup hein. Tu m'excusera pour Faakir. C'est fait pour ça. C'est fait pour ça. C'est fait pour ça. Donc il a il y a il y a il y a un coffret avec les DVD que j'ai fait et que j'ai fait avec mon camarade Gill Peré. Donc tu auras deux Césars et trois autres films.
Et par ailleurs, il y a un bouquin qui s'appelle Leur Progré, le Nôtre et qui est euh plutôt au moment de l'arrivée de la 5G. mais de la question du rapport entre la technologie et la démocratie euh en fait qui est une relecture pour faire un peu savant du Prometé enchaîné de Échil qui est un texte absolument formidable et qui me tombe sous la main. Tu sais quand on dit Promété, projet Promété, euh le il a apporté le feu et quand on dit le Promété de Échil en fait ce qu'il amène c'est la pitié, c'est de l'aide, c'est du secours. Donc le le de de l'hypertechnologie a en vérité tout ce qu'il y a de plus fort en humanité.
Tu me permets juste, je vais pour ceux qui nous écoutent, il y a ceux qui se prosternent devant le moindre gadget qui l'élèv au rang de progrès à majuscule et d'autres qui cherchent de nouveaux chemins pour un progrès humain. Il y a ceux qui rêvent d'un vaste réseau numérique, neural, de digitalisation et de capteurs partout et d'autres qui redoutent ce futur à la Matrix. Il y a ceux qui ne laissent pas le choix. Il faut accélérer, aller de l'avant. Il y a une course et la France risque de prendre du retard et d'autres qui avant de s'élancer s'interrogent sur le sens de cette course. Où va-t-on ? Où vont où veut-on aller ?
Il y a ceux qui célèbrent le Prometé tout-puissant, porteur de feu et de la technique, même lorsqu'il mène à la catastrophe et ceux qui reprennent son flambeau. Mais autrement, Prometé a surtout eu pitié des hommes. Il a pris le parti des faibles lanceur d'alerte contre le Jupiter de l'Olympe et de l'Élysée. Il y a leur progrès et le nôtre. Ça c'est ton livre. Voilà.
Et pour dire que c'est pas comme si la pour moi la réflexion sur la technologie autour de l'intelligence artificielle te dire que au printemps je prends un sujet par mois et j'ai consacré un mois à faire des rencontres autour de l'intelligence artificielle à la fois d'entrepreneur de penseur de philosophes de l'intelligence artificielle parce que je considère que cette étape supplémentaire dans la technologie a sa part de risque et de chance. Euh c'est toujours un un de volet mais ça s'inscrit quand même dans une continuité.
Euh l'arrivée de l'ordinateur, euh l'arrivée d'internet, l'arrivée du téléphone portable, l'arrivée des algorithmes, l'arrivée de l'intelligence artificielle non générative. Enfin de on a on a en fait c'est pas comme si on avait juste un bouleversement avec l'intelligence artificielle. Ça s'inscrit dans un relatif continuum. Ce qu'on voit avec l'intelligence artificielle, c'est que là où les robots et la technique sont venus frapper les emplois populaire euh manutentionnair, maintenant ce qui est touché avec l'intelligence artificielle, ce sont les emplois des créateurs.
Et c'est ça qui perturbe doublement qui perturbe la structure sociale parce que ce sont plus c'est plus le peuple qui est touché mais ce sont des designers, ce sont des graphistes, ce sont des des doubleurs enfin des consultants chez chez BCG. Voilà. et et d'une part donc ça perturbe la structure sociale que ça soit à cet endroit-là que et ça perturbe aussi je dirais sur le plan anthropologique c'est que on considérait que on considère que finalement la part créative de l'homme c'est euh la femme évidemment c'est ce qui fait sa son originalité donc je pense qu'il y a une double perturbation il y a deux voyants qui doivent s'allumer.
