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interviewSénat (sur YouTube)· 19 juin 2026 124 min

Les filières économiques d'avenir outre-mer

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Mes chers collègues, dans le cadre de notre rapport sur les filières économiques d'avenir dans les outres, nous poursuivons nos travaux ce matin avec une audition de représentantes filières d'avenir de la Réunion Mayotte, la Guadeloupe et la Polynésie française dans les domaines agricoles et de la cosmétique. Nous avons le plaisir d'accueillir en présentiel monsieur Cédric Coutelier, président de l'association Apagua et président de la Fédération nationale des vanilles d'outre mer, monsieur Auguste Buluc en visio fondateur de Tahiti Marine Products et Tahiti Marine Biotch euh spécialisé je pense dans les oloturies mais il nous fera il nous expliquera tout ce qu'il fait monsieur Enir soia Moeva, ancien président du syndicat des jeunes agriculteurs de Mayotte et spécialisé me semble-t-il dans la production d'ilang ilang. [grognement] Monsieur Maouida Abdallah président du syndicat des jeunes agriculteurs de Mayotte.

Monsieur Claude Maroudan, docteur en pharmacie, président de l'association pour les plantes aromatiques et médicinales de la Réunion et cgérant de l'association départementale des plantes à parfum aromatique et médicinal. Et enfin, monsieur Laurent Janci, trésorier de cette même association et coordonateur donc de la filière des plantes à parfum aromatique et médicinal de la Réunion. Nous nous réjouissons de la diversité des filières que vous présentez.

Vous êtes représentatif de la richesse économique des autres mères et de l'avantage comparatif qu'elle représente dans chacun de vos bassins océaniques respectifs. Vos activités sont en effet celles de filière innovantes proposant des produits de haute qualité. Vous participez également à différents niveaux à des enjeux stratégiques portés par les pouvoirs publics comme la souveraineté alimentaire.

Aussi, nous sommes intéressés par les éléments quantitatifs et prospectifs de vos filières. Quelles sont leurs tendances d'évolution en terme de chiffre d'affaires, d'emploi ou d'export ? En un mot, comment évaluez-vous votre potentiel de croissance ?

Nous savons que ce potentiel est parfois ralenti voire compromis par des inadaptations de la norme ou des contraintes structurel. J'insiste donc sur le fait que le but de cette audition est infin du et du rapport qui sera adopté par la délégation et de proposer des recommandations très concrètes pour aider le développement de vos activités. Nous souhaitons ainsi connaître votre point de vue sur le cadre normatif, la concurrence à laquelle vous faites face et la manière dont les pouvoirs public pourrait davantage utiliser des leviers protecteurs de politique économique, vos difficultés ou au contraire réussites en matière de financement, vos différents besoins, enfin en matière de formation et d'innovation pour structurer vos filières dans le temps long.

Vos réponses les plus concrètes possibles seront précieuses pour alimenter la réflexion de nos rapporteurs. Nous vous proposons de commencer par un bref propoliminaire environ autour de 5 minutes compte tenu le du nombre des des intervenants. puis nos rapporteurs donc Vivette Lopez que je salue et Marie leur finiraorte qui arrivera dans quelques minutes vous interrogerons plus précisément ben la vo voilà madame Marieore Finiraord ainsi que nos autres collègues présents ou en visioconférence.

Madame Girardin vous prie de l'excuser. Elle est souffrante ce matin. Je vous remercie donc par avance de limiter votre temps de parole pour laisser la place aux échanges.

Je vous remercie. Donc je vous propose d'intervenir dans l'ordre qui a été annoncé. Donc nous allons commencer par monsieur Coutelier.

OK, ça fonctionne bien. Bon ben, bonjour à tous. Bonjour aux collègues qui sont du coup sur les territoires d'outre mer.

J'en connais quelques-uns. Euh donc ben ça fait plaisir de vous revoir pour certains. Euh donc du coup là, j'interviens en tant que président de la Fédération nationale des vanilles d'outreemer qui a donc été mise en place depuis bah suite à la conférence vanille qui avait été qui avait eu lieu au ministère des outremes mais justement sous sous sous l'égame Gérardin à l'époque qui était ministre.

Euh suite à cette rencontre où on avait où on avait rencontré l'ensemble des producteurs de tous les territoires de vanille euh des Outremes, ben est venu cette idée de créer cette fameuse fédération nationale qui euh dont l'objectif est de faire la promotion de l'ensemble des vanilles issues des outresem face généralement à de la concurrence qui arrive de vanille plutôt de masse sur nos territoires. Alors, faut savoir que par le passé, il y avait la France avait été capable de de produire 70 % de sa production pour le territoire et puis ça c'était dans les années 60 et puis après ça a chuté un peu au profit d'autres production et puis par contre c'est quand même resté de manière territorialisée et puis bah elles se sont développées de manière plutôt discrète excepté pour la Polynésie française où il y a vraiment eu il y a encore des gros volumes de production et puis pour la réunion Par contre, dans les autres territoires, ça a failli disparaître. Euh et donc bah là l'idée c'était de continuer à faire la promotion de de tout ça.

Euh voilà, par ailleurs après je suis président de la de la PAGO donc la l'association de promotion Agresterie Guadeloupe où là la vanille est un peu le la locomotive mais euh on fait aussi la promotion d'autres productions mais toutes sous couvert forestier ou en agroforesterie, c'est-à-dire en en forêt de manière générale ou sur des zones qu'on va reboiser. Et souvent on a la triptique un peu vanille, café, cacao mais aussi d'autres productions qui peuvent être de sous-bois. Là, on est en train de développer par exemple l'en voilà qui pousse naturellement sur le territoire.

Donc voilà un petit peu ce que je défendrai ce matin. Merci monsieur. Je donne la parole à monsieur Buluc.

Oui, bonjour. Euh bonjour messieurs, bonjour mesdames. Voilà, je suis Auguste Buluc, je suis la Polinie française.

Euh je suis sur une filière au louricole euh depuis euh 2000 depuis septembre 2019, on a été lauréat d'un appel à projet de la direction de ressources marines euh de la polisée française. Et puis nous avons commencé donc notre RD en septembre 2020 jusqu'à aujourd'hui. Après 6 ans de RD, nous sommes arrivés à comment dirais-je à produire des ingrédients pour la nutraceutique et des et un ingrédient pour la cosmétique où on vient de démarrer euh nos ventes en local en Polynie française sous notre marque à navé.

Nous avons aussi euh un brevet sur notre ingrédient euh pour la cosmétique. L'ingrédient s'appelle le Sealer. Et euh nous avons euh donc commencé aussi à faire du marketing, la communication sur la France pour vendre nos cosmétiques puisque nous les produisons en France métropolitaine.

Et dans un second temps nous allons switcher sur l'Asie du Sud-Est puisque l'Asie connaît très bien le l'isomurie. Donc il y a moins de moins de moins de problèmes que sur la métropole où il faut, je pense vraiment bien communiquer et puis éduquer un peu la la les la clientèle de la France et puis de l'Europe. Voilà ce que je peux dire.

Et puis nous sommes aussi sur la nutraceutique sur des compléments alimentaires et en perspective nous allons aussi développer des molécules bioactives dans qui vont pouvoir nous servir dans la pharma. Voilà un petit peu les perspectives et puis les encours actuels. Merci.

Alors, nous allons passer la parole à monsieur Enoir. Sou excusez-moi Sila Moeva. Je suis vraiment un vrai monsieur.

Merci merci. Il y a pas de problème. Vous avez bien vous [raclement de gorge] avez bien pu le prononcer.

Alors, je me présente donc je suis à Noir Soumail Moeva, président de jeunes agriculteurs il y a encore 3 semaines et surtout producteur et distillateur d'Ilongilang sur une exploitation qui appartenait à mon grand-père que j'ai repris voilà de cela presque 9 ans. Euh donc je mon collègue juste pour le souligner, il est là en tant que conservateur aujourd'hui parce que il est pas producteur d'ilangue et les dossiers de jeunes agriculteur on est en phase de comment dire de tuilage. Donc je l'ai invité pour qu'il puisse assister et puis prendre petit à petit le relais derrière.

Alors déjà commencer par le contexte si je parlais des filières d'excellence de Mayotte, commencer par le contexte qui date de presque enfin euh d'à peu près une centaine d'années, hein. Si on démarre au niveau de de l'agriculture de Mayotte, on est vraiment sur ce volet où c'était à l'époque une société colonial française, la société Bambao, qui est venue pour faire l'exploitation des épices dans l'archipel des Comor en démarrant par Mayotte. Et puis il y avait eu il y a toujours eu une production euh très très importante des pices et et d'ilang jusqu'à les années 74, date à laquelle Mayotte a décidé de rester française et que les comors ont pris leur indépendance.

Suite à ça, on a eu un grand monsieur, un grand nom parfum que je ne citerai pas ici directement mais qui était établi sur Mayotte qui avait repris la la la filière d'Ilong Dilang vu que la société Bamboo n'était plus présente. Et puis dans les années 2000, il y a eu le grand boom où le départ de ce de de ce parfumeur de renom a quitté Mayotte. Et à partir de là, avec l'euro qui est arrivé à la création de des comors euh comme un état souverain avec les trois îles euh a fait que nous sommes Mayotte s'est retrouvé dans cette euh comment dire euh dans une concurrence dans un bassin régional avec une concurrence entre Madagascar et les Comor.

À partir de là, la production d'ilang et des épices a fortement chuté. Euh, on parlait à l'époque dans les années 95 de 1100 hectares où il y avait que avec une production euh estimée à plus de 25 tonnes d'huile essentiel d'excellente qualité qui était produite et envoyé vers la métropole et puis plus de 700 producteurs qui qui pratiquaient la seule production d'ilang guilang. Malheureusement aujourd'hui à suite à tous ces différents incidents euh liés notamment au coût de de de production euh la concurrence, ben on est à moins de 500 kg produites pour 80 producteurs et moins de 100 hectares.

On est à 102 hactares pardon. Donc aujourd'hui, nous sommes dans cette perspective de structuration de filière qui a déjà démarré depuis 2019-2020. Malheureusement, nous avons toujours beaucoup de difficultés et ces difficultés sont notamment liées au coût de production euh qui par la suite doit déboucher sur un un marché un marché qui serait capable de pouvoir absorber notre production, pas capable mais acheter euh à un prix rémunérateur par rapport à la production maoraise.

Donc à coût euh pour exemple à Mayotte pour produire 1 L d'huile essentiel, on est aux alentours de 750 €. au Comor, on est à 120 à 120 €. Donc du coup, l'achat d'un d'un litre d'extra supérieur, il se il sile entre 300 et 450 € au Comor lorsqu'il doit être entre 1300 et 1500 € à Mayotte.

Donc c'est le principal défi. C'est autour de ça, il y a tout un tas de projets qui sont en train d'être mis en place notamment avec le P le PI2M. Donc c'est le pôle d'innovation intégré de Mayotte et avec moi et quelques agriculteurs producteurs d'ilang pour justement structurer cette filière et aller sur une valorisation euh pour justifier en quelque sorte le prix parce qu'il s'agit pas juste de de dire qu'on a la meilleure huile essentielle d'ilang de Mayotte, mais qui a tout un tas un écosystème tout autour euh qui fait que il faudrait qu'on arrive à à euh à à à à à capter euh une certaine clientèle qui serait capable d'acheter cette huile essentielle euh au prix rémunérateur à Mayotte.

Donc je vais m'arrêter là et j'attendrai les questions au fur et à mesure. Merci. Merci monsieur.

Donc nous allons poursuivre avec monsieur Maouida Abdallah président du syndicat des jeunes agriculteurs de Mayotte. Oui, bonjour. Comme l' expliqué mon collègue à noir, moi je je viens d'être juste élu président de général d'école du mal.

Donc je suis venu pour assister pour la partie transmission. Donc je suis juste parti assistant. [grognement] Merci monsieur monsieur Claude Marodon donc docteur en pharmacie.

Vous nous entendez ? Oui très bien. J'ai eu des soucis de connexion et je vous en remercie de votre compréhension.

Donc je suis le président d'une association qui s'appelle aussi la Plamédom et avec Laurent Janci ici présent, nous sommes donc co-gérant de l'association ADPAPAM qui donc est le le l'outil de production et en tout cas de coordination de la production des plantes aromatiques et médicinales. Alors très très rapidement, l'association existe depuis près de 25 ans. Nous avons dans un premier temps eu un justement un débat législatif pour permettre à l'instruction des plantes aromatique et médicinal de l'outre mer particulièrement et de la Réunion pour les inscrire à la pharmacopé française et ainsi donner un coût d'envoi de la possibilité pour les producteurs transformateurs et la commercialisation des plantes puisque il fallait les rentrer dans un premier temps dans la légalité. pour pour permettre justement euh bah de rentrer dans un cadre sécuritaire au niveau emploi et efficace.

Euh Laurent Jean, je sais pas si tu as déjà euh eu [raclement de gorge] le le le micro puisque je t'ai pas entendu, mais complètera avec la partie aromatique et huile essentielle qui est aussi euh extrêmement potentiellement intéressante à l'île de la Réunion. Donc si on fait le bilan, euh il y a 34 plantes sur 670 recensés. à l'île de la Réunion qui sont inscrites à la pharmacopé et nous avons l'intention d'en inscrire entre 4 et 5 par an.

