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interviewFrançois Ruffin· 14 avril 2021 72 min

François Ruffin propose d'ouvrir le RSA aux moins de 25 ans

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

j'aurais commencé par un mot de remerciement pour mon équipe parlementaire pour l'équipe de bénévoles qui m'entourent et pour l'administrateur pour m'avoir accompagné dans cette proposition là et dans ce rapport qui est dense me semble-t-il assez complet avec des dizaines d'auditions de jeunes effectués mais aussi d'économistes de sociologues les syndicats les associations et des membres du gouvernement et donc merci à tous pour ce travail invisible quand on prend la parole ici c'est les qu'on est dans la lumière c'est qu'il ya des gens qui ont souvent dans l'ombre et qui ont effectué un gros boulot en amont donc merci ce sont des images qui ont frappé ces files de gens de jeunes gens dès que infinie des centaines de mètres pour aller quérir un colis alimentaire le soir dans la rue dans un gymnase à l'occasion d'une distribution caritatives je pense que ces images nous ont tous super fait on était choqués la presse étrangère n'a été qui titrait fin en france et ont retrouvé comme un acharné et que visuel le souvenir des clichés en noir et blanc aperçu dans les manuels d'histoire du des soupes populaires aux états unis dans les années 30 après la grande dépression mais il s'agissait pas des états unis il s'agissait pas des années 30 mais bien de la france et de la france d'aujourd'hui et de notre jeunesse de l'avenir de notre nation qu'ils étaient réduits ainsi qu'il est toujours à la mendicité la crise du coc ville à quelque part agit comme un révélateur je veux insister d'abord sur la double peine conduire la jeunesse la première c'est on la confine on la confine voit depuis un an on la prive de sa vie sociale on ferme les bars les restaurants on la renvoie en distance yale pour les étudiants pourquoi pour essentiellement protéger les plus anciens c'est un choix qui sont acceptés c'est un sacrifice d'une année de leur jeunesse qui auquel ils se sont résignés ou qu'ils ont partagé par solidarité avec le reste du pays avec un prix pour eux d'après l'université de picardie 20 % ont scénarisé leur suicide s est une statistique qui est confirmé par santé publique france un tiers des jeunes se trouvent en dépression la moitié sont inquiets pour leur sentimentale pour leur santé mentale pardon mais oui un lapsus mais au fond doit tout en sourire doit-on sourire quand vous dire en effet j'ai dit sentimentale à la place de santé mentale et les deux sont évidemment liés en un moment où on se projette aussi dans une vie affective et où on a les ailes qui sont possiblement briser là dessus mais non seulement ils payent le prix affectif psychologique de cette crise mais ils vont aussi double peine en durée le prix de la crise économique ils vont en payer le prix social alors il ya des statistiques un peu au doigt mouillé qui disent que 74 % ont rencontré des difficultés financières que 40 % ont connu une baisse de leurs revenus que 50 % aurait peiné à se nourrir on sait qu encore incertain c'est encore flou parce que dans une crise qui est en cours on peut pas tirer un bilan en revanche derrière ces chiffres et derrière les images il ya des destinées il ya des vies qui sont sinon brisé du moins qui sont mal engagées je peux en décrire certaines croisé lors de ses auditions gabriel est sorti de l'aide sociale à l'enfance elle a aujourd'hui 20 ans elle en est sorti sans aide sans budget sans rien et elle s'est débrouillée en travaillant dans les restaurants et pour l'essentiel en travaillant aux blacks comme serveuse malgré une hémiplégie et un bras paralysé mais quand arrive la crise eu copie qu'est-ce qui se passe fin de son travail dans les restaurants et du coup elle se retrouve sans revenu à vivre sur ses petites économies mais avec l'angoissé qui monte de va-t-elle perdre son logement le logement qui est pour elle un îlot de sécurité dans une vie qui était bien mouvementée on axim à guilluy travail enfin il étudie à l'université d'amiens il est étudiant lui ce que n'était pas gabriel il est en master de psychologie il a des stages il peut pas prendre de boulot pendant l'année il compte sur son boulot d'été pour compléter sa petite bourse de 100 euros alors qu'il n'est pas aidé par ses parents il se prive constamment sur la nourriture ils se privent et les sorties ça n'existe même pas pour lui ils n'achètent pas les manuels parce qu'il n'a pas les moyens de les acheter mais au moins pour l'essentiel le gîte est un peu de couverts il compte sur le boulot d'été qu'il effectue en général comme les animateurs accompagnant des enfants en situation de handicap et là ça s'arrête l'été dernier il ya plus ce petit revenu complémentaire pendant l'été parce que y'a pas ses sorties qui sont assurés ce qui fait que entre autres lui qui est malentendant qu'il ya des appareils auditifs il peut plus les entretenir et c'est pas pris en charge par la sécurité sociale parce que c'est par un tout le suffisamment élevée et donc dans un temps chacun porte le démasque eh ben il est malin et lui malentendants ne peut pas lire sur les ailes c'est lui rapportera la parole on à mehdi qui est logé et nourri par ses parents qui avaient commencé à voir le pied à l'étrier avec des petites missions à la poste qui se sont arrêtés l'an dernier il passe ses journées avec ses copains en bas des immeubles le foot la boxe avec les licences à payer c'est fini pour lui puis de façon c'est fini tout con pour tout le monde il prendra pas de vacances in on n'a jamais pris l'ennui s'installe le découragement aussi cassandre et ex boursière d'une famille nombreuse elle est diplômée en journalisme culturel et sont dès lors de son dernier sage elle devait avoir une embauche qui lui était offerte et qui tombe soudain à l'eau pour cause de coville elle s'inscrit sur staff me qui vous il s'agit de faire de l'intérim et sous forme d'auto entrepreneuriat vous allez chargé d'aller mettre en rayon les habits chez jacadi mais à nouveau même ce petit boulot là disparaît et elle ne touche plus rien heureusement elle a ses parents pour lui sauver le loyer voilà un certain nombre de deux destins qui s'engage mal et depuis un an le gouvernement n'a pas fait le minimum pour et pour elle le minimum c'est leur assurer un revenu minimum c'est leur assurer un filet de sécurité c'est le revenu de solidarité active à partir de 18 ans mais je veux dire une vérité à mon sens ici c'est pas seulement le gouvernement s'est pas seulement les gouvernements depuis 30 ans qui n'ont pas fait ce qu'il faut pour la jeunesse dans la durée c'est la société qui maltraitent sa jeunesse qui choisit de maltraiter sa jeunesse on à faire un un écrasement financiers dans la durée un il ya quatre fois plus de pauvres chez les jeunes que chez les plus de 65 ans on a affaire à un écrasement professionnels ont c'est la galère des stages d intérim des cdd qu'il faut remplir même pour les diplômés et à un même niveau de qualification il ya trente ans même si on continue à se qualifier mieux on a des moins bonnes places et des moins bonnes paye il ya un écrasement immobilier qui s'est mis en place aussi dans la durée les entrants sur le marché du travail depardon sur le marché de l'immobilier où les prix ont explosé qu'ils ont bien moins de place par exemple il y avait deux fois plus de place dans le parc social pour les jeunes dans les années 80 qu'aujourd'hui ils sont exclus du parc social 25 % du parc social pour les jeunes on est passé à 13 % qui fait ce qu'ils sont condamnés comme n'y a pas de réunion signale cftr seuls 2 % des étudiants sont logés en ville universitaire à se tourner vers le privé qui est beaucoup plus cher et le taux d'effort pour un jeune à voir une pièce était deux fois plus que pour une personne âgée dans les années 80 il est aujourd'hui trois fois plus donc on l'a on a un écrasement immobiliers pourquoi ce choix dans la durée de nos sociétés je pense que ya une cause qui est à regarder du côté de l'es4 asseman démographique pour la première fois dans notre histoire il ya plus de plus de 65 ans que de 18 30 ans et ça fait re regarder davantage vers là où il ya la masse laye où il ya le nombre que là où il ya beaucoup moins de personnes et ça se conjugue avec un écrasement politique c'est-à-dire l'abstention qui est bien plus forte chez les jeunes qui fait que naturellement le politique va aller regarder là où il ya du nombre et du nombre qui votent ça se traduit comment ça se traduit alors par plein de mesures qui ne sont pas pris je mets notamment par le vassa à partir de 25 ans on peine à comprendre pourquoi dans ce pays la majorité politique est à 18 ans pourquoi la majorité pénale est à 18 ans donc on peut voter on peut aller en prison mais pourquoi la majorité sociale elle demeure à 25 ans et qu'on peut pas avoir le rsa avant 25 ans c'est d'autant plus incompréhensible aberrant bizarre que la pauvreté elle est là elle est massivement chez les 18 25 ans et pourtant avec la principale mesure de lutte contre la pauvreté qu'est le rsa ont choisi depuis les devises et ailleurs