Christian Estrosi : « J’ai trois mandats d’expérience à la mairie de Nice, Éric Ciotti n’en a pas »
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Questions et réponses
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À quoi ça servait d'attendre autant pour en arriver là ?
- 1:22RelanceRéponse directe
Donc il aurait dû le déclencher avant ?
- 2:15RelanceRéponse directe
Vous dites le budget est désastreux, c'est vos mots ?
- 4:22OuverteRéponse directe
Comment vous avez réagi quand vous avez vu l'amendement RN sur les collectivités ?
- 5:39OuverteRéponse partielle
Est-ce que si vous étiez député, vous auriez voté la censure ?
- 6:29FerméeRéponse directe
Est-ce que vous souhaitez que les députés d'Horizon votent la censure ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« ce 49-3 conduit malgré tout à un budget assez désastreux. »
- 1:55InvitéChiffre
« Désastreux pour les entreprises d'abord, presque 8 milliards d'euros sur taxes préservées, 7 milliards pour les collectivités territoriales »
- 3:44InvitéFait
« Les collectivités, c'est quand même 70% de l'investissement public dans notre pays. »
- 4:53InvitéChiffre
« c'est tout simplement 30 millions d'euros de moins pour la ville de Nice et sa métropole. »
- 8:49InvitéChiffre
« l'élu dans lequel les Français ont le plus confiance à plus de 50%, c'est le maire »
- 10:08InvitéChiffre
« plus 10% au 1er février prochain, plus 25% au 1er février. »
- 10:19InvitéChiffre
« En juin, plus 10% au 1er février, plus 25 en juin. »
- 22:06InvitéChiffre
« la construction de 10 000 logements nouveaux dans notre ville est essentiellement tournée vers les Niçois et vers les actifs. »
- 23:15InvitéChiffre
« la France avait perdu en 2025 entre les natalités et les disparitions presque un demi-million de personnes. »
- 23:29InvitéChiffre
« nous avons gagné 15 000 habitants à Nice. »
Temps de parole
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Bonjour, bonjour M. Estrosi, merci beaucoup d'être notre invité, Christian Estrosi, maire de Nice, vice-président d'Horizon. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale et deux presses régionales pour vous, Christian Estrosi. D'abord Fabrice Vessard-Rodon. Bonjour Fabrice, du groupe Évras, des journaux régionaux de l'Est de la France. Et puis on sera en fin d'interview à Nice, chez vous, avec Baptiste Biz. Bonjour Baptiste, merci d'être là, Baptiste, du groupe Nice Matin qui vous posera des questions sur la campagne des municipales.
Puisque Christian Estrosi, vous êtes candidat à votre succession. On commence par l'actualité nationale Sébastien Lecornu qui a donc déclenché hier le 49-3 sur le budget. À quoi ça servait d'attendre autant pour en arriver là, Christian Estrosi ?
Vous vous posez la bonne question. Une question que nous nous posons tous depuis le début. Les Français sont lassés de voir que depuis des semaines, voire des mois, au fond, on passe son temps à parler de budget, de budget rejeté, de budget remis sur la table, d'amendements, de menaces, de motions de censure. Alors, il est temps de passer à autre chose.
Donc il aurait dû le déclencher avant ?
Donc je pense que Sébastien Lecornu, qu'on ne peut pas le lui reprocher, essayer d'amener jusqu'au bout du bout le Parlement à débattre, et essayer de sortir des solutions équilibrées, a fini par le sortir. On aurait pu sans doute gagner des semaines assez précieuses en ces temps ou en matière économique. Et d'ailleurs, ce 49-3 conduit malgré tout à un budget assez désastreux. Désastreux pour les entreprises d'abord, presque 8 milliards d'euros sur taxes préservées, 7 milliards pour les collectivités territoriales, des conséquences naturellement sur le pouvoir d'achat des Français.
Il y aura 7 milliards, pardon, parce que le Sénat dit qu'il va ramener la contribution des collectivités à 2 milliards.
Eh bien, si le Sénat y parvient, et je sais combien le Sénat est actif sur le sujet, je fais partie des maires qui lui en seront extrêmement reconnaissants. Mais en tout cas...