Ma réflexion générale est que de toute façon pour moi la technologie il y a rien de plus politique que la technologie. Euh l'arrivée de l'ordinateur, il est évident que l'arrivée de l'ordinateur bouleverse toute la société, bouleverse le travail pour commencer mais bouleverse tout le reste de la société. l'arrivée du téléphone portable, ça bouleverse le travail mais ça bouleverse aussi tout le reste de la société, les rapports des avec les enfants et ainsi de suite.
Mais par exemple l'arrivée de la commande vocale, tu vois euh quand euh dans un atelier logistique auparavant, les gens ils avaient leur papiers et on leur disait "Bah, tu vas en A3, B5, C2 4 6" et le gars y allait avec son papier sous les yeux, il se faisait son propre chemin et puis au passage, il discutait avec le collègue qui croisait "Tiens, tu as vu l'OM a gagné hier ainsi de suite. Bon euh là maintenant qu'il y a la commande vocale, il y a il y a un casque sur les oreilles, ça se déplace, ça va beaucoup plus vite et c'est OK OK OK.
Et donc en fait toute la part où il y avait quand même un peu d'imagination dans le travail, il y avait de l'imagination, on se faisait son propre chemin et il restait de la part d'échange quand on croisait un collègue tandis que là on est chacun dans sa bulle. Il faut bien voir que l'arrivée de la commande vocale vient éliminer ce qui est sont les à côté du travail en dehors de la tâche h et que ça change un métier comme celui-là. Et le problème c'est que l'arrivée de cette commande vocale se fait sans le passage par la case de la démocratie.
C'estàd qu'il y a aucun moment où il y a une discussion dans l'entreprise sur comment on va utiliser ça, quelles sont les contreparties que vous allez pouvoir avoir. Et je pense que toute technologie doit arriver dans la société en étant passé par la case de la démocratie. en étant passé par la case de la démocratie au travail mais aussi par la case de la démocratie. Alors si on estime que l'assemblée n'est pas Je suis d'accord François avec toi en théorie, pardon, je te coupe mais je suis d'accord avec toi en théorie. Je veux dire en fait techniquement aujourd'hui tu as 8 10 15 personnes qui décident de l'avenir de Lia dans le monde dans lequel il y a un risque.
Tu vois promettez tout ça, je suis d'accord. Je veux dire on peut pas le nier. Il y a un risque autour de l'IA. Il y a un risque de et les plus grands connaisseurs américains, je suis pas juste moi dans le dans la théorie du complot, les Chinois le voi et en parlent, ils deviennent même vocaux là-dessus aujourd'hui en 2025 à l'aube de 2026. Euh donc OK, maintenant euh on peut dire nous en France, non mais super François Ruffin, il va être président, il va devenir il va et puis il va dire bah on va on va se mettre autour de la table puis on va dire on y va pas sur l'IA ou on y va pas autant que ça ou on fait pas ça.
Mais derrière tu auras des Chinois, des Russes et des Américains qui vont y aller avec potentiellement aussi un un risque d'avoir des bonnes choses qui en sortent. potentiellement une IA qui est tellement forte parce que c'est quand même en train d'arriver, c'est vraiment en train d'arriver, on le vit nous au quotidien qui accélère tout, qui fait que la santé, les médicaments, la défense et nous on sera un nain au milieu de tout ça et on est-ce que juste on n'est pas collé là-dedans ? Quand je te disais qu'au printemps, j'ai fait ces rencontres, la question que je posais à tous mes interlocuteurs, c'est à quoi ça sert ? Et je pense que c'est la première des questions à se poser.
À quoi ça sert et à quoi on veut que ça serve ? Et moi, je suis pas un opposant à la technologie et même à l'intelligence artificielle, je n'y suis pas un opposant. Simplement, je souhaite qu'on décide ensemble de à quoi ça peut nous servir. Est-ce que ce sont des gains de productivité ? Si oui, dans quel métier ? Qu'est-ce que ça va éliminer ? Où est-ce qu'on considère qu'il y a de la part créative qui doit continuer à être maintenue ? Mais et il y a il y a un ouvrage de Carl Polani qui s'appelle la Grande Transformation où l'une des remarques qu'il a, c'est que ne serait-ce que la durée qu'on met à accepter un changement, ça permet à être mieux adapté au changement.
