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interviewPublic Sénat — Bonjour chez vous !· 21 octobre 2025 88 min

L'intégrale du mardi 21 octobre 2025

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver en ce mardi 21 octobre pour faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. On regarde ensemble le programme. Nicolas Sarkozy entre en prison aujourd'hui. Il a été reçu par Emmanuel Macron vendredi et Gérald Darmanin a annoncé qu'il lui rendrait visite en tant que garde des Sceaux. On verra ce qu'en pense le vice-président du Rassemblement national. Sébastien Chenu, il sera notre invité dans une demi-heure.

Pour lutter contre le communautarisme, le Sénat a adopté hier un texte pour spécifier la prééminence des lois de la République dans la Constitution. Un texte critiqué par la gauche. On va en parler dans quelques instants avec la présidente à l'ère de la Commission des lois du Sénat, Muriel Jourdat, qui est avec nous. Le Parlement a entamé l'examen du budget hier en commission à l'Assemblée nationale. Un compromis est-il possible à l'Assemblée ? Et puis, avec la majorité de droite au Sénat, ce sera le thème de notre débat politique dans une heure avec la sénatrice LR Martha Tzidrak et le député socialiste Laurent Baumel.

Et puis à la une de nos régions, nous reviendrons sur la mort du sénateur Gilbert Boucher. Il était atteint de la maladie de Charcot. Il avait porté son combat dans l'hémicycle. Nous serons dans la Drôme, son département, dans 50 minutes. On est donc ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. Et on commence avec les repères de l'actualité. Bonjour Stéphane Duguay. Bonjour Auriane. A la une de ce mardi 21 octobre, Nicolas Sarkozy entre en prison. Oui, l'ancien président de la République est attendu ce matin à la prison de la Santé à Paris.

Incarcération qui fait suite à sa condamnation pour association de malfaiteurs dans le procès sur les soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle en 2007. L'ancien chef de l'État recevra la visite derrière les barreaux du garde des Sceaux, Gérald Darmanin de qui il est proche. Mais Nicolas Sarkozy a également reçu le soutien d'Emmanuel Macron qu'il a reçu à l'Élysée vendredi.

2:04
Gérald Darmanin

Sur Nicolas Sarkozy, j'ai eu des propos publics toujours très clairs sur l'indépendance de l'autorité judiciaire dans le rôle qui est le mien. Mais il était normal que sur le plan humain, je reçois un de mes prédécesseurs dans ce contexte.

2:18
Présentateur

Un rassemblement est aussi organisé ce matin à l'appel de la famille de Nicolas Sarkozy devant son domicile dans le 16e arrondissement de Paris. La présidente du musée du Louvre sera auditionnée demain au Sénat. Oui, Laurence Descartes va devoir rendre des comptes après le braquage du musée ce dimanche. 8 joyaux de la Couronne ont été dérobés, les malfaiteurs sont toujours en fuite. Les sénateurs de la commission des affaires culturelles lui demanderont des explications demain à 16h30 et ce sera à suivre en direct sur Public Sénat. Les députés ont donc entamé hier l'examen du budget.

Oui, en commission des finances avec plusieurs sujets chauds à trancher comme la taxe Zuckman voulue par la gauche et le Parti Socialiste notamment. Mais cette taxe sur les très hauts patrimoines a été rejetée avant de revenir dans l'hémicycle. Ce sera pour la fin de semaine. Retour sur cette première journée d'examen du budget avec Aurélien Romano.

3:04
Gérald Darmanin

Dans une ambiance studieuse et cordiale, les députés de la commission des finances ont étudié les amendements à un rythme soutenu. Qui est pour ? Qui est contre ? Rejeté.

3:15
Présentateur

Des mesures emblématiques ont été rejetées hier comme la taxe Zuckman sur les hauts patrimoines. Les 175 personnes les plus riches de ce pays, c'est une étude faite avec Bercy. L'Institut des politiques publiques payent moins de 2% d'impôts sur Messi, c'est la réalité. Et on est un pays qui refuse, qui refuse à tout prix de toucher cette manne alors qu'on voit que le consentement à l'impôt s'effrite. En revanche, la contribution dite exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises est maintenue malgré l'opposition de certains députés macronistes.

3:46
Invité

Il y a un an, avec le gouvernement qui avait déposé son projet de loi de finances, en nous expliquant que cette contribution exceptionnelle ne durerait qu'un an. Elle dure un an de plus. Rejeté.

3:57
Présentateur

Le président Éric Coquerel a ironisé à plusieurs reprises, notamment lors d'un incident technique. J'ai rien suspendu, moi. C'est comme la suspension des retraites, c'est pas vraiment vrai, quoi. Plus sérieux, le rapporteur LR Philippe Juvin s'est posé en garant des intérêts des entreprises, notamment sur l'avantage d'Utreil.

4:17
Invité

Je vous rappelle que le Dutreuil, ça permet d'éviter la mortalité des entreprises lors des successions, d'étricoter une loi qui est utile à l'entreprise, qui stabilise l'activité économique et les transmissions, alors même qu'on n'a pas encore l'évaluation par la Cour des comptes, donc avis défavorable pour tout.

4:34
Présentateur

Cet avantage fiscal a finalement été encadré par un amendement afin de lutter contre les holdings. Les travaux de la commission durent jusque demain. Et à cinq mois des municipales, les sénateurs vont se pencher sur le statut de l'élu local. Oui, début de la deuxième lecture de ce texte très important pour les élus locaux. Il porte notamment sur la revalorisation de leurs indemnités. Le texte doit aussi permettre de mieux concilier vie professionnelle et mandat local. Il encourage aussi l'engagement en donnant un trimestre de retraite supplémentaire par mandat aux élus locaux. Le Premier ministre veut que ce texte soit adopté avant les élections municipales de mars 2026.

Après le Sénat, le texte devra encore retourner à l'Assemblée. Merci Stéphane. On va revenir sur ces sujets avec vous. Bonjour Muriel Jourdat. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes sénatrice LR du Morbihan et vous présidez la commission des lois au Sénat. Avant de revenir sur ces sujets, on va regarder trois unes de la presse régionale. Pour commencer, d'abord la une de la Voix du Nord. La sécurité, préoccupation permanente pour les musées. Le cas spectaculaire au musée du Louvre interroge la sécurité de ces lieux qui abritent des œuvres de très grande valeur. La deuxième une, c'est celle de Ouest-France. L'ancien président Nicolas Sarkozy incarcéré ce mardi.

Il a fait appel de sa condamnation à cinq ans de prison, mais il commence aujourd'hui à purger sa peine. Et puis la dernière une, c'est celle de la Marseillaise. Et cette photo de Sébastien Lecornu dans le dur. L'examen du budget a donc commencé hier à l'Assemblée nationale. Il s'annonce se mettre en bûche. De quelle une avez-vous envie de nous parler ? Écoutez, celle qu'il vous plaira. C'est vous qui choisissez. On peut parler du budget qui est quand même ma préoccupation majeure aujourd'hui. Le budget qui effectivement va être difficile à adopter. Je ne pense pas dire des choses d'une grande innovation en disant ça ce matin. Vous ne payez pas un compromis final ?

Est-ce que les LR tenteront de trouver un compromis ? Alors non, je pense que nous tenterons ici d'établir un budget surtout, mais qui n'est pas celui que nous a promis Sébastien Lecornu. C'est-à-dire que les hausses d'impôts me paraissent déraisonnables. C'est-à-dire que nous ne sommes pas un pays qui manque d'impôts. Nous sommes le pays le plus taxé du monde. Donc si l'impôt était la solution, on l'aurait déjà depuis longtemps su. Et ça nous aurait donné des marges de manœuvre que nous n'avons plus aujourd'hui. La véritable solution, à mon sens, c'est la baisse des dépenses de l'État. Et la baisse du poids de l'État. Car c'est l'État qui pèse aujourd'hui sur les entreprises.

L'État ne crée pas d'argent. C'est l'économie qui crée la richesse. Et l'État prend la richesse là où elle se trouve, c'est-à-dire dans l'économie. Plus on va prélever l'économie, plus on va appauvrir ce pays, en réalité. Or, la solution qui a l'air d'être trouvée, qui est d'augmenter les prélèvements, me paraît une mauvaise solution. Revenir sur la réforme des retraites. Nous sommes les seuls des pays européens qui n'arrivons pas à réformer les retraites, alors que c'est nécessaire. On semble oublier que dans le régime par répartition, ce sont les actifs qui payent pour les retraités.

Or, nous avons de moins en moins d'actifs et de plus en plus de retraités qui vivent de plus en plus longtemps. Et heureusement, ça nous bénéficiera à tous, du moins je l'espère. Mais nous voyons bien que c'est un régime qui ne peut pas tenir. Donc, ne pas vouloir le réformer et revenir sur la réforme, c'est une folie, car ça nous plongera dans des difficultés budgétaires encore plus grandes.

7:46
Invité

Et ce n'était pas un prix à payer pour avoir un compromis, pour vous ?

7:50
Présentateur

Mais non, enfin, avoir un budget à tout prix, un budget, ça doit servir à, me semble-t-il, répondre aux difficultés qui sont les nôtres. Nous sommes surendettés, l'État doit faire des économies, et nous devons, car c'est le quart du budget, les retraites, nous devons avoir une réforme des retraites. Celle qui a été faite est assez timide, et nous devons avoir une réforme des retraites pour en discuter. Et ce que je crains, c'est qu'au contraire, cette reculade nous empêchera à l'avenir d'avoir une vraie réforme qui portera non plus seulement sur l'âge de la retraite, mais sur le type de régime que nous voulons adopter.

C'est-à-dire, nous sommes en répartition, devons-nous passer, au moins en partie, à la capitalisation ? C'est-à-dire, plutôt que de redistribuer immédiatement les cotisations, les placer, de façon, et notamment dans l'économie française, de façon à ce qu'elles permettent de mieux rémunérer les retraites. – L'actualité aujourd'hui, c'est Nicolas Sarkozy qui va donc être incarcéré. L'image d'un ancien président de la République en prison, qu'est-ce que ça vous fait ?

– C'est très délétère pour l'image de la France, c'est évident, qui n'en a pas besoin en ce moment, au regard des difficultés dans lesquelles nous sommes, et de la vision que nous donnons à l'international, l'incapacité à se réformer d'une façon efficace, et ces reculades dont nous parlions à l'instant, le vol au Louvre, puisque c'était une des unes, dans un pays comme la France, savoir que la sécurité n'est pas ou est mal assurée dans un musée tel que le Louvre, qui est emblématique dans le monde entier, ça donne aussi une image de dédiquessence de nos services qui est très déplorable, et l'incarcération d'un président de la République aussi donne une image déplorable de la France.

– On l'a entendu dans le journal, Emmanuel Macron a reçu Nicolas Sarkozy à l'Elysée, il assume, il trouve ça normal sur le plan humain, vous aussi ? – Sur le plan humain, bien évidemment, il n'y a qu'une question à se poser, oui. – Donc ce n'est pas un problème qu'il a reçu vendredi ? – Gérald Darmanin a lui affirmé qu'il rendrait visite à Nicolas Sarkozy en prison en tant que garde des Sceaux, on va l'écouter Gérald Darmanin.

9:40
Invité

– J'irai voir les détenus en général et Nicolas Sarkozy pour m'assurer de sa sécurité, évidemment, c'est mon rôle, qui comprendrait que le garde des Sceaux ne s'inquiète pas de la détention d'un ancien président de la République, comme de n'importe quel autre détenu, et donc mon rôle est évidemment de s'assurer de cette sécurité. Je suis le chef de cette administration.

9:58
Présentateur

– C'est son rôle ? – Oui, c'est son rôle. L'égalité de traitement, ça n'est pas traité de tout le monde de la même façon, c'est pour assurer, en l'occurrence, la même sécurité à tous les détenus. Or, c'est un détenu particulier, sa sécurité doit être assumée de façon particulière comme d'autres détenus. – Il n'y a pas une forme de remise en cause de l'autorité judiciaire, selon vous ? – Ah non, c'est le chef de l'administration. Il me semble que c'est tout à fait le rôle de Gérald Darmanin d'aller le voir. – Cette incarcération de Nicolas Sarkozy, elle est l'effectivité de la décision d'exécution provisoire. Et c'est votre éclairage, Stéphane.

