MONTÉE DES TENSIONS AU NIGER : POURQUOI LA FRANCE N'EST PLUS LA BIENVENUE AU SAHEL
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[Musique] qui veut la peau du Niger ce pays d'Afrique de l'Ouest grand comme deux fois la France est au cœur d'enjeux immense à la fois géopolitique géostratégique et sécurité et à l'image de certains de ses voisins le Niger est un gigantesque paradoxe à la fois extrêmement riche en ressources minières l'uranium le cuivre le charbon et j'en passe et pourtant une grande partie de sa population vit dans une pauvreté abyssale alors derrière le remue-ménage provoqué par le coup d'État militaire du 26 juillet dernier on a vu éclater au grand jour la révolte de cette population excédée par des décennies de mauvaises gouvernance excédé aussi semble-t-il par des ingérences occidentales et une cible en particulier celle de l'ancienne puissance coloniale française qui pour certains nigériens a toujours conservé une main mise sur le pays malgré l'indépendance officielle proclamée le 3 août 1960 cela fait quand même 63 ans alors essayons de comprendre aujourd'hui comment on en est arrivé là la connivence des pouvoirs successifs avec la France est-elle en cause comment sortir de la tension actuelle qui fracture finalement toute la sous-région émet le Sahel en ébullition pour répondre à ces questions et d'autres encore je reçois aujourd'hui syndicats c'est dit bonjour bonjour vous êtes spécialiste du Niger président du Centre international de réflexion et d'études sur le Sahel en 2022 vous avez publié le livre malice à elle notre Afghanistan à nous et c'est une région et un pays que vous connaissez très bien puisque vous avez couvert son actualité pendant des années en tant que journaliste j'ai envie de vous poser la question de mon introduction qui veut la peau du Niger je pose cette question parce que ces derniers jours tout le monde y est allé un peu de sa déclaration martiale va-t-en guerre mais sommes-nous d'accord qu'une guerre ne profiterait en aucun cas au nigérien quel que soit son issue absolument la guerre d'autant moins à l'agenda du Niger et de Nigériens que ces pays à d'autres défis plus importants le défi de la pauvreté que vous avez évoqué en introduction le défi de la démographie vous savez que le Niger a une vitalité démocratique qu'on ne retrouve nulle part au monde avec un taux de croissance démographique de 3,9% chaque année qui plombe d'ailleurs la croissance économique et qui fait que le pays est entré en 2011 dans la production pétrolière est devenue producteur le pétrole mais en raison d'autres contingences particulièrement la démographie on ne sent pas dans le bien-être de Nigériens ce passage dans la production pétrolière donc lorsqu'on regarde les défis auquel le Niger est confronté c'est le pays qui a fait sans doute le moins besoin d'une guerre le Niger par le passé a connu des situations de rébellion armés particulièrement entre 1991 et 1995 a eu une rébellion qui s'est achevée par l'accord Ouagadougou le 24 avril 1995 il y a eu une autre rébellion en 2007 qui s'est achevée par un accord donc toute ce passé douloureux fait que aujourd'hui le nigériens appréhende toute forme de violence qui pourrait amener à rappeler se souvenir des personnes qui sont décédées d'autres traumatisme que les familles ont vécu et si vous avez remarqué dans l'actualité il y a presque une inanimité contre toute intervention militaire dans le pays et ça c'est lié à l'histoire du Niger et c'est parce que le Nigériens ont la conviction qu'ils n'ont rien à gagner des poudres de la poudre que la poudre éclate à leur pays mais on a l'air de pas très bien saisir l'intention de la CEDEAO qui a fait planer quand même la menace d'une intervention militaire il y avait un ultimatum je rappelle qui courait jusqu'à dimanche dernier finalement c'est le silence radio de la part la CEDEAO qui se réunit d'ailleurs à partir d'aujourd'hui et qui compte finalement revenir à une solution de diplomatie de discussion je crois que lorsque la CEDEAO se termine le 30 juillet sur le cas du Niger elle est très vite allée en besoin en décidant que il y aurait une intervention quoi qu'il arrive au Niger elle n'a pas laissé le sentiment qu'elle était persuadée qu'il faut et avoir il faut avoir épuisé l'ensemble de la solution diplomatique et politique avant d'envisager l'intervention militaire or ce qu'on a pu voir à moins que on ne veuille faire le bonheur du Nigéria à leur place il y a y compris dans le camp du régime qui vient d'être renversé des personnes qui se sont levés contre cette intervention en se disant que le remède pourrait peut-être être pire que le mal lui-même puisque le mal aujourd'hui c'est la rupture de l'expérience démocratique et si on faisait si on appliquait une intervention il aurait peut-être un chaos social implosion de la cohésion sociale un chaos politique instabilité que personne ne maîtriserait et dans ce cas la démocratie ne profiterait pas dans le contexte d'un chaos on l'a vu à Libye le Niger c'est un pays voisin de la Libye le hasard de la géographie a fait que le Niger les voisins de la Libye et le Nigériens ont l'oeil sur la Libye ils savent d'ailleurs parce que une bonne partie des Nigériens appartient à Libye dans le cadre d'une