Contre-Matinale #71 | École sous Covid : La colère ne faiblit pas
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Questions et réponses
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- 10:10OuverteRéponse directe
Est-ce que vous nous entendez bien ?
- 10:19OuverteRéponse directe
Racontez-nous un peu comment c'était à Rennes, quelles sont les revendications portées par la communauté éducative ?
- 13:32RelanceRéponse directe
Vous parlez de sanctions à l'encontre des professeurs ?
- 21:30OuverteRéponse directe
Explique-nous ce qui s'est passé hier soir rue Grenelle lors de la négociation.
- 25:27OuverteRéponse directe
Peux-tu nous rappeler les revendications que vous portez, vous lycéens ?
- 28:59OuverteRéponse directe
Quelles sont les actions auxquelles vous pensez pour les prochains jours ou prochaines semaines ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:04PrésentateurChiffre
« Une grève historique selon les syndicats des travailleurs de l'éducation avec 75% de grévistes dans les écoles maternelles et primaires et 62% dans les collèges et lycées. »
- 1:19PrésentateurChiffre
« Des chiffres bien évidemment contestés par le ministère de l'Éducation nationale qui annonce 38,4% pour les premiers et 23,7% pour les seconds. »
- 1:27PrésentateurChiffre
« 15 000 manifestants à Paris, 5 000 à Marseille, 3 000 à Rennes, 4 000 à Toulouse ont comptabilisé les organisateurs. »
- 10:50InvitéFait
« La politique de Blanquer qui est menée depuis cinq ans, elle est à la fois irresponsable, dangereuse et inégalitaire. »
- 12:31InvitéFait
« Il y a eu un article en plus qui disait qu'il y avait un CPE d'un lycée breton qui en venait même jusqu'à pleurer tellement les choses étaient compliquées d'entendre le décalage entre la réalité et les discours. »
- 14:11InvitéFait
« Comme il n'y a pas assez de remplaçants statutaires qu'on appelle les TZR dans le second degré, eh bien il y a la moitié du collège, des élèves du collège, donc 250 élèves qui n'ont pas de SVT depuis neuf semaines. »
- 26:10InvitéChiffre
« Il y a eu plus de 7500 postes de professeurs supprimés dans le second degré sous le mandat de Jean-Michel Blanquer depuis son arrivée au ministère. »
- 33:04InvitéChiffre
« Plus 38% des prix en plus ici alors qu'il y a un taux de pauvreté deux fois plus élevé, un taux de chômage deux fois plus élevé par rapport à l'Hexagone. »
- 33:04InvitéChiffre
« plus 38% des prix en plus ici alors qu'il y a un taux de pauvreté deux fois plus élevé, un taux de chômage deux fois plus élevé par rapport à l'Hexagone. »
- 37:23InvitéChiffre
« des taux de chômage qui atteignent jusqu'à 65% chez les moins de 25 ans »
- 37:42InvitéFait
« les Antilles ont le plus fort taux de cancer de la prostate au monde aujourd'hui. »
- 38:50InvitéChiffre
« en Martinique on se retrouve avec un taux de vaccination de la population de 40% »
- 43:46InvitéChiffre
« il y a 80% des produits qui sont mangés aux Antilles qui viennent de l'importation »
- 45:00InvitéChiffre
« sur la Martinique pour arriver à l'autonomie alimentaire il fallait prendre 2,2% des terres agricoles »
- 51:56InvitéChiffre
« il y a seulement 750 amendements à ce texte et 97 amendements pour nous »
- 52:48InvitéFait
« nous avons compris que nous ne sommes pas en train de débattre d'un texte avec des mesures sanitaires mais d'une envie du Président de la République d'emmerder une partie des Français »
- 59:51InvitéFait
« c'est comme si dans notre pays on supprimait 175 collèges d'un coup »
- 1:00:19InvitéChiffre
« Pfizer BioNTech et Moderna gagnent 1000 dollars par seconde »
- 1:05:03InvitéFait
« le cinquième pays le plus riche au monde qui sont déscolarisés parce qu'il n'y a pas assez d'AESH »
- 1:07:53InvitéChiffre
« l'endométriose c'est une maladie chronique qu'ont 10% des femmes dans notre pays »
- 1:08:27InvitéChiffre
« on dit que ça touche entre 2,5 millions et 4,2 millions de femmes »
- 1:09:32InvitéFait
« le ministre Véran nous dit moi je ne suis pas favorable à l'affection longue durée »
- 1:11:23InvitéFait
« un scandale d'état absolument incroyable d'avoir bradé les autoroutes pour faire des milliards de cadeaux aux multinationales notamment à Vinci »
Temps de parole
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- Invité 212 %
- Présentateur 210 %
- Invité 37 %
- Invité 43 %
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Cher Matineau, bonjour. Comme tous les vendredis, je vous accompagne en douceur vers le week-end, enfin autant que possible. Et aujourd'hui, je ne serai pas seule. Mon confrère et camarade Théophile se chargera d'animer la deuxième partie de l'émission pour une interview très politique. Et tout de suite, le programme. On parlera bien évidemment de la grève très remarquée d'hier qui a de quoi inquiéter le gouvernement. La communauté éducative, les inspecteurs, les directeurs des écoles et même les parents d'élèves ont massivement défilé pour exprimer leur exaspération face à une gestion de la crise sanitaire qui détruit l'école à petit feu.
Une grève historique selon les syndicats des travailleurs de l'éducation avec 75% de grévistes dans les écoles maternelles et primaires et 62% dans les collèges et lycées. Des chiffres bien évidemment contestés par le ministère de l'Éducation nationale qui annonce 38,4% pour les premiers et 23,7% pour les seconds. 15 000 manifestants à Paris, 5 000 à Marseille, 3 000 à Rennes, 4 000 à Toulouse ont comptabilisé les organisateurs. Dans ces défilés, de nombreux lycéens et lycéennes se sont mobilisés contre le protocole Covid-19 et plus globalement contre la politique catastrophique du gouvernement à leur égard. Nous en discuterons avec Colin Champion, président de la Voix lycéenne.
Mais également avec Samy, notre socio, qui reviendra sur la manifestation à Rennes des enseignants. Comme vous le savez, on aime vous donner la parole à celles et ceux qui font vivre le média. Nous ferons le point avec lui sur les revendications du secondaire, mais également un petit bilan pour les collèges du règne de Blanquer au ministère de l'Éducation nationale. Et en deuxième partie, Théophile Kouamou recevra sur ce plateau Madeleine Panot, la présidente du groupe parlementaire France Insoumise à l'Assemblée nationale.
Ensemble, ils aborderont plusieurs sujets, notamment la bataille homérique sur le pass sanitaire, la niche parlementaire de la France Insoumise, mais également de la crise en Guadeloupe et en Martinique qui continue de plus belle, malgré une forme d'occultation médiatique au sein de l'Hexagone. La Guadeloupe et la Martinique, où Mathilde Panot s'est rendue en fin 2021 et où elle a pu notamment constater l'ampleur de la vie chère, une des raisons de la colère. On est le 14 janvier, il est 7h47, un avré pour le retard, et on débute la 60e édition de la Contre-matinale avec la titrologie.
On aurait pu s'attendre à une large couverture de la grève du 13 janvier dans l'Éducation nationale en une de la presse nationale, mais c'est sur les primaires de la gauche et du variant Omicron que les journaux mainstream ont préféré réserver leurs gros titres. À la une du Figaro aujourd'hui, le variant Omicron avec une lueur d'espoir de sortir enfin de la pandémie, titre le journal qui nous annonce une prochaine vague virale, moins virulente et bientôt aussi banale que la grippe saisonnière. Selon le Figaro, qui cite les chiffres de l'enquête de Santé publique France, le nombre de cas aurait explosé, mais pas les hospitalisations. Omicron serait, rappelons-le, moins pathogène.
Il semblerait que les campagnes de vaccination aient porté leurs fruits avec une protection contre les formes les plus graves. Les cas Delta représenteraient 90% des hospitalisations. Si les hospitalisations baissent, les conditions de travail des soignants restent toujours aussi difficiles. Les effectifs et les moyens s'épuisent. Le monde s'intéresse aussi à Omicron et à la question d'une possible quatrième dose qui sera décidée au regard de l'évaluation de la situation épidémiologique et de l'impact d'une telle décision sur la confiance en la vaccination. Le ministère de la Santé ne s'est pas prononcé sur le sujet dans son point presse du 11 janvier dernier.
Il préfère s'en remettre aux décisions des scientifiques, soucieux de ne pas risquer de surcharger le système immunitaire et de fatiguer la population. Le journal rapporte les propos de Simone Cochmez, du conseil scientifique qui estime, je cite, « qu'un petit effort de chacun peut avoir un impact important et soulager l'hôpital ». Alors, quid de l'effort des responsables politiques qui ont fermé 17 500 lits d'hôpitaux en 4 ans ? Le grand désarroi des électeurs de gauche, c'est l'autre gros titre du monde qui explique cette détresse par l'incapacité de la gauche à s'unir. On a longuement parlé avec David Guiraud mercredi dernier. Rage, désespoir, gâchis ou encore suicide collectif.
Pléthore de mots durs qui reviennent dans les témoignages recueillis par le journal. Une candidate fait un pas de plus dans sa course à l'Elysée. C'est Anne Hidalgo qui a dévoilé son programme hier à Lyon. La maire de Paris a depuis accueilli une dizaine de renforts supplémentaires au sein de son équipe de campagne, dont l'ancienne ministre écologiste Emmanuel Kos. Les militants les plus perdus se demandent de plus en plus si le chemin solitaire emprunté par la candidate n'est pas plus périlleux que celui de l'Union à tout prix, rapporte le monde. On retrouve encore Hidalgo à la une de Libération, duo à dos avec Taubira pour éviter le râteau, un programme qui ratisse large.