Cette décision sur l'exécution provisoire, est-ce qu'elle fait débat ? – Alors oui, Oriane, ça fait débat. Cette décision, en première instance, avait été très critiquée, notamment à droite et même à l'extrême droite, notamment sur cet aspect de la condamnation, l'exécution provisoire. L'incarcération de Nicolas Sarkozy aujourd'hui est la conséquence de cette condamnation à 5 ans de prison ferme avec mandat de dépôt différé et exécution provisoire. Ce jugement-là, c'était le 25 septembre dernier. Le tribunal a justifié sa décision. Voilà ce qui est écrit dans le jugement de Nicolas Sarkozy.

L'exécution provisoire est décrite comme une mesure indispensable pour garantir l'effectivité de la peine au regard de l'importance du trouble à l'ordre public causé par l'infraction. Murelle Jourdain, vous êtes sénatrice LR. La décision a été très critiquée dans vos rangs, même ici au Sénat. Est-ce que vous comprenez l'expression de ces critiques d'une décision de justice ? – Écoutez, moi, je n'ai pas vocation à critiquer une décision de justice que je n'ai pas lue dans son intégralité. Elle était très volumineuse sur un dossier que je n'ai pas consulté.

Donc après, je peux comprendre un certain émoi qui n'est pas propre d'ailleurs aux élus pour en avoir discuté avec tout simplement de la population dans ma circonscription. Si vous voulez, ce qui est surprenant pour la plupart des gens avec qui, en tout cas, j'en ai parlé, c'est qu'on parle d'un dossier assez fort avec un document qui mettra en cause le président de la République, des dizaines de millions d'euros, trois chefs de prévention assez forts, et qu'au fur et à mesure, on arrive sur un dossier où le juge nous dit que le document est probablement faux.

On tombe de dizaines de millions à dizaines de milliers d'euros, qu'on ne retrouve d'ailleurs pas sur le compte, si j'ai bien compris, de l'ancien président de la République, et puis les chefs de prévention s'écroulent et on est sur une prévention qui est moins forte, qui est celle d'association de malfaiteurs.

Donc il y a une espèce de décalage dans l'esprit des gens entre ce qui était reproché au départ, ce qui s'évince du dossier qui est beaucoup plus faible, et puis aussi avec la comparaison qu'on peut faire avec d'autres types d'infractions et de comportements qui, dans l'esprit du public, sont bien plus graves et portent bien plus atteinte à la nation de la violence sur les policiers, des agressions sexuelles répétées, qui ne donnent pas lieu à un tel traitement, c'est-à-dire d'abord à un emprisonnement ferme immédiat et avec une exécution provisoire qui doit rester quand même l'exception en matière pénale.

Donc il y a un émoi dont on peut penser qu'à la simple lecture des journaux, et encore une fois je n'ai pas vu le dossier, donc je ne vous dirai pas ce qu'il en est réellement, mais à la simple lecture des journaux, de la relation qui en est faite, on a du mal à comprendre ce traitement pour beaucoup de gens, sur un dossier qui est devenu extrêmement mince et sur un trouble à l'ordre public qui ne tombe pas sous le sens avec un risque de récidive et qui non plus ne paraît pas tout à fait avéré, et une dangerosité de l'individu, si je puis dire, qui ne paraît pas tout à fait avéré.

Donc c'est ça en fait je pense, dans l'esprit du public, qui fait qu'il y a une forme de décalage et d'incompréhension de cette situation. – Mais il y a un rapport qui a été publié il y a quelques jours par le Sénat, il se concentrait sur l'exécution des peines. – Oui, un rapport de la commission des lois d'ailleurs que vous présidez, Muriel Jourdain, remis peu après hasard du calendrier, et la condamnation de Nicolas Sarkozy, même si ce travail de contrôle parlementaire n'avait aucun rapport avec l'ancien président de la République. Et justement, il ne parle pas de l'exécution provisoire parce qu'il n'en a pas été question pendant les 75 auditions que vous avez menées.

Écoutez l'une des rapporteurs, la centriste Dominique Vérien, c'était sur votre plateau, Auriane. – L'exécution provisoire, pour les peines, et je vais même aller plus loin parce qu'on a affiné les chiffres, sur les peines de plus de deux ans de prison, c'est 90% d'exécution immédiate. C'est le commun des mortels. Et dans 80% des cas, d'ailleurs, la personne qui va être condamnée à plusieurs années de prison, elle est déjà en prison en détention provisoire. Je vous rappelle que 30% des prisonniers sont en attente de leur premier jugement, pas de leur appel. – Ce que dit Dominique Vérien, c'est que 90% des peines de plus de deux ans sont mises à exécution immédiatement.

Que faut-il faire finalement ? Est-ce qu'il faut supprimer l'exécution provisoire qui, comme elle le disait dans l'interview, finalement c'est la justice pour le commun des condamnés ? – Mais surtout pas malheureux. Non, on ne supprime pas l'exécution provisoire. Il ne s'est jamais agi de supprimer l'exécution provisoire. Le mandat de dépôt à l'audience, c'est une institution assez ancienne qui est vouée finalement à protéger la société des gens les plus dangereux. Donc évidemment, il ne faut pas supprimer l'exécution provisoire.

D'ailleurs, s'il n'en a pas été question dans le rapport que vous évoquez sur l'exécution des peines, c'est qu'en France, on se plaint rarement d'une exécution trop rapide des décisions de justice. C'est un peu l'inverse. – Mais quand Nicolas Sarkozy a été condamné, Gérard Larcher a dit que ce sujet de l'exécution provisoire faisait débat. Est-ce que la commission des lois va travailler dessus ? – Alors, sur l'exécution provisoire, nous avons évidemment immédiatement regardé des chiffres, d'ailleurs qui ont été donnés par Dominique Vérien. C'est-à-dire que nous avons regardé comment les choses fonctionnaient.

Et effectivement, plus la peine est longue, plus on peut se douter, car nous sommes dans des statistiques, de la dangerosité de la personne qui subit cette peine ou du caractère de récidive. Donc, il est tout à fait normal que l'exécution provisoire puisse être prononcée dans ce cas-là. Donc, sachant qu'en plus, être détenu sans avoir été jugé, c'est le cas des personnes qui ont fait appel, c'est le cas des personnes qui sont en détention provisoire, cela a été indiqué. Donc, en soi, ça n'a rien de choquant.

La seule question qu'on peut se poser, c'est effectivement, comme c'est le principe et la non-exécution provisoire, mais en matière civile de la même façon, puisqu'il y a un double degré de juridiction, faut-il adjoindre, comme en matière civile, un mécanisme qui permette de faire appel de l'exécution provisoire, indépendamment de l'appel général ? Alors, en termes de mandat de dépôt, il y a la possibilité de faire une demande de mise en liberté, mais il faut pour ça être tout de même incarcéré.

En termes, par exemple, d'inéligibilité, pour reprendre un autre dossier qui avait défrayé la chronique, il n'existe aucune mesure qui permette de remettre en cause l'exécution provisoire, indépendamment de la décision sur le fond. Elle existe en matière civile, c'est une réflexion qui peut être menée, mais qu'il faut mener assez calmement, et en tout cas, il ne faut pas déduire de ce qui se passe que l'exécution provisoire est quelque chose de néfaste, c'est quelque chose de tout à fait utile à la protection de la société. On passe à l'actualité du Sénat, qui a repris ses travaux en séance hier.

La proposition de loi constitutionnelle pour garantir la prééminence des lois de la République a été adoptée. C'est votre deuxième éclairage, Stéphane. Que propose ce texte ? Alors, le texte se résume à un article unique qui dit la chose suivante, « Nul individu ou nul groupe ne peut se prévaloir de son origine ou de sa religion pour s'exonérer du respect de la règle commune. » Vous proposez, Madame Jourdat, que cette phrase soit inscrite après le premier alinéa de l'article 1 de la Constitution, celui qui dispose que la France est une république indivisible, laïque, démocratique et sociale.

Le rapporteur du texte ici au Sénat, Christophe-André Frassa, indique que c'est une manière de répondre à la montée du communautarisme. Est-ce que vous pouvez nous expliquer comment, qu'est-ce que ça changerait concrètement ? La laïcité, vous l'avez rappelé, c'est un des pieds de la République en France. Ce qui est effectivement indiqué d'ores et déjà dans la Constitution. La laïcité, je crois que la meilleure façon de la résumer, c'est cette phrase d'Aristide Briand qui disait « La loi protégera la foi tant que la foi ne prédendra pas faire la loi ».

Ce qui signifie qu'effectivement, on a une liberté de croyance, que cette liberté de croyance est protégée par l'État en France, mais que cette liberté de croyance ne peut pas aller jusqu'au fait qu'en raison de ces croyances religieuses, on puisse demander que la loi soit modifiée. Le premier aspect des choses est assez bien compris par tout le monde. Tout le monde a compris qu'il n'y a pas de religion d'État, que la liberté de croyance existe, la liberté religieuse existe et que cette protection existe.

Il s'avère que, malgré tout, nous avons, mais ça a été très largement débattu hier, ça a été largement débattu d'ailleurs depuis des années, nous avons au sein de la France aujourd'hui une communauté séparatiste qui sont les islamistes, qui souhaitent, eux, se prévaloir de cette première branche de la laïcité pour imposer à la France ce qu'elle ne veut pas, ce que la République ne veut pas, c'est-à-dire que la règle religieuse devienne la règle civile. En quelque sorte, une forme d'application à la charia, puisque l'islam prévoit finalement que la règle religieuse est aussi la règle civile, la règle pénale, enfin, la règle bancaire, c'est l'islam qui fait la loi. Ici, ça n'est pas le cas.

Or, encore une fois, si la première branche de l'alternative est bien comprise, la deuxième branche est mal appliquée et mal comprise dans l'intégralité de la société. Il y a des jurisprudences là-dessus, des cours suprêmes, mais si elles valent notamment pour les collectivités, elles sont assez peu claires pour la sphère privée. Donc, il nous semblait important de se doter d'une règle à peu près incontestable, qui est celle que vous avez énoncée et qui me semble d'une assez grande clarté, pour illustrer cette deuxième branche de l'alternative, cette deuxième branche de ce qu'est la laïcité, c'est-à-dire que la foi ne doit pas prétendre pour faire la loi.

D'un point de vue très concret, parce que pour qu'une proposition de révision constitutionnelle voit le jour définitivement, il faudrait que ce texte soit inscrit à l'Assemblée nationale, qu'il soit voté. Est-ce que vous savez s'il sera inscrit à l'Assemblée nationale ? Alors, à ce stade, nous l'avons voté hier, je ne le sais pas encore. Il est évident que nous allons œuvrer pour qu'il le soit et pour qu'ensuite, il soit probablement soumis au référendum. Le texte avait déjà été déposé en février 2025 par l'ancien président de la Commission des lois, Philippe Bas, avec le président du groupe LR, Mathieu Darnot, son homologue centriste, Hervé Marseille.

Et c'est l'un des sujets portés depuis longtemps par la majorité sénatoriale. Oui, parce que finalement, cette proposition, elle a été maintes fois formulée par les LR et les centristes au Sénat en 2020, dans une proposition de loi constitutionnelle adoptée au Sénat, rejetée à l'Assemblée, celle-ci, mais aussi, on le retrouve en 2023 dans un texte porté par l'ancien ministre de l'Intérieur, Bruno Rotaillot. Hier, en séance, votre texte a fait réagir l'opposition. Écoutez le sénateur socialiste Éric Quirouche.

20:11
Invité

Après 2020 et 2022, nous débattons aujourd'hui des mêmes dispositions pour la troisième fois au moyen d'un troisième texte dont les termes sont identiques à deux propositions de loi déposées à l'Assemblée nationale par Marine Le Pen en 2018 et en 2024. Sans surprise donc, notre opinion sur ce texte n'a pas changé. Il reste inutile, sa rédaction est incertaine et dangereuse.

