Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Conférence de pressePublic Sénat (sur YouTube)· 10 octobre 2025 24 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

Emmanuel Macron peut-il renommer Sébastien Lecornu ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 50 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 58 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on a déjà vu un président recevoir des chefs de parti juste avant de nommer un premier ministre ?

  • 4:00OuverteRéponse partielle

    Que va-t-il dire aux chefs de parti cet après-midi ?

  • 5:00RelanceRéponse partielle

    Est-ce que la situation actuelle est une perte de contrôle institutionnel ?

  • 6:00OuverteRéponse partielle

    Emmanuel Macron peut-il accepter de se mettre en retrait pour faciliter un compromis ?

  • 7:00OuverteRéponse partielle

    Sébastien Lecornu est-il la bonne solution pour un Premier ministre ?

  • 9:00RelanceRéponse partielle

    Un gouvernement technique est-il réaliste dans ce contexte ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Fait
    « Il n'y aura pas de stabilité politique sans abrogation de la réforme des retraites. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

C'est le point qu'il veut retenir de son ultime salve de consultation. Pour Sébastien le Cornu, un chemin est possible entre les forces politiques pour éviter une nouvelle dissolution, mais ce chemin s'annonce signeux. Premier obstacle, l'épineuse réforme des retraites.

La gauche et les syndicats appellent toujours à sa suspension, voire plus à son abrogation dans le prochain budget. Cette réforme des retraites est une faute grave. C'est un problème démocratique et social.

Il n'y aura pas de stabilité politique sans abrogation de la réforme des retraites. Oui, mais voilà, cette réforme est un marqueur fort pour le centre et la droite, suffisant pour aller jusqu'à la censure si la réforme est remise en cause. Ça doit pas être acté mais globalement, il y a eu un un fort mouvement de de parlementaires qui ont dit que l'abandon de la réforme de retraite poserait un problème parce que c'est aussi un nom marqueur politique le problème qui n'irait pas jusqu'à la censure ou qui pourrait aller jusqu'à la verra.

On verra, c'est on verra, on verra. Autre point d'achopement, il faut déterminer le visage du prochain premier ministre. Certains penchent pour un chef de l'exécutif technique.

D'autres regardent du côté du bloc central sans LR avec non censure des socialistes. À gauche, les chefs de parti LFI avancent une solution beaucoup plus simple. On a assez perdu de temps.

Ces gens doivent rendre le pouvoir à ceux qui ont gagné les émissions, c'est-à-dire à la gauche et aux écologistes. L'équation aux multiples inconnus pourrait être résolue aujourd'hui. Cet après-midi à l'Élysée.

Emmanuel Macron recevra tous les chefs de parti RN et LFI. Et on va y revenir avec nos éditorialistes. Bonjour Bergermonte, merci d'être là.

Bonjour Arnaud Bened, merci également d'être avec nous. Alors, on a appris tôt ce matin qu'Emmanuel Macron allait donc recevoir les chefs de parti HOR LFI et HOR RN à 14h30. Un président de la République qui reçoit des chefs de parti juste avant de nommer un premier ministre.

Est-ce qu'on a déjà vu ça Arnaud ? Ah là, il faut que je fasse appel à ma mémoire. Enfin, de toute façon, comme on vit une situation totalement inédite, tout est inédit depuis le début dans ce que l'on appelle une séquence comme celle-ci.

Ça veut dire que de toute façon maintenant ça se joue et c'est normal constitutionnellement au niveau du président de la République, c'est lui qui désigne le premier ministre. Que va-t-il leur dire ? C'est la question.