Ironiste de journal quand il évoque la candidature de la maire de Paris. Christiane Taubira est quant à elle décrite comme étant la favorite du clan de gauche grâce à ses nombreux parrainages. Le bras de fer est engagé entre les deux femmes. Taubira mise sa stratégie sur un plébiscite populaire qui lui offrirait une légitimité. Les regards sont désormais tournés vers le sud, qui a connu une vague rose depuis les municipales à Marseille. Même sujet pour La Croix qui titre à gauche le candidat imaginaire à trois mois du scrutin présidentiel. Les candidats de gauche ne parviennent toujours pas à se rassembler, regrettent le journal.
Et c'est la candidature de Jean-Luc Mélenchon qui creuserait la désunion. Le fondateur de la France insoumise est présenté comme un candidat solitaire en rupture avec l'électorat d'Anne Hidalgo ou encore de Yannick Jadot qui juge son discours trop radical. Reste à savoir si le vivier d'abstentionniste échaudé par la question sociale et qui représente quatre Français sur dix serait prêt à le rejoindre, s'interroge le journal catholique. Éducation nationale l'a levée en masse. On parle enfin de la grève du 13 janvier avec l'humanité qui poursuit. L'école veut se débarrasser du virus Blanquer.
La colère était très forte dans le cortège parisien, rapporte le quotidien communiste qui fait remarquer que la mobilisation a largement dépassé les préoccupations liées à la mise en œuvre des protocoles sanitaires. C'est l'action du ministre qui est en cause, martèle le quotidien. Et c'est une école à bout de nerfs qui a dénoncé les injonctions contradictoires du ministre Jean-Michel Blanquer qui est accusée par les manifestants de détruire l'école à petit feu et de témoigner du mépris envers les personnels. Exaspération partagée par les lycéens et lycéennes qui étaient nombreux à défiler et mobiliser contre le protocole Covid-19.
Ils fustigent la politique catastrophique du gouvernement à leur égard. Nous en discuterons plus longuement avec Colin Champion, président de la voile lycéenne. L'ensemble des partis de gauche ont soutenu le grand mouvement de manifestation au sein de l'éducation nationale et proposent plusieurs mesures programmatrices pour redresser la situation, écrit l'humanité. On aura l'occasion en tout cas d'entendre celle de Mathilde Panot en deuxième partie d'émission, un parmi tant d'autres sujets qui seront évoqués avec Théophile.
Un peu d'actualité internationale du côté de la presse indépendante avec cet article de reporter, il manque une toute petite partie, donc c'est la famine, voilà, c'est en... Pardon ? La famine, voilà, pointe son nez en Afghanistan et sont en cause une grave crise économique gravissime et de mauvaise récolte due à la sécheresse. Depuis l'arrivée des talibans au pouvoir, la population s'enfonce dans la pauvreté, explique le journal. En Afghanistan, la pluie ne tombe plus, la famine guette, la crise économique se double d'une année de mauvaise récolte, la famine menace et plus de 60% des Afghanistan qui vit dans l'insécurité alimentaire, selon le programme alimentaire mondial.
Selon l'Organisation mondiale de la santé, 3 millions d'enfants afghans seraient atteints de malnutrition aiguë. Aujourd'hui, l'hôpital survit grâce à l'aide du Comité international de la Croix-Rouge. Malgré le retour des talibans, un certain nombre d'organisations internationales se sont maintenues et elles devraient être amenées à se renforcer car le 22 décembre dernier, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté une résolution facilitant l'assistance humanitaire pendant un an, nous rappelle Reporters. Place désormais à la Minute Citoyenne avec Samy, notre socio-enseignant à Rennes qui revient sur la mobilisation dans sa ville de la communauté éducative. Bonjour Samy. Bonjour.
Est-ce que vous nous entendez bien ? Oui, très bien. Parfait, merci. C'est un plaisir de vous avoir avec nous. Alors racontez-nous un peu comment c'était à Rennes, quelles sont les revendications qui ont été portées par la communauté éducative, le personnel, les enseignants, les parents, les parents d'élèves.
Alors peut-être juste avant, avant de faire un petit point sur comment c'était à Rennes, les raisons pour lesquelles on se mobilisait, vous les avez rappelées dans l'introduction. Ce qui ressortait hier dans la manifestation, c'est qu'en fait, tous ceux qui étaient présents voulaient exprimer un message et c'était visible notamment par les mots d'ordre qui étaient sur les pancartes. Il y avait le nom de Blanquer qui revenait souvent. Parce que la politique de Blanquer qui est menée depuis cinq ans, elle est à la fois irresponsable, dangereuse et inégalitaire. Et les personnes qui étaient présentes hier étaient là pour l'un ou les trois motifs de cette grève-là.
Irresponsable parce que depuis le Covid, il y a eu des protocoles successifs qui ont eu lieu et qui ont été complètement incohérents dans leur évolution. C'est-à-dire qu'ils ont été plus souples à mesure que les contaminations augmentaient. Elles étaient infaisables sans les personnels supplémentaires. C'est ce qui revient aussi des personnels qui étaient présents hier. C'est-à-dire autant pour le nettoyage, la désinfection, la distanciation, pour la restauration le midi, pour les récréations, pour la surveillance des élèves, pour l'accompagnement médico-social. Tout ça, c'était insuffisant. Et avec un flou, au final, qui fait retomber la responsabilité sur les personnels eux-mêmes.
Et moi, je suis prof d'EPS. Ce flou-là qui amène justement à ce que la responsabilité de l'État soit dévoyée sur les personnels mais sans en avoir les moyens. Le symbole le plus criant de ça, c'est le fait que ça se décide en Conseil de défense et que de fait, ça enlève la responsabilité de ceux qui prennent ces décisions. Et puis dangereux parce que du coup, comme il n'y a plus de confiance dans ce gouvernement, on n'a plus aussi de difficultés à trouver les solutions. Et l'exemple tout simple, c'est que la partie des non-vaccinés le reste peut-être par perte de confiance totale dans ce gouvernement et on ne peut pas en vouloir de perdre confiance.
Dans les établissements, ce qui est revenu aussi, c'est que les gens sont perdus. Ils ne savent plus ce qui est applicable dans la mesure où on a un protocole qui arrive la veille pour le lendemain et que l'administration elle-même n'est pas au courant des dernières mesures. La hiérarchie qui est dans le déni, à savoir le ministre, mais aussi notre recteur, qui dans un article de West France disait que ce n'était pas le chaos, ça accentue encore le stress mental. Il y a eu un article en plus qui disait qu'il y avait un CPE d'un lycée breton qui en venait même jusqu'à pleurer tellement les choses étaient compliquées d'entendre le décalage entre la réalité et les discours.
Donc en fait, on est vraiment dans une situation qui est parallèle à celle de l'hôpital. C'est-à-dire que rien n'est fait pour compenser, pour nous dans l'éducation, la dégradation des cours depuis deux ans et c'est même pire. Et donc là, je reviens sur les discussions qu'on a pu avoir dans les manifestations. Très concrètement, en Bretagne et là plus spécifiquement en Ile-et-Vilaine, on voit quoi ? Il y a des gestionnaires qui nous disent voilà, maintenant on n'a plus d'autotest puisque c'est passé du ministère de l'Éducation à l'ARS et qu'on n'a plus d'autotest à donner pour les personnels. On a des règles qui sont complètement différentes d'un collège à un autre.
De ce fait-là, on a aussi une répression qui est grandissante malheureusement avec des collègues qui peuvent être sanctionnés abusivement. C'était le cas en début d'année avec notre collègue Édouard Descote mais aussi avec des chefs d'établissement qui confondent de plus en plus un devoir de réserve avec un devoir de soumission ou de silence.
Quels sont les sanctions ? Pardonnez-moi Samy, vous parlez de sanctions à l'encontre des professeurs ?
Alors des sanctions ou des intimidations. C'est-à-dire qu'effectivement on a des établissements, des remontées où on interdit implicitement ou explicitement aux collègues de discuter entre eux de certains sujets. C'est des choses ébuesques. Bien sûr, ce n'est pas la majorité mais on le voit arriver de plus en plus. Alors tout ça, bien sûr, c'est pour se rendre compte dans quel état on est mis aujourd'hui. Je vous prends l'exemple d'un seul collège. Un seul, sachant qu'il y en a plus de 60 en Ile-et-Vilaine. Dans un collège, il y a un collègue de SVT qui est en arrêt depuis des mois parce qu'il avait une opération. C'était prévu depuis des mois.
Eh bien, comme il n'y a pas assez de remplaçants statutaires qu'on appelle les TZR dans le second degré, eh bien il y a la moitié du collège, des élèves du collège, donc 250 élèves qui n'ont pas de SVT depuis neuf semaines. Dans le même collège, à cause des protocoles qui changent et à cause, on va dire, des travaux qui ont été faits dans l'établissement sans remise en place, elles changent les tables à la rentrée, là, de janvier, elles se blessent. Eh bien, ça fait trois semaines ou ça sera trois semaines semaine prochaine qu'elle n'est pas remplacée.
Donc en fait, on a des élèves qui manquent des cours et malgré ça, eh bien, il n'y a pas de changement qui est opéré parce que ce qui est prévu en Bretagne l'année prochaine, au lieu de créer des postes, c'est d'en supprimer encore 62. Et pour vous donner un ordre d'idée sur une échelle locale, rien que pour retrouver les conditions de 2017, c'est-à-dire les conditions qui n'étaient pas idéales, loin de là, mais juste avec le même taux d'encadrement, le même taux de charge de travail, il manquerait 430 francs dans le second degré. En EPS, il en manquerait 32. Et donc là, au lieu d'en rajouter, on en supprime encore.