Donc ne serait-ce que de se demander comment on temporise, comment et ben ça ça fait qu'on a moins de brutalité dans une société qui qui subit déjà des des changements en série. Mais alors est-ce que c'est pour la médecine ? Si c'est pour la médecine, est-ce que ça élimine les médecins ? Par exemple, tu vois la manière dont s'est mis en place le service numérique dans notre pays. Je pense que le numérique c'est vachement bien. Ça peut être utile, c'est évident. Tu aurais pas ton émission. Moi, j'aurais rêvé de lancer Fakir pendant qu'il y avait cet environnement numérique. J'étais pas obligé d'aller distribuer du papier partout, même si ça a son charme.
Bon, mais euh la manière dont ça a été mis en œuvre et où on a dit bon, puisqu'il y a numérique, il y a plus besoin qui a d'accueil physique, j'ai vu le malheur que ça produit chez un certain nombre de personnes. Mais tu vois si et je enfin pardon, j'ai desanglicisme, j'ai envie de dire je te comprends et feel you tu vois je suis vraiment làdus avec toi. Cependant, je vais prendre deux analogies. Moi, je trouve que certains robots et bras articulés qui viennent choper des choses sur des chaînes de production, c'est quand même mieux que des gens qui s'emmerdent à faire le même geste toute la journée qui a un job potentiellement affreux. Donc ça, bah c'est super.
En revanche, en effet, tu enlèves du lien entre potentiellement des ouvriers et des des coles bleues, pardon, de de de mettre ce vieux terme là-dessus, mais qui ont aussi des liens sociaux qui se font à l'usine et c'est très bien mais voilà.
et dans un autre registre en fait euh des euh des cadres qui vont pisser du PowerPoint de l'Excel euh et du Word toute la journée euh honnêtement qu'ils soi remplacé par Unia, je trouve ça très bien parce que euh je pense qu'on peut faire mieux de son temps euh que de Mais tu m'en parles comme si j'étais un opposant à ce que tu Non non mais donc donc donc donc donc mais ce que je veux dire c'est que la à la fin pardon ce que je veux dire c'est qu'à la fin dans ce que tu dis c'est que tu dis oui mais toutes ces interactions sociales entre les ces cadres qui font des des PowerPoint toute la journée qui qui servent à rien J'exagère he mais on sa on voit tous on a cette personne en tête.
Ben mais à la fin c'est quoi ? Alors on on va sur du revenu universel, on met on met tout le monde à faire quoi et dans quelle société on va aller selon toi dans les cin prochaines années ? He je suis persuadé que du travail il y en a. On a un travail considérable. Si on veut rétablir une base productive, je veux dire l'industrie dans notre pays est passée sous la barre des 10 %. Donc si on veut rétablir de l'industrie dans notre pays, c'est du travail. Si demain on veut une agriculture avec moins d'un tran chimique, moins d'un tran mécanique, ça veut dire qu'il va falloir aller ramasser les poireaux. C'est du travail.
Si demain on veut en finir avec les 5 millions de passoirs thermiques de notre pays, parce que c'est du perdant, perdant, perdant, perdant, c'est perdant pour le le la planète évidemment avec les gaz à effet de serre, quand on chauffe, on chauffe le ciel. C'est perdant, y compris pour notre déficit commercial parce que c'est l'importation du gaz et du pétrole qu'on sait plus où on va aller l'acheter. Euh sinon aux Américains désormais.
Mais euh si on veut faire tout ça euh si on veut affronter le défi démographique qui est considérable euh où on a de moins en moins de personnes en âge de travailler et de plus en plus de personnes âgées dont il faut s'occuper, tout ça c'est pas vrai que c'est des robots et l'intelligence artificielle qui va qui va s'en charger. Non mais tu vois l'industrie, moi je suis je les j'ai vu une Dark Factory en Chine il y a un mois euh euh dans laquelle il faisait des piles. Il y a 44 lignes de production, il y a 8 millions de piles euh qui sortent tous les jours, il y a pas un ouvrier.