immigration saisonnière une partie de revenu aujourd'hui plus de 400 000 Nigériens étaient rentrés au mois de la crise libyenne et le nigériens sont vaccinés presque par ce qui s'est passé à Libye ils ne veulent pas de cela et c'est pour cette raison que la position de la CEDEAO le procéder à une intervention n'a pas reçu favorable même dans les camps des partisans du régime qui ont été ramassés et aujourd'hui avec cette deuxième réunion on espère que la Cedeo puisse évaluer les implication de la décision qu'elle a souhaité prendre et l'impasse dans laquelle elle-même retrouvée en disant oui on va faire une intervention alors que les moyens de l'intervention ne t'ai pas réunis et les conditions n'étaient pas surtout pas réunies vous faites bien de mentionner la Libye puisque on se rappelle que c'est cette intervention à l'initiative de Nicolas Sarkozy en Libye qui a un peu déstabilisé la sous-région le Sahel est-ce que une intervention militaire au Niger peut être encore une nouvelle bombe si je peux me permettre l'expression pour cette zone déjà assez marquée par la lutte contre le djihadisme donc vous faites bien de rappeler dans la en Afrique de l'Ouest nous étions déjà face à une crise sécuritaire de grande ampleur qui a été alimenté aussi par ce qui s'est passé à Libye la Libye lorsqu'elle s'est effondrée était devenu une sorte de super marché d'armement où tout le monde allait s'approvisionner comme ça et les groupes djihadistes du Sahel se sont approvisionnés là-bas l'État islamique on le sulit pas souvent le tas islamique originel qui vient de Syrie et d'Irak c'était d'abord installé dans la zone de Benghazi dans la zone de cirque où l'État n'existait pas avant de descendre même venir parce que historiquement au Sahel c'était la Al-Qaïda qui était là Al-Qaïda au Maghreb islamique est devenu le groupe de soutien à l'Islam et après l'état avec l'effondrement de la Libye l'Etat islamique au Grand Sahara est venu s'incruster et on se retrouvait aujourd'hui dans cette dans ce contexte avec deux grands enseignes terroristes Al-Qaïda et l'État islamique qui continue de CV à cela est venu s'ajouter aujourd'hui cette instabilité politique et aujourd'hui tout le monde on est presque unanime à considérer que si jamais il y avait une intervention à au Niger en plus de dégâts collatéraux de l'intervention de l'OTAN à Libye qui n'ont pas été encore réglées ça le deuxième intervention associée créé une catastrophe et la position géographique du Niger le Niger est à cheval entre trois régions géographiques du continent au nord l'Afrique du Nord avec la Libye et l'Algérie le pays est de l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale avec le Tchad qui est frontalier par le djihadisme à travers beaucoup arabilité et d'autres considérations donc si vous prenez aujourd'hui la configuration géostratégique et la position stratégique du Niger si il y a une intervention qui se passe mal parce que la personne n'a la garant IE qui intervention pourrait bien se passer et comme j'ai dit souvent lorsque on entend souvent certains experts dire oui que mais ce serait une intervention chirurgicale ça fait sourire le palais présidentiel est au cœur de la capitale on n'est pas au cœur de Niamey on n'est pas à Bamako ou le palais à Koulouba à 30 km ou en Tananarivo où il a 40 km ou on peut prétendre faire une opération sans perdre de visuellement mais là si on fait une opération c'est évident qu'il y aurait de perdre en visuel et une bonne partie de l'armée nigérienne en tout cas pour ne pas dire toute l'armée est opposé à cette opération donc ça créerait une sorte de confrontation sans compter les dégâts que ça pourrait provoquer vous savez je pense que on n'a pas on ne peut pas s'en réjouir mais beaucoup de gens qui sont opposés à l'intervention militaire on dit qu'adviendrait-il s'il y a une intervention du Sénégal de Sénégalais qui sont installés au Niger car devient très t-il des Ivoiriens qui sont installés au Niger donc ça il y a un brassage immense de population de toute la zone Afrique de l'Ouest au Niger mais dans d'autres pays il y a des mélanges de population et le Niger du fait de sa position est un carrefour de ce mélange de civilisation vous savez quand on parle de migration le Niger est un pays de transit si vous allez au Niger vous allez trouver des Gambiers de Camerounais de toutes les nationalités des gens qui considèrent que ils peuvent transiter par le Niger pour gagner l'Afrique du Nord et peut-être venir en Europe il y a cette dimension en plus ce qui ce qui complexifie toute intervention vous savez le Niger partage 1500 km de frontières commune avec le Nigéria il y a 8 régions au Niger 5 sont frontalière du Nigéria il y a 7 États fédérés du Nigéria qui sont frontaliers du Niger et il y a surtout le fait que des communautés sont à cheval les Haoussa sont à cheval entre le Niger et le Nigéria les peurs sont à cheval entre le Niger et Nigéria le canari sont à cheval le Niger et le Nigéria tout ça pourrait affecter la cohésion entre ces communautés si le Nigéria par exemple devenait le faire de l'anse d'une intervention et c'est pour ça que les gens redoutent y compris les adversaires du coup d'État redoutent justement cette intervention dont personne ne peut mesurer les