Crise de l'énergie en Europe : Bruno Le Maire, invité d'Adrien Gindre sur LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] bonjour Bruno Le Maire bonjour Adrien merci vague accepter notre invitation un petit mot rapide de la Grande-Bretagne du Royaume-Uni le nouveau roi a été proclamé officiellement ce week-end certains s'inquiètent sur sa capacité à maintenir la stabilité du pays on entend aussi stabilité économique est-ce que c'est une crainte que vous partagez un spécialiste de la souveraineté britannique ce que je peux vous dire pour l'avoir rencontré à plusieurs reprises c'est que le futur roi une personnalité d'abord qui parle bien le français ce qui est important et qui a des convictions qu'il a montré au cours des dernières années très fortes sur l'environnement sur évidemment son pays président de la République lui a souhaité le meilleur pour la suite je fais de même les britanniques sont comme nous confrontés à des hausses des prix de l'énergie on va revenir en France vous avez déjà annoncé que le bouclier tarifaire à l'aide prolongé mais pas tout à fait à l'identique pas sous la forme qu'on les connaît actuellement est-ce que vous savez déjà quels seront les hausses et à quelle date auquel les Français doivent se préparer alors je sais les propositions que j'ai faites à la première ministre et au président de la République mais c'est eux qui trancheront je pense que ce qui est important pour nos compatriotes c'est qu'ils comprennent bien qu'elle sera notre stratégie en 2023 celle que nous poursuivons depuis maintenant plus d'un an face à cette flambée des prix de l'énergie ces trois choses d'abord le maintien d'un bouclier qui protège tous les Français s'il n'y avait pas ce bouclier tarifaire et bien au 1er janvier 2023 vous auriez une augmentation du prix de l'électricité de 120 euros par mois par ménage et de 180 euros pour les prix du gaz ce serait insupportable ce sont des augmentations qui sont insupportuner à pallier dans ces promotions mais il y aura des augmentations pour tous nos compatriotes sans exception pour amortir le choc comme nous le faisons depuis maintenant plus d'un an deuxième volet de cette politique il faut bien passer quand même un certain nombre de hausses même si elles sont contenues quand vous avez un prix de l'électricité ou du gaz qui prend 110 150% en quelques mois il serait complètement irresponsable de faire peser la charge de ces augmentations uniquement sur le budget d'État donc il faut que nos compatriotes absorbent une petite part de cette housse je le dis ce sera une petite part ce sera une hausse contenue raisonnable mais par rapport à des chiffres que je viens de donner qui sont spectaculaires il y aura quand même au 1er janvier 2023 une hausse contenue des prix du gaz et du prix d'électricité et troisième volet qui a été dit très clairement par le Président de la République et par la première ministre nous continuerons avec le chèque énergie à soutenir ce qui sont les plus modestes mais de manière plus ciblée il s'agit de cibler sur ceux qui vraiment aurait des difficultés à payer cette fac donc il y aura moins de bénéficiaires du chèque énergie en 2023 pas moins de bénéficiaires mais nous ne souhaitons pas que le chèque énergie même s'il peut être étendu à un certain nombre de personnes il doit rester ciblé nous souhaitons pas que d'un côté on vous dit voilà les prix ont augmenté puis de l'autre on compense [Musique] toujours très coûteux donc on a absorbé le choc y compris sur les carburants nous avons été très transparents cette aide pour tous nos compatriotes sur les carburants s'éteint à partir de fin décembre il y a quand même des secteurs qui s'estiment délaissés beaucoup d'efforts mais par exemple sur ce plateau hier soir Michel-Edouard Leclerc serait-il demandé à ce que les entreprises bénéficient elles aussi d'un bouclier il dit bien un bouclier vous avez rappelé la semaine dernière les autres qui étaient disponibles mais il veut en réalité le même mécanisme que pour les ménages vous lui dites NON je lui je lui dis non il connaît ma position nous en discutons la différence entre les ménages et les entreprises c'est que les entreprises lorsqu'elles ont une forte augmentation de leur coût d'électricité ou du gaz peuvent le reporter au moins