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interviewC à vous· 13 septembre 2024 52 min

Paralympiques : le sport pour se reconstruire - C à vous - 13/09/2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.-E.Lemoine: Nous sommes en direct jusqu'à 21h avec Emilie, Mohamed, Patrick et J.-B.Marteau, en charge du 5/5.

Bonsoir à tous les 4. Votre choix? - E.Tran Nguyen: E.Macron veut faire du 14 septembre la Fête nationale du sport.

Il y aura une parade des 800 athlètes et para-athlètes pour leur rendre un dernier hommage. - A.-E.Lemoine: Parmi eux, L.Chardard, médaillé de bronze à Paris.

Il a une histoire extraordinaire. Il la raconte dans un instant. Il sera accompagné d'A.Boyon.

Pendant 2 mois, il a mangé et respiré JO. On prolonge la fête avec eux dans un instant. - M.Bouhafsi: 2 agents pénitentiaires ont été abattus lors de l'évasion sanglante de M.Amra.

Il y aura des hommages ce week-end. J'ai rencontré le père d'A.Garcia ce matin. - A.-E.Lemoine: M.Amra est toujours recherché. - P.Cohen: Le RN se place au centre du jeu politique, partenaire tacite du futur gouvernement Barnier et possible allié de la gauche sur la question des retraites.

Le RN au centre du jeu, ce n'est pas exactement ce qui ressortait du vote du 7 juillet. - A.-E.Lemoine: On va soumettre ce sujet à notre invitée S.Rousseau.

On vous invite à l'occasion de la sortie de ce livre. Vous vous attaquez à l'imprudence des Trente Glorieuses qui ont produit de la richesse. Vous nous direz pourquoi ces années ont été imprudentes.

Vous faites preuve d'optimisme car la France est plus tolérante et plus solidaire qu'on ne le pense. Vous nous direz pourquoi. Jean-Baptiste? - J.-B.Marteau: Vous venez à la mairie pour déposer votre cérémonie de mariage et on vous dit que vous êtes déjà marié mais vous n'êtes pas au courant.

C'est une nouvelle arnaque à l'usurpation de l'identité. Une victime témoigne. - A.-E.Lemoine: On recevra une actrice drôle, exigeante, populaire.

Elle est de retour au théâtre et à l'affiche d'un nouveau film. C.Frot a toujours su concilier le théâtre et le cinéma, ses 2 passions.

Elle sera aux côtés d'une rare femme cheffe d'orchestre, N.Stutzmann. J.Lambert nous expliquera pourquoi il revient faire le pitre où il se présente sous son vrai prénom, Rodolphe.

Bertrand s'appelle Bertrand. Il est en cuisine. Sinon, il s'appellerait autrement. - B.Chameroy: Oui, quelque chose de plus moderne.

Bonsoir à tous. J'espère que vous avez faim car Juliette a prévu la dose! Au menu, cheffe? - J.Ju: Bonsoir.

Je vais préparer une recette typique coréenne, un boeuf bulgogi, un boeuf mariné très populaire en Corée. - B.Chameroy: Merci. - A.-E.Lemoine: Tout de suite, l'édito de P.Cohen.

Le RN, partenaire encombrant de tous les camps. - P.Cohen: Le partenaire tacite de M.Barnier et de son futur gouvernement, ça a beaucoup été dit, la gauche accusant M.Le Pen d'avoir validé le choix du Premier ministre, après avoir promis la censure à B.Cazeneuve et X.Bertrand.

Position de force résumée par J.Bardella: "Rien ne peut se faire sans le RN. M.Barnier sera sous surveillance." La gauche crie à une trahison du front républicain et elle n'a pas tort.

Le vote majoritaire des Français le 7 juillet était bien pour écarter le RN des responsabilités, pas pour le mettre au centre du jeu. Mais voilà que la gauche est sur le point d'accomplir ce qu'elle reproche à la droite et au centre: une alliance de circonstance avec l'extrême droite. - A.-E.Lemoine: Sur la réforme des retraites. - P.Cohen: Le parti de M.Le Pen est loin d'avoir été rectiligne sur le sujet, mais le RN veut profiter d'un privilège en tant que groupe parlementaire le plus nombreux à l'Assemblée.

C'est le 1er à disposer d'une niche, d'une journée dont il peut disposer à sa guise pour faire voter sur ses propositions de loi. Ce sera le 31 octobre. Le RN a choisi de mettre à l'agenda la principale promesse de la gauche en campagne, l'abrogation de la réforme des retraites aux conditions de la gauche, c'est-à-dire 62 ans avec 42 annuités de cotisations, c'est-à-dire l'abrogation de la réforme Macron et de la réforme Touraine.

S.Chenu l'a confirmé. - S.Chenu: Nous disons aux Français qu'on veut abroger la réforme des retraites.

C'est souhaité par une majorité des Français. Nous mettons ça sur la table. Votera qui souhaitera le voter et rendra compte à ses électeurs.

Si on ne veut pas voter, c'est qu'on privilégie la tambouille politicienne aux intérêts des Français. - P.Cohen: Le financement de la mesure n'est presque jamais abordé.

L'abrogation de la réforme Macron coûterait 15 milliards d'euros par an, d'après l'étude d'impact du gouvernement. La France avait chiffré la réforme à 25 milliards. L'Institut Montaigne à 58 milliards.

