Sébastien Chenu (RN) : "On pousse Emmanuel Macron à la stratégie du bras de fer avec l'Algérie"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Est-ce que finalement ça va être un tournant stratégique pour votre parti ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez pas mis le chef de l'État dans vraiment dans un anonoir très compliqué pour en sortir ?
- 6:00RelanceRéponse partielle
Je vais commencer en disant que j'ai l'impression que les politiciens ils brassent de l'air un peu comme d'habitude
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Sébastien ChenuFait
« C'est 19. Il s'agit de la du vote d'une résolution concernant un accord de 1968 qui nous lit de manière extravagante à l'Algérie qui octroie ressortissant algérien des des possibilités des avantages hallucinants. »
- 5:30Sébastien ChenuChiffre
« Il coûte cher 2 milliards d'euros. C'est une estimation qui n'a pas été faite bien sûr par le Rassemblement national mais par un rapport dont le député macroniste Charles Rodwell est l'auteur. »
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Euh c'est évidemment une journée qu'on peut qualifier d'historique pour le Rassemblement national puisque il vient de faire voter pour la première fois dans une de ces niches un texte la cette résolution demandant la suppression de cette convention franco-algérienne de 68. Nous la défendons depuis très longtemps et très objectivement euh je vois que la gauche est mauvaise perdante puisqu'elle multiplie les hurlements, les insultes, les diffamations, les rappels au règlement. Il faut qu'il comprennent que la démocratie est ainsi faite que lorsqu'il y a une voix de plus pour voter un texte, et bien ce texte passe.
Les vraies voix [musique] sud- Sébastien Chenu, merci d'avoir accepté notre invitation. Donc on l'a dit ce qu'a dit Marine Le Pen, c'est une journée qu'on qualifie d'historique pour le rassemblement national. Jimassine que vous êtes dans les pas de Marine Le Pen bien sûr.
Oui, c'est une journée qui au sens politique est historique pour notre mouvement mais aussi qui dit je crois beaucoup de choses d'abord de ce que nous sommes et de ce que sont les autres. De ce que nous sommes, c'est-à-dire de notre crédibilité. Euh nous avons donc fait passer un texte euh que nous avons euh porté et nous avons réussi à convaincre au-delà de nos bancs.
Euh ce qui veut dire que euh effectivement cette capacité à convaincre, elle signifie que ce texte avait une crédibilité euh puisque euh ce ne sont pas les alliés euh du Rassemblement national, mais ce sont les alliés d'ailleurs de la Macronie. le groupe Horizon, il est allié, c'est un support du bloc central euh qui ont voté ce texte et je pense que ça c'est important parce que quelque part ça nous sort d'un certain ostracisme dans lequel on nous avait un peu enfermé. Nous, on est au groupe Rassemblement national capable, on le montre régulièrement, on nous en fait d'ailleurs le reproche de voter des textes qui viennent d'autres groupes politiques.
Si on pense que ça va dans le bon sens, si c'est ce qu'on porte et cetera, on le vote. C'est une ouverture pour vous. Ah bah c'est une lumière qui s'est allumée.
Enfin c'est alors elle s'est éteinte vite après parce que sur d'autres textes ils n'ont pas il les autres mouvements politiques n'ont pas refait ça. C'est un peu comme la Vierge, elle apparaît de temps en temps mais pour ça il faut la prier beaucoup. Donc elle est apparue une fois aujourd'hui et c'est très bien ainsi.
Ça dit aussi beaucoup des autres. Euh par exemple, Gabriel Atal était euh philosophiquement favorable, d'après ce que j'ai compris et ce qu'il avait dit publiquement, à l'abrogation des accords de 68 avec l'Algérie. Mais il n'est pas venu.
Alors moi, je pense que le courage en politique, c'est une vertu et ne pas venir défendre ses convictions, c'est une forme de l'acheter. Surtout lorsque comme Gabriel Atal, on a il a des prétentions élséennes. Et ben, je pense qu'on a vu que ce monsieur était quand même un petit monsieur.