conséquences à ce jour est-ce qu'on peut imaginer que la CEDEAO finalement est subit les pressions de la communauté internationale qui partait ou présentaient de bons sentiments en disant on va aller rétablir la démocratie la CEDEAO cette laisser en bas qui est dans ce discours angélique oui absolument je pense que comme j'ai dit quand je regarde souvent les résultats de la lutte sécurité les Nigériens par exemple et même les Saoudiens se disent oh là là comment il y a 1100 soldats américains au Niger 1500 soldats français au Niger sans compter maintenant les petits congés qu'il y a allemand des Allemands des Italiens et que là il n'y a pas on n'arrive pas à protéger ce pays souvent l'agenda des pays de l'agenda de la communauté internationale n'est pas l'agenda depuis comme le Niger leur agenda qui est de créer coûte que coûte la démocratie c'est peut-être pas l'agenda de Nigéria ils ont besoin de de régime qui ont qui leur sont totalement acquis pour que il puisse continuer à assurer leur présence au Sahel leur présence au Niger alors que l'agenda du nigérien c'est quand même avec la démocratie sans doute mais de vivre dans la paix et la stabilité les ceux qui ont fait l'intervention en Libye je pense qu'ils avaient un autre agenda que la stabilité de la Libye parce que lorsque la Libye a éclaté aujourd'hui sous le jour de milice qui administrent le pays et ils sont tranquilles à Paris ils sont tranquilles plus personne plus personne ne parle de la démocratie et plus personne ne parle du sort de Libyens justement la démocratie on a entendu cet argument de la part de beaucoup de dirigeants de pays occidentaux qui disait l'objectif c'est de restaurer un président démocratiquement élu alors est-ce que cet argument vous fait sourire de dire que Mohamed Bazoum est élu démocratiquement quand on connaît les conditions dans lesquelles ce sont déroulés les dernières élections les élections de 2021 au Niger je crois que l'indicateur pour les pays qui parlent de d'élection démocratique ce que formellement il y a eu des élections il y a eu des instances qui ont validé si on s'en tient à ça on peut considérer que les élections mais lorsqu'on creuse lorsqu'on voit les conditions dans lesquelles les élections se sont passées la contestation qu'il y a eu je pense pas que ce soit le caractère ultra démocratique du régime qu'il faut qu'il faut défendre peut-être que l'interruption du principe démocratique est une entorse à l'évolution de l'expérience démocratique du Niger d'invoquer exclusivement la nature démocratique du régime c'est un argument qui souvent à Niamey fait débat pour pour tout à fait alors dans les derniers développements les militaires au pouvoir accusent la France de manière assez frontale d'avoir attaqué les soldats nigériens je vous propose d'écouter le major Amadou Abdramane porte-parole de la jointe communiquer numéro 25 le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie tient à informer l'opinion nationale et internationale des événements d'une extrême gravité qui sont en cours au Niger du fait du comportement des forces françaises sur notre territoire et de l'air complice en effet ce jour 9 août 2023 aux environs de 6h30 du matin la position de la garde nationale du Niger de beaucoup beaucoup de Samira a fait l'objet d'une attaque à cet instant le bilan n'est pas encore établi toutefois pour rappel à travers une communication directe avec les partenaires occidentaux le comportement des forces françaises a été fustigé pour avoir d'une façon inilatérale libérée des éléments terroristes prisonniers la France qui a démenti ses accusations de la part de la jointe nigérienne est-ce que aujourd'hui on peut imaginer sérieusement une intervention armée française on rappelle vous l'aviez dit 1500 soldats postés au Niger est-ce que l'éventualité que la France décide de manière unilatérale d'attaquer la jointe est possible sachant que Catherine Colonna a dit encore une fois que le départ de ces soldats n'étaient pas à l'ordre du jour et que les accords avaient été signés avec le pouvoir en place c'est-à-dire le pouvoir pour la France de Mohamed Samsung est-ce qu'on peut imaginer que ne reconnaissant pas le pouvoir de des militaires en place que la France décide d'attaquer non je crois que c'est la plus mauvaise chose que la France pourrait faire aujourd'hui il y a un rejet de la présence française militaire au Niger avant même ses événements du 26 juillet il y avait ce sentiment de l'inutilité qui était répandue dans la société parce que beaucoup de gens ne voyaient pas la présence la valeur ajoutée de cette présence dans la lutte contre le terrorisme en dépit de cette présence le pays a continué à être attaqué comment dans l'opinion il y a eu des interrogations légitimes sur comment une armée capable de lire la plaque minéralogique d'un véhicule la plaque d'immatriculation peut-elle ne pas voir 150 motos qui file vers un village nigérien et qu'elle ne disent rien donc il y a un débat sur l'utilité de la France si et vous avez vu depuis juillet depuis que le 26 juillet quand la France c'est lancé dans une communication hasardeuse maladroite en convoquant à grand renfort un Conseil de sécurité sur le Niger en faisant des déclarations de mise en garde au soldat