20:35
Présentateur

Pourquoi avoir reproposé à nouveau ce texte qui avait déjà été débattu, déjà voté, déjà rejeté à l'Assemblée ? Alors, ça n'était pas tout à fait le même texte qui a été proposé. Il a été rectifié par la Commission des lois, mais l'auteur du texte, premier, et puis ceux qui l'ont co-signé, avait modifié la fin de ce texte. Ça devient un débat de juristes et même de constitutionnalistes. Nous passions de la règle commune aux règles applicables. Et les auditions qui ont eu lieu de constitutionnalistes ont unanimement fait valoir que la première mouture qui avait été déposée était la meilleure.

Donc, il s'avère que ce n'était pas tout à fait le même texte, mais qu'il l'est devenu au sortir de la Commission. Après, je crois qu'il ne faut pas se lasser de le répéter. Il ne faut pas se lasser de le répéter. La foi ne fera pas la loi en France. Mais qu'est-ce que vous dites à Éric Quiroche qui dit que c'est inutile ? Ce texte est inutile. Écoutez, que la gauche et la droite ne soient pas d'accord sur un certain nombre de choses, ce n'est pas très étonnant. Mais en l'occurrence, il dit que c'est inutile parce qu'ils estiment que c'est assez clair dans la Constitution. Il dit que c'est inutile parce qu'il existe de la jurisprudence.

La difficulté qui existe aujourd'hui pour le terrain, c'est-à-dire pour les proviseurs, pour les médecins, pour les policiers, d'obtenir ce respect de la laïcité, démontre que ça n'est pas inutile. Et en plus, la jurisprudence, elle, vise la sphère publique. Elle ne vise pas la sphère privée. La jurisprudence sur la sphère privée est extrêmement byzantine et incompréhensible. Là, c'est une loi claire dont tout le monde pourrait se prévaloir pour échapper à ce séparatisme qui veut, effectivement, nous imposer des règles religieuses en guise de la République et des relations entre nous tous.

22:10
Invité

– On va aller voir l'actualité dans votre département du Morbihan. On va à l'Orient. On retrouve Pierre Bernard. Bonjour. Merci, Pierre. Merci d'être avec nous.

22:17
Présentateur

Journaliste au Télégramme Morbihan. Pierre a cinq mois des municipales. La question du renouvellement des mers est un sujet épineux en milieu rural. Dans le Morbihan, comme dans beaucoup d'autres endroits, on doit faire face à une crise des vocations.

22:29
Invité

– Bonjour, Oriane. Bonjour, Muriel. Janda. On sait effectivement que la fonction mère rurale est une mission difficile, réclame une grande discondibilité. Elle requiert aussi un bagage de connaissances dans plusieurs domaines que certains édiles d'ailleurs n'ont pas dès le début de leur mandat. Récemment, la maire de Lanvodan, une petite commune près de Lorient, disait dans nos colonnes qu'il faudrait inventer un BTS mère rurale. donc c'est-à-dire le besoin de formation et d'accompagnement de ces édiles qui sont aussi, comme on le dit, à portée de paf de leurs administrés.

Bref, il y a de plus en plus un sentiment de ras-le-bol et d'ailleurs, certains ont déjà démissionné, d'autres disent qu'ils ne se représenteront pas l'an prochain. La problématique de l'engagement municipal est réelle dans le monde rural. Est-ce qu'il faut craindre selon vous une désaffection accrue de l'engagement pour ces élections municipales et si oui, quelles seraient les conséquences ou les répercussions ?

23:33
Présentateur

Alors, c'est effectivement un risque, bien sûr, que les élus soient de moins en moins nombreux parce que les difficultés sont de plus en plus grandes.

Le Parlement, d'ailleurs, n'est pas innocent de tout ça parce que nous avons notamment une inflation législative qui n'est rien par rapport à l'inflation réglementaire mais qui rend les choses beaucoup plus complexes qu'elles ne l'étaient avant il y a quelques années et puis il y a une crispation de la société qui fait que les élus qui est à peu près respecté même si l'élu local reste l'élu sans doute le plus proche et le plus respecté de ses concitoyens cette crispation de la société fait qu'il y a plus de violence aussi à l'égard des élus et puis une complexification globale de la vie publique qui fait que on peut difficilement travailler et être élu local donc on a un ensemble de difficultés qui existent qui sont réelles qu'on essaye de pallier c'est le cas du texte sur le statut de l'élu qui essaye effectivement de répondre à un certain nombre de ces difficultés mais ça ne se fait pas en un claquement de doigts c'est une amélioration je pense même si ce texte n'est pas encore voté définitivement c'est une amélioration pour répondre à un certain nombre de difficultés mais alors que se passe-t-il si nous n'avons plus d'élus il se passe que nous allons vers des regroupements de communes bon moi je ne suis pas une fanatique des regroupements de communes à marche forcée Pierre a une deuxième question pour vous qui concerne la parité

24:58
Invité

dans les communes de moins de 1000 habitants je crois que dans le Morbihan il y en a on va dire une soixantaine les candidats vont devoir présenter des listes paritaires qui peuvent être un frein on le sait un supplémentaire en tout cas un obstacle de plus pour constituer une équipe et donc une liste quel est votre avis là-dessus pensez-vous que ce soit un obstacle également

25:20
Présentateur

de tout temps il a été plus difficile d'avoir des femmes sur les listes moi-même j'ai été élue alors que j'étais dans une de ces communes qui effectivement permettait le panachage c'est-à-dire qu'on pouvait barrer sur les listes qu'on voulait en contrepartie il n'y avait pas de parité obligatoire ça a perduré effectivement pour les petites communes bon je suis passée dans ma commune à un autre type de scrutin c'est-à-dire le scrutin de liste ou la parité devenue obligatoire ça s'est fait quand même et je pense que ça se fera même si c'est plus compliqué d'obtenir la parité après l'avantage de ce scrutin de liste c'est que quand vous êtes au panachage et c'est arrivé à des élus c'est-à-dire qu'on barre qui on veut donc la tête de liste peut être barrée ou les adjoints et il y a un maire qui m'a longuement remercié d'être passé au scrutin de liste les adjoints peuvent être barrés et on se retrouve à devoir gouverner entre guillemets avec son opposition ce qui n'est pas très simple donc l'avantage de la liste ça n'est pas tant que la parité qui était recherchée déjà dans les communes c'est le fait que quand vous êtes élu vous êtes élu avec votre équipe donc effectivement c'est plus compliqué de trouver des femmes mais ça l'a toujours été les femmes s'engagent moins en politique même si j'en suis la démonstration inverse sur ce plateau et qu'au Sénat finalement on a un certain nombre de femmes qui sont là mais le fait est que l'inconvénient me semble-t-il est dépassé par l'avantage qui consiste à être élu avec une équipe parce que même dans les communes de taille plus réduite on a un projet et on le met en place avec des gens qui partagent ce projet On va continuer à parler de ces sujets on va remercier Pierre Bernard merci d'avoir été avec nous la une du télégramme c'est les musées à l'épreuve de la sécurité merci Pierre d'avoir été avec nous et on va continuer nous à parler de ce sujet puisque vous l'avez dit le Sénat examine à partir d'aujourd'hui le texte sur le statut de l'élu c'est un texte qui est très attendu par les élus locaux et justement on va aller en Gironde bonjour Bernard Guirault merci beaucoup d'être avec nous vous êtes maire de l'EPAR c'est en Gironde secrétaire du mouvement des villes sous préfecture ce texte sur le statut de l'élu Bernard Guirault vous l'attendez avec impatience Bien sûr le sujet est très vaste et les élus attendent ça et notamment j'entendais les propos précédents parler des candidats futurs qui n'arrivent pas mais il faudra aussi traiter le souci et le rôle du maire et surtout les responsabilités et le pouvoir qui aujourd'hui ne sont pas très en adéquation avec le travail que nous menons tous les ans C'est compliqué racontez-nous vous est-ce que c'est compliqué vous ou vos collègues d'être maire quand on a un emploi par exemple ?

Alors c'est compliqué déjà quand on en a un ça paraît paradoxal mais quand on a un travail de se lancer dans la politique dans le sens noble du terme puisque nous dans nos communes on fait de la politique c'est de la gestion de la cité et c'est très compliqué on parlait de disponibilité quand on travaille de dégager du temps pour se donner

28:17
Invité

à nos concitoyens et à la commune et donc oui c'est très compliqué d'avoir un emploi alors forcément je ne reviendrai pas sur celui qui n'en a pas

28:25
Présentateur

mais la disponibilité devient vraiment un sujet important pour que les concitoyens s'engagent dans la vie politique et on parlait des femmes je vais être peut-être très direct mais c'est ce que je vis depuis trois mandats puisque je suis maire depuis trois mandats chaque fois qu'il faut réaliser une liste au moment des élections la problématique arrive avec les femmes et on a voulu la parité ce qui est une excellente chose par contre on n'a pas réglé le problème de la disponibilité notamment des femmes parce qu'on ne va pas

28:59
Invité

se cacher mais une femme écoutez quand elle a un travail elle a la maison elle a les enfants elle a le mari souvent et du coup

29:07
Présentateur

elle me dit écoute je n'ai pas de disponibilité je ne peux pas m'engager avec toi parce que le soir moi j'ai autre chose à faire que de venir en réunion pour préparer l'avenir de notre commune Merelle Jourdard qu'est-ce que vous répondez à ça ?

Monsieur le maire bonjour d'abord mais je réponds que c'est du grand bon sens c'est effectivement comme ça que les choses se passent j'étais maire aussi constituer une liste c'est assez compliqué et effectivement les femmes souvent ne se sentent pas légitimes dans une équipe municipale car elles pensent qu'elles n'en ont pas les qualités et en plus elles ont souvent effectivement à la maison un travail supplémentaire même si la répartition des charges entre le mari et la femme aujourd'hui est beaucoup plus importante – J'espère que c'est plus égalitaire – C'est plus égalitaire mais il n'en reste pas moins que souvent les femmes Monsieur le maire a raison font plus de choses et ils sentent qu'elles ont plus besoin d'être à côté de leurs enfants bon c'est ainsi et c'est vrai que c'est difficile alors on essaye dans le texte sur le statut de l'élu notamment sur la prise en charge des frais de garde avec une compensation pour les plus petites communes une compensation par l'État pour les plus petites communes bon de libérer ce temps qui n'est pas facile à libérer pour les femmes comme pour les hommes d'ailleurs mais les femmes c'est une difficulté particulière je le reconnais je le reconnais aisément pour l'avoir vécu et mais bon comme le dit Monsieur le maire c'est aussi une bonne chose que les femmes puissent s'engager en politique parce que je le voyais qui hochait ou qui délinait un peu de la tête quand je dis les femmes ne se sentent pas légitimes la réalité c'est que quand les femmes se lancent en politique elles ne font pas moins bien le travail que les hommes et je vois que vous êtes d'accord Monsieur le maire donc on n'a aucune raison d'exclure cette part de la population de la vie publique dont elle s'acquitte aussi bien que les hommes Merci Monsieur le maire merci beaucoup d'avoir été avec nous et merci Myriane Jourdain on suivra l'examen du texte sur le statut de l'élu qui commence donc cet après-midi au Sénat on en parlera bien évidemment longuement demain merci beaucoup d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure Stéphane on se retrouve dans 20 minutes Oui on parlera de la presse quotidienne régionale des unes de la presse quotidienne régionale à la une Nicolas Sarkozy qui va en prison mais aussi des élèves de CM2 qui se plaignent de la nourriture à la cantine qui se passe à Agen C'est à sûr allez d'abord on n'a qu'à notre prochain invité c'est Sébastien Chenu qui nous rejoint Bonjour Sébastien Chenu Merci beaucoup d'être notre invité député du Nord vice-président du Rassemblement National et vice-président de l'Assemblée Nationale on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Christelle Bertrand du groupe La Dépêche Bonjour Christelle Bonjour Yann Bonjour Sébastien Bonjour Madame Sébastien Chenu Nicolas Sarkozy entre donc en prison aujourd'hui après sa condamnation dans le procès du financement libyen de sa campagne il a été reçu par Emmanuel Macron vendredi est-ce que vous comprenez ce choix du chef de l'État ?