Moi personnellement, je trouve que depuis le début dans cette affaire, enfin je suis pas le seul d'ailleurs, c'est que l'enchaînement des faits montre qu'il y a une sorte de perte de contrôle si vous voulez. C'est-à-dire que onu Macron mais de tout le monde de tout le monde de toutes les forces politiques, de tous les acteurs politiques et on l'a vu dimanche qu'on a vécu dimanche dernier est tout à fait exceptionnel dans la vie non seulement de la 5e République mais dans la vie de la République puisque je crois qu'on a eu le gouvernement le plus court de l'histoire politique française toute République confondue 12h peut-être qu'on en a eu peut-être encore plus court dans des périodes révolutionnaires. probable dire oui ça pu ça pu se faire enfin quand même mais quand même 14h reconnaissons quand même que c'est quasiment un record c'est évident donc c'est c'est ça le problème c'est que depuis quelques jour depuis dimanche et même avant en fin de compte on a même j'allais dire presque depuis 2024 on a l'impression qu'il faut toujours gagner du temps mais que le temps se raccourcit c'estàd qu'il fallait gagner quelques mois il fallait d'abord gagner quelques mois barier avait gagné 3 mois François Beou 8 ou ou 9 mois et Et là maintenant, on est sur une durée encore plus courte, c'est-à-dire que c'est c'est c'est gagné des heures et des heures.

On le voit bien d'ailleurs lundi ce qui s'est passé très intéressant. On a un premier ministre démissionnaires qui remissionnait quelques heures plus tard pour nous dire que donc 48 he il rendrait une copie. Et finalement, il n'a pas rendu de copie de fait parce que l'interview qu'il donne le le le mercredi euh chez vos confrères de de de France Télévision euh ne nous en dit pas plus que ce qu'on pouvait attendre lundi ou mardi.

Donc on est quand même dans un très grand brouillard. Après le président de la République essaie peut-être de reprendre la main. Il essaie de vouloir reprendre la main.

C'est ça que ça signifie de revoir qu'est-ce qu'il cherche à faire avec ce ce rendez-vous Beranger selon vous Emmanuel Macron cet après-midi ? Ah bah Arnaud l'ader et moi il me semble peut-être qu'une des choses qui n'a pas été modifiée, changée, tentée, c'est de déplacer un peu le rôle du président de la République. Institutionnellement parlant, il y a zéro débat, c'est lui qui nomme et ça, on est d'accord.

Mais moi, ce que j'entends notamment dans la bouche de certains constitutionnalistes, c'est euh que il y a il y a une urgence de construire un budget. Donc ça, il faut il va bien falloir et on en parlera mais c'est pas forcément de la technique, c'est pas uniquement de la technique, c'est aussi de la politique. qu' un moment, il faudra que le parlement puisse travailler.

Et donc ça se suppose peut-être, c'est ce que disent certains constitutionnalistes, que le président de la République accepte de se mettre en retrait, encore une fois, non pas pour ne pas nommer le Premier ministre, mais nomme quelqu'un et s'engage à se mettre en retrait. et et effectivement ce lien direct avec les parties, c'est parfaitement son droit. Mais mais ça dans le contexte d'absence de majorité qu'on qu'on connaît depuis 2 ans et encore plus là euh depuis le le la dissolution euh c'est c'est ça ça ça ressemble à une voix sans issue.

Ouais. Ben moi je pense que ce qu'il voulait on voit on voit on voit bien ce qu'il va essayer de tenter. Il va vouloir à la fois prendre à témoin l'opinion en disant aux partis qui sont les partis qui peuvent éventuellement participer à une coalition de prendre leur responsabilité.

Mais mon avis, ce qui se joue fondamentalement aujourd'hui, c'est euh d'essayer peut-être de rebâtir une sorte de socle central avec ou sans les sans les socialistes ou en tout cas à minima de non censure des socialistes, ce qui peut permettre en la matière une adoption éventuelle d'un budget. Mais enfin, je veux dire, ça va. Après, il y a la dynamique du débat parlementaire qui fait que tout peut bouger très rapidement.

Et une des questions, c'est quel rôle euh va jouer euh Emmanuel Macron ? Acceptera-t-il de déléguer le pouvoir ? C'est en tout cas ce que lui demande une partie de son camp et notamment Gabriel Atal, on l'écoute, il était ce matin sur France 2.

Évidemment euh qu'il faut partager le pouvoir et ne pas donner le sentiment de s'acharner à vouloir garder la main sur tout parce que je pense que c'est ce qui explique aussi la difficulté d'un certain nombre de partis politiques de l'opposition ou de l'ancienne opposition à se mettre autour de la table pour parler du fond. Il y a une responsabilité d'Emmanuel Macron dans sa manière de gérer le pouvoir, c'est dans dans sa façon de conserver effectivement la main surtout encore une fois avec des partis qui à qui il faut surtout demander de s'entendre entre dans le régime qui est le nôtre parlementaire enfin avec un une assemblée qui qui Mais est-ce que c'est possible si Emmanuel Macron ne veut pas toucher à son héritage ? Est-ce que du coup ça bloque pas les compromis ?

