ÉRIC ZEMMOUR : LE GRAND ENTRETIEN ! (VERSION INTÉGRALE)
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Moi, je dis qu'à partir d'un certain nombre d'Elias, de Lola, de Thomas, d'Augustin, etc., de Philippines, nous sommes dans un cas global que j'appelle moi un francocide. Il faut supprimer les allocations sociales pour les familles de délinquants. Il faut expulser les délinquants étrangers, majeurs. Il faut supprimer les allocations sociales pour les délinquants mineurs. Pour les mineurs dits isolés, il faut les renvoyer chez eux. Ceux qui n'ont pas de parents ici, apparaît la base. Et par ailleurs, il faut impérativement déchoir de nationalité tous les criminels étrangers ou double nationalité. Vous savez, c'est une tradition de l'histoire de France.
À chaque fois que la France est attaquée, il y a des Français qui se mettent avec le conquérant et l'agresseur. Depuis la guerre de Cent Ans jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, à LFI. Trump a gagné en conservant son vocabulaire. En affrontant le politiquement correct. En refusant la dédiabolisation. Regardez comme il est légitime pour prendre les mesures qu'il prend. Ça ne veut pas dire qu'elles ne seront pas contestées. Ça ne veut pas dire qu'elles auront toute l'efficacité nécessaire. Mais ça veut dire que personne ne conteste. Vous pensez quoi de ces premiers jours de son mandat ? Attendez. Pourquoi ? Parce qu'il fait ce qu'il a dit. Si on ne dit pas avant, on ne pourra pas faire.
Marine Le Pen est socialiste. C'est une femme de gauche. Je dirais que son logiciel est un logiciel. C'est un logiciel chevènementiste. Ce n'est pas méprisable. Souverainiste de gauche. Souverainiste de gauche. Exactement.
Bonsoir à tous. Bienvenue dans cette nouvelle émission des Incorrectibles. Je suis ravi de vous retrouver. Merci encore d'être toujours aussi nombreux. Merci à nos souscripteurs. Grâce auxquels et grâce auxquels seulement cette émission peut exister. Je suis ravi de vous retrouver pour une émission cette semaine exceptionnelle. On peut le dire bien sûr au regard de l'actualité récente. J'ai le plaisir de recevoir Eric Zemmour. Bonsoir Eric Zemmour. Bonsoir. Merci d'avoir accepté cette invitation un petit peu au dernier moment.
Et alors justement, petite parenthèse d'ailleurs, je vous remercie d'autant plus que de plus en plus dans le candidat national, il y a un petit peu de frilosité à venir dans les médias alternatifs. Vous, dès le départ, vous avez toujours un petit peu comme Donald Trump, je vous souhaite le même succès, accepté de venir et d'accorder du crédit aux médias alternatifs. Pourquoi ?
Oui, parce que d'abord, souvent, ce sont des médias qui... qui sont plus proches intellectuellement, idéologiquement de mes idées. J'avais l'habitude d'aller dans les médias classiques, mais qui sont pour la plupart de gauche, pour la plupart, à part évidemment la mouvance du groupe Bolloré. Et donc, je trouve bien d'aider des médias qui essayent de dynamiter ce monopole, ce monopole de la gauche. Alors, je l'ai fait quand j'étais sur CNews. Et désormais, je trouve bien d'aider les médias alternatifs qui viennent encore plus entamer ce monopole. Je ne peux pas critiquer ce monopole et ne pas aider ceux qui l'entament.
Ça vous surprend, par exemple, que Marine Le Pen n'ait pas accordé une seule interview majeure à un média dit alternatif comme le nôtre ? Elle fait ce qu'elle veut. Je n'ai pas de commentaire à faire. Cette affaire qui nous a tous touchés, je pense évidemment au meurtre du jeune Elias. D'abord, comment est-ce que vous avez... Réagi en apprenant cette nouvelle Éric Zemmour ?
Vous savez, en fait, maintenant, il y a une espèce d'habitude, d'accoutumance, tragique, horrible. C'est que tous ces morts s'accumulent. Je ne veux plus... Pardonnez-moi, ne croyez pas que c'est un manque de sensibilité. Mais je ne veux plus me plaindre de la mort de ces pauvres gamins. Comme si c'était la première fois et comme si j'étais surpris et comme si j'étais attristé. Bien sûr que je suis attristé. Ça vous choque encore ou ça devient tellement courant que... Non, justement, c'est le contraire. C'est-à-dire que non seulement ça me choque encore, mais ça me choque de plus en plus. C'est-à-dire que, je vais vous expliquer.
