Faut-il revaloriser les emplois jugés « utiles » ? Avec Fabien Roussel - C à vous - 19/10/2021
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:18OuverteRéponse directe
Vous souhaitez indexer l'augmentation des salaires en fonction de l'utilité sociale des emplois. C'est quoi l'utilité sociale des emplois ?
- 1:41FerméeÉludée
Contre un don, qu'ils pourront décider ?
- 2:19ComplaisanteRéponse directe
Vous avez vu le film de François Ruffin consacré à ces femmes-là ?
- 3:34OuverteRéponse directe
La gauche, la gauche en quelques chiffres.
- 4:09OuverteRéponse directe
Lilliputiennes, microscopiques ou picrocolines. Je vous laisse le choix.
- 4:51RelanceRéponse directe
Mais son constat aujourd'hui, vous le contestez ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:45Invité politiqueFait
« J'ai remarqué que pour 5 millions de nos concitoyens, ceux qui ont été en première ligne, 80% des femmes, ce sont des métiers infirmières, aides-soignantes, les femmes de ménage, les hôtesses de caisse, les AESH, les accompagnements qui manifestaient aujourd'hui, les aides à domicile, essentiellement des femmes, des métiers essentiels, utiles. »
- 2:13Invité politiqueChiffre
« Elles sont payées 800, 900 euros par mois. »
- 2:30Invité politiqueFait
« Mais ce sont les métiers les plus importants dont on a besoin et les plus méprisés. »
- 2:54Invité politiquePromesse
« Pourquoi n'inventerions-nous pas un coefficient multiplicateur pour faire en sorte que, pour démarrer les discussions, au moins l'État dise, ces métiers, nous en avons besoin. »
- 4:25Invité politiqueFait
« En 2012, c'est l'Union des Verts et du PS qui préside à ce gouvernement avec des ministres écologistes. »
- 4:39Invité politiqueFait
« Alors qu'il avait dit que mon ennemi c'est la finance, c'est qu'il a fait tous les cadeaux qu'il fallait aux plus riches et que les classes populaires ont été les oubliées de ce quinquennat. »
- 6:00Invité politiqueFait
« Je suis le seul à gauche qui dit que la tranquillité publique et la sécurité de tous, ça doit être aussi une de nos priorités. »
- 8:01Invité politiqueFait
« Mon épouse ne le souhaitera pas et elle le refusera. »
- 8:13Invité politiqueFait
« Elle subit la loi des 1607 heures. On va lui supprimer 10 jours de congé, comme à tous les fonctionnaires territoriaux. »
Temps de parole
- Fabien Roussel80 %
- Présentateur10 %
- Présentateur 26 %
- Invité4 %
≈ 13,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous avez appelé les Français à se rassembler à partir du week-end prochain devant les préfectures et les sous-préfectures. Vous préférez les voir là que sur les ronds-points où les Gilets jaunes les appellent de nouveau ? Non, je laisse libre chacun d'organiser la contestation ou de porter la colère. Moi, j'étais très respectueux du mouvement des Gilets jaunes et j'ai participé à nombreuses de leurs manifestations. En revanche, en tant que responsable politique, je dis que nous ne pouvons pas attendre avril 2022. On ne peut pas attendre six mois, on ne peut pas attendre les élections pour que ça bouge. Et il faut que ce président de la République entende la colère qui couvre dans le pays.
Et je propose pour ça à ce qu'on aille interpeller dans toutes les régions de France, dans tous les départements, les préfets, les sous-préfets, pour leur dire on n'en peut plus. J'entends, je rencontre des élus, des maires de communes qui sont eux confrontés à leurs concitoyens et même les communes n'ont pas les moyens de répondre aux besoins de leurs gens. Donc tous ensemble, on peut aller 50, 100, 150 devant une préfecture et puis dire ça suffit, il faut que ça monte, il faut que ça monte d'en bas. Il faut que ce président des riches entende que le peuple de France n'en peut plus et qu'il va falloir délier les cordons de la bourse définitivement.
Et qu'il va falloir augmenter les salaires, c'est une de vos propositions comme d'ailleurs tous les candidats à la présidentielle. Mais vous, vous souhaitez indexer l'augmentation des salaires en fonction de l'utilité sociale des emplois. C'est quoi l'utilité sociale des emplois ? Et puis qui décide d'un emploi qui serait plus utile socialement qu'un autre ?
Vous avez remarqué cette proposition un peu originale que j'ai portée, que je souhaite mettre en débat et soumettre à la discussion des chefs d'entreprise, de leurs organisations et des organisations syndicales.