Euh c'est c'est peut-être un cas mais tu vois à la fois moi quand je t'écoute le monde où je on va avoir des Français qui vont ramasser des poireaux, moi il me fait pas rêver, tu vois. Et je te dis pas que ça fait rêver, je te dis qu'il va falloir ce qu'on dire ce qu'on veut et que si on veut que dans l'agriculture moins d'intrants chimique et mécanique, et ben il va falloir qu'il y ait des paysans. Si on veut que demain on s'occupe de nos personnes âgées parce qu'il va en avoir de plus en plus, et ben il va falloir des hommes et des femmes pour faire ça. Et et je je te dis que dans il y a on est dans une société où il y a du travail, il en reste et il va en rester.
Et c'est pas vrai que l'intelligence artificielle et le le numérique va ou les robots, tu vois. Moi, j'ai pas de problème, enfin j'ai pas de problème parce qu'on installe des robots dans les entreprises. Et ça pas été le grand facteur d'élimination de la main d'œuvre. C'est le grand facteur a été les délocalisations, c'est-à-dire d'aller produire dans les dark factory chinoises. Et je te dis pas qu'on va tout rapatrier dans notre pays. Je pense qu'il faut identifier les 100 produits. Les 100 produits qu'on considère comme stratégique.
Panneau photovoltaïque parce que c'est l'avenir et je le mentionne parce qu'on est plus fichu de produire du panneau photo voltaïque non seulement en France mais même en Europe. Et ça on décide de le rapatrier. Tu connais Benoît Lemignon parce que c'est pas très loin de la Somme. Tu vas aller voir la la Giga Factory de qui a ouvert à Dincarc non ? Je te le présenterai si ça t'intéresse. Euh toi qui aime bien voir des entrepreneurs, c'est un type super. Euh je pense que là aussi on a un sujet intéressant sur la défense aussi peut-être un peu des choses à faire parce qu'on qu'est-ce que tu penses de tout ça toi ? Il faut il faut il faut réinvestir massivement dans l'armée.
D'abord se dire pourquoi la France a réussi à préserver son industrie de défense même de manière euh pas microscopique mais de manière on dit banzail. une une armée c'estàd qui fait en petit. Mais pourquoi ? Parce que on a refusé sur le secteur de la défense ce qu'on a accepté pour tout le reste à savoir je te vois non parce que demain je j'enregistre avec le général Pierre Deviler, je pense que tu vois il dira pas exactement ce que tu es en train de dire quoi sur l'industrie de la défense. Non sur l'industrie un peu mais sur le volume. Enfin on a juste raboté complètement. Oui c'est une industri c'est banza. Ouais.
Donc on tout enf beaucoup mais en petit mais sur l'industrie, pourquoi on a maintenu une industrie de défense dans notre pays ? parce que on s'est affranchi des règles de Bruxelles en l'occurrence, qu'on ne s'est pas dit c'est de la concurrence, qu'on va aller chercher le moins cher et tant pis si le moins cher est ailleurs.
Et parce qu'on a accepté queil y ait euh à la direction de l'armement euh des pilotes qui disent "Bah voilà, on va avoir besoin de ça, on va avoir besoin de ça, on va avoir besoin de ça." Donc dire que si jamais on veut une industrie dans notre pays, ça réclame de s'affranchir d'un certain nombre de règles et que si on a préservé cette base là qui doit une base qui doit nous permettre de faire renaître une industrie de défense qui assure notre souveraineté parce que se placer sous le parapluie américain n'a jamais été moi mon idéal et ça l'est encore moins quand ce parapluie est tenu par un Donald Trump qui est prêt à le faire flancher à tout moment.
