🔴 Présentation du projet socialiste par Chloé Ridel - conférence de presse
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Nous avons démarré par un Tour de France que nous avions appelé Notre France parlons-en à l'écoute des Français à Tour à Douet à Famec à Argenteuil à Guéré à Rennes à la scène surmer à Toulouse ou à Carcassonne. Nous avons rassemblé là beaucoup de de matières que nous avons ensuite versé dans un travail que j'ai voulu le plus collectif et ouvert possible qui a été nourri par des contributions citoyennes, par les propositions de nos élus et de nos militants, par l'expertise aussi de centaines de scientifiques, de syndicats et d'associations que nous avons reçu ici en audition. Nous avons, j'allais travailler avec toutes les sensibilités du parti et donc un texte est maintenant transmis aux militants pour qu'il se l'approprie le complète et l'amende comme je l'ai dit.
Alors notre notre projet, celui que nous nous proposons à la discussion porte une ambition radicale à la hauteur des défis qui sont ceux du 21e siècle et il arrive à un moment de l'histoire de notre pays, de l'Europe et du monde dont je veux dire un mot parce que je crois qu'il est clé. Euh nous partons d'une explication du monde, [grognement] d'un monde qui bascule avec l'impérialisme qui refait surface, le droit qui recule, les institutions internationales qui sont affaiblies et un capitalisme néolibéral qui était dominant depuis un demi-siècle et qui est entré en crise profonde et qui emporte avec lui aussi la la démocratie dans le monde. Seule une personne sur quatre désormais vit en démocratie.
C'était une sur de il y a 20 ans. Et nous avons des autocraties qui opposent partout des contemodèles conquérrants et vous avez dans la population française la conviction qui se répand qu'un dirigeant autoritaire finalement réglerait plus efficacement les problèmes et améliorerait les conditions de vie matérielle mieux que la démocratie. et une grande partie du peuple français voit ses conditions de vie se se précariser, se se dégrader et tout ceci n'est pas le fruit du hasard mais d'un ordre économique mondial sur lequel nous revenons.
Je pense que nous entrons dans un nouvel âge du capitalisme qu'aux promesses non tenues du libre échange du néolibéralisme se substitue aujourd'hui un capitalisme autoritaire que nous appelons de prédation où vous avez des entreprises géantes, des États qui cherchent à s'approprier par la force et par des méthodes de plus en plus impérialistes qui cherchent à s'approprier les ressources indispensables à la puissance à la vie et qui sont de plus en plus rares sur une planète finie et la mondialisation dans les années qui viennent mais c'est déjà le cas aujourd'hui. aujourd'hui aura de plus en plus un goût de cartélisation. Vous avez déjà un millier de sociétés multinationales qui se partagent l'essentiel des profits mondiaux, un peu plus de 500 qui en réalisent la moitié et une centaine seulement qui contribuent à 70 % des émissions de gaz à effet de serre.
Et derrière ces entreprises, vous avez souvent des États qui se mettent à leur service et on peut voir que les grandes puissances de ce monde, que ce soit les États-Unis, la Chine ou la Russie, répondent toutes d'un modèle où le pouvoir politique est de plus en plus adossé à une oligarchie économique et financière. Et donc pour maintenir coûte que coûte une rentabilité, même en l'absence de croissance, le capitalisme aujourd'hui devient illibéral et se dresse contre la redistribution et la démocratie. On peut le voir en Europe où depuis un demi-siècle, la baisse de la croissance euh ne s'est pas accompagné de la baisse des dividendes et des profit qui eux ont continué de croître.
Et donc c'est une concentration de la richesse à laquelle on assise. Vous avez 1 % de la population mondiale qui détient une richesse équivalente euh à celle des 50 % les moins les moins privilégiés. Et cette concentration de la richesse s'exprime aussi dans notre pays euh de plus en plus fortement.
Donc vous avez une richesse qui est euh de moins en moins partagée, une écologie qui euh est combattue comme une régulation insupportable et qui serait inatteinte au profit de demain. Et euh c'est un paradoxe que l'on peut constater qu'à mesure que le climat le réchauffement climatique s'emballe, que les pollutions deviennent de plus en plus généralisées dans notre environnement, dans tous les objets du quotidien, le climatosceptéisme aussi se répand. Ça n'est pas un c'est un paradoxe mais ça n'en est pas un en même temps euh puisque c'est le capital qui se défend et qui finance et qui organise le climatoscepticisme avec d'autant plus de facilité que jusqu'à présent les politiques écologiques ont échoué à servir et à séduire les intérêts des classes populaires et moyennes.