Et ce qui ressortait hier, comme vous l'avez dit, c'était une grève qui était massive. Elle était massive et symboliquement, elle était très forte parce que dans les cortèges, il y avait tout type de personnel. Il n'y avait pas que des enseignants. Il y avait bien sûr des assistants d'éducation, il y avait des AESH, il y avait eu des témoignages de ces personnels, il y avait des CPE, mais il y avait aussi des gestionnaires, il y avait aussi les chefs d'établissement qui appelaient à être en grève, il y avait dans certains cortèges des inspecteurs, chose qu'on voit quand même assez rarement, il faut être honnête là-dessus. Et donc, on avait hier une communauté entière. Pourquoi ?
Eh bien parce que les postes que j'ai indiqués qui manquaient pour les enseignants, c'est la même chose ailleurs. Pour les vies scolaires, depuis des années, il manque des CPE. En Bretagne, il y a sept établissements qui n'ont pas de CPE à ce jour. Sept établissements. Donc les mesures qui sont prises là pour la rentrée prochaine, en fait, ne vont aller que pour un rééquilibrage minime. Pour la médecine scolaire, j'en parle même pas. Il n'y avait déjà pas de médecine du travail, mais pour la médecine scolaire, on est au fond du trou. C'est-à-dire qu'il n'y a aucune assistante sociale, aucun médecin scolaire ou infirmière qui est recruté en plus pour la Bretagne pour l'année prochaine.
C'est quand même scandaleux.
On a vraiment le sentiment finalement que la situation catastrophique que vous décrivez précède bien évidemment la crise sanitaire qui est venue justement, on va dire, exacerber toutes ces tensions et renforcer finalement les revendications, les protestations qui existaient déjà au sein de la communauté éducative.
Exactement. C'est-à-dire que ce qui est terrible, c'est que les demandes qu'on fait aujourd'hui, outre les demandes spécifiques au niveau sanitaire, c'est-à-dire les masques FFP2, les capteurs de CO2, les mesures qu'on demande en termes de personnel pour assurer l'encadrement, on les demande depuis des années. Je veux dire, l'évolution des effectifs par rapport à l'effectif enseignant et des personnels autres qu'enseignants par rapport aux élèves, il est sans cesse en décru. Les difficultés par rapport à la médecine scolaire, on en parle depuis des années. Chaque année, on demande à ce qu'il y ait plus d'infirmières.
Aujourd'hui, quand même, dans les établissements, ce n'est plus les infirmières qui assurent les élèves qui vont mal, en majorité. Pas parce qu'elles ne le veulent pas, parce qu'elles aussi, elles sont en burn-out pour une partie. C'est parce qu'il n'y a pas assez de personnel. Et donc, ce sont les assistants d'éducation à qui on demande de recevoir les élèves qui ne vont pas bien. C'est à eux qu'on demande de les assister quand ils doivent faire des autotests. On est dans une situation ubuesque qu'on dénonce depuis des années.
Le Covid, c'est uniquement un catalyseur et ça met en visibilité les problèmes qui existaient depuis déjà des années et ça ne date pas que du gouvernement de Macron, ça date de bien avant. Par ailleurs, Jean-Michel Blanquer, il était des GESCO déjà depuis 2007. Donc, ça fait plus de 10 ans qu'il sévit dans ce mystère-là. Et nous, on annonce une réussite hier de la manifestation. Mais malheureusement, ce qu'il a réussi, lui, c'est à démoraliser une partie des enseignants et surtout à détruire une partie du service public.
C'est pour ça que nous, dans nos revendications, une partie, on est l'événement, mais qui se retrouve au niveau national, c'est d'avoir un plan pluriannuel de recrutement de personnel, mais de tous les personnels. C'est-à-dire à la fois les enseignants, bien évidemment, mais aussi les personnels de vie scolaire, les AESH, les AED, les personnels médico-sociaux, c'est-à-dire les infirmières, les assistantes sociales, les médecins scolaires, les personnels administratifs aussi, parce que tout le monde pâtit de la dégradation du service public. Et donc là, on est dans une période, nous, où va se décider dans les semaines à venir, mais en fait, les moyens pour la rentrée à venir.
Et donc, dans ce cadre-là, c'est ce qu'on appelle la DGH, nous, on souhaite qu'il y ait une DGH, des moyens de la réussite pour prendre en compte tous les élèves avec leurs difficultés. Et de reconnaître aussi les différents personnels, ceux qui étaient en première ligne, les assistants d'éducation quand même et les AESH, il faut savoir qu'ils n'ont pas de statut, ils sont contractuels précaires, c'est la moindre des choses de reconnaître leur investissement. On a eu l'occasion d'ailleurs
de recevoir un assistant d'éducation ici sur le plateau qui est effectivement apporté les revendications que vous étiez en train d'expliquer. donc une grève plutôt réussie. Quelle est la prochaine étape, Samy ? Est-ce qu'elle pourrait se poursuivre les prochaines semaines ou prochains mois ?
Alors, est-ce qu'elle pourrait se poursuivre ? Bien évidemment, parce qu'elles le doivent et puis aussi parce qu'on a montré, malheureusement, je suis le premier à le regretter, mais on a montré que ce n'est pas la cohérence des arguments qui fait que le ministre va écouter pour de vrai. C'est le rapport de force. Et hier, il y a eu un élément de rapport de force, 3 000 personnes et les chiffres que vous avez donnés tout à l'heure, le ministère multiplié par deux, entre guillemets, comme le disait un chercheur en sciences sociales pour avoir les vrais taux. Ça tombe sur ce que donnent les revendications syndicales.
Et donc, pour poursuivre là-dessus, je parle de la Bretagne spécifiquement en Ile-Lévis-Laine, eh bien, on a prévu justement un tour éducatif pour recueillir les témoignages des personnels et continuer à rendre visible ce qui est invisible pour que tout le monde soit au courant, à continuer à informer parce que c'est capital que les gens aient conscience des vraies causes de ces problèmes-là, notamment par des heures d'info syndicales qui sont prévues dans les semaines à venir, par des stages. Moi, je suis militant syndical à la FSU, au SNEP FSU. On organise des stages le 20 janvier au niveau départemental. Il y a des assemblées générales qui sont prévues avec les collègues le 25 janvier.
Il y a aussi des réunions qui sont prévues avec les assistants d'éducation le 17 janvier. Bref, il y a des choses qui sont en perspective. Il y a peut-être l'idée d'une manifestation un samedi de la semaine prochaine et dans tout état de cause. Il y a le jeudi 27 janvier un appel interprofessionnel à la grève sur les salaires et l'emploi dans lesquels, bien évidemment, les questions qu'on a abordées là vont se retrouver aussi.
Très bien.
Je précise aussi que de façon assez exceptionnelle, à l'IFRE, en Ile-et-Vilaine, il y aura une manifestation le samedi 29 janvier à 14h. Donc, j'en profite pour le rappeler là puisque c'est important qu'on soit mobilisés sur tous les fronts et localement.
Merci d'avoir rappelé, Samy. Merci pour votre témoignage et on compte bien vous rappeler pour connaître un peu la suite de la mobilisation en Bretagne. Ce sera un plaisir. Merci. Donc, vous le disiez, effectivement, cette mobilisation a vraiment rassemblé toute la communauté éducative. On a vu également défiler de nombreux lycéens et lycéennes qui se sont mobilisés contre le protocole Covid-19 et plus globalement contre la politique catastrophique du gouvernement. on a beaucoup de chance de recevoir ici sur ce plateau qui va me rejoindre dans quelques instants Colin Champion président de la voie lycéenne et le ministre de l'Éducation.
D'ailleurs, ils ont souvent été invisibilisés d'ailleurs dans le cadre de cette crise sanitaire et Blanquer, justement, s'est senti un peu défié par ces lycéens qui, Blanquer a refusé, notamment, le gouvernement a refusé que les organisations lycéennes et les parents d'élèves participent à une réunion organisée hier soir rue Grenelle. On regarde la réaction du mouvement national des lycéens de la voie lycéenne.
Aujourd'hui, avec le MNL et la voie lycéenne, on est allé porter nos revendications pour aller parler à Jean Castex avec la FCPE et les syndicats. Jean Castex a refusé de nous recevoir. On a mené une délégation devant le ministère avec un important dispositif policier qui a été développé pour ne pas nous recevoir. Finalement, un accord a été conclu que deux personnes pourraient rentrer. La FCPE nous a laissé une place et là, on a clairement vu un refus du ministre de laisser entrer les organisations lycéennes. Donc, il ne voulait pas laisser nous voir et on ne comprend pas. On avait réussi à se mettre d'accord pour qu'on ait un représentant commun.
Ce que montre le gouvernement aujourd'hui, ce que montre Jean Castex ou Jean-Michel Blanquer, c'est qu'on méprise les lycéens, qu'on les considère comme des sous-merdes et que 35 000 lycéens dans la rue, 150 lycées bloquées, ça ne fait strictement rien. On a tous signé l'appel à mobiliser aujourd'hui. On a tous signé la demande d'audience auprès du Premier ministre et on nous méprise. Ce qu'on demande clairement aujourd'hui, c'est qu'on ait des moyens pour se protéger dans l'éducation nationale et qu'on prenne en compte les conséquences de la crise sanitaire. C'est les revendications communes des organisations lycéennes, la fidèle, le MNL, la voie lycéenne.
Donc aujourd'hui, ce qu'on appelle, c'est que ça finisse, que le déni, le mépris de Jean-Michel Blanquer est maintenant le Jean Castex se termine et on en voit où on en arrive. C'est une situation ridicule où le Jean Castex, le Premier ministre, justifie de ne pas nous recevoir par un argument sanitaire pour dire qu'on est trop nombreux dans la salle. La FCPE laisse une place et on refuse quand même. Donc voilà, on est assez scandalisés de ce qui s'est passé. C'est ça.
Pion, bonjour. Bonjour. Tu m'autorises à tutoyer ? Oui. Très bien, super. Donc tu es le président du syndicat de lycéens, la voie lycéenne. Explique-nous un petit peu ce qui s'est passé hier soir rue Grenelle lors de la négociation.