Donc euh euh aujourd'hui qu'on se dise "Mais on n'ura pas d'industrie de défense si on a pas d'industrie tout court." Si par exemple on laisse partir Arcelor là et qu'on accepte que l'acier soit plus fabriqué en France ou en Europe, mais euh comment vous allez avoir produire des chars ? Comment vous allez produire des camons de non derrière si vous avez pas cette possibilité de produire de l'acier ?
Et ça demande oui des ce qu'on a fait sur l'armée, sur la défense, sur l'industrie de défense, ça demande à ce que ces instruments là qui ont été des instruments qui ont été utilisés pendant des décennies he on les a abandonné avec l'Europe à partir des années 80 mais c'est ce sont des instruments de de défense commerciale. Moi je suis très pro européen. Cependant j'ai juste l'impression que tu vois on parle d'une voiture avec 27 pilotes. C'est un peu ça. Ça juste ça fonctionne pas cette histoire. Alors tout ce que tu dis là en fait c'est bon. On est pro européen mais en fait c'est bien, faut pas écouter l'Europe et faire nos trucs et puis pas pas subir les règles qu'on nous impose.
Il y a un truc qui qui vient qui est pareil, je dirais peut-être un discours de droite si je dois schématiser encore, mais qui est juste des normes partout. Euh on te met trop de normes, trop de normes, trop de normes et toi à la fois tu me dis je suis marxiste et je veux défendre un peu le travail. Euh et donc c'est un peu des normes en tout cas sur le travail. C'est alors moi je je dis pas qu'il faut pas pas de norme là-dessus hein, mais comment on se positionne dans tout ça ? Parce que est-ce qu'il faut faire péter toutes les norgues et puis qu'il faut reprendre tout à zéro ?
L'une des raisons pour lesquelles à mon avis on a multiplié les normes et le volet réglementaire autant au niveau européen que au niveau français, c'est parce que comme on est incapable de donner une orientation, un cap général, de porter un projet pour la société, on remplace ça par une accumulation de micr trucs. Mais jusqu'au délire, tu vois, j'ai le maire d'une petite commune de chez moi, le maire d'averna donc 500 habitants qui est lui son métier parce que maire c'est pas un métier, député c'est pas un métier. et son métier c'est de travailler dans le logiciel dans le logiciel libre.
Bon et il me dit voilà j'ai ma secrétaire de mairie, elle a 26 applications différentes pour communiquer avec les services de l'État. Mais non seulement elle a 26 applications différentes, mais ces applications changent tous les 2 ans. Donc ça veut dire qu'elle doit se reformer à une dizaine d'applications par an. On voit le délire dans lequel euh on se trouve pris. Mais même quand on regarde n'importe quel instrument de politique publique, tu regardes ma prime Rénov, j'ai fait un schéma pour comprendre. Il y a 18 étapes pour que une personne puisse finalement payer le le le le couvreur, le maçon, euh le le plombier qui sont vené un truc, j'ai du coup j'ai pas pris la prime.
Il y a 18 étapes. Pourquoi ? Parce que plutôt que de dire bah voilà, on met le pognon, vous allez régler, on met des tas d'interlocuteurs au milieu au qui l'état a pas complètement confiance, donc il multiplie les étapes de contrôle et tu te retrouves avec une une gigantesque usine à gaz. Je je suis favorable moi à ce qu'on ait des grandes règles. Il nous faut des grandes règles. Tu vois quand tu parles du travail, si moi je suis pour un salaire minimum, je suis pour une durée maximum de de travail, je suis pour Bah oui.
Non mais 15h comme Non non mais moi je je tu auras compris que ma j'ai une vision qui est que les Français tous les habitants de notre pays doivent pouvoir vivre de leur travail bien en vivre pas en survivre et bien le vivre mais que ça suppose que il y ait du travail. Par contre, on on doit pouvoir avoir de la joie. Tu vois la question de la joie, la question du bonheur. Aujourd'hui, on est tellement écrasé par tu sais, c'est la phrase l'autre phrase ber quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle. Tu c'est on a l'impression d'être dans ce temps d'étouffement là et c'est juste bah voilà euh il y a c'est tout est pollué, on va mourir, la société vieillit, on a du déficit.