Mais vous dites le budget, les mesures budgétaires de Sébastien Lecornu, c'est désastreux. Ce sont vos mots.
Même pour les collectivités, bon, moi je fais partie sans doute des rares collectivités qui ont perçu que ce débat allait durer, et que si je ne votais pas dès le mois de décembre, tant pour la ville de Nice, que pour la métropole de Nice-Côte d'Azur, des budgets, quitte à les réajuster avec des décisions modificatives en cours d'exercice, je ne donnerai pas une impulsion nécessaire pour que mon économie tourne et mes entreprises, comme le tissu associatif, comme les services publics, puissent fonctionner le plus vite possible. On a perdu du temps. Il aurait fallu qu'ils dégainent le 49.3 avant, dites-vous.
Je pense qu'il aurait fallu le dégainer avant, parce que pour arriver à le dégainer sur un budget aussi désastreux, tant qu'à faire, il va aller mieux que l'économie du pays, que les services publics sachent où ils en sont, que les entreprises qui sont aujourd'hui largement atteintes aussi puissent se structurer, s'organiser par rapport à leur propre gestion et leur propre administration, et que nous-mêmes, nous puissions prendre des initiatives le plus possible. Les collectivités, c'est quand même 70% de l'investissement public dans notre pays.
Il se trouve que moi, j'ai aujourd'hui une part de croissance qui n'est pas le cas de tous les territoires par rapport à la dynamique économique que j'ai insufflée. Donc j'ai pu prendre des mesures en matière d'investissement extrêmement fortes pour soutenir mon tissu économique. Mais enfin, il faut aider nos entreprises à remplir leur carnet de temps.
Petite parenthèse sur les collectivités, puisque vous y venez lors des débats budgétaires, vous l'avez sans doute suivi à l'Assemblée, le RN et ses alliés siotistes ont fait voter un amendement pour réduire de 4,9 milliards la dotation globale de fonctionnement, qui est la principale dotation aux collectivités. Comment vous avez réagi quand vous avez vu ça ?
J'ai naturellement hurlé sans être étonné, on sait aujourd'hui que l'URN, l'UDR, qui est son proxy, aujourd'hui sont prêts à tout et n'importe quoi pour saccager la vie économique de notre pays et que ce soit eux qui s'attaquent directement aux collectivités. Voilà ce qu'a proposé l'URN et siotistes. c'est tout simplement 30 millions d'euros de moins pour la ville de Nice et sa métropole. Alors, il se trouve que nous avons, grâce à notre dynamique économique, des recettes qui nous permettent de compenser tout cela, puisque nous avons eu d'excellents résultats aussi bien touristiques et industriels en 2025.
ces 30 millions d'euros seraient bien utiles pour plus de places en crèche, plus de travaux de rénovation dans nos écoles et mieux accompagner encore nos services publics que nous sommes en train de moderniser aujourd'hui pour mieux répondre aux attentes de nos concitoyens.
– On revient au budget plus généralement, on vous sent quand même critique sur la méthode et sur le fond du budget. Est-ce que si vous étiez député, vous auriez voté la censure ?
– D'abord, je ne suis pas député, j'ai choisi de ne pas être député. Je me consacre depuis maintenant près de 18 ans à administrer une grande collectivité alors que j'étais député, j'ai été trois fois ministre. – Tout en restant très présent dans l'actualité politique nationale, monsieur le ministre. – C'est vrai, mais à partir du moment où nous voyons bien que l'arc central aujourd'hui dit maintenant ça suffit, fin de parti, de toute façon ça ne changera rien, ça ne changera rien. Vous votez une motion de censure ? On retourne à une dissolution ? – Mais censure ou pas censure ? Je me pose la question autrement,
vous êtes vice-président d'Horizon, est-ce que vous souhaitez que les députés d'Horizon votent la censure ?