Alors hier soir, après cette mobilisation qui a quand même rassemblé partout en France 35 000 lycéens, on a eu à peu près 150 lycées bloquées d'après notre comptage à la voie lycéenne. En fait, on est allé avec la FCPE devant le ministère de l'Éducation nationale où étaient Véran, Castex, Blanquer. Et en fait, toutes les organisations qui avaient signé l'appel à mobiliser le 13 janvier et la demande d'audience, donc les sept syndicats, organisations représentatives professionnelles, ainsi que la FCPE, la voie lycéenne et deux autres organisations lycéennes.
En fait, on a écarté, Jean Castex et Jean-Michel Blanquer, ont décidé d'écarter la FCPE et les trois organisations qui sont lycéennes au départ. Donc on est allé avec Rodrigo Arenas, Carla Dugo de la FCPE et le MNL devant la rue de Grenelle, devant le ministère de l'Éducation nationale pour essayer d'entrer. On a négocié, on a eu un interlocuteur du Premier ministre qui est venu qui a apporté une liste sur laquelle on ne figurait pas.
Et on a demandé des explications parce que quand toutes les organisations représentatives de la communauté éducative appellent à une mobilisation, appellent à une demande d'audience, il n'est pas normal que ce soit le gouvernement qui décide qui est reçu en audience. Donc on y est allé finalement la FCPE en bataillant un peu a obtenu deux places. Elle a décidé de nous laisser une de ses places aux organisations lycéennes et l'interlocuteur du ministre a clairement dit non, non, ça ne peut être que la FCPE.
Donc en fait, on a eu finalement une décision qui est éminemment politique de la part du gouvernement de refuser de recevoir la jeunesse, de refuser de reconnaître qu'il y a eu un mouvement lycéen et on a vu aussi beaucoup de répression.
Est-ce que tu peux nous rappeler, pardon Colin, s'il te plaît, les revendications que vous portez, vous lycéens ?
Alors nous, il y avait deux choses principalement. On réclamait des moyens pour se protéger face à la crise sanitaire. Des masques, des tests et là où on en a besoin des purificateurs d'air et des capteurs de CO2. Et aussi, accessoirement, qu'on ait des fenêtres qui s'ouvrent parce que aussi bien dans le sud de la France que partout en province, à Paris, on a souvent des fenêtres, des volets qui ne s'ouvrent pas et en fait, des établissements qui sont parfois dans des états vraiment pitoyables et donc, ce serait le minimum qu'on étudie dans des conditions acceptables et c'est ce qu'on réclamait aussi.
Vous réclamiez aussi, je crois, un des affectifs de professeurs renforcés.
C'est ça, ça fait partie de notre demande de moyens supplémentaires. Il y a eu plus de 7500 postes de professeurs supprimés dans le second degré sous le mandat de Jean-Michel Blanquer depuis son arrivée au ministère et ça, c'est tout simplement inacceptable. Une des deuxièmes revendications aussi qu'on avait, c'était l'idée de dire qu'il faut adapter les épreuves du baccalauréat à la situation sanitaire. Ça fait longtemps qu'on le demande, ça fait longtemps qu'on dit, moi je fais partie de cette génération qui depuis la classe de seconde en fait est touchée par la crise sanitaire et cette gestion catastrophique du gouvernement.
On a eu les couvre-feux, les confinements successifs, les mesures qui changent d'une semaine à l'autre et finalement, on n'a pas de réponse sur comment on fait pour prendre en compte notre scolarité qui est perturbée depuis des années.
Donc on l'a dit tout à l'heure, les manifestants justement s'y reprochaient à Jean-Michel Blanquer sont mépris et il y a aussi une autre réponse du gouvernement qui forcément ne trouve pas la satisfaction de toutes et tous, c'est la répression. On regarde un petit magnéto réalisé avec entre autres les images de Tulipe, un photographe qui collabore avec nous. Il était devant deux lycées bloqués sur Paris mais aussi des images de Nantes. Je vous préviens, c'est assez violent. Regardez.
Je découvre en même temps
que vous ces images violentes. on a vraiment le sentiment que ce pays n'aime pas sa jeunesse. Colin, quand tu vois ces images, qu'est-ce que ça te fait, qu'est-ce que tu ressens et aussi quelles sont d'ailleurs les actions auxquelles vous pensez pour les prochains jours ou prochaines semaines ?
Moi, quand je vois ces images, je me dis qu'on est une génération qui est à bout et que le gouvernement ne veut pas entendre. On peut être des milliers dans la rue qui sont mobilisés à côté de nos professeurs et la seule réponse qu'on nous apporte dans une journée de mobilisation, c'est de la répression, des lycéens qui sont tasés, qui sont bousculés, qui sont renversés par une voiture de police et du côté des organisations, du côté de la rue de Grenelle devant le ministère, on nous nasse, il y a une nasse policière et on ne nous accepte pas dans l'audience. C'est vraiment le message politique qui est passé par ce gouvernement.
Je pense que c'est très clair, c'est on n'écoute pas la jeunesse, on n'en a rien à faire. Du côté étudiant, on laisse la précarité étudiante continuer comme c'est actuellement et du côté lycée, en fait, on ne prend pas en compte la détresse actuelle qui est psychologique, qui est une détresse et un appel à prendre en compte les inégalités qui sont encore renforcées avec les réformes Blanquer et aussi avec la crise sanitaire. Et Jean-Michel Blanquer, ça commence à suffire partout en France et on l'a bien vu, Jean-Michel Blanquer a appelé à l'unité, soi-disant, dans cette journée de mobilisation.
Il a appelé à l'unité, mais l'unité, elle s'est faite contre lui, elle est en train de se faire contre lui. Mais on passe aussi le message que Jean-Michel Blanquer, c'est la figure, mais derrière le projet de société, le projet de privatisation et de renforcement des inégalités dans l'éducation nationale, il est porté par le gouvernement et par Emmanuel Macron.
Est-ce que toi, à titre personnel, et peut-être que tu peux porter la voix de tes camarades, tu arrives à te projeter dans cette société ?
Je pense que c'est très, très sombre et qu'à la fois avec le réchauffement climatique, la crise sanitaire et les inégalités sociales, le fait qu'on a un monde du travail qui se précarise, on n'est pas accompagné sur notre orientation, on n'est pas accompagné, on manque de moyens dans l'éducation et finalement, l'avenir est très sombre pour toute cette jeunesse et ce n'est pas pour rien que l'année dernière, un des mots d'ordre qu'on faisait passer, c'est qu'on a une génération sacrifiée et qu'il faudrait un petit peu nous entendre et ça commencerait peut-être par recevoir des organisations représentatives syndicales au ministère.
Merci, merci infiniment Colin. Je tiens à le dire quand même parce qu'on méprise aussi beaucoup, je le disais tout à l'heure, cette jeunesse dans ce pays et on se rend bien compte que vous venez avec, il y a cette lucidité et cette conscience des enjeux et ce témoignage très fort que tu veux bien nous... Oui, bien sûr.
Un message, on a besoin de s'organiser pour poursuivre ce mouvement et un des moyens de faire ça, c'est d'utiliser une organisation syndicale. La Bois Lycéenne, elle est présente, on est là sur les réseaux sociaux, tout le monde peut nous retrouver et l'idée, c'est de dire que là, il va falloir que les prochains jours, on fasse le bilan de combien on est à s'être mobilisés et que les lycéennes et lycéens qui veulent poursuivre le mouvement nous contactent et qu'on puisse se coordonner partout en France pour se faire entendre.
D'accord. Donc on peut vous suivre sur Twitter et sur les réseaux sociaux, La Voie Lycéenne. D'accord, très bien. Merci encore Colin d'être venu sur ce plateau pour témoigner de cette rencontre hier rue Grenelle et pour parler des actions à venir.
Écoutez, pour moi, la première partie de cette matinale touche à sa fin, je vous le disais en introduction, en deuxième partie, vous aurez droit à un entretien politique très fort entre mon camarade et mon frère Théophile et Mathilde Panot, la présidente du groupe parlementaire France Insoumise à l'Assemblée Nationale et ensemble, ils aborderont plusieurs sujets, notamment la bataille homérique sur le pass sanitaire, la niche parlementaire de la France Insoumise et aussi la crise en Guadeloupe et en Martinique qui continue depuis Belle malgré une sorte, une forme d'occultation médiatique au sein de l'Hexagone.
La Guadeloupe et la Martinique où Mathilde Panot s'est rendue en fin 2021 où elle a pu constater l'ampleur de la vie chère, une des raisons de la colère des ultramarins. On regarde un extrait du reportage militant qu'elle a tiré en attendant que Théophile et Mathilde s'installent sur ce plateau.
Bonjour à toutes et à tous. Nous sommes aujourd'hui en Martinique et en Martinique, une des raisons très fortes de la colère des gens, c'est la question de la vie chère. On dit souvent un chiffre plus 38% des prix en plus ici alors qu'il y a un taux de pauvreté deux fois plus élevé, un taux de chômage deux fois plus élevé par rapport à l'Hexagone. Donc, ce chiffre de plus 38%, nous avons été alertés notamment par des Martiniquais et des Martiniquaises qui ont montré que ce chiffre de 38% a été largement sous-estimé.
Donc, nous allons le vérifier en faisant des courses aujourd'hui à Carrefour qui par ailleurs s'est bien gavé pendant la crise pour vérifier quelle est la différence des prix entre ici en Martinique et là-bas en Hexagone où nous avons demandé à des personnes de faire les mêmes courses que nous. Suivez-nous. Donc, en plus, on n'aura pas exagéré dans notre comparaison. Vous savez, ici, on est sur un territoire qui est empoisonné au chlordécone, un insecticide qui a été utilisé jusqu'en 1993 et qui empoisonne les eaux, les terres et les êtres jusqu'à 600 à 700 ans.