J'ai invité, d'ailleurs, j'adorerais que tu viennes l'année prochaine, mais j'ai invité un certain nombre de mes invités de génération self dans un club m àigne pour de tr jours et échanger là-dessus. Et il y a quand même un truc qui est sorti à la fin que certains qui me disent "Mais nous on se bat, tu vois, on s'entraîne, on se bat et cetera." Il faisait la noi au football mais on a quand même vraiment l'impression en ce moment d'être dans une équipe de loser et ça saoule quoi. Et moi je trouve que c'est assez vrai. Je veux dire, on se regarde tous, il y a eu ce moment des J qui était super.
Et puis derrière euh genre allez bon on est des losers mais on se bat quand même parce que voilà c'est un peu relou quoi. Mais tu vois la question de la joie c'est aujourd'hui c'est comme si de venir proposer que ça aille un peu mieux dans la société et queil y ait du progrès pour les gens c'était devenu une utopie complètement irréaliste. Il faut le proposer. question de la le travail pour moi être au travail ça veut dire pouvoir éprouver de la joie de serait-ce que de la joie de son utilité au travail et que la gauche parle des salaires et des horaires, c'est une chose mais quel est le contenu du travail ? Qu'est-ce qu'on y fait ? Est-ce qu'on y est bien ? Est-ce qu'on y est pas bien ?
Pour moi, c'est une grande question. Et je pense que les défis que j'ai énoncé, on ne les remplira que par la joie. C'est pas vrai qu'on les remplira par davantage de souffrance, davantage d'endurance. Le mot effort ne me fait pas peur. Moi, je suis euh j'ai une vie d'effort, mais l'effort, il y a le réconfort, après, il y a de la joie dans l'effort. Et donc là, on a un discours un peu doloriste, je trouve, des dirigeants politiques et économiques qui disent que bah voilà, il faut du courage, enfin et on va courber les Chines et sans cour. Non, c'est pas vrai. C'est pas vrai que dans notre histoire, on arrive à gagner en étant doloriste et en étant dans la douleur.
On arrive parce que au contraire, on a des étincelles de joie qui fait que on trouve on trouve de l'énergie pas dans la dépression, on trouve de l'énergie dans la joie. 100 %. François, j'ai plus beaucoup de temps, c'est moi qui vais devoir ne pas profiter du du du temps restant, mais j'ai quelques questions rapides. Moi, j'en ai j'ai un truc quand même que je voulais dire dans cette émission, si je puis me permettre, parce que tu dans les papiers, tu décris des hommes que tu reçois des hommes qui se construisent par eux-mêmes. Je peux me présenter en partie comme étant un self mainman pour le faire à l'américaine. Do it yourself. Bah, il y a le Yorell, vous le faites vous-même.
Il y a l'aspect bricoler, bricoler son destin qui moi aussi euh me plaît bien. Mais je veux dire que c'est pas vrai que euh on se fait seulement par soi-même. On est toujours appuyé sur la société. Moi, je veux pas me présenter en héros. Je sais tout ce que je dois à ma famille qui ont eu leur tangui à la maison, qui savaient pas ce qu' allait se faire de sa vie, qui étaient dans le doute, dans l'incertitude. Et j'ai mes parents qui ont accepté d'avoir quelque part ce boulet à domicile.
J'ai eu l'université de Picardi Gilverne qui m'a envoyé pendant 1 an aux États-Unis comme lecteur à l'université du Texas et où j'ai pris confiance en moi parce que j'étais face à des des élèves et j'étais payé pour faire ça. Et donc voilà, ça donne de la confiance et même le fait que quand je lance mon journal, bah il y a des lois qui ont été établies sur la presse qui permettent que le petit canard, il soit bien traité et qu' en ait pas que pour les journaux de Boloré ou de Bernard Arnaud, tu vois.