Oui bien sûr Nicolas Sarkozy n'est pas un détenu comme un autre a fortiori lorsqu'on est un président de la République on n'est pas un homme comme un autre moi je n'ai jamais cru à l'histoire de François Hollande à ce pipeau du président normal le statut fait de vous quelqu'un qui n'est plus tout à fait dans la normalité Donc il devrait être considéré comme un détenu comme un autre pour vous ? Il est considéré comme un détenu comme un autre dans le sens où ses conditions d'incarcération ressemblent à celles des autres mais qu'il soit reçu par le président de la République actuel je trouve même que c'est bien le minimum

32:36
Invité

Il aurait pu faire plus ?

32:39
Présentateur

Écoutez en tant que tel le président de la République n'aurait pas pu faire plus mais c'est le minimum de la marque de considération qu'on peut avoir parce que sur le fond le jugement qui a été fait en tout cas l'exécution provisoire qui vient contredire la possibilité d'appel elle est extrêmement choquante à mes yeux le fait d'incarcérer quelqu'un que ce soit Nicolas Sarkozy ou quelqu'un d'autre alors même que l'appel n'a pas été fait pour des raisons qui sont en général l'exécution provisoire c'est pour empêcher la personne de se sauver c'est pour empêcher la personne de réitérer un certain nombre de faits évidemment on n'était pas du tout dans ce cas-là donc je pense qu'il y a ce caractère volontairement humiliant ce caractère choquant et vis-à-vis d'un ancien président de la République dont on pense qu'on veut puisque moi je ne fais pas partie je ne fais plus d'ailleurs partie de cette famille politique-là je pense que c'est choquant oui et puis l'image vis-à-vis de l'image qu'on renvoie aussi à l'international je pense que c'est triste pour la France

33:37
Invité

Mais les Français eux ne se disent pas choqués même chez vos électeurs majoritairement on trouve que la décision est juste est-ce que vous n'êtes pas un petit peu à contre-courant surtout que vous demandez des conditions plus strictes pour d'autres types de délire est-ce que ce n'est pas une position un peu compliquée ?

33:55
Présentateur

C'est peut-être là le souci c'est que les gens en réalité sont encore plus choqués sont davantage choqués que par exemple Jawad le logeur des terroristes du Bataclan ait fait moins de séjours moins longs en prison que m'en faire Nicolas Sarkozy que Jérôme Cahuzac n'ait jamais vu les barreaux d'une prison donc si vous voulez je pense que les Français eux considèrent que la justice doit être ferme en particulier pour les hommes politiques et moi je peux ça l'entendre Et vous qui passez

34:21
Invité

pour un parti qui considère que la justice doit être ferme là vous avez une position un peu différente

34:26
Présentateur

C'est pas le problème de la fermeté c'est le problème de l'exécution provisoire c'est-à-dire d'une mesure qui est appliquée de façon un peu j'allais dire punitive mais volontairement médiatique pour envoyer un message médiatique qui contredit finalement la possibilité d'avoir comme dans toutes les juridictions françaises le second degré qui est l'appel c'est-à-dire qu'on enferme avant l'appel c'est ça qui pose problème et cette mesure d'exécution provisoire que les Français découvrent mais qui existent dans des tas de procès également aux civils Et qui est surtout la grande majorité il y a un rapport du Sénat qui dit que c'est 88% des exécutions provisoires C'est pas que médiatique spécifique à Nicolas Sarkozy ou à Marine Le Pen dans un autre cas Je vous expliquais qu'en fait elle peut être prise pour des choses pour des raisons très précises le fait d'empêcher la personne de réitérer un éventuel délit le fait d'empêcher la personne de se soustraire à la justice on imagine bien que Nicolas Sarkozy ne va pas se sauver on imagine bien que Nicolas Sarkozy qui n'est pas en fonction ne peut rien réitérer du tout si tant est qu'il avait lui-même commis quelque chose que ne dit pas d'ailleurs le procès en tout cas le jugement qui a été rendu donc en fait c'est l'exécution provisoire qui pose un problème parce qu'elle a une force et surtout elle crée un dommage qui est irrémédiable si demain Sarkozy est déclaré innocent en appel moi je ne connais rien au fond du dossier je ne pense pas sur le fond du dossier mais s'il était déclaré innocent et bien évidemment le dommage qui a été causé il est irrémédiable

35:52
Invité

est-ce qu'il n'est pas choquant que ce débat ait lieu parce qu'il concerne deux personnes médiatiques Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy plutôt qu'avoir un débat de fond sur en effet l'exécution provisoire est-ce juste est-ce injuste est-ce que ce débat aurait pas dû être désincarné pour être audible

36:07
Présentateur

mais c'est justement parce qu'il concerne des personnalités médiatiques qu'il entre dans le débat public ce débat sur l'exécution provisoire c'est peut-être dommage mais moi je pense qu'effectivement c'est au législateur de se saisir de ce sujet il s'en est déjà saisi d'ailleurs à travers une proposition loi d'Éric Sioti qui a été repoussée dernièrement à l'Assemblée nationale mais qui a été faite

36:28
Invité

dans ce contexte-là

36:29
Présentateur

qui a été faite dans ce contexte-là mais on pourra y revenir à un moment ou à un autre je pense que les parlementaires y reviendront des parlementaires y reviendront en dehors même de ce contexte Gérald Darmanin ira rendre visite en prison à Nicolas Sarkozy en tant que garde des Sceaux a-t-il dit notamment pour vérifier ses conditions de détention il a raison ?

Oui le garde des Sceaux peut se rendre dans toutes les prisons de France et vérifier les conditions de détention de n'importe quel détenu donc évidemment je pense que ça participe du principe que Nicolas Sarkozy n'est pas un détenu comme un autre il subit la même peine qu'un autre mais il n'est pas à travers sa personnalité à travers ce qu'il représente un détenu comme un autre moi ça ne me choque pas que le garde des Sceaux se rende dans la prison bien entendu Rémi Haït le procureur général après la Cour de Cassation il pointe le risque d'atteinte à l'indépendance des magistrats pour vous c'est pas un risque ?

Non mais le débat sur l'indépendance des magistrats on peut en parler on peut l'ouvrir et on pourrait en parler je pense qu'il commence en fait au moment de la formation des magistrats on a aujourd'hui un certain nombre de magistrats et pas toute l'institution moi encore une fois moi je suis fils d'une greffière donc j'ai un immense respect pour l'institution judiciaire mais je pense qu'au sein de cette institution judiciaire il y a des hommes et des femmes comme dans toutes les institutions d'ailleurs qui sont politisés et qui parfois volontairement ou parfois plus inconsciemment font passer leur fonction de magistrats derrière leur sensibilité politique il y a des magistrats qui se rêvent en justicier politique je pense qu'on est souvent dans ce cas là notamment avec le syndicat de la magistrature qui prend des positions pendant les élections donc l'indépendance des magistrats on peut effectivement en parler moi le manque d'indépendance me choque quand il y a effectivement le mur des comptes ou des magistrats qui appellent à voter contre des partis politiques contre le rassemblement national par exemple lors des élections là il y a un vrai problème il y a un rassemblement de soutien à Nicolas Sarkozy ce matin est-ce qu'il y aura des membres du RN à ce rassemblement ?

je ne crois pas c'est un rassemblement qui est fait par et pour la famille personnelle et la famille politique de Nicolas Sarkozy moi à titre personnel j'ai pu m'entretenir avec l'ancien chef de l'État et lui dire vous êtes entretenu quand avec lui ?

la semaine dernière et lui dire dans le cadre de cette épreuve mon soutien personnel qui n'est pas un soutien politique Nicolas Sarkozy combat le rassemblement national nous considérons que sa famille politique est une adversaire aujourd'hui des intérêts de la France à partir du moment où elle participe à un gouvernement macroniste donc voilà nous ne mélangeons pas les choses moi je ne les mélange pas mais je considère que la décision de justice est choquante mais vous avez échangé avec lui Marine Le Pen a échangé avec lui également je ne crois pas on va passer à un autre sujet d'actualité c'est ce qui s'est passé au musée du Louvre la directrice du musée du Louvre sera auditionnée demain au Sénat qu'est-ce que vous attendez de cette audition ?

mais qu'elle nous dise les choix d'investissement qu'elle a pu réaliser pour le musée du Louvre je rappelle que le musée du Louvre c'est un établissement public qui a une certaine autonomie que ce soit financière évidemment totalement autonome de façon éditoriale mais j'aimerais que Madame Descartes nous explique les investissements ces choix d'investissement qui ont pu être faits ces dernières années parce qu'il y a toujours quelqu'un dans ce type d'administration pour dire c'était la faute des précédents c'était la faute des prédécesseurs Madame Descartes est là depuis un certain temps il y avait eu des polémiques sur un certain nombre de travaux qu'elle avait souhaité faire réaliser concernant sa salle à manger je crois pour 400 000 euros qui avaient choqué c'était le canard enchaîné qui l'avait sorti donc moi j'aimerais que Madame Descartes sur laquelle je n'ai pas de jugement je ne la connais pas nous explique les choix d'investissement qui ont été faits au musée du Louvre

40:03
Invité

On sait par exemple que le président de la République a défendu aussi des travaux de rénovation au Louvre notamment une réfection entière du système d'entrée est-ce qu'il n'y avait pas d'autres priorités

40:13
Présentateur

à ce moment-là ?

Probablement ce n'est pas à moi de le dire il faudrait voir quelle est la relation avec la tutelle et le ministère de la culture qui a fait quoi mais il va bien falloir à un moment que dans ce type de problème qui quand même choque tous les Français les Français sont extrêmement choqués même blessés et vexés de voir que leur patrimoine peut se dilapider un coup de disqueuse et on repart avec la joconde sous le bras je veux dire à un moment dans quel pays sommes-nous ce contexte de fragilité à tous les étages doit trouver en face des réponses mais aussi des responsables on a toujours l'impression en France qu'il n'y a jamais de responsable pour rien donc Madame Descartes participe des gens qui sont responsables elle va nous expliquer est-ce que le RN va demander une commission d'enquête au Parlement on va voir on va commencer par poser des questions déjà au gouvernement nous allons interroger le gouvernement dans les heures qui suivent donc dès cet après-midi sur les responsabilités des uns et des autres et puis on va voir comment les choses se déroulent mais vous n'excluez pas une commission d'enquête selon les choses que vous avez par principe par principe mais on sait que dans un contexte d'économie budgétaire c'est souvent le monde de la culture

41:12
Invité

qui est le premier visé est-ce que le Louvre n'est pas victime aussi d'années et d'années d'économie ?

41:19
Présentateur

Attention les crédits du ministère de la culture n'ont pas baissé ces dernières années ils ont même augmenté il faut bien le dire mais le problème c'est dans les 8 milliards d'euros de budget de la culture vous en avez 4 qui sont concentrés sur l'audiovisuel public donc évidemment pendant qu'on met de l'argent pour soutenir France Inter on n'en met pas pour soutenir la sécurité Le gouvernement veut que ce soit modifié dans le budget actuel vous allez soutenir ces propositions pour diminuer justement le budget de l'audiovisuel public ?

nous on souhaite que l'audiovisuel public soit en tous les cas privatisé donc de toute façon on pense qu'il y a à la fois des économies et faute de privatisation vous soutiendrez les économies ? Oui bien sûr probablement Vous posez une question à Rachida Dati cet après-midi ça veut dire que vous considérez que c'est elle qui a une part de responsabilité dans ce qui s'est passé ?

Comme Mme Descartes elle est un interlocuteur qui va nous expliquer quelle est sa part de responsabilité Il ne va pas falloir que si vous voulez entre la ministre de la Culture la présidente du musée du Louvre à la fin ce soit le lampiste ou le gardien de la salle qui paye donc il y a la directrice également de la sécurité du musée du Louvre qui je crois devra également nous expliquer les errements qui ont conduit à cela mais je pense que c'est important dans notre société parce que l'inverse dégoûte les français c'est important que les gens assument leurs responsabilités on ne peut pas assumer ces responsabilités uniquement quand on est nommé pour la gloire ou pour les choses sympathiques ou pour les grandes réussites par ailleurs du musée du Louvre car je n'oublie pas que c'est le musée le plus visité au monde Les députés ont entamé hier l'examen du budget en commission est-ce que quel que soit le contenu de ce texte à l'issue du débat parlementaire le RN s'y opposera ?