en partie sur le prix de vente ce qui explique aujourd'hui que il y a des prix alimentaires par exemple qui ont fortement on ne veut pas faire de l'inflation dans nos magasins oui d'accord mais du coup qui paye c'est l'état donc le contribuable au bout du compte l'inflation je le redis est une charge qui doit être équitablement répartie tout ne peut pas reposer sur les épaules de l'État l'état protège c'est normal il faut que les entreprises prennent une part et absorbent une part elles le font et qu'une partie des ménages qui le peuvent absorbe aussi cette inflation c'est ce que nous proposons avec une augmentation je le redis contenu des prix d'électricité du gaz je rappelle également que sur les entreprises celles qui consomment le plus de gaz celles qui consomme le plus d'électricité ou celle qui ne peuvent pas reporter sur le prix elle nous les protégeons j'ai simplifié le dispositif et je le redis à tous les patrons de PME qui nous écoutent vous avez un dispositif simplifié si vous avez des problèmes pour payer vos factures il est disponible et pour ce qu'on appelle les énergointensis c'est-à-dire ce qui consomme énormément de gaz énormément d'électricité dès cette semaine je vais les voir je rencontrerai la Commission européenne dans les semaines qui viennent pour que nous injustions le dispositif et qu'ils soient plus protecteur et plus simple il y a un secteur dont on n'a pas encore parlé c'est celui de l'alimentation et l'incès la semaine dernière évoquait une hausse de 12% sur un an en décembre il y a non ce n'est pas notre évaluation d'abord j'aurais rappelé qu'en 2022 on nous prédisait des situations terribles j'ai toujours indiqué que la croissance française résistait que l'économie française était solide notamment grâce au réformes que nous avons engagé avec Emmanuel Macron depuis 5 ans mais les résultats sont là nous allons faire au moins 2,5 % de croissance on disait ce sera moins 2 ça va être de,5 on nous disait l'emploi va s'effondrer nous continuons à créer des emplois en 2022 ils nous en avons créé 1,4 millions en 5 ans l'investissement des entreprises et bien orienté la consommation des ménages se tient donc je veux bien qu'on regarde tous les scénarios catastrophes mais c'est notre responsabilité et je voudrais qu'on revienne au fait la réalité c'est qu'en 2022 l'économie française résiste la réalité c'est que l'environnement international est difficile que pour le coup il y a un vrai risque de récession en Allemagne que la situation est difficile aux États-Unis et que le marché chinois est de plus en plus difficile parce que l'épidémie de covid se poursuit tout ça aura un impact en 2023 sur la France mais vous maintenez quand même la prévision de croissance à 1,4% pour 2023 que nous aurons une croissance positive en 2023 en tout cas notre évaluation j'aurais l'occasion de dire au parlementaire qu'elle est notre chiffre de croissance pour 2023 le chiffre précis pas forcément bien un chiffre positif je sais que les dents sont difficiles il ne m'a pas échappé qu'il y avait une crise énergétique que je m'en occupe matin midi et soir 7 jours sur 7 mais je considère que les fondamentaux de l'économie française sont suffisamment solides pour que nous puissions passer cette période difficile sans que cela tourne au scénario catastrophe croissance positive donc mais vous ne redites pas ce matin de suivre de 1,4 sur les taux la Banque centrale européenne la semaine dernière annoncé au sans précédent plus 0,75 enfin 75 points de base si on préfère est-ce que c'est la bonne réponse pour freiner l'inflation est-ce que ça veut dire que tant que l'inflation n'aura pas disparu il faudra augmenter en général on commande pas les décisions de la Banque centrale européenne là aussi ce n'est pas une surprise le fait que l'inflation soit là que les prix d'énergie soit élevés qu'il fallait protéger les Français nous l'avions anticipé le fait que les taux d'intérêts augmentent la vie anticipé je crois avoir dit au moment de la rentrée de cet été que la côte d'alerte soit les finances publiques avait été atteint certains économies en augmentant les taux indiqué très précisément qu'il fallait nous attendre à une augmentation des taux directeurs de la Banque centrale européenne et que c'est pour cela parce