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InterviewRFI — L'Atelier politique (sur Site radio)· 28 mars 2026 39 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & électionsEurope & internationalImmigration & asileSolidarités & famille

Laurent Jacobelli : «LFI et la Nouvelle France, c'est l'inverse de ce qu'est la France»

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 59 %Attaque 36 %Défensif 5 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:50OuverteRéponse directe

    Quel est votre outil de prédilection ?

  • 1:40OuverteRéponse directe

    Pourquoi cultivez-vous le secret entre vie professionnelle et personnelle ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Vous êtes né à Thiers, mais où avez-vous grandi ?

  • 3:56OuverteRéponse directe

    Vos parents étaient-ils politisés ?

  • 4:48OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir choisi l'ESSEC et l'ESCP ?

  • 5:39OuverteRéponse directe

    Votre carrière dans les médias a-t-elle été accomplie ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 9:25InvitéFait
    « Je dois dire que je suis tombé politiquement amoureux de Marine Le Pen à ce moment-là. »
  • 14:03InvitéFait
    « Je crois que si nos dirigeants avaient voulu que la participation diminue, il ne se serait pas pris autrement. »
  • 14:07InvitéFait
    « D'abord il y a la réforme du mode de scrutin, enfin en tout cas des listes, de la construction des listes dans les villages. »
  • 15:50InvitéFait
    « Touché à son maire, c'est touché à la république et touché à l'autorité. »
  • 18:54InvitéFait
    « Cette vieille droite a refusé de se retirer, préférant laisser gagner la gauche de M. Payan, qui n'est pas une gauche tendre, qui est une vraie gauche avec ses gubis. »
  • 20:29InvitéFait
    « Le programme de Thierry Mariani était un bon programme en tout cas à mon sens, qui permettait aux Parisiens d'espérer vivre dans une ville où on puisse circuler, où on puisse être en sécurité et une ville propre. »
  • 20:49InvitéFait
    « Paris est un terrain difficile pour nous depuis longtemps. »
  • 22:50InvitéFait
    « Le premier parti de France reste le Rassemblement National, le premier parti d'opposition de France reste le Rassemblement National et il est même consolidé par ses élections municipales. »
  • 32:20InvitéFait
    « La France insoumise, comme elle gagne, elle ne se contente pas d'une passation de pouvoir et d'avoir gagné des élections, il faut en plus humilier voire menacer l'opposant. »
  • 32:27InvitéFait
    « Il faut en plus humilier voire menacer l'opposant. »
  • 33:33InvitéFait
    « Jean-Luc Mélenchon : "Tout blanc, tout moche". »
  • 34:31InvitéFait
    « Il faut s'en débarrasser. »
  • 35:08InvitéFait
    « La nouvelle France veut se débarrasser de l'ancienne France. »
  • 36:25InvitéFait
    « Non la France a perdu ce rôle diplomatique majeur. »
  • 37:29InvitéFait
    « Emmanuel Macron a donné les clés de la diplomatie à l'Union Européenne. »
  • 37:35InvitéFait
    « Madame von der Leyen n'a pas le pouvoir de négocier en notre nom. »

Temps de parole

  • Invité67 %
  • Présentateur26 %
  • Locuteur non identifié6 %

1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:07
Présentateur

L'Atelier politique avec Frédéric Rivière. Bonsoir et bienvenue dans l'Atelier politique. Dans cette émission, nous essayons de prendre le temps dont parfois le tumulte de l'actualité nous prive, le temps de la réflexion, de l'analyse, de la mise en perspective, avec l'ambition de comprendre ce qui nous arrive et peut-être aussi ce qui s'annonce. Et ce soir, nous sommes avec Laurent Jacobelli, députée Rassemblement national de Moselle et porte-parole du Rassemblement national. Bonsoir. Bonsoir. Cette émission est enregistrée dans les conditions du direct. Nous sommes ensemble pour à peu près 40 minutes. Vous allez donc avoir du temps pour développer vos idées.

Et puisque cette émission s'appelle l'Atelier politique, je vais vous soumettre à la question rituelle, puisque dans un atelier, généralement, on trouve des outils. J'aimerais savoir si vous avez un outil de prédilection. Le stylo. Est-ce qu'on peut considérer que c'est un outil ? Oui, oui, on peut considérer entre l'instrument et le stylo, quoi, et l'outil.

1:08
Invité

Je prends souvent des notes, des choses qui me passent en travers la tête, parfois des choses très anodines, notamment quand je suis dans le train, quand je prends le TGV, entre Paris et Tionville pour retourner dans ma circonscription. J'ai des petites fiches et je note des choses, parfois des bouts de discours, des idées. Voilà. Et je trouve que c'est un accomplissement de la pensée. Quand on arrive à le coucher par écrit, à le formuler, ça veut dire qu'on a abouti à un début de pensée, même parfois un embryon. Et alors, souvent, tout cela reste dans un classeur et ne ressort jamais. Parfois, oui, ça ressort au détour d'un discours, d'un projet de loi, d'une interview.

Donc voilà, je dirais le stylo. Et pour être très honnête avec vous, je ne suis pas du tout manuel sinon. Donc tout ce qui est scie, marteau...

1:45
Présentateur

Mais tout ça, c'est dans un petit carnet ou quelque chose ? Parce que sur les bouts de papier, on les perd.

1:48
Invité

Alors, ce sont des bouts de papier que je ne perds pas, que je mets dans une case de ma sacoche qui est bourrée de petits papiers. Mais ce côté un petit peu informel, j'allais dire, je trouve participe de l'exercice.

2:00
Présentateur

Alors, il est assez difficile de trouver des informations à caractère plus ou moins personnel sur vous, sur votre enfant, sur vos centres d'intérêt, en dehors donc de la politique ou sur vos loisirs. On peut dire que vous cultivez le secret, Laurent Jacobéli, que vous voulez une sorte de cordon d'étanchéité entre vie professionnelle et vie personnelle ?

2:18
Invité

Oui, on peut le dire. Et je crois que pour deux raisons. D'abord, c'est un respect de tous les électeurs qui me font la chance de m'avoir élu député. Parce qu'il y a dedans des gens de toutes confessions, avec toutes sortes de passions, toutes sortes de parcours personnels. Et moi, je les représente tous et je ne veux pas être le représentant d'une catégorie plutôt que d'une autre.