La gauche est au pied du mur. Soit elle refuse à la fois le baiser de la mort du RN et ce qu'attendent ses électeurs, soit elle piétine ce qu'il reste du cordon sanitaire avec l'extrême droite. Les voix de la gauche et du RN se sont déjà mélangées à l'Assemblée, mais jamais sur un texte déposé par le RN.

La gauche n'a jamais voté des motions de censure du RN alors que le RN a voté 5 fois, je crois, les censures de la gauche. C'est plutôt la 2e option qui l'emporte...

Peu importe le flacon, c'est la réforme des retraites qu'il faut abroger, donc on vote pour, c'est ce que dit L.Deffontaines. on peut abroger cette réforme des retraites, il faudra être au rendez-vous. - P.Cohen: Pas d'états d'âme.

Je ne sais pas si la gauche mesure tout l'impact de l'intégration du RN...

L'extrême droite, que tous les partis avaient promis de marginaliser le 7 juillet, est en train de faire danser tout le monde. - A.-E.Lemoine: Avant de revenir à la position dont semble pouvoir jouir le RN...

Vous sembliez découvrir les propos de L.Deffontaines. - S.Rousseau: Oui.

Je ne voterai jamais la proposition de loi sur l'abrogation de la réforme des retraites dès lors que c'est proposé par le RN. On va gagner sur la réforme des retraites car il y a le PLFSS avant. On peut déposer des textes transpartisans.

Nous avons nos niches. C'est une question de semaines. Nous gagnerons, mais avec les honneurs, sans nous compromettre sur nos valeurs.

Je ne transigerai pas là-dessus. La parole de L.Deffontaines n'engage que lui.

Nous n'avons pas eu de décision collective mais quelle que soit celle-ci, nous sommes une majorité à ne pas voter. - A.-E.Lemoine: Il est minoritaire? - S.Rousseau: Je pense, oui. - P.Cohen: Tout le monde ne s'est pas exprimé dans ce sens.

On n'a pas passé d'autres réactions, mais côté insoumis, notamment, il y a eu...

D'autres communistes ont dit qu'ils étaient prêts à voter. - A.-E.Lemoine: Au nom de la promesse. - S.Rousseau: On va gagner sur les retraites, soit sur un texte transpartisan, soit sur une niche du NFP, soit sur le PLFSS.

Ca remettrait le débat là où il doit être. Je ne voterai pas et nous serons nombreux à ne pas voter. - A.-E.Lemoine: Vous serez sûrs d'avoir l'abrogation sans les voix du RN? - S.Rousseau: On ne peut pas imaginer ce qu'ils vont voter.

Quand on dépose quelque chose, on ne peut pas contrôler les votes des autres. Nous n'avons jamais appelé à leur vote. Avec un RIP, on n'a pas besoin des votes du RN.

Je ne leur serrerai pas la main. Je sais que ça a choqué. Je ne voterai jamais une proposition...

Je ne comprends pas qu'on me reproche les 2. Je ne comprends pas qu'il faille serrer la main et ne pas voter la loi derrière. Je ne leur serrerai pas la main.

C'est fondamental, la lutte contre l'extrême droite. Ces députés ont été élus après une campagne d'un racisme débridé. Les députés ont fait honte à la politique française.

Non, je ne serrerai pas leur main. - A.-E.Lemoine: Comment sortir du piège qui fait que le RN est au centre du jeu? - S.Rousseau: Ce piège, c'est E.Macron qui nous y a mis.

Je sais que ça avait fait réagir. Il a préféré s'abstenir, se mettre dans les mains de la censure ou pas du RN, plutôt que de nommer une ministre du NFP qui aurait pu faire des alliances texte par texte dans l'Assemblée nationale. En refusant toute alliance avec le NFP, on savait que le RN serait au centre du jeu.

C'est délibéré. La frontière a été franchie. Après le désistement républicain, ce n'est pas ce qu'attendaient les électeurs.

Clairement pas! Oui, il était possible que L.Castets soit censurée.

Dans ces cas-là, on aurait respecté le vote des électeurs. Elle aurait été Première ministre. Elle aurait été censurée et on trouvé une autre majorité.

Cette incapacité d'E.Macron à entendre que la gauche est arrivée en tête, ça dit quelque chose. Il s'accommode davantage de mettre le RN au centre du jeu que de nous y mettre. - A.-E.Lemoine: Pourtant, il ne faut pas négliger les Français qui votent RN.

C'est une critique de F.Ruffin à LFI. Il raconte les législatives de 2022.

Il dit qu'il a fait la campagne au faciès. Il distribuait des tracts seulement aux électeurs racisés. Dans les zones rurales ou périphériques, il n'évoquait pas J.-L.Mélenchon. - F.Ruffin: Je l'éprouvais comme une honte quand je revenais à faire ça.

Il y avait une campagne différente dans les quartiers et ailleurs. C'est perdre son temps que de parler aux éboueurs d'Abbeville? C'est perdre son temps que de parler aux ouvriers de chez Goodyear?

Même s'ils votent RN ou s'ils s'abstiennent, c'est l'honneur de la gauche, c'est son honneur de parler aux classes populaires en entier et pas à moitié et de vouloir faire France ensemble. - A.-E.Lemoine: Il dit que LFI a abandonné une partie de la population.