Pour l'instant si vous voulez quand on voit le musée des horreurs que constitue le texte budgétaire il est sûr qu'on n'est pas prêt de le voter Il va y avoir un débat Oui il va y avoir un débat comme chaque année il y a toujours des débats à l'Assemblée nationale On a un peu plus il n'y a pas le 49-3 Sébastien Lecornu dit qu'il donne la main au Parlement vous vous y opposerez quoi qu'il arrive ? On verra parce qu'à la fin tout ça peut se terminer par des ordonnances on va voir C'est exclut au moment le gouvernement ?

Oui d'accord mais enfin il l'exclut mais si on n'a pas terminé les débats je vous rappelle qu'il y a de mémoire je crois près de 1600 amendements nous on a plusieurs choses D'abord on essaye de s'opposer aux dingueries de la France insoumise de la gauche et de l'extrême gauche c'est-à-dire tout ce qui va ruiner la France Hier je vous rappelle hier hier lundi la France insoumise voulait interdire les plans épargne-retraite interdire les plans épargne-retraite Heureusement que les députés du Rassemblement national étaient là bon vous me direz M.

Ruffin lui il part en début de soirée il fait un petit peu de cinéma mais il ne travaille pas mais il faut que les députés du Rassemblement national soient là pour s'opposer à la fiscalisation des infections de longue durée des ALD enfin à tout ce musée des erreurs que veut nous imposer Vous avez quand même trouvé des accords avec la France insoumise sur certains amendements notamment sur l'impôt universel

44:05
Invité

ciblé

44:06
Présentateur

Mais comme on en trouve avec tous les groupes politiques parce qu'en fait comme personne n'est majoritaire Mais donc il n'y a pas

44:11
Invité

que des dingueries

44:12
Présentateur

dans ce que propose la France insoumise Il y a beaucoup de dingueries qui mettraient la France en lambeaux qui ruineraient la France immédiatement et je pense que vouloir interdire les plans épargne-retraite il faut que les Français l'entendent La France insoumise veut interdire les plans épargne-retraite Eh bien je trouve que c'est non seulement une atteinte aux libertés des Français à leur épargne à leurs efforts mais c'est aussi évidemment ce que j'appelle effectivement une dinguerie Donc la première chose s'opposer à ce qui fait mal aux Français à ce qui peut les toucher dans leur pouvoir d'achat Donc c'est le cas des amendements de la France insoumise d'un grand nombre d'amendements de la France insoumise C'est le cas aussi des propositions du gouvernement J'ai parlé de la taxation en tous les cas de la fiscalisation des affections de longue durée On s'y opposait hier soir encore heureux que le Rassemblement national ait été là Sans nous ça passait Donc ça c'est important Deuxième chose s'attaquer aux grands dossiers qui permettent de je crois faire baisser la charge de l'état toxique Ces dépenses c'est le train de vie de l'état la contribution à l'Union Européenne qui va encore augmenter cette année on arrive à près de 30 milliards d'euros cette année et puis évidemment le dossier de l'immigration jamais rien n'en vu Jamais à un moment un dirigeant politique de ce bloc central je ne sais même pas comment on peut l'appeler n'est décidé à ouvrir ce dossier qui coûte quand même beaucoup d'argent aux Français

45:36
Invité

Jean-Philippe Tanguy qui est l'un des députés Rassemblement national qui siège à la commission des finances disait que les macronistes veulent s'aborder le budget en dépensant trop d'amendements Vous partagez son point de vue là-dessus ? Ils veulent s'aborder le budget ?

45:50
Présentateur

Bien sûr ils veulent arriver à la fin à dire écoutez on n'a pas pu aller au bout de la discussion budgétaire donc où le budget n'est pas voté par l'Assemblée il part au Sénat commission mixte paritaire il revient et il est adopté tel quel dans sa forme initiale ou alors on passe par effectivement les ordonnances donc on voit bien qu'il y a derrière de la tactique et de la technique parlementaire mais surtout il y a aussi quelque chose sur lesquels Marine Le Pen a demandé que le gouvernement s'engage sur le gel qui est plutôt un décalage de la réforme des retraites nous nous considérons que c'est une en-tour-loupe aujourd'hui et Marine Le Pen a demandé qu'effectivement avec ce qu'on appelle une lettre rectificative elle aura l'occasion d'interpeller elle-même aussi le gouvernement et bien le Premier ministre s'engage à cela s'il ne le fait pas ça veut dire qu'ils ont quelques mauvaises idées derrière la tête donc vous demandez la lettre rectificative même si du coup Gérard Larcher dit que ça risque de réduire le temps d'examen au Sénat et que c'est pas forcément oui mais Gérard Larcher a déjà ouvert la possibilité d'ordonnance il a fait ses derniers jours chez un de vos confrères donc moi je vois bien qu'il y a un scénario qui est écrit par la Macronie et par M.

Larcher et les LR qui consisterait effectivement à ne pas geler cette réforme des retraites et à nous faire avaler un budget qui est probablement très antisocial mais qui surtout va aller chercher beaucoup d'argent dans les poches des Français sans s'attaquer aux dépenses toxiques de l'État La taxe Zuckman a été rejetée hier en commission vous ne l'avez pas soutenue vous étiez déjà abstenue quand elle avait été examinée en séance est-ce que finalement vos opposants n'ont pas raison de dire que vous soutenez les milliardaires ?

Non mais la taxe Zuckman elle a deux difficultés elle a deux écueils c'est qu'elle vient impacter l'outil de travail or nous nous pensons qu'effectivement à partir du moment où vous impactez à ce point l'outil de travail vous allez faire fuir ceux qui sont à la tête de ces entreprises et puis c'était son rendement qui est totalement surévalué surévalué on nous dit ça va rapporter 15 milliards d'euros mais en fait pas du tout la première année ça pourrait rapporter je crois que c'était entre 3 et 5 milliards d'euros mais surtout immédiatement à partir du moment où vous aurez mis en place cette taxe vous allez faire fuir vous allez faire en sorte que ces entreprises en tous les cas ces dirigeants puissent mettre en place des tas de systèmes de contournement ou d'optimisation fiscale pour ne pas la payer donc gardons la tête froide faisons contribuer chacun à la hauteur de ce qu'il doit de ce qu'il peut mais il est important de taxer les plus riches bah oui c'est le sens de l'impôt sur la fortune financière qui viendrait remplacer l'impôt sur la fortune immobilière c'est une contribution effectivement de ceux qui ont plus une contribution qui est importante 3 milliards d'euros que nous on veut on veut flécher pour financer la deuxième enfin la part la demi-part fiscale pour le deuxième enfant

48:43
Invité

de ce point de vue là on a le sentiment vu de loin que vous avez des intérêts communs avec la gauche c'est-à-dire taxer les plus riches on sait bien que le PS est aussi en train de chercher une alternative à la taxe Zuckman est-ce qu'il y a des discussions entre vous pour dire on essaie de se mettre d'accord sur un amendement qui pourrait rassembler nos voix et qui donc serait adopté à l'Assemblée nationale est-ce que ça ça peut exister ?

49:06
Présentateur

Non il n'y a pas de discussion aujourd'hui mais nous on essaie de faire passer effectivement cette logique qui est celle de dire les français sont favorables enfin acceptent consentent à l'impôt à partir du moment où on leur explique où va la dépense et donc la justice fiscale c'est effectivement demander plus à ceux qui ont plus et tous les partis politiques tous les sondages d'opinion montrent que l'ensemble des électeurs sont d'accord avec ce principe avec cette philosophie maintenant comment on passe de la philosophie à la pratique sans faire fuir sans tuer un outil travail etc.

nous on a une disposition qui je crois est assez bien reçue par le monde économique qui est une disposition de justice fiscale et qui surtout donne de la lisibilité quant à l'affectation de ce qu'elle pourrait prélever et elle vient remplacer un impôt et non pas créer un impôt supplémentaire donc je pense que c'est sur cette philosophie qu'il faut travailler on est d'accord sur le fait que quand vous gagnez plus vous contribuez davantage c'est le principe même de l'impôt dans notre société maintenant avec quels outils on en a un qui est sur la table

50:14
Invité

alors il y a eu un autre débat intéressant hier en commission concernant l'année blanche qui est proposée par le gouvernement et qui revient à geler le taux d'imposition finalement seule la première tranche sera indexée sur l'inflation est-ce que c'est un échec de votre point de vue vous qui défendiez

50:32
Présentateur

l'idée que c'était relativement injuste et là-dessus vous vous retrouviez aussi avec une partie de la gauche non mais nous on a voté contre la non-indexation effectivement du barème de l'impôt sur le revenu hors de la première tranche je dis bien hors de la première tranche nous considérons que l'année blanche si vous voulez c'est le degré zéro de la politique je veux dire on a besoin de réformes profondes dans ce pays de réformes pour pouvoir remettre la France sur les rails pour pouvoir évidemment s'attaquer à la dette parce que je vous rappelle qu'avec tout ça la dette ne baisse pas l'année blanche c'est un coup de rabot en réalité mais on ne s'attaque pas à la dette donc nous nous pensons qu'effectivement c'est une mauvaise idée ça vient juste impacter le pouvoir d'achat des Français ça ne réforme rien et ça amènera un gouvernement macroniste LR socialiste à refaire la même chose l'année suivante donc c'est pas de la politique l'année blanche c'est une espèce de fainéantise de paresse intellectuelle et politique de nos gouvernements pour simplement taper le pouvoir d'achat des Français sans rien réformer Vous nous avez dit tout à l'heure que les LR n'étaient pas vos alliés parce qu'ils soutenaient un gouvernement macroniste pourtant votre allié Eric Sotti lui il tend la main aux Républicains il appelle Bruno Retailleau à inverser les alliances pour faire une union des droites vous n'êtes pas d'accord avec Eric Sotti ?

Il ne faut pas tendre la main aux Républicains ?

Ah mais il faut tendre la main aux Républicains le problème c'est que les électeurs des LR sont trahis par leurs dirigeants c'est-à-dire que Laurent Wauquiez président du groupe LR trahit ses électeurs en soutenant un gouvernement qui fait l'inverse de son programme Il ne soutient pas vraiment le gouvernement Laurent Wauquiez Il ne le censure pas ses ministres des ministres LR sont membres du gouvernement ils étaient il y a encore quelques jours sur les bancs des députés LR donc si ça ce n'est pas un soutien je ne sais pas ce que c'est le problème c'est que les LR soutiennent un gouvernement qui fait l'inverse de ce qu'ils ont raconté aux Français moi je me souviens des LR qui nous traitaient de tous les mots de tous les noms on était d'épouvantables gauchistes parce qu'on s'opposait à la réforme des retraites et puis pour eux c'était l'alpha et l'oméga il ne fallait pas toucher à cette réforme et là ils sont dans un gouvernement qui nous dit qu'il va geler alors où ils mentent où ils n'ont pas de conviction donc où ils mentent où ils n'ont pas de conviction probablement les deux ils mentent et ils n'ont pas de conviction Mais est-ce que le RN tend la main Bruno Retailleau ou pas ?

Donc je pense qu'il faut tendre la main aux électeurs aux militants aux adhérents des républicains trahis par les leurs Est-ce que Bruno Retailleau fait partie de ses dirigeants qui sont trahis en tous les cas il a lui-même trahi en cautionnant la politique macroniste il a lui-même trahi ses électeurs Il n'avait rien à faire Il n'avait rien à faire

53:09
Invité

Il n'avait rien à faire

53:11
Présentateur

là-dedans Il savait dès le début qu'il n'avait pas les leviers pour faire bouger Il avait besoin d'un statut

53:16
Invité

Vous ne considérez pas qu'il a fait passer certains messages notamment sur les relations avec l'Algérie

53:20
Présentateur

Non rien du tout c'est épouvant la relation avec l'Algérie vous avez vu où on en est c'est marche arrière enfin si tenté qu'on ait pu faire une marche avant un jour supplémentaire du nouveau ministre de l'Intérieur Premier acte de Laurent Niez allait s'abaisser devant le gouvernement algérien qui retient toujours Christophe Glez journaliste et Boilem Sansal sans aucune raison dans ses geôles donc non les LR ont desservi je dirais l'intérêt national en participant au gouvernement Macron Une dernière question un peu plus personnelle Sébastien Chouny est-ce que vous serez candidat au municipal en mars prochain ?