nigérien etc et le sentiment d'ingérence le sentiment de paternalisme et d'arrogance colonial c'est venu s'imposer dans une partie de l'opinion et si la France aujourd'hui attaquer les militaires au pouvoir je pense que ça serait totalement contre-productif on ne sait pas ça peut entraîner des révoltes populaires comme on a pu le voir en Côte d'Ivoire notamment ou l'armée française a dû tirer sur la foule ce type de scénario peut se produire si jamais l'armée française décidait d'attaquer les soldats algériens alors quand on a appris la nouvelle de ce coup d'État Emmanuel Macron a eu une réaction assez dure radicale que certains ont perçu comme étant un peu paternaliste il a convoqué un conseil de défense pour parler du Niger comment vous avez le gars vous portez sur sa communication dans cette crise non comme toujours comme depuis quelques temps la communication de du président Macron a été maladroite et c'est peut-être même un euphémisme en tout cas contre-productive au moins vous savez lorsque en novembre 2019 Macron avait déclaré à Bruxelles je réunis un sommet de chef d'État il n'avait pas informé même ces homologues et ça a été perçu comme une convocation et c'était les opinions publiques des pays qui ont dit vous n'êtes pas de sous-préfet vous n'allez pas à cette convocation c'est le cas de Montpellier aussi le sommet de Montpellier ou le cas lorsque pour son premier déplacement en 2017 Macron a commencé sa politique africain par un faut pas lorsque en 2017 après son élection il décide de se déplacer au Mali tous ceux qui connaissent les réalités du continent loin du monsieur le Président passer par Bamako faire la courtoisie à IBK avant d'aller à Tombouctou le président Macron a pris son original de Paris il a décollé pour aller à Tombouctou et c'est le président IBK en Afrique qui s'est déplaçait vous savez en Afrique l'âge est l'âge prime sur la fonction donc ça a été très mal perçu et dans le cas du Niger aussi il y a aujourd'hui une communication totalement contre-productive le Nigérien ont le sentiment que ce dossier était beaucoup plus géré à Paris qu'à Kany avait même que le dénouement de la crise devait venir de Paris et non et non de Niamey cette forme de dépossession de de l'agenda au profit de Paris et non de Niamey a créé un sentiment de rejet et je pense que ça a contrairement à ce que le pouvoir français pense ça a ajouté à la popularité de la jungle parce que la jeune dit bah nous on est dans un combat souverainiste nous on est dans un combat nationaliste y compris des gens qui n'étaient pas au départ contre le au départ qui n'était pas pour le coup d'État on rejoint le coup d'État au nom de ce devoir défendre la patrie de devoir de nationalisme qui est qui fait qui a écho dans la position de la population qui est écoutée et on le voit quand les manifestants soutiennent les militaires ils montrent clairement que c'est un rejet aussi de des relations du système politique avec la France le logiciel qui qui consiste à à considérer que lorsque un régime est en place à Niamey tant qu'il défend les intérêts de la France il est il est légitime et quel que soit le mode de gouvernance quel que soit les violations parce que vous savez le cas du Niger emblématique de cela souvent la France lorsqu'un régime lui est acquis elle ferme les yeux sur les différentes violations on l'a vu passe sous le président Bazou mais sous le président Issoufou la société civile a été martyrisée des violations flagrantes des droits de l'homme ont eu lieu les gens attendaient des réactions du Quai d'Orsay qui ne sont jamais venus mais parce considérer que Issoufou était un allié stratégique comme au Tchad d'ailleurs est un allié stratégique des bons dans les agissements peuvent passer au second plan tant que donc il y a cette démarche à mon avis qui fait que la France souvent est surprise que il est un régime dans une partie de la société dans une partie de des opinions ça aériennes c'est le cas au Niger aussi mais c'est aussi son comportement ces maladresses diplomatiques sa posture qui a pu nourrir justement ce sentiment de rejet que tu dois être décrypté au lieu d'être considéré comme une réaction épidermique parce que souvent ici quand on regarde dans le cas du Niger comme dans d'autres cas quand on regarde les réactions des opinions du nom c'est la Russie la Russie ne peut pas payer tous les gens qui tous les gens qui viennent elles n'en a pas les moyens je pense quand on réunit 30000 personnes on ne peut pas on ne peut pas tous ces 30000 personnes ne sont pas des gens qui sont payés par Moscou il faut avoir souvent la lucidité des regarder les causes qui ont amené souvent des gens à adhérer souvent à avoir des réactions et une de ces causes là c'est justement ces horaires de communication c'est maladresse diplomatique cette posture d'arrogance et ce logiciel ancien je parlais tout à l'heure de du cas de ce qui s'est passé finalement le sommet a eu lieu en janvier 2020 à Pau mais si il y a 20 ans 25 ans ce serait passé inaperçu le président français peut dire ouais c'est à ces homologues venait et ils vont venir etc aujourd'hui il y a une société civile africaine qui a imposé au chef de dad n'est pas allé et le chef d'État a été obligé de tenir compte de leur opinion publique