que les conditions de financement avaient changé qu'il était nécessaire de rétablir les finances publiques dont acte tout cela n'est pas une surprise et s'inscrit parfaitement dans la stratégie et la nôtre maintenir une croissance forte et rétablir les finances publiques avec comme objectif le plein d'emploi en 2027 ça veut dire également que les 5% de déficit en 2022 comme en 2023 ça reste possible malgré les dépenses malgré le bouclier tarifaires malgré la conjoncture alors c'est plus difficile j'ai pas voulu le cacher mais nous tiendrons les 5% de déficit public en 2023 ça va demander des décisions fermes mais je vais vous dire j'ai l'habitude qu'au ministre des Finances quand nous avons présenté le projet de loi de finances rectificative à l'été je suis arrivé au Parlement et j'ai dit à tous les groupes parlementaires nous avons une enveloppe de 22 milliards d'euros nous sortirons des débats avec une enveloppe de 22 milliards d'euros il n'y a eu pendant tous ces débats sur tous les bancs de l'opposition que des propositions de dépenses supplémentaires y compris de certains groupes qui nous disent font rétablir les finances publiques vous dépensez trop ils ne propose que des dépenses supplémentaires nous avons avec la majorité tenue notre enveloppe nous sommes entrés avec 22 milliards nous sommes sortis avec 22 milliards j'ai le sens des responsabilités je sais que rétabla les finances publiques demande beaucoup de fermeté mais nous ferons preuve de cette fermeté pour tenir l'objectif du président de la République et la première ministre 5% de déficits publics en 2023 pour pouvoir atteindre en 202 7 3% moins de 3% des visites publics si vous commencez à dévier dès la première année vous savez c'est comme une fusée il suffit que de quelques degrés ça devie la fusée ne va pas être un petit peu plus en 2022 ça peut être un petit peu plus en 2022 là aussi de la fermeté sur les finances publiques de la gravité parce que l'enjeu c'est ce que nous laissons comme endettement aux générations qui viennent donc oui il faut prendre des décisions fermes pour te dire les 5% de déficit en 2023 mais c'est disjon ferme je les ai proposé au Président de la République et à la première ministre et elles seront prises ça veut dire aussi réduire les dépenses ou du moins étaler certaines dépenses ça fait plusieurs jours qu'il y a des interrogations autour de la suppression de la CVAE la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises est-ce que oui ou non vous allez la supprimer en 2023 comme c'était annoncé oui nous supprimerons la contribution sur la valeur ajoutée parce que c'est un impôt de production qui les impôts de production sont trop lourds en France mais nous supprimons cette impôt de production en deux fois sur 2023 et sur 2024 qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire que dès 2023 il y aura une baisse de 4 milliards d'euros des impôts de production pour toutes les entreprises et l'engagement que je prends c'est que cette trajectoire en deux temps 2023 2024 sera inscrite dans le budget 2023 pour que toutes les entreprises notamment les industries auxquelles j'attache une importance vitale est l'assurance que effectivement c'est un peu de production sera définitivement supprimée en 2024 mais nous le ferons en deux fois par souci d'équilibre de nos finances publiques et à tous ceux que je disais ce matin que les patrons s'inquiétaient doutaient disons revient à l'ère Hollande enfin de qui se moque-t-on qui a baissé les impôts de production pour la première fois depuis 40 ans nous de 10 milliards d'euros avec le président de la République qui a tenu sa parole sur un pose des sociétésions de 33,3 à 25% sur 5 ans nous n'avons jamais dévié de cette baisse des impôts de société alors même que la conjoncture était difficile qui avait la crise du covid qu'il y a eu la crise des gilets jaunes jamais nous n'avons baissé nous avons dévié de notre trajectoire donc je pense que la parole du gouvernement et la parole du président de la République en matière de baisse des impôts elle est crédible elle est solide et elle peut être crue par tout le monde sauf que dans son discours de politique générale la première ministre avait dit j'ai la phrase sous les yeux la suppression totale de la CVE serait inscrite