Moi je pense que le alors Gabriel Tal a a raison sur le sur le fond sans doute dans dans la volonté de dans le fait de dire bah il faut il faut que le président se mette un peu en en retrait. Maintenant, là où c'est suspect dans son cas comme dans celui d'Édouard Philippe, c'est que leurs ambitions euh on peut il peut ils doivent le regretter mais c'est comme ça. Je veux pas le leur faire de procès d'intention, mais le fait est que leur prise de position et leur prise de distance l'un et l'autre vis-à-vis du président de la République sont forcément suspectes à un an et demi d'une présidentielle.

Donc c'est c'est un peu ça qui est compliqué. Mais en soit, il me semble effectivement que c'est c'est la seule solution qu'Emmanuel Macron se se rende vraiment les clés au au parti. Alors avec est-ce que c'est avec un préfigurateur, ce fameux préfigurateur négociateur ou autre qu'on dont on vente les mérites en Allemagne, en Belgique et cetera pour pour aider à Oui, c'est propose Gabriel Atal d'avoir un négociateur mais en tout cas que le président effectivement se mette en ret.

Ouais, mais c'est ce qu'il a fait d'une certaine manière en renommant pendant 48 he Sébastien. Oui, je Non, mais je suis d'accord. C'est vrai que c'est très court.

Oui, mais c'est très court mais ça ne peut être que court compte tenu en effet si vous voulez du calendrier parlementaire et de la nécessité d'adopter un budget. On est quand même dans une séquence extrêmement resserrée. Il y a quand même à un moment donné si vous voulez des échéances qui sont totalement incompressibles euh sur le plan parlementaire et sur le plan constitutionnel.

Donc c'est une une énorme difficulté euh euh pour lui. Après euh bon moi je pense que fondamentalement aujourd'hui le problème c'est que vous Ber a dit quelque chose de très juste. C'est-à-dire qu'en fait tout le monde a en tête l'élection présidentielle dans 18 mois.

Pas seulement monsieur Atal et monsieur Philippe c'est très clair. Je veux dire ils l'ont ils ont cassé le morceau dès le début de la semaine. Mais les autres forces politiques aussi. même du côté du Parti socialiste, même du côté de la gauche, tous les calculs se font si vous voulez en fonction de ces anticipations.

En plus, il y a les élections, un autre paramètre c'est quand même qu'il y a des élections municipales, je le rappelle, dans 6 mois. D'où le conseil de Sébastien Lecornu mercredi soir de dire pour moi, il faut un gouvernement sans ambition présidentielle. Oui, mais ça veut dire que vous mettez un gouvernement sans ambition présidentielle, ça veut dire aller chercher un technocrate.

C'est le seul moyen, enfin haut fonctionnaire. Celui-là, en principe, il a pas de d'ambition présidentielle. Enfin, quoi que l'appétit vient en mangeant, hein, il faut se méfier hein.

En politique, ça peut arriver. On en a vu d'autres. Euh mais euh donc je vois pas d'autres solutions.

Si vous prenez un politique, un politique de toute façon naturellement, il a des ambitions présidentielles ou autres. Donc ça va être extrêmement difficile, si vous voulez de stabiliser dans ce cas-là, si on prend la grille de lecture de monsieur le Cornu, une coalition quelle qu'elle soit. La réalité, c'est que en tout cas tous les bruits qui nous reviennent depuis ce matin, c'est que ça serait monsieur le cornu qui pourrait être renommé, ce qui sera là aussi assez peu audible après ce qu'on a entendu mercredi.

Et ben justement, on va voir ce qu'on pense de deux responsables politiques de cette possible renomination de Sébastien Lecornu. Un dans le camp présidentiel, c'est Hervé Marseille, le patron des sénateurs centristes et l'autre, c'est Marine Tondelier, la patronne des vers. C'est pas la personne de Sébastien Lecornu, hein, qui mérite considération.