ont choisi de ne pas arroser là où c'est pourtant le plus sec pourquoi je pense parce qu'il ya une vision romantique et sadique à l'égard de la jeunesse quelque part il faut en suède c'est un mélange de ifo en sus et de la bohème d'aznavour mais c'est une misère qui au quotidien quand on entend les témoignages ne fait pas du tout rire c'est une misère où on se prive de nourriture on se prive de soins on se prive de sport et cite une vie qui alors qu'elle devrait s'épanouir se rétrécit plutôt à cet âge ce que je vous propose aujourd'hui franchement c'est pas formidable c'est pas extraordinaire c'est pas un bouleversement c'est pas le revenu universel c'est pas le salaire étudiant c'est le minimum le minimum tu réclames les associations le minimum que réclament les syndicats le minimum que recommande france raté j un minimum qui n'a rien d'un idéal ni à 18 ans ni à 25 me à 40 ans personne ne rythme ne rêvent de vivre avec 497 euros par mois avec cette somme là on ne vit pas on survit mais je pense que dans l'instant présent dans le moment présent avec la première peine de de confinement de distance yale qui a pesé sur la jeunesse pondre annoncé minimum que nous devons et même si je suis de ceux qui pensent qu'on construit sa vie par le travail par son métier par un statut et des revenus quand y'a pas le travail contient pas le métier quand ya pas encore le statut et les revenus eh bien il faut assurer ce filet de sécurité alors pourquoi ce rsa à partir du 18 ans pour très concrètement améliorer d existence géant cité 2 alix a quitté l'école en première il a ensuite enchaîné des boulots dans la restauration dans l'intérim dans les usines il a voulu raccrocher à une équivalence du baccalauréat le déjà eu il a fait une garantie jeunes mais c'est a duré que 12 mois or il faut 18 mois pour faire un débat eut ce qui fait que maintenant juste pour avoir cette équipe non non on en discutera après genève mais ce qui fait qu'aujourd'hui pour pouvoir eux avoir sondé a eu retourner en formation d'hygiène sécurité environnement ce qui est son projet avec une alternance eh bien il faut qu'il attend d'avoir d'avoir 25 ans pour pouvoir reprendre ce projet là en ayant une espèce de sécurité minimales pour pouvoir payer son foyer anaïs je la recevrai à ma permanence ce dernièrement elle m'a dit qu'est ce qu'il faut que je fasse moi elle est mariée elle est en couple est-ce qu'il faut que j'attends de mes 25 ans la caf plus dit ça il faut que vous attendiez vous à qu'à 25 ans que j'ai un enfant elle me dit je vais pas faire un enfant juste pour avoir le droit à une allocation minimale je crois que il s'agit d'améliorer des existences il s'agit de soulager d'une angoisse dans les témoignages pour eux tu puis j'ai été frappé par le stress l'inquiétude l'angoissé permanente de cette jeunesse qui se demande si elle va pas tout perdre perdre son logement perd le peu de deux situations qu'elle avait mais je pense qu'il s'agit aussi d'adresser un message à la jeunesse quel symbole que cette discrimination à l'entrée dans la mode majorité à 18 ans vous n'avez pas ce droit à quel tout le monde a le droit vous vous n'y avez pas droit et au fond ce que je propose enfin ça n'est qu'une première étape mais c'est de faire pour la jeunesse ce qu'on a fait pour la vieillesse dans ce pays jusque là deuxième guerre mondiale vieillir dans les classes populaires est synonyme de misère c'est vieillir au crochet de ses enfants ou vieillir à l'hôpital et est mise en place la démesure à la fin la deuxième guerre mondiale qui fait que ont à la fois par le minimum vieillesse et par les retraites en une génération ce qui était une fatalité millénaire à savoir que vieillir c'était dans la pauvreté se trouve vaincu le taux de pauvreté des personnes âgées est divisée par quatre en 25 ans grâce à ces mesures grâce à ces mesures politiques et ce qui apparaissait comme une norme la vieillesse dans la pauvreté qui a été dans le paysage tout comme aujourd'hui il serait énorme que l'on soit dans la jeunesse est dans la pauvreté et bien c'est vaincu s'est battu en brèche pourquoi parce qu'on est passé d'une solidarité familiale une solidarité familiale injuste qui avec des enfants qui avaient les moyens de payer pour leurs parents et d'autres qu'il n'avait pas à une solidarité sociale et une solidarité nationale et je pense que c'est le même mouvement de solidarité intergénérationnelle qu'il s'agit de construire aujourd'hui danse dans cette épreuve c'est à dire que aujourd'hui la solidarité elles existent entre les générations mais les internes aux familles les familles aident leurs enfants il y en a qui peuvent aider beaucoup et y est beaucoup il y en a qui peuvent aider un peu qui n'êtes qu'un peu mais donc avec une très grande injustice et bien aujourd'hui il s'agit de remplacer cette solidarité familiale intrafamiliales par une solidarité sociale par une solidarité nationale ou plus exactement d'y ajouter cette solidarité là et de produire le même mouvement pour sortir d'une maltraitance installer dans la durée de la jeunesse je remercie merci bien monsieur le rapporteur donc nous allons passer aux orateurs des groupes et une fois n'est pas coutume et avec votre accord bien sûr je vais passer la parole tout de suite pour la france un soumise à madame clémentine autain qui doit malheureusement ne quittais aux alentours de 10 heures vous avez la parole pour deux minutes madame la députée l'intérieur du fort merci madame la présidente cette proposition d'ouverture du rsa pour les moins de 25 ans est une proposition que nous portons depuis très longtemps très longtemps parce que finalement les jeunes de moins de 25 ans sont dans un no man's land juridique que par ailleurs rien dans la constitution dans la déclaration des droits de l'homme n'empêche d'ouvrir les minima sociaux aux moins de 25 ans il est même écrit qu' il doit y avoir une forme d'assurance de moyens convenables d'existence pour les français et par ailleurs la france est l'un des seuls pays de l'union européenne qui exclut les jeunes de ces minima sociaux pour toutes ces raisons il ya bien longtemps que nous demandons c'est ce filet de sécurité pour la jeunesse mais il me semble que depuis un an cette mesure est devenue d'une urgence implacable terrifiante fait main françois ruffin l'a dit nous avons vu ces images d'une jeunesse qui défilent dans les banques alimentaires et qui fait absolument froid dans le groupe d'une jeunesse aussi qu'ils payent un très lourd tribut dans cette crise parce que c'est un moment de basculement entre l'enfance et l'âge adulte et à ce moment là on est privé on est privé de liens sociaux en est privé de capacité d'autonomie on est pays privé de tout ce qui nous permet d'entrer dans ce moment d'ouverture au monde c'est d'une extrême violence et parmi ces jeunes celles et ceux qui n'ont pas les moyens qui basculent dans la pauvreté qui sont chaque jour plus nombreux payer un tribut encore plus lourd et je crois que la responsabilité des pouvoirs publics est de sécuriser de protéger cette jeunesse en grande grande souffrance et nous avons des chiffres qui font froid dans le dos comme je le disais tout à l'heure comme les images puisque un jeune sur dix entre 18 et 29 ans est en situation de pauvreté dans notre pays aujourd'hui en france dans un pays qui non seulement est une puissance économique internationale forte mais qui également a les moyens de partager de partager les richesses aux restos du coeur c'est plus de la moitié des bénéficiaires d'un deux minutes qui sont qu'ils sont qui sont déjà il me reste très peu de temps je voudrais juste vous dire que il se trouve que la république en marche a fait le choix de proposer dix mille euros de prêts aux jeunes ou alors de tout simplement faciliter la transmission patrimoine ce que nous demandons ce que nous demandons et j'en termine là dessus c'est tout simplement de la solidarité la justice je termine sur la citation d'esther duflo qu'est prix nobel d'économie plus on aide les gens plus ils sont aptes à sortir de la trappe à pauvreté très bien donc pour être équitable je suis contrainte effectivement de de donner 2 minutes 30 à tout le monde donc madame christine cloarec pour la république en marche merci madame la présidente monsieur le rapporteur chers collègues vous avait de la suite dans les idées monsieur le rapporteur nous aussi si notre groupe partage les objectifs de lutte contre la précarité des jeunes nous considérons que sur ce sujet nous devons donner la primeur à l'accompagnement et à l'insertion il existe déjà un grand nombre de dispositifs d'accompagnement et une multiplicité d'acteurs sur lesquels nous pouvons nous appuyer et qui répondent à la diversité des besoins et des profils des jeunes dans le contexte de crise que nous connaissons le gouvernement a décidé de renforcer ses dispositifs en mettant en oeuvre le plan un jeune une solution dotée aujourd'hui de 9 milliards d'euros cette stratégie semble porter ses fruits ce malgré la crise nous ne pouvons pas laisser dire que ces mesures sont des mesures sparadrap nous ne pouvons pas laisser dire non plus que nous sommes indifférents à la jeunesse de ce pays