Il l'a découpée en segments? - S.Rousseau: Je ne comprends pas ces propos.

J'ai fait campagne. J'ai aidé d'autres candidats. Les tracts étaient les mêmes partout.

Il n'y a pas eu de tracts pour 2 quartiers différents. - P.Cohen: Vous n'êtes pas sur les mêmes territoires que F.Ruffin. - S.Rousseau: Je suis allée aider d'autres personnes sur d'autres territoires.

Il fallait qu'il le dise avant l'alliance du NFP. - A.-E.Lemoine: Il fallait qu'il se taise à jamais?

C'est trop tard? - S.Rousseau: S'il ne voulait pas que ce soit la gauche complète qui se présente, du PS jusqu'à LFI, il fallait qu'il le dise avant que l'alliance soit faite.

Sur le terrain, j'ai aussi entendu: "Vous êtes alliée avec F.Hollande, ça ne va pas. Vous êtes alliée avec J.-L.Mélenchon, ça ne va pas." - A.-E.Lemoine: Vous ne considérez pas que J.-L.Mélenchon a pu être un boulet, comme le dit F.Ruffin? - S.Rousseau: Des électeurs sont allés aux urnes parce qu'il y avait LFI!

Cette volonté de les mettre dans une espèce de dynamique politique particulière...

Il a permis à des gens d'aller voter, comme le PS a permis à d'autres personnes d'aller voter ou comme Les Ecologistes ont permis à des personnes de le faire. Le résultat du NFP, c'est le résultat de l'ensemble de ces voix. Quelque chose me frappe à chaque fois que je lis les propos de F.Ruffin.

Quand il parle des ouvriers de Goodyear, dans ces ouvriers, il y a des ouvriers qui sont des travailleurs immigrés. Evidemment. Quand on regarde les Trente Glorieuses, 90 % des autoroutes ont été construites par des travailleurs et des ouvriers immigrés.

La cause ouvrière ne se réduit pas à une question ethnique. Si on défend les ouvriers, on défend tous les ouvriers. Parmi ceux qui ont les boulots les plus difficiles, il y a quand même une partie de personnes qui sont discriminées en raison de leur nom, de leur couleur de peau, de leurs origines, de leur nationalité.

Il faut se le dire. - E.Tran Nguyen: Vous voulez transformer la gauche.

C'est l'objet de votre livre. Vous dites que vous voulez en finir avec les Trente Glorieuses. Ce sont ces années de croissance après-guerre.

Vous les qualifiez d'imprudentes. Pourtant, même si vous regrettez la création de richesses aux dépens de l'usage de l'énergie, de l'urbanisme à tout crin, de la santé négligée, ces années ont fait fonctionner l'ascenseur social. Vos parents et vos grands-parents, à force de travail, ont fini par devenir propriétaires.

Ils ont fait construire leur pavillon. Ces Trente Glorieuses vous ont aussi profité. - S.Rousseau: Je le dis dans le livre.

Je ne suis pas ingrate. Je dis à ceux qui les ont faites...

Tout ce que nous leur devons...

Je ne suis pas dans la critique de ce qui s'est passé à ce moment-là. Je comprends quelle a été la dynamique et pourquoi ce modèle a attiré à lui. Nous avons une vision partielle de ce qui s'est passé pendant ces Trente Glorieuses.

Nous sommes comme ancrés dans ce monde à un moment où il faudrait changer de vision. - A.-E.Lemoine: On est bloqués là.

Ca explique une partie du vote du RN? - S.Rousseau: Je pense.

Le RN joue beaucoup de cette nostalgie des Trente Glorieuses avec cette idée que c'était une France qui travaillait, unie, qui produisait de la richesse, une France blanche...

Si on regarde cette période, il y a cette création de richesses, oui, mais il y a autre chose. C'est avant tout un contrat social avec des services publics d'une ampleur et d'un soutien financier exceptionnels. C'est aussi une période où on ne s'est pas préoccupé des ressources.

Tout a été transformé pour créer de la richesse économique. Précisément parce qu'on voit bien que ce modèle n'est pas soutenable...

Nous sommes dans un danger grave pour notre avenir. Nous devons parler des Trente Glorieuses en reconnaissant ce que nous leur devons mais aussi en sortant de cette nostalgie pour produire un nouveau récit. - M.Bouhafsi: Vous revenez sur le rapport au travail et cette notion de paresse qui avait fait polémique à l'époque.

Vous dites que la paresse doit être pensée et accompagnée. Il faut créer de l'autonomie... - S.Rousseau: Je parle de la qualité au travail.

Il faut passer d'une société de la quantité à une société de la qualité. La société se pose à l'intérieur et à l'extérieur du travail. A l'intérieur du travail, les cadences deviennent infernales.

La plupart des métiers perdent de leur sens. Il y a une vitesse d'exercice qui fait qu'on n'a plus le temps de réfléchir. On ne comprend plus le sens de ce que l'on fait.

On n'a plus de sens collectif. La qualité du travail doit être réinterrogée. Cette qualité du travail, c'est aussi une source de fierté pour ceux qui travaillent.

Il faut être fier de ce qu'on produit. Le temps hors travail est devenu un temps colonisé petit à petit par le travail, notamment dans les professions où on reçoit des mails, où on doit traiter des choses... - A.-E.Lemoine: Le droit à la déconnexion...