Et puis ça, on dit beaucoup sur la gauche, une certaine gauche d'ailleurs qui ne juge que par l'insulte, ne fonctionne que par le les hurlements. J'étais consterné de voir les positions des écolos et je reconnais pas d'ailleurs François qui est là qui a été lui-même député écologiste. Je je reconnais pas les écologistes qui sont aujourd'hui sur les bancs et l'écologie qui était à l'époque portée par François.
Je le dis très simplement, c'est on n'est pas du tout dans la même chose. en fait gae il a fallu une voix il y avait une voix de majorité qui était la mienne puisque j'ai voté en tant que président de séance parce que Yel Bron Pivet président de l'Assemblée nationale vote mes collègues vice-président insoumise votent donc j'ai voté aussi lors de cette séance mais il n'avait qu'à mobiliser les leur ils avaient qu'à trouver les députés écolos socialistes communistes les filles qui n'étaient pas là aujourd'hu H voilà, ça dit quelque chose de nous le Rassemblement national, ça dit quelque chose des autres. Fran il faut quand même remettre l'église au milieu du village comme dirait Philippe David.
C'est 19. Il s'agit de la du vote d'une résolution concernant un accord de 1968 qui nous lit de manière extravagante à l'Algérie qui octroie ressortissant algérien des des possibilités des avantages hallucinants. Mais attention, il s'agit que d'une résolution.
Celui qui ratifie ou qui tire un trait sur des accords, c'est le président de la République. C'est pas l'Assemblée nationale. Il s'agit d'une résolution.
Donc attention, attention à pas euh à pas euh c'est un constat que je fais, en faire trop. C'est-à-dire qu'on peut avoir une position sur l'accord de 1968 et la mienne éclaire. Mais en revanche euh l'accord de 1968 n'est pas abrogé ce soir.
Pas du tout. Pas du tout. Euh voilà.
En tout cas, ça met dans le débat mais surtout et ça c'est un constat que je fais. Oui, c'est une journée historique pour le RN pour une raison très simple, c'est que ceux qui pensaient euh et notamment à l'extrême gauche que le RN n'est pas dans l'art républicain, bah ils sont obligés de constater ce soir que pour la première fois, une résolution présentée par le RN, même à une voie près, c'est ça aussi la démocratie, l'a emporté à l'Assemblée nationale. Voilà.
Mais je voudrais pas qu'on laisse croire que l'accord de 1968 est abrogé ce soir. C'est pas le cas. C'est dans le débat, il appartient là au chef de l'État.
La Constitution est très claire hein sur la ratification, pas sur le renoncement à un accord. C'est moins clair. Oui, absolument.
François Drugi, l'ancien président de l'Assemblée nationale. Oui, je confirme d'abord ce que vient de dire Éric Revel sur le fond, hein. C'est-à-dire il y a déjà eu l'Assemblée nationale a déjà euh pris des positions sur les questions internationales, mais qui sont juste une expression de position.
Voilà, l'Assemblée nationale exprime sa position. On s'en souvient pas, mais en 2016 par exemple, François Fillon avait réussi à faire adopter une résolution qui voulait lever les sanctions sur la Russie, voyez, en 2016. Euh et puis euh euh il y a eu aussi à une époque la reconnaissance de de l'État de Palestine qui avait été votée sous forme de résolution mais ce qui ne voulait pas dire que la France reconnaissait l'état de Palestine.
C'est arrivé euh bien après. Euh moi je trouve en tant qu'ancien président de l'Assemblée nationale que euh c'est plutôt bien que l'Assemblée nationale puisse exprimer des positions sur les questions internationales. Ça veut pas dire que c'est elle qui fait la politique étrangère dans la France.
Ça reste ça. La Constitution est très claire. Une prérogative du président de la République et du gouvernement. euh mais exprimer une position et là l'Assemblée nationale a exprimé une position même si c'est à une voix près, elle l'a exprimé.
Mais c'est ce que voulait yel Brun Piv cette ouverture que tout le monde puisse au moin après pour répondre un peu à la question qui est posée aussi aux auditeurs. Bah c'est c'est moi ça me paraît logique. Ça devait forcément arriver un jour ou l'autre qu'une proposition présentée proposée par le Rassemblée national inscrite à l'ordre du jour à l'initiative du groupe Assemblée nationale soit adoptée par une majorité à l'Assemblée nationale parce que tous les députés sont égaux à l'Assemblée nationale.
Il y a pas des députés et des sous-députés. Il y a pas des députés qui sont plus légitimes que d'autres, hein. Ça, moi je l'ai toujours défendu quand j'étais président de l'Assemblée nationale, même des députés minoritaires, bah ils sont tout autant députés que les autres.
Donc, ils ont les mêmes droits. Un groupe en plus, c'est le plus grand groupe hein de l'Assemblée nationale, groupe RN, il a le droit d'utiliser sa niche comme on dit, le mot n'est pas très joli, mais la séance la séance qui lui est réservée pour inscrire des textes. Et il a inscrit cette résolution comme d'autres textes.
D'autres textes ont été rejetés si j'ai bien compris. Ça c'est la vie aussi du parlement. Après, je pense que le fait que ce soit adopté à une voie de majorité montre que euh il devait y avoir quand même d'autres groupes ou d'autres députés dans d'autres groupes qui étaient un peu gênés.
Euh et là, je parle pas de la gauche parce que je pense que la gauche, elle était très clairement contre. Mais euh les groupes du bloc central, les députés hein, je dis pas forcément les groupes, mais les députés euh bah ils votent un peu avec leurs pieds parce que souvent vous savez on dit euh il y avait pas assez présence, désolé notamment EPR 59 absents, 30 contre trois abstentions, c'est-à-dire les de tiers avec piscine. Je l'ai souvent pensé, j'ai été 15 ans à l'Assemblée nationale, c'est arrivé sous différentes majorités que des textes ne soient adoptés ou soient rejetés alors que ça correspondait pas tout à fait à ce qu'on pensait être l'équilibre de l'assemblée.
C'est lié au fait qu'il y a des députés qui hésitent, ils ne sont pas là. Bon, ils n'expriment pas de vote mais c'est peut-être pas pour rien qu'ils sont pas là. C'est peut-être pas juste parce qu'ils avaient un rendez-vous à ce moment-là.
Et donc ça ça dit quelque chose aussi de ce qu'est l'équilibre aujourd'hui politique de l'Assemblée. Et je pense qu'au final d'ailleurs c'est aussi plutôt sain sur un point, c'est que c'est sans doute l'équilibre des Français hein. C'estàd qu'il y a sans doute une majorité de Français qui est pour revenir sur cet accord de 68.
On reviendra avec Sébastien Chenu dans un instant avec des auditeurs au 08 126 300 300. Soyez les bienvenus. On est ensemble jusqu'à 20h.
Sud-adio. Sud Radio. Parlons vrai.
Parlons vrai. Sud-adio. Les vraies voix Sud Radio 18h20 Cécile Doménibus Philippe [musique] David.
Et on revient sur cette journée. L'Assemblée nationale qui a voté donc par 185 voix contre 184 la résolution du Rassemblement national qui visait à dénoncer l'accord franco-algérien en de 68. Sébastien Chenu est avec nous, vice-président des du Rassemblement national et vice-président de l'Assemblée nationale avec François Drugi qui est avec nous et bien entendu Éric Revel et et Philippe David.
Est-ce que finalement ça va être un tournant stratégique pour votre parti ? Écoutez, c'est plutôt pas après pas qu'on fait les choses là. Cette résolution, c'est vrai qu'elle était très populaire.
Enfin, le fait d'abroger cette résolution qui n'est pas abrogée, c'est le président de la République qui verra ce qu'il fera. En tous les cas euh elle est conforme à la volonté populaire, à l'opinion publique. Et donc en cela, je pense que on pousse les feux.
Souvent, on dit "Oui, mais euh l'Assemblée nationale est toujours un peu à la traî par rapport à l'opinion publique." On a démontré à travers ce vote qu'on était vraiment en corrélation parfaite avec le l'opinion publique et et pour nous c'est je crois un pas de crédibilité. On en a eu d'autres cette semaine parce que peut-être c'est passé un peu sous les radars, mais regardez, on a on a fait adopter deux amendements importants.