C'est c'est ça ne serait pas un bon signal. Ça ne serait pas un bon signal. Il faut quelqu'un euh qui repart d'une feuille blanche euh qui est de l'autonomie euh qui est la capacité de rassembler et de trouver les bons compromis.

On doit pouvoir dans l'intérêt du pays trouver des compromis. Sébastien Lecornu, vous entendez et Herf Marseille et Marine Tondelier. Pour qui Sébastien Lecornu, c'est pas forcément la bonne solution.

Ben non. Euh non mais mais c'est la tentation d'Emmanuel Macron mais ils n'en ont pas vraiment d'autres. Euh je quand on il y a aussi une question d'arithmétique et de pouvoir rassembler des des quand on calcule le le la façon dont les les choses pourraient se s'organiser.

Euh le socle commun c'est 211 députés. Enfin, l'ancien socle commun, il faut 289 pour ajouter les socialistes. Vous êtes à 277, on y est presque.

Euh enfin là où un un premier ministre de gauche euh va faire fuir la droite. Enfin, donc il y a quand même des là, il y a une réalité arithmétique. Moi ce que ce qu'il faut dire aussi, c'est que profil technique, ça veut ça veut dire quoi ?

Quand on aura quand on sait qu'on qu'il y a un budget à faire, qu'il va falloir parler de la taxe duman. Est-ce qu'on taxe les riches ? Est-ce qu'on les taxe pas ?

Est-ce qu'on revient sur la réforme des retraites ? Est-ce qu'on y revient pas ? Et ça c'est pas technique, c'est éminemment politique et donc c'est un vœup pieux et sans doute que c'est très respectable de dire bah oui, on va on va extraire, on va déconnecter tout ça de 2027 mais dans les faits, c'est un peu irréaliste, non ?

Mais il est clair pour revenir sur la la potentielle nomination de Sébastien Lecenu, c'est vrai que ça voudrait dire que le président de la République ne veut pas lâcher la main. D'ailleurs, ils le disent l'un comme l'autre, madame Tondelier comme monsieur Marseille. Donc je suis pas sûr qu'en effet ça soit une solution qui soit susceptible d'apaiser les convolutions que l'on connaît aujourd'hui.

Après moi je rejoins tout à fait ce qui vient d'être dit. C'est-à-dire qu'un gouvernement technique, c'est un habillage d'une certaine manière communiquant pour ne pas dire que finalement un gouvernement de toute façon par essence il est politique et qui va devoir en tout cas prendre des décisions qui seront des décisions qui euh impacteront les politiques publiques et qui seront marqué quand même du saut d'un certain nombre de valeurs et de conceptions qui peuvent être parfois diamétralement opposés. entre les différentes forces politiques qui se qui s'affrontent à l'Assemblée euh nationale.

Donc euh aujourd'hui euh la la situation n'est pas loin sans faut, ça chacun s'accordera à le reconnaître, stabilisé euh et donc tout est possible à ce stade. Euh mais là à l'heure où l'on parle, on voit pas pour l'instant en tout cas de perspective et de solutions qui soient pérennes pour pour durer. sauf à un moment donné qu'il y ait des si vous voulez qu' une des forces d'un point soit les socialistes soit les LR qui fassent des concessions telles que ça apparaîtra d'ailleurs pour une partie de leur de leur électorat comme des renimements parce que le problème c'est que pour faire des des concessions, il faut un moment donné je dire certes être en capacité de faire ces conceptions mais sans que ça apparaisse à votre à vos segments électoraux comme des trahisons ou des renimements.

Et on voit bien que du côté de LR il y a des lignes rouges. On voit bien que du côté des socialistes, il y a des lignes rouges. Donc l'équation reste pour l'instant apparemment insoluble.

Pour terminer, sur qui pourrait être premier ministre ? Alors, il y a l'hypothèse Sébastien Lecornu, il y a aussi un nom qui circule, c'est celui de Jean-Louis Borlot. L'intéressé a répondu hier, il était au micro de Basil Baille.

Je n'ai reçu de côte fil de personne. Le petit jeu cfil pas franchement à honnêtement à 40 % de déficit. L'état de la jeunesse de France, l'état des mamans de France, l'état des prisons de France, l'état de l'hôpital de France.