Et donc je demande simplement aux entrepreneurs qui nous écoutent qui même je vois je j'avais une discussion avec Cynthia Fleury, je sais pas si tu vois qui c'est, une philosophe et qui me disait je c'était autour de des métiers du lien. Elle me disait "Mais finalement, tu sais, euh tout le monde est assisté euh et en fait c'est ceux qui se présentent comme étant les plus autonomes, les plus indépendants qui sont le plus assistés dans leur journée. Moi quand je prends le métro, je suis assisté par le chauffeur du métro.
Bon là, il y a pas de chauffeur mais enfin quand on prend si on prend le taxi on si on va au restaurant en fait on a tous des services qui sont mis à notre disposition et je voudrais juste qu'il y ait une conscience partagée de ça parce que moi ce que je veux dire c'est que sur doit yourself et le message que je veux faire passer dans tout ça et je suis mais encore une fois très d'accord avec ce que tu dis et et tu as raison le vrai do it yourself la seule question c'est qu'il y a beaucoup de gens qui attendent trop des autres c'est-à-dire que qui pensent que la vie va arriver Voilà.
Et la vie, elle n'arrive pas si tu es pas intentionniste et si tu te dis pas à un moment "Moi je veux aller là, je veux faire ça et je veux me lancer et je vais y arriver et tu en es un exemple en fait." Donc ça veut pas dire que tu le fais solo. Moi faire les trucs solo, ça m'emmerde. C'est pas du tout mon mon délire. J'ai quand même deux petites questions et en plus je suis je vais vraiment être en retard. Il y a beaucoup de choses. Je vais avoir besoin de réponse très courtes mais j'ai adoré aujourd'hui le fait que tu me dises finalement chez untel plein d'adversaires politiques, tu trouves des bonnes idées, tu es d'accord et cetera.
Ce que j'entends quand même assez rarement parce que l'assumer, voilà. Tu as lu le livre de Jordan Bardella ? Je l'ai pas lu moins. J'ai lu le premier et j'en avais établi une critique à savoir que il parlait que de Marine Le Pen, des cadres du RN, des gens qui l'avait rencontrer dans les médias mais que la France n'existait pas et que pour voir le témoignage d'un français, il fallait attendre la page 128 et donc voilà, il y avait un oubli de la France et je pense qu'il a lu ma critique littéraire et que son deuxème livre est un livre de réponse à ça où il ne fait que donner à l'inverse la parole au français. Il y a des choses sur lesquelles tu es d'accord avec Jean-Lan Mardella ?
Je pense qu'on a quand même un désaccord majeur sur qu'est-ce que c'est la France quoi. Qu'est-ce que c'est la France ? Comment fait ? Tu vois par exemple tiens comment on on le passage que j'avais préféré dans son premier livre c'était qu'il racontait comment ses grands-parents étaient italiens étaient arrivés dans notre pays et comment ils avaient eu du travail, comment ils avaient eu un logement, comment son grand-père étant décédé entre-temps mais sa grand-mère avait eu des papiers et il disait bah voilà ça marchait très bien pour les Italiens. Et en fait on se dit mais pourquoi ça marche pas ? Ça marcherait pas pour les suivants à partir du moment où il y a du travail.
Le travail c'est une clé de l'intégration euh y compris pour alors il y a deux clés d'intégration. Il y a le travail il y a l'amour. Je le signaler quand même l'amour en fait c'est le grand truc qui permet aux gens de s'intégrer. C'est euh un/ers des personnes immigrées qui se marient avec des personnes qui sont pas ni avec des parents ni avec des grands-parents d'origine étrangère et c'est à la première génération et c'est 2 tiers à la 2è génération. Donc en fait le je crois au travail et je crois à l'amour euh pour l'intégration dans la société. Euh j'avais plein d'autres questions mais évidemment j'ai plus le temps.