de cette jeunesse 2.0 de cette jeunesse des réseaux sociaux qui peuvent imposer un agenda et je pense que le différent aussi que celui des précédentes populations et les gens n'ont pas la France n'a pas intégré cette évolution de logiciel elle n'a pas fait cette adaptation et du coup le paradigme ancien ne plus opérationnel aujourd'hui on passe à côté de beaucoup de choses il y a une incohérence qui frappe quand même quand il y a autant de de volonté dénoncer un coup d'État militaire c'est le cas du chat que vous avez mentionné tout à l'heure le Tchad ou Barma titre le président actuel n'a pas tout à fait élue à l'heure de son arrivée au pouvoir puisqu'il a pris la succession de son père qui est mort au combat il Christ Déby adoubé par Emmanuel Macron qui s'est déplacé pour les obsèques des billes est-ce qu'il y a pas aussi un ressentiment sur le fait que on a double des coups d'État qui nous semblent favorables et de l'autre côté bah quand la population déclare qu'elle veut prendre ses distances de la politique France africaine bah il y a plutôt une levée de boucliers à l'échelle internationale et de la part de l'Élysée c'est ça en fait ça c'est ça qui brouille un peu le discours sur la défense des valeurs démocratiques et cette géométrie variable qu'on retrouve tant qu'il s'agit du Tchad bon même si on n'a pas respecté la Constitution qui prévoit quelqu'un d'autre que le fils debit puisque c'est le chat puisque sur notre allié on ferme les yeux donc cette posture qui consiste à apprécier les choses en fonction des intérêts fait que le discours n'est pas audible aujourd'hui une bonne partie de l'opinion nigérienne n’entend pas ce discours sur la défense de l'ordre républicain de l'ordre démocratique surtout pas venant de la France parce que chaque fois elle invoque en disant oui mais la démocratie n'a pas été respectée au chat pourquoi on ferme les yeux et chat et pourquoi on ouvrirait les yeux au Niger et ça je pense que ce sont des choses qui affaiblissent le discours sur la défense de la démocratie en tout cas et qui fait que bon on voit peut-être que derrière le projet d'une intervention qu'il y a d'autres considérations de considération autre que la défense de la démocratie pour la France il faut il faut se dire la vérité l'enjeu aussi c'est la poursuite de sa présence au Niger si cette jante venait à rester il n'est pas à qui il me semble même qu'il y a un projet de l'agent de de mettre fin à la présence militaire française comme on a pu le voir au Mali la dénonciation d'ailleurs des accords a été fait même si la France a argumenté en disant que nous avons signé avec les autorités légitimes et là aussi le discours est peut-être comment dire critiquable parce que quand la France dit que nous avons signé avec des autorités légitimes c'est quoi les autorités légitimes celles qui ont été élu en 1977 il y a un accord qui a été signé parmi les accords dénoncé en 1977 il n'y avait pas d'autorité et lui au Niger donc dire que c'est simplement avec les autorités légitimes c'est pas je ne suis pas sûr que ce soit le meilleur argument maintenant pour la France c'est évident que si jamais cette jointe venait à rester définitivement la la question de sa présence militaire s'opposerait vous savez quand la le dernier sondage français a quitté en août 2022 le territoire malien il a suffi de traverser pour se retrouver au Niger et aujourd'hui le Niger est devenu l'épicentre de l'intervention française au Sahel alors j'aimerais qu'on mette les pieds dans le plat tout de suite sur la question des intérêts des intérêts à chaque fois que la question des intérêts français est abordés il y a soit de la gêne soit on essaye de minimiser l'importance de ce de ce point-là en particulier écoutant ce que disait Emmanuel Macron lui-même sur les intérêts au Sahel c'était le 27 février dernier lors de son discours sur le partenariat Afrique France nous devons aussi aller au bout de cette transformation parce que nous avons des intérêts à défendre et je pense que quand on parle d'Afrique il faut le dire clairement parce que ça va beaucoup mieux en le disant on va pas faire le bien commun on a des défis communs changements climatique c'est un défi commun essayez que la jeunesse africaine trouve un avenir je dirais que c'est un défi commun parce que ce sera aussi notre problème si on n'y arrive pas mais on va défendre des intérêts et c'est ça un partenariat réciproque et équilibré c'est comprend pas les gens pour des imbéciles on n'est pas on arrive chez vous parce qu'on va faire le bien chez vous à votre place ce que vous n'êtes pas capable de savoir ce qui est bon pour vous de le penser ou de le faire non on vient défendre nos intérêts et on le fait de manière respectueuse avec les intérêts des pays africains où on se déploie on a écouté Emmanuel Macron qui porte finalement un regard lucide sur le fait que ce qui compte en particulier c'est que les intérêts français aussi soient sauvegardés est-ce que ça va au-delà parfois de l'intérêt des populations bien sûr et d'ailleurs je souris quand j'entends ces derniers temps depuis le coup d'État dit que la France n'a pas besoin de l'uranium du Niger il faut peut-être c'est une sorte d'insultat la vérité vous savez en janvier 2013 il y a eu une aménase en Algérie une attaque contre des gisements miniers d'Algérie la France a immédiatement dépêché de commando d'opérations spéciales pour protéger les mines d'uranium au Niger en raison de leur caractère stratégique pour la France c'était en janvier 2013 en mai 2013 deux filiales de Oran qui était à l'époque arriva ont été attaqués au Niger dans le nord du Niger à Arlit dans la région d'Arly la France a envoyé des commandos pour neutraliser les terroristes qui étaient venus attaquer et la même chose à Agadez elle a envoyé des commandos qui était venu délivrer et ça c'est parce que ce turranium là a un rôle stratégique et la France c'est qu'elle a des intérêts là-bas dernièrement avant le quelques mois quelques semaines avant le coup d'État la France a signé avec le Niger un accord sur la mine d'humour arène qui devait qui va produire qui va 5000 tonnes à terme en tout cas les prévisions initiales 5000 tonnes d'uranium par an investissement de l'ordre 1 milliard d'euros tout ça c'est parce que il y a des intérêts c'est pas simplement parce que on veut faire la charité au Niger ou au Niger c'est parce que il y a des intérêts français là et c'est important c'est pas parce que il y a eu le coup d'État qu'on va dire que non que tout ça ne représente rien du tout je suis convaincu que la France a des intérêts elle a beaucoup d'intérêt au Niger le Niger c'est le premier fournisseur en termes d'uranium pour l'Europe et l'un des plus gros pour la France et que évidemment c'est c'est une ressource dont on ne peut pas se passer les arguments en France sur l'indépendance énergétique du pays que pourrait assurer le nucléaire nous dit souvent et ben voilà on a le nucléaire parce que on peut être indépendant énergétiquement mais en fait c'est pas une ressource d'indépendance énergétique puisque la France a besoin du Niger a besoin du Kazakhstan de l'Ouzbékistan du Canada et le Niger a une grande part dans dans cette de cet apport en uranium absolument le Niger a une très grande part je pense que souvent les gens oublient vite l'histoire lorsque le Niger a accédé à l'indépendance et que on a commencé l'exploitation pétrolière la France a signé un accord pour être l'acheteur exclusif c'est à dire que au moment de l'accord a été signé le Niger ne pouvait pas vendre à d'autres clients et pendant longtemps jusqu'à ce que le président Tandia arrive au pouvoir et crée la société du patrimoine du Niger la soprano l'uranium du Niger était revendue par Areva qui donnait au Niger sa part et on était même arrivé à un niveau où parce que le Niger n'avait pas l'expertise arriva qui disait au Nigeria on a sorti 3000 tonnes ça peut être 5000 mais le Nigérien le Niger n'avait pas le moins de contrôle et c'est arrivé qui prenait la part du Niger qui revendait la part du Niger et qui donnait au Niger sa part une fois que c'est vendu c'est le président qui a changé ça j'ajoute pour être précis vous savez en 2009 le président Sarkozy est allé spécialement au Niger parce que Areva tenait à obtenir le permis minier du Moral l'Élysée a fait la proposition aux présentes en Dias de venir Tandia a dit non si vous voulez mon iranien c'est à vous de vous déplacer le Niger et le marché le marché ne se déplace jamais chez le client le client vient au marché et le président Sarkozy a été obligé dans sa tournée de faire une escale spéciale parce que l'uranium du Niger a de la valeur c'est pas parce que il y a eu le coup d'État après aujourd'hui on minimise on dit même si on ne donne pas on est dans un contexte où la France a décidé de revenir au nucléaire avec ce qu'elle a vu elle va construire de nouvelles centrales elle va construire et il était prévu justement dans l'accord qui a été signé en mai de cette année en mai 2023 ici à Paris avec entre Orano qui a succédé arriva et les autorités du Niger que on continue à exploiter on met en oeuvre la mine du moral parce que il y a un besoin la demande française augmenter et qu'il faut que l'offre nigérienne aussi augmente tout ça prouve que il y a des enjeux importants de la présence française au Niger et que le Niger représente quand même un partenaire stratégique en matière d'uranium en matière de fourniture de la France en Irlande et dans le contexte aussi de la guerre en Ukraine qui a rendu aussi l'accessibilité de de ses ressources plus difficiles puisque la Russie était aussi l'un des fournisseurs de la France est-ce que finalement le groupe Orano ex arriva ne va pas devoir revoir un petit peu ses activités on a vu qu'il continuait leur activité d'extraction et qu'une réunion d'urgence avait été convoquée pendant la suite du coup d'État ça monte bien l'importance de ces exploitations minières au Niger est-ce que ce n'est pas le moment de revoir tous ces accords sur le plan économique pour que la population nigérienne aussi en profite absolument un des enjeux je crois de l'arrivée militaires au pouvoir c'est justement l'accord qui a été signé à main a suscité beaucoup de critiques et il a fallu qu'il y ait une fuite pour que les Nigériens sachent le contenu de l'accord et il y a des sociétés civile nigérienne a toujours réclamé qu'il est une publication des accords pour qu'on voit qui gagne qui perdent dans les accords et si les accords sont gagnants gagnants et