Épargnez-moi le petit jeu de coup de filtre. Voilà quelqu'un de responsable. Si un jour quelqu'un m'appelle, ben je répondrai de manière responsable à cette personne.

Point final. Oui. Non.

Alors Jean-Louis Borlot euh c'est un c'est un pur politique qui respire la politique. Voilà, c'est c'est toute sa vie en même temps. Euh c'est vrai qu'il dit et son nom revient tout le temps en fait hein.

Euh il n'est pas forcément à l'origine de ça mais c'est vrai que c'est une solution qui d'ailleurs on l'a entendu hier euh rassemble plutôt la sentiment de pas mal de gens. Finalement c'est pas un repoussoir comme d'autres. Euh maintenant, tant tant qu' euh tant qu'il ne dira pas clairement euh quand on entend parler de de de déficit de il se place dans le débat politique.

Donc il dit enfin c'est c'est ça son son il dit l'inverse de ce que sont tout ce qui dégage. Les mots disent l'inverse de ce qui dégage. On pas premier ministre neutre.

Donc donc non d'abord on serait pas dans le premier ministre neutre et puis voilà. Mais effectivement, on peut entendre, il a 74 ans, je crois, il a une liberté de parole énorme. Il a une liberté de de voyager, de faire ce qu'il veut.

Il a il a une vie privée que enfin il y a beaucoup beaucoup de je pense je suis pas sûr qu'il est soit prêt à lâcher tout ça et et vous n'avez pas cité le nom de Laurent Berger qui circule aussi mais pour moi c'est un peu la même chose. C'estàd à la fois ils disent secrétaire général de la CFDT. Oui voilà.

Non non ce ne sera pas ça. Et en même temps tout le monde sait à la CFDT comme ailleurs qu'il a des envies un jour ou l'autre. Personne ne sait si ça se transformera, mais tant qu' l'un et l'autre ne diront pas clairement vraiment se débrouilleront pour qu'on les croit, bah leur nom circuleront.

Mais et ce type de profil, ça pourrait être une solution des personnes qui ne font pas si vous voulez, vous voyez bien. Alors, il a pas dit non là quand même Borlot, c'est ce que je note. Il dit pas non.

Il dit "Je prendrai, si on m'appelle, je prends le téléphone." Mais après, je veux dire, ils sont suffisamment avisés berger comme Borlot pour savoir que les conditions vraisemment de l'exercice n'apparaissent pas forcément réunies. C'est ce qui à mon sens aujourd'hui fait qu'ils sont sur la réserve et on peut les comprendre.

Donc ça me paraît assez naturel. Après est-ce que ça serait un bon profil ? Borlot il est malin.

Je évident, chacun s'accorde à lui reconnaître cette cette qualité là. Mais le problème c'est qu'aujourd'hui il suffit pas d'être malin pour résoudre ce problème. C'est bien c'est bien la difficulté.

Encore une fois euh Borlot, il a un profil il a il a un gros avantage, je pense, c'est qu'il a pas un profil allergisant pour quiconque. Ça c'est très important. En effet, quand on se retrouve dans une situation où l'inextricable semble la règle, mais est-ce que c'est suffisant ?

Encore une fois, vous savez, la politique, c'est parfois aussi de la physique, c'est la physique des forces. Quand vous voyez la physique des forces à l'Assemblée nationale, on voit bien que depuis un an, on n'y arrive pas. Mais c'est vrai que Borlot, moi à l'époque du grenel environnement, je couvrais ces sujets là.

Borlot, c'est le grenol environnement. C'est c'est c'est c'était un truc inimaginable. il l'a mis autour d'une table des chasseurs, des écolos, euh des des des gens qui qui presque des des le lobby des pesticides, enfin tout le monde.

Euh et il allait physiquement, il ramenait les pizzas le dimanche soir chez Greenpeace et autres. Enfin vraiment, il a une technique, une façon de faire un truc très particulier qui après tout pourrait se tenter. Mais bon, pour les raisons qu'on a dit, ça peut pas.

Il y a aussi une question qui se pose, c'est quelle va être l'attitude des LR qui jusqu'à maintenant était dans le gouvernement dans ce qu'on a appelé le socle commun. Est-ce qu'ils vont rester dans ce sole ou est-ce qu'ils vont pencher plus vers le Rassemblement national ? Jordan Barella leur tend la main.