Et donc, je vais en venir à l'axe central du récit politique que nous proposons sur la liberté. Parce que dans le monde que je viens de vous décrire, la liberté, elle est partout menacé et vivre libre euh c'est-à-dire pouvoir choisir son destin au niveau individuel comme collectif devient un enjeu premier. Parce que comment est-ce qu'on vit libre dans ce monde-là quand les richesses sont accaparées ? la démocratie recule, que le dérèglement climatique, les pollutions, les pénuridaux s'accélère, qu'and nos cerveaux aussi notre attention deviennent un objet de prédation et de marchandise.
Et donc je crois que la liberté pour chacun de choisir sa vie et pour chaque peuple de présider à son destin, la liberté se décline aussi bien au niveau individuel que collectif ne peut pas être un luxe réservé à quelques-uns aux plus riches et au plus puissant et que nous devons nous socialistes porter une nouvelle ambition pour la liberté en en l'affirmant pour ce qu'elle est, c'est-à-dire une question sociale. La liberté héritée de la révolution française, c'est l'abolition des privilèges et c'est l'abolition des des domination. Je l'ai dit, à l'échelle de l'individu, la liberté, c'est pouvoir choisir sa vie, donc travailler, vivre dans son travail, se loger, se nourrir, s'éduquer, ne pas subir de discrimination en fonction de son genre, de sa couleur de peau, de sa religion.
Et à l'échelle d'un peuple, la liberté c'est de pouvoir être souverain et donc d'avoir des institutions démocratiques qui fonctionnent et une économie suffisamment robuste pour satisfaire les besoins essentiels qui sont les nôtres en matière d'énergie, d'alimentation et cetera. Et donc la liberté est une promesse d'émancipation qui n'est aujourd'hui pas tenue. C'est ce que nous voulons dire parce que nous ne sommes pas tous égaux face à la liberté.
C'est vrai pour les individus, c'est vrai pour les peuples. Quand vous devez compter vos sous au supermarché pour les loisirs, pour partir en vacances, quand vous vivez dans un désert médical, quand vous n'arrivez pas à vivre de votre travail ou que vous subissez des horaires contraints, peu d'autonomie, quand vous dépendez de votre voiture pour la moindre activité du quotidien et que le prix du litre dépasse les 2 €. Quand vous subissez la chaleur ou le froid dans un logement mal isolé, quand vous vivez tout cela, vous ne vous sentez pas pleinement libre.
Pourquoi ? Parce que une minorité protège ses profits ou échappe à l'impôt par l'optimisation et l'évasion fiscale ou cherche à museler la souveraineté populaire. Et donc nous socialistes, je crois que nous devons reprendre à la droite et à l'extrême droite cette idée de liberté qu'il défigure pour en refaire ce qu'elle n'aurait jamais cessé dû cesser d'être, c'est-à-dire un bien commun.
Et dans la dans un monde qui promet la liberté à quelques-uns, nous voulons la liberté pour tous, c'est-à-dire pour les travailleurs et les familles qui sont précarisés, pour les peuples qui sont opprimés ou intimidés, pour les jeunesses qui se sentent empêchées, pour les personnes discriminées, très nombreuses dans notre pays, pour les campagnes et les quartiers populaires qui se sentent délaissés, pour les générations futures aussi qui se voient sacrifier. Et je reprends à mon compte la citation d'un homme politique italien, un socialiste du du 19e siècle, me semble-t-il, qui disait la liberté, le socialisme, c'est quand la liberté arrive dans les dans la vie des gens les plus modestes. Cela résume bien notre pensée et je crois qu'il est d'autant plus important de le dire aujourd'hui que un grand combat politique et culturel va s'engager autour de de la liberté parce que vous avez d'un côté des droites, des extrêmes droites mais c'est de plus en plus la même chose qui converge vers un même logiciel libertarien et pour qui la liberté c'est l'absence de règles communes.
C'est la fin de l'État et des services publics. C'est le règne de tout marché. C'est en fait la loi du plus fort.
Et vous avez d'un côté ce qui doit être la gauche, ce qui sont les socialiste. Nous avons toujours refusé de séparer la liberté de l'égalité et de la fraternité. Et nous pensons que pour que la liberté soit réelle pour tous, il faut des règles communes, des sociétés solidaires.