Donc, beaucoup boivent de l'eau en bouteille d'autant plus qu'il y a des coupures d'eau à plein de moments dues à l'état des réseaux. Ici, j'ai choisi un pack d'eau Vittel. Donc, Vittel, c'est Nestlé qui, à Vittel, donc dans l'Est de la France, assèche tout un territoire. Regardez ici combien ça vaut 6 bouteilles. 8,29 euros en hexagone, ça vaut 2,46 euros. Vous imaginez ? Voilà, ça, ça s'appelle la vie chère.
Bonjour à vous toutes et à vous tous qui nous regardez. Bonjour à toi, Mathilde. Bonjour. Et merci d'avoir accepté notre invitation dans des conditions abracadabrantesques parce qu'en fait, tu n'as quasiment pas dormi, si je comprends bien. Pas beaucoup. Pas beaucoup. Justement, il y a eu une sorte de happening à l'Assemblée nationale qui vous a retenu alors que ce n'était pas prévu et on va en parler. Alors, je rappelle que Mathilde Panot est députée de la Nation, présidente du groupe parlementaire de la France Insoumise.
Nous l'avons invitée d'abord parce que nous voulons évoquer l'actualité en Guadeloupe et en Martinique où la situation demeure délétère même si les médias hexagonaux en parlent beaucoup moins mais aussi pour faire un tour d'horizon sur la bataille du pass sanitaire qui se poursuit et sur d'autres sujets comme la dernière niche parlementaire de la France Insoumise pour cette législature. Alors, si tu le veux bien Mathilde, commençons par la Guadeloupe et la Martinique. Tu étais en fin d'année et tu continues à suivre la situation là-bas, une situation qui ne s'est pas encore stabilisée, loin de là mais dont on entend moins parler que lors de la montée de tensions de la fin d'année 2021.
Alors, qu'est-ce qui se passe en ce moment sur ces deux territoires ?
Déjà, merci en fait de parler de ce qui se passe en Guadeloupe et en Martinique parce que comme tu viens de le dire à l'instant, dans les médias hexagonaux, c'est comme si toute cette partie de notre pays n'existait pas et comme si finalement nos concitoyens ultramarins ne comptaient pas et moi je trouve ça assez révoltant donc déjà merci aux médias d'en parler. Alors, qu'est-ce qui se passe ?
Il y a une situation de tension extrêmement forte qui est d'abord le fait du gouvernement qui lui-même a créé un chaos sanitaire puisque vous avez eu des grosses manifestations en Guadeloupe et en Martinique qui sont en fait beaucoup de facteurs sur lesquels s'est rajouté le Covid et notamment la suspension des soignants et des pompiers. Mais il faut comprendre que c'est la goutte en trop parce que se rajoute la vie chère dont je parlais juste avant, des taux de chômage qui atteignent jusqu'à 65% chez les moins de 25 ans donc qui sont des taux de chômage hallucinants, des taux de pauvreté qui sont doubles par rapport à l'hexagone.
Vous avez évidemment la pollution en chlordécone dont je parlais donc qui est un insecticide qui a été utilisé sur les bananeraies jusqu'à 1993 et qui fait que les Antilles ont le plus fort taux de cancer de la prostate au monde aujourd'hui. Vous avez le problème de l'eau parce que le droit à l'eau n'est pas respecté particulièrement en Guadeloupe et on en avait parlé d'ailleurs ici donc le premier des gestes barrières se laver les mains n'est pas possible en Guadeloupe mais vous avez aussi des enfants
qui ratent jusqu'à avec de l'eau vitelle
voilà c'est ça mais qui coûte extrêmement cher comme vous l'avez vu non et puis avec des enfants qui ratent jusqu'à un mois et demi de cours par an parce qu'il n'y a pas d'eau à l'école et moi je le dis et Jean-Luc Mélenchon c'est pour ça qu'il a fait une alerte solennelle sur cette question oui nous avons une politique coloniale qui est en train de se passer sur la question de la Guadeloupe et de la Martinique et moi je trouve ça vraiment révoltant qu'on ne comprenne pas que si cette situation par exemple de l'eau était arrivée dans n'importe quel département de l'Hexagone il n'aurait pas perduré plus d'une, deux ou trois semaines or là ça fait des années se rajoute dessus la suspension des soignants et des pompiers avec des populations qui sont très peu vaccinées pour plein de raisons qu'on pourra développer si tu le souhaites mais en Martinique on se retrouve avec un taux de vaccination de la population de 40% et en Guadeloupe à peu près la même chose avec des systèmes de santé qui sont déjà à bout de souffle et donc on leur demande de se passer de 15% des soignants en Guadeloupe et de 50-45% des soignants en Martinique comment voulez-vous que ce soit possible donc on est d'ores et déjà dans une mise en situation en mise en danger de la population et que répond le gouvernement comme d'habitude la répression le GIGN et le RAID en Guadeloupe donc des forces antiterroristes anti grand banditisme ils ont arrêté le principal leader syndical Elie Domota avec où on le voit qui est très respecté où on le voit avec un t-shirt en sang en train d'être arrêté par les gendarmes qui ont été envoyés en reforce ce qui est une provocation incroyable vous avez des associatifs comme dans le collectif Moon Guadeloupe Yanis Chipotel qui a été dans les manifestations récentes alors qu'ils ont décidé de nouvelles provocations d'enlever le piqué de grève qui était là depuis des mois des soignants à côté de l'hôpital qui a reçu en pleine tête un flashball dont il a eu ensuite 10 points de suture derrière donc vous avez une répression très violente en Martinique vous avez directement les soignants qui ont été gazés dans l'hôpital alors qu'ils manifestaient pacifiquement donc ils se sont réfugiés dans l'hôpital gazés dans l'hôpital avec leurs patients donc en fait ce sont eux qui créent une situation où finalement ils ont décidé d'aller jusqu'au bout du chaos sanitaire et où ils placent les gens dans une impasse qui est impossible
alors ce qui est terrible c'est quand même que je pense que nous les journalistes et l'hexagone on a une certaine responsabilité là-dedans parce qu'effectivement si vous gazez des soignants dans un hôpital à Clermont-Ferrand ou je ne sais pas à Aulnay-Soubois en fait BFM les grands médias d'info braquent les regards dessus et quelque part en fait protègent la population ce qui n'est pas le cas dans ces territoires-là alors donc il y a la question de la vie chère aussi qui est une question qui est une question prégnante qui accroît encore à une pauvreté qui est déjà grande donc que tu allais là-bas tu as pris ton chariot tu allais au supermarché pourquoi la vie est chère en Guadeloupe et en Martinique et est-ce que ça a quelque part à voir quelque chose à voir avec la souveraineté alimentaire de ces territoires qui sont quand même loin de l'hexagone parce que Jean-Luc Mélenchon a profité justement de sa présence là-bas pour évoquer la question de la souveraineté alimentaire mais la souveraineté alimentaire de tous nos territoires et pas seulement des territoires ultramarins qu'est-ce que les gens mangent là-bas et pourquoi finalement ils n'arrivent pas à manger moins cher
alors c'est une excellente question d'abord pour revenir juste sur la question de si on gazait des soignants à Clermont-Ferrand peut-être parce que les territoires antillais sont loin de l'hexagone ou peut-être parce que justement au contraire les Antilles sont loin de l'hexagone ou que l'hexagone est loin des Antilles peut-être que ça on peut aussi le mettre dans l'autre sens effectivement il y a une nécessité impérieuse de parler de ce qui se passe pour nos concitoyens là-bas alors pourquoi la vie est chère vous avez plein de raisons bon la première des raisons c'est comme d'habitude qu'on retrouve c'est qu'il y en a qui se gavent et que vous avez des monopoles notamment dans les plateformes qui sont mises en place avec des supermarchés des marges qui sont faites au niveau des plateformes justement pour approvisionner parce que le transport ne leur coûte pas des prix où vous vous retrouvez parfois avec plus 80 plus 400% parfois d'augmentation par rapport à de prix plus élevés que ce qu'il y a par rapport à l'hexagone donc la première chose c'est qu'il y en a qui se gavent dedans et d'ailleurs une des choses qui avait été obtenue avec le mouvement de 2009 contre la profitation c'était d'avoir un observatoire des prix des marges et des revenus et un bouclier qualité prix c'est-à-dire une sorte d'administration des prix alors qu'il faut perfectionner sur plein de choses mais qui sont les outils politiques qui permettraient de faire en sorte déjà qu'on arrête que certains et certaines se gavent sur le dos des Guadeloupéens et des Martiniquais en fait c'est pas que ça n'a pas marché ça marche par exemple à la Réunion ça marche très bien enfin très bien c'est encore perfectible mais par exemple une des choses qu'avaient demandé à la Réunion les Gilets jaunes c'était d'augmenter le nombre de produits essentiels qui étaient dans le bouclier prix donc dans les prix qui étaient administrés et notamment le carburant pourquoi est-ce que ça fonctionne moins bien aux Antilles en tout cas de ce qu'on m'a raconté parce que l'observatoire n'a pas les moyens de faire le travail correctement notamment sur les marges et parce que finalement les outils sont bons ils ont été obtenus par la lutte citoyenne mais on se retrouve sans volonté politique pour vraiment faire en sorte que les prix baissent et qu'ils soient ensuite bloqués ce que nous demandons première des choses la deuxième des choses c'est qu'effectivement il y a une dépendance extrêmement forte à l'extérieur il y a 80% des produits qui sont mangés aux Antilles qui viennent de l'importation mais je vous ferai remarquer et c'est ce que Jean-Luc Mélenchon disait lorsqu'il était aux Antilles que l'Hexagone est exactement dans la même situation et que du coup nous devons apprendre partout à être en autonomie alimentaire il y a une difficulté particulière aux Antilles qui est liée au scandale d'état du chlordécone qui empoisonne les terres les eaux et les êtres pour 600 à 700 ans la cartographie qui doit juste déterminer où sont les terres contaminées sachant que quasiment toutes les masses d'eau sont contaminées au chlordécone la cartographie n'est toujours pas terminée c'est inacceptable et donc je ne parle même pas du travail de dépollution des terres puisqu'on n'est même pas en fin de cartographie donc vous imaginez que le travail de dépollution n'est pas du tout non plus à la hauteur de ce qui devrait être fait donc ça c'est une des difficultés mais il n'empêche qu'il y a des choses qui peuvent être produites localement on peut penser à des bon en fait parce que selon ce que vous cultivez ça prend ou non le chlordécone donc donc nous pouvons travailler à l'autonomie alimentaire et on avait regardé par exemple dans un rapport sur la Martinique qui montrait que sur la Martinique pour arriver à l'autonomie alimentaire il fallait prendre 2,2% des terres agricoles bon c'est faisable 2,2% tout le monde comprend
on peut juste recueillir au moins 2,2% des terres agricoles qui n'avaient pas été contaminées on peut espérer c'est pas sûr
en tout cas on peut travailler à tout ça évidemment et donc en fait c'est possible il suffit d'avoir la volonté politique de le faire et puis après il y a une dernière chose qui est insupportable c'est que vous vous retrouvez avec des fonctionnaires qui ont une prime de vie chère ce qui est logique vu ce que je racontais mais tous les autres ne l'ont pas et donc il faut impérativement à la fois créer des emplois parce que vous avez un taux de chômage qui est endémique alors qu'il y a énormément de grands chantiers à mettre en place je parlais de la rénovation des réseaux d'eau je parlais de cultiver les terres agricoles dont on a besoin je parlais de tout le travail de dépollution à mener je parlais du système sanitaire et notamment des hôpitaux en Martinique ou en Guadeloupe qui sont tellement avec moins de soignants qu'un professeur de tour qui avait été aidé pendant les confinements avait parlé de maltraitance sanitaire lorsqu'il parlait des Antilles donc je veux dire il y a beaucoup de choses à faire en fait dans les Antilles donc on pourrait créer des emplois augmenter les salaires faire en sorte qu'on baisse le prix notamment de tous les produits essentiels notamment en faisant en sorte que certains ne se gavent pas et puis en travaillant l'autonomie parce que ce que nous avons vu avec le Covid peut très bien se reproduire avec un événement climatique extrême et c'est la rupture des chaînes d'approvisionnement donc il faut travailler au maximum à l'autonomie alimentaire des territoires
Alors la France insoumise a été accusée de flatter la fibre anti-vax des Guadeloupéens et vous persistez et signez puisque vous avez été en première ligne dans la bataille contre la transformation du pass sanitaire en pass vaccinal déjà j'aimerais que tu répondes à cette accusation parce qu'effectivement une bonne partie de la population de la Guadeloupe et de la Martinique est défiant vis-à-vis de ce vaccin-là pour tout un tas de raisons notamment une défiance à l'égard de cet état qui est discriminant Qu'est-ce que tu dis quand tu entends cette critique-là ?
Non mais je souris parce que ça c'est notamment M. Véran qui nous fait des grands numéros dans l'hémicycle je souris parce que s'il croit vraiment qu'envoyer l'hygiène et le raid aux gens en leur disant que c'est eux les ennemis de la République qu'ils vont convaincre les gens d'aller se faire vacciner ils peuvent aller se mettre le doigt dans l'œil et nous nous n'avons pas flatté des instincts anti-vax des gens nous avons été discutés avec les gens et qu'est-ce que nous ont dit notamment les soignants et les pompiers ?
Ils nous ont dit nous on aurait pu discuter de se faire vacciner on aurait pu on voulait y réfléchir on voulait savoir par exemple avoir des études de transparence sur qu'est-ce que ça fait d'être contaminé dans son corps au chlordécone et d'avoir en même temps le vaccin qu'est-ce que ça crée le Covid avec toutes ces comorbidités qui existent on était prêt à en discuter mais à partir du moment où la seule réponse c'est la répression alors là c'est fini en fait à partir du moment où la réponse c'est de nous suspendre sans nos salaires c'est fini et il nous disait là-bas si monsieur le ministre veut qu'on respecte la loi à ce point-là qu'il commence par respecter la loi sur les taux de sucre dans les aliments qui font qu'aujourd'hui les Antilles vivent un fléau en termes de diabète d'obésité qui sont les premières causes de comorbidités et on a une surmortalité aujourd'hui en Outre-mer qu'il commence par faire en sorte de respecter la loi sur la question de la dépollution au chlordécone sur le droit à l'eau en fait en fait ce gouvernement ne fait que mettre de l'huile sur le feu et quand l'Organisation mondiale de la santé dit qu'il faut convaincre plutôt que de contraindre et bien il y a une raison à cela et la politique qui a été menée par ce gouvernement de chasse aux non-vaccinés puisque maintenant je crois qu'on ne peut pas dire autre chose avec le pass vaccinal notamment cette politique-là accroît la défiance chez les gens accroît la défiance et on ne peut pas faire comme si il n'y avait pas un État qui avait menti pendant des années sur les effets du chlordécone sur les gens il faut vous rendre compte de quoi on parle on parle de femmes qui vous racontent que leur fille n'aura jamais d'enfant parce qu'elle a des problèmes d'infertilité liés au chlordécone on parle de gens qui ont des malformations cardiaques on parle de gens qui ont des cancers on parle de gens qui dans leur chair est inscrit la défiance dans la parole publique qui a été portée donc la portée de la manière dont le fait M.
Véran et son gouvernement c'est-à-dire en envoyant des forces de partout ne convaincra personne donc nous nous voulons revenir à la raison nous voulons déjà une désescalade parce que nous sommes très inquiets très inquiets pour le pays mais particulièrement pour les Antilles lorsque des pompiers nous appellent à l'aide en nous disant il y a des jeunes qui vont se suicider aux Antilles moi ça m'inquiète lorsque il y a des pompiers qui vous racontent qu'un de leurs collègues s'est fait vacciner parce que sa femme lui a dit soit au 1er janvier tu perds ton travail et tu es suspendu et du coup je te quitte soit tu gardes ton boulot et tu te fais vacciner et je reste avec toi vous croyez que c'est une bonne raison de se faire vacciner d'avoir peur que sa femme et ses enfants le quittent parce que vous n'avez plus aucun revenu à la maison moi je ne crois pas quand ils vous racontent des scènes je vous raconte ça juste pour que vous compreniez quand ils vous racontent des scènes où à 3h du matin une femme de pompier les appelle pour leur dire il faut absolument que vous veniez là mon mari est en train de péter un câble et qu'il le retrouve en train de se taper la tête contre un mur et en voulant se suicider je crois que là aussi on n'est pas sur des politiques de santé donc moi je dis qu'il commence par rétablir le droit à l'eau qu'il commence à respecter les taux de sucre qu'il commence à respecter la dignité des gens et après on reparlera de tout ça et je vais vous dire quand vous avez des systèmes de santé qui sont aussi mal en point aussi à bout de souffle dans lequel on a aussi peu investi et bien oui je crois qu'il est criminel et je pèse ce mot là de se passer des soignants dernière chose très importante comment voulez-vous que les gens comprennent que vous avez vu peut-être là c'est leur nouveauté comme il manque de soignants dans notre pays on a décidé qu'un soignant vacciné mais positif au Covid avec un test positif qui ne tousserait pas qui ne serait pas enrhumé pourrait aller travailler mais un soignant non vacciné qui accepterait de se tester tous les 48 heures ne pourrait pas aller travailler et lorsqu'ils disent qu'ils vont donner des ruptures conventionnelles aux soignants ça veut dire qu'ils acceptent de se passer de gens qui sont formés dans des systèmes dans lesquels on a impérativement besoin d'eux c'est inadmissible
il y a effectivement quelque chose de bizarre dans tout cela alors on va continuer en parlant de la fameuse bataille du pass vaccinal et on va c'est une bataille âpre dans laquelle tu as joué un rôle certain on regarde un extrait d'une tirade qui a fait le buzz
Monsieur le Premier Ministre nous vous attendions hier ce qui aurait peut-être évité non pas par obstruction puisqu'il y a seulement 750 amendements à ce texte et 97 amendements pour nous mais par votre propre responsabilité d'ouvrir une crise parlementaire telle que celle-ci Monsieur le Premier Ministre puisque vous êtes ici maintenant excusez-vous des propos qui ont été tenus par le Président de la République excusez-vous des propos indignes valaient tout le temps alors que nous pensions débattre de mesures sanitaires que nous trouvons mauvaises mais peu importe nous avons compris que nous ne sommes pas en train de débattre d'un texte avec des mesures sanitaires mais d'une envie du Président de la République d'emmerder une partie des Français nous avons compris que non pas comme nous disions avant que avec ce pass sanitaire ou ce pass vaccinal vous étiez en train de créer deux catégories de citoyens comme le pointe notamment la défenseur des droits avec l'idée d'une partie de la population qui contrôle l'autre partie de la population mais que vous étiez en train de créer une classe de citoyens les vaccinés et que tous les autres les non vaccinés les sans schéma vaccinal complet tous les autres étaient en déchéance de citoyenneté excusez-vous excusez-vous pour ces propos absolument indignes du Président de la République qui ont été tenus excusez-vous parce que pendant ce quinquennat vous avez déjà qualifié les Français de rien de feignants de gaulois réfractaires de ceux qui coûtent un pognon de dingue de ceux qui doivent traverser la rue pour trouver un emploi d'ilettrés de ceux qui doivent trouver un emploi pour se payer un costard et j'en passe Monsieur le Premier ministre c'est facile pour le Président de la République qui en Ve République est irresponsable par nature c'est facile d'insulter les Français depuis une tour d'argent de l'Elysée sans qu'on puisse venir le chercher mais maintenant que vous êtes là alors que vous avez vous-même dit hier aux questions au gouvernement qu'il fallait revenir sur une sérénité du débat alors que Emmanuel Macron disait l'apaisement doit toujours primer sur l'affrontement excusez-vous parce que vous êtes en train d'aggraver une crise très grave dans notre pays et je croyais que le Président de la République avait compris qu'il devait arrêter de blesser des gens apparemment il ne l'a pas fait
alors petite anecdote un peu légère Mathilde le rappeur Booba qui est un peu révèche en fait c'est un peu celui qui tape sur tout le monde il admire ton travail politique et il a partagé cette tirade comme beaucoup de vidéos qui viennent de toi alors est-ce que on peut attendre un single un featuring en préparation entre Booba et Mathilde ?
je ne sais pas il faut lui demander mais moi je trouve ça je trouve ça important Booba il avait déjà partagé une fois sur les questions de sécurité globale moi je trouve ça important que des artistes populaires parce que Booba c'est un artiste très populaire je trouve ça important aussi qu'il y ait une implication politique sur des sujets qui sont des sujets de liberté fondamentale des sujets de droits fondamentaux donc moi je trouve ça bien voilà ça m'a fait plaisir
en tout cas il a beaucoup de cibles mais tu n'en fais pas partie alors pour revenir aux choses les plus sérieuses où en est la bataille du pass vaccinal le projet de loi a été assemblé a été adopté à l'Assemblée nationale adopté au Sénat avec des modifications mais la nuit dernière patatras tout a encore volé en éclats au point où finalement tu as quitté l'hémicycle à 3h pour arriver ici 4h après
alors en fait pour que tout le monde comprenne bien donc un texte ça passe d'abord à l'Assemblée ensuite ça fait ce qu'on appelle la navette avec le Sénat donc là on a fait les deux premières lectures un premier vote à l'Assemblée un premier vote au Sénat ensuite il y a ce qu'on appelle une commission mixte paritaire la commission mixte paritaire c'est des sénateurs des députés ensemble qui décident est-ce qu'ils trouvent un accord pour qu'il y ait une lecture définitive il n'y a pas eu d'accord pourquoi ?
parce qu'un sénateur LR aurait fait un tweet en disant que le Sénat avait gagné des petites avancées ce qui n'a pas plu à la Macronie bon enfin ils sont en train de faire c'est vraiment la cour de récréation en ce moment donc la commission mixte paritaire qui s'était réunie pendant plus de 4 heures a échoué donc on repart sur une deuxième lecture Assemblée deuxième lecture Sénat puis ensuite lecture définitive à l'Assemblée hier on était en commission donc on a fait l'examen du texte jusqu'à oui à peu près 2h30 du matin on a fait l'examen du texte en commission aujourd'hui ça va être à 15h ça va être en séance en hémicycle demain ça retourne au Sénat et probablement dimanche ils vont nous faire voter la dernière version du pass vaccinal
quand un député LR tweet
ah peut-être tout peut déraper à tout moment non mais on est en train de vivre quelque chose qui est quand même assez incroyable enfin la première lecture à l'Assemblée le premier soir ils ont essayé de nous faire continuer jusqu'à enfin je dis 5 ou 7h du matin mais vu qu'on a continué 2 jours après je pense que ça aurait été peut-être 10h 11h du matin donc de nous faire toute la nuit en train de débattre du pass vaccinal sans le regard des citoyens parce que les citoyens du coup ne regardent pas 4h30 du matin ce qui se passe dans le débat
il y en a qui regardent la NBA qui sont habitués à ne pas dormir
parfois mais tout le monde comprend en tout cas que lorsque vous faites de 9h du matin jusqu'à 10h le lendemain en y passant toute la nuit à la fin vous bâclez les amendements parce qu'on vous dit tout le monde vous dit ah bah non tu vas quand même pas défendre ton amendement ah bah non on répond rapidement allez rapidement rapidement bon on bâcle des débats sur des choses qui sont quand même fondamentales dans notre pays bon ensuite le deuxième jour c'est là que l'interview d'Emmanuel Macron surgit dans le paysage alors on ne sait pas Aurora Berger dit que c'est pas ce qu'il pensait que ça allait déjà être voté enfin bon voilà puis ensuite il assume ou il nous dit qu'il a envie d'emmerder les français non vaccinés envie c'est très envie même il dit et puis il invente cette déchéance de citoyenneté là avec les personnes non vaccinées qui ne seraient plus des citoyens non vaccinés ou sans schéma vaccinal complet et ensuite on attend le premier ministre prendre des plombes finalement il vient le mercredi enfin la première lecture ça a été quand même bien agité donc nous on ne laissera pas passer comme ça pour plein de raisons d'abord parce qu'on est en train d'installer une ambiance quand même très très grave dans notre pays je ne parle même pas juste des choses qui sont dans le texte mais peut-être avez-vous entendu là alors les débats c'est faut-il soigner ou non les non vaccinés ce qui est quand même absolument incroyable et indigne pour notre pays là j'ai vu que monsieur Ciotti se sentait d'un coup canadien ou québécois et demandait à ce que on enlève les indemnités chômage aux non vaccinés enfin je veux dire on commence à aller très très loin en fait même le fait que ces questions soient dans le débat politique est pour moi un problème et un signe qu'on est quand même rentré dans une ère qui est extrêmement grave du point de vue des droits des personnes et des libertés fondamentales et puis on va se battre contre ce texte parce que ce texte n'a rien de sanitaire il n'a rien de sanitaire il n'est fait que pour dresser les français pour finalement faire deux catégories de citoyens et pour faire que monsieur Macron puisse se draper dans le fait qu'il soit lui le porte-parole des vaccinés lui le porte-parole du progrès et de la science tandis que tous les autres qui seraient contre leur politique quel que soit ce que dit l'Organisation Mondiale de la Santé quel que soit ce que dit la Défenseure des Droits ou quel que soit ce que dit la CNIL seraient finalement des obscurantistes gauchistes et cervelés qui veulent que les gens meurent parce qu'en fait ils nous disent ça directement vous vous rendez compte ils nous mettent les morts des gens à chaque fois sur la conscience par contre le fait qu'ils ne fassent rien sur l'hôpital public et qu'ils aient même fermé 5700 lits en 2020 il n'y a rien la manifestation d'hier dont on va sûrement reparler de l'enseignement le fait qu'ils aient supprimé 7900 postes dans l'enseignement ce qui correspond pour que tout le monde comprenne c'est comme si dans notre pays on supprimait 175 collèges d'un coup c'est ça à peu près qu'a fait le bilan de Macron dans l'enseignement donc qu'il n'y ait plus de professeurs remplaçants toujours pas de purificateurs d'air toujours pas de masque à fait FP2 toujours pas de lever des brevets qui fait que la pandémie va continuer et l'organisation mondiale de la santé l'a dit tant qu'on ne donne pas la possibilité à la population du monde entier d'avoir accès au vaccin et qu'on arrête que Pfizer BioNTech et Moderna gagnent 1000 dollars par seconde excusez-nous du peu bon enfin voilà c'est une stratégie d'Emmanuel Macron et Emmanuel Macron ne fonctionne que en désignant des ennemis de la République alors d'abord ces ennemis ça a été les pauvres ensuite ces ennemis donc il leur a enlevé 5 euros d'appel ensuite ça a été les chômeurs ensuite ça a été vous comprenez ceux qui partent à la retraite plutôt parce qu'ils ont des régimes spéciaux ensuite ensuite ensuite jusqu'à que Emmanuel Macron se soit mis le peuple tout entier contre lui donc c'est une stratégie d'Emmanuel Macron donc nous on va répondre pied à pied dans cet examen qui aura lieu donc aujourd'hui et puis dimanche à l'Assemblée
si finalement la majorité sénatoriale elle est la majorité et macroniste à l'Assemblée nationale se mette d'accord est-ce que la bataille du pass sanitaire sera définitivement terminée est-ce qu'il y aura un troisième tour ou un quatrième tour devant le conseil constitutionnel ou devant des institutions comme le conseil d'état
alors nous on travaille d'arrache pied on devrait quand même c'est Hugo Bernalisi qui fait ça pour nous et je vous assure qu'il est acharné quand il veut quelque chose on devrait avoir un recours au conseil constitutionnel qui est un peu digne de ce nom parce que les républicains vont en déposer un aussi mais ça sera sur des sujets on va dire à minima or nous nous considérons que lorsqu'on arrive dans un moment où on devient on remplace la république sociale par le république du QR code où quand même tout le monde va pouvoir regarder vos papiers d'identité ce qui est quand même assez incroyable avec un contrôle d'une partie de la population sur une autre on glisse dans quelque chose qui est très dangereux pour notre état de droit donc nous on va essayer d'en faire un plus costaud on est en train de convaincre les uns et les autres voilà on fait ce travail de conviction donc oui il y aura une saisine au conseil constitutionnel et bon évidemment pour les assemblées elles-mêmes pour le vote du texte si LR et LREM se mettent d'accord ils ont la majorité absolue entre le Sénat et l'Assemblée donc évidemment que ça passera dans les faits mais on bataillera sur le conseil constitutionnel et puis nous nous l'avons dit officiellement si en avril c'est nous qui prenons la tête du pays nous supprimerons tous ces passes sanitaires et vaccinales qui n'ont rien de sanitaire et qui créent des choses qui sont très graves dans notre pays un petit chiffre quand même que je trouve extrêmement frappant et qui est juste sur un hôpital mais corroboré un peu dans toutes les parties du pays l'hôpital Robert-Debré alerté sur le fait qu'entre fin 2019 et fin 2020 il y avait une augmentation des tentatives de suicide chez les jeunes de moins de 15 ans de plus de 199% il faut retrouver le goût de la liberté il faut retrouver la démocratie sanitaire on va en tout cas faire tout ce qu'on peut pour se battre sur ces questions-là
alors tu étais dans la rue hier avec les profs et les parents d'élèves contre ce qu'on pourrait appeler la gouvernance Blanquer qu'est-ce que tu en tires comme leçon est-ce que Jean-Michel Blanquer doit démissionner comme le réclame le parti socialiste ?