Alors, c'est une des clés effectivement ce qui est en train ce qui pourrait se passer effectivement à droite, cette fameuse union des droites. Ce qui est intéressant, c'est de regarder ce qui se passe au sein du RN parce que là aussi, il y a deux approches qui sont pas tout à fait identiques. Et l'hypothèse de ce rapprochement des droites, c'est vraiment la la pâte Bardella qui a l'air d'être en train quand même effectivement de se mettre en place.

Alors ça va ça va obliger les Républicains à se positionner et là aussi tout le monde n'est pas sur la même ligne. Mais c'est clair que c'est une option qui pour le coup amènerait à à à redéfinir les les équilibres et s'approcher d'une majorité. Peut y avoir un changement de pied dans la ligne des des Républiques non.

Alors, je pense que on voit bien que les républicains sont sous la pression du Rassemblement national. Ils ont quand même une grande partie de leur électorat qui depuis des années et des années a filé vers le Rassemblement national. D'ailleurs, vous regardez le vote des députés LR qui ont voté contre ou qui se sont abstenus au moment du du vote de confiance qu'avait demandé François Berou.

Vous avez à peu près le groupe se fracture et la plupart des députés qui ne votent pas la confiance ou qui votent contre la confiance sont des députés qui dans leur circonscription ont un rassemblement national extrêmement fort qui peut les mettre en difficulté et qui voir peut les battre sur le terrain. Donc il y a cet aspect-l qui joue. Ensuite on voit bien que ça bouge quand même très clairement.

On voit les déclarations. Vous avez des déclarations d'un certain nombre de responsables politiques LR. Les mots qu'ils utilisent vis-à-vis du Rassemblement national ne sont plus les mots qu'on entendait il y a encore 4 ans, 5 ans et je parle même pas 10 ans.

C'est-à-dire que on voit bien qu'ils sont pour certains d'entre eux prêts à franchir ce rubicon. Il suffit d'écouter les mots de madame Prima il y a quelques jours porte-parole des missionnaires du gouvernement. Alors après elle a rétroupé d'aller mais ça veut dire quand même quelque chose.

Donc en effet je crois que mais le problème de le problème des LR c'est qu'ils veulent exister, qu'ils veulent vivre et qui veulent ils veulent rester indépendants et qui veulent évidemment ils pensent pouvoir encore avoir un avenir. C'est tout c'est toute l'idée en tout cas de voquer de Rotaillo même s'ils ont des oppositions par ailleurs. Euh qu quelle conséquences du coup cette semaine ces dernières heures peut avoir sur l'image qu'on les Français de la politique ?

On a entendu he les politiques eux-mêmes Gabriel Atal Eddouard Philippe parler de spectacle affligeant de jeux politiques affligeants. Il y a une étude Arnaud Haris interactive paru ces derniers jours qui montre que la confiance s'érode entre les citoyens et les politiques et particulièrement les parlementaires. Ouais, c'est une étude qui a été menée avec les cours des hautes études internationales et politiques.

C'est c'est intéressant parce que en fait cette étude, elle ne fait que confirmer ce que l'on sait déjà. Un long processus d'érosion de la confiance des Français. à la fois dans le politique, à la fois dans les institutions.

Mais ce qu'on voit clairement, c'est que les Français ont le sentiment à tort ou à raison majorité que la 5e République n'est plus en mesure aujourd'hui si vous voulez de déverrouiller la la situation politique de crise dans laquelle on se retrouve. Moi personnellement, je pense pas. Je pense que la 5e République a beaucoup d'outils pour qu'on puisse franchir la la crise.

Je crois pas que ce soit une crise institutionnelle. Mais enfin bon, en tout cas, c'est ce sentiment est très politique. C'est pas une crise de régime pour Oui, c'est une crise politique.

C'est-à-dire qu'en fait, c'est l'usage que l'on fait des institutions qui fait que les institutions se retournent contre nous, contre contre contre la classe politique et contre contre les gouvernements et contre les Français infinés. Mais et ce que montre ce sondage, c'est queen fait oui aujourd'hui une majorité de Français sont favorables quand même à un retour aux urnes. Clairement ça c'est un mais tous les beaucoup d'autres sondages l'ont l'ont démontré et que quand on regarde les les niveaux institutionnels et et de de de direction politique, encore une fois, c'est pas une surprise.