Il faut une puissance publique forte. Et je peux multiplier les exemples pour cela, pour assurer la liberté de la presse, la vôtre, celle du secteur culturel, du monde du livre, et ben il faut des régulations publiques fortes pour fixer des seuils euh anticoncentration ou qui limitent la concentration capitalistique pour assurer là encore la liberté des travailleurs, faire qu'il ne soit pas exploité, euh qu'il ne soit pas même parfois esclavagisé. Bah là aussi, il faut fixer des règles.
Quand vous revenez sur une directive comme celle sur le devoir de vigilance des entreprises, vous promettez euh la liberté, entre guillemets pour les actionnaires qui est en fait une domination, mais vous promettez l'exploitation euh au travailleurs de de de même pour garantir à tous l'accès à un logement, il faut des régulations publiques fortes pour garantir la sécurité de tout ce qui est la première des libertés. Il faut aussi là aussi une puissance publique forte et je le je peux le décliner ainsi dans tous les domaines de la vie à chaque fois pour que la liberté et la promesse d'émanci la promesse d'émancipation qu'elle porte soit réelle pour tous, il faut une puissance publique forte à la hauteur et des régulations sociales importantes. Un deuxième pilier de notre récit politique, c'est un regard que nous portons sur l'État de la France.
Parce que pour arriver à relever les défis que je viens de vous mentionner, nous avons besoin de retrouver l'unité de notre pays qui souffre d'un mal profond, d'une forme de malheur collectif dans les classements internationaux sur le bonheur. Euh la France est très très en bas de l'échelle. Il y avait même un classement qui l'a placé à la même échelle de malheur collectif. que l'Afghanistan.
Donc vous voyez, il y a une forme de nostalgie terrible dans notre pays qui se traduit aussi par une abstention massive, une défiance généralisée vis-à-vis du monde politique à laquelle nous devons répondre. Et nous faisons le constat que la France est fracturée. De toute part sur le plan social, sur le plan culturel, sur plan territorial.
Vous avez une ghettoisation territoriale qui est avancée avec les plus riches qui parfois sont sécessions dans certains quartiers où le prix de l'immobilier devient totalement inabordable. Vous avez des populations dans les quartiers populaires qui se sentent assignées à résidence par des discriminations ou des difficultés scolaires qu'elles subissent. Vous avez des campagnes qui loin des centres économiques, culturels, sociaux se sentent livrés à elle-même et des outres mères aussi qui désespèrent de la promesse républicaine.
Et comment voulons-nous que la France affronte les défis de ce siècle et puisse vivre libre tout en étant si polarisé ? Donc je crois que nous devons aussi répondre à à Jean-Luc Mélenchon qui voudrait opposer ce qui serait une ancienne à ce qui serait une Nouvelle France. Répondre que la France ne pourra tenir sa promesse liberté, égalité fraternité que si elle retrouve son unité. parce que la division du peuple et la polarisation de notre pays nourrissent l'extrême droite.
Donc je crois que nous devons réconcilier les Français mais pas par des incantations ou des bons sentiments, mais par une lutte déterminée contre les fractures territoriales, culturelles, sociales, identitaires qui défigurent aujourd'hui notre pays. Et ça, ça exige des politiques de justice radicales en matière de fiscalité, de réforme démocratique, de lutte contre le racisme, l'antisémitisme et l'islamophobie. euh pour les services publics, pour les transports et j'y reviendrai juste après.
Enfin, ce qui vaut pour la France vaut pour l'Europe. Euh des Unis, l'Europe est faible. Euh en doute d'elle-même, elle s'égare.
Et donc nous devons afficher une priorité stratégique autour de la souveraineté européenne. Le projet européen, il est né au 21e siècle dans un monde qui a désormais disparu. Euh l'illusion d'une paix mondiale par le commerce s'est dissipée et donc nous devons réinventer cette Union européenne en construisant sa souveraineté parce que c'est devenu la condition de notre liberté euh dans le monde dans lequel nous vivons.
Et nous voulons faire de l'Europe un espace de coopération de paix entre les nations. Elle a montré que c'était possible et c'est ainsi qu'elle pourra demain prendre les devants d'une alternative au nouvel ordre impérial du monde. Dans ce projet, nous esquissons aussi ce que peut-être un nouveau socialisme pour le 21e siècle.
Euh et nous portons au regard de notre histoire une responsabilité particulière pour forger l'alternative au nouveau capitalisme que je vous ai décrit et à ses alliés impérialistes, identitaires, climatosceptiques. Nous nous sommes rassemblés le weekend dernier à Barcelone avec des progressistes et des socialistes du monde entier et vous voyez bien l'état d'esprit qui s'en est dégagé. Nous devons aujourd'hui revenir à ce qui fait la sève du socialisme depuis le début de son histoire, c'est-à-dire la vocation et l'ambition de transformer l'ordre économique et social.
Nous faisons l'analyse que le temps de la social-démocratie est derrière nous parce que le monde qui l'a vu naître d'abord n'existe plus. C'était un moment particulier de l'histoire européenne, la reconstruction après-guerre, un moment où s'est forgé un compromis inédit entre le capital et le travail où vous aviez un capitalisme qui se déployait dans un cadre national soutenu par une forte croissance, des gains de productivité, un état social protecteur. Ce monde là a disparu, il s'est fissuré sous l'effet de la mondialisation néolibérale.
Et puis il faut dire aussi que la social-démocratie n'a jamais non plus pris en compte les limites planétaires, n'a jamais euh attaquer à la racine les inégalités entre les femmes et les hommes comme les discriminations raciales. Et donc si aujourd'hui les socialistes veulent défaire le capitalisme de prédation, il faut que nous revenons à la source de notre engagement, c'est-à-dire la transformation du système économique et social parce que c'est aujourd'hui la condition de notre liberté. Vous ne pourrez pas refaire de la démocratie en idéal majoritaire euh si vous ne mettez pas l'économie au service du bien commun plutôt que euh au profit de quelques-uns.
Vous ne pouvez pas non plus engager la bifurcation écologique nécessaire si vous ne remettez pas en cause les déterminants du réchauffement et des pollutions, soit un mode de production et de consommation qui encourage la prédation, l'exploitation, le gaspillage plutôt que de répondre aux vrais besoins sociaux. Euh donc voilà, et pour ce nouveau socialisme, nous devons mobiliser toutes celles et ceux qui aujourd'hui en France ne trouvent pas leur place dans ce système- làà de par leurs conditions sociales ou leur lieu de vie. Ce sont les classes populaires, c'est la jeunesse qui est en quête d'autonomie d'avenir, ce sont les quartiers populaires et la France rurale qui partagent un même sentiment de relégation et et d'assignation.
Euh et donc il nous faut résorber les fractures sociales et territoriales encore une fois parce que ça n'est qu'ainsi que nous pourrons réaliser la promesse républicaine révolutionnaire issue de 1789, c'est-à-dire la liberté pour tous par l'égalité et la fraternité. Et donc dans le projet que nous soumettons à nos militants, vous avez six parties. Euh je vais pas être trop longue dans cette introduction pour pouvoir répondre à vos questions, mais je vais revenir sur brièvement sur chacune de ces de ces six parties.
La première s'intitule Vivre Libre où nous abortons la liberté sous le prisme que je vous ai décrit précément, c'est-à-dire sous un prisme social. Donc cette partie vivre libre parle du travail de la façon dont on pourra augmenter demain les salaires, réhausser le SMIC, installer une vraie démocratie sociale dans notre pays. Vous avez 13 pays dans l'Union européenne qui vivent sous le régime de la codétermination en entreprise.
Nous en France, nous n'avons pas cela. Nous avons un système où les salariés sont consultés en entreprise mais ne participent pas véritablement des décisions stratégiques et donc nous portons l'ambition de construire une vraie démocratie sociale, c'est-à-dire qui vit sous le régime de la codétermination avec une parité de représentation des salariés et des actionnaires et des patrons au conseil d'administration avec aussi une règle de partage de la richesse en entreprise que nous proposons et qui est simple et qui pose le principe que pour 1 € versé en dividende. 1 € est également versé en participation et à l'intéressement des salariés.
Dans cette première partie vivre leide, nous abordons aussi la question de la réforme des retraites, de la planification, de la réindustrialisation de notre pays, mais aussi de la sortie des énergies fossiles pour viser un mix 100 % des carbonés en 2050 avec du nucléaire autant que nécessaire et des énergies renouvelables autant que possible. Dans cette partie, nous traitons aussi de la question du pouvoir d'achat, pas uniquement sous l'angle de l'augmentation des salaires parce que ça n'y suffira pas. Pour rendre du pouvoir d'achat aux françaises, ce qui est leur première préoccupation, il faut baisser les dépenses contraintes, c'est-à-dire le logement, l'alimentation, l'énergie.
Dépenses contraintes qui ont augmenté beaucoup plus vite que les salaires euh ces dernières années. Et donc là aussi, comment est-ce qu'on fait baisser le prix du logement ? Comment est-ce qu'on fait baisser le prix de l'énergie ? et bien par des interventions publiques fortes pour sortir l'énergie de la logique du tout marché et pouvoir appliquer des tarifs régulés ou pour programmer la production massive de nouveaux logements, encadrer les les loyers, faciliter la réquisition des logements vacants, euh réinvestir aussi dans le logement social, faire respecter la fameuse loi SRU.
Donc vous voyez, on est toujours dans la même logique de pour que la liberté soit réelle pour tous, c'est-à-dire pour que chacun puisse avoir une vie digne, et bien il faut des régulations publiques fortes et des règles. Contrairement à ce que prôent les 10 dit libéralistes qui ne servent pas la liberté mais simplement la domination d'une minorité sur la majorité. Dans cette première partie, on aborde aussi la question de l'intelligence artificielle et du progrès qu'il faut aujourd'hui remettre au service du bien commun.
Euh on voit bien euh là aussi dans le domaine de l'intelligence artificielle que cela préoccupe beaucoup euh les Français, nos concitoyens, notamment sur les impacts que cela pourrait avoir demain sur les organisations du travail et sur l'emploi. Et donc, il faut euh faire en sorte que la révolution industrielle qui est l'intelligence artificielle euh bénéficie au travailleurs et non l'inverse et que les gains de productivité soient redistribués et partagés. Dans la deuxième partie de ce projet que nous soumettons aux militants euh nous abordons la question des sécurités au pluriel et je veux en dire un mot parce que c'est là aussi un point important de notre de notre vision politique.
Euh nous voulons répondre à l'extrême droite qui euh pense avoir le monopole du débat sur la sécurité mais qui ne le traite que sous l'angle de l'immigré ou de l'étranger. Nous nous abordons la question des sécurités au pluriel. Euh parce que nous vous revendiquons que par la construction notamment de la sécurité sociale, euh le fait de mettre chacun en sécurité contre les risques de la vie, c'est un des premiers héritages du socialisme.
Et nous allons non seulement répondre à l'insécurité qui résulte de la délinquence dans notre pays, du narcotrafic, des incivilités du quotidien, mais nous allons aussi traiter de toutes les autres insécurités que la droite et l'extrême droite oublient de mentionner. l'insécurité que l'on ressent lorsque l'on vit dans un désert médical, lorsque l'on n' pas accès aux soins de santé, l'insécurité encore environnementale, celle que fait peser le dérèglement climatique quand vous habitez dans le nord et que tous les ans vous avez peur de voir votre domicile inondé ou quand dans le sud vous devez craindre des mégafeux, des canicules, des sécheresses à répétition. l'insécurité qui résulte aussi des pollutions généralisées, je l'ai dit, on ne sait même plus les quantifier.
Quand vous avez en ce moment le scandale du Cadmium que vous avez 2 millions de Français qui se connectent sur impo.gov.fr faire pour signer une pétition contre la loi du plomb.
Cela dit quelque chose de l'insécurité ressentie par beaucoup de nos concitoyens face à ces pollutions généralisées qui génèrent ensuite des maladies euh font baisser l'infertilité, enfin entre autres conséquences, pollue l'eau et ça cela inquiète et cette insécurité là nous nous y attaquons et nous proposons de construire une véritable sécurité écologique et climatique. Et je crois que c'est quelque chose de novateur dans un projet du du Parti socialiste. dans la 3è partie euh qui parle de s'épanouir euh à égalité, nous traitons euh de la question de l'école, de la réussite pour tous avec une proposition forte de réduire le nombre d'élèves par classe à 19 élèves maximum dans toutes les classes de France, pas simplement dans les classes des écoles prioritaires.