Il y a eu Lola, Thomas, Augustin, maintenant le petit Elias, etc. Combien d'autres ? Combien d'autres ? Pourquoi je vous dis ça ? Parce que... Quand c'est un cas, on peut dire, c'est un cas individuel. C'est un fou, c'est un malade ou il avait une raison particulière, etc. On peut voir une histoire individuelle. Quand il y en a autant, vous comprenez, là, il nous faut absolument essayer de tirer une leçon collective, sociologique. Idéologique et donc politique. C'est-à-dire que quand c'est un cas individuel, c'est un fait divers. Quand il y en a autant, c'est un fait de société. C'est un fait social. C'est d'ailleurs le principe même de la sociologie.
C'est la fameuse phrase, vous savez, de Engels, l'ami de Karl Marx, qui disait « À partir d'un certain nombre, la quantité devient une qualité. » Quand vous avez, si vous voulez... Regardez, je vais vous donner un exemple très simple. Après tout, le mal a toujours existé. La violence a toujours existé. C'est dans toutes les civilisations, dans toutes les époques, dans tous les peuples. Évidemment, il y a toujours eu des crimes partout dans l'histoire de l'humanité. Depuis l'aube de l'humanité, les gens ont essayé de comprendre ce qui se passait. Au début, on disait que c'est le mal, c'est le malin, le diable. Après, on a dit que l'homme, c'est le péché originel.
Il y a des explications religieuses, métaphysiques. Et puis, au XIXe siècle, on a dit que c'est la pauvreté. Donc, il faut réduire la misère et on réduira la violence, etc. Victor Hugo a dit « Ouvrez une école, vous fermerez une prison. » On a ouvert des écoles. Depuis quelques années, les féministes... Regardez, c'est très intéressant. Les féministes vous disent à chaque fois qu'il y a, je crois, 100 à 150 meurtres de femmes par des hommes, leurs conjoints, leurs maris, leurs amants, etc. Et elles disent, puisqu'il n'y en a pas qu'un, c'est exactement le raisonnement que je viens de vous tenir, c'est donc qu'il faut une explication globale.
Et cette explication globale, elles la donnent, elles disent, c'est un féminicide. C'est-à-dire que cette violence des hommes sur les femmes n'est pas propre à chaque histoire personnelle, on disait crime passionnel jadis, mais au rapport entre les hommes et les femmes qu'il faut interroger et donc changer. Je conteste cette analyse, mais je ne leur interdis pas de la développer et je trouve ça intéressant d'en discuter. Moi, je dis que... À partir d'un certain nombre d'Elias, de Lola, de Thomas, d'Augustin, etc., de Philippines, nous sommes dans un cas global que j'appelle, moi, un francocide. C'est-à-dire que ces jeunes gens sont tués parce qu'ils sont français.
Ils sont tous, ou en tout cas pour la plupart, tués par des gens qui viennent de l'immigration maghrébine ou africaine, en tout cas de culture pour la plupart musulmane. D'ailleurs, leur mode opératoire... Et très révélateur de la culture musulmane, puisque c'est ce fameux coup de couteau. Il y a 120, Eric Moriot, 120 attaques au couteau par jour en France. Je peux vous dire que quand j'étais enfant, il n'y en avait pas une. Vous voyez bien qu'à un moment, ça dit le changement de population. Ça dit qu'il y a une partie de la jeunesse maghrébine ou africaine, je dis bien une partie, qui agresse des jeunes comme eux, parce qu'ils sont français. C'est ça mon analyse.
Je pense que nous avons là un affrontement entre deux jeunesses, comme si vous voulez, une armée qui tue une armée ennemie, puisqu'ils se considèrent comme les ennemis. Je crois vraiment que c'est ma grille de lecture. Je pense que si on continue à voir que des cas personnels à nous dire... ... celui-ci, il est français. fous, celui-ci était malade, celui-ci a eu une bouffée de radicalisation. Vous voyez tout ce qu'on nous sort. On ne comprend rien à ce qui se passe et donc, si on ne comprend pas, on ne peut pas arrêter ce phénomène. Moi, je dis, c'est un francocide. C'est une guerre de civilisation.
Nous avons là des gens qui font une guerre de conquête sur le sol français et qui tuent l'armée ennemie. Ils peuvent d'ailleurs aussi violer des femmes, jeunes ou vieilles. Vous remarquerez que là aussi, c'est le mode opératoire, il y en a eu beaucoup, c'est le mode opératoire des armées en conquête. On se souvient de l'armée russe en Allemagne en 1944-1945 et combien d'autres dans l'histoire. D'ailleurs, les russes à l'époque, c'est intéressant à réfléchir ensemble, les russes à l'époque disaient, on se venge de ce qu'ont fait les allemands en 1941-1942. Ce qui n'était pas tout à fait faux.