Non je ne serai pas candidat aux élections municipales j'ai choisi de pouvoir poursuivre mon mandat de député tant que mes électeurs me feront confiance et de ne pas me lancer dans cette aventure municipale il y aura donc de très bons candidats dans les communes de ma circonscription Merci Sébastien Chouny Merci beaucoup d'avoir été notre invité Christelle la une de la dépasse c'est le budget la course contre la montre c'est à la une de votre journal merci beaucoup on va voir ce qu'est la une de nos régions Et on a appris hier la disparition du sénateur de la Drôme Gilbert Boucher il était atteint de la maladie de Charcot avait porté son combat dans l'hémicycle en octobre dernier il était venu sous respirateur défendre en personne de la prise en charge des patients touchés par cette maladie Fabien Recker l'avait rencontré je vous propose de revoir un extrait de ce portrait

54:43
Invité

C'est important pour vous de continuer à honorer votre mandat C'est très important j'aurais pu me cacher et rester chez moi je préfère divulguer ma maladie pour faire voir aux autres personnes qui vont toujours garder espoir La proposition de loi de Gilbert Boucher promet une meilleure prise en charge aux malades atteints de la SLA Lors de son examen en octobre 2024 le sénateur avait ému l'hémicycle Adopté à l'unanimité par le Sénat puis par l'Assemblée nationale la loi de Gilbert Boucher a finalement été promulguée en février 2025 La loi de Gilbert Boucher

56:05
Présentateur

La loi de Gilbert Boucher a été promulguée Paravou à toi Surtout paravou à toi

56:11
Invité

Bah écoute c'est un travail collectif c'est bien Lorsqu'on rencontrait un certain nombre de personnes concernées par maladie lorsqu'on voyait les associations qui accompagnaient un certain nombre de malades tous étaient unanimes sur les difficultés de gestion de la prise en charge de la maladie les difficultés qui étaient plutôt d'ordre administratif ou parfois financières avec une incapacité pour un certain nombre de malades de pouvoir être accompagnés de bénéficier des aides techniques et humaines nécessaires Donc on voyait bien que les outils existants n'étaient pas adaptés à ce type de maladie qui est malheureusement avec une incidence rapide et une dégénération rapide En attendant un traitement contre la maladie de Charcot le combat de Gilbert Boucher n'aura pas été vain en soulageant un peu grâce à sa loi le quotidien des malades de la SLA et de leurs aidants

56:58
Présentateur

Et on va aller dans la région de Gilbert Boucher On vous retrouve Carole Reynaud Bonjour Merci beaucoup d'être avec nous Vous êtes directrice des éditions Drôme Ardèche-Vaucluse du Dauphiné libéré On va revenir sur le parcours de Gilbert Boucher Ça fait la une du Dauphiné dans son édition de la Drôme et on l'a vu l'amélioration de la prise en charge de la maladie de Charcot C'était le combat de sa vie Oui C'était le combat de sa vie Gilbert Boucher Moi personnellement je l'ai connu depuis que je suis en poste dans la Drôme Et là c'était le combat de sa vie Il a été frappé par la maladie il y a trois ans Je ne sais pas si les téléspectateurs ont la même image que moi de Gilbert Boucher Quelqu'un de fringant un sexagénaire qui était très en forme avant que cette maladie lui tombe dessus Et en fait il a su transformer ce qui lui est arrivé en force et jusqu'au bout il a plaidé pour la reconnaissance de cette maladie et du coup sur la prise en charge qu'il fallait faire que ce soit pour l'accompagnement on va dire de tous les jours mais aussi pour le matériel qui coûte très cher Il me l'avait dit personnellement et ce qui est important c'est qu'effectivement il a plaidé lui-même il tenait à garder jusqu'au bout la possibilité de s'exprimer donc il était assisté d'un respirateur aussi pour lui-même défendre ce projet de loi et cette loi Boucher aujourd'hui va aider ces personnes la maladie de Charcot touche en France à peu près 7000 personnes donc c'est vraiment peut-être ce qu'il a porté jusque-là mais jusqu'au bout il a défendu cette cause et sa cause et il ne voulait pas se cacher Gilbert Boucher il l'a dit lui-même en tout cas c'est cet élu de terrain et qui a toujours été proche des gens finalement cette image-là qui doit rester dans la tête dans la tête des gens pour Gilbert Boucher qui avait été élu sénateur depuis 2014 dans la Drôme Et justement Carole quelle trace il laisse au niveau local ?

Alors au niveau local Gilbert Boucher c'est le genre de député de sénateur pardon de parlementaire qu'on aime bien qui était un bon client dans la presse et puis qui avait le contact facile parce que c'est un maire et maire de Tain-Hermitage cette commune dans la vallée du Rhône au nord de Valence connu notamment pour ses vignes etc.

Donc Gilbert Boucher un élu proche des gens de la ruralité il avait été maire jusqu'en 2017 de Tain-Hermitage puis conseiller régional et à l'origine c'était un hôtelier donc le sens du contact du tourisme ça lui colle à la peau Gilbert Boucher a été également c'est important de le dire très fidèle à sa famille politique puisqu'il est c'est un homme de droite il a été le président de la section départementale des républicains dans la Drôme donc très investi localement très connu et qui parlait avec finalement tous les élus quel que soit leur bord et très très proche de ses administrés merci beaucoup merci Carole Reynaud d'avoir été avec nous Charcot en porte le sénateur Boucher c'est donc la une du Dauphiné dans son édition de la Drôme merci beaucoup Carole Reynaud Stéphane on regarde avec vous les autres unes de la presse ce matin et plusieurs unes sur l'incarcération de Nicolas Sarkozy à la prison de la santé Oui une première pour un président de la République Nicolas Sarkozy est attendu ce matin à la prison de la santé après sa condamnation à 5 ans de prison ferme le 25 septembre dernier pour association de malfaiteurs il a été reconnu coupable d'avoir laissé ses collaborateurs préparer un projet de financement de sa campagne présidentielle de 2007 avec de l'argent du dictateur libyen Muammar Kadhafi le courrier Picard ouvre ses colonnes ce matin à Pierre Botton homme d'affaires condamné et incarcéré pendant deux ans à la prison de la santé il témoigne de son expérience derrière les barreaux des bruits tout le temps les cris les sirènes des voitures de police le clac-clac des portes que l'on ferme la prison ça hurle dit-il au quotidien Picard le sujet qui préoccupe aussi nos confrères en région ce matin c'est la sécurité des musées oui à la une de beaucoup de quotidiens ce matin après le braquage du Louvre dimanche matin les quatre malfaiteurs sont toujours en fuite avec les huit joyaux de la couronne qui ont été dérobés forcément la question de la sécurité des musées est interrogée le télégramme nous emmène à Dinard à la Villa les Roches Brunes et au Palais des Arts et du Festival ces lieux ont accueilli des œuvres de Picasso issues de collections privées par exemple celles de François Pinault Laura Goddard la commissaire des expositions à Dinard explique que le dispositif de sécurité qui est mis en place pour protéger les œuvres alors il y a une télésurveillance des alarmes anti-intrusion un lien avec la police et surtout une présence humaine permanente dit-elle dans les colonnes de Corse Matin Jean Compacasso directeur du patrimoine en charge de la sécurité des musées de la collectivité de Corse témoigne lui aussi et malgré tous les dispositifs mis en place il l'affirme je dirais toujours que ce n'est pas suffisant que ce n'est pas assez avec ce dilemme sécuriser les œuvres tout en les rendant accessibles au public Le budget a donc commencé son examen à l'Assemblée nationale c'était hier en commission des finances Oui et la presse régionale n'a pas manqué de le relever dans le dur titre la marseillaise pour la dépêche c'est le début de la course contre la montre les débats se sont bien passés hier même si les députés ont rejeté l'attaque Zuckman volue par la gauche la dépêche vous résume les enjeux des discussions en cours et à venir sur le budget amoureux des pourcentages et des casse-têtes chinois bienvenue écrit le quotidien du midi aujourd'hui les députés vont aussi se pencher sur un autre texte budgétaire celui de la sécurité sociale Allez on termine par la lutte des élèves de CM2 ils protestent contre la qualité des repas à la cantine Pas bon des élèves en colère à la une du petit bleu d'Agen c'est très sérieux cette histoire les élèves de CM2 de l'école Agenèse Joseph Barat ont manifesté pancarte à la main dans la cour de leur école ce n'est pas rare que ma fille n'ait mangé qu'un quignon de pain à midi témoigne une mère d'élève Elior le prestataire des cantines à Agen assure tout mettre en oeuvre pour rendre les menus plus qualitatifs Voilà ça commence tôt les combats Merci beaucoup Merci Stéphane On va tout de suite place à notre débat politique On va revenir dans quelques instants sur l'incarcération de Nicolas Sarkozy mais d'abord on va parler du début du marathon budgétaire les députés qui ont donc entamé hier en commission l'examen du budget ils ont notamment rejeté la taxe Zucman On voit ça avec Aurélien Romano

1:03:51
Gérald Darmanin

Dans une ambiance studieuse et cordiale les députés de la commission des finances ont étudié les amendements à un rythme soutenu Qui est pour ? Qui est contre ? Rejeté

1:04:03
Présentateur

Des mesures emblématiques ont été rejetées hier comme la taxe Zucman sur les hauts patrimoines Les 175 personnes les plus riches de ce pays c'est une étude faite avec Bercy L'institut des politiques publiques paye moins de 2% d'impôt Mais si c'est la réalité Et on est un pays qui refuse qui refuse à tout prix

1:04:21
Gérald Darmanin

de toucher cette manne alors qu'on voit que le consentement à l'impôt s'effrite

1:04:26
Présentateur

En revanche la contribution dite exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises est maintenue malgré l'opposition de certains députés macronistes

1:04:34
Invité

Il y a un an avec le gouvernement qui avait déposé son projet de loi de finances en nous expliquant que cette contribution exceptionnelle ne durerait qu'un an Elle dure un an de plus Rejetée

1:04:44
Présentateur

Le président Éric Coquerel a ironisé à plusieurs reprises notamment lors d'un incident technique J'ai rien suspendu C'est comme la suspension des retraites c'est pas vraiment vrai Plus sérieux le rapporteur LR Philippe Juvin s'est posé en garant des intérêts des entreprises notamment sur l'avantage d'Utreil

1:05:05
Invité

Je vous rappelle que le d'Utreil ça permet d'éviter la mortalité des entreprises lors des successions Détricoter une loi qui est utile à l'entreprise qui stabilise l'activité économique et les transmissions alors même qu'on n'a pas encore l'évaluation par la Cour des comptes donc avis défavorable pour tout

1:05:21
Présentateur

Cet avantage fiscal a finalement été encadré par un amendement afin de lutter contre les holdings Les travaux de la commission durent jusque demain Et on va en débattre Martha de Sidrac bonjour merci beaucoup d'être avec nous vous êtes sénatrice à l'air des Yvelines Laurent Baumel bonjour merci également d'être avec nous vous êtes députée socialiste d'André Loire Laurent Baumel un mot peut-être d'abord sur le climat parce qu'on annonçait un examen d'un budget des discussions tendues est-ce que ça a été le cas hier en commission Tendu non parce que l'ambiance de la commission c'est pas tout à fait l'ambiance de l'hémicycle on est plus en format si vous voulez travail

1:05:58
Gérald Darmanin

premier round d'observation et discussion mais néanmoins il y a quand même eu des moments où de part et d'autre le ton a été un peu plus vif si vous voulez moi ce qui m'a beaucoup frappé hier c'est le sentiment que j'ai eu que la fraction des députés macronistes qui est présente dans cette commission

1:06:20
Présentateur

défend bec et ongle le bilan des sept dernières années d'Emmanuel Macron comme si toute la discussion qui avait eu lieu dans les derniers jours avec Sébastien Lecornu la logique un peu