C'est le mot "paresse". - S.Rousseau: Ce mot est volontairement provocateur, mais on a aussi le droit de s'asseoir sur un canapé et de lire un livre. - A.-E.Lemoine: Pas au bureau. - S.Rousseau: Quand je parle de droit à la paresse, je parle... - A.-E.Lemoine: De temps dégagé? - S.Rousseau: Un temps de qualité en dehors du travail, pas juste un temps où on court pour faire des courses.

Avoir du temps au travail, c'est permettre d'atteindre une forme de satisfaction d'aller au travail. Ce qu'on a oublié des Trente Glorieuses, c'est qu'il y avait cette fierté de travailler et de produire quelque chose qui avait un sens collectif. Avec la précarisation du travail, avec l'émiettement de ce travail, avec une partie de la population qui n'a que difficilement accès à un travail de qualité, avec la souffrance au travail, nous avons perdu le sens de la qualité.

Une société différente, c'est une société où on s'interroge sur la qualité. - A.-E.Lemoine: Vous parlez aussi des souffrances mentales.

Vous faites régulièrement des crises suicidaires qui vous laissent dans un état de souffrance psychique important. Vous êtes suivie pour cela. Vous racontez qu'une de vos dernières crises a eu lieu après les résultats du 1er tour des législatives suivant la dissolution.

Vous ajoutez: "Une femme politique ne devrait pas dire ça." Pourquoi? Pourquoi le dites-vous malgré tout? - S.Rousseau: Parce qu'on a une forme de rapport au leadership qui est fondé sur le fait...

Je l'ai vu quand B.Le Maire a quitté son ministère. Il a dit: "Je dors très peu..." On a l'impression que le leadership politique n'est réservé qu'à des gens exceptionnels, qui ont des capacités, des compétences exceptionnelles, alors que la démocratie...

On doit se poser la question aujourd'hui. La démocratie doit être représentative. Ce sont des personnes humaines, avec leurs qualités, leurs défauts, leurs failles et leurs forces.

Je l'ai mis dans le livre parce que...

C'est parce qu'aujourd'hui, il y a une explosion des tentatives de suicide chez les jeunes. Une explosion! Le nombre d'hospitalisations pour tentative de suicide chez les jeunes, particulièrement chez les jeunes filles, dont le taux explose, ça a progressé de 500 % entre 2007 et aujourd'hui.

Qu'est-ce que ça dit? Que les jeunes se demandent si la vie mérite d'être vécue. On est dans un système économique et social, dans un débat politique, qui met l'économie et la croissance, la productivité tellement haut dans les priorités, que nous ne nous prenons plus soin des personnes. - A.-E.Lemoine: Les personnes politiques élues pour changer ce qui ne va pas...

A vous aussi, vous vous demandez si la vie mérite d'être vécue? - S.Rousseau: L'économie, c'est avant tout un moyen pour obtenir un objectif.

C'est juste un outil. Ce n'est pas une fin en soi. Est-ce qu'on se pose la question: "De quoi a-t-on besoin pour aller bien?" De quoi les jeunes ont-ils besoin pour aller bien?

De perspective, une conscience écologique, du fait qu'on ne détruise pas la planète avec l'idée que c'est notre bon droit de le faire. C'est un autre rapport aux autres. Un rapport à la vulnérabilité, c'est accepter la vulnérabilité comme étant un objet politique qu'on doit prendre pour que ce c'est.

Nous ne sommes pas des êtres hyper performants avec des technologies super performantes...

La gauche veut préserver les personnes et faire en sorte que la question de la vulnérabilité soit prise en compte de manière collective et politique. - A.-E.Lemoine: Je rappelle votre livre, "Ce qui nous porte", qui paraît aujourd'hui.

Vous restez avec nous pour la Story de M.Bouhafsi. - 4 mois, c'est pas grand-chose pour moi.

J'y pense tous les matins. Demain, ce sera la même chose. Je n'ai plus de larmes, plus rien.

Je suis vidé de tout. On m'a démembré. Je survis. - M.Bouhafsi: C'est l'histoire d'un père brisé le 14 mai.

Le 14 mai, le fils de Dominique Garcia est abattu par un commando lors de l'évasion sanglante du criminel M.Amra. - A 11h, un homme filme à bord de son véhicule.

Un fourgon pénitencier est à l'arrêt, portes ouvertes. A droite, des hommes à terre. - Puis le fourgon ciblé par des coups de feu, encastré contre une voiture noire qui semble lui avoir foncé dessus. - On voit les malfaiteurs masqués braquer le fourgon pénitentiaire. - Objectif: faire évader un détenu qui est à l'intérieur. - M.Bouhafsi: 2 agents pénitentiaires sont tués et 3 autres grièvement blessés.

Nous avons rencontré D.Garcia, un homme dévasté qui survit pour sa femme et sa belle-fille. - Tout s'effondre.

J'étais heureux. Je vivais ma petite vie tranquille. D'un seul coup, patatras, le monde s'écroule.

On vous dit que votre fils unique est décédé dans son boulot, à cause de salopards. C'est là que je commence à comprendre comment est la vie. Je remercie la solidarité nationale.

Je ne dors pas. C'est la nuit que c'est le plus dur. - M.Bouhafsi: 2 jours avant le drame, A.Garcia avait annoncé à son père qu'il allait être grand-père.