le rsa jeunes existent déjà mais il est versée en contrepartie d'études ou dans le cadre d'un contrat d'insertion il serait irréaliste de penser offrir un accompagnement personnalisé de qualité pour l'ensemble des jeunes lite et précaires dont le nombre est estimé en 2020 à 1,38 million pourquoi parce que les départements en charge l'accompagnement des jeunes touchant le rsa les jeunes actifs les jeunes parents ou en passe de l'être et force est de constater que ces jeunes sont souvent peu et mal accompagné le rsa ne joue pas son rôle initial d'insertion vers l'emploi cette mesure est injuste car elle permettrait aux étudiants des classes supérieures de bénéficier d'une aide de l'état doublée de celle de leurs parents tandis que d'autres jeunes privés solidarité famille à ceux réalisés par le calcul par ce calcul aider les jeunes financièrement est une évidence mais la question est de savoir comment nous les aidons au delà de la location comment nous permettons à chaque jeune d'accéder à la formation à l'emploi durable et à l'autonomie comment nous évitons les ruptures et les renoncements le gouvernement a proposé de généraliser le dispositif de la garantie jeunes qui a fait ses preuves pour en faire une garantie jeunes universel la ministre du travail consulte en ce moment même les acteurs et en particulier le réseau des missions locales qui accompagne 1,5 million de jeunes parents alors contrat d'engagement réciproque accompagnement global renforcement du suivi parcours sans couture et allocation accordée aux jeunes en situation de privation voilà nos préconisations que nous considérons plus efficace que les rsa jeunes le groupe la république en marche ne soutiendra pas cette proposition proposition de loi merci très bien la parole est à josiane corneloup pour les républicains merci madame la présidente monsieur le rapporteur mes chers collègues la crise du coït 19 a largement frappés les personnes en situation de fragilité les personnes âgées les demandeurs d'emploi mais aussi les jeunes ce sont les jeunes de 18 à 29 ans qui forment la plus grande part des personnes en situation de pauvreté et de précarité en france dans nos territoires les élus locaux et les associations caritatives tirent la sonnette d'alarmé les jeunes représentent presque la moitié des personnes ayant recours aux banques alimentaires aux services sociaux et les demandes de rsa explose le sentiment du mal être des jeunes est particulièrement préoccupant les étudiants coupé de liens sociaux de cours en présentiel et pour la plupart d'entre eux de travail se retrouve dans un état psychologique grave sept cent mille jeunes vont arriver comme chaque année sur le marché du travail et beaucoup d'entre eux ne trouveront pas de premier emploi donc oui les jeunes ont besoin d aide toutefois s en permettant aux jeunes de 18 25 ans d'avoir accès au rsa sans condition que nous lutterons efficacement contre la pauvreté des jeunes nous ne le croyons pas la question que nous devons nous poser est la suivante quelles sont les opportunités les perspectives d'avenir qui se présentent aujourd'hui à nos jeunes plutôt que de créer de nouveaux droits des 18 ans nous devons nous attacher à créer de nouvelles chambres nous sommes convaincus qu'il faut créer les conditions d'une meilleure insertion sociale et professionnelle plus de considération et d'accompagnement dans leurs études ou vers l'emploi et la formation il nous semble plus pertinent de renforcer les dispositifs d'accompagnement qui ont fait leurs preuves de faciliter l'accès des jeunes aux différents dispositifs dont ils peuvent bénéficier dans cet éventail de mesures la garantie jeunes fonctionne bien il faut amplifier son déploiement la logique de contractualisation sur laquelle repose la garantie jeunes nous paraît adaptée aux enjeux actuels il est important de proposer aux jeunes un accompagnement de proximité avec en retour un engagement à retrouver un parcours de formation ou un emploi de même l'apprentissage doit être intensifiée vous l'avez compris le travail et l'insertion professionnelle l'apprentissage et le maintien des liens sociaux sont pour nous des aspects fondamentaux sur lesquels nous ne pouvons pas transiger pour toutes ces raisons nous voterons contre cette proposition de loi merci bien la parole est à monsieur philippe vigier pour le groupe modem et démocrate apparenté merci mme la présidente chers collègues j'ai bien entendu françois ruffin dresser un constat d'ailleurs que de façon transparente izan nous dressons tous nous dressons parce que dans des circonscriptions parce que dans nos entourages eh bien on sait que les jeunes souffrent mais sera porteur n'y a pas que les jeunes qui ont souffert dans cette dernière période et qui souffre encore il pense pas qu'il faille opposer les uns et les autres alors vous proposer un droit social à 18 ans en expliquant plus vous devrez absolument mettre en place du rsa pour les jeunes c'est vrai qu'ils mentent nota le disais tout à l'heure ça fait longtemps que l'on entend parler de cette question pour nous ce n'est pas la bonne réponse ce n'est pas la bonne réponse voyez étant jeune élu local je suis beaucoup occupé d'une pillot donc les permanences d'accueil et d'insertion et d'orientation des jeunes et après d'une milos un peu plus récemment et ce qui est essentiel c'est l'accompagnement qu'on leur apporte pas persuadé que en la versant un peu moins de 500 euros par mois ça c'est uniquement la solution c'est pas ça qu'ils veulent ils veulent une chance pour se bâtir pour se construire ils veulent dans ce parcours difficile vous l'avez souligné c'est vrai qu'il n'a pas eue dans sa jeunesse des parcours difficiles moi je vois quand même quelques motifs de satisfaction avec ces garanties jeunes qui comme l'a très bien dit dans notre collègue est encore de l'eau lorsqu'elle est contractualisée et lorsqu elle s'opère avec le tissu local parce que peut-être des décisions parisienne ça doit être fait avec du cousu main parce que chaque parcours est différent et il faut apporter des réponses différentes là ça peut être après une des mobilités c'est le cas chez moi ça peut être un autre endroit l'accès à un centre de formation ça peut être un troisième en droit à l'accès au logement là vous avez souligné un sujet majeur d'ailleurs on a des rendez vous qui sont prévues au mois de juin pour les départementales et régionales j'espère que il y aura justement une réponse forte à ma seule région centre val de loire et donc dix mille logements pour les jeunes voyez je suis très clair donc ça veut dire qu'il ya septembre des choses sur lequel on doit aller mais je ne pense pas que les inscrire dans un système dans lequel il ya revenus qu'il arrive quoi qu'il arrive et bien ce soit une bonne solution c'est vrai que les petits boules ont disparu et du respect de prochaine à comines ans j'ai eu la chance d'être les biens pendant quelques années on fait une opération pour 21 jeunes pour les aider à financer le permis de conduire ou les aider à devenir demain des directeurs des centres de loisirs pour des baffes à aider bfd donc les jeunes il faut leur offrir cette chance cet accompagnement qu'il faille peut être aller plus loin sur la garantie jeunes oui mais les inscrire dans un droit social à 18 ans en leur disant même si rien ne se passe plus vous aurez droit je ne sais quoi une somme qui pour moi n'est pas décentes la décence à n'est pas uniquement 10 avec 500 euros par mois en tout cas je lutte contre cela merci très bien monsieur boris vallot pour le groupe socialiste et apparentés d'abord remercié françois ruffin de donner la possibilité d'un droit de suite puisque il ya quelques semaines la majorité avait balayé d'un revers de main notre proposition d'un minimum jeunesse rappeler qu'on peut aller en prison à 16 ans on peut se présenter ou aller aux urnes à 18 ans mais que la majorité sociale est à 25 ans en réalité en france on devient majeur à 25 ans et c'est d'ailleurs le truisme le mieux partagé le vôtre celui que vous cultivez de dire qu'au fond la jeunesse doit être un rite initiatique qu'on doit en baver un peu pour faire des études en baver un peu pour trouver un premier boulot on avait un peu pour trouver un logement et la réalité objective c'est qu'il ya une jeunesse qui s'abîme avec un taux de pauvreté qui est trois fois supérieur à ce qu'il était à 60 ans c'est d'ailleurs une singularité française que nous livrer ses droits sociaux aux jeunes qui à 25 ans 23 des 27 pays de l'union européenne des ouvres à 18 ans je sais bien que nous avons tendance à considérer que nous sommes plus intelligents que les autres la réalité objective me ferez parier que le roi sur son trône n'est pas forcément nous avons commencé nous avons commencé vous connaissez pas renommer nous avons commencé un tour de france depuis notre présentation en séance et la réalité c'est que les que des banques alimentaires continuent de se grossir de la misère de beaucoup de cette jeunesse et que un emploi et un jeune une solution est une bonne hypothèse mais que je vois beaucoup de jeunes qui sont sans solution vous l'avez dit vous-même votre ambition est de porter à 200 mille le nombre des garanties jeunes en 2021 il ya plus d'un million gens qui sont ni en emploi ni en formation et auquel aujourd'hui les difficultés sont criantes la réalité c'est que il ya un minimum jeunesse pour les riches il ya un minimum jeunesse pour les peaux vous en être offusqué tout à l'heure mais chacun d'entre nous dans les enfants plus avons eu dans ce que nous avons à charge nous accordons ce minimum jeunesse et nous nous posons pas la question des incitations lorsque vous proposez avia bruno le maire une franchise d'impôt pour pouvoir retransmettre vous ne vous posez pas la question de savoir si cet héritage qui en réalité entre les mains de quelques uns va désinciter ses enfants privilégiés et tant mieux pour eux à poursuivre des études ou à trouver un emploi oui l'accompagnement est indispensable il faut le faire et c'était notre proposition là aussi vous l'avait balayé d'un revers de main ça n'est pas l'un contre l'autre c'est la dignité par le travail à chaque fois que c'est pas possible et si vous faisiez suffisamment confiance à votre plan pour mettre les jeunes dans l'emploi ou dans la formation vous ne vous inquiétez pas du nombre de gens qui irait dans le rsa en réalité la conviction qui est la nôtre et c'est la raison de notre soutien c'est que tout citoyen accompli sera par est parfaitement conscient de ses devoirs il n'y a pas besoin de lui faire entrer à coups de pied dans les fesses et que esther duflo et d'autres ont montré qu'à jamais d'effet désincitatif et que les expériences finlandaise californiennes ont font à nouveau la démonstration mais vous êtes des idéologues ce que vous reprochez aux autres en réalité vous en êtes les tenants et comme disait jaurès tout autre tout homme émancipé choisira librement son chemin merci bien madame valérie petit pour le groupe agir ensemble merci madame la présidente d'abord je voudrais évoquer les les points d'accord que nous avons avec cette proposition de le point d'accord et je pense que tous mes collègues ici présents seront d'accord avec moi c'est que nous nous sommes tous depuis un an particulier que la crise du coc vide fera particulièrement est dramatiquement les plus jeunes nous nous sommes tous dans chaque groupe parlementaire préoccupé et avons fait dans l'opposition comme dans la majorité des propositions pour lutter contre la pauvreté et en faveur de la jeunesse avec des approches différentes des mécanismes différents mais tous nous l'avons fait et donc je vous remercie de ne pas croire que vous avez en la matière le monopole en réalité vous arriver presque on dernier par contre voilà donc ça nous fait un point d'accord pour deuxième point d'accord alors ça c'est moi à titre personnel et je rejoins mon collègue vallot je crois qu'on est fait nous devons avoir un débat en fidélité à la déclaration des droits de l'homme en fidélité aux principes républicains d'égalité au modèle universaliste sur l'égalité des droits et en particulier des droits sociaux c'est un vrai débat moi je pense qu'en effet à 18 ans devrait pleinement avoir tous ses droits je vous remercie de soulever à nouveau ce point que je partage en revanche je ne suis pas d'accord sur un certain nombre de points d'abord je veux je veux rappeler que nous dans groupe agir ensemble avons fait des propositions sur le socle citoyens qui est une version inédite du revenu universel et qui répond justement à cet impératif de garantir à chacun un filet de sécurité des 18 ans je veux rappeler aussi qu'ils essaient une prose hypo position extrêmement étayer un des années de travail et de recherches pour expliquer notamment son financement je veux aussi rappeler le travail de nos collègues socialistes sur le revenu de base là aussi pour proposer un mécanisme de revenu universel avec là aussi un gros travail sur le financement et moi ce que je vois dans votre proposition monsieur rufin c'est que en trois lignes vous nous dites oh bah voilà on va étendre le rsa aux moins de 25 ans je rappelle quand même que ça coûte 5 milliards donc j'ai envie de dire où est ce qu'on les trouve si on le fait déjà pour commencer par là ce que je veux ce que je veux dire un très concrètement ces cas quand même ici des parlementaires qui ont travaillé sérieusement un dans toutes les parties de l'hémicycle on ne met pas en une ligne extension du rsa comme ça où travaille un tout petit peu pardon de le dire 1 donc ça c'est quand même un point qui moi me gêne un brin un peu un peu rond ni forts tenez puisqu'on parle de la déclaration des droits de l'homme et de la table réussir encore un effort pour être un parlementaire qui fait des propositions soutenable y compris sur le plan budgétaire monsieur refermant l'extension du rsa gelé voter quand mon camarade valhall a proposé parce que s'était borné dans le temps que c'était pour faire face à l'urgence et que c'était un premier pas vers leur univers ça c'est pas du tout ce que vous proposez ça se construit pas du tout dans une démarche globale et je terminerai là dessus si mes collègues veulent bien m'accorder leur attention tu tues moi je prône un mécanisme républicain universel je n'aime pas trop cette idée d'opposer les vieux et les jeunes ce n'est pas conforme à notre idéal républicain de solidarité nationale c'est aussi pour cette don que nous voterons contre cette ppl très bien madame martine bonnaire pour liberté territoire joue merci madame la présidente la crise socio économique que nous traversons depuis près d'un an a été brutale et violente mais elle a aussi exacerbé une précarité qui s'est développée depuis trop longtemps les jeunes sont particulièrement concernés or ces derniers restent exclues vous l'avez dit monsieur rufin de certaines prestations l'urgence est donc d'abord de répondre à l'explosion de la pauvreté de la précarité pour ces publics fragiles depuis le début de la crise notre groupe liberté territoire ne cesse d'interpeller le gouvernement pour éviter à tout prix une génération sacrifiée nous avons soutenu à main de reprise l'extension du rsa aux jeunes de 18 à 25 ans refusait pourtant par le gouvernement en situation d'urgence il nous paraît d'ailleurs plus aisé de mobiliser un dispositif efficace c'est connu de tous plutôt que de créer un nouveau mécanisme alors oui la garantie jeunes que le gouvernement souhaite mobiliser est un outil intéressant mais il ne répond pas à toutes les situations d'urgence loin de là surtout nous rappelons la nécessité d'aller vers les jeunes car le dispositif demeure mal connu et fait l'objet d'un non recours important en 2019 plus de 900 mille jeunes étaient sans études ni emploi ni formation or cette année là ont dénombré seulement 93 mille bénéficiaires de la garantie jeunes ce chiffre est très en deçà du nombre de jeunes qui luttent au quotidien pour survivre enfin même si le gouvernement met en avant son projet d'universaliser la garantie jeunes l'élargissement des conditions d'accès sont loin d'être à la hauteur de l'ambition affichée est de l'urgence de la situation dégradée d'une partie des 18 25 ans par ailleurs agir sur le seul terrain de l'emploi et de l'insertion ne peut suffire il faut agir maintenant tout de suite il est urgent de repenser nos politiques de lutte contre la pauvreté afin qu'elle devienne réellement des vecteurs d'égalité des chances le comité d'experts au sein de francs stratégie chargé d'évaluer la stratégie de lutte contre le gouvernement reconnaît contre la pauvreté par reconnaît lui-même la compréhension à l'égard de l'exclusion des moins de 25 ans des aides sociales et plaident pour un revenu de base pour ces derniers notre groupe soutiendra donc cette proposition de loi très bien monsieur pierre dharréville pour le groupe gdr merci madame la présidente notre pays fait effectivement face à une crise sociale majeure et l'épidémie a passé notre société au révélateur en mettant à jour les vulnérabilités sociales préexistantes les inégalités sociales continuent de se creuser dans la crise dans ce contexte économique morose la jeunesse est particulièrement impacté situation insupportable invivable parfois où l'on ne voit pas bien par quelle porte entrée dans la vie sociale quelle place quels projets quel bonheur la crise a pesé deux fois plus sur le revenu des 20 25 en moyenne et à ses difficultés matérielles s'ajoutent de plus en plus une déprime psychologique tous ces constats ont été mises à jour par les travaux de la commission denquête de notre collègue marie george buffet sur l'impact du coc vie 19 sur la jeunesse rendu en décembre 2001 c'est 65 propositions à l'époque ont été votés à l'unanimité elle prévoyait notamment l'ouverture du rsa aux jeunes de 18 à 25 ans considérant les comme des citoyennes et citoyens majeurs à part entière depuis un an force est de constater que le gouvernement n'a pas pris la mesure du choc en se contentant d'être ponctuel de 150 euros et d'un plan jeunes insuffisant les jeunes sont trop largement hors des radars souvent inéligible à l'assurance chômage faute d'avoir suffisamment travaillé ça va pas s'arranger avec la réforme exclu du rsa en raison de leur âge les jeunesse se trouvent aujourd'hui face à une crise économique majeure