– Je ne souhaite pas que les députés d'Horizon votent la censure parce que je pense que nous devons maintenant passer à une autre étape et que les Français sont fatigués de ne pas entendre aujourd'hui un débat parlementaire, parler de réforme, tenez, moi j'attends avec impatience une réforme sur les polices municipales avec la première police municipale de France que j'ai bâtie, elle est prête à arriver au débat au Parlement, la sécurité est une priorité, il est temps qu'on passe à autre chose et si on fait encore durer le plaisir pendant des semaines et des semaines sur le budget et qu'on ne dote pas notre pays d'un budget bon ou mauvais, et il est mauvais en l'occurrence, et que les collectivités puissent apporter une contribution pour apporter des correctifs comme nous le faisons avec la ville de Nice ou la métropole, c'est du temps perdu pour cette année 2026 que nous n'avons plus le droit de perdre aujourd'hui.
– Le sujet va être le même l'année prochaine, là vous dites je ne voterai pas la censure au conventionnel parce que, au nom de la stabilité… – Et si vous me demandez ce que fait le maire de Nice, je suis là en tant que tel, je n'ai pas choisi d'être parlementaire, je n'ai pas choisi d'être parlementaire, moi la loi aujourd'hui, peut-être que… – Je reprédite ma question, la France ne va devoir fonctionner comme ça jusqu'à la prochaine présidentielle, c'est ça le sujet.
– Oui, mais je préfère dire aussi des choses directement, vous auriez aujourd'hui, comme c'était le cas avant, des présidents de collectivités qui puissent être parlementaires pour faire entendre la voix des territoires au Parlement, je pense que nous n'aurions pas des parlementaires aussi distants des réalités de la vie locale à laquelle nous sommes confrontés nous et que nous aurions peut-être accompagné un gouvernement à voter un meilleur budget et à avoir des majorités qui soient d'un autre modèle que celui qui est offert aux Français.
– Donc il faut revenir au cumul des mandats ?
– Oui, on n'y reviendra jamais, j'en suis à peu près convaincu, ce fut une erreur tragique et nous verrons que de plus en plus, là où le Cévi-Poff rappelle que l'élu dans lequel les Français ont le plus confiance à plus de 50%, c'est le maire, il y aura une distanciation entre les territoires et le Parlement.
Voilà pourquoi je souhaite que l'élection présidentielle ou le Girondin que je suis se battra de toutes ses forces pour que nous allions beaucoup plus loin dans la décentralisation et sur la répartition des compétences entre Parlement, État et collectivité, renforcent notre rôle pour que les choses aillent mieux dans notre pays, là où nous représentons 70% de l'investissement public qui est réalisé dans notre pays.
– Quelques questions sur l'actualité avant de passer à l'actualité municipale. Emmanuel Macron qui a riposté hier à Donald Trump, Donald Trump qui menace les vins et champagnes français de droits de douane à 200%, est-ce qu'Emmanuel Macron peut faire le poids ?
– D'abord je veux dire une chose, je suis loin de partager de nombreux choix d'Emmanuel Macron, mais quand vous avez un président américain qui s'en prend avec autant de mépris au président français, c'est à la France toute entière, c'est à la République toute entière qu'on s'en prend et je pense que les Français doivent être unis pour ne pas accepter cette provocation, ces droits de douane qui sont un véritable chantage, plus 10% au 1er février prochain, plus 25% au 1er février. – En juin, plus 10% au 1er février, plus 25 en juin.
– En juin, plus 25, et surtout les 200% sur les vins, sachant que je suis dans une région où nous sommes un des plus grands producteurs de vins exportés aux États-Unis aujourd'hui, c'est mettre à plat complètement notre économie, si jamais nous ne cédions pas à sa pression sur le Groenland, après avoir voulu s'emparer de l'exploitation du pétrole au Venezuela, après avoir voulu s'attaquer aux terres rares aujourd'hui en Ukraine, maintenant vouloir s'attaquer aux ressources naturelles du Groenland et aujourd'hui ne respecter aucun principe diplomatique, vouloir s'attaquer aux Nations Unies qui ont organisé chez moi le plus grand sommet de l'océan depuis New York en 2017 et Lisbonne en 2022, pour tous ceux qui n'adhèreraient pas à son conseil de la paix, c'est aujourd'hui une position qui est inacceptable.
Et là aussi quand je vois que ceux qui l'idolâtrent le plus, c'est le Rassemblement National, c'est mon Trump au petit pied, M.