La femme d'Arnaud est veuve. D.Garcia répète les mêmes mots avec émotion.

Il attend la naissance de sa petite-fille pour voir une lueur d'espoir. - Je serai grand-père pour la 1re fois. Ca va me soulager un peu par rapport à la perte de mon fils.

C'est une petite-fille. Elle a déjà la tête de mon fils sur les échographies. Avec ma belle-fille, Marie, on sort toutes les photos pour qu'on prépare la gamine à avoir une vie sans père et qu'elle sache que son père était un héros, qu'il a été tué par des mauvaises personnes. - M.Bouhafsi: 325 policiers travaillent quotidiennement pour trouver l'ennemi public numéro 1.

Très peu d'informations fuitent. Une source policière nous a confié que l'enquête avançait mais plusieurs hypothèses subsistent. - Aussitôt arraché à son fourgon pénitentiaire, il quitte le pays.

Ca demande une préparation, un faux passeport à l'avance. Les policiers misent que vu le type de business, il devra revenir. C'est là qu'on le prendra. 2e hypothèse, celle du trou normand.

Il s'est mis dans un trou dans sa Normandie. Il y a une 3e hypothèse sur laquelle les policiers ont travaillé. Ils travaillent encore sans trop y croire...

C'est que M.Amra soit décédé. Cette hypothèse est difficile à étayer à partir de la manière dont se déroule l'évasion.

S'ils sont venus pour le tuer, ils vont le flinguer sur place. Voilà ce qu'on se dit. - M.Bouhafsi: E.Macron a promis à D.Garcia de l'informer en premier de l'arrestation de M.Amra.

Que diriez-vous à M.Amra s'il était en face de vous? - Je ne peux pas me permettre de vous le dire.

Ca serait trop de problèmes. A part lui dire que c'est un salopard, mais il le sait déjà...

Je ne veux pas lui parler. Je ne parle pas à ce genre d'individu. Il parle avec des armes.

Je n'ai pas d'arme. Ma seule arme, c'est les mots. En contestation, je me suis laissé pousser la barbe.

Je la raserai quand les intéressés seront au tribunal. J'espère ne pas arriver là-bas avec une barbe d'un mètre. - M.Bouhafsi: Une grande manifestation des agents pénitentiaires est organisée pour rendre hommage à A.Garcia. - A.-E.Lemoine: Merci.

Demain, ce sera le point final d'un été inoubliable. 300 sportifs, 70 000 spectateurs attendus demain pour célébrer sur les Champs-Elysées la parade des champions JO et Jeux paralympiques. - Samedi, sur les Champs-Elysées jusqu'à la place Charles-de-Gaulle, l'équipe de France défilera devant son public. - T.Riner: Ce sera exceptionnel. - Au moins 300 sportifs olympiques et paralympiques attendus.

Le nageur L.Marchand a déjà confirmé sa présence. - Je m'attends à beaucoup de joie encore, à profiter de ces derniers moments tous ensemble. - J'aurais voulu avoir une place.

Il n'y en a plus. - On va essayer de revivre tous les grands moments. - C'est probable qu'on vous entende. - Peut-être. - On a du mal à passer à autre chose. - Lundi, ça va faire mal. - A.-E.Lemoine: Parmi les athlètes, l'histoire d'un homme qui nous a sidérés.

Un jeune surfeur qui a perdu un bras et une jambe après l'attaque d'un requin à La Réunion. Il est devenu un grand nageur, enfin médaillé aux Jeux paralympiques. Le bronze sur 100 m nage libre et 50 m papillon. - A.Boyon: C'est la course d'une vie pour L.Chardard. - C'est maintenant qu'il faut accélérer.

C'est maintenant! - L.Chardard va aller chercher...

Doublé chinois. La 3e place pour L.Chardard. - Regardez cette course qui donne envie de se remettre dans le bassin. - L.Chardard revient à l'attaque! - Il ne se laissera pas faire jusqu'au bout! - Allez, Laurent!

Il sera 3e. - A.-E.Lemoine: L.Chardard, médaillé de bronze!

Merci d'être venu avec vos 2 médailles aux côtés d'A.Boyon, journaliste sportif pour France Télévisions. Vous avez commenté toutes les épreuves de natation, notamment les 2 courses de Laurent.

C'était il y a 10 jours pour la première, exactement. - A.Boyon: Peut-être. - L.Chardard: J'ai encore la tête dans l'eau...

On a eu une semaine pour passer du temps à la maison avec la famille. Ca s'est terminé il n'y a pas longtemps pour nous, les Paras. - A.-E.Lemoine: Vous êtes encore dans l'euphorie et la joie. - L.Chardard: On continue demain avec la parade.

On est toujours sur le petit nuage. Ce n'est pas encore redescendu pour nous. - A.-E.Lemoine: "La course d'une vie", a dit Alexandre.

C'est le cas? - L.Chardard: Totalement.

J'avais fait Tokyo et j'avais fini 4e. J'ai été champion du monde 2 fois de suite. J'aurais aimé faire l'or mais c'était ma 1re médaille paralympique.

Je n'ai retenu que ça. - A.-E.Lemoine: Vous étiez revenu bredouille de Tokyo.