1:06:33
Gérald Darmanin

de concession de compromis qui semble cette mise en place

1:06:36
Présentateur

n'existait pas donc ça c'est quelque chose d'un peu étonnant et je pense que ça veut dire que le vrai débat de caractère plus politique commencera en fait après une fois qu'on sera dans l'hémicycle en séance ou là vous pensez que les débats seront plus tendus c'est pas simplement ça que je dis

1:06:52
Gérald Darmanin

ce que je dis c'est que la question du compromis des concessions donc la fabrication d'un budget avec sa dimension politique

1:07:00
Présentateur

qui est qu'à la fin on a un budget ou on n'a pas un budget on a un gouvernement qui est censuré ou qui n'est pas censuré cette question n'est pas encore présente dans les débats de commission où chacun est plutôt dans l'affirmation de ses convictions est-ce qu'au cours est-ce qu'au cours de l'examen parlementaire Martha Tidrac les LR sont prêts à faire des compromis écoutez il est beaucoup trop tôt pour le dire attendons de voir c'est ce que exprime Laurent Beaumet est-ce que vous êtes prêts à voter des choses avec lesquelles vous n'êtes pas d'accord sur le fond oui bien sûr puisque bon ça ne vous a pas échappé que quand le budget a été annoncé quand le retrait de la réforme des retraites a été également mis sur la table il y a eu beaucoup de mécontentement ici au Sénat dans le groupe en tout cas auquel moi j'appartiens donc de ce point de vue oui je pense que nous allons suivre avec beaucoup d'attention les débats qui ont commencé de toute façon à l'Assemblée nationale et qui vont sans doute être un peu plus animés je partage cette espèce je dirais de perspective de l'examen en séance à l'Assemblée nationale on va certainement assister à quelques prises de parole peut-être plus douleuses que ce qui peut se passer en ce moment en commission Vous pensez qu'après en séance Laurent Beaumet ce sera plus facile en tout cas ce sera un impératif d'obtenir des compromis est-ce que le PS sinon brandira régulièrement la menace de censure ?

1:08:24
Invité

Alors il y a deux aspects comme le Premier ministre a renoncé à l'utilisation de l'article 49.3 de la Constitution

1:08:29
Présentateur

vous allez avoir

1:08:31
Gérald Darmanin

une vraie liberté parlementaire comme on n'en a jamais connue dans l'Assemblée nationale et vous verrez que ça aura pour conséquence que la copie budgétaire initiale sera fortement corrigée et cette fois-ci pas corrigée pour la forme pour s'amuser

1:08:45
Présentateur

mais corrigée réellement c'est-à-dire qu'avec Vous n'avez pas de doute là-dessus ce ne sera pas le budget le corrigé Je peux déjà vous dire par exemple qu'à mon avis le gel des pensions ça ne résistera pas à l'examen parlementaire Je ne vois pas comment vous trouvez une majorité dans l'Assemblée nationale pour voter des mesures qui vont toucher tous les retraités de cette manière-là ça me paraît complètement évident Donc ensuite sur d'autres sujets comme la taxe Zuckman la fiscalité etc.

Là la question des compromis se posera mais elle ne se posera pas forcément dans le débat parlementaire elle se posera dans le rapport entre l'opposition les groupes de gauche et l'exécutif C'est là quand même qu'il y a toujours un gouvernement qui a une responsabilité à la fin qui est de faire adopter un budget et pour que le budget soit adopté il faut que les groupes d'opposition notamment le parti socialiste retrouvent dans le budget final suffisamment d'éléments lui permettant de le laisser passer sinon on retrouvera le risque d'un non-vote du budget et d'une censure Mais est-ce que vous suivrez ce qui est voté parce que par exemple la taxe Zuckman hier elle a été rejetée en commission Oui Est-ce que du coup vous maintiendrez votre demande de taxe Zuckman ou est-ce que vous dites bon si ça passe même pas en commission on va réfléchir à une autre forme de taxe C'est ce que je viens

1:09:54
Gérald Darmanin

de vous expliquer c'est que ce sujet-là par exemple c'est un sujet qui devra faire l'objet d'une négociation avec le gouvernement

1:10:00
Présentateur

Mais y compris de votre part

1:10:01
Gérald Darmanin

Pardon ?

1:10:01
Présentateur

Y compris de votre part

1:10:02
Gérald Darmanin

Une négociation avec le gouvernement

1:10:04
Présentateur

Qu'est-ce que vous dites sur la taxation des plus hauts revenus Alors on sait que les LR sont opposés à la taxe Zuckman mais est-ce que vous êtes prêt à dire oui il faut taxer les plus riches d'une manière ou d'une autre Là aujourd'hui non enfin attendons là encore de voir quelle sera la copie qui va nous arriver ici au Sénat pour son examen Je pense qu'il est nécessaire de voir un petit peu comment déjà l'ambiance sera à l'Assemblée nationale et par rapport au fait qu'effectivement le 49.3 ne sera plus de mise a priori c'est ce qui a été promis donc de ce fait on va voir un ensemble d'amendements qui vont être déposés par nos ensembles aux députés sur plein enfin beaucoup de sujets mon collègue député vient d'ailleurs de le dire donc pour nous l'enjeu ça sera de savoir quel budget en fait parce que n'oublions pas quand même que cet exercice avant tout au-delà de se faire plaisir en tant que parlementaire par rapport à son territoire par rapport à son électorat par rapport aux Français que l'on croise sur nos marchés respectifs avant tout c'est de quel budget allons-nous doter la France au bénéfice du plus grand nombre en fait et pour atteindre un certain nombre d'objectifs baisse de dépense avec aussi quelle capacité d'investissement futur et comment nous l'envisageons pour le reste des actions que l'on doit mener et donc je crois qu'il ne faut pas perdre cela de vue il ne s'agit pas de se faire plaisir taxer les uns taxer les autres moi je crois qu'il faut qu'on fasse très attention mais je ne vais pas vous étonner en vous disant cela qu'on fasse très attention à ce que ce budget ne se réduise pas à où allons-nous pensionner qui allons-nous pensionner pour permettre de combler un certain nombre de déficits qui aujourd'hui sont colossaux Vous pensez que c'est comme ça que les socialistes l'abordent ?

Moi c'est un petit peu l'impression que j'ai oui en effet puisqu'on voit tout de suite que la taxe Zuckmann elle a été rejetée en commission on sait qu'elle va revenir en séance vraisemblablement enfin je ne pense pas dire des choses qui soient de l'ordre du scoop un autre monsieur Vommel l'a dit également le gel un certain nombre de gels en fait qui vont être sans doute enfin qui vont être votés au niveau de l'Assemblée nationale donc tout cela ne contribue pas en réalité à ce que nous ayons un budget je ne vais pas dire équilibré c'est hors de propos mais acceptable pour vous acceptable oui acceptable pour nous je crois que c'est le concours de qui on va ponctionner chez les socialistes

1:12:32
Gérald Darmanin

enfin on peut

1:12:33
Invité

on peut refaire le débat de fond indéfiniment si vous voulez mais enfin au point où nous en sommes c'est pas tellement ça la question la question c'est qu'il y a effectivement plusieurs approches de la réduction des déficits et parmi ces approches il y a une approche de gauche qui consiste à considérer que la réduction des déficits peut aussi et doit aussi se faire par la mise à contribution des plus hauts revenus

1:12:54
Présentateur

et des plus hauts patrimoines qui ont été très largement chouchoutés on va dire au cours des sept dernières années les républicains ne sont pas d'accord les macronistes ne seront pas forcément d'accord avec ça mais au point où nous en sommes c'est pas le sujet c'est pas conviction contre conviction

1:13:08
Invité

au point où nous en sommes c'est la question qui est fondamentale c'est est-ce qu'il y a un compromis possible pour que la France ait un budget et un gouvernement à la fin de l'année donc on peut refaire indéfiniment le débat

1:13:18
Présentateur

en essayant de se convaincre mutuellement que l'autre dit des erreurs dit des bêtises et que c'est pas bon pour la France qu'être de gauche c'est pas bon pour la France ou qu'être de droite c'est pas bon pour la France

1:13:27
Gérald Darmanin

mais là au point où nous en sommes c'est pas le sujet c'est pas ce que je dis non mais vous me convaincrez jamais vous me convaincrez jamais et je vous convaincrez pas donc le sujet donc le sujet n'est pas d'avoir à l'infini le débat sur les entreprises les plus riches ça on l'a on va l'avoir pendant des heures et des heures et des heures dans l'hémicycle le sujet politiquement

1:13:46
Présentateur

c'est de savoir si à la fin il y a des pas qui sont faits pour que la France ait un budget et le budget final ne sera pas le budget des républicains comme il ne sera pas le budget des socialistes et ça si on ne le comprend pas on ira vers la dissolution Alors là-dessus je peux être d'accord avec vous effectivement puisqu'il nous faut trouver un compromis si on part du principe qu'il nous faut un budget ça c'est essentiel on est d'accord avec cela moi simplement ce que j'entrevois c'est que le compromis dans le discours socialiste c'est de dire il faut que la droite cède sur un certain nombre de prérogatives sur un certain nombre de points essentiels et je reprends l'exemple de la réforme des retraites au-delà du sujet et je suis d'accord avec vous il ne s'agit pas de redébattre là tout de suite ce matin entre nous sur qu'est-ce qui est bien pas bien est-ce qu'il faut amender ceci ou cela le sujet c'est le message et le signal que nous avons envoyé collectivement et je vous dis bien collectivement parce qu'après tout nous sommes en démocratie et aujourd'hui le gouvernement a décidé qu'on allait revenir sur cette réforme de retraite rappelez-vous comme cela a été laborieux d'arriver justement à un texte quand même qui a été voté à un moment donné

1:14:55
Gérald Darmanin

d'accord

1:14:56
Présentateur

mais c'est quand même un process

1:14:58
Gérald Darmanin

il n'a jamais vraiment été voté par une majorité c'est un des problèmes bien sûr

1:15:01
Présentateur

mais rappelons-nous aussi le nombre d'amendements les situations d'obstruction dans lesquelles l'Assemblée nationale s'était mise elle-même donc à partir de là nous ici on a eu le débat donc à partir de là je pars du principe qu'aujourd'hui nous avons une réforme qui a été votée et acceptée ou pas qu'importe nos convictions à chacun d'entre nous comme vous le disiez tout à l'heure vous n'arriverez pas à me convaincre et je n'arriverai certainement pas à vous convaincre et le signal que nous avons envoyé aujourd'hui c'est-à-dire notre gouvernement c'est de dire en réalité on peut revenir sur des choses qui ont été décidées et à partir de là je crois que nous sommes quand même un pays où il faut à un moment donné qu'on se dise on ne va pas y arriver si on n'arrive pas vous parliez de compromis si on n'arrive pas déjà sur un texte voté à se mettre d'accord en disant celui-là est voté très bien en continuant pour le reste

1:15:51
Gérald Darmanin

l'exemple de réforme des retraites est précisément pas bon parce que c'est la réforme emblématique qui n'a pas été votée par des voix démocratiques normales en fait c'est une réforme qui est minoritaire à l'Assemblée nationale et qui est minoritaire dans l'opinion et qu'on maintient par disons une forme d'obstination à ne pas voir ni le résultat des élections ni la réalité de la majorité dans l'Assemblée lorsqu'elle a été incorporée dans des niches parlementaires au début de l'année au lendemain des élections il y a eu cette fois-ci une obstruction inversée de la part des macronistes pour empêcher que dans la journée où cette mesure était mise sur la table elle puisse être même discutée soumise au vote donc si vous voulez cette forme d'achat on ne va pas revenir sur l'histoire de la manière donc il y a une blessure démocratique autour de cette réforme et Sébastien Lecornu a eu l'intelligence