qui leur ferment les portes du marché du travail nous devons donc agir c'est pourquoi nous abordons avec grand intérêt la proposition de loi portée par françois ruffin sur l'extension du rsa aux jeunes de 18 à 25 ans nous devons inventer des dispositifs pérenne de soutien à la jeunesse pour leur assurer un revenu garanti et une continuité des droits sociaux non il n'est pas utile de galérer notamment parce qu'on est issu de milieux populaires pour construire sa vie c'est tout l'inversé nous prônons depuis de nombreuses années l'instauration d'un revenu étudiants ou d'une allocation d'autonomie permettant de garantir une autonomie financière durant la formation nous faut également travailler à un élargissement de l'assurance chômage tout en renforçant les moyens des structures d'accompagnement dédié à la jeunesse toutes les associations de jeunesse le réclame la situation sociale l'imposent nous avons aujourd'hui une responsabilité pour ne pas faire de la génération qu'ovide une génération sacrifiée elle est particulièrement délaissées dans notre pays protégeons notre jeunesse merci bien donc que j'ai trois petites questions je vais tout de suite se donner la parole à monsieur bernard perrut madame la présidente monsieur le rapporteur les jeunes on le sait de 18 à 29 ans forment la plus con par des personnes en situation de pauvreté en france la crise du que vides 19 les fragilise d'autant plus effet posé sur la nation l'horizon d'une génération sacrifiée avec plus de 700 mille jeunes qui risquent de ne pas trouver un emploi on arrive à pour la première fois sur le marché du travail acquises actuelle est la cause d'une nouvelle priorité chez les étudiants on parle de mal être des jeunes d'étudiants coupé de liens sociaux d'état psychologie préoccupants d'une forte hausse du nombre d'étudiants bénéficiaires d'une aide financière attribuée par le crous et je ne peux bien sûr que partager votre consomme sur le rapporteur les jeunes ont besoin de notre aide pour autant le dispositif que vous proposez interpelle le nombre de bénéficiaires du revenu de solidarité active rsa a déjà fortement fortement augmenté en 2020 et cette plantation pose bien évidemment la question du coût et bien sûr des évaluations déjà été fait je pense notamment aux routes de travail autour du revenu universel d'activité qui avait chiffré nouvelles hypothèses intégrant les étudiants avec un périmètre assez large avec un coût qui pourrait s'élever à 13 milliards d'euros pour 4,5 millions 2e les adultes souvent d'autres coûts conclut et évalue ailleurs 16 milliards d'euros annuels alors comment d'ailleurs expliquer ces écarts vous proposez vous même l'idée de substituer ce système aux bourses tous les compléter selon les modalités de calcul réglementaire retenue qu'elle s'estime à sion et vous pu formuler dans ces cas de figure parce que bien évidemment derrière votre proposition il y a un coût par ailleurs comment s'assurer qu'aucun effet d'aubaine ne soient propres provoqués par une telle mesure quand le rsa jeunes est relu par loi de finances pour 2010 au moins un avantage sa compagne est concrètement dans la recherche de travail et d'insertion professionnelle du fait de ses conditions d'attribution saisir avoir travaillé pendant deux ans sur une période de trois ans nous sommes effectivement très attachés à cette notion de travail une valeur cardinale nous considérons qu'il faut aider les jeunes grâce à la version dans le marché du travail est bien évidemment et c'est la raison pour laquelle d'ailleurs nous avons nous-mêmes travailler sur les bancs du groupe l'est républicain sur des propositions qui permettent de lutter contre la pauvreté avec une partie entière centrée sur les jeunes et notamment la création de jobs pour la nation c'est-à-dire de dieu financé par l'état sur le modèle du chômage partiel avec une mesure limitée dans le temps parce que le but est bien sûr d'insérer les jeunes de les conduire vers le travail et pas simplement de leur donner chaque mois des moyens sans engagement de leur part sur oh mercy mercy la parole est à madame monique iborra merci madame la présidente monsieur rufin si le rsa sortait de la pauvreté ça se saurait depuis longtemps malheureusement c'est pas le cas puisque ceux qui rentrent aujourd'hui ils sont souvent en quatre ans ou cinq ans après que d'autre part pour traiter de l'aco vide vous savez que le rsa ne suffirait pas de toute façon et c'est la raison pour laquelle le gouvernement sait que c'est la réalité a mis entre 6 plus de 6 milliards pour aider les jeunes dans cette période particulière du coc vide enfin je m'étonne monsieur rufin parce que j'avais cru comprendre que la france soumise comme s'il avait été question de revenu de base est très très sceptique et l'argument qui était avancé à ce moment là c'était de dire que en effet les entreprises ne s'investirait plus dans les salaires et d'une manière générale vous étiez contre donc deux mandats droit de changer d'avis mais enfin je voulais vous le rappelez quand même merci monsieur didier martin merci madame la présidente le constat concernant la pauvreté des jeunes nous le partageons la différence entre nous c'est que vous voulez répondre à ce problème par une allocation alors que nous nous voulons répondre par des solutions des solutions adaptées c'est un choix c'est un choix c'est une aussi parce que c'est en référence à notre espoir de voir effectivement l'activité reprendre la relance sociale se mettre en oeuvre en même temps que la relance économique et la transition écologique sur la catégorie des jeunes étudiants contrairement à ce que vous avez dit ne sommes pas restés les bras croisés il y a eu des mesures pour ceux qui en avaient le plus besoin en particulier les étudiants boursiers vous le savez il y a eu le gel des loyers universitaires les repas universitaire à 1 euro pour tous et ceci depuis le mois de janvier et puis des aides exceptionnelles pour ceux qui effectivement bosse en plus de leurs études ont besoin de de vivre de trouver les moyens de vivre et donc pour la perte d'emplois et la perte de stage rémunéré il y a eu des mesures adaptées des aides d'urgence ont été débloqués et pour ceux qui le souhaitent aussi le renforcement des prêts étudiants garantis par l'état avec un plafond à 15000 euros ça permet quand même d'envisager l'avenir pour cette période difficile à traverser bref en dehors des étudiants il ya d'autres catégories de jeunes bien entendu dont il faut s'occuper et c'est le grand plan que notre porte parole a rappelé un jeune une solution 9 milliards d'euros sur la table ce n'est pas rien par conséquent évidemment dans notre groupe souscriront pas votre tpm très bien donc je repasse la parole à monsieur le rapporteur pour des éléments de réponse merci à vous chers collègues avant de vous répondre je veux signaler une absence dans toutes les critiques faites par la majorité et ceux qui rejettent cette proposition pas une personne ici ne m'a expliqué pourquoi on le rsa était à 25 ans et pas à 18 ans pourquoi il y avait cette période de latence entre 18 et 25 ans dans tout ce qui s'oppose à la mesure pas une seule personne ne m'a x10 et la voir porter cette parole pourquoi ce qui est valable à 25 ans ne le serait pas 18 ans ça ne m'a pas écouté expliqué c'est la première chose je lui réponds madame petit je prétends pas être le précurseur de quoi que ce soit en la matière je vais pas vous dire depuis quand je défends cette mesure qui me marrais paraît une mesure de bon sens le groupe socialiste a proposé au fond c'est comme c'est du bon sens c'est quelque chose qui est très largement partagée est très largement de partager depuis longtemps par pas mal d'acteurs je prétends pas ici à la moindre originalité ya aucune originalité il ya il devrait y avoir là dedans un espèce de ça va de soi donc ensuite il s'agit pas de bornes et dans le temps en effet puisque c'est un principe à 18 ans on a la majorité les politiques on a la majorité pénale on a la majorité sociale qui va avec il s'agit de rien inventé et ensuite pour me justifier sur mon travail je n'ai pas souhaité ouvrir la question du financement pour pas détournés pour ne pas détourner le problème d'une empreinte d'une question de principe qui est le principe de à 18 ans on a le droit comme tout le monde alors après parce que si j'avais dit ben voilà on va remettre un vrai isf on va revenir en arrière sur le séisme j'ai des tas d'idées quand il ya 55 milliards de plus pour les milliardaires de ce pays ou par non en une année ses 130 milliards de plus pour les milliardaires de ce pays en une année 55 % d'augmentation de la fortune il ya quelques idées pour redistribuer à l'endroit de la jeunesse pauvre bon donc mais je veux pas qu'on se perde dans ce débat donc je vais répondre à un certain nombre de remarques qui sont faites on nous dit du côté de la majorité j'ai entendu mais ça serait injuste parce que les riches étudiants et où des enfants de personnes aisées il y aurait droit et puis finalement ça serait pas juste donc il faudrait ne pas aider les pauvres passent par crainte d'aider les riches d'abord nous avons effectué une projection sur la réalité