Ces 2 médailles ont un énorme avantage. On vous parle enfin plus de ces médailles que des raisons pour lesquelles vous êtes athlète paralympique. Au retour de Tokyo, les questions tournent toujours autour de l'attaque de requin plus que sur vos performances sportives. - L.Chardard: Les gens se questionnent sur le handicap.

C'est normal. Si je croise quelqu'un dans la rue avec un bras et une jambe en moins, je m'interroge. Que les gens fassent ça, c'est normal.

On a cassé la première barrière. Il faut s'intéresser à ce qu'il y a derrière. Je trouve ça normal de parler de l'accident.

Ca fait partie de la vie. Tout le monde n'a pas vécu un événement comme ça. - A.-E.Lemoine: Le récit que vous en faites est donc: c'est un combat, un corps-à-corps avec un requin.

C'est ce qui s'est passé. - L.Chardard: Je lui ai fait un bisou... - A.-E.Lemoine: Vous lui avez donné des coups de pied. - L.Chardard: Ce sont des réflexes.

On ne maîtrise plus notre corps. Les réflexes prennent le dessus. Je l'ai tapé pour qu'il me lâche.

Ensuite, il est revenu. Les réflexes ont pris le dessus. Ce que je suis content de l'accident, c'est que je n'ai pas changé dans ma tête.

Ca fait ma force. J'ai accepté l'accident. - A.-E.Lemoine: Vous avez accepté parce que vous étiez surfeur avant.

La natation, ce n'était pas votre truc, mais vous y avez pris goût. - L.Chardard: Exactement.

Moi, je fais du surf. Je fais du bodysurf. La natation, c'est devenu une passion.

Je ne le cache pas, je n'aime pas vraiment nager. - A.-E.Lemoine: F.Manaudou dit pareil. - L.Chardard: Pour beaucoup de nageurs, c'est ça.

Ce que j'aime, c'est essayer de se dépasser à chaque entraînement. J'aime beaucoup la préparation physique. Ce n'est pas très rigolo.

Mais le fait de se dépasser, essayer de faire mieux...

C'est comme ça que j'ai pris goût à la natation. Quand je retrouve les copains le soir, je me dis que je vais les taper sur la série. - A.-E.Lemoine: En août 2022, vous avez posté un message sur Instagram pour retrouver votre prothèse de bras que vous aviez perdue en surfant.

Vous l'avez retrouvée! Miracle des réseaux sociaux. Ce n'est pas la 1re fois que vous avez des soucis. - L.Chardard: C'est hallucinant.

J'avais perdu ma prothèse pendant l'été près de Lacanau. Il faisait très chaud dans l'eau. Il faisait 24-25.

Je m'étais dit que j'allais surfer torse nu. Je prends ma 1re vague. J'ai entendu un clic.

La prothèse tombe dans l'eau. Je me retrouve debout dans le sable. On met la main dans l'eau, on ne la voit pas.

Impossible de la retrouver. En sortant de l'eau, j'étais dégoûté. Quelqu'un me dit d'envoyer un message sur les réseaux.

C'est ce que j'ai fait. Ca a été partagé en masse. Quelqu'un m'a envoyé un message: "J'ai retrouvé ta prothèse." C'était une histoire assez rigolote. - A.-E.Lemoine: Vous avez salué et commenté les performances de Laurent, le doyen de l'équipe de France. - A.Boyon: Non!

Le 2e. - A.-E.Lemoine: Pas loin. - A.Boyon: Il sera le doyen à Los Angeles. - L.Chardard: Peut-être.

D.Smetanine faisait ses 6es ou 7es Jeux. - A.Boyon: Il avait été double champion paralympique à Pékin. - A.-E.Lemoine: Les athlètes paralympiques ont encore plus l'esprit olympique que les athlètes des JO? - A.Boyon: Quand on voit ce qu'ils dégagent...

Oui. Il y a un côté plaisir. Laurent se fait battre d'un centième.

C'est rageant. Mais à l'arrivée, il y a le plaisir d'être là et de faire des choses extraordinaires. Il nage en 32 secondes au 50 m.

C'est phénoménal. Il y a quelque chose de fabuleux. Il y a le dépassement de soi.

Il n'a peut-être pas tous les enjeux et les sponsors derrière, pas la même pression, mais ils sont très professionnels. Il y a aussi la volonté de montrer qu'on peut faire quelque chose. Ca suscite des vocations. - A.-E.Lemoine: De l'engouement et des frissons. - P.Cohen: Que vous nous avez fait partager largement, Alexandre.

Vous avez fait vibrer des millions de téléspectateurs. Les courses de L.Marchand...

Il y en a une qui a fait 12 millions de téléspectateurs. - A.Boyon: C'était en prime time.

Il a gagné. - P.Cohen: 14 millions en direct.

C'est vous, avec votre enthousiasme, vos 27 ans d'expérience... - A.-E.Lemoine: Quand même! - A.Boyon: Après, il y a 52 ans Devant la télé. - P.Cohen: Je n'arriverais pas...

Vous minimisez vos mérites. On va vous entendre sur la course de L.Marchand, sur le 4x400 m 4 nages. - A.Boyon: L.Marchand continue!

Double champion du monde...

Dans 5 m, L.Marchand champion olympique! ...

Nouveau record olympique! Phénoménal! Acclamations. 2e meilleur chrono de l'histoire! - L.Manaudou: Aujourd'hui, c'est le roi du monde. - P.Cohen: C'est important, les commentaires.

