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Discours / meetingyoutube.com· 4 juin 2024 14 minAutoproduitActualité / polémiqueSantéSolidarités & familleJusticeEurope & international

Blandine, du NPA R et membre du collectif soignantes pour Gaza - Intervention à Gennevilliers

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:10Fait
    « c'est une politique qu'ils ont mené c'est le gouvernement par l'intermédiaire de la presse qui a imposé cette amalgame dégueulasse et en fait c'est une véritable campagne de diffamation de la part du gouvernement »
  • 2:50Fait
    « le gouvernement il a même été jusqu'à organiser une manif avec avec l'extrême droite soi-disant contre l'antisémitisme juste pour faire taire la mobilisation en soutien à la Palestine »
  • 4:00Fait
    « ça c'est un truc dont il a fallu convaincre les collègues quand même on a eu plusieurs choses avec lesquelles il a fallu les convaincre bon alors déjà un première chose c'est pas une guerre de religion alors c'est vrai que si elle est elle est présentée comme ça mais c'est parce qu'en fait ça les arrange c'est pour faire oublier que c'est une guerre pour le frque pour le contrôle de la région et de son pétrole quand même il faut le dire hein »
  • 4:39Fait
    « c'est eux les antisémite quand même et franchement il y a qu'à voir avec leur marche de avec l'extrême droite là d'ailleurs là et puis là en ce moment les étudiants qui sont réprimés pour leur mobilisation pour la Palestine »
  • 5:20Fait
    « nous on se bat contre tous les racismes y compris l'antisémitisme et on refuse que le soutien au peuple palestinien il soit assimilé au Hamas et à ses méthodes qui sont celles d'une organisation réactionnaire »
  • 6:03Fait
    « le racisme c'est l'idéologie des maîtres ce n'est pas à moi ni à aucun travailleur qui se bat pour mieux vivre de démontrer son non racisme »
  • 7:33Fait
    « pendant qu'on débattait sur le terme est-ce que c'est un bon terme ou pas il y avait quand même 10 personnes qui mouraient quand même à Gaza le temps du débat quand même quoi »
  • 9:02Fait
    « ce qui se passe dans les parlements les cours internationales dans la presse c'est uniquement parce qu'il y a des gens il y a des vrais gens qui se sont fait dans ch en qui se sont fait entendre dans la rue qui ont cherché à convaincre un par un leurs collègues leur collègues de fac voilà et qui se sont organisés pour que ça change »
  • 10:27Fait
    « même les campus américains sont depuis que les campus américains sont occupés alors même Biden là il est un peu obligé quand même d'en rabattre il a expliqué il y a quelques jour qu'il avait entendu le pauvre qu'on l'appelait génocide Jo et que bah quand même c'était pas très très sympa »
  • 11:09Promesse
    « on ne pourra compter que sur nous-même pour changer les choses les travailleurs il doivent prendre leurs affaires en main »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

euh bon déjà merci pour l'invitation c'est vrai que ça fait vraiment plaisir de voir tout ce monde ce soir donc moi c'est Blandine donc je travaille à l'hôpital à à Paris donc je suis militante onpa et en fait donc j'ai contribué en fait à fonder ce collectif des soignants pour Gaza donc avec lequel on se mobilise en fait depuis octobre contre le massacre en Palestine en fait alors pour vous raconter un peu l'expérience en fait de ce collectif en fait donc qui s'est créé dans les services dans les serv des hôpitaux des hôpitaux parisiens alors pourquoi on l'a créé déjà parce qu'en fait on était vraiment nombreux en fait et plusieurs à être révoltés par cette horreur qui qu'on voyait bah tous enfin qu'on a tous vu hein les hôpitaux qui étaient bombardés nous nos collègues soignant de là-bas qui étaaiit mort par centaines alors parfois pour ne pas abandonner abandonner leurs patients quand même les les femmes qui accouchaient par centaine sans rien sans eau sans sans analgésique pas d'anesthésie pour les césariennes pas pas d'électricité pour les incubateurs pas de médicaments enfin moi j'en passe vous voyez un peu le truc quoi et en fait c'est vrai qu'on était nombreux pour qui bah ça prenait au trip en fait voilà ce truccl et bah du coup la création du collectif elle est venue d'un constat c'est qu'on était nombreux à être révolté mais on était surtout très isolé en fait il y avait un vrai décalage entre ce que nous on ressentait le d'un côté cette colère qu'on avait et de l'autre ben quand on revenait au TF donc on a et dans les services ben en fait où il y avait vraiment un silence un silence de mort c'était vraiment il y avait une omerta enfin je pense que c'est vraiment le terme donc on allait en manifestation et puis bah quand on revenait au travail le lundi bah il y avait rien il y avait des collègues qui baissaient la tête et qui surtout bah en fait n'osaient pas en parler par peur d'être taxer d'antisémitisme parce que c'était déjà la discussion quand même à l'époque et ça faut quand même le dire c'était pas un hasard c'est une politique qu'ils ont mené c'est le gouvernement par l'intermédiaire de la presse qui a imposé cette amalgame dégueulasse et en fait c'est une véritable campagne de diffamation de la part du gouvernement en gros tu t'opposes à une guerre à la politique coloniale de l'État d'Israël tu es antisémite c'était ça le message et c'est vrai que B on va pas se mentir on s'est fait surprendre au début c'était une vraie claque il y avait toutes les manifes qui étaient interdites d'ailleurs heureusement que le NPA était là pour les imposer l'omerta total dans les services les collègues qui s'engueulent parce que les médias veulent leur faire croire que tout soutient à Gaza bah c'est forcément pro Hamas hein je peux vous dire que j assisté à des angueulades comme ça et donc du coup tous les collègues juifs étaient forcément pro netanahou enfin bref une vraie chape de plomb quand même à ce moment-là euh alors quand même pour la petite pour le petit souvenir hein quand même le gouvernement il a même été jusqu'à organiser une manif avec avec l'extrême droite soi-disant contre l'antisémitisme juste pour faire taire la mobilisation en soutien à la Palestine alors préférer manifester avec des nazis contre l'antisémitisme plutôt que de laisser le soutien s'exprimer à la Palestine je pense qu'il fallait quand même l'inventer cellel et en fait malgré tout ça on a tenu bon on a continué à affirmer que non dénoncer la politique de l'État colonial d'Israël c'est juste dénoncer c'est simplement dénoncer la politique coloniale de l'État d'Israël point c'est tout et se révolter contre ça c'est pas de l'antisémitisme c'est c'est normal c'est même en fait moi je pense que c'est même quelque chose qui est vital en fait est-ce que enfin la question c'est est-ce que les manifestation les manifestants Juifs aux États-Unis c'est des antisémites est-ce que l'ONU qui dit que Gaza est en train de devenir un cimetière d'enfants c'est des antisémites et ben nous on affirme que non ce n'est pas le cas

3:59
Non speech

[Applaudissements]

4:00
Locuteur

alors ça c'est un truc dont il a fallu convaincre les collègues quand même on a eu plusieurs choses avec lesquelles il a fallu les convaincre bon alors déjà un première chose c'est pas une guerre de religion alors c'est vrai que si elle est elle est présentée comme ça mais c'est parce qu'en fait ça les arrange c'est pour faire oublier que c'est une guerre pour le frque pour le contrôle de la région et de son pétrole quand même il faut le dire hein et si ils essayent de nous diviser de nous diffamer de nous attaquer et c'est parce qu'en fait la mobilisation c'est ils en ont peur en fait parce que c'est ils ont peur d'une d'une mobilisation qui pourrait gagner et il y a un truc aussi qu'il a fallu convaincre les collègues c'est qu'en fait c'est eux les antisémite quand même et franchement il y a qu'à voir avec leur marche de avec l'extrême droite là d'ailleurs là et puis là en ce moment les étudiants qui sont réprimés pour leur mobilisation pour la Palestine copéia nous en parlera euh très bien et bon qui laisse par contre il les répriment eux par contre les néonazis là son manifesté dimanche dernier alors eux ça va tranquille pas de problème et moi je trouve qu'il y a un truc qui est vraiment antisémite aussi quand même de dire c'est de dire que tous les juifs ils seraient derrière netaniaou c'est quand même un truc inacceptable en fait alors que en plus quand même l'histoire c'est qu'il y a quand même des manifestations monstres en Israël en ce moment naniao il peut pas sortir de chez lui quand même en ce moment donc voilà et nous on se bat contre tous les racismes y compris l'antisémitisme et on refuse que le soutien au peuple palestinien il soit assimilé au Hamas et à ses méthodes qui sont celles d'une organisation réactionnaire de même qu'on refuse d'assimiler l'État d'Israël et sa politique coloniale aux Juifs du monde entier le racisme en fait l'antisémitisme ça c'est leur arme à eux aux États au patrons et en fait moi toute cette histoire elle m'a fait penser à une à en 2009 il y avait une camarade révolutionnaire qui s'appelait gisline Joakim Arnaud qui venait en fait je sais pas si vous vous souvenez il y a eu une grève générale en Guadeloupe et en en Martinique et donc en fait cette camarade elle avait été poursuivie pour racisme antiblanc blan ça ça euh parce qu'elle dénonçait donc les béquers c'est les patrons les patrons de là-bas et alors en fait elle s'était défendu toute seule he quand même à la à la barre et elle avait dit un truc moi qui m'avait vachement frappé c'était le racisme c'est l'idéologie des maîtres ce n'est pas à moi ni à aucun travailleur qui se bat pour mieux vivre de démontrer son non racisme et c'est c'est à ça qu'il a servi en fait notre collectif des soignants pour Gaza face à cette campagne de disation à ces tentativ de division du gouvernement bah c'était de se donner la force ensemble d'affirmer haut et fort que ce n'est pas à nous de nous justifier qu'on est légitime et qu'on nous fera pas taire parce qu'au fond c'est ça qui joue là en fait c'est ça l'objectif c'est quand même de nous faire taire et nous faire taire sur ça c'est nous faire taire aussi sur tout le reste faut quand même le dire bon bah c'est

6:52
Non speech

[Applaudissements]

6:55
Locuteur

raté bon la bonne nouvelle c'est que c'est quand même un peu raté par qu'on l'a quand même ouvert après tous les samedis à chaque fois avec des collègues nouveaux et derrière notre banderôle d'ailleurs souvent très souvent avec le NPA euh puis c'est visiblement parti pour continuer quand même euh alors après il y avait aussi d'autres obstacles avec la à la mobilisation quand même qu'on a essayé de dépasser avec le collectif alors déjà dans les syndicats c'était quand même vraiment pas gagné euh il y en avait beaucoup hein parmi nos camarades notamment de mon syndicat qui qui étaiit prêt à se faire la le relais de la campagne du gouvernement ou pour s'inchurger parce qu'on parlait de génocide et pendant qu'on débattait sur le terme est-ce que c'est un bon terme ou pas il y avait quand même 10 personnes qui mouraient quand même à Gaza le temps du débat quand même quoi bon pareil sur le débat est-ce que Israël a fait un usage proportionné de la force ou pas enfin voilà c'est même pareil 20 morts pendant ce pendant ce débat là alors en fait ça a été une vraie bagarre pour que le syndicat il prenne dans le syndicat il y a aussi une prise de position contre le massacre et parce que les mots il suffissent pas toujours aussi en fait le collectif il a servi à ça en fait à montrer un exemple en disant il est insupportable qu'en tant que travailleur travailleuse de l'hôpital on on ne montre pas notre solidarité avec Gaza euh qu'on fasse pas entendre notre rage quand même vis-à-vis de de ce carnage et parce que oui en fait c'est en tant que travailleur et travailleuse nous avons des intérêts opposés à notre gouvernement qui soit ici ou là-bas et que nous pouvons exprimer notre solidarité avec nos collègues et le peuple Gazaoui tout entier la frontière c'est pas entre eux et nous c'est pas entre les Français et les étrangers c'est pas entre ceux qui ont des papiers ou pas c'est entre nous tous d'un côté et les dirigeants de ce monde et eux d'ailleurs c'est la guerre c'est la guerre permanente le profilexplloitation la planète renté ravagé pardon je pense qu'on pourrait citer de nombreux exemples et bien nous en fait ce qu'on dit c'est qu'en fait ça suffit qu'il a un autre monde qui est possible et que seul c'est la seule option quoi qu'un seul un autre monde est possible d'ailleurs parce que celui-là il pourra pas durer éternellement il pourra pas durer très longtemps il est déjà invivable pour toute une partie du globe quand même quoi et c'est et c'est pour ça qu'il faut lutter c'est et ça c'était le dernier obstacle dans la dans la mobilisation c'est alors franchement on en a eu plein des discussions dans les service dans les manifes sur les boules whatspp manifester ça sert à rien faire greffe ça sert à rien diffuser des tracks pour convaincre des collègues ça sert à rien il faut patiemment attendre une résolution de l'ONU de la Cour de justice internationale bon alors là je peux vous raconter que l'Afrique du Sud j'en ai entendu parler ou un discours parlementaire de l'Assemblée nationale non en fait nous ce qu'on disait c'est la mobilisation internationale c'est ça qui compte et je dirais même plus en fait il y a que ça qui compte oui oui oui hein je pèse mes mots he parce que ce qui se passe dans les parlements les cours internationales dans la presse c'est uniquement parce qu'il y a des gens il y a des vrais gens qui se sont fait dans ch en qui se sont fait entendre dans la rue qui ont cherché à convaincre un par un leurs collègues leur collègues de fac voilà et qui se sont organisés pour que ça change et c'est là qu'elle est la force c'est pas ailleurs alors d'ailleurs un exemple quand même qui est récent et qui montre bien ce truc c'est que même les campus américains sont depuis que les campus américains sont occupés alors même Biden là il est un peu obligé quand même d'en rabattre il a expliqué il y a quelques jour qu'il avait entendu le pauvre qu'on l'appelait génocide Jo et que bah quand même c'était pas très très sympa c'était