2:35
Présentateur

Oui, mais on saurait que vous êtes pêcheur à la ligne. Ça ne pourrait pas vous nuire, a priori.

2:38
Invité

Non, vous avez raison. Il se trouve que je ne le suis pas. Ça, c'est la première raison. Et la deuxième raison, c'est que la politique, c'est un milieu difficile, compliqué, où on donne beaucoup de temps, on prend parfois des coups. Et donc, d'avoir une zone, on dirait en mauvais français, une safe zone, un jardin secret, une zone sécurisée, c'est quand même rassurant. Et ça permet parfois de sortir du tumulte que vous évoquiez en introduction de l'émission.

3:01
Présentateur

Alors, ce qu'on sait, ça, je pense que vous n'allez pas me contredire, c'est que vous êtes né à Thiers, dans le Val-de-Marne.

3:06
Invité

Oui, alors mon expérience à Thiers a duré quelques heures seulement, puisque j'y suis né dans une clinique, mais je n'y ai jamais vécu.

3:11
Présentateur

Quelques jours alors ? Oui, quelques jours. On ne ressort pas quelques heures après.

3:15
Invité

Mais j'ai vécu longtemps, jusqu'à l'âge de mes 18 ans, dans une ville qui n'était pas très loin, mais dans les Saônes, cette fois, pas dans le Val-de-Marne, qui s'appelle Paris-Vieil-Poste. Pour ceux qui nous écoutent, ils connaissent peut-être l'aéroport d'Orly. C'est la ville qui abrite l'aéroport d'Orly.

3:28
Présentateur

Et c'était un cadre de vie dans lequel vous vous sentiez bien ?

3:32
Invité

Ah oui, j'étais très heureux, j'ai eu une enfance très heureuse, dans un quartier pavillonnaire, de la classe moyenne française, en banlieue parisienne, avec des parents très aimants. Et à l'époque, cette banlieue était paisible, elle l'est moins aujourd'hui. Mais c'était un temps où, effectivement, on pouvait vivre sereinement, avoir des loisirs, étudier, sans être obligé d'aller à la capitale ou dans une grande ville.

3:56
Présentateur

Est-ce que vos parents étaient politisés ?

3:58
Invité

Non, alors ils votaient, mais ils n'étaient pas politisés au sens où ils n'avaient pas d'engagement personnel. Mais ils nous arrivaient évidemment de parler politique, souvent. Mais ils ont eu des votes assez différents dans le temps. Ils n'ont pas toujours voté pour le même type de parti. Donc ils n'avaient pas d'engagement personnel. Et puis leur vote pouvait changer en fonction des candidats.

4:21
Présentateur

Mais à gros traits, vous sauriez dire s'ils étaient plutôt de droite ou de gauche ? Ou à grands traits, d'ailleurs, plutôt de gauche ?

4:26
Invité

Mais ce n'est pas à moi de le dire, parce que c'est leur vie à eux. Et je n'ai pas à le dire aujourd'hui. Ils ont toujours eu une vraie méfiance par rapport au monde politique. Et lorsque, moi j'ai commencé tard la politique, j'ai plus de 40 ans. Mais lorsque je leur ai dit que j'ai commencé à être engagé, ils ont pris peur presque. Pour eux, c'était un monde dangereux, un monde pas fiable. Comme beaucoup de Français le ressentent d'ailleurs, malheureusement.

4:48
Présentateur

Vous êtes diplômé de l'École supérieure des sciences économiques et commerciales, l'ESSEC. Oui, tout à fait. Une grande école. Et de l'École supérieure de commerce de Paris, qui est aussi une grande école. Pourquoi ces deux écoles ? Parce que je me suis renseigné, c'est un peu la même chose quand même, non ?

5:06
Invité

Oui, c'est un peu la même chose. En fait, j'ai fait mon cursus de trois ans à l'ESSEC. C'est là où j'ai été diplômé. Et puis j'ai voulu faire un cycle supplémentaire, un master, qui était sur la gestion de l'audiovisuel. Donc c'était une spécialisation, parce que j'ai toujours eu deux passions dans ma vie. Vous voyez, je me livre un peu. La politique et la télévision. Et donc, après avoir fait cette grande école, je voulais vraiment entrer dans le milieu de la télé, qui me passionne. Et c'est pour ça que j'ai fait ce troisième cycle, pour avoir un sas de passage du milieu vraiment scolaire, étudiant, à la télévision.

5:39
Présentateur

Alors, cette ambition ou ce rêve de travailler dans la télé, vous l'avez accomplie, puisque c'est même par là que votre vie professionnelle a vraiment commencé, dans cet univers des médias. Et d'abord donc dans des fonctions de gestionnaire, puis comme directeur des programmes à TV5MONDE. Et alors, vous dites à ce propos que ça a été la plus belle expérience de votre carrière.

6:03
Invité

Ça a été formidable. C'était une expérience formidable, parce que d'abord, on touchait au cœur de ce qui fait la télévision, c'est-à-dire les programmes. Et donc, c'est passionnant. C'était passionnant parce que le président de l'époque, c'était Jean-Jacques Ayagon, aussi un ministre de la culture, qui m'a confié cette mission. Il a fallu revoir en profondeur les programmes, les grilles de programmes. Donc, il y avait un vrai challenge qui était, pour quelqu'un de l'entreprise comme moi, assez motivant. Et puis, parce qu'il fallait parler au monde entier. C'est-à-dire qu'il fallait trouver les codes de langage pour diffuser la culture francophone dans le monde entier.

Ça allait des États-Unis, à l'Inde, etc. Et donc, ça demandait une ouverture sur le monde qui, moi, me passionnait. Il y avait là-dedans, déjà chez moi, l'envie de défendre ce qu'était la France et la francophonie, mais un regard curieux sur ce qui pouvait se passer ailleurs.

6:45
Présentateur

Mais vous n'étiez pas dans une quête de notoriété, dans cette forme de narcissisme qu'on peut parfois rencontrer dans l'univers de la télévision, parce que vous étiez finalement, vous, en arrière-plan, en coulisses.

6:58
Invité

J'étais dans un bureau, dans les régies, mais je n'étais pas devant les caméras. Il y avait des animateurs, des journalistes, brillants, souvent, qui faisaient ça. Et moi, j'étais plutôt, effectivement, dans l'ombre. Mais ça demeurait tout de même très passionnant. Alors, l'ego et le narcissisme n'ont jamais été un moteur chez moi.

7:14
Présentateur

À ce moment-là, la politique, vous intéressait-elle déjà ?

7:17
Invité

Beaucoup, elle m'a toujours intéressé. Je me souviens, lorsque j'étais tout petit, mais vraiment tout petit, 3-4 ans, les programmes de télé qui me passionnaient le plus, c'était évidemment les débats politiques, mais surtout les soirées électorales. C'était le combi parfait, pour moi, le combo parfait, télévision et politique. Je ne comprenais pas tout. Je n'avais pas encore de sensibilité personnelle politique à l'époque, mais je trouvais ça passionnant. La joute verbale, la joie de ceux qui ont gagné, la tristesse de ceux qui ont perdu, le suspense au fil de la soirée. J'ai toujours trouvé que c'était passionnant.

7:48
Présentateur

Alors, c'est aux côtés de Nicolas Dupont-Aignan que vous avez fait vos débuts en politique. C'était en 2014, au sein de Debout la France, donc son parti. Vous avez été son directeur de campagne pendant la présidentielle de 2017. Est-ce que vous êtes vraiment, comme on le lit parfois, l'un des artisans du rapprochement entre Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen, entre les deux tours de la présidentielle ?

8:10
Invité

Le vrai artisan, c'est Nicolas Dupont-Aignan. C'est lui qui a pris la décision. Jusqu'au dernier moment, il a pesé le pour et le contre, mais de manière assez humble, je faisais partie de ceux qui lui conseillaient, effectivement, de travailler avec Marine Le Pen pour le second tour.

8:24
Présentateur

Quelques jours plus tard seulement, vous quittez Debout la France parce que vous désapprouvez la décision de Nicolas Dupont-Aignan de reprendre son indépendance, donc de ne pas prolonger ce compagnonnage, si on peut dire, avec Marine Le Pen. Et vous n'êtes d'ailleurs pas le seul à l'avoir fait. À ce moment-là, ça a été une véritable hémorragie au sein de Debout la France.

8:43
Invité

Alors, pas à l'époque, non. Quelques années plus tard. C'est plusieurs années, c'est trois ans après que d'autres ont franchi le pas. Je crois que j'étais assez seul, d'ailleurs, à l'époque, à franchir ce pas. Je rappelle qu'en 2017, Marine Le Pen perd la présidentielle. Il lui est beaucoup reproché son débat. Et c'est plutôt le moment où des gens quittent Marine Le Pen pour aller voir ailleurs en disant, bon, voilà. Et c'est, moi, le moment où je rencontre Marine Le Pen. Et je vois une femme, malgré cette défaite, déterminée, avec une vraie ambition pour le pays, et surtout qui se remet en cause en disant, moi, je suis heureux qu'on se rencontre.

Moi, dans mon parti, je veux qu'on remette tout à plat. Qu'est-ce qui n'a pas marché ? Pourquoi, moi, je n'ai pas gagné ? Et cette attitude, finalement, assez humble et combative m'a séduite. Et je dois dire que je suis tombé politiquement amoureux de Marine Le Pen à ce moment-là.

9:30
Présentateur

Est-ce que si cette alliance avait perduré, vous pensez que le cours de l'histoire politique de votre mouvement n'aurait été modifié ?

9:42
Invité

Je le pense. Et c'est pour ça que je me suis battu pour qu'il y ait eu un accord à l'époque entre Debout la France et le Rassemblement National pour les législatives. Moi, je crois que ceux qui vont dans le même sens, ont les mêmes ambitions pour la France, doivent travailler ensemble. Parce que plus nombreux on est, plus fort on sera. Bon, ça n'a pas été le choix de Nicolas Dupont-Aignan, pour qui j'ai beaucoup de respect. J'ai énormément d'admiration pour lui et de reconnaissance pour tout ce qu'il m'a appris. On a eu à un moment une divergence tellement profonde que c'était difficile de continuer la route ensemble.

Maintenant, je ne lui en veux pas, mais je suis persuadé que c'est un choix qu'il aurait dû faire, oui.

10:15
Présentateur

On va marquer une respiration musicale, L'Orge Cobelli, avec un morceau que vous avez choisi. Vous nous direz pourquoi dans quelques instants. Il s'agit de Charles Aznavour avec Emmenez-moi.

10:25
Locuteur non identifié

Vers les docks où le poids et l'ennui me courbent le dos Ils arrivent le ventre alourdi de fruits, les bateaux Ils viennent du bout du monde apportant avec des idées vagabondes Le reflet de ciel bleu, de mirage Traînant un parfum poivré de pays inconnus et d'éternels étés Où l'on vit presque nul sur les plages Moi qui n'ai connu toute ma vie que le ciel du nord J'aimerais débarbouiller ce gris en virant de bord Oh, il me semble que la misère l'eau soleille Dans les bars à la tombée du jour avec les marins Je perds la notion des choses et souvent ma pensée m'enlève Et me dépose un merveilleux été sur la grève Où je vois tendant les bras l'amour qui comme un fou courteau devant de moi Et je me fends au cou de mon herbe Charles Aznavour, emmenez-moi

12:34
Présentateur

Il me semble que la misère serait moins dure au soleil C'est juste parce que vous aimez cette chanson ou il y a quelque chose ?

12:41
Invité

Il y a plein de raisons D'abord oui, je l'aime spontanément Vous aimez Charles Aznavour plus généralement ?

Oui, j'aime beaucoup Charles Aznavour Je trouve que sa manière d'écrire est à la fois très accessible Très simple en fait Les mots utilisés sont simples Et pourtant, leur agencement, les rimes, le choix précis du vocable Rendent ces chansons magiques Et puis il y a plein de symboles là-dedans Le symbole de Charles Aznavour Qui lorsqu'il a commencé son rêve d'être chanteur A rencontré que des embûches, que des professionnels Qui lui disaient mais mon pauvre vous n'êtes pas fait pour ça Et pourtant il a persévéré, il est arrivé Je trouve que c'est un joli symbole Une jolie image pour tous ceux qui ont des rêves aujourd'hui Et puis dans les paroles mêmes Il y a un doux mélange de fatalisme La misère est moins pénible au soleil Il ne renonce pas à la misère Il veut juste qu'elle soit moins désagréable Donc il y a une forme de fatalisme Mais en même temps une forme de volonté C'est-à-dire qu'il ne s'arrête pas le héros de la chanson à sa condition Il essaye d'imaginer un autre avenir Et je trouve qu'il y a beaucoup d'optimisme finalement Dans cette chanson Au-delà du seul plaisir de l'écoute

13:40
Présentateur

On va en venir aux enseignements Que l'on peut tirer des élections municipales D'abord la participation 57% C'est 6 points de moins qu'en 2014 On prend, c'est vrai, 2014 comme point de référence Parce que 2020 était un cas très particulier En raison du Covid Comment vous expliquez une participation Qui est quand même très faible Qui est l'une des plus faibles des élections municipales

14:03
Invité

Je crois que si nos dirigeants avaient voulu que la participation diminue Il ne se serait pas pris autrement D'abord il y a la réforme du mode de scrutin Enfin en tout cas des listes De la construction des listes dans les villages Où maintenant on n'a plus le droit de panacher les noms Alors dans un village tout le monde se connaît Donc il suffit que dans une liste Il y ait quelqu'un qui ne vous plaît pas Vous n'allez plus voter Et puis la parité obligatoire Alors évidemment à Paris, Lyon et Marseille c'est facile Dans un village de 100 habitants Où les gens ont du mal à s'engager C'est compliqué d'assurer la parité Donc je pense que ça a déjà Limité le nombre de listes Et donc réfréner l'envie d'aller voter Et puis lentement mais sûrement Le pouvoir quitte les communes Pour aller vers les agglomérations Les communautés de communes Et donc le rôle du maire Même s'il est dans le cœur des français Toujours aussi important Est de fait un peu amoindri chaque jour Sur des questions quotidiennes Les horaires d'ouverture de la piscine Le ramassage des ordures etc Et donc je pense que tout ça A joué un petit peu dans la baisse de participation

14:58
Présentateur

On a souvent dit que le maire Était le dernier élu Qu'il soit encore respecté Voir aimé Est-ce que vous pensez que cette époque Est en partie révolue ?

15:09
Invité

En partie seulement Je crois qu'effectivement Beaucoup de français sont encore attachés A leur maire Moi je le vois Quand Ariane Je me balade dans les rues Avec le maire Fabien Angelman Les gens y sont attachés Ils viennent lui parler Parfois de leurs problèmes Même parfois de leur joie Donc il y a une accessibilité Presque quotidienne Qui est importante En revanche Les images très saisissantes Qu'on a pu voir récemment De maires chassés de leur mairie Après la victoire De leurs opposants Souvent de la France insoumise D'ailleurs Sous les huées Voir les menaces Montre bien aujourd'hui Que l'élu Parce qu'il représente Une étiquette politique Ou parce qu'il a eu un mandat Est aujourd'hui La cible de certains Et ça je pense Qu'il faut être unanime Dans la condamnation De ces actes Et sévir même Quand ils ont lieu Parce qu'une fois encore Touché à son maire C'est touché à la république Et touché à l'autorité

15:53
Présentateur

Et justement Est-ce que vous avez l'impression Que les étiquettes nationales Prennent désormais Une place de plus importante Jusque dans les communes moyennes

16:03
Invité

Je le pense Parce que Le rassemblement national Par exemple Est présent aujourd'hui Enfin dirige aujourd'hui Plus de 70 communes C'est pratiquement Multiplié par 7 Ce que nous faisions avant Donc c'est bien sûr Le travail programmatique Du rassemblement national Qui est sollicité Le bilan aussi Des communes Rassemblement national Mais il y a un effet Conservateur quand même C'est-à-dire Quand votre maire est bon Quelle que soit son étiquette Souvent dans les villes moyennes Et dans les petites villes Vous le gardez Parce que Si les rues sont propres Si les loisirs sont accessibles S'il y a Des associations dynamiques Pourquoi en changer Et donc c'est quand il y a Un besoin d'alternance Que là les gens se tournent Vers leur affinité politique Nous dans les villes Que nous avons gagné C'est que souvent les gens A la fois Votaient rassemblement national Mais voulaient aussi Changer de maire Donc je pense que c'est Le cumul des deux Qui fait qu'il y ait changement

16:52
Présentateur

Mais est-ce que vous diriez Que les municipales Restent d'abord un vote Sur la gestion locale Avec des questions comme La propreté La sécurité Les transports Le logement Ou est-ce que les grands Clivages nationaux Comme le pouvoir d'achat L'immigration L'écologie Ont pris le dessus Dans l'esprit des électeurs

17:07
Invité

Je pense qu'ils ont pris Beaucoup plus d'importance Qu'avant Parce qu'effectivement Il y a Aujourd'hui des grands débats Sur le pouvoir d'achat C'est lié au montant Des impôts Sur l'immigration La redistribution Des migrants Dans les différentes régions françaises Et donc dans les villes Et les villages Voulus par l'Union Européenne Aura un impact Sur la gestion des communes Donc tout ça Rentre en compte Et je pense que Le poids des étiquettes politiques Est inversement proportionnel A la taille du village Voilà Dans un village De 10 habitants Ce n'aura quasiment aucun impact A Paris Lyon ou Marseille Ça a un impact Assez important

17:42
Présentateur

L'ERN Vous l'avez dit Il y a quelques instants Se félicite De son résultat Ou de ses résultats Mais à part Nice Où c'est un allié du RN Un allié Pas un RN Non c'est vrai En la personne De Eric Ciotti Qui l'emporte Votre parti Peine toujours A conquérir Des grandes villes

18:02
Invité

Alors des métropoles Plus que des grandes villes Parce que vous avez cité Nice Je pourrais citer Perpignan J'ai dit

18:07
Présentateur

J'ai mis A part

18:09
Invité

Oui oui Non mais Il y a quand même Des grandes villes Aujourd'hui Qui vont être gérées Par le Rassemblement National C'est vrai de Paris C'est vrai de Lyon Ou je crois

18:16
Présentateur

C'est vrai de Marseille aussi

18:17
Invité

Je reviendrai sur le cas de Marseille Qui est particulier Sociologiquement Paris et Lyon C'est vrai Aujourd'hui Ils sont plus difficiles Pour le Rassemblement National Que le reste de la France Marseille est un cas Quand même très particulier C'est la deuxième ville de France Notre candidat Franck Alizio Qui a fait une campagne Je trouve exceptionnelle Une campagne Où il a su sur sa liste Aller du centre droit A la droite nationale Il fait plus de 40% Qui aurait parié Sur ce score Il y a Allez Encore 6 mois Personne Même pas les sondages Et si Marseille N'est pas aujourd'hui Gérée par le Rassemblement National C'est en partie La faute des Républicains Le parti LR Pourquoi ?