fiscale de ce que ça donnerait avec l'administrateur parce que finalement c'est une critique de gauche qui nous étaient faites c'est pas juste sénégal c'est la vérité c'est que les 10% les plus riches le premier décile le plus riche il perdrait parce que la demi part fiscale et les les compléments alimentaires se seraient perdus et donc c'est là bas que ça ferait perdre le reste grosso modo il gagnerait ensuite je pense que les grands progrès dans la société ils se produisent quand on a quelque chose d'universel la sécurité sociale c'est pas en fonction de vous êtes riche vous êtes pop si vous êtes riche vous avez les moyens de payer la retraite c'est pas en fonction de si vous êtes riche si vous n'êtes pas vous avez les moyens de payer au fond il ya c'est une phrase qui nous est revenu c'est une protection pour les pauvres ça devient vivre j'ai une pauvre protection et don quichotte il s'agit d'échapper à ça mais en vérité la part une mesure comme celle là qui n'est qui n'élimine pas la pauvreté je suis bien d'accord avec vous mais qui en revanche là tempère c'était démontré dans un certain nombre de rapports qu'il a diminué et bien aujourd'hui chez les jeunes la vraie frontière la ligne de partage le clivage dans tous les entretiens qu on a recueilli c'est entre ceux qui sont aidés par leur famille et ceux qui ne sont pas et donc et avec une une immense injustice que je voudrais vous montrer un graphique pour nous alerter je sais bien qu'il n'adopterait pas la proposition de loi j'ai pas d'illusions on peut avoir quand même du point de vue de l'interpellation des députés une prise de conscience sur fond sport à part les a appelés par un certain nombre de chercheurs la familiarisation à ce moment delà de la vie qui fait que ça produit une injustice éclatante je voudrais la traduire dans un graphique je vous épargne un certain nombre de témoignages qui sont flagrants sur ça ce graphique nous a été fourni par la drees vous avez en bleu le taux d'effort des familles c'est-à-dire la part de leurs revenus qu'elles consacrent aux jeunes adultes de leur famille entre 18 qui a dit entre 18 et 24 ans qu'est ce qu'on observe on observe que dans le premier décile c'est à dire parmi les personnes les plus pauvres on a le plus fort taux d'effort puisqu'on est à 13% bien qu'ils aient peu de revenus ils acceptent de consacrer 13 % de leurs revenus à donner à leur enfant entre 18 et 24 ans en revanche dans le dernier décile qui est le death des styles des personnes les plus riches là on arrive à lui pour cent donc c'est nettement inférieur bien qu'ils aient bien davantage de marge de manoeuvre ils vont donner un moindre parsers pourcentage de leurs revenus à leurs enfants mais la différence de revenu initial est tel que ça il s'agit là des bars en orange de toute façon dans le premier décile on donne à peine 1000 euros par an même si c'est 13% des revenus en rouge mangeant le dernier décile on va être au dessus de 7000 euros donc cette fois plus alors que la partié données par les familles riches va être inférieure donc on a là une injustice de la familiarisation des aides pour la jeunesse qui créé un immense clivages et qui demande que la société agissent pour rééquilibrer cette cette donnée initiale et donc je le redis pour passer une stricte vérité familiale à une solidarité sociale j'en viens au menu mesures du gouvernement ça s'inscrit dans une tradition à l'égard de la jeunesse qui est la multiplication des dispositifs alors on a la garantie jeanne le passé à la vigie l'apec lépi de la prépa-apprentissage ta ta ta ta ta on en a un paquet comme y'a rien d'universel et qu'on voit bien que il ya un problème entre 18 et 25 ans de matière de pauvreté qu'est ce qu'on fait depuis des années des années donc je ne spécifie pas sur le gouvernement mais on on ajoute du petit bout par ci par là avec des tas de critères sur l'âge sur le statut sur les revenus qu'est-ce que ça produit et qu'on a rencontrés dans toutes les sauces d'audition c'est un maquis de mesures tirant les choses complètement illisibles illisible pour les spécialistes qu'on a consulté lisible pour les travailleurs sociaux eux-mêmes jeu tout vous raconter un certain nombre de fois où les travailleurs sociaux ont été incapables de dire aux jeunes qu'ils avaient en face de lui quelles étaient ses droits mais tient encore plus utilisés pour les jeunes peut même que d'autant plus quand ils sont éloignés de tout ça et donc le l'idée de un jeune une solution ou un jeune des jeunes des solutions de dire voilà on va faire du sur mesure moi je pense que c'est dans la continuité on veut on multiplie les dispositifs à la place de se dire il faut un filet de sécurité commun pour tout le monde ça doit être universel et en revanche sur l'accompagnement ont fait de la dentelle on fait du sur mesure comme vous le disiez une jambe c'est utiliser sa survie j'aime et je pense qu'il faut distinguer une mesure de protection sociale qui doit valoir pour tout le monde qui a un filet de sécurité et qui permet que tout le monde s'en saisissent avec simplicité dans une dans une compréhension du dispositif et non pas des mille et un dispositif qui sont incompréhensibles pour tout le monde et qui fasse que là je reprends parce que la garantie jeunes universelle elle va rien à voir d'universel d'une part et à des critères qui demain et qui vont demeurer on a ensuite un quota ça va passer le 100 milles à 200 milles bon ben ça va être multiplié par 2 mai ya un million cinq cent mille nietzsche mais une passion au delà de ça il y en a 500 milles d'apt et la déléguée interministérielle la pauvreté qu'on a interrogés qui sont en situation de grande précarité on prévoit d'en faire deux cent mille mais en plus ça laisse de côté 2 deux catégories ceux qui sont très éloignées des dispositifs pour qui on demande de retourner à l'emploi rapidement et c'est pas possible parce qu'il faut d'abord passer par le logement par de régler des problèmes de santé ainsi tué et ça laisse tous les étudiants de côte et qui sont hors champ donc ça oublie le haut et ça oublie le pain est donc en vérité en plus avec un dispositif qui va pas être compris par tout le monde ce qu'on va voir c'est pas un bouclier comme on a entendu la ministre et des revenus c'est une passoire ce qui est construit aujourd'hui et les associations alertent très largement sur sa la garantie jeunes universel n'aura rien d'universel enfin pour vous dire que eu moi aussi je suis je crois en la valeur travail c'est partager maintenant il ya plusieurs choses il ya eu un mythe de la désincitation alors qu'ils pouvaient par les études et des enquêtes que ya pas de désincitation à 25 ans quand il ya l'arrivée du rsa dit ensuite que votre majorité a contribué à faire la prime d'activité l affaire montée en puissance puisque elle avait été initiée par le gouvernement précédent est quelque part c'était et efficace puisque ça a chassé les trappes à inactivité qui fait que quand on se met à travailler et qu'on a le rsa dès la première heure on va gagner un peu plus que ce qu'on gagne avant donc il va y avoir une augmentation constante de des revenus et enfin que je pense que demander un retour à l'emploi immédiat sans permettre aux jeunes de se construire de se demander par où il veut commencer est-ce qu'il doit passer son permis qu'elle s'est pas toujours par l'emploi que doit commencer un parcours j'en viens à la dernière chose qui me paraît importante et qu'on partage mais il faudrait que ça devienne réalité c'est que il faut évidemment que le à deux activités du rsa deviennent aussi un à deux accompagnements on sait combien ces défaillant aujourd'hui enfin les départements du combien séounes existants parfois ça n'est pas fait parce que ça coûte et parce que ben la déverser sentier un accompagnement cet accompagnement est d'autant plus nécessaire pour les jeunes qui sont dans un temps d'incertitudes avec une entrée dans les droits à la santé dans les droits au logement dans un certain nombre de choses et or aujourd'hui c'est considéré comme secondaire j'en veux pour preuve un tableau qu'on a récupéré toujours auprès de l'adresse qui était l'évaluation de combien coûterait l'extension hors étudiants donc on est à peu près monsieur père et sur impulsion des chiffres de de 13 milliards d'euros 1 ces 16 milliards si on compte pas l'entrée de le fait que les bourses vont disparaître quelque part donc et on est à 13 milliards une fois qu'on a enlevé les bourses chevalier mais là on a un tableau qui nous est fourni donc une projection officielle qu'est ce que ça nous dit ce que je signale simplement ce n'est pas seulement le coût qui est donnée 5,8 milliards d'euros ou 3,5 milliards selon de périmètre il ya une ligne qui n'est pas présente c'est le surcoût d'accompagnement ça n'ait pas pensé or je pense que ça va aussi se chiffrer en milliards si on veut un véritable accompagnement c'est à dire aller un accompagnant pour ça qu'on junk ans à ceux comme ça se produit en mission locale et là je pense que ça serait un véritable investissement à penser que de penser un accompagnement large avec on a entendu parler par exemple du côté de la td paccou quart-monde d'un