On peut dire qu'aujourd'hui, d'ailleurs, beaucoup de jeunes maghrébins disent on se venge de la colonisation. C'est dans le discours ambiant. Vous voyez, c'est la revanche de la colonisation. Vous savez, je ne sais pas si vous connaissez Frantz Fanon qui était le grand chantre de... Frantz Fanon, c'était un martiniquais qui était l'ami du FLN, qui était un psychiatre d'ailleurs au départ, et qui a écrit pas mal, qui était un ami de Jean-Paul Sartre, etc. Et il avait une formule, vous voyez, c'est du camp de la décolonisation, de l'indépendance de l'Algérie. Et il avait une formule qui était assez lucide sur ses amis. Il disait, le colonisé est un persécuté qui se rêve en persécuteur.
Je pense que nous y sommes. Cette situation est tragique. Nos responsables politiques, médiatiques et autres, ont une responsabilité énorme. Ils ont fait venir des gens qui avaient une revanche à prendre sur nous, et dont certains se considèrent comme en territoire ennemi, et qui font le djihad, un djihad permanent. Moi, je pense que c'est un djihad permanent. Ces agressions sont un djihad permanent. Les viols sont un djihad permanent. Le trafic de drogue sont un djihad permanent, c'est-à-dire faire la guerre aux infidèles. Pour vous, ces meurtres, puisqu'il faut les appeler comme tels, c'est le symbole du choc des civilisations ? Absolument, exactement.
C'est le symbole d'une guerre de civilisation. C'est le symbole d'une guerre de civilisation sur notre sol. C'est-à-dire que nous avons deux peuples, deux civilisations, qui, manifestement, ne peuvent pas vivre ensemble. Certains, comme moi et d'autres, l'avaient dit depuis très longtemps. Nos élites nous ont dit « Mais non, mais non, on va y arriver. On va pouvoir faire coexister le fameux vivre-ensemble de civilisations sur le même sol. Ce n'est pas possible. » Alors, essayons de prolonger cette histoire. Ça ne veut pas dire que, évidemment, il ne faut pas faire ce que j'entends partout, maintenant. Ça devient presque banal. C'est-à-dire réformer la justice pour les mineurs.
C'est-à-dire enfermer les mineurs comme des adultes, puisqu'ils tuent comme des adultes. C'est-à-dire...
Comment vous expliquez que des jeunes soient prêts à aller jusqu'à cet extrême ?
Alors, je finis. Simplement, les mesures, faire des pertes planchers, etc. Bon. Donc, expulser les étrangers, déchoir de nationalité les majeurs étrangers, supprimer les allocations sociales aux parents des mineurs. Parce que les deux jeunes, en l'occurrence, là, ils étaient connus des services de police. Mais je le sais bien. Comme toujours. Mais on va réfléchir à ça. Mais vous me posez une très bonne question. Donc, on va réfléchir à, un, si vous le voulez bien, la justice des mineurs. Deux, ce que vous me dites, c'est pourquoi ils sont comme ça.
J'entends beaucoup, je lis beaucoup, des analyses de psychologues, de psychiatres qui s'émeuvent, ou de magistrats qui s'émeuvent du manque d'empathie de ces jeunes criminels à l'égard de leurs victimes. Vous avez dû lire ça comme moi. Vous avez dû entendre ça. Et tout le monde de s'étonner de ce manque d'empathie. Mais moi, je vais vous dire que c'est normal puisque c'est une guerre. Nous n'avons pas d'empathie pour l'ennemi. Par ailleurs, je continue et j'arrive sur la justice des mineurs. Qu'est ce que la justice des mineurs? On le sait. C'est une ordonnance de 1945, après la guerre, après les deux guerres mondiales, qui privilégie l'éducation sur la répression. Tout à fait louable.
À l'époque, on dit voilà, on a des jeunes. Il ne faut pas les perdre. Il faut les récupérer pour la société. C'est important que tous les gens, ils aient une sorte de capacité, les jeunes français, qu'il n'y ait pas de déchets, entre guillemets, pour la société. En vérité, pour juger sur le temps long cette volonté éducatrice, on peut dire que c'est l'aboutissement de ce que Norbert Elias, vous savez, appelait le processus de civilisation. Qu'est-ce que le processus de civilisation ?
En deux mots, c'est qu'à partir du XVIe, du XVIIe siècle, les rois vont pacifier le comportement de la noblesse, des grands féodaux qui avaient l'habitude de tout régler à coup d'épée, les fameux duels de d'Artagnan. On va interdire les duels et on va mettre les nobles à la cour pour qu'ils deviennent des courtisans. Et qu'à la place de manier l'épée, ils vont manier l'épigramme. Et Elias explique très brillamment que la noblesse va faire cela en France, avec Louis XIV évidemment, que la bourgeoisie française va imiter la noblesse, que le peuple français va imiter la bourgeoisie française et que toute l'Europe, toute l'aristocratie européenne va imiter l'aristocratie française.
Et donc, ce processus de civilisation, c'est-à-dire où chacun apprend à contrôler ses passions, ses pulsions, ses émotions, va devenir un phénomène européen. Mais ce qu'on oublie, c'est que ce n'est qu'européen. Et que, par exemple, dans la civilisation, arabo-musulmane, on va conserver un mode de régulation de la violence qui n'est pas ce processus d'autocontrôle, vous voyez, qui est un processus de répression féroce. Donc, ces deux processus, quand les gens ne se côtoient pas, ça ne pose pas de problème. Chacun a son mode de régulation de la violence, vous comprenez bien. L'un par l'autocontrôle, l'autre par la répression féroce.
Mais quand des représentants des deux civilisations sont mis côte à côte dans le même cadre, sur le même territoire, qu'est-ce qui se passe ? Ceux qui ont l'habitude de la répression féroce sont sidérés d'abord par ce qu'ils appellent la faiblesse du système européen. Puisque le système européen n'a pas besoin d'être féroce, puisqu'il repose sur l'autocontrôle de chacun, vous me comprenez. Donc, ces gens-là se répandent dans une violence inouïe et ils disent que la France, les autorités, sont d'une faiblesse coupable. Et j'en reviens à mon point de vue. C'est vraiment un manque d'empathie. Pourquoi voulez-vous qu'ils aient de l'empathie pour des moutons qui se laissent égorger ?
Donc, ces gens-là n'ont pas d'empathie pour leurs victimes. Ils auraient de l'empathie pour des victimes islamiques, pour des victimes qu'ils considèrent comme des frères. D'ailleurs, vous remarquez qu'à part dans les affaires de trafic de drogue, il n'y a pas d'agression. Donc, on voit bien que là, nous arrivons au bout du bout de cette guerre de civilisation et de ce choc de civilisation sur notre sol. Et les victimes sont évidemment les jeunes gens qui ne sont pas protégés par l'État puisque nous avons renoncé à un système de répression implacable. Donc, nous devons restaurer une répression implacable.
Donc, si je vous comprends bien, avant d'être un problème de justice des mineurs, c'est d'abord un problème d'origine ethnique des agresseurs ? Non, c'est un problème...
Alors, je vais contrôler ça. Je vous ai dit. C'est un problème... C'est un problème de deux modes de civilisation avec deux processus de règlement de la violence qui ne sont pas les mêmes et donc qui se confrontent. Et évidemment, le plus violent écrase celui qui a appris à se contrôler. Première chose. Je vois donc le reflet dans cette guerre de civilisation de cet affrontement entre deux jeunesses, deux peuples qu'on voit tous les jours et dont le petit Elias est la dernière victime avant d'autres. Il y a eu dans le métro, je crois, à Lyon...
À Lyon, justement. À Lyon.
On n'en parle pas. Voilà. L'agression, donc, suite à une bousculade incroyable. Vous voyez. Un coup de couteau à la nuque. C'est exactement ce que je vous dis. Il y a deux modes de régulation et de réaction. Toujours au couteau. Exact. Toujours au couteau. Comme par hasard, c'est culturel dans les pays islamiques, le couteau. La bataille au couteau. Bon. Continuons. Nous avons donc, selon moi... Il faut légiférer là-dessus. Le couteau, ce n'est pas le problème. Vous voyez bien. Il ne faut pas aller... On ne va pas interdire le couteau. Alors, ça veut dire qu'il faut interdire de manger avec des couteaux. Vous voyez ce que je veux dire ? Enfin, c'est...
On voit bien qu'on prend le problème à l'envers. Enfin, de se promener avec des couteaux, c'est un peu différent. Mais vous avez tout à fait raison. Vous avez tout à fait raison. Mais je veux dire, ils en trouveront toujours. Le problème, c'est la coexistence impossible de ces deux civilisations et de ces deux peuples. Donc, avant tout, c'est structurel pour vous. Mais oui. Évidemment, structurel. Voilà. On peut employer ce mot-là. Précisons.
Alors, dans ces deux peuples et dans cet affrontement de civilisation qui est nié par tout le monde, qui est nié par toute la classe politique de Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon, en passant par la Macronie, il faut bien voir ce refus absolu de ce diagnostic qui, pour moi, interdit de régler la question. Les solutions. Alors, les solutions. Que vous proposeriez ? Alors, d'abord, je vous ai dit, tout ça ne m'empêche pas de... de réformer la justice des mineurs, de sanctionner beaucoup plus sévèrement, etc. Vous n'êtes pas allé plus loin. Pénaliser les familles des délinquants. Mais voilà, exactement.