C'est une mesure qui est soutenue par beaucoup d'économistes aujourd'hui en France pour augmenter la réussite éducative, la garantir pour toutes et tous et à la fin augmenter aussi et régler le problème de la productivité dans notre pays. Et ce qui est intéressant avec cette mesure, c'est qu'elle s'autofinance parce que euh les gains que vous obtenez par la réussite de toutes et tous, vous les retrouvez ensuite en terme de richesse créée pour la société. C'est une partie où on aborde également la question de mettre fin au déterminismes sociaux dans la réussite, dans l'orientation scolaire.
Aujourd'hui, vous avez des talents qui sont en France et beaucoup des problèmes de notre pays en résultent. Le fait que dans les quartiers populaires, dans les campagnes, dans le péri urbain, on ne donne pas leur chance à beaucoup d'enfants qui ont beaucoup d'intelligence à donner à notre société. nous handicap collectivement et donc nous devons euh construire un service public de l'accompagnement éducatif individuel qui soit ciblé aussi sur les enfants d'ouvriers, d'employés, je le dis parce que vous avez aujourd'hui plus de 60 % des enfants de cadre qui font des études mais seulement 30 % des enfants d'ouvriers et d'employés.
Et puis il faut aussi arrêter de résumer la réussite euh au niveau de diplôme. Vous pouvez ne pas choisir ou ne pas avoir les moyens d'ailleurs de faire des études quand vous avez 18 ans et très bien réussir votre vie. Mais malheureusement euh le système français euh la façon dont nous construisons euh voilà euh notre système économique ne permet pas suffisamment de valoriser euh ses profils.
Dans cette partie, on on on met aussi l'accent sur la question de l'enfance comme une priorité nationale. Je crois que c'est c'est très important de le dire pour construire un véritable service public de la petite enfance, une politique de prévention centrée sur les 1000 premiers jours. La reconstruction de l'aide sociale à l'enfance, c'est quelque chose qui nous anime beaucoup, non seulement au groupe socialiste, à l'Assemblée nationale, mais dans l'ensemble des mairies et des que nous détenons en France où nos maires sont très actifes sur ces sur ces sujets parce que tout simplement c'est l'avenir de de la société et du pays qui en dépend.
Nous avons une 4è partie qui traite de l'écologie populaire que nous voulons construire. Et quand je dis écologie populaire, je l'entends dans les deux sens du terme. Populaire au sens de désirer parce qu'elle améliore la vie et populaire au sens de une écologie accessible à toutes et tous.
Parce que le problème de l'écologie aujourd'hui, c'est que très peu de gens ont les moyens d'être écolo, de s'acheter une voiture électrique, de rénover leur logement, d'acheter des vêtements biosourcés et pas issus de la face fashion, de manger bio. Donc il faut donner à chacun les moyens de vivre mieux grâce à l'écologie. Et c'est ça l'écologie populaire.
Donc c'est une écologie qui permet aux gens de se déplacer à moindre coût tout en émettant moins. On parle d'un nouveau contrat social des transports parce que les transports sont une question sociale où il faut à la fois massifier l'offre de train, faire baisser le prix du train mais aussi démocratiser l'accès à la voiture électrique en proposant de massifier la location sociale de petits véhicules électriques produits en France et en Europe. location sociale qui serait accessible seulement au ménages modestes ou qui vivent dans les zones pé urbaine ou rurale et qui donc dépendent de la voiture.
On propose de nationaliser les autoroutes aussi, de reprendre progressivement les 9000 km d'autoroutes qui ont été concédé à l'expiration des contrats et de réinvestir les bénéfices non seulement dans l'entretien du réseau, mais aussi dans les transports durables que je vous ai mentionné, le train, le vélo et la location sociale de véhicules électriques. J'accélère pour aborder les deux dernières parties 5 et 6. La partie 5, la partie 5 s'intitule refaire société et c'est la partie qui incarne le le le point très important dont je vous ai parlé plus tôt qui est d'arriver à réconcilier, à résorber les fractures territoriales et sociales et culturelles dans notre pays.
Et donc c'est une partie où on parle non seulement de justice fiscale parce que refaire société ça tient aussi à ça. Je pense qu'il faut que nous organisions des états généraux de la justice fiscale pour garantir la progressivité dans toutes les sortes d'impôts. L'impôt sur les entreprises, l'impôt sur le revenu du patrimoine mais aussi de l'héritage.
C'est une partie où on parle évidemment de politique d'immigration et là-dessus notre position est claire. Nous voulons en France construire une vraie politique d'intégration par le travail. La vérité, c'est que nous ne nous donnons pas les moyens d'intégrer les étrangers qui arrivent dans notre pays et qui y travaillent.