Ciotti chez nous, qui l'idolâtrent et qui quelque part n'ont pas honte de soutenir les politiques américaines qui pourraient porter atteinte à nos agriculteurs qui aujourd'hui n'en peuvent plus déposer faillite, se suicident tous les jours, s'attaquent à une économie toute entière, met en difficulté notre pays, insultent notre pays comme il le fait, j'ai honte pour mon pays et j'appelle à un espèce de ressort républicain qui nous permette aujourd'hui de montrer que nous sommes unis, cette espèce d'affront qui est fait à l'invitation du Président de la République de venir débattre à Paris pour dire à Mme van der Leyen de l'autre côté qui accepte alors qu'il devait y avoir une unité européenne la plus totale et entière pour faire face à M.
Trump et aux États-Unis sur cette tentative de puérisement et de main basse sur le Groenland est aujourd'hui tout à fait inacceptable avec des droits de douane qui vont mettre en péril des pans entiers de notre économie, mais pas que de la nôtre, de l'économie européenne tout entière et j'appelle à un sursaut européen. – Un dernier mot là-dessus Fabrice. – Oui parce qu'on parle de sursaut européen, on parle du populisme aux États-Unis. Vous êtes voisin, vous, de l'Italie à Nice. Vous portez quel regard sur l'action politique de Giorgia Meloni ? – J'apporte un regard négatif, mais est-ce que Giorgia Meloni, à elle seule, est responsable de cette situation ?
Je pense que c'est parce qu'il n'y a pas aujourd'hui une coordination de l'ensemble des forces européennes autour de la présidente Ursula von der Leyen qui favorise que des règles européennes fassent que nous soyons solidaires les uns des autres. Aujourd'hui ça suffit, la France est la première puissance nucléaire européenne, c'est la première puissance militaire européenne. Je suis gaulliste, j'essaie d'imaginer comment le général de Gaulle aurait réagi face à une telle provocation. Eh bien prenons en main notre souveraineté et disons les choses clairement maintenant à Trump et aux Américains et profitons du sommet de Davos déjà pour l'amorcer.
– Christian Estrosi, avant de passer au municipal à Nice, deux questions sur votre voisin, le maire de Carde, David Lissnard, qui s'exprime ces dernières heures. D'abord hier soir, il a prévenu qu'il se présenterait directement à la présidentielle en 2027 s'il n'y avait pas de primaire à droite pour désigner un candidat unique. Quand dites-vous ?
– Je pose la question à M. Lissnard, c'est quoi la droite pour lui ? Ça va de où jusqu'à où ? De Mme Elisabeth Borne jusqu'à Mme Knafro ? Donc je n'ai pas de réponse à ce sujet. – Elle va où ? Pour vous elle va où ? La droite elle va de où à où ? – Pour moi, vous avez ceux qui apportent et qui appellent à l'union des droites. Et l'union des droites, me semble-t-il, en dehors du RN et de ses proxys dont l'UDR, j'en vois pas d'autres. – Mais est-ce que là, ça va pousser Edouard Philippe à une primaire ?
– Je suis pour l'union de la droite et du centre que nous avons connue par le passé et que quelque part les politiques de Macron ont abîmé comme il a abîmé quelque part la gauche traditionnelle telle qu'elle était organisée. – Mais est-ce que ça va pousser Edouard Philippe à une primaire ?
– Moi, je suis à peu près convaincu que nous avons aujourd'hui petit à petit, et au fond, la position prise sur le vote du budget, ou en tout cas le non-vote de la motion de censure, par ceux qui, de manière républicaine, se disent, « Maintenant, il faut que la France ait un budget », démontre que là où on n'aurait peut-être pas été capable de ça il y a encore quelques mois ou un an, on voit bien qu'il y a une perspective qui se dessine pour 2027, où celui ou celle qui pourrait se dégager naturellement comme étant le meilleur, dans des discussions plus apaisées, pourrait occuper la place nécessaire.
– Autre déclaration de David Lissnard, c'est ce matin, ça ne vous concerne plus directement, c'est sur les municipales à Nice, il dit qu'il ne s'impliquera pas dans la campagne, mais quand même, il laisse entendre qu'il est plutôt Éric Ciotti. Qu'est-ce que vous en dites ?