Euh cet exercice consiste justement à étudier euh les compositions, donc à compléter les recherches puisque nous avons un taux d'endémisme qui est assez important entre 28 et 30 % et que souvent ces plantes ne sont pas décrites dans la littérature scientifique. on a que des allégations empiriques et bien évidemment l'utilisation et l'usage dans un cadre médico légal nécessite de faire cet exercice. Voilà, je là aussi si c'est nécessaire, je complèterai mais l'esprit c'est de permettre à des producteurs transformateurs et et la commercialisation de de répondre aux besoins des consommateurs en toute sécurité.

Merci. Vous avez fait la transition donc je vais laisser la parole à monsieur Laurent Janci. J'ai effectivement une fonction à la Plamédom et à la dépapamérative qui s'appelle la coopérative agricole des huiles de essentielles de Bourbon qui existe depuis 1963.

J'y suis depuis 30 ans. J'ai une petite vision de ce qui se passe dans ce secteurlà. Je vais compléter un quelques points sur les plantes médicinales.

Alors effectivement, il y a la question de la libéralisation des plans du monopole de la pharmacie avec Claude Marodon, on a été obligé de les inscrire parce qu'il fallait une existence un petit peu économique et législative. Ça n'empêche que notre combat est la libéralisation de ces plantesl. Normalement, il y en a 10 qui devraient être bientôt libéralisé.

Il faudrait qu'il y a un arrêté qui sorte. Je pense qu'il devrait sortir assez rapidement, mais c'est fondamental pour ne pour que la façon de les vendre à la Réunion ne soit pas que les pharmacies. Et Claude, même s'il est pharmacien est bien d'accord là-dessus.

Il y a aussi des ventes en boutique, en vente surface et puis après, on a la problématique des tisaneurs qui historiquement vendent les plantes, les connaissent, connaissent leur propriété mais n'ont pas de statut. Il nous faudrait un statut des tisaneurs, quelque chose d'assez simple. pour qu'ils puissent vendre légalement les plantes avec des mesures de sécurité bien sûr et quelque chose qui soit adapté euh à leur expérience.

C'est pas toujours des personnes diplômées. Donc ça c'est un sujet qui serait très important et c'est un gros combat pour la réunion. Ensuite, il faudrait que ces plantes qui existent de la biodiversité, on puisse les valoriser.

Problème, c'est que plus elles sont endémiques ou indigène, plus il n'y a pas de il n'y a pas en fait de règlement qui s'applique à ces plantesl. Il faut des plantes connues qui soient inscrites dans des listes des compléments alimentaires puisque la France a fait une liste positive alors que d'autres pays européens avaient dit que tout ce qui n'est pas dans une liste négative est utilisable. Tout ça c'est des contraintes réglementaires très importantes pour nous.

Si je fais vite après l'huile essentielle un [raclement de gorge] peu comme Mayotte, on a connu des grandes heures hein dans début du millénaire du siècle précédent. Euh c'est monté jusqu'à des quantités où la Réunion au niveau Viviver et géranium était la référence mondiale. Ce n'est plus le cas.

On se bat pour maintenir quelque chose pour de la mécanisation. Par contre, on subit les problèmes de concurrence et puis quand on nous développe avec le SIRAD par exemple une sélection spéciale, chercheur du SIR Paramadal à développer. Bon, c'est pas concurrentiel pour nous, il coûte au niveau main d'œuvre, c'est 36 fois moins cher, on peut pas lutter.

Donc des choses comme ça, il faudrait que ça s'évite. Et enfin, pour vous citer quand même peut-être des bonnes choses, on a un partenariat maintenant à la Réunion avec par exemple la maison Viton. qui cherche à travailler qu'avec des huiles essentielles françaises dans ses parfums.

Donc le parfumeur Jacques Cavalier est venu plusieurs fois à la Réunion et on développe des choses, c'est merveilleux et ils utilisent le RSE, ils ont des contraintes de RSE et finalement être français bah c'est bon pour eux. Donc il y a peut-être un petit angle pour les dommes qui serait super sympa à ce niveau-là. On travaille aussi avec des boîtes comme Firmenich, le numéro 2 mondial des parfums arô nous donne un coup de main sur une origine française mais aussi pour des raisons RSE. [raclement de gorge] Donc ça c'est géréum vétiver historiquement on est on les sauvegarde et on espère remonter un petit peu mais après on a les problèmes réglementaires avec Rich par exemple.

Dernier point on a un super produit à la Réunion qui s'appelle la berose. C'est le poivre rose c'est dans la moitié des parfums à l'heure actuelle. La réunion a servi de leader, ça a commencé par la réunion.

Le problème c'est qu'onxporte que des baur ajoutée, on la fait pas la réunion, c'est destiné à la parfumerie. Notre problème, c'est qu'il faut de l'extraction CO2 super critique. C'est des investissements qui se comptent en millions d'euros.

C'est des marchés mondiaux énormes. Euh le problème c'est qu'à la Réunion c'est une peste végétale donc on n pas le droit de la multiplier. Alors qu'à Madada ils sont partis Madagascar ils sont partis de zéro il y a une trentaine d'années.

Maintenant ils en produisent 5 si fois plus que nous. Donc on a toujours ces problèmes de concurrence donc j'espère qu'on va pouvoir en débattre. Et puis dernier petit point les plantes à parfums aromatiques et médicinales n'étant pas considérées comme alimentaires.

En gros, on n'est pas dans la souveraineté alimentaire. Donc on commence à être un petit peu de second choix dans tous les programmes français au niveau agricole et ça va finir par nous poser des problèmes. Merci bien.

Merci. Alors sans plus attendre, je vais laisser la parole à nos deux rapporteurs. Donc on va débuter par Vivette Lopez.

Oui, bonjour à tous messieurs. Merci beaucoup pour ces informations. Merci de d'avoir répondu présent à notre demande.

Je voudrais tout d'abord vous interroger un peu tous. Je crois comprendre que l'impact des dispositifs de protection de marché, l'roit de mer, les commandes publiques sur votre activité n'ont peut-être pas tout à fait un un effet positif. Est-ce que vous pourriez nous en parler un peu plus ?

Hein ? Monsieur Jancy, je crois que vous venez effectivement de nous donner des informations en nous disant que vous n'êtes plus le numéro 1 sur le marché mondial. Donc, j'aimerais avoir un petit peu des informations là-dessus.

Monsieur Coutelier, vous nous avez parlé qu'aujourd'hui il n'y a plus que la Polynésie et la Réunion qui produisait de la vanille que les autres ont disparu. Comment vous l'expliquez ? Est-ce que vous pensez qu'il y a une possibilité de relancer donc ce marché de la vanille sur d'autres territoires ?

Mais bon, la vanille donc rentre dans la composition de certains produits de la cosmétique. Quelles sont les relations que vous avez entre vous ? Euh est-ce que vous pensez que cela aurait des plus-values si vous créez une fédération des outres mères pour être tous ensemble, pour faire des échanges, pour ajouter des choses ?

Enfin, alors ça c'est peut-être je le pose à tous. Quelles sont les relations ? bien évidemment que vous avez entre vous, monsieur Envar Suma Moeva.

Des petites questions aussi. Lors de son audition par la délégation, madame Carole Lie, directrice de l'INAO, a mentionné un pôle d'excellence rurale Ilang à Mayotte dont la mise en place avait été envisagée en 2020 mais n'a pas abouti alors qu'un groupe de parfumeurs de la Drome avait manifesté son intérêt. Quelles en sont les raisons ?

Où en est le projet d'obtention d'une IGP pour Lilang Mayotte ? Un dossier a-t-il été déposé ? Vous êtes intervenu à la station F dans le cadre des éditions de Invest Inot ?

Existe-t-il un soutien de la part de la station F à la filière Ilanga Mayot ? Quels sont les soutiens au financement de la filière ? [grognement] Euh le plan d'innovation autre mère, loi de programmation pour Mayotte en 2025.

Voilà, j'aimerais bien que vous nous parliez cette filière ilang qui me paraît quand même très intéressante. Est-ce que il y a il langue que à que à Mayotte ? Est-ce que les autres départements d'outre mer on aussi le langue où est-ce que c'est essentiellement à Mayotte ?

Et puis peut-être monsieur Buluc quel est l'impact sur votre activité de la convention sur le commerce international des espèces de faunes et de flores sauvage menacé d'instinction est-ce que vous estimez que vous pourriez être mieux accompagné par les services de l'État ? En tout cas, je tiens très sincèrement à vous remercier. Vous comprenez bien que en tant que femme, je suis très intéressée par la cosmétique bien évidemment, mais également par la vanille. monsieur dans la vanille bleue qui est quand même assez particulière à l'île de la Réunion.

Voilà, donc je pense que ce sont des aujourd'hui des produits qui ont vraiment un bel avenir devant eux et qu'il faut que l'on puisse vous aider pour [grognement] que vous puissiez développer tout cela. Mais quels sont les freins et quelles sont les possibilités de développement et d'avenir ? Je vous remercie. infiniment et je passe la parole à ma collègue.

Oui, bonjour. Merci euh merci Vivette. Euh bonjour à tous.

Euh je vous ai écouté attentivement. Moi je suis sénatrice de la Guyane et je me rends compte que vous aussi vous avez des difficultés pour les aides. Donc j'ai quelques questions.

Alors je vais faire comme il vivait. Donc je vais m'adresser d'abord à monsieur Auguste Buluc. Alors, est-ce que les outremères disposent-ils selon vous d'un potentiel sous-exploité dans le domaine des biotechnologies marine ?

Quelles sont les applications les plus prometteuses aujourd'hui ? Cosmétique, nutraceutique, santé, pharmacie ? Et enfin, quels avantages compétitifs la Polynésie française possède-elle par rapport aux autres territoires du Pacifique ou Asie ?

Alors, monsieur Coutelier, bah vous êtes en face de moi. La vanille peut-elle être considérée comme une véritable filière d'avenir pour les outreemers ? Quels sont les principaux atouts concurrentiels des vanilles ultramarines face aux productions de Madagascar, d'Indonésie ou d'Oganda ?

Et quelle est aujourd'hui la mesure unique qui aurait le plus fort effet de levier pour permettre à la filière vanille ultramarine de changer d'échelle ? Messieurs Laurent Jancy et Claude Maroudon. S'agissant de la PPAM, est-ce qu'elles peuvent devenir une filière structurante pour les économies ultramarines ou resteront-elles une activité de niche ?

En quoi la biodiversité ultramarine constitue-t-elle un avantage compétitif pour cette filière ? Quel partenariat existe avec les universités, Institut de recherche et industrie ? Et enfin à Mayotte, à Monsieur Sumaa, Moiva et Abdallah.

Quel est aujourd'hui le profil des jeunes qui souhaitent s'installer à Mayotte ? Observe-t-onant un renouvellement des générations agricoles ? Les aides existantes sont-elles adaptées aux réalités maores ?

Et enfin, existe-t-il des terres agricoles aujourd'hui inexploité ? Je sais que vous avez du mal après le cyclone chido, mais voilà, je j'aurais aimé avoir des réponses à mes questions. Merci beaucoup messieurs.

Alors, je vous je vous redonne la parole dans l'ordre d'intervention. Donc, monsieur Coutellier, si vous voulez bien commencer. Alors très bien.

Euh donc effectivement les ça a été évoqué et on a beaucoup de points communs avec ce qui a été dit euh peu importe la filière effectivement. Donc je pense à ce qu' ce qui a été cité par monsieur Janis, ben les les volumes de production sont faits dans d'autres territoires que ceux de des outresemers français. Euh effectivement donc pour la vanille en particulier à Madagascar mais en ce moment l'Ouganda est en train de de prendre le pas.

Alors effectivement du coup les petites quantités qui étaient produite sur les territoires d'outre mer un atout malgré tout. C'est que bah quand on fait quand on subit ce genre de de contrainte on n'est pas compétitif par rapport au coût de la main d'œuvre par rapport aux contraintes environnementales qu'on nous impose et aux contraintes sociales qu'on nous impose qui ne sont pas le cas en Uganda ou à Madagascar par exemple. Euh cependant, ben ce sur quoi on s'est attaché, c'est de produire quand même avec toutes ces contraintes qui finalement deviennent parfois des atouts notamment au niveau de la qualité du produit et puis surtout des systèmes de production très finalement écologique proche de l'environnement.

En tous les cas, la vanille qui est faite sous couvert forestier a très peu d'impact sur la forêt dans laquelle elle est produite. Alors, évidemment, on aménage cette forêt pour que la vanille puisse être en capacité de produire et pour que nous on puisse évoluer à l'intérieur. Mais par contre quand on fait des bilans de la biodiversité de ces espaces, ben on s'aperçoit que la forêt vierge qui est à côté et quand on a la chance par exemple comme en Guadeloupe ou à l'île de la Réunion d'avoir encore des lieux où il y a de la forêt ou même en Guyane primaire, ben on s'aperçoit qu'il y a peu d'impact. voir parfois comme on va nous sélectionner des arbres qu'on va garder, on va être en mesure de protéger certains arbres rares qui dans la forêt classique aurait peut-être disparu par de la sélection naturelle quoi.

Donc je dis pas qu'il faut mettre de la vanille partout mais par contre ça veut dire que l'association de ce type de culture près d'une forêt primaire ben ne va avoir peu d'impact et puis en tous les cas on est sans doute les rares dans ce cas de figure à avoir un bilan de carbone positif si jamais on fait le bilan de carbone contrairement à toutes les vanilles qui vont sortir de production plus intensive. Euh donc ça c'était pour placer le le contexte sur le fait que les vanillis se sont devenues de de plus en plus qualitatives dans les outresemers. Par contre, elles sont très différentes et à la limite tant mieux puisque ça veut dire que chaque vanille sur son territoire, selon sa variété, selon son terroir et selon la méthode de transformation va produire quelque chose de très différent. et tant mieux.

Ça veut dire que bah là nous on a rassemblé au sein de notre fédération nationale les cinq départements d'outreemer mais aussi les PTOM comme la Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie. Et on s'aperçoit que quand bien même on a la même variété sur chaque territoire, elle va avoir des côtés spécifiques un peu comme pour le vin. Et donc on est plutôt fier de ça et c'est ça qu'on veut préserver.

Et en continuant à travailler sur la qualité et la diversité de ces de ces vanilles là, ben on s'aperçoit que finalement la concurrence massive de vanille de l'étranger quand elles arrivent sur nos territoires ou en France hexagonale, ben elle est pas à la hauteur quoi. Et tant mieux. Et donc du coup bah c'est ça qu'on voudrait continuer à travailler, à développer, c'est-à-dire à ce que chacun reste très proche de la méthode traditionnelle ancestrale et et faire valoir le terroir.

Plutôt que de faire du volume. On sait qu'on refera plus jamais 25 tonnes de vanille en Guadeloupe. Je sais pas, il y a un objectif en Polynésie à revenir à 100 tonnes.

Pour l'instant, il y en a 80 mais c'est pas si mal. Euh et donc du coup tout est bien vendu en fait. C'est-à-dire que plutôt que d'atteindre un volume conséquent, autant que le peu qui soit produit soit hyper qualitatif et de manière à ce que la valeur ajoutée, elle reste au sein au sein des producteurs et [grognement] de continuer à travailler là-dessus quoi.

Après, je sais plus si j'ai loupé d'autres questions. Oui. Donc du coup par rapport alors en terme d'employabilité euh aujourd'hui euh donc bah par exemple en Polynésie la vanille elle est quand même relativement elle est assez structurée.

Donc là il y a de l'emploi qui qui était déjà créé qui continue à se faire euh dans les autres territoires. Euh ben ça repart un petit peu de zéro. Alors euh pas forcément la Réunion parce qu'il y a quand même eu de la produ mais elle est maintenue.

Par contre si on prend le cas de Mayotte, Guadeloupe, Martinique et Guyane, là la la filière elle est en relance et on commence à à créer des emplois autour de ça. Alors déjà avant tout même de parler de d'employer des gens, il fallait que l'agriculteur arrive à vivre de sa production. Alors tous les producteurs de vanille ne sont pas uniquement producteurs de vanille.

Donc souvent c'est des c'est des c'est de la diversification. La personne fait déjà de la canne, de la banane euh et cetera et donc du coup euh là ils vont valoriser un espace de forêt ou se diversifier sur quelque chose qui qui leur convient et la vanille peut être un élément de développement. Et à partir de ce moment-là, euh ben soit on profite d'avoir déjà des salariés qui vont travailler sur la filière vanille, soit euh alors dans mon cas euh au bout de maintenant une vingtaine d'années de de démarrage, j'ai employé quelqu'un pour pour pouvoir d'ailleurs, je suis très content qu'il soit là puisque sinon je serai pas avec vous.

Donc j'ai mon salarié qui est sur le terrain et c'est un challenge parce que euh nous quand on se paye pas, c'est notre problème. Par contre, d'assumer le salarié, ça veut dire qu'il faut que l'entreprise elle fonctionne. Et donc là, je suis fier de vous dire que oui, c'est possible de vivre en tant que producteur de vanille dans les entilles.

Et donc ça commence à à se faire et puis cette filière, elle a elle attire quand même un peu euh et puis la Fédération, elle elle rassure euh sur le fait que oui, on est en train de structurer tout ça. Donc petit à petit, ça les ça enlève les les les craintes que pouvaient avoir les gens. On sait que le produit il est vendu avant même qu'il soit planté.

Donc du coup, on n pas de problème pour le vendre. Donc c'est une chance. Et quelles sont les relations que vous avez avec vos autres collègues sur la cosmétique et la vanille ?

Alors sur la cosmétique avec la vanille, on a une petite problématique, c'est que du coup généralement les les les parfumeurs quand ils nous contactent, ils veulent du volume. Et nous, on est c'est-à-dire que bah s'il nous demandent du volume, ils vont vouloir demander un prix qui va plutôt tirer vers le bas. Et donc du coup, c'est à ce moment-là que ça commence à pas aller puisque du coup, on va mieux valoriser la vanille en à la vente au détail en tube ou en sachet plutôt que que de vendre des gros volumes.

Alors ça se fait un peu mais avec des toutes petites maisons et qui sont plutôt localisées. C'estàd que on n pas répondu favorablement au grand fumeur parisiens mais plutôt à à localement des petites unités euh qui vont faire des des cosmétiques, des savons, des choses comme ça, mais au niveau local parce que la quantité est plus est plus facile à à gérer. En fait, le problème c'est que je par exemple pour faire un absol de vanille, donc une vraie huile essentielle, il faut il faut une quantité énorme.

Donc par exemple 30 kg pour pour 1 L et donc du coup bah ces 30 kg si je les vends que seule personne, ben j'ai j'aurais moins valorisé mes la vanille que si je la vendais au détail quoi. surtout qu'en plus pour une partie de nos territoires, on a quand même des zones très touristiques. Euh et donc ben le le fait de vendre euh au touristes, ça peut se faire autour d'une visite qui va de plus rajouter de la valeur ajoutée au produit.

Et donc ben voilà, d'avoir un client unique qui achète tout le volume, c'est très risqué quand bien même il est bien payé. Monsieur Buluc, merci madame de me donner la parole. J'ai beaucoup à dire, à parler au sujet de notre filière qui euh ces nouvelles filières euh très intéressant pour la polésie française, hein.

Donc avant de de parler là de du la problématique citesse, il faut savoir que c'est une c'est une filière qui euh comment dirais-je qui dans le respect rigoureux des règles de la reproduction jusqu'au grossissement euh en [raclement de gorge] avec une traçabilité sans faille des animaux jusqu'au produits finis. Et puis c'est une filière qui exploite deux espèces protégées par la convention, deux espèces en vent d'extinction que sont le loturia fuscil et le loturia with mae ou white tê ou black tê ou euh blanc blanc tét noir tté quoi comme on dit en Calédonie et ce sont des espèces qui sont très à haute valeur ajoutée. Voilà.

N Je peux dire aujourd'hui que nous avons que nous avons euh que nous devons faire face à trois virus structurels virus structurels majeurs. La contrainte logistique et l'éloignement géographique. L'insularité de la ponisie engendre des coûts extrêmement lourds en matière de fraites maritéil collecte par exemple de la biomasse depuis les archipeles vers vers notre laboratoire de et de fret aériens international pour acheminer nos produits finis vers le marché occidentaux.

Deuxème verou, le défi de la visibilité de la notoriété des actifs. L'oloturie est un ingrédient encore novateur comme vous le saie européenne. Cela impose à notre marque de cosmétique en navé un effort pédagogique comme je le lisais tout à l'heure de sensibilisation de marketing considérable pour s'imposer face à des actifs marins plus conventionnels, alg collagène de poisson.

Et puis nous avons notamment comme vous avez dit madame la sénatrice la complexité administrative et réglementaire. Euh dans CES, les pressions écologiques mondiales ont conduit à l'inscription de ces deux espèces aux annexes de la sitesse. Et bien que notre démarche Aquacol protège la ressource, les formalités administratives d'exportation demeurent lourdes et complexes.

Ce qui ralentit ou bloque nos flux commerciaux, c'est-à-dire faire du B2C, il est presque impossible de faire du B2C hors territoire, par exemple entre deux territoires. Il faut faire une demande d'import et une demande d'exportation. des mondes d'export.

Vous savez quand vous achetez un pot par exemple de crème euh en Polynésie, par exemple, vous voulez sortir de la Polynésie avec le pot de crème vers la France ou vers un autre pays, vous devez euh normalement vous devez euh avoir un un permis d'import et un permis d'export. Alors pour faire du bit aussi, c'est compliqué et ça nous bloque ça bloque notre partie commerciale sur ce sujet. Donc [raclement de gorge] il serait il serait important pour à mon sens de procéder à comment dirais-je un un allement de la problématique euh autant sur notre ingrédient euh de cosmétique qui est sujet aussi aujourd'hui à au règlement sitesse.

Nous ne tuons pas l'animal mais nous nous prenons les expressions de l'animal des holoties pour en faire un ingrédient qui s'appelle le seur. Donc on tue pas l'animal mais pour faire la nutraceutique ou des compléments alimentaires, on est obligé de tuer l'animal et pour le extraire le tiguement et sécher et broyer et en faire des génules de compléments alimentaires. Et de ce fait, nous voulons justement avoir votre appui euh pour demander un allègement au niveau des structures de la sitesse qui contre la citesse, c'est le MHNN où le bureau ET4.

Le bureau ET4, c'est un bureau qui c'est un bureau de l'encadrement des impacts sur la biodiversité. et le bureau MNH qui régit comme dirais-je la problématique citess et nous voulons absolument avoir un allègement de ce côté-là pour pouvoir avancer sereinement et péréniser euh notre filière au loturico qui est une première mondiale pour les deux espèces reproduites et je veux dire première mondiale parce que nous sommes suivis de très loin par les Philippines lorsque Australie et le Vietnam. Donc on veut être une filière pérenne pour l'économie polynésienne, la vie sociale, l'environnement marin et la santé des Polynésiens.

Donc je disais si seulement il y a un allègement des procédures siess et un et aussi je profite de l'occasion un accès plus plus subvention européenne. Euh je réponds aussi à comment dirais-je à madame la sénatrice de de la Guyane concernant la biotechnologie. Effectivement euh c'est comme je vous avais dit c'est une c'est ce sont des c'est une filière innovante et qui rassemble aussi qui se veut être vertueuse comme je disais tout à l'heure avec euh le côté social avec l'implication des des fermiers hein dans les îles euh on on va on va demander leur collaboration dans l'élevage des des juvéniles dans des enclos et à l'issue, on leur achète, on le vend des petits juvéniles au départ et puis au bout de 18 mois, 20 mois, on rachète on leur achète des juvéniles pour les transformer, soit les euh les transformer en ultrautique ou soit prendre des couvén pour en faire des l'ingrédient cosmétique. [raclement de gorge] Voilà.

Euh si vous voulez bien madame, je vous je vous parle de la biotechnologie, de ce que nous pouvons trouver dans le par exemple dans notre ingrédient euh euh cosmétique hein, si vous voulez bien. Nous trouvons des minéraux qui sont bons pour l'hydratation de la peau, des carbohydrates pour l'élasticité, le collagène donc c'est réparation cutanée ou antioxydant, les acides aminés, des saponines qui ontides, euh les acides aminés maintient de l'hydratation et la mcosporine pour la protection de photoprotection. Donc vous avez un panel de de molécules actives qui euh qui sont très efficaces dans dans nos produits cosmétiques.

Par exemple, nous avons fait des études cliniques avec nos dont les résultats viennent de sortir nous montrent et nous montre que le nos produits euh comment dirais-je participent à la diminution de de la pâte doigt, participe aussi à la diminution des des rides sur le visage ou bien euh réduit les pigmentations du visage à un certain âge, hein. Donc c'est quand même un produit qui est très très efficace. Euh euh le nos ce sont des produits très efficaces que nous avons.

Et puis je peux vous dire aussi quelques mots sur le les compositions du tégumon hein. Maintenant il faut tuer l'animal pour avoir pour valoriser le tigument. Alors, ce qu'on trouve essentiellement dans les tiguments des minéraux et des minéraux du calcium et des métaux du calcium par exemple, du chrome, du magnésium, du sélénium.

Voilà, tout c'est une ce sont des euh des minéraux qui aident au maintien d'une glycémie normale, hein, par exemple. Et on trouve aussi des vitamines vitamines D3 qui renforcent le système immunitaire, les saponines qui ont des activités molitiques antibactériennes, antifongique et antitorale potentiellement des mycosporines activités antiUV et euh des composés phénoliques qui ont des activités antioxydantes par exemple. Et puis euh je termine pour les derniers composés de tigument, des protéines pour la régulation immunitaire, du cholestérol, des peptides bioactifs qui ont des effets antioxydants, antidiabète, anti-âge, anti et immunomodondulateur, neuroprotecteur et anticancer, le collagène antioxydant inhibiteur de la anti antihypertension, antithyronase, antiastas anti et des carbohydrates enfin antioxydant anticoagulant entre le diabète et l'obésité et antihyperglycémique amélioration de la sensibilité à l'insuline régulation de la l'épidémie antiinflammatoire anticonscer voilà un petit peu toutes les les molécules aces qu'on trouve dans les dans le tigument aujourd'hui nous sommes arrivés à comment dirais inscreener le tigument dont je vous ai je viens de vous parler de tous ces éléments et nous sommes actuellement en cours de de production de plusieurs euh de plusieurs produits nutraceutiques aussi nous avons euh par exemple un produit nutraceutique qui s'appelle la longévité hein euh qui est marié aussi avec d'autres d'autres d'autres éléments en synergie avec le cocom de mer et puis nous avons aussi un un ultraceutique antiglycémique et antiobésité.

Voilà ce qu'on a ce qu'on a sorti. Mais plus tard, nous allons pouvoir faire des extractions de et la purification du fugoïdane, hein, qui et de des saponines et pour éventuellement euh comment dirais-je switcher vers la vers l'oncologie si on si on peut dans plusieurs années, mais comme ça coûte cher et puis on y va pas à pas quoi. Et puis vraiment aujourd'hui, on a besoin d'un retour d'investissement.

Les investissements jusqu'à aujourd'hui sont de l'ordre de 3 millions d'euros et c'est essentiellement composé de d'investissements privés et un peu de d'investissement de près bancaires. Donc c'est très difficile et très lourd. Nous avons vraiment besoin d'un retour d'investissement avec un allègement de de la problématique SITES pour pouvoir euh vendre en B2C rapidement et puis en B2B euh dans les autres pays sans trop de contraintes euh d'exportation ou euh voilà.

Voilà un peu ce que j'ai à vous dire messieurs dames. Si vous avez d'autres questions, euh vous avez en fait, je m'adresse aux autres interlocuteurs. Vous souhaitez-vous réagir par rapport aux questions, même si elles étaient un peu ciblées, mais il y a quelques liens.

Est-ce que vous avez des informations à apporter ? Oui, moi par rapport à aux observations qu'ils ont été faites, j'ai préparé quelques petits commentaires pour essayer d'éclairer notre situation. Euh on est parfois très bien accompagné en subvention par exemple sur la RED.

Alors, je vais parler surtout dans les départements d'outre mer où on a des dispositifs équivalents à ce de métropole avec des taux de subvention supérieur. Donc ça c'est bien mais notre problème c'est après avec notre étroit de marché la Réunion on a 900000 habitants. 900000 habitants, c'est pas un énorme marché.

On est obligé parce qu'on est cher dans nos prix de revient d'augment d'avoir des prix élevés. Donc ça correspond pas au gros de la clientèle. du territoire.

Donc après, on est obligé d'exporter et là l'exportation n'est loin. Parfois on est obligé de rentrer les flacons vides, on rentre des ingrédients parce que même si on veut mettre une huile essentielle, ce n'est qu'un ingrédient parmi un produit de cosmétique. Et puis après, on va le réexpédier ailleurs et sur des petits volumes.

Et là avec des coûts en plus pour faire allez respecter la réglementation puisqueà la Réunion on a une chance, les organismes de contrôle sont aussi nombreux qu'en métropole sauf comme il y a moins d'acteurs, ben ils peuvent mieux s'occuper de nous et c'est pas toujours en conseil. Parfois c'est vraiment vraiment nous pousser jusqu'au bout en sachant qu' en interrogeant la métropole, on nous dit "Mais nous on nous embête pas là-dessus. Oui.

Donc on a parfois des régimes compliqués, c'est les mêmes droits, c'est les mêmes obligations mais plus concentré parce qu'on est moins nombreux. Donc ça c'est quand même quelque chose qui nous embête. Et puis par exemple, on a des contrôles, on va au salon de l'agriculture, on a un contrôle.

La la diète va nous contrôler et va nous dire "On n'est pas là pour vous conseiller aller prendre un avocat." Ben on va pas aller prendre un avocat, on n pas les moyens. Donc il y a plein de petites choses comme ça qui font que des petites productions, des petits territoires ont du mal, je pense, à exister.

Après, en métropole, vous avez une difficulté dans une région, vous la mettez en concurrence avec à une autre région. Problème, c'est que nous, on n' pas ces solutions là. Ensuite, sur la question de l'outre des taux d'octroit de mer, c'est fait pour protéger le marché. problème c'est que vous mettez 10 20 30 % de taxe sur des produits qui sont 7 h fois moins chers, ça change pas grand-chose au bout du compte.

Donc ça c'est difficile. Et le revers de la médaille, quand vous faites plus de 300000 € de chi d'affaires à la Réunion, parfois vous allez avoir un un octroit de mer local. Alors là, je peux vous dire c'est une chose bien compliquée à ce niveau-là.

Après d'autres produits sur l'exportation comme de la berose, là il y a pas d'octro de mer, c'est beaucoup plus fluide. Question sur l'ilangue. La Réunion a été sauf Herreur le premier producteur du essentiel d'ilang 1898 exposition universel à Paris.

Magnifique mais n'a pas tenu plus de 30 à 40 ans pour des questions de sensibilité de l'ilangue au cyclone mais aussi déjà à l'époque des problèmes de coups de main d'œuvre. Et ensuite, c'est parti donc d'autres colonies françaises, entre autres, c'est parti au Comor et après à Madagascar. et la Réunion a totalement abandonné depuis 70 80 ans la production d'Iland.

On espérant refaire une petite quantité pour le tourisme. C'est toujours une solution, ça se valorise bien. Et aussi peut-être grâce à une extraction qu'on a travaillé de façon très spéciale pour lui donner une telle originalité que on pourrait peut-être le vendre à un prix suffisant pour justifier les coups de cuillettes de fleurs par exemple. problème, c'est qu'on va être hors norme dans les réglementations et on est reparti pour quelques années pour essayer de développer cela.

Question des IGP, des AOC, autre chose. La vanille à la Réunion l'a fait, il y a des avis différents. Après, par exemple, un producteur qui est pas dans la zone et qui en produit n'a pas le droit de mettre que sa vanille vient de l'île de la Réunion.

Donc, vanille île de la Réunion, il a plus le droit parce que c'est la qui prend l'IGP, qui prend le dessus. Et donc les contrôles font que les personnes ils doivent détruire tout ce qui est marqué avec Vanille île de la Réunion s'ils sont pas dans la zone de l'IGP. Donc ça a des bonnes choses mais çaen a aussi des moins bonnes.

Au niveau huile essentielle comme on part en parfumerie les parfumeurs ce qui comptent c'est l'odeur. Euh c'est pas une IGP puis ils arriveraient pas à la valoriser jusqu'au bout dans un flacon de parfum. Donc c'est pas voilà euh [gémissement] c'est pas intéressant, on va dire, même si tout le monde nous le demande toujours.

Travail avec l'université Sira IRD, on en a des organismes. Euh je dirais qu'il y a des programmes sur la valorisation de la biodiversité qui coûte des millions d'euros chaque année et puis après la valorisation sur le territoire, elle est pas pisse. Il y a beaucoup de travaux, il y a peu de résultats concrets.

Pourquoi ? parce qu' la majorité surtout les universitaires artes sont notés sur les brevets ou sur les publications qui font mais par exemple la composition d'une plante ça les intéresse pas parce que ça se publie même pas une bonne note. Donc à la fin les retombées pour le territoire sont très réduites.

On aimerait mieux qu'il y ait une obligation que ça soit pas comme en métropole avec le même principe brevet et publication mais qui est brevet et publication admettons à 50 % retomber sur le territoire pour l'intérêt général ça serait quelque chose qui fera avancer les choses entre autres dans tout ce qui est programme européen feder autre chose. Après on a des PIOM où on a des programmes d'investissement style France 2030 il y en a un gros sur trait herbage. Le problème c'est que ça permet des investissements d'un million d'euros dans un outil qui permet de détecter l'action éventuellement d'un composé sur des virus.

Mais ça nous fera pas beaucoup avancer même si pour la première fois on a été consulté, on faisait partie de la réponse à l'appel la projette et qu'une petite partie a été réservée à la filière de production. Après dans tout ça, on a par exemple un problème. Vous avez lead développement d'une d'une coupe de géranium spécial, ça a été vendu à Madagascar.

Ensuite, nous pose des problèmes. Dépôt de brevet, pareil, euh les fonds réunionnaires européens sont utilisés, dépôt de brevet à Montpellier, puis obligation d'avoir une licence à la Réunion pour l'utiliser. C'est un pur scandale.

Il serait bien que tout cela reste reste au niveau de la réunion ou de l'ensemble des hommes et par repart en métropole. Donc ça c'est un sacré, je pense un sacré problème qui fait que le territoire ne se développe pas plus parce qu'en fait on nous voit plus comme un levier de récupération de fonds européens alors qu'en métropole il y a des systèmes de s dans les régions qui sont quand même plus efficaces. Donc arrêter de se faire piller en disant oui mais ils sont petits, ils sont dans dans différents endroits.

Nous allons nous occuper d'eux pour leur bien-être. C'est une grande bataille à notre niveau. Ensuite euh la question, est-ce que c'est un territoire, c'est des productions d'avenir ?

Oui, mais vous avez employé le terme de niche probablement. Nous avons un partenariat Ked Hiton, on va développer des dizaines de kilos de certains produits, mais c'est plus des tonnes, c'est plus des dizaines de tonnes comme avant. Donc c'est des marchés de niche.

Par contre, en terme d'image pour le territoire, c'est énorme. Ça permet de justifier de biodiversité autre chose. Et puis un jour, on m'a fait un commentaire en nous disant tout ce que vous allez écouter, c'est une virgule sur la signature d'un grand projet d'investissement européen qui coûte des milliards, vous coûtez même pas des millions.

Donc finalement, par contre, quand on reçoit des ministres, quand on reçoit des Européens, c'est bien de parler de biodiversité. Donc là, vous avez un usage d'être prêt. Donc il y a ce côté-là, on est prêt à jouer le jeu, mais il faut quand même qu'on essae de nous accompagner, mais pas seulement accompagner en RD, c'est ensuite parce qu'on est loin et souvent quand on doit produire, l'accompagnement commence à être bien moindre.

Euh parfois des petits problèmes pour la valorisation de niche. La vanille à la Réunion, plusieurs tonnes de vanille noire, valorisation 95 % touristique. Tourisme.

On a connu une fois le chikungunia. Pendant un an, on avait pas eu de touriste. Le Covid, on a eu personne.

Et quand on dépend du tourisme, c'est hyper dangereux. Là, on sait pas avec la guerre du golf, du moins du golf. Alors, Iran, États-Unis, les prix des carburants, donc des avions.

Touristiquement, je pense qu'on est sinistré à l'heure actuelle. Alors, est-ce que ça va repartir ? Est-ce que les gens vont vouloir repartir beaucoup plus loin ?

Très compliqué. Voilà. Ensuite, euh POSI, donc on a un accompagnement du POSI qui est une très bonne chose.

On est un peu inquiet par la suite de savoir si le POSI va toujours être comme actuellement géré par les RUP. Donc au niveau ultraprériphérist ou rentrerait dans le programme national, c'est ce qui se passe à Bruxelles, ça peut avoir des conséquence. Puis nous, on est tout petit alors qu'il y a des gros lobby style banane où il y a une déconnexion totalement des aides, ils ont un montant, ils en font ce qu'ils en veulent.

Euh nous, on nous embête pour quelques dizaines de milliers d'euros et là on nous laisse un plafond pour notre développement. On sait pas pourquoi, mais ça coûtera peut-être 100000 € à terme sur un budget de plusieurs centaines de millions d'euros. Et ça, on bloque, Paris bloque, ministère de l'agriculture bloque.

On a du mal à comprendre. La ministre de l'agriculture a été interrogée par la sénatrice Bellim. Euh il y a quelques jours, il doit y avoir une réponse écrite.

On espère que le plafond va être éliminé parce qu'on est la seule production végétale de diversification qui avont ça. Donc on veut pas plus quelque part. On veut pas moins non plus.

Euh dernier dernier point dans la réflexion, l'éloignement a quand même des problèmes. Par exemple, quand vous faites une start-up, vous êtes accompagné au départ, c'est très bien. Moi, j'en ai fait une.

Euh finalement, on a permis de développer une nouvelle technologie d'extraction sur les micro-ondes. Au final pour des sombres histoires de bataille locale, de jalousie de parce que le territoire c'est pas simple, on est tout le monde sait tout sur tout le monde ce qui a des avantages et parfois des inconvénients et finalement ça a plus servi à des gros groupes nationaux ou internationaux que ça n'a servi au territoire. Donc on essaie de se bouger.

On a essayé de faire des extracteurs CO2 super critiques dès 2005 pour la berose. Le prix du CO2 est 5 fois celui du de Métropole. Voilà.

Donc tout ça c'est de la concurrence qu'on peut pas faire. Donc on est isolé à l'autre bout du monde, donc on peut pas faire des prestations de service. Donc vraiment c'est pas faute de pas essayer.

Après il y a eu un grand emprunt avec une plateforme d'écoextraction qui s'est lamentablement scratché parce que ben peu de personnes finalement connaissent les l'exports. Nous on est tout devenu tout petit mais on exporte encore à des gros groupes internationaux. Pour vous donner qu'une information, si vous êtes pas déjà référencé dans un grand groupe, avant d'y rester, d'y rentrer, il faut des années, plusieurs [raclement de gorge] années, des productions test et autres choses.

Le fait qu'on existe encore et qu'on y était nous rend bien service. Après la valorisation des plans tandémiques, super problème, c'est qu'on rentre pas dans les réglementations et que les dossiers pour faire rentrer une plante nouvelle coûte des fortunes. Donc tout ça n'est pas simple.

Et puis si vous voulez aussi rendre un autre grand service, qu'on puisse utiliser nos plantes médicinales sur le territoire tranquillement et que les tisaneurs puissent avoir une existence et qu'on continue à faire des choses bah finalement qui marchent bien et qui renforcent le capital santé des personnes. On dit pas qu'il faut traiter comme un médecin mais au moins qu'on puisse vendre et les tisaneurs vendre des plantes médicinales. Voilà.

Merci bien. Merci monsieur. Alors monsieur Maran a demandé la parole.

Vous nous entendez ? Oui, tout à fait. Est-ce que vous m'entendez bien ?

Oui. Euh, enfin, c'est un peu c'est un peu haché. Alors, attendez parce que je dois être sur une là, ça ira peut-être mieux.

Oui, c'est bon. Oui, c'est parfait. Alors, j'ai j'ai bien écouté en effet et je remercie Laurent Janci [grognement] qui a été justement tout de suite sur les les commenta ça les menaces et des risques justement que que la filière et les inconvénients et en particulier nos notre situation d'isolement géographique et d'éloignement ne facilite pas les choses et la concurrence en plus à chaque fois que l'on trouve quelque chose d'extraordinaire des pays avoisinant fait que nous sommes contraints de faire de l'excellence, de la qualité et des choses qui sont protégeables.

D'ailleurs, dans les euh différents organismes de recherche, c'est la question qui a été posée, il y a une une obligation bien sûr de respecter les protocoles de Nagoya et nous avons déjà l'expérience de la Guyane qui, j'allais dire est révélatrice qu'il faut absolument protéger toutes les découvertes avant même de de commencer à à les trouver parce que on a un pillage qui se fait et ça c'est extrêmement euh j'allais dire démobilisateur parce que bah ça profite pas au territoire. Alors oui, les plantes médicinales font l'objet de recherche très intensive et structuré. Depuis qu'on s'y intéresse, les publications par exemple scientifiques sur Pubmed ont été multipliées par 200 euh par rapport à à une quinzaine d'années, ce qui prouve qu'on est bien dans une démarche en tout cas d'intérêt et de recherche et en particulier et c'est un peu le le le complément de ce que dit Laurent Janis, on est encore dans cette phase de recherche un peu fondamentale ou transversale avant de d'avoir un un comment dire ça des des des réponses ou des découvertes concrètes.

Euh évidemment tous les organismes de recherche universitaire sont impliqués et dans la recherche scientifique et la recherche sur les plantes médicinales, les acteurs locaux aussi. Et on a, je vais citer par exemple deux concrètement, c'est le projet T herbage qui euh est actuellement euh en cours et qui donc a pour objet de faciliter la recherche sur des extraits, de monter une bibliothèque d'extrait de plantes médicinales et d'avoir justement cette, j'allais dire cette bibliothèque qui nous manque pour ensuite permettre bah aux industriels, mais ça se verra peut-être pas avant peut-être 4 ou 5 ans, mais c'est un passage obligé par rapport à la la recherche qui doit être ciblée. Et puis il faut faut reconnaître que ce projet intègre dimensions pluridisciplinaires par rapport par exemple à la génomique des plantes, à la biologie des populations, aux sciences humaines et sociales.

Et donc ce sera forcément des retombées qui seront exploitables, je l'espère en tout cas de tous nos nos vœux parce que c'est ce que on attend pour pour filiè une pour monter une filière structure. Un deuxième projet qui est en partenariat avec l'université, c'est le laboratoire K biopro d' Bialiki et l'UMR PV BMT et l'armée flore, c'est le projet Calities porté par par l'IRD et et eux ils se concentrent sur la diversité génétique et chimique de 10 espèces majeures de la pharmacopée traditionnelle. Et ce travail n'aurait pas été possible comme le projet Stratotech n'avions pas euh nousons passer par la case d'inscription des plante à la pharmacopée.

Donc c'est aussi une des retombées qui sont euh euh j'allais dire liées à cette recherche. Nous avons à la Réunion aussi le seul DU d'ethnomédecine de France qui est d'ailleurs été aussi en Guadeloupe mais malheureusement il a pas tenu longtemps mais qui forme les professionnels de santé à la prescription et à l'utilisation des plantes médicinales dans un cadre médico légal. C'est c'est ce qui permet aussi, c'est un peu comme une locomotive, de pousser par le haut l'usage euh j'allais dire sécure et euh efficace. [grognement] Et je rejoins euh les revendications de de le rang quand il dit qu'il faut une reconnaissance de l'usage traditionnel.

C'est c'est pas en mettant dans un monopole pharmaceutique que l'on peut ensuite se dire que l'on empêche l'utilisation des plantes. C'est totalement hors sol et utopique que de croire que on peut effacer de 150 ans à 300 ans d'usage traditionnel par une loi d'inscription au monopole. Au contraire, ce que demandent les tradits praticiens qu'on appelle les designers chez nous, c'est de pouvoir ben justement les qualifier et permettre de faire une sélection par la qualité et l'enseignement qui leur permettrait de d'avoir un certificat ou quelque chose d'équivalent.

Donc c'est une démarche originale puisque vous savez que le diplôme d'herboriste a été supprimé en 1944 en France. Donc, on ne reconnaît pas l'usage des plantes médicinales par des non professionnels de santé. Faut se remettre dans le contexte de l'époque où il y avait énormément de charlatanisme et de personnes qui se se disaient compétentes mais qui en fait abusaient de la situation de faiblesse.

Et aujourd'hui, on est confronté bien évidemment à un autre problème, c'est celui de l'utilisation d'internet et de l'intelligence artificielle autour des plantes et qui met les consommateurs dans une situation de, j'allais dire de de non sécurité d'emploi parce que on trouve évidemment de tout et n'importe quoi sur internet. Donc cette structuration de la filière Papam est soutenue par le département. Et là, j'en j'en profite pour remercier les institutions qui ont soutenu ce projet parce que euh ils nous suivent de façon, j'allais dire très serrée en terme de visite d'agriculteur, de d'exploitation agricole, de projets euh pour pouvoir permettre de faire des choix et des sélections des plantes les plus intéressantes, mais aussi de leur permettre de rentrer dans une filière qui soit rémunératrice.

C'est-à-dire que comme le disiez, c'est le produit final qui est important, qu'il soit d'ailleurs en terme de cosmétique, de d'utilisation de tisane en diététique. On a même une filière qui qui a été initiée par notre ami Henry Joseph en Guadeloupe et tous ces ces filières d'utilisation de plantes aromatiques et médicinales est bon à prendre et je pense que c'est à ce niveau-là que l'on va être gagnant en diversifiant et en faisant justement des produits qui soient rémunérateurs pour toute la filière et non pas seulement le distributeur ce qui Malheureusement souvent le cas. Donc nous nous sommes attachés particulièrement à l'accompagnement juridique et éthique, le respect des savoirs des tisaneurs, le protocole de Nagoya et un accompagnement juridique pour adapter et ça c'est serait vraiment un vœu, la législation nationale au territoire d'Autrem et permettre un usage traditionnel des plantes médicinales de l'outre mer.

Euh il existe une loi qui a permis de de de rajouter les plantes de l'autre mer à la pharmacope française et un deuxème article dit et des euh euh décrets euh permettront d'adapter cette loi pour l'autre mè. Ces décrets en conseil d'État n'ont jamais pu être pris. Mais le débat parlementaire de l'époque, qu'il soit euh au Sénat ou à l'Assemblée nationale euh avait été justement dans la même direction pour reconnaître les spécificités de l'autre mè.

Et je pense que c'est cette euh direction en tout cas que nous souhaiterions voir prendre. Voilà, en gros pour être simpliste un peu les grandes lignes de nos actions en ce moment au niveau de la des papam et de la plam et d'homme. Merci.

Merci. Merci messieurs. Euh je ne sais pas Mayotte souhaite intervenir.

Allez allez allez-y bien sûr. Oui. Donc je vais répondre différentes questions qui m'ont été posées en commençant par le PR le pôle d'excellence rurale qui a été mis en place en 2018 pour justement structurer la filière.

Donc son objectif c'était de structurer la filière d'ilang et de façon générale les plantes à parfit aromatique et médicinales. Le problème c'est que ce bâtiment une fois construit a fait l'objet d'un d'une d'un appel à projet donc d'une d'une DSP. Donc et la DSP en fait elle avait tellement de contraintes que personne n'a pu répondre favorablement à ce à cette DSP.

Donc euh vous avez évoqué tout à l'heure euh euh l'avenue de Elixens, hein, une société euh basée en euh dans la Drome qui était venu en 2018 justement pour essayer de structurer la filière et l'Xence qui avait acheté euh la société Bambao qui était établi au Comor après son départ à Mayotte dans les années 75. Donc qui qui est très intéressé par l'huile essentielle d'ilang et là de surcroix, il voulait euh développer une filérée langue française donc à Mayotte. Et donc pendant 2 ans euh je les ai moi-même accompagné lorsqu'ils venaient sur Mayotte et euh avec les services de la DAF pour justement arriver à à comment dire à créer à structurer cette filière là.

Donc autour du PR. Le problème c'est que comme je le dis, le PR euh avec la DSP qui était très très très contraignante, mais vraiment contraignante euh sur une filière qui à reconstruire et de suite, on avait imposé tellement de de taxes euh au niveau du loyer, au niveau [raclement de gorge] de du fonctionnement, au niveau de la mise en place des alambiques. Il faut savoir que ce bâtiment, il a été créé euh juste le bâtiment lui-même, mais tout ce qui était matériel pour pour la distillation, par exemple, les alambiques et tout ce qui allait avec c'était le la personne donc qui devait récupérer la gestion, qui devait tout mettre dedans avec un une durée limitée qui était de 5 ans euh qu'ils ont réussi à faire augmenter jusqu'à 9 ans mais avec des contraintes encore une fois qui ne pouvaient pas permettre à à Elixens de pouvoir prospérer dans sa structuration de de filière.

Donc malheureusement ça n'a pas fonctionné jusqu'en 2010 2020 entre 2018 2020 et puis moi-même euh j'ai j'ai récupéré le dossier et j'ai essayé de m'imposer euh avec le conseil départemental pendant 2 ans. J'ai créé même une société ben qui s'appelle Moeva qui était justement destinée à la SARL Moeva qui était destiné à justement euh structurer la filière au niveau du pôle d'excellence rurale. Malheureusement, encore une fois ça ça n'a pas fonctionné parce que le conseil départemental euh restait dans ce cadre de DSP et il voulait pas euh déroger.

Ce qui fait qu'avec les contraintes en gros pour résumer c'est un gouffre financier d'aller dans le PR. Aujourd'hui, le PR il est là, c'est un très beau bâtiment qui sert de de de réception pour différents événements et qui abrite de plus euh la SSM, l'association Saveur et Stepur de Mayotte qui qui structure la filière de Vanille. Et on a aussi sur l'autre pôle, il faut dire que le PR c'est trois pôles.

Le pôle destilation, le pôle euh laboratoire et le pôle euh donc le pôle tout ce qui est touristique. Euh donc dans le pôle touristique, il y a l'office de tourisme est ici installé. Dans le pôle distillation, ben il y a personne.

Et dans le pôle recherche et développement, on a euh justement le laboratoire P2 PI2M. Donc pôle innovation intégrée de Mayotte qui avec qui on fait des recherches justement pour essayer de voir quel label on peut développer euh pour justement valoriser la qualité en attendant de trouver euh euh un jour un un déboucher qui sera probablement un débouché de niche. Donc au niveau de la station station F j'avais fait une une intervention euh j'avais échangé avec quelques personnes, notamment le groupe GBH euh qui qui était très intéressé par le dynamisme qui a été mis enfin par le projet en lui-même, mais finalement les échanges ne sont pas allés plus loin parce que on est face au mur de comment dire de de coût de production.

Encore une fois, quand on est entre Madagascar et et les trois îles de l' trois îles de euh de des Comor, euh c'est très compliqué de Mayotte 375 km² euh très compliqué avec son petit territoire de de pouvoir produire assez pour concurrencer. Donc en matière de prix, c'est sûr que Madagascar et les Comor l'emporte haut la main. Maintenant, c'est cette question de valorisation qui malheureusement Mayot euh étant le plus jeune département de France n'a pas pu euh encore jusqu'aujourd'hui on est en train d'y travailler mais ce côté de valorisation euh qu'on peut retrouver à la Réunion, le recherche développement euh qui est très ancré euh sur l'île de la Réunion euh à Mayotte, on on développe à peine, on commence à peine à rentrer dans cette balle dans ce dans ce côté euh valorisation parce que pendant très longtemps euh Les maorées ont servi juste de produire.

À l'époque quand on avait le salad parfumeur qui était sur Mayotte, bah les producteurs produisaient et puis tout de suite ça partait euh en export et on ne laissait pas la possibilité de de de valoriser quoi que ce soit derrière. Donc une fois que la filière elle est cassée après le départ de de du célèbre parfumeur, ben la moyenne d'âge des producteurs, elle était elle est aujourd'hui de 75 ans, tous des retraités et donc c'est pas ces personnes-là qui ont euh qui ont dit qui qui qui ont misé sur la valorisation du produit, d'où le montage du enfin la mise en place du PR, le pôle de censural qui malheureusement n'a pas pu encore vraiment développer ce potentiel. Donc là aujourd'hui au niveau de la station F, le résultat ben c'était une belle intervention.

Euh quelques échanges avec euh des personnes qui étaient là pour potentiellement investir sur une cilière mais malheureusement encore une fois ça n'a pas abouti au niveau des des soutiens que que nous avons euh suite notamment au cyclone Shido et même avant ça n'a pas trop bougé. Avant, on avait une au niveau du POSI, on avait une aide. Nous avons une aide de 150 € par par kilo d'huile essentielle. 150 150 € pour la fraction d'excellence, la l'extra l'extra et l'extra supérieur et les fractions basses, donc ce qu'on appelle la complète, c'est 120 € par litre.

Et je vous ai dit tout à tout à l'heure que pour produire 1 L d'extra supérieur euh c'est à peu près 1000 c'est à peu près 750 €. Donc et au Comor on achète cet extra supérieur à à peu près le kilo entre 300 euh et 400 €. Donc le calcul qui a été fait par rapport à la DAF à l'époque, c'était de dire ben euh on va le vendre à au même prix Cocobo parce qu'on peut pas aller au-delà parce que les acheteurs sont pas intéressés.

On va vous aider 150 € en plus. Seulement là vous voyez en fait c'était calcul c'était basé sur les calculs de l'époque donc de 2015. Euh aujourd'hui ben ça a un peu plus évolué.

À l'époque on était aux alentours de 450 €. le coût de production. Aujourd'hui, on est à 750 € et donc en fait les 150 € euh d'aide posé sur le kilo d'huile essentiel, ben il correspondent pas.

En fait, on on est encore en dessous de nos coûts de production. Donc euh je pense que il faudrait revoir euh cette aide à la hausse. D'ailleurs, je je l'ai demandé depuis euh au début hein, en 2020, je l'avais demandé à plusieurs reprises.

Et puis euh nous avons une aide surfassique. Donc euh cette aide, elle consiste à aider à la production. Donc une aide surfasique sur l'aide de déclaration de la PAC, 1000 € par hectare de de majoration.

Et là pareil cette aide avec la DAF, j'avais fait plusieurs demandes à la DAF de Mayotte de justement valoriser cette aide là parce que en fait aujourd'hui si vous avez encore de l'ilang sur Mayotte, des parcelles d'ilang, donc on est passé de euh 1100 hectares dans les années 80 95 2000 à 102 hactares euh en 2017. C'est une enquête qui a été faite à la DAF en 2017. Et donc si on a gardé ces quelques parcelles, c'est parce que les agriculteurs encore vivants entretiennent leurs parcelles pour avoir cette majoration.

Mais on a observé que dès que un producteur meurt parce que c'est des personnes qui ont démarré dans les années 75, ils avaient 25 ans à l'époque, aujourd'hui ils ont passé le 75 ans. Lorsque ces personnes meurent, malheureusement les enfants ne reprennent pas la production derrière parce que ils estiment que 1000 € c'est pas suffisant. S'ils mettent une parcelle de d'ananas ou de manioc ou de banane, ils vont revendre sur le marché.

C'est un peu plus intéressant. Donc aujourd'hui, nous ne produisons quasiment plus d'ilang à Mayotte. Pourtant l'ilang c'est tout un patrimoine euh le patrimoine de Mayotte Mayotte Lil au parfum c'était grâce à l'île anguilang à l'époque.

Et puis quand vous cherchez un territoire français qui produit aujourd'hui de l'huile essentielle d'ilang quand bien même comme l'a dit monsieur Jancy tout à l'heure c'est la rayon qui avait lancé ça mais à cause de cyclone ils ont dû arrêter au profit de Mayotte. C'est que à Mayotte qu'on peut avoir de l'huile essentielle divangulante française. Donc ça ça fait partie encore une fois de la valorisation qui doit être fait au-delà du du côté de l'aspect commercial.

Je pense que il faudrait encourager encore cette production pour justement à travers les aides notamment surfassiques euh pour que les agriculteurs euh les jeunes à mon exemple parce que moi j'ai récupéré la parcelle de mon grand-père lorsqu'il est décédé en 2012 euh je l'ai récupéré en 2014 et c'est là que que je me suis intéressé et malheureusement beaucoup de jeunes n'ont pas cette euh cette idée-là de reprendre les les productions agricoles notamment. Donc en dehors de ces deux aides-là euh il y a eu quelques aides de façon générale au niveau de l'agriculture à Mayotte, notamment l'aide Chido qui qui est à 15000 15 millions d'euros plus euh l'aide européenne de la mesure M23 qui était de 7000 € qui fait 22000 € en tout. Euh mais ça ça reste des aides sur le coût instantané.

Nous ce que on demande euh excusez-moi, il y a eu aussi le dispositif France 2030 mais avec beaucoup euh de points bloquants. notamment on pouvait pas en fait France 2030 investissait euh comment dire subventionner sur la mise en place de solutions euh comment on appellerait ça au niveau de au niveau de l'énergie et de l'eau. Par exemple, des systèmes de récupérateur d'eau, des systèmes de photovoltaïque, création de ce type d'énergie.

Et pour ça, il fallait avoir euh il fallait avoir une toiture. Donc par exemple, or quand le cyclone est passé euh beaucoup de bâtiments, notamment des agriculteurs, des jeunes agriculteurs euh se sont retrouvés par terre et donc on pouvait pas bénéficier de ces aidesl pour mettre en place ce ce type de de d'infrastructure parce que à la base euh le bâtiment n'existait plus. Donc là encore, on s'est heurté avec avec les services de la DAF, la préfecture et le problème à chaque fois ce qui revient c'est réglementaire.

Donc réglementaire, ça vient de de Métropole, ça a été régionalisé mais en soit c'est quasiment identique. Donc en fait la particularité euh Maorez, elle est très rarement pris en considération et quand on demande un peu plus euh les services de l'État estiment queen fait on veut juste nous nous signer, on veut qu'on nous signe un chacun un chacun blanc. C'est pas totalement ce qu'on demande mais au vu euh de ce qui se passe à Mayotte, Mayotte sans une département depuis 2011, européen depuis 2014, euh tout ce qui se passe très bien à la Réunion comme en métropole, à Mayotte, c'est J'ai entendu encore une fois le euh comment dire l'intervention de Laurent Jancy qui était très bien.

Je me suis beaucoup retrouvé là-dessus. Euh sauf que tout ce qu'il a dit, nous on a des problèmes, 90 % de problèmes en plus de ce que de ce que des problèmes que la Réunion, qui est pourtant euh l'un des départements le plus développé et le plus les mieux entre guillemets euh je me permets de le dire, euh rencontre ses problèmes et nous c'est c'est c'est 90 fois plus. Donc tous ces du fait que qu'on ait un très jeune département avec des pratiques euh qui commencent à se développer au niveau de de la métropole, enfin qui ressemble un peu plus à ce métropole mais qui prennent beaucoup de temps à être mis en place.

Euh donc ce que je dirais c'est que Mayot au-delà de ce cet aspect économique qui aujourd'hui a beaucoup beaucoup du mal à se développer par rapport justement à cette concurrence euh c'est de miser sur le patrimoine local. Et j'ai été jusqu'à penser et j'aimerais bien voir avoir votre avis là-dessus à mettre en place euh faire en sorte que l'ilangue de Mayotte, l'ilangue française puisse être reconnu comme étant un patrimoine euh patrimoine national. Donc euh ça peut faire sourire quand je dis ça comme ça.

Mais moi aujourd'hui l'ilang de Mayotte, on peut arriver à une petite production de niche peut-être 3 4 5 tonnes à tout casser euh qui serait utilisé dans certains avec certains clients qui s'engageraient sur sur un prix rémunérateur parce que la question elle est là également. Mais on redeviendra jamais la production qui qui produisait euh 25 tonnes d'excellente qualité des années 90. Ça, on est très euh on est très très offer là-dessus, mais vraiment arriver à aller sur ce côté patrimoine, sur ce côté valorisé parce que moi aujourd'hui euh je suis quasiment le seul producteur jeune d'Ilong à une vision de structuration des développements.

Tout le reste, c'est vraiment des petits champs. Il reste à peu près c euh distillateurs sur Mayotte et sur les cinq, on est deux jeunes. Ah !

Ah ! Je crois que vous avez quelques petits soucis de connexion. On a perdu.

M Ça va ? Allô ? Oui, là maintenant on vous a retrouvé.

Merci. C'est bon. Bon, je je vais aller vite comme ça je libère un peu la parole mais pour vous dire que il faudrait en amont enfin parallèlement aux travaux qu'on qu'on a entrepris pour structurer la filière qui sont encore une fois très très compliqué parce que voilà pour les raisons que j'ai évoqué travailler sur l'aspect de la valorisation du produit du terroir et le produit du le patrimoine parce que chaque département ou région française a un produit qui sort de l'eau. qui sort du lot, qui fait la renommée de du territoire, du département ou de la région et nous ça serait l'ilangue.

Donc mettre l'accent sur ça et puis essayer de structurer cette filière là comme j'essaie de la faire depuis euh déjà 7 ans que avec beaucoup de difficultés et peut-être qu'on qu'on arrivera à la stabiliser parce que on n pas autant de cyclone qu'à la Réunion et le cyclone qui est passé récemment euh il a détruit une partie mais à peu près 15 %. Donc les les Islandes étant taillés à 2 m, ils ont ils ont assez bien résisté quand même. Donc voilà ce qu' en est de ce côté-là.

Et puis pour la deuxième question, très rapidement, le profil des installations des jeunes agriculteurs à Mayotte euh reste avant tout comment dire de l'autoconsommation. Ça reste des produits vivriers, banane, manioc, ananas. Il y a pas vraiment de de production définie.

Euh on a la structuration de la filière euh avicol enfin de Volaille qui qui à travers la le la société AVM, donc l'abattoire de volille de Mayotte depuis 2000 2018 c'est là on a commencé, on est passé de 120 tonnes et là aujourd'hui on est à 660 tonnes. Donc ça représente que que 4 % que 4 % de la de la consommation locale. Donc là-dessus, il y a encore un de quoi à faire.

Nous avons euh la structuration de la filière euh Maréchère à travers la la COPAC qui a créé ce qu'on appelle LUCOPAM, l'Union coopératif agricole de Mayotte. Donc euh et à côté la filière euh de la vanille et la filière du laitière aussi qui est en train de structurer. Donc tout ça ça a démarré entre 2018 et 2020 pour vous dire à quel point euh c'est très très récent tout ça.

Et l'autre côté, les problèmes le grand le grand défi au niveau de l'installation des jeunes agriculteurs, ça reste bien évidemment le foncier parce que Mayotte a un cadastre que depuis 80 dans les années 90 et avec un retard très fort sur la la euh comment dire sur les assises foncières, beaucoup de personnes ont du foncier mais euh ça reste euh un foncier qui qui comment dire ? Ça reste de l'occupation, même sils estiment qu'ils sont propriétaires mais ils sont occupants. Ils ont pas de titre foncier.

Donc le sénateur Tani a fait un travail formidable là-dessus et les choses s'accélèrent de plus en plus aujourd'hui. Mais encore beaucoup d'agriculteurs n'ont pas pu bénéficier de des dispositifs européennes donc de 202424 jusqu'aujourd'hui. très peu en tout cas réussi parce que justement ils avaient pas une assise foncière pour avoir les financements nécessaires qui leur permettraient de préfinancer, de s'installer.

Et au-delà du de de s'installer, il y a le préfinancement qui est quand même un gros problème parce que on a un souci au niveau des banques qui joue plus ou moins le jeu, mais c'est aussi au niveau des agriculteurs que beaucoup euh n'ont pas une une maîtrise au niveau de de de la banque en fait de de la de leur comptabilité. Donc tous ces problèmes font que encore une fois avec le le jeune département que nous sommes euh et RUP fait que on nous a mis en place des dispositifs certes en nous disant qu'on allait avoir le fait ADR et tout ce qui va avec mais il y a eu ce problème où nous n'avons pas mis les outils et l'accompagnement nécessaire pour que nous puissions justement aller émerger sur ces fameux fonds européens pour que nous puissions par la suite avoir des installations en bonne idue. Donc la plupart des installations qui sont faites aujourd'hui euh c'est des installation hors euh hors aide donc hors hors aide européen donc hors cadre donc des installations des personnes qui vont juste se sirétiser et s'installer et produire et non dans le parcours de le parcours à l'installation.

Donc les DJ, on en a eu peut-être une vingtaine entre 15 et une vingtaine depuis 2014 les agriculteurs qui se sont installés avec la la DJA, les fonds européens. Donc c'est très très minime quand on sait que nous avons reçu plus de 300 euh dossiers au point d'accueil installation entre 2018 et et 2024. Donc on a plus de 300 dossiers et dans les 300ers nous avons même pas 20 personnes qui se sont installées avec les les fonds européen.

Donc tout ça c'est des des des problématiques qui sont liées à la particularité de Mayotte et comme Mayotte est française de droits commun et RUP européenne, donc elle doit intégrer ses comment dire cette réglementation qui n'est pas encore adaptée à à Mayotte. Donc les problèmes sont assez nombreux, mais ce que je peux dire quand même avec un un sentiment enfin de positif, il faut quand même rester positif, c'est que aujourd'hui à Mayotte, il y a encore des parcelles sur lequel si je parle de l'ilang guilang ou de la vanille euh sur lequel on peut planter de l'ilang. Aujourd'hui, nous sommes sur 100 hectares, mais si on venait à trouver la bonne formule pour que cette production soit euh rémunératrice, cette filière soit rémunératrice, nous pouvons aller jusqu'à à peu près 400 hectares.

Et 400 hectares, on est aux alentours de 4 à 5 tonnes d'huile essentielle d'ilang. Et l'avantage avec les tendances qui se passent ici à Mayotte, malheureusement, il y a beaucoup de vols sur les parcelles agricoles. L'ilangilangue ne se vole pas et donc la filière, la structuration telle que euh nous l'avons imaginé, euh les agriculteurs pourront bénéficier 100 % du revenu.

Encore faudrait-il qu'on trouve ce fameux euh financement. Donc je m'arrêterai là pour l'instant et puis j'attendrai le retour de vos questions. Merci.

Merci messieurs pour tous ces éclairages. Vous avez en grande partie répondu à quelques questions notamment sur le sur le posé mais bon nous je ne vais pas vous cacher qu'il y a pour l'instant nous sommes en train de de d'essayer de défendre ce POSI et le nouveau cadre financier pluréannuel européen. J'aurais aimé savoir si euh votre avis sur un ciblage spécifique euh on a évoqué l'agriculture, on a voté les fonds posé qui sont euh décennés principalement à certains [grognement] types d'agriculture, mais pensez-vous qu' qu'il faille, [grognement] on va dire sectoriser, garder une partie du fond poséi pour aller justement vers ces petites ces cultures de niche et d'avenir, ces plantations de niche et d'avenir.

J'ai une question sur les espèces en voie d'extinction. Donc, elles font partie de conventions internationales, notamment, on a évoqué le les problématiques de la culture de l'oloturie. J'aurais aimé savoir si il y a des démarches euh individuelles qui ont été euh déjà réalisées, si des demandes ont déjà été engagées euh et comment et et si vous avez obtenu euh des réponses.

Parallèlement, on a été il a aussi été évoqué le on va dire le vol entre guillemets de de des méthodes que vous avez que certains ont mis en place. Est-ce que vous avez des contacts avec l'INPI, avec l'INAo, l'Institut de l'origine et de la qualité ? nous les avons auditionné.

J'ai cru comprendre à travers les auditions qu'il y avait pas beaucoup de il y avait pas beaucoup de demandes. Donc est-ce que vous êtes en contact avec ces organismes et comment est-ce que vous souhaitez une meilleure une meilleure organisation et écoute au niveau de ces organismes ? Pareil, on pourrait envisager des indications géographiques protégées, les fameux IGP par territoire sur certaines niches bien spécifiques.

J'avais eu une autre question peut-être un peu plus triviale monsieur pour la vanille, c'est lors du chaque année lors de du salon de l'agriculture, certains agriculteurs sont valorisés par des médailles d'or, des médailles d'argent, soit pour des produits valorisés, soit par exemple dans le cadre de la vanille, c'était Mayotte qui a été mise à l'honneur. J'aurais aimé avoir savoir si euh cette médaille euh a un impact auprès de l'agriculteur. Euh c'est l'augmente ses euh ses commandes.

Bon, vous avez évoqué aussi les aides France 2030. J'aurais aimé savoir aussi auprès des autres euh développements si euh vous pouvez vous entrer dans la catégorie notamment euh sur l'utilisation des plantes médicinales de la de la transformation. Euh un autre point, c'est sur la coopération régionale.

Il est vrai que les marchés français ultramarin sont réduits. Je pense par exemple au Séchelle et à l'île Maurice qui ont un tourisme très haut de gamme et les produits qui sont développés à la Réunion par exemple huile essentielle des produits à très haute valeur ajoutée. pourrait-elle faire pourrait-il faire l'objet de de partenariat et d'exportation vers ces marchés ?

Bon, je pense aussi à la Polynésie, on ne fera Boraabora. Est-ce que ces produits aussi sont utilisés et pourraient être à l'origine d'un tourisme plus basé sur le bien-être, le bien vieillir ? puisque vous avez beaucoup parlé d'antiride, alors vous avez des dames rapporteurs qui sont très intéressées par le sujet.

Alors voir exactement s'il y aurait euh des potentiels de s'orienter vers un nouveau type de tourisme. Vous avez aussi évoqué les problématiques de préfinancement et de plafond d'aide. C'est vrai que c'est un sujet qui revient régulièrement.

Euh j'en ai euh discuté beaucoup avec l'AFD sur une nouvelle réorganisation des des accompagnements qui pourraient permettre de traiter des dossiers avec des niveaux des plafonds de de demande qui sont beaucoup plus bas. Parce qu'il est vrai qu'on que souvent la FD et les autres structures gèrent des plafonds d'investissement au-dessus de 100 millions. Mais dès qu'il faut euh en dessous, c'est beaucoup plus compliqué.

Alors que le traitement d'un dossier, qu'il soit de 100 millions ou qu'il soit de 2 millions, 3 millions, 4 millions, à mon sens, c'est exactement euh le même le même coût. Et enfin euh les adaptations euh normatives. Donc il est vrai, on a parlé aussi de de production réduite, mais comme l'a dit monsieur Coutelier et certains d'entre vous, peut-être prioriser de l'excellence, de la qualité avec une très forte valeur ajoutée à la vente qui pourrait peut-être compenser en la production de masse qui n'est pas possible de faire.

Donc euh voir dans quelle mesure on pourrait aussi euh euh créer, nouer des partenariats spécifiques avec de grandes entreprises. Euh euh l'intérêt de de Louis Louis V8 pour la Réunion, c'est déjà un premier pas. Donc voir dans quelle mesure ces ces grandes structures qui font rayonner le savoir-faire français pourrait s'appuyer aussi sur nos territoires ultramarins pour des produits de qualité et d'exception.

Et enfin euh ce n'est pas une question mais euh j'ai bien noté que vous avez il y a il y a une nécessité d'adaptation normative. Nous avons entamé hier, nous avons voté un premier texte euh de diverses dispositions d'adaptation normative dans les territoires ultramarins qui a été une réussite et nous plaidons pour que elle soit pérenisée d'année en année. Donc c'est une opportunité aussi qui s'offre au territoire pour pouvoir mettre adapté à la à la réglementation nationale aux réalités des territoires et je pense que les travaux de la délégation permettront aussi d'être le relais de ces demandes.

Voilà un peu les différentes questions que j'avais à vous proposer. Alors, je suis vraiment navrée, mais nous avons la salle, nous devons libérer la salle dans une dans en 10 à 15 minutes. Alors, serait-il possible, s'il vous plaît de répondre de manière concise ?

Voilà, je vais laisser la parole donc à monsieur Coutelier. Très bien. Donc alors vous avez évoqué les les labels.

Quand je parle de label, je parle spécifiquement de ce que Linao va proposer. Donc IGP, AOP, AOC. Au-delà de ça, il y a des marques qui existent.

Euh et puis ensuite bah il y a bio ou pas bio. Euh donc du coup la sur la totalité des territoires d'outreemer, chacun dans son territoire travaille ou pas sur aller chercher à la belle qualité. Donc ça a été évoqué tout à l'heure par monsieur Janci.

Effectivement, il y a bien, il l'a dit avec justesse, hein, il y a bien une EGP qui a été mise en place à la Réunion mais qui est en train de contraindre certains producteurs qui sont dans qui qui n'y acceptent pas ou qui sont pas dans la zone géographique à ne plus pouvoir appeler euh la vanille par son nom vanille de Bourbon de la Réunion. Euh donc évidemment ben on va éviter si jamais d'aventure d'autres territoires souhaitent aller vers ce genre de label d'éviter de faire les mêmes erreurs. Ça veut pas dire que euh le label est pas bon en fait.

Mais en tous les cas là il est il est il est devenu clivant. Donc il y a actuellement un travail en Polynésie française sur une AOC ou une AOP et actuellement en Guadeloupe pour la même chose. Et la Guadeloupe est passée par une marque euh vanille des îles de Guadeloupe qui va attendre vers une AOC, une AOP.

On verra bien comment ça se passe. Mais la marque nous permet en attendant un peu comme si on passait des étapes par escalier, de pouvoir nous roder, de nous contraindre nous-même sur les audits qu'on va réaliser nous-même pour voir si on n'est pas en train de de se créer des nouvelles contraintes. Ensuite, vous avez parlé du salon de l'agriculture.

Alors évidemment, moi je je suis peut-être pas objectif là-dessus, mais j'aime beaucoup ce salon d'agriculture parce que c'est bien suite aux rencontres qu'on a eu entre producteurs de vanille autour du salon de l'agriculture qu'on a créé notre fédération nationale vanille l'outremè qui tend peut-être prochainement en tous les cas sous l'impulsion du ministère des outremèes et de l'agriculture à devenir une interpro. Alors évidemment les médailles ce qui est bien pour la vanille, ce qui n'est pas le cas par exemple pour les Romes, la vanille c'est par sa variété. Donc il y a une médaille par variété, tout territoire confondu.

Donc il y a une médaille généralement qui est donnée pour la Polynésie française sur vanilla Titan 6. Euh et généralement il y a elle est bien lottie. Il y a il y a souvent une ou deux médailles dans l'année.

Ensuite, il y en a une sur la planifolia, donc là qui va concerner la Nouvelle-Calédonie, la Réunion, Mayotte, la Guadeloupe et la Martinique. Et ensuite, on a créé d'ailleurs, c'est une des premières actions de notre fédération nationale, on a créé un concours vanilla Pompona, notamment parce que sinon la Guyane qui produit de la vanille, qui en plus est sans doute le territoire qui a une bonne partie des vanilles originelles sur le bassin des Guyanes, ben n'aurait jamais pu participer au concours. Donc du coup, il y a bien trois concours qui englobent l'ensemble des territoires d'outre mer français et forcer de constater que les médailles donnent de la légitimité dans une part au producteurs et puis ensuite fait rayonner ça sur le territoire.

C'est que la médaille quand on la ramène sur un territoire, elle ne bénéficie pas uniquement au producteur qui a gagné mais réellement à l'ensemble de la filière sur le territoire. Ça a été le cas là pour la première fois pour la Guigbyane puisque il y a une médaille d'argent qui a été remportée à Saint-Laurent du Maroni chez Ben Riou. Euh voilà.

Alors ensuite, vous aviez parlé de de quelle manière on peut travailler avec des partenariats. Alors, ce qui marche pas mal avec la vanille pour le moment, c'est les chefs plutôt renommés qui vont nous donner quoi qui vont valoriser les produits. On le fait pas trop avec des gros groupes mais par rapport au volume dont je vous parlais tout à l'heure.

C'estàd que les parfumeurs sont intéressés par ce qu'on fait mais c'est le volume qui manque. Alors que les chefs vont faire des des coups en disant ben je vais faire une recette, un plat qui va pas être à la carte tout le temps mais qui peut en tous les cas faire valoir la la qualité de la vanille et on travaille beaucoup avec eux. Et puis la dernière chose c'était sur la coopération.

Alors évidemment ben nous on coopère sur l'ensemble des outremères donc avec les cinq départements d'outremè plus les PTOM. Et là, ce qui est très intéressant, c'est que malgré l'éloignement, bah on subit tous les aléas du bouleversement climatique. On subit tous euh hormis Tahiti puisque ben Tahiti a a réussi à préserver, il aucune vanille de l'extérieur ne peut rentrer sur le territoire de la Polynésie française.

Donc à partir de ce moment-là, il y a pas la contrainte que nous on subit sur l'ensemble des autres territoires de vanille, de l'étranger, de Madagascar, de l'Ouganda ou d'Amérique centrale qui envahissent les territoires au détriment de nos productions. Ceci dit, après, on n'est pas capable aujourd'hui de compenser. On peut pas faire du J'ai un chiffre en tête en Martinique et et en Guadeloupe sur 10 ou 16 tonnes de vanilles qui sont vendues chaque année.

Bah nous, on en fait une deux dans les meilleurs cas. Donc du coup, on fait pas les malins, on veut juste répondre à la demande et d'éviter que les gens qui vont sur le marché croient acheter de la vanille, de la Gueloupe ou de la ou de la Martinique. Donc c'est c'est plutôt sur ce travail là qu'on qu'on travaille.

Euh et donc du coup bah cette unité autour de la vanille, quand bien même elle est différente, fonctionne plutôt bien et donc la coopération se fait de mieux en mieux. Merci. Alors, c'est vrai que c'est les débats sont passionnants et je ne voudrais pas vous vous contraindre, mais il est vrai que si vous pouviez être un peu plus concis, vous pouvez aussi compléter votre réponse par écrit, en particulier sur les chiffres et sur des propositions aussi précises que possibles.

Et euh malheureusement, nous sommes aussi contraints par le temps. et si vous pouvez nous les envoyer d'ici demain soiréalement. Mais je vais laisser la parole à monsieur à la Polynésie, s'il vous plaît.

Merci madame. Je voudrais préciser que nos études cliniques ont été faites chez Rens. Euh donc RFIN très connu en métropole.

Donc voilà, ceci dit, je dirais aussi que sont issus que nous avec lesquels on travaille sont issus des closuseries. Donc goya mais on a la on a toujours la problématique à à gérer. Euh je sais ici que nous travaillons avecemè la direction des ressources marines le Cob le lemmar de Brest l'université de la Polynie française et l'institut l'Ualardé.

Et je voudrais préciser aussi la cosmétique que on les fabrique en France parce que nous nous sommes vraiment comment dirais-je d'accord que la France est une est un label de qualité pour tout ce qui est cosmétique c'est plus c'est beaucoup plus facile pour pénétrer les autres marchés comme le sudest de l'Asie ou ailleurs. Donc pas problème sur les normes françaises. Et puis je voudrais préciser aussi que la nutraceptique concernant le le nos holoturies, on ne pourra pas les vendre sur la France parce que les holoturies sont considérées comme nouvelle foud et pourtant les holoties sont consommés culturellement dans la Méditerranée, autour de la Méditerranée, en Espagne, au Portugal.

Donc c'est une question [raclement de gorge] que je pose, comment ça se fait ? Et puis je voudrais aussi soulever que nous n'avons pas accé au fond européen parce que nous sommes considérés comme un pays tiers comme pays tiers je je le dis hein haute voix comme pays tiers donc nous avons pas accès à ces fonds européens contrairement à un concurrent enfin concurrent à un collègue de de de du sud de la France qui a une société qui s'appelle Holo Sud donc il bénéficie à 1 million d'euros par de de l'Europe et puis euh je voudrais dire aussi que l'actionnalité des l'actionnalité des dispositifs de soutien nationaux et les guichets de l'État dédié à la transition écologique et à la souveraineté économique sont vitaux et indispensables pour ces filières d'avenir sur nos territoires. Et je précise aussi ici que nous avons l'aide de la BPI et puis nous allons candidater en France 2030 filière.

Donc j'espère que nous aurons le soutien de cetteé euh voilà ce que je peux dire sur notre filière en Polynésie. Puis je voudrais aussi rajouter revenir un petit peu sur le côté social qui est très important pour nous pour cette filière. Euh effectivement euh nous faisons euh travailler euh les euh si je peux dire dans les îles qui permet de les stabiliser dans les îles, de pas venir euh euh se peupler un petit peu la la Tahiti hein où ils en ont rien où ils ont rien à faire et puis ça leur donne des revenus complémentaires. enfin des revenus complémentaires et puis pour les pêcheurs qui euh qui ne peuvent plus euh dans les zones dans les aires maritimes, les aires marines protégées, ça leur donne aussi des revenus complémentaires et je pourrais madame pour effectivement nous travaillons euh nous avons des enclos euh soir et euh nous travaillons aussi en étroite collaboration avec tous les maires des îles de la société.

Euh voilà ce que je peux dire hein madame. Merci euh beaucoup. Alors on on poursuit avec monsieur Somalia Moeva.

On ne vous on ne vous entend pas. Il faut activer votre micro, s'il vous plaît. Bon, alors si vous voulez bien, je vais laisser la parole à monsieur à monsieur Jean en attendant que vous puissiez réparer votre petit souci de micro.

Oui, jeess d'être rapide. Au niveau signe de qualité, on a une filière qui s'appelle la Bose à la Réunion donc qui est maintenant la BOS est on fait des extraits CO2. Alors, on expédique la berose sèche parce que on n pas les capacités de développer l'outil et le marché à la Réunion.

C'est un vrai sujet. On a essayé en 2005, on a essayé en 2015. Par contre, on a un label à l'heure actuelle auquel on essaie d'avoir, c'est l'UEBT.

C'est une association en Hollande mais c'est les LVMH, Hermes Chanel qui ont besoin d'avoir une sécurisation sur la soutenabilité de la filière. Donc on travaille là-dessus, on est en première année de entre guillemets de certification, même si ça s'appelle une vérification. En fait, c'est les gros groupes qui commercialisent qui ont besoin de sécuriser leur image et au cas où il y a un problème sur la filière de pouvoir dire qu'ils avaient fait des audits pour que le respect de la biodiversité du social soit respecté.

Donc ça c'était un petit point. Donc c'est pas label commun IGP autre chose mais c'est quelque chose de très important pour nous. Ensuite, sur le POSI, peut-être qu'il faudrait aller en sous forme de rupture et dire qu'il y a un pourcentage du POSI qui soit réservé à des filières de niche, entre autres export ou d'autres valorisations touristiques et autres.

Et que ça soit un pourcentage des grosses filières, can à sucre et cetera pour qu'il y ait une sorte de sanctuarisation. Par exemple, dans le programme leader par rapport au Z fait, il y a un certain pourcentage qui est réservé pour les EOS pour des programmes spécifique. Et ben ça serait peut-être bien que le POSI soit fait de la même façon.

Au niveau coopération régionale, on a testé Maurice, hein. On a essayé d'aller développer quelque chose à Maurice. On s'est franchement ramassé parce qu'en fait ils ont pas besoin de nous.

Euh et puis ils importent des produits de Chine, d'Afrique du Sud et puis déjà dans leurs hôtels, même si c'est des 4 5 étoiles, 6 étoiles, bah vous avez déjà des produits cosmétiques qui rentrent par euh allez camion citern entre guillemets et ils remplissent leur petits flacons. Donc en fait, on narrivait pas à se positionner là-dessus. Pour le côté AFD, très bien, si les plafonds sont plus bas, euh nous pourrions avoir une source de valorisation et je pense que là, ça serait disruptif et intéressant. c'est qu'on souhaite faire des cultures pour les protéger contre le réchauffement climatique et les cyclones donc des cultures sous-abri et bon c'est pas la production qui justifierait on pourrait pas financer telle chose.

Donc on pense faire du photovoltaïque, de l'agrivoltaïme du vrai cette fois-ci, mais là il faudrait qu'on ait un coup de main sous forme d'une fondation ou d'autres choses qui permettent d'éviter que ça soit des gros groupes européens qui viennent essayer de faire des gros projets à la Réunion ou à la fin le côté agricole, c'est juste une caution. Il faudrait nous laisser développer un produit vraiment local et on a besoin d'énergie verte. De toute façon, des pentinements de des énergies fossiles.

Nous, on a des problèmes quand c'est pas des énergies fossiles, c'est du bois qui sort du Canada, donc c'est guerre mieux. Donc on aimerait bien pouvoir avoir une sorte de fond qui nous permettent d'éviter que après le projet agricole n'ait aucun sens en dessous. Et dernier point peut-être dans tout ce qui est rupture, nous fixer des objectifs ou qu'on soit un pôle pilote sur ce qui est robot pour le futur parce qu'on a beau avoir beaucoup de chômeurs, on narrive pas à trouver de main d'œuvre dans l'agriculture et ça devient crucial, on n'arrive pas à s'en sortir.

Donc pourquoi pas dire priorité robot et qu'une partie des fonds soit orienté obligatoirement vers ça pour qu'on essae d'avoir la solution. Sinon, l'autosuffisance alimentaire, c'est pas les agriculteurs qui va nous manquer, c'est les bras pour y arriver. Merci bien.

Merci. Euh, est-ce qu'il y a d'autres demandes de prise ? Vous avez réussi Mayotte, on ne vous entend toujours pas.

Il y a votre micro est fermé. Ah, monsieur monsieur Marudon. Un nous organisons congrès international de plantes aromatiques et médecinale de l'autre mer du 30 octobre au 2 novembre à la Réunion et nous avons le soutien de l'INCER, nous avons le soutien bien évidemment de de tous les des chercheurs de l'autre mè. déjà une confirmation de la participation de la Guadeloupe, de la Martinique, euh de Polynésie et donc bien évidemment euh nous vous informerons de du contenu.

C'est un peu le le compte-rendu de toute la recherche sur les plantes aromatiques et médicinales et bien évidemment les réalisations, les filières qui ont été faites. et le dernier s'est tenu en 2018 à Taï ce qui fait qu'il il y aura beaucoup beaucoup de de communication sur les plantes aromatiques et médicinales lors de ce congrès en tout cas je l'espère et tous ceux qui sont présents et vous êtes cordialement invités bien évidemment à y participer. Nous ferons une communication là-dessus.

Merci beaucoup. Merci. Alors, je vois que le micro de monsieur Moeva est activé.

Vous nous entendez ? Oui oui, désolé, j'avais des problèmes de connexion et et après le micro, j'arrivais pas à le réactiver. Euh du coup, malheureusement, j'ai pas pu tout entendre.

Est-ce que vous pouvez me redire les dernières questions s'il vous plaît ? En fait, je j'ai je vous ai demandé si vous pouvez compléter par écrit et et en particulier par sur des chiffres et sur des propositions assez aussi précises que possible. Et puis euh si vous pouvez nous les envoyer avant demain soir, s'il vous plaît, compte tenu euh des délais contraint et si vous avez une petite conclusion à faire avant de de laisser la salle parce que nous sommes contraints par le temps.

OK. Ben, je vous je vous ferai une petit euh enfin je répondrai aux questions là et je vous ferai une proposition écrite. Euh juste pour finir hein, euh je tiens quand même à souligner que la production d'ilang de Mayotte, ça reste une production vraiment d'excellence et qui représente le territoire Maoré et il serait vraiment bon de continuer encore les efforts pour arriver à structurer cette filière aujourd'hui. pour la faire vivre, c'est à travers des des journées découvertes, ce que j'appelle les journées immersion ilangilang.

Donc c'est le programme d'une journée où on va découvrir la plante, on va la récolter, la distyer, euh récupérer les les petits flacon et que je vends par la suite derrière essentiellement sur un public, on va dire touriste. Euh donc ça c'est aujourd'hui, c'est comme ça que les producteurs d'Il on est deux aujourd'hui hein, on arrive à à vivre de cette production. L'essentiel du revenu en fait dans dans cette production ilangilang aujourd'hui elle est là-dessus.

Euh beaucoup de prospections, beaucoup d'échantillons qui ont été envoyés. Euh malheureusement lorsqu'il est question de de de d'aller un peu plus dans la discussion notamment en discussion au niveau du prix euh c'est là où ça bloque. Et donc il va falloir vraiment ben qu'on nous soutienne encore, qu'on nous accompagne, que l'État puisse nous accompagner pour justement arriver à enlever tous ces verrous qui bloquent cette production là pour la plupart qui qui reste encore des verrous administratifs et pour justement arriver à à produire comme on le faisait avant.

Enfin, avant c'était un peu plus simple parce que c'était c'était un peu la société Bambao et puis le c'est la parfumeur qui était présent sur l'île. Mais depuis que l'euro est arrivé, euh les choses se sont un peu euh ça ça c'est devenu un peu plus compliqué. Mais je perds pas espoir.

Je sais que on tient quelque chose, on tient quelque chose de de précieux entre nos mains. En tout cas, moi je suis totalement convaincu et avec un peu d'aide, on pourrait y arriver. Merci.

Merci beaucoup. avant de clore. Oui. 30 secondes.

Oui, mais 30 secondes. Je souhaite que la commission actuelle nous euh qu'on nous aide à comment dirais-je à procéder avec le bureau MNHN et puis le bureau ET4 là à nous donner des dispositifs d'allègement euh ou d'adaptation des procédés de sitess pour nous faire décoller nos notre commercialisation. C'est très important madame.

Voilà ce que j'ai à dire. Merci. Alors, notre rapporteur Vivette Lopez a quelques mots ajoutés.

Oui, rapidement. Simplement dans vos contributions écrites, est-ce que vous pourriez nous informer de quelle manière vous faites la publicité et la promotion de vos filières ? Monsieur Marodon, j'aimerais savoir si vous travaillez avec les universités de la métropole sur la création de votre bibliothèque qui me paraît être une très belle initiative. qu'entre monsieur Moeva et monsieur Abdallah, je crois certes, il y a des verreux administratifs, mais je pense que vous devez absolument inciter vos anciens à transmettre leur savoir à la jeunesse pour qu'ils puissent innover aussi.

Voilà, ce sera juste les petites questions avant que on rende la salle puisque je crois qu'on est on doit la quitter. Merci beaucoup pour vos contributions écrites. Merci pour tout.

Alors merci pour vous pour votre pour cette audition qui était vraiment passionnante pour tous vos éclairages et je finirai pour poursuivre ce que disait ma collègue Vivette Lopez. Est-ce que vous avez des contacts avec des avec des chercheurs ultramarins qui sont dans des universités euh française, qui enseignent, qui font de la recherche dans les universités françaises et qui pourraient aussi créer du lien sur euh, je parle les la pharmacopé, le la l'importance aussi de pouvoir valoriser certaines molécules liées à la pharmacopelopale et qui pourrai aussi scientifiquement vous accompagner sur la mise en place des des vendeurs de de thé traditionnels à la Réunion. Mais il y a pas que puisque je sais que j'ai acheté du thé euh à en Guyane quand j'y suis allée et aussi en en Guoupe, donc dans tous les territoires, cette tradition ancestrale devrait être aussi valorisée et encadrée.

Merci infiniment et puis nous attendons vos contributions qui nous seront très précieuses. Bonne fin de journée. Au revoir.

Les filières économiques d'avenir outre-mer — Micheline Jacques · Pourquijevote