Euh Emmanuel Tachet qui est député de Camarg a fait adopter un amendement sur les euh le le contrat impôt recherche, les crédits impôts recherche lorsqu'ils sont mal employés visant à être remboursés lorsque les boîtes délocalisent par exemple et qu'elles ont bénéficié d'un contrat d'un crédit impôt recherche. Kevin Mavieux, député de l'heure, lui a fait passer un amendement sur les rachats d'action qui est un marqueur fort également de notre programme économique. Bah vous voyez c'est ce sont des des amendements de députés Rassemblement national.
D'ailleurs, Emmanuel Tacher, c'est un peu lui son habitude parce qu'il avait déjà fait passer une proposition de loi sur euh des des aides financières pour les violence fait aux femmes. Donc on a parfois de temps en temps sur des choses très spécifiques, mais là l'intérêt c'est que c'est des marqueurs forts du programme de Marine Le Pen. L'abrogation des accords 68, les rachats d'action, le les l'amendement anti-élocalisation, c'est des marqueur fort de ce que nous proposons et c'est en quoi ça reste historique évidemment.
Mais Sébastien Chenu, est-ce que comme on l'a dit maintenant la balle est dans le camp du président de la République ? Est-ce que maintenant vous il est pas dans un piège terrible ? Parce que soit par exemple là, il va y avoir des grâces en Algérie pour la commémoration de la Toussin Rouge donc le 1er novembre que si Boem sans sal et Christophe Glaze ne sont pas graciés par exemple ou n'ont pas une remise de peine ou n'ont pas au moins un geste de l'Algérie, il sera pas obligé de valider la rupture quit à sinon il va se faire prêter de de de quelqu'un qui capitule face à l'Algérie.
Est-ce que vous avez pas mis le chef de l'État dans vraiment dans un anonoir très compliqué pour en sortir ? on le pousse à la stratégie euh du bras de fer. Euh nous on considère depuis longtemps ça s'appelait la riposte gradu hein.
Oui mais ça n'a pas existé. Enfin Bruno Taillo n'a ni riposté ni fait quoi que ce soit de gradué. Bon d'ailleurs, on sait pas où il est passé.
Euh donc si vous voulez il s'est rien passé. Euh la réalité c'est que et c'est probablement d'ailleurs le chef de l'État qui a empêché ça. Il faut être très honnête.
Mais nous, on pousse le chef de l'État à tenir un bras de fer avec l'Algérie. On pense que pour libérer Boem sans salle, pour reprendre les ocf, pour libérer Christophe Glaise, il faut tenir un bras de fer avec l'Algérie. Mais vous tenz un bras de fer, si vous avez un bras et bien cette résolution, elle est le bras qui permet de tenir le bras de fer.
Allez, le 0826 300 et c'est Xavier qui nous appelait de Foularac. Bonsoir Xavier. Bonsoir X.
Bonsoir les vraies voix. Bonsoir Philippe. Bonsoir Cécile.
Bonsoir Éric. Bonsoir. Bonsoir.
On vous écoute Xavier. Et ben en fait, je vais commencer en disant que j'ai l'impression que les politiciens ils brassent de l'air un peu comme d'habitude parce que en réalité, bon, vous l'avez dit en introduction, cet accord, il a aucun effet concret immédiatement. Le président de la République n'est pas du tout obligé de suivre cette résolution.
Par ailleurs, ça change rien au vrai problème. Le problème qui est un problème diplomatique, l'Algérie refuse de de délivrer, des laisser passer, ce qui nous empêche d'expulser des personnes d'origine algérienne qui sont sous OQTF. et c'est la coopération qui nous permettra d'obtenir ces laissés passer consulaires.
Alors, j'entends l'idée du rapport de force mais bon pour l'instant on en est loin. Euh ensuite, je voudrais revenir juste sur le l'accord en tant que tel, l'accord de 68. Je pense qu'on fantasme un peu sur le contenu de cet accord.
Je sais pas s'il y a beaucoup de gens qui sont allés s'interroger sur le contenu de l'accord, mais il donne pas des avantages non plus faramineux aux Algériens. Il donne quelques avantages entre guillemets administratifs mais c'est le traduction de notre histoire commune d'un lien profond entre la France et l'Algérie. Ça remonte à la colonisation, la guerre d'indépendance.
Plus de 60 ans d'interaction humaine, familiale, économique et euh tous ces liens qui existent entre nous et et l'Algérie. Euh et puis il faut le dire aussi, chose importante, c'est que en fait la France a besoin d'immigration. Comme beaucoup de pays occidentaux, notre démographie s'effondre et sans immigration, c'est simple. notre système économique et nos systèmes de retraite ne tiendront pas.
Donc on a besoin d'une immigration et d'ailleurs même les camarades d'extrême droite en Italie de de Sébastien Chenu euh font venir énormément de de des centaines de milliers de migrants. Donc je pense que cette histoire pour terminer je pense que c'était un joli coup politique de l'extrême droite qui a été avalisé par la droite française, la droite républicaine qui tombe dans le piège en fait de l'extrême droite et qui fait ce qu'elle fait de mieux l'extrême droite c'està-dire jouer sur la peur, le rejet, la haine de l'autre et finalement son fond de commerce traditionnel. Et là, le père Le Pen, il sortait de sa tombe, il remercierait sa fille, il serait tout de go en en remarquant que l'Assemblée nationale a pour la première fois validé une mesure du RN.
Xavier, on va faire réagir bien entendu Sébastien Chenu et nos nos vraies voix autour de cette table. Sébastien Chenu, oui, je trouve l'argumentaire de du monsieur totalement ringard de Xavier mais ringard à un point on a l'impression d'entendre un vieux discours socialiste des années 80. Euh d'abord euh cet accord, monsieur, vous ne le connaissez probablement pas, mais il était il est dérogatoire du droit commun de nombreux euh domaines.
Il est dérogatoire euh en matière d'entrée sur le territoire, il est dérogatoire en matière de capacité euh à travailler, en matière de regroupement familial, en matière d'expulsion euh de délinquents. Si vous considérez que c'est pas grand-chose par rapport aux autres pays, je pense qu'il y a beaucoup de pays qui aujourd'hui ont des ressortissants sur notre territoire qui auraient bénéficier, on aimé bénéficier d'un tel accord parce que évidemment il permet à beaucoup d'Algériens de venir sur notre territoire sans les contraintes qui peuvent exister pour les autres. Il a des conséquences.
D'abord, il coûte cher 2 milliards d'euros. C'est une estimation qui n'a pas été faite bien sûr par le Rassemblement national mais par un rapport dont le député macroniste Charles Rodwell est l'auteur. Et puis vous dites "On a besoin d'immigration mais dans un pays qui a déjà des millions de chômeurs comme la France dans un pays dans lequel 50 plus de 50 % des personnes de nationalité étrangère en tous les cas algériennes sont au chômage ?
Qu'est-ce que vous voulez encore importer des gens ? Écoutez moi je pense que on ne traite pas le problème de la bonne façon. Il faut le traiter par la formation, par le logement, par la capacité à faire monter les salaires.
Enfin, je veux dire, on par les transports. Enfin, il y a beaucoup de sujets quand on veut parler par le coût du travail. Il y a beaucoup de sujets qu'il faut euh qu'il faut aborder, mais c'est pas en important le continent africain sur le continent européen qu'on va évidemment solutionner le problème.
Donc non, moi je pense que ça ne sert pas à rien. Ça met la pression, Philippe David l'a dit, sur le président de la République, il fera ce qu'il voudra le président de la République mais il est à euh 13 % 11 % 11 % aujourd'hui, ça baisse tous les jours d'opinion favorable. Je pense qu'à un moment entendre ce que lui dit la représentation nationale qui n'est que l'expression du peuple français, il en serait bien inspiré.
Allez 0826 300 300, c'est Jean-Baptiste qui est avec nous d'Ex en Provence. Bonsoir Jean-Baptiste. Bonsoir Jean-Baptiste.
Bonsoir. Bonsoir. Merci de me recevoir.
Je vous en prie. Je alors je je précise tout de suite que je suis en désaccord avec ce que vient d'exprimer Xavier. Je pense que bien que le président de la République ne soit pas obligé d'appliquer ses accords, il était nécessaire que la représentation nationale s'empare de cette de cette question là.