– C'est-à-dire qu'il est plutôt Éren ? Moi, je ne veux pas rentrer dans ce type de polémique, une élection municipale, c'est une relation avec ses électeurs, je ne vais pas faire d'ingérence à Cannes, que M. Lissnard s'occupe de ses affaires, il fait des choses bien, il en fait d'autres sans doute moins bien, comme nous tous, nous serons jugés par nos électeurs, qui sont souvent des électeurs qui vont bien au-delà du parti auquel nous appartenons. – Il vous déçoit sur cette préposition ?
– Et je considère que dans un département comme le nôtre, où pour aller à Cannes, il faut passer par l'aéroport de Nice, nous avons une économie qui doit plutôt se compléter pour apporter de l'emploi dans nos entreprises, pour soutenir nos entreprises, plutôt que d'aller chercher, quand on est issu malgré tout de la même famille politique, à chercher à jouer les uns contre les autres.
– On va aller justement à Nice. Bonjour Baptiste Bise, merci d'être avec nous, directeur de rédaction du groupe Nice Matin, Var Matin, Monaco Matin, vous allez poser vos questions à Christian Estrosi sur les municipales.
– Oui, bonjour. Et bonjour M. le maire, la semaine dernière, Dominique Estrosi-Sasson, qui est votre colistière à Nice, elle déplorait sur ce même plateau, et j'étais en duplex de Nice déjà, une campagne de caniveau. Cette semaine, on ne peut pas dire que ce soit vraiment amélioré, puisque Éric Ciotti a publié sur X cette semaine une vidéo volée dans laquelle on vous entend plaisanter sur les boulistes, et vous moquez aussi un peu des vœux à la chambre de commerce et de l'industrie. Alors première question, est-ce qu'il est devenu très difficile, alors qu'il y a des téléphones portables qui se promènent partout, de faire campagne en faisant attention à ce qu'on dit en permanence ?
Et puis deux, est-ce que vous regrettez vous-même les attaques qui peuvent venir de votre équipe, notamment les montages IA dans lesquels on voit Éric Ciotti en Lord Voldemort, le méchant d'Harry Potter, ou encore hier Jean-Pierre Rivère en Reine des Neiges ?
Moi, je n'ai rien vu de tout ça. Je vois simplement cette campagne très peu digne de la part d'Éric Ciotti qui tronque des vidéos et qui, dans cette période des vœux, essaie de faire passer de l'humour pour des attaques. On est dans un temps où il faut apporter une campagne heureuse, une campagne dynamique. Aujourd'hui, j'ai été accueilli extrêmement chaleureusement au vœu de la Chambre de commerce et d'industrie. Puis vous êtes là vous-même pour regarder la photo de famille, entre guillemets, et vous rendre compte que il y avait une partie sur la photo de famille qui faisait une tête comme ça, qui était décomposée. On voit que sa campagne prend l'eau et qu'ils sont totalement paumés.
Puis de l'autre côté, un camp qui semblait beaucoup plus souriant, beaucoup plus épanoui, plaisantant avec les membres de la Chambre de commerce, avec l'union patronale. Mais je pense qu'il est temps de revenir un peu sur le fond. On voit bien que là où, d'un côté, il y a une campagne où on essaie d'afficher des noms qui ne sont même pas en conformité avec la loi pour être candidat des élections municipales, et c'est là qu'on voit leurs difficultés. Nous, on reste sur le fond. J'ai trois mandats derrière moi, j'ai de l'expérience. Ils ne l'ont pas. Ils font des erreurs les unes derrière les autres.
Le fond, pour moi, c'est de parler de la sécurité, c'est de parler de la santé, c'est parler des choses qui touchent au quotidien les Niçois et les Niçois, et c'est ce à quoi nous nous attachons.
– Et Baptiste, vous avez une autre question.