Euh on on va orienter euh tous nos auditeurs qui ont pas regardé aller regarder en effet de ton cette dernière vidéo avec Sarah qui s'appelle je l'ai au boulot. Regardez ça, c'est disponible sur plein de plateformes. Bon, si vous avez un lecteur DVD encore parce que c'est un peu trouvé assez romantique dans l'approche. J'ai deux questions pour toi. Si tu avais un livre euh à offrir à tout le monde, euh si tu avais l'opportunité d'offrir un livre à tous les Français, par exemple, là maintenant, t'offrirais lequel ? Je sais pas. La le livre qui me vient est très lambda, ce serait le Petit Prince, par exemple. L'essentiel est invisible pour les yeux.
Euh donc je pense qu'il y a comme ça fonctionne sous forme de parabole, il y a plein de de choses qui peuvent se lire à tous âge et avec des des des degrés de lecture qui sont des degrés lectures différents. Mais après, j'ai eu des tas de livres qui m'ont marqué. l'héritale de François Cavana, c'est un livre qui m'a marqué des souris des hommes de de Steinbeck euh que je pas lu je crois d'ailleurs. Bah tu vois à toi en tout cas je dirais lit des souris et des hommes. C'est un récit qui est très bref et qui est c'est dans ce sera dans ma liste. Si tu avais l'occasion de de rencontrer François Ruffin à l'université de d'Amien et que tu pouvais lui parler, qu'est-ce que tu lui dirais ?
Ben je pense que euh je lui dirais garde courage. [rires] Tu as gêné perdu courage. Si mais je pense que j'étais assez découragé. Je pense que tu même dans ce que tu dis tout à l'heure sur les gens qui veulent pas se prendre en main et ainsi de suite euh j'étais peut-être ça euh parce que je voyais je voyais tout en noir, je voyais pas le chemin, je voyais pas qu'est-ce que ça serait le bout de mon tunnel. Euh et j'avais pas envie de devenir prof, en tout cas pas tout de suite. Euh et je me demandais comment j'allais faire de ma vie une aventure et je voyais pas.
Et euh je pense que le François a R de 20 ans, il serait, tu sais, même quand il m'arrive des tas d'ennuis euh et en politique, il t'en arrive tout le temps. Quand tu fais des choses, il t'arrive toujours des tas d'ennui. Je me dis ma phrase qui me revient, c'est "J'aurais toujours vécu ça." [rires] Tu vois, j'aurais toujours vécu ça. Même quand c'est des paquets de merde qui se tombent sur la tête, bah c'est une forme d'aventure de de surnager là-dedans.
Donc je je dirai au François Ruffin de 20 ans, "T'inquiète pas, tu vas en vivre des choses quoi." Moi je lui dirai écoute génération du self parce que c'est vraiment le message moi c'est pas du tout nombriliste le le doit yourself self c'est plutôt de de dire en effet qu' en en en se prenant en main et en faisant un certain nombre de choses y compris même probablement avec les autres on peut on peut passer une belle vie heureux bien travaillé donc on a des narratifs en tout cas communic ouais et et ben à tous ceux qui nous suivent on te suis où toi c'est quoi ton réseau social de prédilection partout non non [rires] il y en hein ? Tous les réseaux sociaux. Ouais.
Ouais ouais, je suis normalement après j'ai des trucs pour plus ancien et mon Facebook marche très bien euh mais on a Instagram qui marche aussi. Enfin voilà, on prendra le temps de de prolonger cette discussion si tu veux un jour, je serai ravi de te recevoir. Tu reviendras. Oui oui d'accord. OK. Et ser moins difficile que la première fois. Merci à vous tous d'avoir suivi ça et avec la complicité de la ligne 14 la prochaine [rires] fois. Et si vous connaissez pas Génération du self, écoutez le prochain, celui d'après, celui d'avant, vous trouverez plein. Et abonnez-vous sur YouTube sur Spotify ou sur Apple Podcast. Merci, bisous, à la semaine prochaine. Salut !
François Ruffin