Il faut pénaliser, il faut supprimer les allocations sociales pour les familles de délinquants. Il faut expulser les délinquants étrangers, majeurs. Il faut supprimer les allocations sociales pour les délinquants mineurs. Pour les mineurs dits isolés, il faut les renvoyer chez eux. Ceux qui n'ont pas de parents ici. On parait la base. Et par ailleurs, il faut... Impérativement, déchoir de nationalité, tous les criminels, étrangers ou double nationalité. Si vous voulez, la double nationalité, c'est le lot commun de tous les enfants de l'immigration aujourd'hui.
Car, en Algérie, au Maroc, comme en Tunisie, les constitutions de ces pays prévoient qu'on ne perd jamais la nationalité de ces pays-là. Donc, ces jeunes gens sont de nationalité française, mais aussi... De nationalité algérienne, marocaine et tunisienne ou africaine. C'est dans la constitution de leur pays, de leurs parents. Donc, nous devons déchoir de nationalité ces gens-là et les renvoyer chez eux. Voilà.
Je pense qu'il faut, au-delà de... Encore faut-il que les gens que vous décrivez comme étant les pays qui devraient les accueillir... Les acceptent. Les acceptent. Je connais cet argument.
Vous avez vu...
Je l'ai vu récemment. Mais bien sûr, j'ai bien vu. C'est un influenceur algérien qui a été renvoyé en Algérie. Et on nous l'a renvoyé.
J'ai envie de dire... Regardez ce qu'a fait Trump avec la Colombie. Ça n'a pas duré deux heures, cette histoire. Cette plaisanterie.
C'est votre modèle, Donald Trump, puisque vous étiez d'ailleurs à son investiture. C'est votre modèle, en tout cas, en ce qui concerne la politique migratoire. Je ne dirais pas que c'est un modèle.
J'ai réfléchi de mon côté avec mes équipes à une politique migratoire qui me paraît convenir à ce conflit de civilisation qui est dramatique. Et je constate que... Donald Trump, lui aussi, de son côté, avec ses équipes, a des solutions assez ressemblantes. Quand j'entends, puisque j'étais à Washington, dans son discours d'investiture, qu'il dit que l'immigration est une invasion et une conquête, oui, vous avez raison, je retrouve mes mots qui induisent beaucoup de choses. Qui induisent, par exemple, ce qu'il a fait avec la Colombie. Nous avons...
Mais là, il y a une petite variante. C'est plus l'immigration que l'islam, pour le coup. Il ne fait pas de distinguo. Vous, on a l'impression, c'est vrai, à vous entendre, beaucoup de gens n'arrêtent pas de dire que vous avez une obsession par rapport à l'islam. Vous faites le distinguo ou c'est, en France, l'islam...
Je fais un distinguo car nous avons eu, et Trump aussi fait le distinguo, mais nous avons eu... Lui-même est un enfant de l'immigration, je crois, irlandaise, un mélange de l'immigration irlandaise et allemande. Donc, évidemment que je fais une différence entre l'immigration européenne, voire asiatique, et l'immigration arabo-musulmane. Oui, ce n'est pas la même chose. Je constate que l'immigration européenne s'est très bien assimilée, que l'immigration asiatique s'est remarquablement assimilée en très peu de temps, alors même que, vous savez, on nous dit toujours, c'est la colonisation, on les a colonisés, donc ils veulent, ce que je vous ai dit moi-même, ils veulent se revancher.
Je constate que les enfants de l'immigration vietnamienne ou cambodgienne ont été aussi colonisés par la France et qu'ils n'ont pas ce ressentiment permanent à l'égard de la France. Au contraire, ils s'assimilent très bien, ils ont des parcours scolaires d'excellence pour la plupart, ils donnent à leurs enfants des prénoms français, etc. Donc, je vois bien la différence. Et j'ajouterais que même au sein de l'immigration arabo-musulmane, il y a des gens, comme les kabiles, qui, depuis longtemps, ont fait leurs certaines règles d'assimilation, par exemple, pour moi la plus essentielle, qui est la religion est à la maison.
Et de l'autre côté, il y a évidemment toute une jeunesse, en particulier la jeunesse, il y a un conflit de génération au sein de l'immigration arabo-musulmane souterrain, toute une jeunesse qui, on le voit dans les sondages, on le voit dans leurs comportements, on le voit dans les réactions quand ils sont interviewés, veulent manifestement revenir à une pratique classique de l'islam, c'est-à-dire qui s'impose dans l'espace public, qui est fondamentalement politique au sens de la cité. Vous savez, j'ai cité longuement Renan qui disait « L'islam, c'est l'union indiscernable du spirituel et du temporel. C'est le règne d'un dogme. C'est les plus lourdes chaînes que l'humanité a. Et jamais porté.
