CENSURER LES RESEAUX SOCIAUX : TOUT SUR L'INQUIETANT PROJET DE MACRON FACE AUX "ÉMEUTES"
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les plateformes et les réseaux sociaux jouent un rôle considérable dans les mouvements des derniers jours nous avons vu sur plusieurs d'entre elles snapchat Tik Tok et plusieurs autres à la fois l'organisation de rassemblement violent se faire mais une forme de mimétisme de la violence [Musique] l'annonce de d'Emmanuel Macron de vouloir censurer les réseaux sociaux mais finalement pas très surprenantes de sa part puisque depuis son premier mandat il a une politique très autoritaire très liberticide les libertés individuelles la liberté fondamentale ont été très mal menées pendant ces son premier mandat et aujourd'hui encore et donc finalement cette volonté de censure des réseaux sociaux elle n'est pas surprenante il y a eu déjà plusieurs tentatives en prenant l'excuse de la haine en ligne en prenant l'excuse du terrorisme aujourd'hui c'est l'excuse des violences urbaines demain ça sera une autre excuse finalement cette cette manière de faire cette manière de concevoir l'ordre et de concevoir la politique de la part d'Emmanuel Macron n'est pas du tout surprenante dans la classe politique la question de l'anonyme en ligne a toujours été un élément de débat la droite a très régulièrement souhaité la fin de l'anonymie en ligne Emmanuel Macron dans cette logique là a également exprimer à plusieurs reprises son souhait de vouloir limiter l'anon sur internet sur les réseaux sociaux finalement cette attaque contre les réseaux sociaux ces réseaux sociaux qui sont vus comme un danger pour le pouvoir n'est pas surprenant elle s'inscrit dans cette ligne droite de la droite française justement et elle ne nous surprend absolument pas aujourd'hui il n'existe pas de cadre légal pour censurer les réseaux sociaux de manière aussi large que voudrait le faire Emmanuel Macron il est possible en droit de censurer certains contenus dès le début du millénaire le gouvernement Sarkozy avait réfléchi à une censure administrative des sites pédaux pornographiques soit Hollande ça a été étendu à la question des sites à terroristes et donc il est possible aujourd'hui de faire retirer administrativement c'est à dire sans l'utilisation sans le passage devant un juge certains contenus mais il n'est pas possible en revanche de censurer toute une plateforme de censurer tout un réseau social c'est un une échelle nouvelle que voudrait faire Emmanuel Macron qui est assez inquiétante évidemment puisque elle s'inscrit dans ligne droite de contrôle absolument violent des plateformes par l'État et c'est quelque chose qui n'est pas nouveau qui est la conséquence directe de décennies à vouloir supprimer du contenu sur Internet sous Emmanuel Macron on a eu la proposition de loi de Laetitia avia qui voulait lutter contre la haine en ligne et qui s'est faite censurer par le Conseil constitutionnel mais aujourd'hui on a aussi un règlement européen de lutte contre les contenus à caractère terroristes qui permet de retirer certains contenus à caractère terroriste et d'enjoindre aux plateformes de mettre tout en oeuvre pour que ces contenus ne réapparaissent pas c'est suppression administrative sans passer par un juge sont ponctuel sur certains contenus pour certaines utilisations même si la question terroriste a été très largement dévoyée ces dernières années mais il n'est pas possible de couper par exemple tout twitter.com tout facebook.com ça le droit ne lit autorise pas il y a une des règles nouvelles européennes en matière de régulation des plateformes qui imposent à ces plateformes certaines obligations de transparence certaines obligations relatives à leurs algorithmes avec la menace derrière d'un bannissement dans toute l'Union européenne de ces plateformes mais on n'est pas du tout dans le cas de figure que voudrait Emmanuel Macron ou là parce qu'un événement social le justifierait on pourrait supprimer censurer tout un site aujourd'hui rien dans la loi ne lit autorise en revanche on a un projet de loi qui est en cours de discussion qui vise à sécuriser et réguler l'espace numérique présenté par Jean-Noël Parrot pour l'instant ce projet de loi qui est en cours de discussion ne prévoit pas la censure pour des questions de mouvement sociaux des réseaux sociaux mais on voit déjà la tentation de la part du législateur puisque on a vu un amendement de d'un des corps rapporteurs de ce texte qui voulait justement autoriser la censure de toute une plateforme de réseaux sociaux en cas d'émeutes donc ce texte pourrait éventuellement devenir le véhicule législatif pour permettre au gouvernement de couper toute une plateforme tout un réseau social avec les émeutes ces derniers jours c'est poser la question de retrait de contenu qui ne rentre dans aucune case de la loi qui autoriserait à l'administration la police en pratique a demandé par une injonction le retrait de ses contenus parce que ce ne sont pas des contenus terroristes ce ne sont pas des contenus pélope pornographiques et donc il n'est pas possible également pour l'État dans juin de les plateformes de retirer des contenus relatifs aux émeutes on a vu ces derniers jours Emmanuel Macron est le gouvernement borne vouloir discuter avec certaines plateformes spécifiques pour les inciter à retirer ou à limiter la viralité de certains contenus en utilisant les conditions générales d'utilisation de ces plateformes parce que ces plateformes ces réseaux sociaux qui sont des entités privées ont un contrat entre chaque utilisateur et utilisatrice et la plateforme qui permet de modérer comme le souhaite la plateforme les contenus par exemple dans sur Facebook les contenus relatifs à la nudité sont globalement interdits ça n'est pas la loi qui permet à Facebook de faire ça mais c'est simplement les conditions générales d'utilisation de la plateforme et donc on a vu le gouvernement ces derniers jours inciter les plateformes à utiliser à faire jouer leurs conditions générales d'utilisation donc le contrat entre les internautes et la plateforme pour retirer des contenus que la loi ne permettrait pas de retirer on a le sentiment parfois que certains d'entre eux vivent dans la rue les jeux vidéo qui les ont intoxiqués ce qui est aussi intéressant de remarquer de souligner c'est que Emmanuel Macron a assez rapidement trouvé un bouc émissaire aux violences récentes sans remettre en cause sa politique il a trouvé le l'excuse des jeux vidéo qui créeraient une violence c'est un discours qu'on voit dans la classe politique depuis plusieurs années les jeux vidéo sont régulièrement accusés d'être à l'origine de cette violence toutes les études sur le sujet montrent que c'est faux montrent que les raisons sont à aller chercher mais c'est une manière pour Emmanuel Macron mais comme l'a fait la droite depuis des années de se défausser sur un bouc émissaire ici les jeux vidéo sont vraiment un bouc émissaire sans aucune réalité derrière ni sociale ni économique la violence et aller chercher du côté d'un malaise d'une partie de la population d'une du fait que certaines personnes sont laissées de côté en marge de la République et elle n'est absolument pas aller chercher du côté des jeux vidéo la violence actuelle de la part de certaines populations qui sont mises à la marge de la République qui sont abandonnés elle n'est pas allée chercher du côté soit des réseaux sociaux soit des jeux vidéo il y a vraiment la nécessité d'avoir un gouvernement qui s'intéresse à ces questions qui prend réellement l'ampleur de ce sujet ce qui aujourd'hui n'est malheureusement pas encore le cas
Emmanuel Macron