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ChroniqueFrance Inter (sur YouTube)· 5 avril 2023 3 minComplaisantActualité / polémiqueTravail & emploiInstitutions & élections

Elisabeth Borne et le speed dating de l'intersyndicale - Le Billet de Charline - C'est encore nous !

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    « l'intersyndicale qui a rencontré Elisabeth Borne ce matin et ils ont dénoncé l'échec d'une réunion inutile, elle aura duré 58 minutes. »
  • 0:19PrésentateurFait
    « En plus ça faisait des semaines que les syndicats réclamaient un dialogue avec Elisabeth Borne, ils sont tenus 58 minutes. »
  • 0:40PrésentateurFait
    « Alors le texte en Conseil des ministres c'est bon, le 49-3 à l'Assemblée c'est bon, les violences policières c'est fait, oh merde, le dialogue social, oh là là, je savais que j'avais oublié un truc, oh purée, et c'est ce matin en plus. »
  • 1:54PrésentateurFait
    « Le retrait de la réforme. »
  • 2:00PrésentateurFait
    « Je vous respecte, je crois au dialogue social et aux avancées de ce pays, je sais votre engagement profond pour les travailleurs et aussi je crois sincèrement à des voies possibles de dialogue. »

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Évidemment le petit billet, le petit billet, l'intersyndicale qui a rencontré Elisabeth Borne ce matin et ils ont dénoncé l'échec d'une réunion inutile, elle aura duré 58 minutes. Ouais, au moins c'est facile à résumer. Bonjour à tous, c'est non, pourquoi ? Sauf que derrière moi j'ai trois minutes de chronique à tenir. En plus ça faisait des semaines que les syndicats réclamaient un dialogue avec Elisabeth Borne, ils sont tenus 58 minutes. Heureusement ils sont arrivés ensemble à pied. Et ça ils ont bien fait, parce que vu la durée de l'entretien, ils auraient passé plus de temps à chercher une place de parking qu'à discuter.

Alors on savait que c'était mal parti, parce que de son côté Elisabeth Borne était là. Alors attendez, j'ai l'impression d'oublier quelque chose. Alors le texte en Conseil des ministres c'est bon, le 49-3 à l'Assemblée c'est bon, les violences policières c'est fait, oh merde, le dialogue social, oh là là, je savais que j'avais oublié un truc, oh purée, et c'est ce matin en plus. Alors moi je me suis dit, comme c'est la toute première réunion avec la nouvelle patronne de la CGT, Sophie Binet, est-ce qu'on a pensé à vérifier qu'il ne s'agissait pas d'un bizutage ? A tous les coups il y a un leader syndical qui aurait dit, ouais mais vas-y, demande à Borne de retirer sa réforme pour moi.

Si, si, Martinef, j'y faisais tout le temps le salon pour un siège, je te jure. Moi je cherche pourquoi ça a été expédié aussi vite. J'imagine Elisabeth Borne lors d'un speed dating, elle doit être redoutable. Bon bah toi t'es moche, toi t'es moche, toi t'es moche aussi, toi je sais pas qui t'es, mais t'es moche. Toi t'es sympa, mais t'es pas bien joli joli. Allez, bonne fin de soirée à tous, moi je dois y aller, j'ai une réforme à faire passer. Donc, comme le dialogue social c'est pas son truc, c'est pas difficile d'imaginer comment ça s'est passé, la réunion avec les syndicats. On peut la refaire si vous voulez, allez on y va.

Alex fait Laurent Berger, Juliette et Sophie Binet de la CGT, Thomas Croisière c'est Frédéric Souillot, ne vous moquez pas les autres, c'est votre collègue de FO quand même. Et Laurence Bibaud sera ma conseillère en communication, on y va. Bien, écoutez, merci d'être là, alors à l'ordre du jour. Le retrait de la réforme. Parfaitement. Pas mieux. Oui, mais non. Je vous respecte, je crois au dialogue social et aux avancées de ce pays, je sais votre engagement profond pour les travailleurs et aussi je crois sincèrement à des voies possibles de dialogue. Bien, bien, c'est bien, c'est bien, vous les noyez sous un discours fleuve et creux. C'est beau comme dit Bruno Le Maire. Merci.

Vous essayez de noyer le poisson ? Mais pas du tout. Bien sûr que si. Alors, et vous, vous êtes ? Frédéric Souillot de Force Ouvrière. Ah, oui, j'ai eu peur. Je me suis dit, si ça se trouve, c'est l'un de mes ministres. Je ne les reconnais pas tous. Et donc, par rapport au retrait de la réforme. Attendez, quelle réforme ? Écoutez, je prends du temps pour vous. Et vous, vous me parlez de poisson, de réforme. Vous venez avec un monsieur que personne ne connaît. Vous venez me voir quand vous serez prêts à ne pas discuter. Et voilà, je pense qu'on a bien résumé la réunion.

Bon, attendez, le côté positif, c'est que les syndicats ont parlé d'une seule voix, sans qu'un dirigeant syndical ne prenne le dessus sur les autres. Et ils décident démocratiquement. Alors, si les partis de gauche veulent prendre des petites notes, je crois que c'est le moment. Merci, Charine. Merci.

3:02
Locuteur

Merci.