référent traitant comme on aurait un médecin traitant et la possibilité d'en changer que ça soit pas strictement au niveau d'une mission locale mais peut-être que ce référent serait dans des associations et là je crois monsieur viger pour reprendre une expression qu'on pourra aller sur du sur mesure je serais favorable donc vouloir vous redire ma logique je suis favorable à un filet de protection générale commis a le droit tout le monde mais qu'en revanche on fasse de la dentelle on fasse du sur mesure sur l'accompagnement est là en tout cas le ce qui est fait depuis un an contribuer à maintenir une multiplicité de dispositif qui rend les choses illisible pour les premiers concernés qui sont les jeunes eux-mêmes très bien madame cloarec vous souhaitiez intervenir avant d'examiner le texte oui je voulais répondre à monsieur rufin ce qui nous sépare vraiment c'est que vous vous voulez un filet de sécurité financier et nous on met comme chapeau le droit à l'accompagnement c'est le droit à l'accompagnement qui l'univers ce qui doit être universel et je vous rejoins c'est un accompagnement global parce que on a en face de nous des jeunes qui ne sont pas prêts à l'emploi et qu'on a besoin d'accompagner plus ou moins longtemps il faut lever des freins périphériques qui peuvent être liés au logement à la santé à la mobilité à l'accès au droit donc l'enjeu il est il et autres monsieur rufin l'enjeu il est sur l'information sur les droits et là je vous rejoins il est sur le repérage des invisibles donc on a un accompagnement qui doit être universel et on a des dispositifs peu importe qu'ils ne soient pas lisible pour les jeunes à partir du moment où ils savent qu'ils peuvent frapper à la bonne porte après ce sont les conseillers en insertion qui doivent être informés sur les dispositifs c'est eux qui doivent établir un diagnostic à l'entrée du jeune qui doivent le suivre dans son parcours co construire avec lui parce qu'on parle pas assez des jeunes c'est qu'il faut qu'on construira avec le jeune son parcours sécuriser le parcours et lui proposer des dispositifs d'intensités différentes et de durées différentes c'est la menotte notre différence et quand vous parlez effectivement de ce filet dessus qui est sécurité universel nous ce qui nous différencie aussi de votre approche c'est que nous on a on demande des contreparties aujourd'hui on a un passé à le passer à il existe depuis un certain nombre d'années il dit tout c'est parcours d'accompagnement contractualiser vers l'emploi et l'autonomie très bien monsieur boris vallot vite fait oui ça simplement rappelé que nous attendons toujours le con pretty nation des annonces du président la république le revenu universel d'activité ça devait être en 2020 ce n'est pas le cas le service public de l'accompagnement ça devait être en 2020 ce n'est toujours pas le cas donc merci pour les promesses et les engagements mais la crise économique elle est maintenant je rappelle qu'en février dernier nous avions proposé une expérimentation du rsa philippe vigier a regretté que le premier ministre n'ait pas accepté cette proposition d'expérimentation le temps de la crise au moins on aurait pu en tirer des conclusions utiles pour pour la suite la réalité c'est que s'agit pas de mettre l'emploi et un filet de sécurité en vis-à-vis ou alors à ce moment-là retirer totalement le rsa pour tout le monde quel que soit l'âge pour être totalement en cohérence avec ce que vous c'est que vous racontez l'accompagnement c'est une nécessité c'est une nécessité il faut prendre exemple sur ce que font la haie ce que fait les fronts l'émission le cas dans la garantie jeunes qui est un accompagnement à 360 degrés pour les contreparties pour terminer la réalité c'est que vous demander des contreparties aux uns et pas aux autres je reviens sur l'augmentation des successions en franchise d'impôt ou la suppression de l isf vous n'avez pas demandé à ceux qui en bénéficient de contrepartie alors il ya une vérité pour les riches et une vérité pour les pauvres monsieur vigier et on passe à un mot très rapide madame la présidente moi également je revendique ce droit à l'accompagnement et la blessure quand on se retrouve il est insuffisamment fait sur le terrain pas la peine qu'on se raconte des histoires entre nous c'est comme ça que ça se passe et en fait l'idée c'est de voir comment on peut capter celles et ceux qui malheureusement est bien quelquefois sont sur le carreau donc mais je voudrais simplement vous dire que sur les bourses vous avez tout à leur dit on va pas dit pourquoi j'étais à 25 ans on avait créé le rmi vous souvenez de la création du rmi j'ai pas offert la région c'est suffisant vie politique pour savoir les conditions dans lesquelles il s'est créé simplement j'aurais aimé également qu'on parle des bourses voyez j'ai fait partie des étudiants boursiers ça m'a permis de bâtir a d'avenir eh bien j'aimerais bien qu'on soit capables là aussi sur ce sujet de l'aborder c'est pas un gros mot et ce problème des bourses est un vrai sujet et notamment dans les restes à charge kia pour les jeunes qui se relance à se soigner à l'heure actuelle toujours plus nombreux donc plutôt qu'à voir ce filet où on donne de l'argent ou quelque part j'entends votre volonté mais pour moi la réponse n'est pas là ces dernières la situation c'est dans l'accompagnement c'est d'expliquer ce que c'est on démarre mal on peut avancer au plus continuer qu'il faut c'est qu'il y ait toujours une main attentive et quelqu'un qui vous guide c'est en tout cas moi c'est ce qui me guide très bien monsieur bazar et ensuite je passe la parole aux rapporteurs et merci mais la présidente très court mais je crois que c'est ce débat que nous avons entamé sur la question de nos jeunes que nous rencontrons dans nos territoires est fondamental aujourd'hui parce que c'est l'avenir de notre nation est très clairement on peut pas résumer à une proposition de loi tous les enjeux autour de la jeunesse moi ce que je côtoie ils n'attendent pas une aide là tout de suite ce qui ce qu'ils attendent c'est enfin des perspectives quand est-ce qu'ils pourront vraiment de nouveau étudier normalement quand est-ce qu'ils pourront de nouveau accéder à des jobs étudiants normalement quand est-ce que ils pourront de nouveau construire un parcours en projet de vie et finalement cette liberté de construire sa vie d'entreprendre est essentiel parce que c'est un moteur est en fait nos jeunes veulent un avenir qu'ils sont déprimés aujourd'hui par la situation actuelle ils ne savent pas quand est-ce qu'ils pourront eux être vaccinés quand est-ce qu'ils pourront eux retrouver une vie normale et là c'est vraiment la réponse qu'on attend du gouvernement j'espère que quand quand on aura cette proposition de loi dans l'hémicycle le gouvernement pourra nous apporter aussi des réponses pour ces jeunes qui attendent enfin un espoir pouvoir être libéré et ne pas être éternellement confiné bien je passe la parole à monsieur rapporteur monsieur bazin et monsieur vigiles toute façon je prétends pas qu'avec le passage du rsa 18 ans on atteigne un idéal je les dis c'est pour moi un espèce de minimum et ça résout c'est très très très loin de résoudre tous donc là-dessus il n'y a pas de débat vous nous dites du côté de la majorité et il faut penser un accompagnement c'est ça qui doit primer d'abord où est inscrit dans les projets budget qu'on a voté l'an dernier où est inscrit la montée en termes de puissance de cet accompagnement non non non nulle pa non non combien de centaines de milliers de postes vous comptez créé pour pour monter en puissance sur l'accompagnement ou est-ce que c'est inscrit dans la loi s'est pas inscrit à aucun texte qui prévoit dans la loi mais nous n'y a aucun texte qui prévoit dans la loi que à partir de 18 ans il ya un référent il ya un an quand il ya un accompagnement ça n'est pas du tout prévu dans la loi et vous dire que aujourd'hui il ya tellement une multiplicité de dispositifs vous donner des exemples parce que vous semblez pas on est convaincu que les travailleurs sociaux eux mêmes ne comprennent pas les dispositifs bah oui mais c'est peut-être à vous de simplifier sa part a droit universel plutôt que d'ajouter un millefeuille de dispositifs de vous donner deux exemples je citais tout à l'heure le 4-4 cendres c'est d'ailleurs même pas qu'elle ne connaît pas si vous allez voir ce que vous que ce qui est produit l cassandre donc qui était une jeune étudiante et qui s'est retrouvé à être auto-entrepreneur parce qu'elle est passée par staff me elle va pour obtenir quelque chose que met en place la majorité sur l'aide aux anciens boursiers il ya que vous avez rétabli sa temporairement ou pas l'an dernier elle va pour avoir cette aide là et on lui dit c'est pas possible parce que vous êtes un statut d'auto entrepreneur donc voila quand on multiplie les dispositifs avec les critères on à lucas qui était à la zone qui se retrouvent à aller à l'université il est sur dix mois de bourse il apprend à des années plus tard que on a le droit à douze mois de bourse contre on sort de la zone mais il faut que le crous lui-même sont au courant et le crouch il est perdu là