Parce que cette vieille droite A refusé de se retirer Préférant laisser gagner La gauche De M. Payan Qui n'est pas une gauche Tendre Qui est une vraie gauche Avec ses gubis Plutôt que Franck Alizio Qui a présenté Le Rassemblement National Donc c'est vrai Que quand Il n'y a pas d'alliance C'est plus compliqué de gagner Lui M. Payan Donc le maire de gauche De Marseille A eu le désistement De la France Insoumise En sa faveur

19:18
Présentateur

Merci d'être avec nous Vous écoutez L'Atelier politique Émission réalisée par Mathias Golchani Il est l'heure De faire un point Sur l'actualité On se retrouve Juste après Pour la deuxième partie De notre émission L'Atelier politique Avec Frédéric Rivière L'Atelier politique Avec Laurent Jacobelli Député Rassemblement National De Moselle Et porte-parole Du Rassemblement National Juste avant le journal Nous évoquions Les élections municipales Et les enseignements Qu'il est possible D'en tirer Nous parlions Des grandes villes Je voudrais qu'on s'arrête Une seconde Sur Paris Le cas de Paris Pour savoir Comment vous expliquer Le score de Thierry Mariani Au premier tour 1,6% des voix Alors que La candidate de reconquête Le parti d'Éric Zemmour Sarah Knafow A obtenu 10,4% Donc elle était elle En mesure Elle ne l'a pas fait Mais elle était Si elle l'avait souhaité En mesure de se maintenir Au second tour

20:27
Invité

Oui d'abord un regret Parce que c'est vrai Que le programme de Thierry Mariani Était un bon programme En tout cas à mon sens Qui permettait aux parisiens D'espérer vivre dans une ville Où on puisse circuler Où on puisse être en sécurité Et une ville propre Maintenant Paris

20:40
Présentateur

C'est difficile à défendre quand même Si seulement 1,6% des parisiens S'y sont reconnus C'est qu'il ne doit pas être extraordinaire

20:45
Invité

Mais il y a d'autres raisons L'autre raison c'est que c'est vrai Paris est un terrain difficile pour nous Depuis longtemps Pourtant nous ne renonçons pas Et que pour une fois Thierry avait une concurrence Vous avez cité Sarah Knafow Fallait-il une concurrence ? Fallait-il diviser Les votes du Du camp national ?

Je ne suis pas sûr Et donc Thierry Qui a commencé d'ailleurs Avant Mme Knafow Sa campagne A fait une campagne Sur le fond Sur son programme Là où Et ce n'est pas péjoratif De le dire Mme Knafow A fait une campagne Essentiellement Sur la forme Et donc dans une campagne Très courte Elle a pu peut-être Marquer les esprits Avec Et je le dis Sans aucune amertume Une forme de Complicité Des médias Qui ont trouvé là Un objet politique Non identifié En la personne De Mme Knafow Et qui s'en sont Emparés Pour faire leur une Leurs éditoriaux Etc Laissant peut-être Un peu moins d'espace Au candidat Que nous avions investi Thierry Mariani Est-ce que Thierry Mariani Était en mesure Et en capacité De gérer la ville de Paris Ou oui Est-ce que les parisiens L'ont choisi Non Dont acte C'est la démocratie

21:49
Présentateur

Est-ce que Sarah Knafow N'est pas en train De parvenir Dans une certaine mesure A rafraîchir Un peu L'image De reconquête Et A parvenir A une sorte de Pour reprendre un terme Que vous connaissez bien De dédiabolisation Du mouvement D'Éric Zemmour Écoutez moi

22:07
Invité

D'abord je ne suis pas De reconquête C'est Éric Zemmour Mais il se trouve

22:11
Présentateur

Que Thierry Mariani Il était face à elle

22:12
Invité

Oui mais Il faudrait poser la question A Éric Zemmour Est-ce qu'il voit lui-même Au sein de son parti Une concurrence émergée Pour la présidentielle Je ne sais pas Peut-être Est-ce qu'il y aura La guerre des chefs A reconquête Paris n'est pas la France Paris est une partie De la France Elle a toute sa part Mais On ne peut pas dire Que reconquête Et fait dans ses élections Municipales Un score brillant Au niveau national Donc voilà Je pense que L'arbre ne doit pas Cacher la forêt Il y a eu une campagne Qui a réussi à Saracnafo Pourquoi ne pas Le reconnaître Ça ne veut pas dire Qu'il y a un changement Profond Dans la donne politique Française Le premier parti De France Reste le Rassemblement National Le premier parti D'opposition De France Reste le Rassemblement National Et il est même consolidé Par ses élections municipales

22:57
Présentateur

Est-ce qu'il y a Selon vous Des leçons A tirer De ces élections municipales Dans la perspective De la présidentielle De 2027

23:05
Invité

Oui le travail paye Voilà C'est à dire que Nos maires Ont été réélus Et ils ont été réélus Souvent au premier tour Et avec des scores Assez impressionnants Beaucoup de maires

23:17
Présentateur

Ont été réélus Au premier tour Enfin oui mais Non non mais C'est une réalité C'est vrai

23:21
Invité

Mais il y a peu De familles politiques Où tous les maires Sortant qui se représentaient Ont été élus C'est le cas du Rassemblement National quand même Donc il faut le dire Et il faut le dire Parce qu'ils ont tenu Un programme Ils ont tenu Une action communale Pardon Conforme à leur programme Et je pense que C'est tellement rare Dans le milieu politique D'avoir quelqu'un Qui fait ce qu'il dit Et qui dit ce qu'il fait Que les électeurs L'ont donné le bénéfice Et donc ce travail C'est ce que nous mettons En place aussi Pour les élections présidentielles C'est à dire que Ça ne se voit pas Mais il y a tout un travail De fond qui est commencé Depuis des mois et des mois Pour préparer le jour Où nous arriverons Éventuellement au pouvoir Pour que ce jour là A partir du jour J plus 1 Nous commencions à travailler Nous commencions à proposer Des projets de loi A nommer des administrations Etc etc Donc il y a un travail de fond Et ça a montré Que ça payait Deuxième enseignement Quand même C'est que ça va nous donner Plus de grands électeurs Vous savez les grands électeurs Ce sont ces élus locaux Qui votent pour les sénateurs Et donc on envisage La possibilité D'avoir demain Un groupe au Sénat Ce qui veut dire Que maillage territorial Sénat Sénat Assemblée nationale Région Département Nous serons présents Partout Ce qui donnera une assise Territoriale profonde Et solide A Marine Le Pen Et Jordan Bardella Lorsque je le souhaite Ils dirigeront la France