pas très sympa parce que du coup voilà quand même il avait quand même accepté de suspendre la dernière livraison d'armes à Israël alors moi je pense que évidemment il reste l'allié principal de ce génocide mais ce qui est significatif c'est qu'il a carrément été obligé de se justifier et d'ailleurs auxtat si aux États-Unis comme ici il réprime aussi durement les étudiants et qu'il les dénigre partout dans les médias c'est justement parce qu'ils ont peur en fait que cette mobilisation elle prenne de l'ampleur et qu'elle contamine le monde du travail moi j'ai envie de dire on relève le défi et on y va et et c'est pour ça et je terminerai je terminerai là-dessus qu'on veut exprimer avec une liste aux Européennes avec C c'est ça qu'on veut exprimer avec sur la liste aux Européennes avec Selma et G si vous voulez l'exprimer avec nous en votant pas de problème en fait c'est que on ne pourra compter que sur nous-même pour changer les choses les travailleurs il doivent prendre leurs affaires en main et sur cette question là mais d'ailleurs sur en fait toutes les autres alors ça il y a il y a personne qui le dit de la gauche au syndicat d'ailleurs alors en passant par nos patrons surtout pas bon et je parle même pas de la droite et de son mépris affiché pour nous pour vous donner une idée moi mon patron à moi c'est l'hôpital il s'appelle l'hôpital public et donc dans l'hôpital public vous avez des des directeurs qui sont soi-disant compétents pour gérer alors on nous répète à longueur de journée à nous ben ouais qu'il faut qu'on laisse la politique l'organisation du travail la gestion de la société aux gens qui sont compétents pour cela euh comme si nous d'ailleurs on était pas compétent comme si nous on savait pas on savait pas gérer en fait quoi alors vous avez à gauche par exemple vous avez un Mélenchon qui disait bah votez pour moi ça économisera des kilomètres de manif sous-entendu bah en fait je vais bien gérer les choses à votre place les directions syndicales elles ce qu'elles disent aux collègues c'est laissez-moi aller discuter avec le patron j'ai l'habitude et voilà et tous les jours en fait on nous explique qu'il faut qu'on parle à notre place parce qu'on on serait pas capable de le de le faire et c'est sûr que ça peut paraître facile et rassurant mais les choses elles prendront elles ne changeront que quand on prendra notre affaire en main et je terminerai là-dessus le collectif il a aussi permis permis ça en fait de relever la tête en général parce que en se battant à la fin de la guerre contre pour enfin pour que la guerre elle se termine et pour pour la fin de la colonisation là-bas mais en fait on a mis aussi plein d'autres questions sur sur la table et c'est vrai qu'il y avait un il y a un vrai sentiment de de libération parce que faut quand même pas se mentir nous les soignant quand même depuis le covid on est un peu les bonnes poires quand même on est un peu les invisibles les acharnés ceux de la première ligne avec beaucoup d'autres bon on n'est pas les seuls hein les postiers ils pourront en parler aussi euh en fait on est ceux qui font tourner la société mais qui n'ont jamais leur voix au chapitre et là en fait tout ensemble dans le cortège où en allant s'adresser à d'autres hôpitaux bah c'est vrai qu'on a on a montré notre force on a montré qu'on avait pas pas envie de se laisser faire et qu'on se laisserait pas qu'on se laisserait pas diviser et estce que permet le collectif mais je pense comme bien d'autres he d'ailleurs c'est que ça permet de devenir conscient de cette force à notre petite échelle et de l'organiser et les liens qui se tissent dans ce combat bah en fait ils sont pas prêts de se défaire euh je vais vous donner un exemple bon bah là on est quelquesunes avec des anciennes du collectif à là à se mobiliser sur la pitié contre les réorganisations du du temps de travail donc hier on a fait une petite manive dans l'hôpital qui a été très visible je peux vous dire et c'est vrai que c'est lien bah du coup ils nous rendent ils nous rendent plus fort bravo