Que vous le vouliez ou non, vous êtes associé à ses victoires et à ses médailles. La natation française a brillé cet été. - A.Boyon: Quand vous avez un nageur comme L.Marchand qui remporte 4 médailles d'or...

Ca n'avait jamais été fait par un athlète aux Jeux d'été. C'est l'athlète qui a remporté le plus de médailles aux Jeux de Paris. Il ne peut plus passer incognito. - A.-E.Lemoine: Emilie? - E.Tran Nguyen: Ces Jeux ont permis de partager plus que les épreuves.

On se demande ce qui peut arriver, quels sont les parcours. Il y a aussi les messages que les athlètes portent. C'est le cas d'une archère.

En 2019, son compagnon la laisse pour morte. Ce qu'elle voulait, à ces Jeux, c'est être un modèle pour les femmes qui ont vécu des choses comme elle. ... - E.Tran Nguyen: S.Rousseau, quand vous voyez ça, c'est une leçon de résilience? - S.Rousseau: Oui.

C'est extraordinairement fort qu'elle le dise. Une marathonienne a été brûlée par son conjoint à son retour. Elle en est morte.

Une bénévole des JO a été tuée par son compagnon. Les violences conjugales ne s'arrêtent pas pendant les Jeux olympiques. - A.-E.Lemoine: Demain, la parade des athlètes.

E.Macron a accordé une interview au "Parisien". Il veut faire du 14 septembre la Fête nationale du sport.

Elle se déploierait dans les rues, les écoles, les complexes sportifs. Votre avis? - S.Rousseau: C'est très bien.

Il faut aussi des moyens pour le sport, maintenant. Ca fait partie...

Dans les coupes budgétaires qui ont été annoncées pendant l'été et dont on soupçonne qu'elles vont être dans le prochain budget national, le sport fait partie des ministères les plus touchés. - A.Boyon: Il y a déjà le 23 juin qui est la Fête olympique.

Le 23 juin 1894, Pierre de Coubertin avait relancé l'idée des Jeux modernes. Le sport mérite des moyens. C'est un enjeu politique, mais pas politicien.

Si on veut mieux vivre ensemble, si on veut que les gens bougent, que les enfants passent moins de temps sur leur console, qu'on ait plus de lien ensemble...

Il faut prendre en considération tout ça. C'est important. Il faut mettre des moyens.

Le sport, ce n'est pas simplement des résultats. L'enjeu est plus fort que ça. Les jeunes apprennent les règles, apprennent à se dépasser.

C'est essentiel. - S.Rousseau: C'est absolument politique. - A.-E.Lemoine: Laurent?

Vous avez le mot de la fin. - L.Chardard: C'est très bien de faire une fête.

Il faut toujours un peu de sport dans le quotidien. Il faut bouger tous les jours. - A.Boyon: L'activité physique, c'est essentiel. - A.-E.Lemoine: Merci.

Demain soir, les Jeux seront finis. On sera tous nostalgiques. - A.Boyon: Mohamed sera occupé.

On prend l'antenne à 13h30. Toute la parade jusqu'à 20h. Ensuite, grande soirée jusqu'à pas d'heure. - A.-E.Lemoine: Merci.

Vous restez avec nous. J.-B.Marteau va faire un peu d'activité physique en venant présenter le 5/5.

Bonsoir. Il fait froid. - J.-B.Marteau: Oui.

Ce matin, on avait le pull, la doudoune, l'écharpe. On est directement passés à l'automne, voire à l'hiver. Hier, une tempête de grêle s'est abattue sur la région parisienne.

On n'était pas prêts. L'été, ce n'était pas vraiment ça sur la moitié nord. Il a neigé sur le Jura dès 1300 m d'altitude hier.

Il s'agit des chutes les plus précoces du XXIe siècle. En altitude, on voit des paysages presque hivernaux avec quelques centimètres de neige. On est au-dessus du domaine de l'Alpe-d'Huez.

Demain, le mercure va un peu remonter. Ce matin, les gelées étaient nombreuses. Météo-France a relevé 0,7 degré à Chaumont.

Cet après-midi, on était globalement 8 degrés en dessous des normales de saison pour un 13 septembre. Tout cela est dû à une goutte froide qui s'abat sur le nord de l'Europe. Il y a eu jusqu'à 400 mm d'eau en quelques jours, notamment sur l'Autriche et la Tchéquie.

On pourrait avoir des inondations majeures dans quelques jours. - A.-E.Lemoine: En Californie, un incendie géant frappe les environs de Los Angeles.

Il est hors de contrôle. - J.-B.Marteau: Le feu est très loin d'être maîtrisé.

Ce sont 3 incendies qui ont progressé à une vitesse folle en début de semaine. Il a fait jusqu'à 43 degrés. La sécheresse chronique a compliqué le travail des pompiers.

Des centaines de familles ont été évacuées. Certaines personnes ont été sauvées in extremis par les soldats du feu. ... - J.-B.Marteau: Les pompiers ont pu compter sur une baisse des températures ces dernières 24 heures, mais les conditions météo compliquent toujours leur tâche. ... - J.-B.Marteau: Les soldats du feu ont parfois dû fuir devant l'avancée de certaines flammes.