24:33
Présentateur

Qu'est-ce qui pourrait Vous éviter de buter Je parle de l'élection présidentielle De buter une fois de plus Sur un front républicain

24:40
Invité

Les électeurs

24:41
Présentateur

Oui ça Bien entendu Mais vous voyez bien La puissance Qui se met en oeuvre Dans ces moments là

24:46
Invité

Évidemment Mais ils essaieront Je vous le dis tout de suite Lorsqu'ils verront Les sondages Lorsqu'ils verront Que le fait d'avoir Un candidat au centre Un candidat au centre droit Et un candidat à droite Risque de les faire perdre Ils essaieront De se rassembler Et puis ils convoqueront Les médias En demandant De bien faire attention De préciser Tout le mal Qu'ils pensent de nous Etc Cet enclenchement infernal On le connait Ce qu'il faut maintenant C'est que notre sérieux Nos propositions Notre combativité Et notre permanence Dans la campagne Fassent en sorte Que nous convaincions Les électeurs Qui ne se laisseront Probablement pas avoir Une deuxième fois On l'a vu là Avec les élections législatives La France est aujourd'hui Ingouvernable Parce que certains ont refusé Que le Rassemblement national Aie la majorité Donc je pense que Par leur contradiction interne Par leur terrible bilan Et par notre force De conviction Nous Nous arriverons A nous exprimer Et à parler directement Aux électeurs Qui devront se mobiliser Pour gagner Ça c'est sûr

25:41
Présentateur

Est-ce que le Rassemblement national Éprouve comme Une forme de difficulté Voir un handicap Le fait de ne Toujours pas savoir Qui sera son candidat A l'élection présidentielle De Jordan Bardella Ou de Marine Le Pen

25:54
Invité

Je vais être honnête avec vous Ce serait plus confortable Évidemment En revanche La sagesse de Marine Le Pen Est d'avoir Identifié ce risque Et d'avoir préparé les choses Et donc aujourd'hui On a un vrai duo Alors je sais Quand je dis ça Ça étonne toujours Parce que c'est rare en politique Mais pourtant c'est vrai Jordan Bardella Et Marine Le Pen Travaillent ensemble Ont commencé la campagne ensemble Travaillent sur le programme ensemble Sur le calendrier D'application des mesures Ensemble Et ils feront Toute la campagne ensemble Lequel sera premier de cordée On ne le sait toujours pas Mais pour autant On ne va pas Congeler notre campagne Attendre le 7 juillet La date du jugement En appel Pour commencer On a d'ores et déjà commencé Les français nous attendent En tout cas nous sommes La force d'alternance Identifiée par eux Et donc Oui évidemment On aura un chef de file Mais on aura surtout un duo Et ils continueront A travailler ensemble A mener campagne ensemble A faire des meetings ensemble A sillonner la France ensemble Ça c'est une certitude

26:47
Présentateur

Donc il n'y aura pas de rupture Selon que ce sera L'une ou l'autre Pour la campagne présidentielle Est-ce que la campagne Sera très différente ? Sur le programme Non A priori on peut le supposer

27:00
Invité

Oui sur le cadencement De campagne non plus Sur les équipes Grosso modo je pense Que ce seront les mêmes Après il y a toujours Une touche personnelle

27:09
Présentateur

Dans une campagne Mais c'est précisément Marine Le Pen reprend souvent L'expression de De Gaulle La rencontre entre Un homme ou une femme Et un pays Elle a raison Donc c'est très incarné Bien sûr L'élection présidentielle Donc ça sera forcément différent

27:22
Invité

Bien sûr Ce sera différent Pas dans le programme Une fois encore Pas dans les équipes Pas dans cette fidélité Que nous devons avoir Envers nos électeurs Mais envers les personnalités Ce sont deux personnalités Différentes Tout à fait compatibles Tout à fait complémentaires Et qui portent le même Message d'espoir Mais chacun l'exprime Avec ses mots Avec son attitude Avec son expérience Avec sa vie Avec ce qu'il est Tant mieux d'ailleurs C'est pas désincarné La politique Donc ce sera effectivement L'élément différenciant Mais une fois encore Il n'y aura pas Une tête d'affiche Et rien derrière Il y aura un duo Avec une personne en titre Mais ils travailleront à deux C'est à dire que je crois Qu'on a vraiment une chance C'est qu'on a deux leaders Marine Le Pen et Jordan Bardella Qui arrivent à travailler ensemble Sans se mettre des pots de banane Quand on regarde Ce qui se passe au centre Et à droite Je pense que ça doit en faire rêver Plus d'un On a la chance d'avoir ça On va sûrement pas S'en priver Donc les deux Seront sur le devant De la scène Pour défendre le combat

28:17
Présentateur

Ségolène Royal Qui évoquait Il y a quelques semaines La présidentielle de 2027 Disait Que le moment Était peut-être venu D'avoir une mère de la nation Et plus un père de la nation Est-ce que pour vous Marine Le Pen Pourrait incarner Une mère de la nation

28:35
Invité

Oui Alors je ne sais pas Ce que Mme Royal Entendait par là Je pense qu'elle parlait Plutôt d'elle-même On peut supposer

28:40
Présentateur

Qu'elle ne pensait pas À Marine Le Pen En le disant Je vous le concède volontiers Puisqu'elle est candidate

28:45
Invité

À peu près tout On peut imaginer Qu'elle sera aussi Candidate à la candidature Mais en tout cas Oui parce que Marine Le Pen A ce mélange De rigueur De stabilité Dans les opinions Et d'empathie Il suffit de faire Des événements À côté de Marine Le Pen Elle a un lien Particulier avec la population D'ailleurs les gens Ne l'appellent pas Mme la députée Ou Mme la présidente Le Pen Ils l'appellent Marine Et c'est évidemment Pas un manque de respect C'est une proximité Qui est affichée Par cette familiarité Et donc je pense que oui Il y a ce côté protecteur Que peut avoir une mère Ce côté aussi Comment dirais-je D'accompagnement Vers le futur Avec notre stratégie Maintenant Il n'y a pas de tentation Maternaliste non plus Les français sont des adultes Et leur leader politique N'est pas leur nini