dedans aussi donc on a eu et alors avec la multiplicité des acteurs qu'ils soient du côté du département des missions locales et ainsi de suite c'est pas comme si il y avait un interlocuteur unique là dedans je compare avec ce qui s'est fait alors boris vallot disait sur les riches mais qu'est ce qui s'est fait pour les entreprises au moment de la crise pour les entreprises immédiatement on a tiré un filet de sécurité universel pour tout le monde on a dit il y aura le prêt garanti par l'état et il y aura le chômage partiel pour les entreprises et les salariés et je pense que c'était grosso modo une bonne chose mais comment ça se fait que pour les entreprises ont dit fils et fille l'épreuve protection pour tout le monde et que en revanche quand il s'agit des jeunes on va dire il faut il s'agit de faire du cas par cas mais pourquoi on n'a pas fait du cas par cas alors pour les entreprises pourquoi dans ce cas là ça a été généralisé et pourquoi sur la jeunesse ça devrait être bon on va regarder dans la durée ce qui peut se faire et ainsi de suite et en demandant aux à une contrepartie en ne demandant pas aux autres enfin monsieur viger je vous rejoins sur les bourses il ya deux solutions soit on universalise ya plus de bourges et il ya un droit ce qu'on propose ça n'a pas toujours pas expliqué pourquoi 25 ans et pourquoi pas 18 ans au passage mais pourquoi sur les bourses soit il ya un vrai travail à faire de revalorisation des bourses de regarder qui va pouvoir les obtenir est pas les obtenir et aujourd'hui il ya une très faible part des étudiants qui parviennent à obtenir sa est donc là et c'est le travail n'est pas non plus engagé par la majorité donc il ya deux solutions pour la majorité soit on s'engage mais bon pour l'instant il rien mais si on s'engage dans une généralisation ce que je préconise d'un filet de protection pour toute la jeunesse et à ce moment là avec des effets de redistribution à la fois de génération et aussi entre entre les classes quoi donc je préconise ça soit on agit sur les deux piliers qui sont les aides aux jeunes qui sont en recherche d'emploi et qui sont dans la galère et les aides aux jeunes par la bourse sur les étudiants paient pour l'instant il n'y a pas très bien nous allons donc démarrer l'examen du texte proprement dit alors l'article 1er ne fait pas l'objet d'amendements donc je mets aux voix l'article 1er qui est pour et qui est contre il est rejeté même chose pour l'article 2 qui ne fait pas l'objet d'amendements s'il vous plaît s'il vous plaît je mets au voit donc l'article 2 qui est pour et qui est contre l'article 2 est rejetée amendement portant article additionnel après l'article 2 et je passe la parole à monsieur vallot oui merci madame la présidente 7 pour que nous ne considérions pas après le vote de cette proposition de notre collègue rufin que le débat est clos nous proposons pour savoir de quoi l'on parle un rapport remis par le gouvernement au parlement sur le revenu de base ouvert dès 18 ans très bien monsieur le rapporteur votre avis c'est celle du repli du repli du repli je le redis on peut être d'accord faisons un rapport mais je veux dire moi les situations d'urgence que j'ai rencontrés qui appelle à je le redis du jour au lendemain pour les entreprises on a mis en place un prêt garanti par l'état et on est amis en place du chômage partiel et là on est un an après et on n'a toujours pas un droit qui sécurise safia qui se demande si elle va perdre son logement crous cet été parce qu'elle n'a pas de boulot pour le payer pendant ces deux mois là je veux dire c'est une angoisse qui monte dans le pays donc je me suis pas laissée pas prévu que je m'emporte ans donc moi je veux dire je je je je peux être favorable à un rapport mais je pense que le temps n'est pas aux rapports au moins de manière temporaire mais moi je le préconise de manière durable il ya la nécessité de mettre en place ce filet de protection généralisée très bien madame petit oui moi je voudrais apporter un soutien à l'amendement de mon collègue vallot pour la raison suivante donc je vous le savez tous le 26 novembre dernier dans l'hémicycle nous avons voté pour que ce pass un débat publics et citoyens sur un mécanisme de revenu universel il me semble que cet amendement va d'abord est un amendement de bon sens et participe justement à ce débat nous avons besoin d'évaluations et d'éléments factuels pour débattre et je pense et part donc de revenir là-dessus d'être un peu redondante mais l'heureux l'universel mes chers collègues nous allons le faire c'est le sens de l'histoire c'est encore été annoncé hier par aux etats unis c'est le sens de l'histoire et donc comme nous allons y venir je pense qu'il est bien d'avoir un maximum d'éléments pour en discuter de façon démocratique c'est pour ça que je pense que c'est un bon amendement très bien donc monsieur va nous dire simplement le code au fait que j'ai compris qu'il supportait pas contre moi parce que fondée sur la ligne et je conçois tout à fait que c'est un pis-aller mais qu'on obtiendra même pas chaque oeil très bien donc je mets aux voix donc cet amendement de monsieur va l'eau qui est pour et qui est contre il est rejeté je mets aux voix l'article 3 qui ne fait pas l'objet d'amendements qui est pour et qui est contre il est rejeté l'amendement suivant monsieur vallot non c'est non c'est juste des amendements rédactionnels pour dire qu'en réalité ses 24 ans puisque c'est tout vert à 25 ans moi très bien monsieur le rapporteur votre avis oui belge en poupe j'en profite bon en effet on peut invite sagesse 1 parce que il s'agit de l'étendre jusqu'à 24 ans 364 jours 23 heures et 59 secondes donc voilà notre divergence sur ce point monsieur vélo mais juste pour rappeler que ou comme l'administrateur plus que moi en l'occurrence c'est plat replonger dans les débats sur la création du rmi à l'époque dans les travaux préparatoires il n'y avait rien qui indiquait qu'il fallait le faire à 25 ans plutôt qu'à 18 ans je reviens sur cet âge y avait rien d'autant plus que les dispositifs d'insertion il allait jusqu'à 26 ans donc il y avait vraiment eu aucun point qui correspondait à ce seuil qui depuis semble être une frontière infranchissable quoi et enfin le dire vous l'avez dit me semblait que la france fait partie des quatre derniers pays de l'union européenne à inscrire un âge différent pour la majorité sociale et pour la majorité politique vous savez j'étais je présentais il ya quelques temps une proposition de loi sur le les vols aériens et à l'époque que j'étais traité de khmers verts enfin en gros quoi que c'était insensé que c'était impensable que c'était pas possible alors que c'était grosso modo une proposition de bon sens qui vient d'être prise e atténué mais par la majorité dans le projet climat vous savez comment je n'ai toujours pas entendu une explication dans cette salle malgré tout le temps où l'on débat sur le fait qu' il ya une divergence entre la majorité politique et la marginalité sociale que l'une soit 25 ans élu soit 18 ans est de plus en plus ça va venir monter dans le pays que c'est incompréhensible et on se retrouvera un moment et c'est vous qui le porterait j'espère que ça sera le plus vite possible ou vous porterez un un regard différent sur cette tâche on sursaute entre 18 et 25 ans très bien donc je mets aux voix cet amendement de monsieur va l'eau qui est pour et qui est contre il est rejeté l'ensemble des articles de la proposition de loi ayant été donc rejeté le texte est considéré bien sûr comme rejetée par la commission très bien vous voulez dire votre conclusion non je je je redis ce que j'ai dit enfin là vous multipliez des dix plus de la conclusion je vais la laisser au fond à atd quart monde qui l'a dit nous ne voulons plus répondre aux demandes du gouvernement nous lui avons tout dire dis et redis nous en avons parlé avec véronique fayet la présidente du secours catholique qui partagent notre attitude va le plus vous parlez cela ne m'est jamais arrivé en 15 ans d'exercice au s'adapter d'écart monde ils savent tous ce qu'il faut faire maintenant c'est à eux d'agir et ce matin vous choisissez à nouveau de ne pas agir très bien très bien nous avons une deuxième proposition de loi examinée ce matin donc je remercie monsieur le rapporteur et nous faisons un tout petit break d'une minute temps d'échangé effectivement d'accueillir la nouvelle rapporteure partout à paris à bordeaux à marseille à strasbourg les hôpitaux crack bac les hôpitaux traque les médecins s'alarme javier vous à leur offrir les médecins salam qu'avez vous à leur offrir de la compassion sa wii vous en avez et je l'admets ça vaut mieux que le mépris ça vaut mieux que le mépris ce que prévoit complètement va tuer la sécurité sociale sert occasion poste j'ai vu six milliards d'économies rappelons le il faut toujours le rappeler il faut toujours le rappeler [Musique] et trouver 5 milliards en toute urgence mais c'était pour les riches ont supprimé l'impôt sur la fortune ou les formes j'ai toujours en ligne hommes c'est en 1907 on le sait tous pour les russes il sait

François Ruffin propose d'ouvrir le RSA aux moins de 25 ans — François Ruffin · Pourquijevote