» Cette phrase, je l'ai beaucoup citée, et il ajoutait « C'est le contraire de l'Europe, c'est le fanatisme. » Donc, si vous voulez, moi, je n'ai pas prétention de vouloir changer l'islam. Je comprends très bien que l'islam est ce qu'il est. En revanche, ce que je dis aux musulmans, c'est que pour vivre en France, il faut changer leur pratique de l'islam. Et il faut la réduire à une religion à la maison. Je pense que tous les autres devront aller dans un des 50 pays musulmans. Mais il y a des musulmans qui ont compris ça. En particulier dans la génération de nos pères ou de nos grands-pères.
Et je vois par ailleurs qu'il y a, comme toujours dans l'histoire de France, dans ce peuple et dans cette guerre de conquête, il y a des alliés français. Vous savez, c'est une tradition de l'histoire de France. A chaque fois que la France est attaquée, il y a des français qui se mettent avec le conquérant et l'agresseur. Depuis la guerre de Cent Ans jusqu'à la Seconde. Depuis la Seconde Guerre mondiale, à LFI, c'est clair. Et avec tous ces satellites autour. C'est-à-dire les médias qu'ils soutiennent, c'est-à-dire les universités, c'est-à-dire tout cet environnement. Mais manifestement, LFI et Jean-Luc Mélenchon, qui parle lui-même de Nouvelle-France. Donc il assume tout à fait.
Et qui a fait voler son discours d'ailleurs. Ah oui, mais ça fait plusieurs années. Si vous voulez revenir au temps, si il vient où Jean-Luc Mélenchon se moquait du voile islamique et disait que c'était un acte d'auto-stigmatisation pour permettre de se plaindre de la stigmatisation. Je sais parce qu'il l'a dit en face de moi à l'époque où j'étais chroniqueur. Ah, on n'est pas couché. Vous voyez, ça remonte à loin maintenant. C'est les années 2008-2010. Nous en sommes à 15 ans depuis. Depuis, il a bien évolué. Mais pourquoi a-t-il évolué ? Tout simplement parce que la démographie gagne. Vous savez, je vais vous donner 2-3 chiffres. Vous allez comprendre l'enjeu. C'est très simple.
Nous avons aujourd'hui 7 millions d'immigrés. C'est-à-dire des gens qui sont nés à l'étranger et qui sont encore étrangers. Nous avons 8 millions, dont certains d'ailleurs sont devenus français. Nous avons 8 millions de gens dont les parents, un des parents est étranger. Ça fait 15 millions. Ça fait près de plus de 20% de la population française. Et aujourd'hui, en 2023, 30% des enfants nés en 2023 sont issus d'un parent non européen. 30%, Eric Morio. Ça veut dire, comprenez bien ce que ça veut dire. Ça veut dire qu'une fois que les boomers, les gens de la génération des boomers, qui sont nés en 44, 42, 45, 48, 50, vous voyez, tous ces gens-là auront quitté la Seine.
Ils font une espèce d'illusion statistique, comme ils sont très nombreux. Quand ces gens-là auront quitté la Seine, nous nous retrouverons avec une France où il y aura 30% de musulmans.
C'est le Premier ministre François Bayrou qui a affirmé, je le cite, que la France s'approchait d'un sentiment de submersion migratoire. Alors, est-ce qu'il deviendrait Zemmouriste, le Premier ministre ?
J'ai entendu... Justement, LFI, Mme Panot et tout ça, dire qu'il parlait comme moi. Alors... Ça a dû vous faire plaisir. C'est ce que j'allais vous dire. À défaut d'accéder au pouvoir, hein. Mes mots y accèdent. Je serai le dernier à ne pas apprécier une victoire sémantique. Idéologique. Et donc idéologique. Vous savez bien que je dis toujours ça. Je cite toujours la fameuse phrase de Lénine. Faites-leur manger le mot, vous leur ferez avaler la chose. Que la gauche a très bien compris, d'ailleurs, la prime comprise, depuis très longtemps. Puisqu'ils nous imposent en permanence leurs mots, leur langage. Ils dictent le langage. La submersion, ça a l'air d'être un mot tabou.