L'état d'urgence est donc maintenu dans toute la région. Aucun brasier n'est, pour l'heure, maîtrisé. - A.-E.Lemoine: S.Rousseau? - S.Rousseau: Voilà pourquoi il faut sortir de la nostalgie des Trente Glorieuses.

Notre monde devient invivable. Il faut arrêter le récit enthousiasmant. - A.-E.Lemoine: A suivre, la folle histoire d'usurpation d'identité. - J.-B.Marteau: Assia voulait se marier à l'automne prochain mais elle est tombée de très haut.

L'agent administratif municipal lui a annoncé qu'elle était déjà mariée depuis le 10 août. Elle n'était pas au courant. - Au début, je n'y crois pas du tout, à l'usurpation d'identité.

Je me dis que le problème va se régler, que c'est une erreur. Très vite, je comprends que ce n'est pas une erreur. Ma mairie de naissance m'a appelée pour me dire qu'ils ont reçu un document officiel qui dit que je suis mariée avec cet homme que je ne connais pas.

Le ciel vous tombe sur la tête! Je n'ai que 21 ans. Je n'ai jamais eu de problèmes avec la justice.

Je ne sais pas quand ça va se régler. - J.-B.Marteau: Elle en veut aux services administratifs de Noisy-le-Sec, où le faux mariage a été célébré.

Ils n'ont pas vérifié que la carte d'identité avait été volée et déclarée comme telle. - La faute, pour moi, vient de la mairie, qui n'a pas vérifié. Au début, on m'a dit qu'on n'était pas sûr que la personne s'était présentée avec la carte d'identité physique.

Ils auraient pu voir qu'elle avait été déclarée perdue. C'est scandaleux. - J.-B.Marteau: Assia attend désormais des nouvelles des services administratifs pour reprogrammer son mariage au plus vite. - A.-E.Lemoine: Pour la 1re fois de l'histoire de l'humanité, des civils sont sortis dans l'espace. - J.-B.Marteau: Des touristes de l'espace.

Ce n'est pas non plus monsieur et madame Tout-le-monde. Il s'agit d'un milliardaire et d'une employée de SpaceX. Ils ont flotté en apesanteur pendant une dizaine de minutes en dehors de la Station spatiale internationale.

Les images sont spectaculaires et ont été diffusées en direct sur X, qui appartient toujours à E.Musk. Cette combinaison est célèbre pour son design.

Elle a été designée par un créateur de costumes pour les films Marvel. Il se trouve également que la veille de l'exploit, la maison de couture Pierre Cardin a dévoilé la combinaison que porteront les astronautes européens. On a voulu trancher le débat: laquelle est la plus jolie?

On a demandé à un créateur, J.-C.Jitrois, ce qu'il en pense. - Il y a le volume, les gants qui protègent, le casque.

C'est relié par des tubes. Il va nous dire: "Coucou, comment ça va?" Là, c'est trop vu.

Un peu classique. J'aime bien le casque, par contre. Il est intéressant.

Le pantalon et le gilet, ce n'est pas ça. Ca, c'est la meilleure! - A.-E.Lemoine: Au-delà du débat sur le design, ce n'est pas tout à fait monsieur Tout-le-monde qui est sorti dans l'espace. - M.Bouhafsi: 2 ans d'entraînement, 50 millions d'euros pour le billet.

C'est un peu cher et c'est un danger un peu important. Je ne vous le conseille pas tout de suite. - A.-E.Lemoine: Sandrine, vous disiez: "Oh, mon Dieu!" - S.Rousseau: Le bilan carbone...

Tout ce qu'il faut changer urgemment. Ca n'a aucun sens. On ne fait pas du tourisme au détriment de la sécurité et de la santé de tout le monde.

Avec le projet de Starlink d'E.Musk, on ne va plus voir le ciel comme des milliers de générations l'ont vu avant nous, comme toutes les espèces qui se repèrent grâce aux étoiles. On est en train, par le souci de l'argent, du marché, de dégrader tout ce qu'on a de précieux. - M.Bouhafsi: C'est lui qui fait avancer les plus grandes recherches sur Mars. - S.Rousseau: Pour l'instant, on ne peut pas vivre sur Mars.

Les études montrent qu'on ne pourra peut-être plus vivre sur la Terre. Il y a aussi le sujet de la masculinité dont je parlerai un autre jour... - A.-E.Lemoine: C'est phallique, de vouloir aller dans l'espace? - J.-B.Marteau: E.Musk s'est félicité de cette première mondiale.

Il est aussi le propriétaire de X et un grand soutien de D.Trump. Quand Trump poste cette photo, "Kamala me déteste"...

Il a affirmé que les immigrés haïtiens mangeaient des chats et des chiens. C'était lors du 2e débat. Preuve que Trump n'était pas convaincu d'avoir gagné des voix lors du débat contre K.Harris, il a affirmé aujourd'hui qu'il refusait de participer à un nouveau face-à-face comme le proposait K.Harris. ... - J.-B.Marteau: Voilà. - P.Cohen: Il a parlé de 2 succès. - A.-E.Lemoine: Comment transformer la vérité...

Merci, Jean-Baptiste. Rendez-vous demain sur la parade aux côtés d'A.Boyon et de M.Bouhafsi.

Je rappelle votre livre, S.Rousseau. Bravo encore, L.Chardard.