oh bah pas que le parti socialiste tous les manifestants le chantaient nous l'avons aussi chanté alors d'abord hier c'était historique historique par le nombre et la force de la mobilisation ou contrairement à ce que disait Blanquer on ne fait pas grève contre un virus non non c'était bien écrit sur toutes les pancartes que les gens trimballaient de partout avec plein d'inventivité c'était bien écrit non non on ne fait pas grève contre un virus on fait grève contre Blanquer et sa politique et c'était historique parce que bon le premier syndicat parle dans le premier degré de 75% de grève c'est énorme mais énorme on n'a pas vu ça depuis 20 ans je pense avec en plus bon des signaux qui sont intéressants quand vous avez les directions et les directions d'écoles qui commencent à se mettre en grève quand vous avez des inspecteurs de l'éducation nationale qui commencent à se mettre en grève c'est que quand même le mouvement est très très très profond plus évidemment les parents d'élèves qui étaient là et les fédérations de parents d'élèves qui étaient là aussi dans cette manifestation donc historique par son ombre et moi j'ai halluciné hier quand j'ai vu que Jean-Michel Blanquer a dit que sur les masques à fait FP2 il avait compris les tenants et les aboutissements il faut quand même voir le rapport de force qu'il faut faire pour juste qu'ils comprennent que les professeurs demandent à ce que un on les respecte qu'on arrête de les mépriser et deux à ce qu'on les protège on se retrouve deux ans avec la pandémie toujours sans purificateur d'air et maintenant ils mettent la faute sur les collectivités toujours sans masque à fait FP2 vous avez par exemple des AESH celles qui accompagnent les enfants en situation de handicap qui sont payées 800 euros par mois
ça c'est vraiment
c'est vraiment mais terrifiant
quand on connait leur travail quand on
des enfants en situation de handicap dans le pays le cinquième pays le plus riche au monde qui sont déscolarisés parce qu'il n'y a pas assez d'AESH des AESH qu'on mutualise alors on vous raconte qu'un enfant en situation de handicap aujourd'hui en deux ans de scolarité il peut avoir jusqu'à 10 AESH différentes parce qu'il faut mutualiser alors vous comprenez il faut mutualiser parce qu'on n'arrive pas à recruter bah oui qui accepterait de travailler pour 800 euros par mois vous vous rendez compte à quel point ces femmes elles aiment leur métier pour accepter des conditions comme ça elles ont toutes deux emplois elles sont obligées elles sont obligées bon bah les AESH elles achètent avec leurs 800 euros par mois leur masque elle-même et pourquoi cette colère elle est aussi forte dans l'éducation nationale elle est aussi forte parce que entre le début des vacances de fin d'année et la rentrée ils ont changé quatre fois de protocole sanitaire et le protocole sanitaire les professeurs l'ont appris la veille dans un article payant d'un journal sans en avoir été informé au préalable donc en fait ça suffit et tout ça se met sur évidemment des situations de dizaines d'années où on a supprimé des postes dans l'éducation donc c'est comme ça qu'on n'arrive plus à remplacer les profs c'est comme ça qu'on n'a pas assez d'AESH et qu'on ne les paye pas dignement etc avec un gel du point d'indice qui a été gelé depuis plus de 20 ans avec des classes qui sont surchargées avec des inégalités entre les territoires et donc des enfants quand vous êtes en quartier populaire que ça soit dans le 93 dans le 91 à Grigny ou autre qui n'ont pas les mêmes conditions d'éducation qu'à Paris peut-être connaissez-vous ce chiffre mais l'établissement avec le plus d'argent de Seine-Saint-Denis a toujours moins d'argent que l'établissement le plus pauvre de Paris donc cette colère elle est justifiée évidemment Blanquer doit démissionner il est d'un mépris absolument incroyable je pense que c'est le ministre le plus détesté de la Macronie et il faut changer radicalement la manière dont on fait et c'est le personnel éducatif lui-même qui sait le mieux comment se protéger
alors je voudrais qu'on parle aussi un peu de la niche parlementaire LFI la dernière de cette législature on sera obligé de bâcler parce qu'en fait on va faire que les gens arrivent en retard au travail puisqu'ils nous regardent avant d'aller au travail alors d'abord c'est quoi une niche parlementaire ?
Alors la niche parlementaire c'est le seul jour dans l'année où on a le droit de décider de l'ordre du jour donc de proposer nos propres textes peut-être que tu veux que je te dise quel texte ton ami ?
Ah non mais je sais et on va en parler en tout cas déjà il y a une proposition de loi qui a été adoptée et c'est historique parce que ce n'est pas politique politique mais enfin ça l'est quand même et ça change la vie c'est la reconnaissance de l'endométriose comme une affection de longue durée est-ce que tu peux nous expliquer c'est quoi l'enjeu de cette reconnaissance ?
Oui alors pour nous c'était très important alors l'endométriose c'est une maladie chronique qu'ont 10% des femmes dans notre pays bon pour expliquer très concrètement à celles et ceux qui ne connaîtraient pas enfin celles à mon avis elles connaissent mieux mais ceux peut-être qui ne connaissent pas l'endométriose donc c'est des douleurs extrêmement aiguës lors des règles qui parfois laissent les femmes complètement pliées en deux leur pourrie la vie les empêche parfois d'aller travailler les met dans dans des situations de souffrance absolue où tout le corps devient souffrance donc on dit que ça touche entre 2,5 millions et 4,2 millions de femmes on ne sait pas exactement il y en a beaucoup qui ne sont pas diagnostiqués donc 10% des femmes dont un tiers au moins auraient des formes graves dont on est en train de parler aujourd'hui l'endométriose n'est pas reconnue comme une maladie longue durée qu'est-ce que ça permet d'être reconnue comme une affection longue durée par l'assurance maladie la sécurité sociale ça permet que vos soins soient pris en charge à 100% ça permet d'enlever les jours de carence ça permet donc d'avoir des arrêts maladie etc donc ça change radicalement la vie de ces femmes qui sont affectées qui sont par cette maladie pour nous c'est c'est une très belle victoire d'avoir réussi à ce que l'Assemblée dans l'unanimité vote cette résolution par contre et ça j'alerte dessus les associations sont déjà en train de faire tourner une tribune que nous allons signer au gouvernement parce que si l'Assemblée a voté à l'unanimité il y en a un qui ne s'est pas montré extrêmement brillant par son unanimité c'est le ministre Véran dont on a su après qu'il était positif au Covid c'était juste avant qu'il soit positif au Covid le ministre Véran nous dit moi je ne suis pas favorable à l'affection longue durée parce que ça ne serait pas la bonne solution toutes les associations ne sont pas d'accord avec ça c'est faux nous avons auditionné les associations c'est faux et donc en fait finalement on aurait une résolution où le gouvernement dirait oui regardez nous faisons un plan sur l'endométriose qu'ils ont annoncé qu'ils ont annoncé juste deux jours avant notre niche comme par hasard on avait annoncé ce texte en novembre donc il va falloir être attentif maintenant à ce que le gouvernement suive les actes qu'a posé l'Assemblée nationale mais il n'empêche qu'avoir posé cet acte avec unanimité donne un rapport de force extrême en fort pour que on puisse avoir ces actes rapidement et changer la vie de ces femmes rapidement donc on est vraiment très heureux de cette victoire historique
Alors il y a une autre proposition de loi qui a été adoptée je pense qu'elle concerne
la réhabilitation des fusillés
pour l'exemple de la première guerre mondiale mais il y en a d'autres alors je vais les lire il est difficile d'imaginer qu'elles seront adoptées quand on connaît les équilibres politiques à l'Assemblée j'en cite quand même quelques-unes restaurer l'état de droit par l'abrogation des régimes d'exception créés par la crise sanitaire c'est-à-dire pendant la crise sanitaire c'est-à-dire le pass vaccinal le pass sanitaire que la France sorte de l'OTAN nationaliser les concessions les sociétés concessionnaires d'autoroutes instaurer un droit de révocation des élus instaurer un blocage des prix interdire l'utilisation du glyphosate et instaurer la légalisation du cannabis bon ça ne passera pas
alors non elles ont toutes été refusées hier en hémicycle les autres bon mais elles ont été refusées mais les idées elles avancent les idées elles avancent déjà parce que dans nos propositions à chaque fois nous faisons des sondages et on voit que l'idée de légalisation du cannabis la question de nationaliser les concessionnaires d'autoroutes dont tout le monde comprend que c'est un scandale d'état absolument incroyable d'avoir bradé les autoroutes pour faire des milliards de cadeaux aux multinationales notamment à Vinci toutes ces propositions de loi sont très majoritaires dans notre société aujourd'hui et on voit que dans ces propositions de loi on a réussi à faire en sorte la légalisation du cannabis évidemment mais même sur d'autres qu'on ait des votes qui transcendent parfois les partis politiques et ça ça permet de continuer à faire avancer des idées la suppression du glyphosate c'est parce qu'il faut absolument désempoisonner le monde alors ils pourront nous dire tant qu'ils veulent Emmanuel Macron avait fait un tweet pour dire dans trois ans ça sera interdit bon ben on est cinq ans après c'est toujours pas interdit on continue toutes et tous à être empoisonnés au glyphosate donc tout ça nous permet de montrer aussi les ruptures dont on a besoin et puis surtout c'est des propositions de loi qui sont prêtes immédiatement lorsque nous aurons je l'espère gagné cette élection présidentielle
bah oui parce que la présidentielle c'est l'horizon disons des prochains mois merci beaucoup Mathilde Panot d'avoir été d'être venue en direct aux médias malgré la fatigue malgré l'absence de sommet lié au disons à l'agenda parlementaire et à la manière dont il est mis en oeuvre donc voilà le média est un média indépendant qui ne vit que des dons de ceux qu'il aime et des cotisations de ses sociaux alors voilà si vous nous aimez faites le geste et on se retrouve très rapidement merci