À la société, bien sûr que c'est un mot tabou. Évidemment, vous avez vu dans le dictionnaire, submersion, ça veut dire une vague qui remplace complètement et qui domine tout et qui efface tout le reste. Vous préférez le terme de grand emplacement, vous. C'est ce que j'allais vous dire. C'est synonyme du grand emplacement, en fait. Donc, évidemment que vous avez raison. Là, c'est une grande victoire sémantique. C'est d'ailleurs... Vous savez, un de mes grands sujets de désaccord avec Marine Le Pen et alors l'Assemblée nationale, puisque moi, je me bats avec mes mots. Et eux, ils prennent, ils acceptent les mots de l'adversaire. Ils disent que grand emplacement est une théorie complotiste.
Ils disent que l'islam est compatible avec la République. Ils disent que l'islam est différent de l'islamisme. Voyez, etc. Moi, je prends mes mots. Je défends mes mots. Je pense que je mène la guerre. Des mots. Parce que c'est une guerre fondamentalement politique. Il est proche, selon vous, ce grand emplacement que vous décrivez ? Mais je vous ai donné les chiffres. Je crois que quand on a 30% de la nouvelle génération qui est arabo-musulmane, vous savez, c'était les rapports de force...
Alors, vous pensez qu'il est possible d'enrayer ce phénomène ou pas ?
Oui, attendez. Ah bah oui, oui. Mais c'était les rapports de force démographiques au Liban avant la guerre civile, quand même. Il faut que vous sachiez. Il y avait 60%, 70% de chrétiens... Vous en prenez pli, alors, avec le Chikou aussi ? Alors, non. C'est pour ça que je vous dis. Je vous ai dit, première chose, vous avez vu, ça ne corrobore pas complètement avec les religions et les origines, puisque je vous ai dit, dans chaque camp, il y a des gens différents. Il y a des musulmans qui veulent vivre comme des français. D'ailleurs, souvent, on leur fait le reproche dans leur communauté. Comme des français.
Et ceux-là, je l'avais dit à Villepinte, en tout début de la campagne présidentielle, ils sont évidemment nos frères. Et ceux qui veulent s'assimiler sont évidemment nos frères. Et de l'autre côté, il y a des français, dits de souche, qui sont les alliés de cette conquête islamique de notre pays. Donc, vous voyez, c'est plus subtil et plus complexe que ça en a l'air. Michel Houellebecq, dans Sous-mission, il dit que le combat est perdu. Mais c'était un roman. Donc, c'était facile de dire ça. Moi, je pense que, vous savez, le désespoir, c'est très facile. C'est beaucoup plus facile. Que la volonté de combattre ce qui nous désespère. Le désespoir, c'est facile.
Quand j'écrivais le suicide français, il y a maintenant dix ans, on me disait, on me reprochait d'être désespéré. Et puis maintenant, on me reproche de refuser le désespoir. Qu'est-ce qu'on doit faire ? On doit d'abord arrêter tout. Arrêter tout. Arrêter l'immigration illégale. Je vois que tout le monde en parle. Mais que personne ne fait rien. On va y revenir à Bayrou. Et arrêter l'immigration légale. L'immigration légale. C'est ça le plus important. Les 100 000 regroupements familiales, les 100 000 étudiants, les 150 000 droits d'asile. Je pense qu'il faut décider de faire un moratoire sur le droit d'asile. Il faut arrêter. Il faut arrêter le regroupement familial.
Il faut prendre que quelques milliers d'étudiants haut de gamme. Vous voyez, ça, c'est les grands postes de l'immigration légale. Personne ne fait rien pour l'arrêter. Et l'immigration illégale, enfin, elle est renvoyée. Et pour que les pays l'acceptent, faire pression. On a beaucoup de moyens. On a beaucoup de moyens de pression. On peut interdire aux dignitaires algériens de venir se faire soigner en France. Je vous assure qu'ils vont la sentir passer. On peut très bien saisir, on peut très bien arrêter l'argent que tous les immigrés ici...
Avec les oligarques russes pour l'Ukraine.
Non, avec les oligarques russes, on a saisi leur bien. Vous avez raison, on peut faire ça aussi avec les dignitaires algériens ou africains. Mais avant, on peut déjà arrêter l'argent qui représente des sommes. Des sommes économiques et des sommes essentielles pour toute l'économie de ces pays. Des immigrés qui l'envoient là-bas à leur famille. On peut très bien bloquer. Vous voyez, on a beaucoup de moyens de pression. On peut bloquer aussi les visas diplomatiques. Mais bien sûr que c'est faisable. Mais bien sûr que c'est faisable. Si on s'en donne les moyens. Bien sûr. Même pas s'en donner les moyens, c'est une volonté politique. Mais quand même, moi j'ai une question politicienne.
Comment vous expliquez que même si 70% des français d'après les sondages considèrent qu'il y a trop d'immigrés en France, comment vous expliquez, pardon, mais que les partis comme Reconquête, qui proposent de rompre avec la politique migratoire actuelle, ne gagnent pas plus d'élections ?