Contre un don, qu'ils pourront décider ?
Non, non, il faut en discuter ensemble. Mais j'ai fait cette proposition parce que j'ai remarqué que pour 5 millions de nos concitoyens, ceux qui ont été en première ligne, 80% des femmes, ce sont des métiers infirmières, aides-soignantes, les femmes de ménage, les hôtesses de caisse, les AESH, les accompagnements qui manifestaient aujourd'hui, les aides à domicile, essentiellement des femmes, des métiers essentiels, utiles. C'est eux qui ont tenu le pays à bout de bras. Elles sont payées 800, 900 euros par mois. Elles ont des salaires qui n'évoluent pas. Elles n'ont pas d'évolution de carrière.
Vous avez vu le film de François Ruffin, député de la France Insoumise, consacré à ces femmes-là ?
Oui, bien sûr, qui est poignant. Mais ce sont les métiers les plus importants dont on a besoin et les plus méprisés. Par contre, un trader gagne beaucoup d'argent, mais lui, il ne sert à rien. Je vais même dire qu'il nous pourrit la vie. Et donc, comment on fait...
Ça veut dire qu'il ne sert à rien, donc on...
Mais non, mais comment peut-on accepter de vivre dans une société où ceux qui ne produisent rien et ne sont, je ne vais pas dire d'aucune utilité, mais enfin d'une utilité dont on peut discuter, vont amasser des fortunes. Et par contre, ceux qui sont les plus utiles sont méprisés. Il faut inverser. Et donc, dans les négociations de salaire, les NAO, les négociations annuelles qui se tiennent tous les ans par branche, pourquoi n'inventerions-nous pas un coefficient multiplicateur pour faire en sorte que, pour démarrer les discussions, au moins l'État dise, ces métiers, nous en avons besoin. Et il faut les revaloriser pour que des jeunes aient envie de s'investir dans ces métiers.
Et puis pour que ces femmes, enfin, aient un salaire qui leur permette de vivre dignement. Et donc, c'est une proposition que je mets dans le débat. D'abord, ça serait un bon rattrapage salarial pour toutes ces professions et ceux qui ont été les premiers de cordée. Et ça revaloriserait des métiers qui en ont véritablement bien besoin.
La gauche, la gauche en quelques chiffres. Fabien Roussel, 2. Anne Hidalgo, 4. Yannick Jadot, 7 ou 8. Ou 6. Jean-Luc Mélenchon, 8 ou 9. Total, si on ajoute les petits candidats trotskis, ça fait une vingtaine de pourcents. 20, 25% pour la gauche. Commentaire de François Hollande dans une interview qu'il donne aux Parisiens au moment de la parution de son livre. À gauche, toutes les candidatures sont lilliputiennes. Elles se livrent à des batailles aussi picrocolines que microscopiques. Alors, je ne sais pas quel est l'adjectif que vous voulez commenter. Lilliputiennes, microscopiques ou picrocolines. Je vous laisse le choix, Fabien Roussel.
Je n'ose pas dire ce que je pense de la part de ce président de la République qui a eu un mandat terrible et qui fait peut-être que la gauche en est à ce niveau-là aujourd'hui. C'est de sa faute. Non, mais je rappelle qu'en 2012, il préside la France avec un gouvernement PS-Vert. En 2012, c'est l'Union des Verts et du PS qui préside à ce gouvernement avec des ministres écologistes. Et le bilan de ce gouvernement, c'est que, alors qu'il avait dit que mon ennemi c'est la finance, c'est qu'il a fait tous les cadeaux qu'il fallait aux plus riches et que les classes populaires ont été les oubliées de ce quinquennat.
Mais son constat aujourd'hui, vous le contestez ?
Non, je ne le conteste pas. Mais pour quelle raison cette gauche en est à ce niveau ? L'analyse que j'en fais, c'est que justement, quand la gauche a été au pouvoir, elle a oublié les classes populaires, elle a oublié le monde du travail, elle a oublié d'où elle venait et ce qu'elle devait faire. Et donc aujourd'hui, il y a une partie des Français qui ont pu voter à gauche et qui s'en détournent parce qu'ils se sont sentis trahis. Eh bien moi, je veux retrouver justement de la sincérité à gauche. Et je voudrais redonner ces belles valeurs que la gauche a pu avoir et qu'elle doit retrouver.
Parce qu'on est dans une telle situation dans notre pays, catastrophique, sanitaire et économique, qu'il va falloir bien reprendre le pouvoir sur... Vous êtes capte à vouloir le faire. Oui mais non, je suis le seul. Ah, le seul.
Les autres n'y veulent pas.