Nous les laissons se faire exploiter euh par des employeurs parfois peu scrupuleux qui bénéficient de leur situation irrégulière ou par des marchands de sommeil. Et donc, il faut pouvoir euh mener une politique de régularisation des étrangers qui travaillent dans notre pays, leur apprendre la langue française dès la première demande de titre de séjour, leur enseigner aussi les valeurs euh qui sont les nôtres, qui sont celles de la République et c'est ainsi que l'on pourra reconstruire une politique migratoire qui soit en fait applicable et donc effectivement appliqué en arrêtant par folie administrative de fabriquer des faux irréguliers euh et toutes sortes de choses absurdes. Et c'est aussi la raison pour laquelle nous proposons de transférer la politique d'immigration du ministère de l'intérieur à un secrétariat interministériel sous l'autorité du premier ministre parce que la politique d'intégration et d'immigration ça n'est pas en fait une question exclusivement de sécurité mais aussi une question sociale et de travail comme je l'ai dit pour refaire société on aura aussi besoin je n'ai pas besoin de vous l'expliquer vu les événements de ces de ces ces derniers jours et de ces dernières semaines de faire de la lutte contre le racisme, contre l'antisémitisme et contre l'islamophobie, une grande cause national.
Et ça ça nécessite un plan euh un plan national pour des formations obligatoires au collège et aux lycées euh pour une culture de la tolérance zéro euh à l'égard des discriminations au sein de tous les services publics mais aussi au sein des entreprises avec des politiques aussi de testing. La lutte contre les contrôles d'idé contrôle d'identité aux facièes avec la [grognement] mise en place des récepés. tous ces éléments qui pourront nourrir là encore la grande cause nationale qu'il faut que nous portions contre la lutte contre le racisme.
Voilà, dans cette dans cette partie, nous abordons aussi tout ce qui serait nécessaire pour que les Français reprennent conscience euh reprennent confiance en la politique et en leurs institutions démocratiques. Aujourd'hui, vous avez plus de 80 % des Français qui sont insatisfaits de la façon dont la démocratie française ne fonctionne plus. Et donc il faut un vrai choc démocratique dans notre pays avec une réforme de nos institutions, avec une action immédiate et urgente pour garantir l'indépendance des médias mais aussi de tous les secteurs culturels pour dépésidentialiser nos institutions, pour recourir de nouveau au référendum qui est euh l'éléphant dans la pièce depuis 2005 qu'on a plus jamais osé réutiliser, rendre cet outil d'expression populaire aux Français.
évoluer aussi vers une parité sociale en politique pour que la démocratie représentative soit vraiment à l'image du peuple du peuple français. Et puis euh une 6e partie euh enfin [grognement] euh que nous avons appelé pacifier le monde où nous décrivons l'idée qui est la nôtre, l'idée que nous nous faisons euh de la coopération internationale à construire face au défi du 21e siècle. On a jamais eu autant besoin de coopération internationale.
Pourtant, on assiste à une situation où c'est la compétition qui prime la force où la guerre devient en fait un moyen courant pour régler les conflits. On le voit en ce moment en Iran et dans le D3 d'Ormous. Et ça, cela va contre l'intérêt des peuples.
Donc nous portons un projet euh de paix et pour cela une méthode qui est celle de la coopération internationale face aux impérialismes euh de la protection du droit euh international euh de l'investissement euh dans la sécurité, dans la dissuasion militaire certes, mais aussi dans l'éducation, dans le développement, dans l'égalité entre les femmes et les hommes. aussi tout ça qui fera notre sécurité demain dans la protection des biens publics mondiaux évidemment. Euh voilà, je vais m'arrêter parce que j'ai déjà été longue et j'aurais pu continuer longtemps parce que nous présentons et nous soumettons au débat militant au sein du Parti socialiste un texte qui est euh euh charpenté et qui est et qui est assez long, mais euh c'est cela que nous devons à la fois à nos militants et aux Français.
Je crois qu'on attend aujourd'hui des socialistes qu'il proposent une vision du monde et qu'il répondent aux attentes des Français sur tous leur sujets de préoccupation. et c'est ce que nous avons cherché à faire dans le document que nous euh présentons aujourd'hui. Voilà, je vous remercie beaucoup pour votre écoute et ben je suis maintenant à votre disposition si vous avez des questions.
Chloé Ridel