29:32
Présentateur

Et si Marine Le Pen Pourrait donc Incarner une mère de la nation Est-ce que vous pensez Que Jordan Bardella A 31 ans Pourrait incarner Un père de la nation Oui

29:41
Invité

Parce que Jordan A d'abord les convictions Je pense qu'aujourd'hui En politique c'est essentiel

29:45
Présentateur

Vous voyez bien ce que je veux dire Oui je vois très bien Ce que vous voulez dire Père de la nation A 31 ans C'est pas difficile A se représenter

29:51
Invité

En fait la question Elle n'est pas là Est-ce qu'il a

29:53
Présentateur

Non mais vous pourriez réfuter L'idée de père ou mère de la nation Mais vous ne l'avez pas fait

29:57
Invité

Non parce que Moi j'ai une vision Bolliste des choses Donc il y a toujours Un peu ça derrière Pour moi bien sûr Mais une fois encore Jordan Bardella Est-ce qu'il a les épaules ? Oui Est-ce qu'il a les convictions ? Oui Est-ce qu'il a l'équipe ? Vu que c'est la même ? Oui Est-ce qu'il a le projet ?

Oui Moi je veux bien qu'on débatte A l'infini de l'âge D'abord il a 31 ans Donc on ne peut pas décréter Qu'il en a 55 ou 18 Il en a 31 Mais il a déjà accompli Énormément de choses En peu de temps Une année de vie Jordan Bardella C'est à peu près 10 ans de la vie politique D'un politique lambda Donc il a acquis Beaucoup beaucoup Beaucoup d'expérience Et si l'âge Était un élément De bonification systématique François Bérou Aurait été un bon premier ministre Et Michel Barnier Un excellent premier ministre Or ils ont été Tous les deux très mauvais

30:41
Présentateur

Vous l'avez évoqué Rapidement tout à l'heure Avant la présidentielle Il y aura les élections Sénatoriales Qui ne mobilisent pas les foules De toute façon C'est un scrutin Qui n'est pas au suffrage Universel direct Mais vous pensez Que désormais Le Rassemblement National Sera en mesure D'avoir un groupe au Sénat

30:59
Invité

Oui je le crois Puisque

31:01
Présentateur

Je rappelle qu'un groupe C'est 10 élus au Sénat

31:03
Invité

C'est 10 sénateurs Et qu'ils sont élus Par les maires Les conseillers municipaux Les députés Bref tous les élus Locaux et nationaux Dans la mesure On a multiplié par 6 Le nombre de conseillers municipaux Où nous avons acquis La gestion de certaines communes Mathématiquement Mais la politique Ce n'est pas des mathématiques Mais ça devient Évidemment envisageable Je vais vous prendre un exemple Que je connais bien C'est la Moselle La dernière fois On a raté le sénateur De 13 voix 13 voix On a deux communes supplémentaires Amnéville Et Saint-Avolte Les 13 voix On les a

31:33
Présentateur

Vous pourriez devenir sénateur Alors

31:36
Invité

Je suis député Je suis très heureux D'être député Et puis d'autres Ont les capacités De devenir sénateur

31:41
Présentateur

Oui bien sûr

31:43
Invité

Mais c'est bien Si on a des députés Et des sénateurs Mais voilà Donc le potentiel Il existe Quand on prend le sud-est Et le sud-ouest De la France On le voit aussi De manière très visible Pas de Calais Ça paraît une évidence Donc oui Évidemment L'espoir est là

31:58
Présentateur

Dans plusieurs villes Vous y avez fait allusion Il y a quelques instants Dans plusieurs villes Conquises par la gauche Notamment par LFI On a vu des maires Huées Conspuées Insultées Voire intimidées Au moment De dire adieu De partir Pour vous Qu'est-ce que cela révèle Sur l'état de notre démocratie ?

32:15
Invité

Ça ne révèle pas L'état de démocratie Ça révèle l'état De ce qu'est Substantiellement La France insoumise En fait La France insoumise Comme elle gagne Elle ne se contente pas D'une passation de pouvoir Et d'avoir gagné des élections Il faut en plus Humilier Voire menacer L'opposant En politique On a des adversaires Eux ils ont des ennemis Quand vous écoutez Jean-Luc Mélenchon Quand vous écoutez Les maires élus Dans le giron De Jean-Luc Mélenchon C'est terrifiant Le maire de Saint-Denis Qui est en banlieue parisienne A déclaré que Les officiers municipaux Notamment La police municipale Qui ne votait pas Éléficent Serait virés Ça s'appelle une purge

32:50
Présentateur

S'il ne voulait pas Adhérer au nouveau projet C'est ce qu'il a dit Non mais pour être exact Mais il a parlé D'allégeance en effet Il a parlé d'allégeance Excusez-moi

32:57
Invité

Le terme est fort quand même Quand on voit Que Rima Hassan Donc députée européenne Du mouvement De monsieur Mélenchon Se félicite De la couleur de peau Des élus C'est du racisme Donc quand on ajoute Antisémitisme Racisme Et purge Bah ça fait peur Ça s'appelle Le fascisme Le communisme Comme vous voulez Mais ça fait peur Imaginez quelqu'un Qui habite dans une ville Gérée Par La France insoumise Une personne qui est De gauche modérée Ou de droite Ou RN Il faudra raser les murs Quelqu'un qui est De confession juive Il faudra raser les murs Quelqu'un qui est Et je cite Jean-Luc Mélenchon Tout blanc Tout moche Qu'est-ce que ces gens Vont devenir dans ces villes Ils vont partir Et donc vous aurez Des communautés refermées Des zones Hors le territoire national Qui seront gérées Par des gens Dont on ne comprend pas bien Les valeurs Puisqu'ils ont parfois Des accointances Avec l'islamisme Parfois Avec des réseaux mafieux Tout ça est très complexe Et fait très peur Surtout c'est une rupture Dans un pacte démocratique Qui était que Quand on gagne On respecte L'adversaire qui a perdu Eux ils ne le respectent pas Ils appellent pratiquement A la vengeance Et c'est pas vrai Que des politiques Jean-Luc Mélenchon A qualifié De raccrever Des journalistes D'un journal Qualifié plutôt à droite Qui s'appelle Le journal Frontier En France En demandant Grosso modo De s'en prendre à eux Excusez-moi