– Oui, alors sur les voeux à la CCI, c'est vrai que ce qui était assez exceptionnel, puisque M. Estrosi en parlait, c'est qu'il y a bien longtemps qu'on n'avait pas vu Eric Ciotti et Christian Estrosi sur la même photo, et là, ils étaient sur la même photo de famille. Alors pas côte à côte, mais ils étaient tous les deux sur la même photo. Donc cette semaine toujours, Jean-Pierre Rivère a annoncé qu'il se retirait. Alors Jean-Pierre Rivère, il est redevenu président de l'OGC Nice, pour celles et ceux en dehors de la Côte d'Azur qui ne suivent pas ou qui ne suivent pas le foot.
Il était sur la liste d'Eric Ciotti, il a été le premier à le rejoindre, et il a annoncé qu'il se retirait pour ne pas risquer de faire courir une inéligibilité et qu'ils doivent se retirer en cours de mandat. C'était un problème qui avait soulevé l'équipe de M. Estrosi. Alors en cas de victoire, il dit qu'il redeviendra à conseiller spécial, mais ma question, M.
Estrosi, c'est est-ce que vous ne pensez pas que pour lui la mission est accomplie et qu'en rejoignant Eric Ciotti très tôt dans la campagne, il a légitimé sa candidature et qu'il a ouvert la voie à d'autres ralliements de personnalités modérées bien connues et que finalement, pour Jean-Pierre Rivère, c'est mission accomplie auprès d'Eric Ciotti déjà ?
Ce qui se passe dans les autres camps, vous pourriez me parler d'autres familles politiques, il y a plusieurs candidats, je m'occupe de ma campagne. Vous voyez bien que je déroule et vous le couvrez vous-même dans votre quotidien, une campagne de fonds sur la santé, sur la sécurité. Cet après-midi, je vais dérouler et présenter mes candidats qui auront à gérer l'éducation nationale avec des choses extrêmement innovantes. Vendredi, ce sera dédié à l'économie. En même temps, il y a des règles aujourd'hui, définies par le Parlement pour ceux qui sont éligibles, qui ne le sont pas. Tout ça fait très désordre en face.
Pendant qu'on est sur des sujets de personnes, nous, nous sommes sur des sujets de fonds. Avec Dominique Asrosi-Sasson, qui est présidente de la Commission économique au Sénat et qui est une de mes toutes premières à figurer sur ma liste et qui a rejoué un rôle important sur la politique du logement à Nice ces dernières années, nous avons présenté lundi un grand programme sur le logement où nous savons que c'est une priorité et que la construction de 10 000 logements nouveaux dans notre ville est essentiellement tournée vers les Niçois et vers les actifs. Pendant que nous, on déroule tout ça, les autres sont sur des sujets de personnes.
Et le sentiment que j'ai qu'ils ne connaissent même pas le droit électoral lorsqu'ils avancent tel ou tel nom. Donc, voilà, les Niçois restent juges de tout ça.
Un dernier mot rapidement, Baptiste.
Il y a une nouvelle liste qui est apparue à Nice, c'est celle de Xavier Garcia qui a étiqueté Place publique. Est-ce que vous considérez, M. le maire, qu'elle vous sert dans la mesure où elle divise la gauche ? Et craignez-vous l'hypothèse d'une triangulaire au deuxième tour ?
J'ai même eu des quadrangulaires. Voyez-vous, donc, je ne crains rien. J'ai un bilan qui est exceptionnel. Aujourd'hui, qui peut contester que c'est chez nous que nous connaissons la plus hausse, la plus grande hausse de la démographie de notre pays. On annonçait il y a quelques jours que la France avait perdu en 2025 entre les natalités et les disparitions presque un demi-million de personnes. Là où, sur trois recensements, nous avons gagné 15 000 habitants à Nice. Là où nous avons des industriels qui, comme Virbac, viennent s'installer à Nice. Là où, hier, je discutais avec une grande école d'architecture qui va venir s'implanter à Nice. Merci beaucoup.
Pardon, je suis, moi, sur un bilan sortant et un projet extrêmement innovant qui est une triangulaire, qui est une quadrangulaire, qui est un duel au deuxième tour. Nous sommes sereins et nous allons garder notre cap et notre ligne sans nous laisser détourner par quoi que ce soit.
Et merci. Merci Fabrice Vessard-Eudon. Merci Baptiste Bisse d'avoir été avec nous depuis Nice pour interroger Christian Estrosi. Merci à vous. Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat.