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interviewBFMTV· 23 juin 2025 89 min

🟡Suivez en direct la prise de parole de Raphaël Glucksmann

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Raphaël Glucksmann

suivi ensuite, et on va vous l'expliquer, d'un acte 2, qui est, une fois qu'on a cette vision pour la France, les trajectoires qu'on veut que notre pays emprunte, c'est d'aller discuter avec la société française, d'aller discuter avec les corps intermédiaires, les syndicats, les associations, d'aller discuter avec les entreprises, d'aller discuter avec les institutions, avec les élus locaux, d'aller discuter avec les citoyennes et les citoyens, pour pouvoir décliner cette vision en projet qui sera co-construit avec la société française. Alors vous me direz, ça prend du temps.

On a mis 9 mois à discuter de notre vision, à en débattre et à la produire collectivement, et on va prendre ensuite encore un an de discussion avec la société. Mais en fait, il n'y a pas de raccourci. Si vous faites un raccourci, c'est que 15 jours avant d'annoncer des candidatures aux élections, qu'elles soient municipales, législatives ou présidentielles, à la hâte, vous pondez des mesures et vous n'êtes pas capable ensuite de défendre une vision. Et nous, on veut que notre espace politique, de gauche, social-démocrate, écologiste, fondamentalement pro-européen, que notre espace politique soit capable de défendre un récit et une vision cohérentes.

Et c'est la seule manière, la seule manière de pouvoir produire une dynamique politique lors d'élections locales ou nationales. Et donc, ce document, eh bien, c'est le résultat de ce travail. Il permet de construire une identité politique. Les lignes de force de ce document, c'est d'abord ce lien consubstantiel que nous établissons entre la question de la puissance, de la souveraineté et de la révolution écologique. À un moment où on assiste à une forme de backlash anti-écologiste, nous portons une vision profondément écolo. Pas par idéalisme, mais par réalisme.

Parce que nous savons que la seule manière, pour la France et pour l'Europe, de redevenir puissante, de redevenir souveraine, eh bien, c'est d'embrasser, de mener à bien, à terme, la révolution écologique. Ce qu'on propose ici, c'est un contre-modèle au trumpisme. Aux Etats-Unis, vous pouvez dire drill, drill, drill, fort, fort, fort. Mais en Europe et en France, vous ne pouvez pas dire ça. Pas simplement parce que c'est climaticide, mais parce que c'est profondément irréaliste. Nous, notre addiction aux fossiles nous conduit à la dépendance et à la perte de souveraineté.

Et donc, si on veut garantir la sécurité des Européennes et des Européens, des Françaises et des Français, eh bien, il faut que la France devienne la locomotive de la révolution écologique. Ce lien-là, il nous identifie. Il y a un autre lien qui est l'axe fort de ce document. C'est le lien consubstantiel entre démocratie et travail. Les démocraties occidentales ont connu une période extraordinaire de stabilité et de progrès en se basant sur une promesse, une promesse faite à leur classe moyenne, qui était qu'elle pourrait améliorer leurs conditions de vie, leur vie, par le travail, que le travail leur permettrait des progrès dans leur existence.

Et aujourd'hui, cette promesse n'est plus tenue. Et si vous voulez trouver une raison à l'explosion des populismes partout, eh bien, intéressez-vous d'abord à la question du travail, à la question des conditions de travail, à la question des fiches de paix, à la question de ces millions de Françaises et de Français qui bossent et qui n'arrivent pas à boucler leur fin de mois. Et donc, c'est pour ça que, pour nous, pour sauver la démocratie, eh bien, on remet la question du travail et des travailleurs au cœur du contrat social. Parce que le mal-être des travailleurs entraîne le mal-être des citoyens.

Et parce que le moteur de la vague populiste actuelle repose largement sur la colère justifiée des travailleurs qui ont l'impression justifiée d'être spoliés par le contrat social et le contrat fiscal dans nos pays. Et nous, ce que nous voulons, et c'est pour ça que le travail est au cœur de cette vision, ce que nous voulons, c'est une politique ambitieuse, à la fois sur la question des salaires, mais aussi sur la question des conditions de travail, de la démocratie au travail et du sens du travail.

Et ce lien consubstantiel entre la révolution démocratique que nous voulons initier, qui passera par des changements institutionnels, qui passera aussi par des choses qui semblent comme ça peu importantes et qui ne sont pas portées d'habitude par les partis politiques pour des raisons objectives, des questions comme le financement des partis politiques, par exemple, eh bien, permet de dessiner une ambition de refondation démocratique. Mais cette refondation démocratique ne fonctionnera pas si on ne répond pas à la question des travailleurs.

Et le troisième axe structurant, c'est la nécessité pour la France, si elle veut redevenir une grande puissance, si elle veut redevenir libre, si elle veut redevenir fière, eh bien, de mettre la justice au cœur des politiques publiques. C'est la construction de cette société qui prendra soin, soin des plus vulnérables, soin des citoyennes et des citoyens qui font face au handicap ou qui font face au vieillissement, soin des enfants qui sont aujourd'hui abandonnés. Et vous verrez qu'on insiste sur cette question dans notre document.

Donc, nous, ce qu'on veut porter, c'est une France souveraine qui retrouve sa puissance en assumant, beaucoup plus que ne le fait la classe politique française, une construction européenne politique, fédérale, en prenant la tête de cette construction, en assumant d'être le pilier de la défense européenne. Et une France qui doit devenir l'avant-garde, l'avant-garde de la transformation écologique. Et nous pensons que notre pays a des atouts immenses pour cela. Il y a des énergies dans la société française qui ne sont absolument pas exploitées et qui sont frustrées.

Mais on a conscience de la gravité du moment, pas simplement à cause du chaos géopolitique ou de la catastrophe climatique, de la gravité du moment parce que notre pays, aujourd'hui, est largement une série de cocottes minutes prêts à exploser. Moi, depuis des mois, je vais sans journaliste, donc sans vous, mais ce n'est pas par hostilité, c'est parce que je veux avoir des échanges qui ne sont pas bloqués par la présence des médias, sans journaliste et sans même de photos sur les réseaux sociaux, je vais à la rencontre des paysans de l'Ardèche ou des policiers dans les Yvelines, à Chanteloup ou à Conflans.

Je vais dans les hôpitaux, je discute avec les personnels enseignants et partout, on a l'impression que le système est bloqué, qu'il est en crise, à l'hôpital, à l'école, dans la police, dans la justice, que nos services publics sont mal traités et déconsidérés. Eh bien, si on aspire à prendre les rênes du pays, et je pense que c'est fondamental qu'il y ait une offre politique à gauche en France qui aspire à gouverner, pas à faire des âgés, étudiantes et des concours l'épine de plus à gauche que moi, tu meurs, mais à gouverner et à transformer le pays. Eh bien, nous devons avoir conscience des responsabilités immenses qui pèseront sur les prochains dirigeants de cette nation.

Parce que si on ne répond pas à la crise de l'hôpital, si on ne répond pas au caractère complètement indécent d'une société qui est la société républicaine qui a fondé son destin sur l'école publique, si on ne répond pas à cette situation indécente qui voit la France être un des pays européens, voire le pays européen qui paye le plus mal ses enseignants, quand dans le même temps on est le pays européen qui fait le choix d'assurer aux cadres les plus fortunés qui partent à la retraite les meilleures conditions de vie du continent, qu'est-ce que ça veut dire des choix qu'on fait pour notre nation ?

Et donc nous, on va affronter l'ensemble de ces questions, on les a affrontées pour produire ces documents et ensuite on va affronter ces questions-là dans la société. L'objectif de ça c'est de redonner des lettres de noblesse à la politique et à la démocratie. On prône, nous, une refondation démocratique, on prône la démocratisation de la démocratie française, la sortie de la monarchie et de la technostructure. Mais la première chose c'est d'appliquer à la production de notre projet la méthode qui correspond aux idées qu'on veut porter pour la France. Et donc c'est pour ça qu'on a organisé un débat démocratique interne à place publique pour faire vivre ce parti.

Je vous rappelle qu'on a 11 000 adhérents désormais et qu'ils ont tous été invités à participer à l'élaboration de ce document. Et ensuite, parce qu'on croit dans le dialogue social, parce qu'on refuse la verticalité qui est devenue la règle et la norme dans cette Vème République à bout de souffle, eh bien nous allons engager ce grand débat. On ne va pas imposer ce que on pense être juste. On va le discuter. On va rétablir une capacité de dialogue. Bien sûr, avec des gens et des organisations qui sont proches de nos idées, mais aussi avec des gens et des organisations qui a priori n'ont pas leur carte de membre de place publique ou même de la gauche française.

On va aller parler, écouter, mettre quelque chose sur la table, là, et voir les réactions, discuter des visions qu'on porte, dire voilà notre trajectoire, voilà ce que nous, nous pensons faire. Est-ce que ça vous convient déjà ? Ou est-ce que vous avez un autre chemin qui serait plus puissant, qui serait plus transformateur, qui serait plus efficace, qui serait plus réaliste ? Et dans ce cas-là, débattons-en. Mais si on adhère à cette vision, alors comment on la décline en mesures concrètes qui puissent réellement changer la vie des Françaises et des Français ? Et cette méthode-là qui est au cœur de notre action à place publique, cette méthode-là, on va l'appliquer dans l'année qui vient.

Et moi, je pense qu'en fait, là, ce qu'on est en train de faire, c'est de prendre les choses par le bon bout. Et méthodiquement, passer les étapes les unes après les autres. Alors, bien sûr, après, j'ai pas mis mon timer, donc, un grand discours sur la démocratie qui va durer trois heures. Allô, président, machin, Chavez et tout. Non, c'est pas ça. C'est pas le plan. Donc, dites-moi quand j'atteins les dix minutes fixées. C'est bon, OK, voilà. Voilà, les désavantages de la démocratie, parce que dans d'autres parties, personne n'aurait osé me dire que j'ai trop parlé. Donc, cette méthode-là, elle va nous guider jusqu'au bout. Bien sûr que la politique, c'est aussi la réaction à l'actualité.

Et vous avez des questions à poser et on sera prêt à y répondre. Mais s'il vous plaît, posez aussi des questions sur cette vision. C'est la réponse à l'actualité. C'est aussi les stratégies politiques. C'est aussi la participation aux élections. C'est la désignation de candidats. C'est l'étude des cartes électorales. C'est tout ça. Et ça, on le fait. On a construit un appareil politique et on va construire des listes, enfin, on va faire monter des candidats aux élections. Mais pour que ça fonctionne, la base de tout, c'est de construire une identité politique. C'est pas de dire je suis pour l'Union, je suis contre l'Union. C'est qu'est-ce que t'es ? T'es qui ? T'es quoi ? Vous êtes qui ?

Vous êtes quoi ? Vous voulez quoi ? Vous voulez quoi pour l'école ? Vous voulez quoi pour l'hôpital ? Vous voulez quoi pour la défense ? Vous voulez quoi pour la transition énergétique ? C'est ça qui compte. Et tout le reste n'est que la conséquence de ça. Parce qu'un engagement politique repose d'abord sur une aspiration à transformer le monde, quelle que soit sa famille politique. Et donc, il faut bien dire une chose d'emblée, c'est dans quel sens vous voulez le transformer. Et c'est ça qu'on a fait ensemble.

Et maintenant, c'est ça qu'on va continuer à faire fructifier avec les Françaises et les Français, avec les organisations de la société civile, avec les entreprises, avec tous les gens qui vont être concernés par les transformations qu'on entend entreprendre. Donc, je suis vraiment honoré par le travail qui a été effectué. Et je vais d'emblée laisser la parole, me taire un instant, laisser la parole à Sarah pour que tu nous expliques le projet, le processus et la manière dont on a travaillé. Parce que je pense que c'est quand même un phénomène assez inédit dans notre espace politique, ce qu'on a fait. Et bien sûr, ça a pu créer des questions sur le thème. Mais que font-ils ? Que font-ils ?

Ils bossent. Parce que la base de tout, c'est le travail. Ce n'est pas simplement la base du contrat social, c'est aussi la base des réussites politiques.

15:39
Invité

Alors, bonjour à tous et à toutes. Je me présente, je suis Sarah Pigeot, je suis élue à la commission politique en charge du projet. Et je vais revenir avec vous sur la méthode, ce qu'on a mis en place. Alors, peut-être parler du tempo pour commencer. On est en train de réaliser, ce qu'a commencé à dessiner Raphaël, la promesse qu'on s'était faite à la réole, qui est désormais notre rendez-vous annuel. Et donc, on a réalisé la promesse qu'on s'y était faite en voyant un peu le paysage politique français à ce moment-là, donc il y a neuf mois. On ne pouvait pas se satisfaire de ce qui se passait.

Rappelez-vous, la montée du vote d'extrême droite, la dissolution de l'Assemblée nationale, on avait la polarisation, la brutalisation de la vie politique à ce moment-là, et puis la substitution du macronisme à lui-même avec la remise en place des différents gouvernements. Mais avec les élections européennes, on avait vu, on a vu qu'il était indispensable, on a senti qu'il était indispensable de proposer une nouvelle voie, une nouvelle voie qui embrasserait à la fois la complexité du monde, mais qui proposerait aussi quelque chose fondé sur nos convictions.

Et donc, on s'est fait la promesse de travailler, vous avez compris que c'était le mot-clé de la journée, pour offrir une proposition de gauche européenne, une proposition de gauche démocrate, mais ancrée sur nos territoires. Et donc, on s'est posé la question de quel projet, quelle vision nous voulions proposer à la France. On construit, nous construisons, pas pour nous isoler, mais pour rendre possible une dynamique beaucoup plus large sur à la fois un contenu, une méthode et surtout une constance de notre vision.

Alors, on a fait un pari très ambitieux, ambitieux comme jamais, nous aurions pu, on l'a dit, faire une, se mettre dans une pièce et puis prendre quelques petits résultats d'une consultation numérique ou après deux, trois réunions publiques, proposer un projet ficelé. Ce n'est pas ce qu'on a choisi de faire. Alors, on était plus de 3 000 personnes quand même à la tâche pour faire notre, pour faire un véritable travail de fond et de contenu. Et on en est très fiers et on a vraiment choisi la congruence, congruence entre ce qu'on porte, ce qu'on veut et la méthode qu'on a employée. La co-construction, c'est ce qu'on a dit, c'est notre ADN. Et on s'est d'abord organisé en trois objectifs.

On a déterminé, délimité, défini trois grands objectifs. on voulait travailler sur une France puissante qui nous rend libres, une France juste qui nous permet de vivre mieux et une France démocratique qui nous rend libres. Donc, on avait défini ces trois objectifs et à partir de ça, on a défini 15 axes de travail. 15 axes de travail qui ont été déclinés en 15 forums citoyens, donc des forums qui étaient ouverts à tous les adhérents de place publique et qui ont permis de faire vivre le débat, de faire vivre les discussions, de définir les priorités, de déterminer les besoins.

Ces 15 forums ont travaillé, mais de façon parallèle et en miroir, avec 15 comités, 15 comités d'experts, alors des experts, des spécialistes, mais aussi des experts d'usage, des experts pratiques. Et donc, ces comités ont travaillé avec 40 animateurs, une quarantaine d'animateurs, une vingtaine de superviseurs, une coordination politique, une coordination opérationnelle, tout ça pour orchestrer ce travail-là. Donc, une machinerie, mais une grosse machinerie, mais qui a été extrêmement fluide et qui a permis environ 300 réunions des comités, et comités qui étaient chargés de prendre la plume, de répondre, d'apporter des réponses aux besoins qui avaient été faits remonter par les forums.

Donc, environ 300 réunions de comités, plus de 200 réunions de forums, 150 auditions, parce qu'on a aussi écouté dans les comités, dans les forums, on a écouté des spécialistes, des chercheurs, des hauts fonctionnaires, mais aussi des responsables d'associations, des entrepreneurs, des citoyens engagés. Dans ces auditions-là, on a écouté tout ce monde. Et on aboutit à ce qu'on vous présente aujourd'hui, notre vision pour la France. On arrive au terme de cette séquence et c'est la fin du premier acte. C'est la fin du premier acte, mais c'est donc le prélude à plein d'autres choses dont Sandrine vous parlera tout à l'heure.

Nous présentons notre vision pour la France et ce n'est pas du tout, absolument pas un inventaire figé de petites mesures verrouillées et qu'on ne pourrait plus toucher. C'est vraiment le commencement de quelque chose de nouveau avec un second acte, acte, pardon, un second acte, tout de suite, maintenant. Et je laisse la parole à Thomas.

21:13
Présentateur

Bonjour à toutes, bonjour à tous. Je m'appelle Thomas Pellerin-Carlin. Je suis très heureux d'être là avec vous. Je suis ancien chercheur et ancien militaire et député européen Place Publique depuis un peu plus d'un an. Et je siège dans les commissions qui sont en charge des enjeux industriels, énergétiques et les enjeux de protection de l'environnement, bien-être animal, action pour le climat, protection de la biodiversité. Et donc du coup, je vais vous présenter ces dimensions-là du programme ainsi que brièvement les questions de défense pour qu'on puisse un petit peu rentrer un petit peu plus dans le détail pour que vous voyez quel est le type de vision qu'on porte.

Raphaël a déjà dit notre vision est une vision de puissance écologique. Commençons déjà par ce mot écologie avant de venir au mot de puissance. Pourquoi est-ce que c'est important de parler d'écologie ? C'est parce que nous partons de la réalité. Et la réalité, c'est que nos sociétés françaises, européennes et mondiales sont en train de scier la branche sur laquelle nous sommes assis. L'espèce humaine ne pourra pas survivre à l'effondrement du vivant puisque l'espèce humaine fait partie pleinement de ce vivant.

C'est évidemment un constat scientifique que les climatologues, les spécialistes de la biodiversité font depuis des décennies, mais c'est aussi quelque chose que l'on ressent au quotidien. On vient de vivre le premier épisode de canicule de l'année et j'ai dit hier à quelqu'un qui se fait de la chaleur, c'est l'été le plus froid du reste de nos jours. C'est une blague qui est triste et malheureuse. Et cette réalité-là, nous le sentons aussi dans notre quotidien. Moi, quand j'étais enfant, j'ai 35 ans, je ne suis pas si vieux que ça, je me souvenais de ces pare-brises sur lesquelles il y avait malheureusement des insectes morts à cause des voitures.

Aujourd'hui, pas à cause des voitures, mais à cause du saccage de l'environnement que fait notre société depuis des décennies, vous ne voyez quasiment plus d'insectes sur les pare-brises parce qu'ils ont disparu. Donc, si nous voulons être sérieux, si nous voulons survivre et même bien vivre, nous devons aborder la question écologique à bras-le-corps. En plus de ça, il y a une sorte de heureux hasard qui fait que faire de l'écologie en Europe, c'est aussi une condition nécessaire pour notre souveraineté. en France, comme en Europe, on n'a pas de pétrole. On n'a pas beaucoup de lithium, on a encore moins de cuivre.

On est un pays qui est très pauvre dans les ressources fossiles dont il dispose, mais qui est très riche par son génie humain, par son génie technologique, sa capacité à développer des mécanismes les plus efficients. Je vais brièvement développer la question énergétique pour que vous puissiez voir comment cette pensée-là se déploie. La première source d'énergie consommée en France comme en Europe, en énergie finale, c'est le pétrole. Et la deuxième, c'est le gaz. Ce pétrole, on l'importe massivement de l'étranger, plus de 87% du pétrole européen est importé de l'étranger. Et, idem pour le gaz, et d'ailleurs, aujourd'hui, en France, la France continue d'importer du gaz russe.

Dépendance géopolitique majeure, et en plus, nous sommes en train de nourrir la main qui veut nous battre. Par ailleurs, ces prix-là ne sont pas maîtrisés. Je regarde l'évolution des prix du pétrole depuis quelques jours, quelques semaines. Les prix du baril ont pris 10 dollars à cause des tensions géopolitiques au Moyen-Orient sur lesquelles les Européens ont peu d'effet. Et on se souvient des chocs pétroliers qui ont marqué nos histoires et du choc gazier que nous avons vécu en 2021 et qui a provoqué cette inflation-là.

Et enfin, il y a évidemment la catastrophe climatique qui est provoquée par la combustion du pétrole et du gaz et, dans le cas du pétrole, aussi la pollution de l'air qui a un impact sur notre santé. Face à ce problème, qu'est-ce que nous proposons ? Nous proposons une révolution énergétique, écologique et industrielle. Cette révolution passe d'abord par la sobriété. Questionner les besoins individuels et collectifs que nous avons de manière à pouvoir consommer mieux. Mais consommer mieux, ça demande aussi d'organiser notre société différemment. Par exemple, d'investir dans des infrastructures cyclables de manière à faire en sorte que plus de personnes puissent prendre le vélo au quotidien.

Il y a ensuite un enjeu d'efficacité. Par exemple, la rénovation des bâtiments, des écoles jusqu'aux universités en passant par les hôpitaux, permettra de consommer beaucoup moins d'énergie partout en France. Et enfin, cette énergie-là, il faut qu'on la produit chez nous. à la fois en termes de sources d'énergie. La France est pauvre en pétrole et en gaz, mais elle est riche en vent, en soleil, en rivières. Et notre objectif n'est pas simplement de produire notre énergie chez nous, mais de produire aussi chez nous, dans nos usines, les équipements dont nous avons besoin pour faire de cette révolution écologique une réalité.

Les moteurs électriques des voitures Renault à Cléon, par exemple, les pompes à chaleur qui peuvent être produites à Nantes, les nacelles d'éoliennes que nous produisons à Saint-Nazaire, par exemple. Vous voyez déjà que dès qu'on parle d'énergie, on arrive sur cet enjeu industriel. Et donc, nous, nous portons une politique industrielle qui doit articuler le niveau européen, étatique et local. Au niveau européen, on se bat déjà pour avoir une véritable politique industrielle européenne pour l'acier vert de manière à donner un avenir à des sites fondamentaux comme par exemple les sites d'ArcelorMittal à Dunkerque comme à Faux-sur-Mer.

Mais cette politique industrielle, elle doit être aussi enracinée dans les territoires. Et c'est pour ça que nous proposons de pouvoir donner aux régions les moyens financiers d'entrer au capital des industries qui sont menacées lorsqu'elles sont stratégiques et essentielles à l'avenir des territoires, ce qui aurait permis de sauver Vancorex à côté de Grenoble. Cette pensée-là, nous la déployons aussi sur les enjeux alimentaires.

J'étais hier avec notamment les co-présidents, les co-référents de Place Publique Jeune, Nolan et Emma, à côté de Laval, en Mayenne, où on a pu voir à nouveau que l'on peut tout à fait faire de l'élevage bovin pour produire et de la viande et du lait d'une manière qui est respectueuse tant du bien-être animal que de la question écologique. Et si nous, Français, voulons vraiment être souverains, il faut aussi qu'on s'attaque à l'enjeu de la production des protéines végétales qui est un enjeu de grande faiblesse pour l'instant de notre système agricole. Je ne vais pas rentrer dans les détails pour ne pas être trop long, mais cette idée-là, on la déploie sur tous les autres enjeux écologiques.

La question de la protection du vivant, du bien-être animal, comment est-ce qu'on peut prendre soin de nos forêts, comment est-ce qu'on peut avoir une politique de l'eau pour assurer qu'on ait de l'eau en quantité et en qualité suffisante pour permettre aux gens de bien vivre. Donc pour conclure, une révolution énergétique, écologique et industrielle qui, bien évidemment, passe par une action européenne beaucoup plus forte, mais aussi d'assumer la puissance de l'Etat car l'Etat français reste puissant et doit utiliser ces outils de sa puissance.

Une révolution enracinée dans les territoires parce que, évidemment, les solutions ne vont pas être les mêmes selon qu'on est dans l'Orne, qu'on est en Loire-Atlantique, qu'on soit dans l'Eure, qu'on soit en Guyane, qu'on soit à Mayotte ou dans les autres territoires de France. Et donc ça va être un des éléments pour nous dans l'acte 2 de pouvoir aller dans tous ces territoires pour aussi écouter la diversité des solutions de manière à ce que nous puissions partir de la richesse de la société française et des territoires divers qui composent notre République pour être capables d'apporter des solutions concrètes. Merci.

29:04
Invité

Bonjour à toutes et à tous. Je suis Aurélien Rousseau, député des Yvelines. Je suis à mon tour très heureux et pour tout dire assez ému d'être là à cette étape parce qu'on a posé, on pose une brique. Cette brique, elle en appelle d'autres et elle appelle du débat et de la construction et ça fait quand même du bien de voir des idées s'entrechoquer parce que dans la période, c'est pas le bruit des idées qui s'entrechoquent qui assourdit. Peut-être dire qu'on a voulu travailler, c'est dans un axe aussi qui est celui qu'évoquait à l'instant Thomas de la protection et de la protection pas une protection comme si c'était la partie gauche, ce qu'il faut absolument dire, par quoi il faut passer.

On a le sentiment collectif que ceux qui aujourd'hui contribuent a donné à nos concitoyens le sentiment que le pays s'enfonce, que le pays n'est pas celui qu'ils ont connu, c'est aussi la déprise et la faiblesse, l'affaiblissement continu des services publics et des services publics notamment de l'école, de la santé et de la sécurité. Et on a voulu travailler, commencer à travailler à ces sujets avec, encore une fois, non pas un projet tout ficelé, mais peut-être quelque chose qui fasse qu'on sorte des mots parce que je pense et nous pensons collectivement qu'à force de ne faire que commenter, on épuise les Français.

Donc les mots, ça veut dire engager concrètement les actes qu'on attend et y compris transformer ceux qui les mettent en oeuvre, transformer les organisations de l'État pour défendre, pour défendre quoi ? Pour défendre notre hôpital public qui, qui dans certains endroits est à terre, pour défendre notre système de soins qui a besoin à la fois de moyens mais aussi de liberté d'action dans les territoires pour monter des coopérations qui peuvent exister.

Quand on traverse le pays et on a commencé avec Raphaël cet exercice, on a des endroits où c'est la cata et des endroits où ça devrait être la cata et ça ne l'est pas parce qu'il y a des coopérations qui se sont construites, parce qu'on est hors du cadre et parce qu'on n'a pas forcé quand on est l'administration à mettre ces gens dans le cadre mais qu'on a peut-être adapté le cadre aux initiatives locales. Ça veut dire qu'on doit se battre pour ce que sont nos trésors. Notre trésor, c'est l'hôpital public.

Un trésor absolu dans ce pays, on l'a vu pendant le Covid, on l'a peut-être oublié et il ne suffit pas de dire qu'on a mis chaque année plus d'argent, il faut que ça change, il faut que ça change parce que les soignants ne veulent pas forcément être des héros, ils veulent juste faire leur métier qui est celui du soin et le faire bien. et donc on a des propositions que vous verrez. Un trésor aussi qui est celui de notre sécurité sociale. Notre sécurité sociale aujourd'hui et dans les jours où on se parle, elle est en grande difficulté alors qu'elle est notre patrimoine collectif, un patrimoine exceptionnel.

Il n'y a pas de pays au monde où ce patrimoine est aussi puissant et pourtant elle est en grand danger. Ça signifie et je veux le dire ainsi qu'on n'est pas dans le monsieur plus. La démocratie, Raphaël l'a dit, c'est à la fois un objectif et c'est un moyen. C'est un moyen de trancher les difficultés les plus importantes qui sont devant nous. Le déficit de la sécurité sociale se creuse. On peut mettre en débat tous les sujets. Il n'y a pas un débat qui serait trop dur, trop compliqué pour les Français et que donc on considérerait qu'il est qu'il ne peut être résolu que dans un petit cercle. Tout ça mérite le débat.

J'ai eu la chance, l'honneur et parfois la douleur pendant le Covid d'exposer à nos concitoyens des sujets qui étaient autrement plus compliqués et nos concitoyens sont d'une intelligence politique absolument fascinante et d'une intelligence tout court qui est remarquable. Et nous, à Place Publique, on fera toujours le pari de l'intelligence de nos concitoyens pour qu'ils tranchent certains grands dépenses. et nos concitoyens, ils sont aussi, peut-être qu'on y reviendra tout à l'heure, ils sont aussi organisés. On a le sentiment dans ce pays qu'on a oublié que les syndicats, par exemple, la CFDT aujourd'hui, c'est 800 000 adhérents.

à côté de ça, les partis politiques ont fait un peu sourire. Et donc, du coup, ça veut dire que la démocratie sociale, ça a de la valeur. Ça veut dire que quand la démocratie sociale prend des risques, on peut prendre des risques nous aussi. Et c'est un jour particulier en la matière parce qu'on a obtenu, notamment parce que la gauche a fait pression sur le gouvernement, que le sujet des retraites soit remis en débat, remis dans les mains des partenaires sociaux. Et on doit aujourd'hui, on devra les suivre s'ils trouvent un accord.

Et par ailleurs, chacun doit être à la hauteur de la responsabilité du moment parce que ce n'est pas simplement l'avenir du système de retraite qui se joue, mais c'est aussi l'avenir tout simplement de la démocratie sociale. Bref, sur tous ces sujets, on est engagé. Il y en a sur lesquels on est plus avancé que d'autres. Ce n'est pas la peine de se raconter d'histoire. Il y en a sur lesquels on veut et on a commencé un dialogue extrêmement précieux à faire l'évoquer sur la sécurité notamment. C'est un chantier qu'on ne peut pas prendre de loin, de haut ou avec des pincettes parce qu'on serait de gauche avec un haut et accent circonflexe. C'est un sujet majeur.

On est prêt à l'affronter parce que c'est une attente de nos Français, parce que c'est aussi ça prendre soin, parce qu'on ne peut pas prétendre être dans la force, la puissance de la démocratie face à Poutine et à Trump et ne pas avoir cette force, cette puissance de la démocratie pour notre sécurité publique et notre paix publique. Donc ce sont des sujets qu'on traite, qu'on va traiter et on a hâte de mettre cette mise de jeu en débat.

Sans doute qu'on va se faire un peu, le mot pas vulgaire, on va se faire un peu bousculer, c'est bien ça, mais tant mieux et encore une fois, je finis par là où j'ai commencé, dans la période, il y a ceux qui courent dans leur couloir et qui crient quand il y en a un qui met le pied sur leur ligne de course et puis il y a ceux qui acceptent d'être bousculés et dans le chaos du monde, il vaut mieux accepter d'être bousculés avec, puisque Raphaël n'a pas osé le dire, avec quand même un cap clair. Merci.

36:08
Raphaël Glucksmann

Puisque tout le monde a mentionné ici le terme de démocratie et de confiance dans les citoyennes et les citoyens, je veux ici dire qu'on touche à la fin d'un modèle. Le modèle d'une République verticale et monarchique qui finalement confie tous les pouvoirs à une personne qui est élue présidente de la République et qui, une fois rentrée à l'Elysée entend tout gouverner dans le pays. Et nous, nous pensons et nous sommes convaincus que ce n'est pas démocratique et que ce n'est pas efficace. Et franchement, les sept dernières années tendent plutôt à confirmer notre vision. Donc, ce que nous proposons, c'est de démonarchiser la France.

Ce que nous proposons, ce que nous voulons, c'est de rendre la démocratie française plus démocratique. Ce que nous voulons, c'est que les citoyennes et les citoyens ne participent pas à la vie démocratique de leur pays simplement tous les 5 ans. Ce que nous voulons, c'est un président qui préside, un gouvernement qui gouverne et un Parlement qui légifère et qui contrôle. Vous pensez que c'est basique, mais en fait, en France, c'est tout sauf basique. Et moi, je peux vous expliquer qu'au Parlement européen, les camarades, mais quelle que soit leur option politique ? Quand ils parlent de la démocratie française, ils nous regardent en disant c'est chaud.

Et quand ils sont à Strasbourg et qu'ils voient les conférences du président de la République diffusées sur toutes les chaînes et qui durent trois heures et où il explique qu'il va parler de l'iPad jusqu'à la dissuasion nucléaire en passant par tous les sujets de l'agriculture de là, ils disent mais en fait, à quoi bon avoir un gouvernement chez vous ? Parce que vous avez quelqu'un, en plus même quand il n'a plus le pouvoir, qui continue à faire ses conférences de trois heures sur absolument tous les sujets.

Donc moi, je pense, honnêtement, et nous pensons collectivement, que les Français ne sont pas plus infantiles que les autres citoyens européens et que donc on peut tenir une ligne simple qui est qu'ils ont le droit au pouvoir sur leur propre vie. Donc ça veut dire quoi ?

Ça veut dire des réformes immédiates, ça veut dire aussi l'inscription de la fameuse phrase de Montaigne à l'entrée à l'Elysée quand on transmet les codes nucléaires, on transmettra aussi quand même un petit papier avec la phrase de Montaigne qui est que assis sur le plus haut trône du monde, eh bien vous n'êtes, même si sur le plus haut trône du monde, vous n'êtes toujours assis que sur votre cul et qu'à un moment, eh bien il va falloir qu'on crée une démocratie adulte. Et une démocratie adulte, donc c'est pas juste tous les cinq ans, c'est aussi une démocratie continue. Continue.

Et pourquoi les partis politiques se mettent en branle au moment des élections législatives pour sceller l'ensemble de leurs alliances et jouer leur peau ? Parce qu'en fait, il y a un système de financement des partis politiques qui existe et qui fait que tout dépend d'une seule élection tous les cinq ans.

Donc par exemple, c'est juste un exemple parmi d'autres, nous ce que nous proposons c'est la mise en place et c'est d'ailleurs pas nous qui l'avons inventé, c'est Julia Cagé, c'est la mise en place de bons pour la démocratie où chaque citoyen, chaque année, qu'il soit imposable ou non, au moment de la déclaration de l'impôt pourra allouer une somme aux partis politiques de son choix pour pouvoir avoir ce sentiment d'avoir la maîtrise sur son destin et sur celui de son pays.

Nous, on veut sortir de l'impuissance à l'échelle mondiale de la France et de l'Europe mais on veut sortir aussi le citoyen français de l'impression d'impuissance que ces institutions et ces pratiques au-delà des institutions et ces pratiques eh bien produisent chez les françaises et les françaises. Et donc, je pense que vous avez compris, c'est pas juste attention, il y a les populistes qui arrivent, donc il faut sauver le système en l'état parce que ça ne fonctionnera pas. C'est pas par idéalisme, c'est par souci d'efficacité. Vous comprenez, en fait, on n'a pas le temps d'être idéaliste là. La situation est tellement grave qu'en fait, il faut être réaliste.

Et la seule manière eh bien de faire face à cette vague autoritaire qui s'abat sur nos démocraties, c'est pas de protéger l'existant mais c'est d'engager la grande régénération de nos démocraties. Et donc, nous ne sommes pas un parti du statu quo. Nous sommes un parti qui veut engager de profondes transformations et ça sera la seule manière de sauver la démocratie libérale. Et donc, c'est pour ça que démocratie, monde du travail, eh bien, c'est les deux piliers de régénération de la République française. Et vraiment, c'est à la fois le travail qui paie mieux mais c'est aussi la démocratie au travail. Et c'est cesser de penser qu'on habite une île.

Je veux dire, nous, on a la chance de voir comment les autres pays fonctionnent. Je veux dire, l'Allemagne, ce n'est pas un pays bolchevique, si, a priori. Vous avez vu comment ça fonctionne la démocratie en entreprise en Allemagne ? Il y a ou les États-Unis, ce n'est pas un pays bolchevique non plus ?

41:41
Invité

Non.

41:43
Raphaël Glucksmann

Ouais. Dans le comportement, des fois, ils ne sont pas loin. Mais la puissance publique oriente la production industrielle. moi, je travaille sur les industries de défense et on a tout un casse-tête à l'échelle européenne sur le pilotage par la puissance publique de la production industrielle. Déjà, c'est ce que demandent les industriels, qu'il y ait un pilote. Il n'y en a pas. Mais en plus, je veux dire, évidemment, quand il y a des investissements publics, on fixe un cap clair et on organise la production en fonction. Ça s'appelle piloter. Et ça, ce n'est pas fait par des pays qui sont profondément néo-bolcheviques.

Et donc, ce qu'on veut porter, c'est en fait une réhabilitation de la puissance publique et de la puissance démocratique et donc de la puissance citoyenne. Voilà. Sandrine.

42:45
Invité

Bonjour à toutes et à tous. Sandrine Hernández, je suis élue à la commission politique en charge de la mobilisation et de la gestion des adhérents du parti. Alors, je remercie Raphaël qui a complètement bouleversé l'organisation de cette conférence de presse. Donc, ma transition est complètement foirée, donc je vais faire à l'impro. C'est vrai. Moi, je voulais vous parler de territoire parce qu'en fait, vous l'avez compris, ce projet, il a été conçu par et pour les territoires.

il s'est appuyé, Sarah l'a rappelé, notamment sur des diagnostics territoriaux et la mobilisation des 3000 personnes autour de l'écriture de cet acte 1, c'est la parole aussi des territoires, mais il est travaillé pour les territoires et souvent, on est étiqueté comme un parti parisien, élitiste et ce n'est pas la réalité de notre mouvement et je salue d'ailleurs nos adhérents qui sont venus de loin et j'en vois beaucoup parmi nous, donc merci à vous d'être présents. Et donc, c'est des propositions qui sont concrètes et vous le verrez dans les chantiers qui sont proposés, c'est des chantiers qui répondent aux attentes de nos habitants partout sur les territoires.

Tu as parlé, Thomas, de la question de la rénovation des bâtiments, on a parlé des services publics, l'accès à la santé partout sur le territoire français, donc c'est très important qu'on rappelle ça et que c'est un projet qui va également vivre de par nos propositions en termes de décentralisation, de redonner pouvoir aussi aux collectivités territoriales et aussi une place importante donnée aux citoyens parce qu'on sait que les territoires, c'est l'endroit finalement où il se passe beaucoup de choses. Il y a des actions concrètes, il y a des initiatives citoyennes et c'est voir comment on peut proposer aussi de donner plus de place à ces actions et à ces initiatives.

Alors, je suis en charge de la mobilisation, donc je vais vous dire aussi ce qu'il en est de l'acte 2. Donc, l'acte 1, on le pose aujourd'hui, c'est une étape, une grande étape, vous l'avez compris et on est ravis et aussi émus et je partage l'émotion d'Aurélien d'être là avec vous. Mais c'est le début et c'est le début d'une grande séquence de dialogues et de dialogues citoyens avec tous les acteurs qui souhaiteront échanger avec nous, que ce soit à la fois les citoyens, les entreprises, les syndicats, les collectivités, les élus locaux et j'en passe et on aura beaucoup d'outils mis à disposition et j'en profite aussi pour saluer.

On a 700 élus, 700 adhérents élus dans les places publiques départementales et les places publiques régionales qui ont récemment été élus dans notre parti politique pour animer justement l'avis de notre parti dans tous les territoires et je les salue mais je sais que la tâche va être ardue pour eux parce qu'ils n'ont pas encore connaissance de tout ce qu'on va mettre en place et c'est eux qui vont devoir le faire donc voilà, je les remercie d'avance.

On aura ce dialogue avec de nombreux outils alors ce qui est un peu de notre marque de fabrique c'est des cafés de la place donc on va organiser des cafés dans l'espace public des lieux où on peut échanger sans langue de bois des débats sincères sur un ou plusieurs chantiers sur des grands axes mais c'est pour ça que cette base de l'acte 1 va permettre de poser un socle de discussion avec ensemble et je vous invite à participer à ces cafés de la place qui seront organisés partout sur les territoires. Des ateliers programmatiques également pour aller un peu plus dans le concret donc sur du sujet précis en faisant venir des experts.

Des rencontres avec les forces vives locales Raphaël a indiqué qu'il était déjà à la rencontre et faisait des déplacements discrets mais pour les prochains vous serez sans doute invités où on va rencontrer les forces vives partout sur les sujets qui sont l'objet de nos chantiers.

On mettra en place également des conventions régionales pour faire remonter les priorités les priorités locales au sein de chaque région et puis il y aura un événement qui me tient à cœur forcément les rencontres de places publiques à la Réole l'édition 2024 va être un grand moment et on sait que l'édition 2025 sera encore plus grand encore plus fort et on vous invite toutes et tous le 4 et 5 octobre à la Réole pour ce grand temps de mobilisation et de travail collectif.

On mettra à disposition et à votre disposition une cartographie de l'ensemble de ces événements de ces séquences autour du dialogue du dialogue territorial que l'on engage donc cet acte 2 et on espère que cette mobilisation citoyenne finalement sera à la fois sérieuse mais aussi enthousiaste et porteur d'espoir. On veut continuer à bâtir notre mouvement à l'image du pays qu'elle soit réelle mais à la fois qu'elle représente la diversité de ce qui la compose à la fois en termes de territoire mais aussi de personnes et qu'on puisse être inventif et engagé.

On tend également la main et vous l'aurez compris à la fois aux syndicats, associations, mouvements citoyens et à nos sympathisants qui n'ont pas encore adhéré à la place publique. Venez, vous allez voir. On travaille sérieusement mais sans jamais trop se prendre au sérieux et ça c'est important. Et puis on va continuer avec un acte 3 avec un projet et un programme qui sera clair, un cap clair et on espère continuer à construire ensemble jamais à côté, jamais contre.

47:38
Raphaël Glucksmann

Maintenant comme on est un parti démocratique, vous avez tous reçu des questions pré-écrites et nous ne prendrons évidemment que celles-ci. Non, pardon. On peut commencer. Ouais, Jordan est là. Peut-être vous avez des questions mais sinon on a aussi potentiellement été tellement clair qu'il n'y a pas de questions. Il est dans le document et il faut récupérer le document. Je peux le faire vite et je te laisse la parole. Moi, juste, en fait, on a un mix énergétique qui est indiqué. Les trajectoires sont indiquées.

C'est-à-dire qu'on veut développer le renouvelable qui a été bien trop peu développé en France et on veut conserver le nucléaire dans le mix énergétique en tant qu'énergie décarbonée parce que de toute façon, si vous voulez vous priver du gaz, du pétrole et que vous voulez engager et supprimer votre addiction aux énergies fossiles, je veux dire, faire de l'objectif d'une sortie du nucléaire, enfin, faire de la sortie du nucléaire un objectif est complètement irréaliste et suicidaire. Donc, nous, on a une position là-dessus qui est totalement assumée et très claire. Mais, si vous avez... Une question à Elia Bergel de la radio France Info.

Ce matin, Israël annonce des nouvelles frappes extrêmement puissantes. Je cite le communiqué sur Téhéran. Quelle doit être la position de la France dans ce conflit, selon vous ? La position de la France, c'est une position d'impuissance comme celle de l'Europe, d'ailleurs, et pas simplement depuis les frappes sur l'Iran. En réalité, depuis Gaza, il y a une position d'impuissance de la France. Nous, ce que nous portons, c'est d'abord une position qui dise très clairement que l'Iran ne doit pas, ne doit pas, que la théocratie iranienne ne doit pas avoir accès à la bombe nucléaire. C'est extrêmement simple.

Maintenant, ce que la France devrait porter comme voie, c'est, eh bien, revitaliser le processus politique et diplomatique qui vise à empêcher cela. D'accord ? Il y avait un accord, ce sont les Etats-Unis qui en sont sortis et nous, il faut qu'on revitalise cette diplomatie. Donc, il faut une grande initiative européenne là-dessus. Et cette grande initiative européenne, elle doit dire une chose très simple. Si vous pensez, parce que c'est ce qui a été fait pendant des années par les Etats-Unis, vous savez, les accords d'Abraham, la stratégie, c'était de dire on va faire la paix entre Israël et les pays arabes en mettant sous le tapis la question palestinienne.

Et donc, le rôle de la France et le rôle de l'Europe, c'est de dire que si vous voulez une politique de paix dans la région qui garantisse la sécurité d'Israël, eh bien, la seule manière de faire, c'est de ne pas mettre la question palestinienne sous le tapis et de faire en sorte que les Palestiniens aient un Etat. Et ça, c'est la voie singulière de la France et ça doit être la voie singulière de l'Europe. j'ai promis que je faisais des réponses hyper courtes, mais...

51:10
Invité

Monsieur, la Féance. Oui. Bonjour, Michel Rose de Reuters. Pour revenir sur les retraites qui sont aussi un sujet aujourd'hui, dans le document, vous parlez d'abroger la réforme de 2023, c'est votre proposition. Monsieur Rousseau, vous avez aussi dit que vous accepteriez l'accord du conclave s'il y en avait un aujourd'hui. est-ce que vous pourriez nous expliquer comment vous financeriez l'abrogation si on en arrivait là ? Merci, c'est un circuit court cette question, du coup. Non, moi, je pense, premièrement, pourquoi l'abrogation de cette réforme ?

Et je le dis assez tranquillement parce que ces conditions de mise en œuvre, le fait que les partenaires sociaux n'aient pas été entendus et en fait, les prémices étaient déjà biaisées, donc cette réforme, elle n'est pas acceptée et donc on doit l'abroger. Ça ne veut pas dire, et on n'est pas du tout sur cette ligne-là, que l'abrogation de la réforme des retraites qui a été adoptée en 2023, une fois que c'est fait, c'est bon, on pense qu'on a réglé le problème. Non, on pense qu'il y a un sujet, c'est donc des vraies plantes, il y a un sujet de financement de notre système de retraite.

Quand on dit qu'on est pour la transparence et qu'on croit à l'intelligence de nos concitoyens, on peut le formuler. Et aujourd'hui, on l'a écrit tel quel, pour permettre de continuer à financer des départs à la retraite anticipés pour ceux qui ont été cassés, fracassés par le travail, tout en essayant de développer au maximum la prévention pour qu'on n'arrive pas à casser ou fracasser à 60 ans, une autre partie de la population va devoir travailler plus longtemps, c'est-à-dire plus que 62 ans. Voilà, c'est ça.

Je crois que c'est globalement autour de ça que les partenaires sociaux discutent, avec par ailleurs, et c'est ça, et c'est pour cela qu'on disait tout à l'heure qu'il y a un principe de responsabilité, il y a des acquis dans les discussions du conclave, entre guillemets, qui sont des acquis tangibles, qui ne sont pas des acquis qui seraient comme du supplément d'âme, quand on parle de centaines de milliers de gens qui seraient bénéficiaires de dispositifs qui n'existent pas.

Moi, et on le dit très clairement, un accord trouvé entre les partenaires sociaux dans la démocratie sociale et dans le respect, et aujourd'hui, ceux qui sont autour de la table, c'est des organisations syndicales qui représentent près de 60% des salariés et plus de 80% des employeurs, si ces personnes en responsabilité trouvent un accord, cet accord sera nécessairement meilleur qu'un accord qui n'a pas été trouvé avec elles. Voilà là où on en est, mais on ne fait pas comme si le sujet du financement de notre système de retraite n'existait pas. Je crois que c'est dit clairement dans le document.

54:31
Raphaël Glucksmann

Oui, et je vais juste, parce que c'est un sujet vraiment fondamental, c'est notre position sur le conclave, c'est qu'en fait, il faut pouvoir gratter tout ce qu'on peut gratter. Et là, si on a un accord qui dit que des millions de Françaises et de Français pourront être mieux traités grâce à la prise en compte de la pénibilité et qui permet à 200 000 femmes aux carrières hachées de partir plus tôt, eh bien, c'est quelque chose qu'on doit obtenir et qu'on doit prendre. Ensuite, quand il y a des élections nationales, quand il y a des élections nationales, eh bien, nous, nous portons un projet qui abroge la réforme de 2023 et qui dit quoi ?

Et qui dit que nous avons besoin d'une réforme, mais que cette réforme, elle doit, un, se construire de manière transparente et démocratique, et deux, qu'elle doit être juste. Et que donc, l'horizon, finalement, sur la surfocalisation sur l'âge légal, le débat sur l'âge légal comme étant le débat absolu, produit des situations profondément injustes. Parce que, disons, la vérité. Enfin, je veux dire, il y a des gens qui doivent pouvoir partir à 60 ans parce qu'ils ont eu un métier tellement pénible qu'ils sortent cassés avec une espérance de vie réduite.

Et il y en a d'autres, et j'ai beaucoup de respect pour les cadres qui ont des grandes carrières, mais qui pourraient travailler beaucoup plus longtemps et sans partir cassés parce qu'ils partent aussi avec une espérance de vie bien plus longue derrière et des retraites bien plus élevées. et donc faire semblant qu'on n'a pas besoin de réforme des retraites, c'est mentir. On en a besoin, mais on a besoin d'une réforme juste et qui n'impose pas une universalité là où les injustices sociales et les iniquités et les différences de carrière sont si grandes que le traitement doit être complètement différencié.

56:42
Invité

Bonjour, au moment des élections européennes, vous avez un programme commun avec le Parti socialiste et aujourd'hui, vous faites un projet national. Qu'est-ce qui vous différencie donc au niveau national du Parti socialiste ?

56:58
Raphaël Glucksmann

Alors déjà, on travaille de manière quotidienne avec le Parti socialiste au Parlement européen, à l'Assemblée nationale et donc, c'est nos partenaires privilégiés, particuliers, partenaires particuliers. Je ne sais pas qui a la référence de Boomer. Quelle honte ! Mais aux européennes, on a fait exactement la même chose. On a construit un projet pour l'Europe. Les sociétés ont construit leur projet pour l'Europe et ensuite, on a fait fusionner les offres politiques et on a eu un projet commun. Eh bien, là, je sais qu'ils viennent de commencer des discussions sur un projet pour la France. Je ne sais pas si c'est public, mais je fais plein de garde donc, ils ont fait leur première audition, là.

C'est l'alerte GAF, c'est un code à place publique qui fonctionne généralement assez bien avec des musiques au top de la mode. On a des grandes références musicales ici. Partenaires particuliers, la disco, on est à fond, quoi. Et donc, on va aller discuter avec eux de ce qu'on veut faire ensemble pour la France. Et puisque votre question, j'en entends le sous-texte aussi, clairement, nous, ce qu'on dit, c'est qu'on a construit quelque chose ensemble qui a suscité l'enthousiasme, qui a suscité une forme de fierté dans un espace politique chez des citoyennes et des citoyens qui en avaient marre. Ils en avaient marre de perdre.

Ils en avaient marre, ils en ont toujours marre, d'ailleurs, ils en avaient marre de devoir choisir au moment d'aller aux élections entre leur attachement à l'Europe et leur attachement à la solidarité sociale, leur attachement à la démocratie et leur attachement à l'écologie, et que nous, on leur a offert la possibilité de voter, de militer en adéquation avec l'ensemble des principes qu'ils portent et qui structurent leur personnalité politique. Et c'est pour ça que cette campagne a fonctionné et c'est là-dessus qu'il faut construire.

Donc nous, l'offre qu'on fait aux partenaires socialistes, c'est de construire sur ce qu'on a produit ensemble déjà, de ne pas toujours recommencer d'une page blanche en se disant que finalement, eh bien, tout est à refaire. Ben non, tout n'est pas à refaire. On a une base, cette base, il faut l'étendre, eh bien, ça n'échappera à personne que faire 13,8% n'est pas un objectif en soi dans une élection nationale, mais c'est une base pour pouvoir ensuite créer une dynamique politique.

Et donc nous, on produit notre vision, ils produisent la leur, ensuite on discute ensemble et on voit si on peut porter une vision commune et j'en suis profondément convaincu puisque je le répète, on travaille quotidiennement avec eux et franchement, par exemple, moi je peux parler d'expérience, dans la délégation que je co-préside avec Noramé Barrec au Parlement européen, il y a non seulement place publique et le Parti Socialiste, mais il y a autre chose, l'ensemble des courants du Parti Socialiste, ce qui, parfois, est plus problématique que le reste entre place publique et le Parti Socialiste.

Il n'y a pas l'alerte gaffe qui s'est sortie, non, on a un problème de bug, ça doit être les hackers russes encore. Et donc, ça se passe très bien. Pourquoi ça se passe très bien ? C'est parce qu'on a été élus avec une feuille de route claire et donc, en fait, c'est le projet Réveiller l'Europe qui nous tient et chacun dans nos commissions, on s'est dit qu'on allait appliquer ce pour quoi nous avons été élus. On peut perdre parce qu'il peut y avoir des majorités droites extrêmes droites contre nous, mais on ne peut pas ne pas essayer de le faire. Et quand on pose ce cadre-là, ça se passe parfaitement bien.

Et donc, il faut qu'on continue et qu'on pose ce cadre idéologique, culturel, politique pour la France.

1:01:13
Invité

Bonjour, deux questions pour l'humanité. Vous avez parlé de travailleurs spoliés par le contrat fiscal. Qu'est-ce que vous entendez par là et qu'est-ce que vous préconisez pour que les travailleurs soient mieux payés ? Et deuxième chose, vous préconisez une entrée au capital des régions, des entreprises en difficulté et non l'État. Est-ce que ça veut dire qu'il y a une certaine méfiance envers le niveau qu'est l'État ?

1:01:35
Raphaël Glucksmann

Alors, dans le document que vous allez lire, déjà, c'est des chantiers. Donc, on n'a pas des objectifs chiffrés avec des mesures concrètes. Tout ça, on doit le co-construire avec les partenaires de la société civile, avec les syndicats, avec les entreprises. C'est toute l'étape qui vient maintenant. Par contre, des engagements qu'on peut prendre, c'est que d'emblée, on organisera dans tout le pays des conférences salariales pour mettre fin à cette situation dramatique qui est le fait que les travailleurs, en particulier les plus modestes, sont sous-payés dans notre pays par rapport à nos voisins. La deuxième chose, c'est ce rééquilibrage dans la fiscalité qui est nécessaire.

On est aujourd'hui dans une situation

1:02:24
Invité

où,

1:02:25
Raphaël Glucksmann

eh bien, à la fin de votre vie, par rapport aux années 70, on ne remonte pas à Mathieu Zalem, par rapport aux années 70, la part de l'héritage dans votre fortune personnelle est deux fois supérieure à celle qu'elle occupait dans les années 70. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on est en train de devenir une société d'héritier au lieu d'être une société de travailleurs. Et que donc, dans la fiscalité qui existe, qui répartit finalement l'effort un peu schématiquement, 46% sur le travail, 30% sur le capital, 11% sur les retraites et 6% sur l'héritage, eh bien, il y a quelque chose qui oriente vers une société d'héritier ou vers une société de rentier et pas vers une société de travailleurs.

Et donc, on va mettre sur la table la question de ce rééquilibrage fiscal-là. Par ailleurs, on a une augmentation du SMIC qui est posée de 1 600 euros en deux ans et on a différentes pistes qu'il faudra ensuite discuter avec les syndicats, bien sûr, mais aussi avec les entreprises parce que notre principe, c'est assez simple. Moi, je vais vous donner une expérience. j'étais co-rédacteur de la loi sur le devoir de vigilance d'entreprises du point de vue, moi, de la commission des droits humains. Et en fait, dans notre absence de discussion avec les entreprises, qu'est-ce qui s'est produit ?

On a produit une loi qui a un immense progrès pour les droits humains, pour les droits sociaux, pour les droits environnementaux et qui visait à exclure les TPE-PME de son scope en disant on le réserve aux multinationales et aux grandes entreprises. Dans les faits, qu'est-ce qui se passe dans les faits ? Il y a une cascade bureaucratique qui s'opère et en fait, les TPE-PME se retrouvent coincés dans un dispositif que nous, nous n'avions pas pensé pour elles. Ça a permis d'ouvrir une brèche dont se sont emparés l'ensemble des forces et des lobbies qui étaient contre cette loi depuis le début et on a connu une déroute politique sur une loi emblématique pour nous.

Eh bien, je pense que si nous avions parlé de manière beaucoup plus soutenue avec les TPE-PME pour voir ce qui allait se passer parce qu'il y avait des alertes que les grands groupes allaient permettre, enfin, allaient se reposer dans la réponse aux questions qui leur sont posées sur les TPE-PME indirectement, donc touchées par une loi qui ne devait pas les toucher, eh bien, on aurait anticipé cela, on aurait produit une loi qui était inattaquable et aujourd'hui, on aurait encore le devoir de vigilance des entreprises, la loi européenne.

Et donc, c'est pour ça que j'engage vraiment, ce n'est pas forcément une habitude, mais quand on propose des transformations économiques ou des hausses de salaire, d'aller parler avec les PME françaises, d'aller discuter avec les petits patrons et d'aller voir comment on peut faire une transformation qui leur convienne aussi et qui ne les mettent pas ensuite dans une situation intenable. Donc, c'est vraiment la démarche qu'on va faire, mais sur les régions ?

1:05:33
Présentateur

Sur la participation de la puissance publique au capital, donc des entreprises, donc on est évidemment tout à fait en faveur de la participation de l'État dans le capital, je pense à EDF ou à Renault pour prendre des entreprises très différentes où l'État, dans le cas d'EDF, détient la totalité des actions et dans le cas de Renault est le premier actionnaire. Ce qu'on constate aussi, c'est que, et pardon de le dire comme ça vu qu'on est à Paris, mais il y a aussi un moment où, clairement, l'État parisien ne s'intéresse pas aux entreprises qui sont petites vues de Paris, mais qui sont fondamentales vues de Pont-de-Clé ou de l'Occitanie ou de la Normandie.

Moi, j'ai été très marqué par ce qui s'est passé du coup avant Corex. On s'est battus pendant des mois et des mois et des mois avec les élus locaux, avec les syndicats pour que l'usine puisse continuer ses activités. C'est une entreprise de chimie qui participe notamment aux chaînes de sous-traitance pour l'industrie de la défense, qui est un petit sujet stratégique, et l'industrie spatiale aussi, autre petit sujet stratégique qu'on envoie notre dépendance aux États-Unis et à Elon Musk.

Et clairement, moi, dans mes échanges avec le gouvernement français, on a même écrit une lettre au Premier ministre François Bayrou pour demander la nationalisation provisoire de l'entreprise pour essayer de la sauver. Clairement, le gouvernement français a été en dessous de tout. sur ce sujet-là. Et donc, il y a un tout petit bout de l'usine, une quarantaine de salariés qui ont été repris par une entreprise chinoise. Chinoise.

Clairement, si on avait pu vivre déjà dans une France dans laquelle les régions avaient des outils financiers, alors je ne sais pas si Laurent Wauquiez aurait eu le courage politique de faire ça, mais sait-on jamais, en tout cas, ça aurait donné, disons, un nouvel outil pour que la puissance publique puisse préserver les intérêts supérieurs de la nation, y compris, du coup, par la participation des régions, aux capitales et aux entreprises stratégiques.

1:07:21
Invité

Bonjour, Alexandre Payerou de France Télévisions. Première question, d'abord sur le conclave. Vous parlez de l'éventualité d'un accord. S'il n'y a pas d'accord et que le Premier ministre ne remet pas le sujet des retraites au Parlement, est-ce que vous envisagez de censurer le gouvernement de François Payerou ? Deuxième question, sur le programme, il y a beaucoup de mesures, beaucoup de pistes de financement, mais il n'y a pas de chiffre. Est-ce qu'il est chiffré dans votre programme ?

Merci d'abord, petit un, oui, le conclave, je l'ai dit tout à l'heure, je le redis, c'est le produit quand même de la discussion et de la pression mise sur François Payerou par la gauche au moment de l'éventuelle censure sur sa déclaration de politique générale. Donc, ça a une valeur immense. Moi, je reste jusqu'au bout dans la conviction que les partenaires sociaux et notamment le patronat ne doivent pas jouer. Si le conclave aboutit, ça ne sera pas une victoire pour François Payerou parce que certains dans le petit monde politique considèrent qu'on lui ferait un trop gros cadeau, ça ne sera pas ceci, cela ou le reste. Il faut qu'il y ait un accord dans ce conclave.

Ensuite, on aura la discussion collective et on est évidemment pris entre deux situations. Le Premier ministre s'est engagé à ce que le texte sur les retraites revienne devant le Parlement. Il s'est engagé par écrit. Manifestement, la semaine dernière, lors des questions au gouvernement, il a eu une forme d'ictus amnésique sur cet engagement. Ça sera un des éléments évidemment essentiels au prisme duquel on regardera la censure. Mais, et là, je dis quelque chose à titre de principe, quand on dépose une motion de censure, on doit la déposer pour qu'elle soit adoptée.

Si on dépose une motion de censure parce qu'on sait que le RN ne va pas la voter, que donc c'est un coup à blanc, qu'est-ce qu'on fait ? On refait du RN l'arbitre de la situation politique. On s'est battus tous ici pour sortir le RN du centre du jeu il y a un an, quitte quelquefois à serrer les dents par rapport à ce qu'on a fait, ce n'est pas pour le remettre au centre du jeu. Ça ne tranche pas la question.

On aura demain, puisque l'issue du conclave sera sans doute connue une discussion au groupe socialiste et apparenté auquel j'appartiens à l'Assemblée, et on aura aussi à savoir ce que le Premier ministre, s'il y a un relevé de décision du conclave, est prêt, il avait dit cela à reprendre de positif dans ce texte-là. Voilà. C'est ça la ligne de lecture dans un contexte qui, par ailleurs, ne prête pas à prendre avec désinvolture l'idée de se priver de gouvernement pendant plusieurs semaines, dans une période où dans quelques semaines, le président de la République pourra à nouveau dissoudre l'Assemblée nationale. Sur le chiffrage,

1:11:00
Raphaël Glucksmann

j'y arrive. Juste une chose par rapport à ça, quand vous vous plongerez dans notre vision, vous comprendrez que la France, si on épouse notre vision, ne se retrouvera plus dans cette situation-là parce qu'il y aura un vote de confiance pour le gouvernement, qu'il y aura ensuite conséquence de cela à l'Assemblée, conséquence de cela la motion de censure constructive, donc proposer une alternative, ça existe dans la plupart des pays européens, et qu'enfin, on sera dans un système à la proportionnelle où on a des contrats de gouvernement issus des rapports de force produits par les élections. C'est aussi dans la plupart des pays européens.

Donc là, on est dans une situation quand même depuis la dissolution et même voire depuis 2022 qui montre qu'on est dans un moment d'impasse de nos institutions. d'autre part, vous dire que des millions de citoyennes et de citoyens peuvent bénéficier des mesures pénibilitées, que ces 200 000 femmes aux carrières hachées qui peuvent gagner quelque chose à l'issue de ce conclave, ce n'est pas rien et qu'aucune stratégie politique n'effacera ces gains-là. Est-ce que c'est l'issue du conclave, ce sera ce qu'on veut pour les retraites ? Évidemment pas. Là, il y a des élections qui vont trancher ensuite derrière et les retraites seront fondamentales dans ce débat public et électoral.

Mais en attendant, il faut gagner tout ce qu'on peut gagner. Et tous les messages qui sont envoyés en disant de toute façon, on va censurer Bayrou, la vérité, c'est que ça permet au MEDEF ensuite de faire la politique de la chasse-vite en disant « Ah mais nous, pourquoi on ferait des concessions puisque de toute façon, le gouvernement tombera ? » Mais enfin, ce n'est pas digne. Ce qu'il faut, c'est s'occuper de ces gens et faire en sorte que même si là, il n'y a pas une majorité de gauche pour abroger. Même si là, on ne peut pas produire la réforme des retraites ce qu'on veut. En attendant, on fait gagner quelque chose à des gens qui galèrent. Et donc, c'est ça l'enjeu là. Pardon.

Sur le chiffrage. Alors évidemment, déjà, il faut reprendre, ce n'est pas un programme avec des mesures qu'on peut chiffrer. C'est des orientations. on va construire ces mesures et on va les construire en les chiffrant. Mais jusqu'ici, c'est une trajectoire, c'est une vision qu'on pose. On ne va pas, comme il n'y a pas la mesure concrète détaillée, on ne pourra pas la chiffrer. C'est des trajectoires qu'on pose. Et ensuite, on produira des mesures et on les chiffrera. Mais la trajectoire générale, on sait bien qu'on aura un budget contraint. ce n'est pas une foire aux bonnes idées où chacun et franchement, même chez nous, c'est comme ça.

C'est qu'en fait, on a envie de dire chaque chose est une priorité absolue. Et souvent, c'est vrai en plus. Mais vous êtes quand même dans un cadre qui a un budget contraint. Et donc, on a des pistes aussi pour, un, augmenter les recettes en fonction de l'augmentation des investissements qu'on veut faire. Parce qu'il y a des investissements, on sait très bien qu'il faudra les faire. Dans la transition énergétique, on ne pourra pas y échapper. Dans la transition écologique, on ne pourra pas y échapper. Dans la défense, on va devoir faire des investissements. Dans les services publics, il y a des endroits où on devra faire des investissements.

Donc la première chose, c'est comment est-ce qu'on va chercher des recettes supplémentaires ? Les recettes supplémentaires, on peut aller les chercher soit par, par exemple, la taxation des plus hauts patrimoines ou une taxe sur les super profits, en particulier en temps de guerre. On peut aussi aller les chercher en suppression de niches fiscales qui sont vraiment problématiques et qui grèvent le budget de l'État. Et donc ça, on met des pistes. Et par ailleurs, il y a un engagement qu'on prend, c'est que pour tout investissement supplémentaire, on regardera si le système est efficace. Parce que souvent, on a tendance à dire en fait, on va juste mettre des moyens en plus.

Mais moi, je pose juste une question. Pourquoi en Allemagne, avec le même investissement dans l'éduc, les profs sont beaucoup mieux payés ? C'est-à-dire que ce n'est pas qu'une question de moyens, c'est aussi une question d'organisation. Il faudra des moyens supplémentaires, mais les moyens supplémentaires iront avec une réorganisation de ce qui peut être réorganisé. Et par ailleurs, l'organisation territoriale qu'on propose, c'est une organisation qui permettra d'économiser de l'argent en fait, de mettre fin à un millefeuille organisationnel. Et dernier point, il y a certaines dépenses qui sont des investissements.

Par exemple, sur le système de santé, développer une véritable politique de prévention qui jusqu'ici n'existe pas. Il y a des politiques de prévention, mais en faire le cœur même de notre rapport à notre système de santé permettra justement de rendre le système de santé soutenable. De la même manière quand les Finlandais ont lancé le programme Logement d'abord. Et nous, on a vraiment étudié ça. Logement d'abord, donc, qui fournit un logement pérenne au sans-abri. De quoi nous sommes-nous rendus compte ? c'est que l'investissement de base que cela représentait a permis d'économiser de l'argent à la collectivité.

Parce que, avec la vie dans la rue, il y avait les frais d'hébergement d'urgence qui sont dantesques, les frais d'hospitalisation qui sont dantesques et souvent, bien trop souvent, les frais de justice qui sont aussi dantesques. Et que donc, certains investissements permettent de réaliser des économies. Quand on investit dans la solidarité, parfois, eh bien, on sauve de l'argent et c'est l'attitude rationnelle, économiquement et budgétairement parlant. Donc, on continuera à travailler pour produire un chiffrage extrêmement précis. Nous, on veut une trajectoire qui est la réduction des déficits et la réduction aussi du service de la dette, du coup. Et on s'y tiendra.

Mais ça n'empêchera pas des investissements dans les secteurs stratégiques et clés dont on a fondamentalement besoin pour éviter la chute du pays.

1:17:20
Invité

Dans la question pour le journal du Monde. Bonjour. Bonjour. Sandrine Cassini du Monde. Votre compagne va présenter le journal de 20 heures. Vous dites que vous voulez redynamiser la démocratie. Ne craignez-vous pas les conflits d'intérêts ou au moins de nourrir le populisme à un moment où la défiance envers le politique, même envers les journalistes d'ailleurs, est assez forte ? Voilà, vous nous dites toujours l'ULTL, moi, c'est moi. Mais quand même, du point de vue du citoyen, n'est-ce pas un sujet qu'en pensez-vous ? Merci.

1:17:55
Raphaël Glucksmann

Merci beaucoup pour cette question. C'est exactement celle que vous avez envoyée, c'est très gentil. Non, non, mais je me demandais si quelqu'un allait la poser. Déjà, permisez-moi de vous dire à titre individuel à quel point ça me fait plaisir pour elle. et la deuxième chose, c'est que oui, elle, c'est elle et moi, c'est moi. Et on est en 2025 et je ne me voyais absolument pas discuter avec elle du fait qu'elle devrait ne pas faire quelque chose d'aussi important pour sa carrière parce que nous, nous sommes engagés dans un processus politique. Donc, les choses sont posées, transparentes, très claires. On verra ce sur quoi notre travail débouche.

Mais en cas de candidature à une élection nationale à venir, eh bien, effectivement, le sujet se posera et il sera tranché de manière totalement transparente et qui évitera toute forme de conflit d'intérêts. Maintenant, là, je ne suis pas candidat devant vous. Ah, ben alors, je vais vous dire une chose. Non, mais je vais vous dire pourquoi vous êtes là. Oui, mais moi, ce que je vais vous dire, c'est qu'en fait, je peux vous répondre à la question pourquoi vous êtes là si vous n'avez pas cette réponse. Vous êtes là parce qu'en fait, c'est le point fondamental de la politique que de poser une vision.

et que c'est trop rarement fait et que cette vision, ensuite, elle se transforme en projet, que ce projet, il se transforme en dynamique et que nous, ce qu'on veut, c'est qu'il y ait une dynamique qui représente nos idées aux prochaines élections nationales. D'accord ? Et on va poser la stratégie pour le faire. Mais jusqu'ici, il n'y a pas de candidature, parce que si vous ne faites pas tout ce qui précède, de toute façon, la question, elle ne se posera même pas.

moi, ce qui m'intéresse, c'est une chose simple, c'est qu'on arrête de se faire marcher dessus, que la gauche pro-européenne, démocrate, viscéralement démocrate, arrête de se faire marcher dessus et de foutre ses principes dans la poche. Donc, maintenant, on va construire ce pôle-là et ensuite, on verra. Et au moment où on verra, eh bien là, la question sera tranchée et il n'y aura pas de conflit d'intérêts. Et je vous rappelle que dans le passé, c'est arrivé à de nombreuses reprises et d'ailleurs, un des progrès qui existe aujourd'hui, c'est que désormais, ce soit transparent, public, alors qu'avant, ça existait de manière cachée, secrète et honteuse. Donc, elle, c'est elle, moi, c'est moi.

Je suis très content pour elle. On est en 2025, elle pense par elle-même et elle ne va absolument pas nécessairement avoir les mêmes idées que moi en plus et malheureusement pour moi. Mais au moment où il y a une candidature quelconque à une élection quelconque, eh bien, on l'a déjà fait dans le passé, on reproduira exactement la même chose et je suis sûr que vous êtes très heureux aussi pour elle. Je fais. De toute façon, par respect pour les électrices et les électeurs, quand il y a des différentes visions du monde, il faut qu'elles soient représentées, en particulier dans une élection qui fait que, de toute façon, il y a une incarnation qui porte un projet.

Donc, en fait, aux élections présidentielles, je veux dire, de toute façon, la question ne se posera même pas parce que vous ne pouvez pas faire une sorte de synthèse molle entre des visions du monde antithétique et ensuite expliquer que vous allez changer le monde. Ce n'est pas vrai. Mais parce que je suis convaincu que sur la base de ce qu'on a déjà fait ensemble, eh bien, on créera une dynamique ensemble qui nous permettra de nous affirmer comme étant le pôle dominant sur cet espace politique. Et vraiment, non mais vraiment,

1:24:01
Locuteur

c'est pour ça que c'est important et que c'est important que le monde soit là. Non, mais pourquoi être là ? Parce que

1:24:13
Raphaël Glucksmann

de ne pas faire ce qu'on a fait là. C'est comme ça. C'est aussi simple. Donc, le problème, finalement, ça compte compte que le problème, c'est soi. Eh bien, on change la manière d'agir. Et c'est comme ça qu'on va posséder. On sera obsédé par personne d'autre que ce qu'on veut proposer et par la rencontre qui sera la nôtre avec les citoyennes et les citoyens français. et comme ça, on créera une dynamique qui nous permettra non pas de fixer des linouges, mais d'avoir un cadre qui marche et donc d'arriver d'emmener les autres dans cette aventure collective. Vous parlez d'une société

1:26:02
Présentateur

du prendre soin. Ça rappelle beaucoup ce que Martin Aubry disait sur la société de Caire-Jeanis. Est-ce que vous êtes une réincarnation de Martin Aubry ?

1:26:09
Raphaël Glucksmann

Alors, franchement, je ne suis pas une réincarnation de Martin Aubry, même si j'admire totalement Martin Aubry. On est l'incarnation de nous-mêmes et pas des réincarnations. On s'inscrit, certes, dans une filiation, franchement, dans la filiation de Jaurès, de Blum, de Mendes France et Martin Aubry fait partie de cette filiation et donc nous, ce qu'on dit, c'est qu'on a besoin d'une société, d'une république qui prend soin des Françaises et des Français qui les protègent. C'est un des axes forts du document, de la vision qu'on propose. Les autres axes, c'est cette puissance écologique qui sera ce qui permet à la France de redevenir une grande puissance capable d'agir sur le monde.

C'est le lien entre la démocratie et le travail, le fait que le travail doit payer à nouveau, que les classes moyennes dans notre pays doivent pouvoir améliorer leurs conditions de vie par le travail et c'est cela qui permettra de sauver la démocratie contre la vague populiste, pas simplement des « no pas saran » répétés à nos éamnes.

1:27:00
Présentateur

Aujourd'hui, dans les sujets de l'occupation des Français, il y a une démocratie, la sécurité,

1:27:04
Locuteur

le rédagnant. Vous présentez tout.

1:27:08
Raphaël Glucksmann

Mais nous, ça fait depuis octobre 2024 qu'on a dit qu'on allait prendre neuf mois. Ah, pardon. C'est vous, je regarde ça ? Oui, mais en même temps, il y en a plein, là. Vous n'avez pas

1:27:24
Locuteur

ce que vous regardez, ma question.

1:27:25
Raphaël Glucksmann

OK. Nous, ça fait depuis octobre 2024 qu'on a annoncé qu'en juin, nous allions préparer et présenter une vision pour notre pays. Parce qu'on pense que c'est ça, le cœur de la politique. Plus que les stratégies à douze bandes, le cœur de la politique, c'est de dire qui vous êtes, ce que vous voulez, et ensuite d'aller le discuter avec les Françaises et les Français. C'est ce qu'on a fait ce matin. Maintenant, on va engager une grande discussion avec les corps intermédiaires, les syndicats, les petits patrons, partout dans le pays, les agriculteurs, les pêcheurs, pour pouvoir faire quoi ? Pour pouvoir décliner cette vision en programme. Et c'est ça, respecter les gens.

C'est de dire nous, nous sommes ça et nous pensons ça. Et maintenant, on va aller discuter ensemble, dialoguer ensemble et façonner un projet collectif. Est-ce que c'est de manière de... Je suis dédé, il faut que j'aille, c'était un deal qu'on avait. Je suis dédé,

1:28:12
Locuteur

il faut que j'aille, c'était un deal qu'on avait.

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