aujourd'hui avec l'arrivée de militaires il me semble que il va il y a une chance une fenêtre en tout cas pour corriger les insuffisances des accords qui ont été signés il n'est pas dans l'intérêt du Niger de rompre totalement avec arriva mais il est dans l'intérêt du Niger justement de trouver un accord qui permette au Niger de gagner aussi dans son uranium parce que il n'est pas évident que si on fait le compte aujourd'hui en tout cas depuis l'indépendance les chiffres existent il existe des chiffres des statistiques sur combien d'uranium a apporté depuis l'indépendance et qui pour profiter de quoi quand vous regardez ces chiffres vous serez renversé presque parce que le Niger n'a pas tiré le maximum de profit de son uranium et je crois que les militaires contenus aujourd'hui du contexte vont devoir renégocier un certain d'accord qui a des accords qui ont été signé par le régime bon parce que on a dit vous êtes des alliés de la France et les gens ont été amenés sans doute à ne pas tenir compte fermement des intérêts du Niger en disant bon puisque c'est nos alliés on peut faire certaines arrangements y compris au détriment des intérêts du nigériens le Niger a connu cinq coups d'état depuis lundi depuis son indépendance en 1960 le renversement de Amani Diori en 1974 a été le début un peu de cette succession de coup d'état est-ce que le péché originel n'est pas justement cette décolonisation de façade finalement ou on a eu des pouvoirs en place qui finalement rend compte à l'ex puissance coloniale oui il y a il y a sans doute le fait que pendant longtemps le pouvoir de ces pays là y compris le Niger était plus préoccupé par ce que Paris pense de que par ce que leur propre pensent et cette posture là justement amenée les gens à choisir en se disant le parapluie de la puissance coloniale de l'ex puissance coloniale suffisait y compris même quand il y a des révoltes vous savez pendant longtemps la présence militaire c'est une base militaire avait provocation plus de prise de protéger les régimes en place que de protéger des populations en Côte d'Ivoire au Gabon à Djibouti etc tout est fait pour protéger les peuples le pouvoir avant de protéger et ça ça a été mais dans le cas du Niger je pense aussi si on devait faire la réflexion la question de la démocratie de façade et les gens ont fait semblant de faire de la démocratie en se disant et là aussi en se disant bon on fait semblant et si on a le soutien de la France si on fait on donne à la France tout ce qu'elle nous demande ça nous suffit comme caution ça ne suffit comme parapluie ça nous suffit comme assurance vie et l'expérience démocratique a été dévoyé beaucoup de pays et d'ailleurs c'est ça le jeu qui a fait et le dévoiement était visible perceptible de lancer par les sociétés civiles africaines mais la puissance coloniale et le la communauté internationale tant qu'il trouvait leur compte dans cette forme de ni démocratie ni dictature on laissait faire et au Niger aussi on a eu cette expérience où bon on s'est retrouvé avec des démocratures de pouvoir ni démocratie ni dictature et ça a marché comme ça et souvent il arrive justement qu'on arrive à un nœud qu'on arrive à des impasses et ces impasses qui conduisent à des coups d'état vous avez rappelé les coups de temps que au moins trois de ses coups d'État le cours d'état de 1996 le coup d'État de 1999 et le coup d'État de 2010 ont été perpétrés par l'armée pour dénouer de situations d'impasse politique de situation de crise politique parce que le fonctionnement démocratique était bloqué les militaires ont fait des coups d'État donc là aussi parce que des expériences démocratiques n'ont pas été bien conduites elles ont été dévoyées par une personnalisation du pouvoir par une confiscation du pouvoir et de la démocratie avec le soutien extérieur souvent on sait que ces pays à l'intérieur lorsqu'elle a souhaité civile fait des manifestations et qu'elle est réprimé elle le pouvoir en place se dit que tant que je le soutiens de Paris pour le reste je m'en fous ça va ça pourrait aller d'ailleurs il y a une constance en préparant cette émission j'ai vu que 78% des coups d'État qui ont qui ont eu lieu en Afrique depuis 1990 seulement ont eu lieu dans les pays francophones c'est à dire que malheureusement les anciennes colonies francophones sont toujours sujettes à des coups de force et que la démocratie ne passe pas tant qu'on l'imagine oui il y a même des recul au moment où par exemple la tradition au Ghana et au Nigeria on vient de le voir les alternances à la tête des États sont devenus et transitions dans les pays francophones on a juste des recul nul n'en repenser que le Bénin se retrouverait dans la situation aujourd'hui où il faut défendre la liberté de la presse ou des opposants peuvent être incarcérés accusés de terrorisme comme on a pu le voir la crypte la cour de répression de l'enrichissement illicite et du terrorisme d'ailleurs une confusion dans cette cour a condamné raki amadougou a condamné le professeur haïvo et c'est pas c'est dans tous les pays dans la plupart des pays francophones et il faut qu'on s'interroge sur cette malédiction francophone on se retrouve avec des présidents dont la longévité et le record de longévité est mondiale où on se retrouve avec