1:16:42
Présentateur

de le comprendre en disant je suspends on remettra le débat au moment des présidentielles mais pour le moment je le suspends ça veut dire qu'il a eu l'intelligence de comprendre que sur ce sujet particulier des retraites la manière dont cette loi avait été adoptée n'est pas correcte je pense que enfin on ne va pas revenir sur le débat tout ce que vous rappelez etc ce n'est pas ça qui m'intéresse aujourd'hui moi ce qui m'intéresse aujourd'hui c'est que nous avons un budget à voter nous allons devoir s'y atteler sérieusement avec chacun ce qu'il aura envie de mettre dans le pot si je puis dire et il va falloir qu'on arrive et là-dessus je suis d'accord avec vous à un compromis or tel que le débat démarre aujourd'hui c'est vraiment très récent donc nous allons voir un petit peu quelle sera l'ambiance in fine en hémicycle mais tel que le débat semble démarrer moi j'ai le sentiment que ça va être difficile parce que hier je reprends la taxe Zuckman qui a été écartée ce matin vous en reparlez en disant elle va sûrement revenir le gel de certaines pensions ça va revenir etc donc c'est normal que le débat ait lieu mais ça veut dire que le compromis sera quand même assez difficile à atteindre et je crois que ce matin ni vous ni moi nous sommes réellement capables en tout cas moi je ne suis pas capable de vous dire si in fine nous allons arriver à un accord parce que c'est ça la difficulté et si nous n'arrivons pas à un accord vous avez évoqué dissolution peut-être peut-être souhaitable ou pas souhaitable vaste débat là encore on va écouter ce qu'en dit le président LFI de la commission des finances à l'Assemblée Eric Coquerel la plupart des amendances que nous proposons au rétablissement l'ISF tax Zuckman le flat d'en finir ou au moins de remonter le plafond du bouclier social du capital qui est la flat tax c'est-à-dire de ne pas pouvoir être imposé à plus de 30% tout ça a été enlevé il y a plutôt un durcissement des mesures hier qui ont été adoptées en faveur de moins de justice fiscale et tout ce qu'on a proposé qu'elles dans ce sens ont été balayées donc voilà pour l'instant le bilan que j'en tire c'est un budget antisocial qu'on nous propose c'est un musée des horreurs et que nous n'avons pas effectivement dans l'Assemblée les moyens de le modifier par contre je pense qu'on aura les moyens de le battre en tout cas c'est ce qu'il faut essayer de faire Vous diriez la même chose Laurent Bouvain ?

La photographie à l'instant T effectivement est celle-là le budget de départ est un budget austéritaire et injuste mais moi je considère qu'il est encore possible de le corriger dans le cadre du processus parlementaire 149-3 je pense que ce qui s'est passé hier en commission des finances montre qu'il y a des possibilités par exemple on a adopté l'exit tax on a un peu dégelé le barème de l'impôt sur le revenu même si ce n'est pas suffisant on a par exemple on est revenu sur la suppression de la réduction d'impôt pour les gens atteints de maladies de longue durée donc il y a des petits progrès mais c'est vrai qu'en même temps il y a eu cette crispation sur la question de la mise à contribution des plus riches et on verra dans l'hémicycle mais si effectivement dans l'hémicycle il n'y a pas du côté des groupes de la majorité enfin de l'ex-majorité de l'ex-socle commun s'il n'y a pas la volonté de comprendre que des compromis avec la gauche sont nécessaires alors Sébastien Lecornu aura son mot à dire ce sera lui qui sera responsable du fait qu'il y a un compromis ou pas qui s'établit et à la fin des fins s'il n'y a pas un compromis minimum sur ces sujets le risque effectivement de censure est élevé et donc le risque de dissolution continue d'exister en effet Dans quel état d'esprit vous l'aborderez vous au Sénat Martha Tidra ?

Est-ce que du Sénat sortira un budget LR ou en tout cas un budget de la majorité sénatoriale ou est-ce que vous tenterez de trouver dès l'examen au Sénat un budget de compromis ?

Alors déjà on va voir à quoi va ressembler la copie qui sortira de l'Assemblée nationale c'est pas pour beauté en touche mais c'est une réalité c'est-à-dire que nous on ne travaille pas sur la copie que vous avez sur votre table donc à partir de là il nous sera beaucoup plus facile de répondre à la question que vous posez évidemment on est tout à fait conscient que des compromis seront nécessaires si on veut avancer ça c'est mon sentiment après sur telle ou telle mesure sur telle ou telle part de la partie dépense ou de la partie recette que sais-je il va y avoir des débats c'est évident il va y avoir ici une vraie volonté de rétablir ce qui a toujours été l'ADN de la majorité sénatoriale c'est-à-dire doter le pays d'un budget qui soit responsable qui nous permette en fait de nous projeter aussi et puis d'aller dans le sens de la réduction de notre déficit qui est quand même aujourd'hui énorme donc je pense que de ce point de vue reposez-moi la question quand on aura la copie définitive mais je pense que de ce point de vue nous ferons le travail de manière à ce que évidemment évidemment que la copie qui sortira de chez nous ressemble le plus à ce que nous sommes aujourd'hui c'est-à-dire une majorité sénatoriale responsable qui tient à ce que ce déficit se réduise au mieux et le plus vite possible on fera un débat entre vous mi-novembre quand le texte aura été voté à l'Assemblée nationale avant son arrivée au Sénat on va terminer par l'autre sujet d'actualité du jour c'est Nicolas Sarkozy qui entre en prison aujourd'hui il a été reçu par Emmanuel Macron il y a quelques jours il recevra la visite de Gérald Darmanin lors de son séjour en prison on va écouter à la fois Emmanuel Macron et Gérald Darmanin

1:21:58
Gérald Darmanin

Sur Nicolas Sarkozy j'ai eu des propos au public toujours très clairs sur l'indépendance de l'autorité judiciaire dans le rôle qui est le mien mais il était normal que sur le plan humain je reçois un de mes prédécesseurs dans ce contexte

1:22:12
Invité

J'irai voir les détenus en général et Nicolas Sarkozy pour m'assurer de sa sécurité évidemment c'est mon rôle qui comprendrait que le garde des Sceaux ne s'inquiète pas de la détention d'un ancien président de la République comme de n'importe quel autre détenu et donc mon rôle est évidemment de s'assurer de cette sécurité je suis le chef de cette administration

1:22:28
Présentateur

C'est le rôle du garde des Sceaux et du président de la République de s'inquiéter de la détention de Nicolas Sarkozy et de tous les détenus comme il l'a rappelé ça vous choque qu'il était reçu à l'Elysée que Gérald Darmanin il lui rende visite en prison qu'il soit reçu à l'Elysée dans la période actuelle c'est vrai que c'est un peu perturbant c'est un peu troublant pas plus vous n'y voyez pas une remise en cause de l'indépendance des magistrats non puisque Emmanuel Macron dit lui-même je ne remets pas en cause l'indépendance je reçois le président cela dit il n'est pas obligé de le recevoir c'est un geste politique un peu troublant je trouve

1:23:01
Invité

Marta Tindra

1:23:02
Présentateur

Moi je pense que Nicolas Sarkozy mérite quand même notre considération il a été président de la République ce que nous vivons aujourd'hui là encore tout à l'heure on parlait du budget et des signals que l'on envoie au monde entier là aussi on envoie un signal quand même qui est loin d'être neutre au monde entier c'est très dommageable pour notre pays moi je regrette je regrette sincèrement cette situation là il y a beaucoup d'amis de Nicolas Sarkozy de la même manière qu'il y a beaucoup aussi de détracteurs de ce que peut être Nicolas Sarkozy mais je crois qu'au-delà de ça ça a été notre président de la République à nous tous qui aujourd'hui sur le fond n'a pas été en réalité condamné et qui se retrouve en prison vous sous-entendez

1:23:41
Gérald Darmanin

que c'est une justice politique ?

1:23:43
Présentateur

moi je sous-entends simplement que nous avons en fait un traitement beaucoup plus sévère pour ce justiciable là que pour un autre et d'autant plus que dans la procédure à laquelle il se soumet en fait de toute façon il a été condamné en première instance oui oui très bien mais simplement on sait bien que lorsque l'on met quelqu'un derrière les barreaux dans ce genre de contexte c'est parce qu'on estime qui peut être potentiellement dangereux qui peut potentiellement s'échapper etc ce qui n'est pas le cas de Nicolas Sarkozy donc je pense que par rapport à l'image de la France au-delà des amitiés inimitiés vous voyez je ne rentre même pas sur ce sujet là je crois que c'est assez dommageable par rapport à l'image que nous en voyons l'image de la France c'est plus ça qui me soucie moi dans cette affaire là moi je trouve que c'est plutôt au crédit de la France de respecter la séparation des pouvoirs voilà c'est le cas je pense que là-dessus c'est le cas quelqu'un qui a été condamné ça aurait pu s'exprimer différemment il y a plein de gens qui sont condamnés qui vont en prison ça aurait pu s'exprimer différemment et quand il s'agit de quelqu'un d'aussi visible et qui a quand même été président de la République il me semble que là en l'occurrence il n'y avait aucun risque des risques que tout le monde d'ailleurs s'accorde de dire il n'y avait aucun risque que Nicolas Sarkozy échappe en réalité à la justice française mais on est dans un moment

1:25:08
Gérald Darmanin

où vous le savez très bien vous êtes élu local élu de terrain comme moi comme nous tous vous savez très bien qu'il y a cette suspicion extrême des français à l'égard de la classe politique supposée

1:25:19
Présentateur

pas sur le sujet je vais vous étonner mais pas sur le sujet de Nicolas Sarkozy

1:25:23
Gérald Darmanin

écoutez nous on est sans arrêt interrogés sur nos supposés avantages et les gens pensent que quand vous êtes député vous avez un chauffeur mais comme je vous le disais etc donc là je trouve que le symbole du fait qu'un ancien président de la république puisse être injusticiable comme les autres et finalement s'il est condamné peut faire de la prison comme n'importe qui lorsqu'il est condamné c'est le choix des juges je trouve que c'est plutôt le symbole donné aux français un signal donné aux français que personne n'est au-dessus des lois et moi je trouve je ne me réjouis jamais que quelqu'un aille en prison mais je ne trouve pas ça choquant

1:25:55
Présentateur

je n'ai pas parlé d'être choqué ou pas je vous dis simplement que pour ce qui nous concerne nous tous collectivement je crois que la situation que vit aujourd'hui Nicolas Sarkozy est réellement dommageable pour l'image de l'ensemble de la classe politique française et ça c'est très regrettable je pense qu'on le paiera à un moment donné Non enfin ce qui est regrettable c'est la situation qui a conduit à ce qu'il soit aujourd'hui jugé après moi je trouve plutôt je me répète pardon mais je trouve que c'est plutôt rassurant de se dire que personne n'est au-dessus des lois parce qu'on entend tellement l'inverse on a des françaises et des français qui sont tellement convaincus

1:26:34
Gérald Darmanin

que les hommes et les femmes politiques bénéficient de privilèges incroyables exorbitants financiers Or là on a quand même un signal qui est donné

1:26:43
Présentateur

Expliquez-moi en quoi vous pensez Personne n'est au-dessus des lois Non mais personne n'est au-dessus des lois et personne ne dit ça simplement là en l'occurrence et en l'espèce dans le cas de Sarkozy il n'y avait aucune raison de l'incarcérer il ne s'agit pas de ne pas le condamner Donc vous commentez

1:26:59
Gérald Darmanin

une décision de justice là

1:27:01
Présentateur

Oui mais oui bien sûr et je le dis simplement parce que je trouve que la sanction là immédiate qui lui tombe dessus je ne le dis pas par rapport à Sarkozy lui-même je le dis par rapport à nous tous je pense que c'est assez dommageable dans le contexte actuel Merci à tous les deux On va terminer par notre histoire du jour en région c'est en Normandie aujourd'hui alors Laurent Baumel Martha Sidrac votre relève est prête la relève des élus est là pas de crise des vocations pour les enfants de Serville en Seine-Maritime le conseil municipal des jeunes a réclamé et a obtenu de l'Amérique une zone non fumeur soit installée devant l'entrée de leur école interdiction désormais pour les parents de fumer ou de vapoter devant leur établissement les élèves ils ont expliqué que le tabac c'était mauvais pour la santé et en plus qu'il y avait des jets de mégots devant l'école alors qu'il y a des poubelles sur les conseils du maire les enfants pourront donc désormais rappeler les consignes aux parents négligents voilà c'est un engagement qui commence dès l'école merci beaucoup à tous les deux d'avoir été avec nous merci à tous de nous avoir suivis on se retrouve demain très bonne journée public sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé bonjour chez vous retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme public sénat merci à tous