Je suis le seul à vouloir mettre les richesses que nous produisons au service de la planète et des citoyens, des êtres humains. Je suis celui qui dit que nous devons produire autrement et reprendre le pouvoir sur les productions de nos richesses. Je suis le seul à dire que justement, l'énergie nucléaire, nous en avons besoin pour faire baisser la facture d'électricité de nos concitoyens et retrouver notre indépendance nationale.
Sur tous ces sujets, j'ai pris des positions courageuses et notamment, regardez la gauche, je suis le seul à gauche qui dit que la tranquillité publique et la sécurité de tous, ça doit être aussi une de nos priorités parce que ceux qui se lèvent tôt ou se couchent tard, on doit aussi de dormir et de vivre dans des endroits sécurisés et tranquilles. Eh bien, ce discours original et fort, je compte le porter, oui, jusqu'à la présidence de la République. Et ça redonnera peut-être des couleurs à la gauche.
François Hollande qui publie un ouvrage qui s'appelle Affronté, qui sera demain sur ce plateau à votre place, l'invité de cette à vous. Quelques questions à vous, Président. Président Fabien Roussel, je nomme une femme Premier ministre.
Oui.
Oui, Anne Hidalgo ?
Ah bah ça, écoutez, ça...
Bah oui ou non ?
Bah pourquoi elle en particulier ?
Bah parce qu'elle est la candidate du Parti Socialiste.
D'abord, on se rassemblera sur un programme et des idées. C'est en train de vous aussi alors ? Mon programme, c'est les jours heureux, c'est des réformes heureuses pour notre pays. Et avec Anne Hidalgo, c'est pas des jours heureux ? Mais si on arrive à se mettre d'accord sur un programme et tous ensemble, pourquoi pas ? Pourquoi pas, j'ai pas d'objection. Je connais Anne Hidalgo, bien sûr, et donc je n'ai pas d'objection sur la personne. Ce qui compte, ce sont les idées. Il n'y a pas d'aventure personnelle dans une campagne présidentielle.
Moi, Président, je ne fais pas victoire au Louvre comme Macron, Place de la Bastille comme Hollande, au Fouquet's comme Nicolas Sarkozy ou...
Chez les ch'tis dans le Nord, à Saint-Amand-les-Eaux. C'est vrai ? Avec une bonne bière, mais je l'aurais dit, en plus, chez moi. Au casino de Saint-Amand-les-Eaux ? Il y a un casino dans votre ville. Non, non, non, mais il y a aussi... Oui, il y a un casino. Ah bah oui, il y a un casino. Il y a un casino, bien sûr, un casino très important, avec de nombreux salariés, mais il y a aussi...
De richesses qui ne viennent pas du travail.
Il y a aussi des bistrots. Et je voudrais faire de l'Elysée un lieu populaire.
Et vous vous y installez avec votre famille ? Est-ce que, par exemple, vous supprimez le titre de Première dame ? Ça, c'était une proposition de François Asselineau. Qui disait qu'il ne voulait pas d'une médiatisation ostentatoire et indécente de la famille du chef de l'État.
Ça, c'est clair, parce que d'abord, mon épouse ne le souhaitera pas et elle le refusera. Donc, vous supprimez ce titre. Elle va continuer de travailler, puisqu'elle est fonctionnaire territoriale à Lille. Elle part travailler tous les matins. Elle rentre le soir, elle prend le P.E.R. comme tout le monde. Elle subit la loi des 1607 heures. On va lui supprimer 10 jours de congé, comme à tous les fonctionnaires territoriaux. D'ailleurs, elle est très en colère, mon épouse. Et si je suis président de la République, je supprimerai cette loi. Juste pour tous les fonctionnaires territoriaux. Et je continuerai de vivre à Saint-Amand-les-Eaux, dans ma commune, de cœur.
Parce que garder les pieds sur terre et dans son territoire, auprès des gens que l'on connaît, de ses amis, de son entourage, de ses voisins, eh bien, ça nous permet aussi de prendre régulièrement le pouls de la France, mais le vrai pouls qui bat.
Et l'Élysée, vous en faites quoi, alors ?
Un lieu populaire ? Un endroit où on travaille, où on reçoit, où on organise des rencontres, des conférences. Mais c'est la maison du peuple. Et puis surtout, je voudrais mettre fin au présidentialisme. C'est-à-dire que ce n'est pas au président de la République de tout décider tout seul. Je veux redonner le pouvoir au Parlement, à l'Assemblée nationale. Et c'est surtout ça la priorité.
Merci beaucoup Fabien Roussel.
Fabien Roussel