Ce sont les collectivités de proximité, c'est-à-dire les mairies, éventuellement les conseils régionaux qui aujourd'hui ont plutôt la confiance relative d'ailleurs parfois des Français, bien plus que le Parlement et bien plus que le président de la République. Ouais, effectivement, les Français favorables à un retour aux urnes, il va avoir d'autres choix que la dissolution, Emmanuel Macron. Euh ils sont de moins en moins nombreux les choix les choix possibles.

Euh c'est clair que de de on discutait juste avant avec Arnaud euh on a le sentiment depuis ces toutes ces dernières semaines derniers mois avec cette succession de premier ministre que que que le président et que que tout le monde gagne du temps mais qu'en fait on recupe pour mieux sauter. Euh ça ça va être long hein jusque jusqu'à la présidentielle de 2027. Euh il y a un président de la République et je pense que je suis pas sûr que la la destitution, ce que prône notamment les les insoumis soient une solution ou la démission que une solution parce que parce que précisément et même euh dans la proposition d'Edard Philippe de que que Emmanuel Macron euh euh démissionne, elle provoque des une présidentielle anticipée, euh il y a quelque chose d'assez dangereux dans le fait de de mettre en péril d'ailleurs une fonction qu'il brigue lui-même ensuite Euh alors il y a il y a dans le dans le cas d'Édouard Philippe là aussi un intérêt, on le disait tout à l'heure, mais un intérêt aussi à alors c'est un peu technique, mais à ne pas dissoudre ce qu'on ce que l'assemblée ne soit pas dissoute pour qu'ensuite parce que ce qui l'empêcherait lui éventuellement élu président de dissoudre à nouveau pour espérer avoir une majorité.

Donc il y a il y a aussi un jeu parce qu'il se retrouverait en en en il se retrouverait en première ligne. Emmanuel Macron un un mot juste très court parce que dans cette étude il y a il y a un chiffre il y a 39 % des Français qui disent qu'il faut limiter le pouvoir du président de la République. Ça c'est lié à Emmanuel Macron.

Ah oui certainement. Enfin, c'est lié en tout cas, comme c'est un sondage qui vient d'être réalisé, c'est lié vraisemment à la perception qu'ils ont aujourd'hui du fait que le président de la République, d'ailleurs, quel que soit la fond la le nom qui qui soit qui qui soit responsable de la présidence, je veux dire aujourd'hui est un facteur de blocage, mais il est d'autant plus dans cette situation actuelle sur la moi sur la je suis pas tout à fait d'accord avec Beranger sur le fait que on a un précédent quand même sur la 5e République d'un président qui a démissionné hein, c'est le général de Gaulle. Ça a pas fragilisé pour autant les institutions en l'occurrence.

Donc l'argument qui consiste à dire oui, ça fragiliserait le futur président. Alors c'est vrai que l'époque n'est plus la même. Je suis tout à fait d'accord avec vous.

Ça c'est un c'est un facteur qu'il faut prendre en compte et on suivra bien évidemment ce qu'il va se passer dans les prochaines heures. Allez, on termine par une idée de sortie pour ce weekend. Un peu de légèreté, un peu autre chose.

Vous connaissez tous le festival de BD d'Angoulem. Et bien à moins de 100 km se tient ce weekend le festival de BD en Périgor. C'est à Bassillac au Beroch en Dordogne.

Une cinquantaine d'auteurs qui sont attendus. C'est la 36e édition tout de même. La BD est un média qui rencontre beaucoup de succès avec un nombre d'auteurs populaires relativement importants.

C'est ce que dit le président du festival. Parmi les auteurs attendus, Étienne Davodo, Jean-David Morvent, David Prudon. L'un de nos objectifs est de lutter contre le désenchantement du monde.

On va dire que c'est un beau programme pour ce weekend. Merci beaucoup. Merci à tous les deux euh d'avoir été avec nous.

Merci à tous de nous avoir suivi. Excellent weekend. [Musique]