dans la loi de finances 2023 elle l'a dit mais il l'a su vous ne le faites pas de la CVL sera inscrite dans la loi de finances 2023 [Musique] parce que je dois dire que je ne comprends pas très bien ces critiques qui sont faites en disant oh là là ça crée des doutes ça crée des inquiétudes en disant c'est contraire à la réindustrialisation du pays ça devrait nous aider à lutter contre la flation la concurrence internationale les arguments du patronat sont assez nombreux ces arguments je les partage totalement bien sûr il faut baisser les impôts de production mais je crois que on peut faire beaucoup de reproches à cette majorité mais certainement pas celui de ne pas avoir tenu parole sur les impôts la suppression de l'ISF la mise en place du prélèvement forfaitaire unique la baisse de l'impôt sur les sociétés à 25% encore un peu plus pour les PME la suppression des impôts de production la baisse de 10 milliards d'euros de l'impôt de production cet engagement sur la suppression de la c.ae qui se fera en deux temps enfin tout cela montre que nous tenons bon sur notre politique qui est une politique de l'offre de la reconquête industrielle de la réindustrialisation de la France qui d'ailleurs donne les résultats que nous voyons on a le maire puisque cette question de la dette n'a pas l'air d'être complètement partagée par tout le monde le président de la Cour des comptes et du Haut Conseil finance publique Pierre Moscovici dit faisons un grand débat national sur la dette est-ce que ça vous paraît utile je crois avoir déjà proposé qu'on fasse un débat plus jeune plus général sur les finances publiques sur la réduction de la dette je pense que c'est important j'ai annoncé cet été que nous allions confié au parlementaire Daniel la baronne la mission de faire des propositions en matière de réduction des dépenses publiques j'annonçais que tout cela se clôturerait par justement un échange très structuré sur la baisse de la dépense publique et sur la réduction de la dette donc bien entendu que j'accueille favorablement les propositions de Pierre Moscovici parce qu'il faut qu'il y ait une prise de conscience collective que tenir bon sur les finances publiques c'est aussi une manière de renforcer notre pays ça pourrait passer par exemple par une suppression du crédit impôt recherche où ça transformation avec de nouveaux critères ce serait enfin nous nous allons gagner toutes les propositions des parlementaires de manière ouverte enfin je juste rappeler que le crédit pour recherche c'est ce qui fait l'attractivité de notre pays c'est ce qui nous permet d'améliorer l'innovation et l'investissement dans l'innovation qui fait ensuite la force des entreprises françaises donc réduire les dépenses publiques oui mais n'affaiblissons pas ce qui fait aussi les atouts de l'économie française dans les dossiers de ces prochaines semaines ou de ces prochains mois il y a également la réforme des retraites je dis prochaine semaine au prochain mois parce que sur le calendrier on a aussi un doute le président de la République avait pris l'engagement que la mise en oeuvre se fasse à l'été 2023 est-ce que c'est toujours un objectif réaliste et tenable aujourd'hui sachant qu'en réalité le travail avec les organisations n'a pas commencé c'est la vie est beaucoup plus simple quand on tient ses promesses et c'est je crois ce que nous avons fait le président de la République en matière économique et financière depuis 5 ans comme sa personne n'est pris au dépourvu personne n'est pris en traite on dit que nous soyons les impôts nous avons baissé sur les entreprises et je le rappelle sur les ménages nous avons dit que nous étions la majorité de la transformation économique du pays et nous l'avons prouvé en faisant un certain nombre de transformations fondamentales sur l'entreprise sur l'assurance chômage depuis plusieurs années même chose pour les retraites cela fait partie de la transformation nécessaire et ce sera le modèle économique c'est l'engagement qui a pris le président de la République ne nous faisons pas des nœuds au cerveau inutilement tenir sa parole ça évite de se faire des nœuds au cerveau inutilement et pourquoi cette réforme des retraites est aussi importante à mes yeux c'est que vous voyez bien qu'aujourd'hui ou que j'aille