34:23
Présentateur

Pour être exact Il a dit Il n'a pas dit De s'en prendre à eux Il a dit S'ils vous frappent Ripostez

34:29
Invité

Il a même dit Ce sont des raccrevés Il faut s'en débarrasser

34:33
Présentateur

Il a dit Il y a des raccrevés Il y a même des chiens enragés Excusez-moi

34:36
Invité

Quand on qualifie La presse De raccrevés Dont il faut se débarrasser Il n'y a pas Un esprit démocratique Évident Donc oui Il y a un grave danger Et tous ceux qui ont Joué avec la France insoumise La gauche Et parfois la droite Ont joué un jeu très dangereux

34:51
Présentateur

Alors justement La France insoumise Pendant cette campagne A largement développé Son idée De la nouvelle France Une idée qui d'ailleurs Reprise et développée Par certains Des nouveaux élus De la France insoumise Pour vous Qu'est-ce que recouvre Ce concept ?

35:07
Invité

En fait Apparemment La nouvelle France Veut se débarrasser De l'ancienne France Et en fait Cette nouvelle France Apparaît comme la non-France En fait C'est un rejet De la culture Et de l'identité française C'est un rejet De l'idée même De nation Une nation C'est quoi ?

Ce sont des individus Liés par un pacte Social Économique Patriote C'est pas une race C'est pas une religion C'est pas une opinion politique La nation Et bien eux Raisonnent Non pas en nation Mais en race En religion En opinion politique Donc c'est l'inverse De ce qu'est la France Donc Jean-Luc Mélenchon Veut finalement Faire table rase du passé Qu'une population Fraîchement arrivée En France Remplace La population D'origine Et il défend Des intérêts Communautaires Ou particuliers Et bien c'est l'inverse De la politique En fait la politique C'est de défendre Un projet Pour l'appliquer A tous les français Tous les français Qu'ils soient grands petits Blonds bruns Blonds noir Juifs Athées Catholiques Ou musulmans Etc Etc Jean-Luc Mélenchon Ne fait pas ça Il parle à des niches A des catégories Qu'il additionne Même si elles sont Parfois antinomiques Pour essayer d'avoir Des succès électoraux Il est l'image même De ce que n'est pas la France

36:16
Présentateur

Quelques mots De la situation internationale Dans la guerre Qui est en cours Au Moyen-Orient Est-ce que la France Est-ce que la France Est-ce que la France Est-ce que la France Est-ce que la France Est-ce que la France Est-ce que la France est à sa place

36:24
Invité

Non Non la France a perdu Ce rôle diplomatique majeur Qui faisait qu'elle était Une nation équidistante Des empires Et des puissances Et qui était La nation Qui pouvait parler A tout le monde Et donc permettre De dessiner un chemin Vers la paix Emmanuel Macron A fait un choix différent D'abord il s'est mis Beaucoup de pays à dos On le voit en Afrique Notamment Mais pas seulement Les Etats-Unis Un certain nombre De pays européens Et puis surtout Il a donné les clés De la diplomatie

36:49
Présentateur

Les Etats-Unis La France s'est mis Les Etats-Unis à dos Enfin C'est un peu Caricatural peut-être ça En tout cas il est maîtrisé Les rapports entre les Etats-Unis Et de nombreux pays Sont considérablement Chamboulés Depuis l'arrivée De Donald Trump

37:03
Invité

Mais la gloire Passée en diplomatie De la France C'était d'accepter Qu'il y ait des personnages Avec lesquels On n'avait pas tellement Envie de dîner Qui étaient à la tête De pays Mais qu'on arrivait Quand même à avoir un dialogue Et être respecté Comme force de dialogue Même si On n'était pas d'accord J'ai pas l'impression Que ce respect soit universel Vis-à-vis d'Emmanuel Macron Et ça me fait mal de le dire Parce que c'est la voix De la France Qui est atténuée Mais surtout Emmanuel Macron A donné les clés De la diplomatie A l'Union Européenne Or c'est un fantasme De sa part Fédéraliste Qui ne fonctionne pas Madame von der Leyen N'a pas le pouvoir De négocier En notre nom Elle n'a pas la puissance Pour le faire Elle n'a pas l'histoire Pour le faire

37:41
Présentateur

Mais elle le fait Sur le plan commercial Madame von der Leyen Oui mais c'est un désastre Pas sur le plan de la diplomatie

37:45
Invité

C'est un désastre Si elle s'invite A des réunions Elle n'aurait pas dû aller Ce qui offusque D'ailleurs beaucoup de pays européens Pas la France Et donc je crois Qu'Emmanuel Macron Rêve d'une stature internationale Mais a abandonné La souveraineté diplomatique française Ce qui est un paradoxe Qu'il est en train de payer aujourd'hui Et que la paix du monde Est en train de payer Quand on parle De ce qui se passe au Liban En Israël En Iran Ce sont des pays Avec lesquels on a Une histoire commune Parfois difficile Parfois très amicale Et où la France Naturellement Aurait dû jouer un rôle central Qu'Israël puisse défendre Sa sécurité Et ses intérêts C'est normal Que le Liban puisse défendre Sa population C'est normal Il y avait donc une voie Pour que les deux Se retrouvent Avec le même objectif Et la France Aurait dû jouer ce rôle Elle ne le joue pas Là où je dois être Très honnête avec vous C'est que dans les mots Dans les paroles Et dans les constats Sur ce qui se passe aujourd'hui Le président de la république française A les mots justes Voilà Je suis honnête avec vous En revanche Dans les moyens d'action On peut sentir une faiblesse

38:42
Présentateur

Merci Laurent Joccoéli Merci de votre invitation Merci d'être passé A l'atelier politique Cette émission Est à retrouver Sur le site internet De RFI Ou sur l'application Pure Radio Tout de suite Un nouveau point Sur l'actualité Et ensuite Vous avez rendez-vous Avec Laurence Alloir Pour Musique du Monde Bonne soirée A la semaine prochaine Retrouvez l'intégralité Des podcasts RFI

39:01
Invité

Sur l'application

39:02
Présentateur

RFI Pure Radio Sous-titrage Société Radio

39:05
Locuteur

Sous-titrage Société Radio

Laurent Jacobelli : «LFI et la Nouvelle France, c'est l'inverse de ce qu'est la France» · Pourquijevote