D'abord parce que les accords en eux-mêmes n'avaient plus réellement lieu d'être et d'autant moins avec un pays qui n'entend pas normaliser ses relation avec la France. On le voit sur la question des Oqutf, vous avez évoqué Christophe Glaise et Boemal. Euh il y aura il y aura encore beaucoup d'autres éléments à à relever.
Euh sur le plan purement politique, si j'étais cynique, je dirais que je félicite les partis prétendument de gouvernement de céder euh comment dirais-je une telle initiative au rassemblement national. C'estàd que au-delà des mots, il est peut-être grand temps euh d'agir. Et on a la sensation quand même en étant un citoyen à la base du système que les partis de gouvernement ont complètement déserté toutes les questions de diplomatie. toutes les questions régaliennes.
Oui. Et aujourd'hui, on entend essentiellement le RN sur toutes ces questionsl. Ouais.
Un petit mot, une réponse de Sébastien Chenu et puis Éric Revel. Oui, moi je ne confonds pas et au Rassemblement national, on confond pas le peuple algérien et le régime algérien. Euh nous on fait pas la guerre au peuple algérien.
On considère qu'il y a un régime qui utilise d'ailleurs souvent une espèce de rente mémorielle pour faire un espèce de chantage permanent à la France qui a une expression concernant la France qui est particulièrement euh indécente. Euh ce sont ces ministres, c'est ce gouvernement algérien qui mène un combat contre la France et c'est pas le peuple algérien qui lui probablement ne demande pas cela. Donc euh nous nous considérons qu'il faut aussi se faire respecter et euh la représentation nationale a fait à travers le vote de cette résolution a fait respecter la France.
C'est pas si souvent. Et Eric Revrevel. Oui.
La balle est dans le compte du président de la République, c'est indéniable. Mais alors euh à quelle période euh d'Emmanuel Macron va-t-on s'adresser ? Parce que lorsqu'il fait campagne pour sa première élection en 2017 ou un petit peu avant, il va en Algérie et dit que la colonisation euh ou la guerre d'Algérie, je me souviens plus, est un crime un crime contre l'humanité.
Et quelques années plus tard, le même Emmanuel Macron sur le même dossier tellement vif, celui de la guerre d'Algérie, la colonisation française dit "Mais en fait la gente militaire, Sébastien Chenu a raison de le rappeler, la gente militaire algérienne se sert de la guerre d'Algérie comme d'une rente mémorielle." Donc en fait euh il a dit aussi que les pieds noirs avaient eu un rôle positif hein. Donc il y a beaucoup d'en même temps.
On entendu des choses horrimes temps. Et puis je rappelle aussi un petit une petite chose, c'est que le nouveau ministre de l'intérieur qui est pas du tout sur les mêmes plat de bande que l'ancien ministre de l'intérieur, monsieur Nounz, a expliqué que la l'accord de 1968 était pas du enfin la dénonciation était pas du tout à l'ordre du jour hein. Vous avez vu il il a dit ça il y a il y a 3 qu jours.
Et puis un petit coucou à Bruno Rotaillot parce que lui quand il était ministre de l'intérieur, il avait tapé du point sur la table au moins j'allais dire verbalement en expliquant que si l'accord de 68 était pas dénoncé et bien on allait voir ce qu'on allait voir et il allait peut-être partir. Bah c'est lui qui est parti avant simplement parce que Bruno Lomer était nommé. Il a loupé sa sortie et depuis c'est vrai qu'on entend beaucoup parler.
Nous avons exaucé feu Bruno Retaillot qui a disparu de la circulation depuis et qui n'avait rien obtenu de concret. Comme quoi, il y a pas besoin de faire des grandes déclarations comme Taillot. Il faut agir concrètement.
C'est ce qu'on fait les députés du Rassemblement national aujourd'hui. Merci beaucoup Sébastien d'avoir accepté notre invitation. Vous restez avec nous dans un instant.
La suite est toujours vous pouvez bien sûr nous appeler 0826 300300. On est ensemble jusqu'à 20h. Sud Radio.
Parlons vrai. Parlons vrai. Sud Radio.
Parlons vrai.
Emmanuel Macron