des expériences démocratiques en bande dessinée on avance on recule c'est le cas du Mali après au moment de la démocratisation dans les années 2000 euh le président connaît a fait se demander il est parti à tété est venu il était sur le point de faire ce demande là il y a eu le coup d'État de 2012 au Gabon aussi bon au Congo Brazzaville on peut faire la liste on voit que l'expérience démocratique a du mal à s'enraciner dans les pays dans les anciennes puissances coloniales et à mon avis cela est aussi lié au fait que le cordon ombilical n'a jamais été rompu avec la puissance coloniale et il y a des ingérences même dans le micro management chaque fois qu'il y a une élection en Afrique vous entendez c'est qui le candidat de la France dans les pays francophones mais vous n'entendrez jamais dans les pays anglophones au Nigeria il vient d'avoir des élections il y a des enjeux et leur vous n'entendrez jamais dit c'est qui le candidat de la Grande-Bretagne où les équipes les candidats des États-Unis mais dans les pays francophones on dira est-ce que le soutien de Paris et nous-mêmes les élites francophones nous étions tellement nous devenus comment dire on a tellement pris le pli que quand vous êtes candidats vous allez vous venez pour pas un passage obligé à l'Élysée au Quai d'Orsay ou dans la capitale où vous voulez l'ambassadeur de France pour sonder savoir est-ce que la France vous soutient donc vous voyez tout ça a créé aujourd'hui les conditions d'une impasse démocratique dans les pays francophones et à mon avis avec le cas du Niger qui a suscité un énorme espoir dans les années 90 la Conférence nationale le premier élections libres aujourd'hui on se retrouve vraiment avec cette expérience démocratique qui n'avance pas qui enregistre beaucoup de recul dernière question quelle suite maintenant pour la situation au Niger on sait qu'il y a énormément d'enjeux comme je disais au début de cette émission il y a des enjeux évidemment humanitaires on a vu que certains pays avaient coupé au développement qui était accordé au Niger il y a des enjeux de réchauffement climatique avec une situation aussi très difficile la famille il y a des enjeux liés à l'immigration les routes migratoires qui passent très souvent très très souvent par le Niger quelle suite après ce coup d'État non je crois que il faut d'abord faire confiance à l'intelligence de Nigériens et au ressort de la société nigérienne c'est une société qui quand vous regardez le taux d'urbanisation au Niger il est faible la société est une société traditionnelle qui est rurale avec des chefs traditionnels dont l'autorité est respectée le président à part le Président Mahamadou qui était venu le 30 juillet c'est-à-dire le lendemain du coup d'État et qui a été reçu par la jeune tous les autres émissaires n'ont pas été reçus mais le président de la jointe le général tchadie a reçu le chef traditionnels du Nigéria et du Niger qui était venu le voir signe que il y a une traditionnelle religieuse morale qui peut jouer un rôle essentiel dans le dénouement il faut éviter une sorte d'hystérie qui amènerait à imposer une solution au Niger et au nigérien qui serait contre-productif il faut attention à ce que le remède ne soit pas pire que le mal lui-même parce que une intervention ou forcée des choses peut créer une situation dont le Niger n'a pas besoin et donne les partenaires du Niger n'ont pas besoin si le Niger est démantelé par le chaos d'une intervention c'est clair que il ne sera pas la barrière migratoire que dont rêve l'Europe sur laquelle l'Europe veut investir beaucoup d'argent il ne sera pas l'endroit où la France pourrait défendre son accès à l'uranium elle ne sera pas un numéro de stabilité et je pense que cette déstabilisation c'est pour ça à mon avis il faut trouver une solution qui soit idéale faire confiance au nigérien éviter justement des solutions qui seraient vraiment pén pour qui c'est qui deviendrait une double peine aujourd'hui avec tous les défis que vous avez évoqués la question de la sécurité alimentaire est une est un vrai défi pour le Niger si on vient faire une intervention dans ces conditions désastreuses c'est clair que ce n'est pas bon ni pour la stabilité du Niger ni pour la stabilité de l'ensemble de la sous-région et peut-être même le 3 juin du continent Afrique du Nord Afrique centrale et Afrique de l'Ouest merci seddika ba d'avoir accepté notre invitation pour parler de la situation donc au Niger et merci à vous d'avoir regardé cet entretien qui entre dans le cadre de notre programmation d'été comme chaque fin de saison nous réduisons quelques peu la voilure avec notamment la mise en pause de nos directs mais l'actualité ne s'arrête pas alors nous non plus nous continuons à nous fournir dans ces moments importants nos reportages nos enquêtes entretient plateau d'analyse et de débat et aussi de décryptage au quotidien vous le savez l'intégrité de notre projet éditorial unique dans le PAF dépend toujours de votre soutien et surtout de vos abonnements qui sont notre source de financement la plus pérenne et comme nous aimons à le dire ici aux médias être à la télé c'est bien mais il restait c'est encore mieux rendez-vous donc sur 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Bérangère Abba