compatriotes ils sont inquiets pour leur pouvoir d'achat pour leur capacité à acheter de quoi se nourrir à financer leur logement à payer leur loyer qu'est-ce qui fait le pouvoir c'est pas les aides de l'État c'est le travail et plus il y aura de travail pour tous les Français plus il y aura un volume de travail important plus on permettra aux personnes de plus de 55 ans de rester en activité plutôt que d'avoir ce gigantesque gâchis d'expérience qui est le départ anticipé à la retraite plus il y aura prospérité et mieux nous ferons face au défi du pouvoir mais ça ne vous interpelle pas quand vous entendez Laurent Berger la CFDT un syndicat réputé plutôt réformiste qui dit le report de l'âge légal c'est mettre le feu au pays ce matin il redit c'est un casus belli ça ne vous fait pas douter j'écoute attentivement tout ce que disent les partenaires sociaux tout ce que disent les Françaises et les Français que je rencontre ce que disent les élus les parlementaires et évidemment ce que dit Laurent Berger avec la plus grande attention mais j'ai aussi des convictions et c'est des convictions qui sont forgées depuis des années ce qui ferait la pauvrissement de la France par rapport à l'Allemagne aux États-Unis aux autres grands pays ce qui pourrait poser sur le long terme un vrai problème de pouvoir d'achat à nous tous à tous ceux qui nous écoutent c'est que nous ne travaillons pas suffisamment alors quand vous regardez le volume global de travail de notre pays comparé à d'autres grands pays et ben c'est moins que les autres et donc ça explique le risque d'appauvrissement relatif de la France qui pour moi est la mauvaise direction ensuite une fission partage ce constat comment est-ce qu'il faut augmenter le volume global de travail comment est-ce qu'on tient compte la pénibilité du travail comment est-ce qu'on tient compte de ceux qui ont les travaux les plus difficiles de ceux qui sont rentrés très tôt dans le vie active plutôt que le report de l'âge légal puisque ça a l'air d'être une solution gardée qui suscite moins d'opposition Adrien Gindre et je pense qu'on peut parfaitement conjuguer efficacité et justice que les deux ne sont pas incompatibles du tout mais une chose à laquelle je ne renoncerai jamais c'est que mes enfants mes petits-enfants vivent mieux que moi et pour qu'ils vivent mieux que moi il faut que tous collectivement nous travaillons davantage on peut pas faire croire aux Français on va garder un système hospitalier de grande qualité un système de soins parmi les meilleurs au monde une capacité à protéger quand il y a une flamber des coups de l'énergie et que dans le même temps pour être travaillé moins ça c'est un mensonge alors comme le mensonge c'est pas trop mon genre de beauté je préfère dire la vérité si nous voulons garder ce modèle social auquel nous sommes tous attachés il faut que collectivement nous travaillons davantage Bruno Le Maire l'un des enjeux du quinquennat qui vient tant qu'il y a pas de solution en tout cas c'est de trouver des majorités vous avez pu trouver certaines majorités cet été les républicains parfois ont voté vos textes il y a une course pour la présidence de LR entre Éric ciottier Bruno Retailleau pour le moment est-ce que l'un ou l'autre serait plus à même de travailler avec vous et d'être constructif de votre point de vue vous ne votez pas vous n'êtes plus membre de LR mais vous connaissez très bien l'un et l'autre et commencez par la Grande-Bretagne dont je répondrai en bon en français non of mobiles c'est pas mes affaires et je pense qu'il vaut mieux ne pas s'occuper des affaires des autres parties même si c'est un parti auquel j'ai été attachée puisque j'y ai appartenu ce n'est pas mes affaires c'est les affaires des militants les républicains qui choisiront leur président et moi-même une attitude restera toujours la même constructive ouverte à la recherche de compromis nous l'avons fait en juillet nous avons trouvé des compromis avec 54 parlementaires les républicains qui ont voté le texte de soutien pouvoir d'achat des ménages moi je ne ménagerai jamais mes efforts pour essayer de trouver sur ce bord là comme sur l'autre des compromis qui soit au service des Français merci beaucoup pour dans le maire d'avoir répondu à nos questions ce matin
Bruno Le Maire