Vous savez, Reconquête est très jeune. Donc on s'est lancé pour la présidentielle. Et on a finalement, après avoir fait une campagne magnifique, et très encourageante et très enthousiasmante... Ce n'est pas parce que l'immigration n'est peut-être pas la priorité des français ? Moi je pense que si. Moi je pense que c'est le sujet prioritaire. Et ça va devenir de plus en plus. Marine Le Pen pense que c'est le pouvoir d'âge. Je sais, je sais. Mais je ne pense pas que c'est pour ça qu'elle est passée au second tour. Contrairement à ce que disent tous les médias. Et contrairement à ce qu'elle croit peut-être sans doute. Voilà. Donc vous savez...
Au moins je ne peux pas vous reprocher justement que vous êtes cohérent. Ben oui, je pense qu'il y a des sujets économiques. On va en parler j'espère. Mais il y a, je crois que oui... Vous savez, quand le pays sera dévasté par, je vous ai dit, une minorité forte ou une majorité de musulmans, il n'y aura plus d'activité économique. Donc là on ne pourra plus discuter de relance, de consommation, d'inflation, de pouvoir d'achat, etc. Vous voyez, ça sera la misère. C'est ce qui se passe dans la plupart des pays arabo-musulmans et africains.
Vous savez qu'il y a une rengaine selon laquelle justement les immigrés acceptent les boulots que les français n'acceptent plus. Qu'est-ce que vous répondez à ça ?
Alors... On part un peu dans tous les sens. Mais on va revenir à Bayrou parce qu'on est parti de là. Cette histoire, il faut bien comprendre d'abord les chiffres. Je vous ai dit tout à l'heure, il y a 500 000 entrées légales par an. 320 000 visas et 180 000 droits d'asile. Soit ils sont acceptés, soit ils sont refusés, mais de toute façon ils ne partent jamais. Donc vous voyez, ça vous fait 500 000. Sur ces 500 000, il y en a qui viennent, je vous ai dit, pour le regroupement familial, 100 000. Il y en a qui viennent pour étudiants, 100 000. Il y en a qui viennent pour le droit d'asile, je vous ai dit, 180 000. La protection solidaire, etc. Se faire soigner, etc.
Combien viennent pour travailler ? 50 000. Donc ça fait 10 %. Déjà, on discute sur 10 %. J'allais vous dire de façon un peu ironique, je vous laisse les 10 % et arrêtez-moi les 450 000. Déjà, il faut mettre les... Vous comprenez, il faut voir les enjeux. On nous met toujours le projecteur là-dessus. Mais c'est que c'est 10 % de l'immigration légale. Première chose. Deuxième chose. Ils vont travailler où ? Restaurants, bâtiments, agriculture, aide, je dirais, à l'enfance ou aux vieilles personnes. On est d'accord ? C'est les métiers. Les restaurants, c'est uniquement dans la région parisienne et dans les grandes villes.
Parce que je suis à chaque fois, je vais dans les cuisines, dans tous les restaurants où je vais. Et je constate qu'il y a beaucoup de Français et beaucoup de Français de souche. Sauf à Paris et dans les métropoles. Pourquoi ? Parce qu'à Paris et dans les métropoles, les gens ne peuvent plus vivre au centre-ville parce que le centre-ville est trop cher. Et ils ne peuvent plus vivre en banlieue parce que ce sont des cités qui sont devenues musulmanes. Et qui sont à la fois islamisées et pourries par le trafic de drogue. Donc ils se mettent très loin. Ils ne peuvent pas venir travailler dans les restaurants où les horaires, comme chacun sait, sont aléatoires.
Reste, là, je suis tout à fait d'accord, l'agriculture et le bâtiment. J'ai discuté avec des agriculteurs et des patrons du bâtiment qui me disent que les Français ne veulent pas travailler dans ces métiers-là. Donc moi, je propose, dans un premier temps, de permettre à ces gens-là de recruter. Des étrangers. Mais en privilégiant des immigrés européens. Deux, si on ne peut pas, de faire des contrats de trois mois, de deux mois, de trois mois. Et de les renvoyer après leur contrat. De les renvoyer chez eux. Pour qu'ils ne s'installent pas ici. Trois, à la limite, je pourrais même, c'est des agriculteurs qui m'ont conseillé cela.
Dire que nous ne les payons qu'une fois qu'ils sont rentrés chez eux. Donc vous voyez, il y a plein de remèdes. Et, ça c'est à court terme. Et sur le long terme, je crois qu'il faut inciter les jeunes Français à retrouver ces travaux-là. Par une politique de lutte. D'abord de formation. D'amélioration des conditions de travail. De salaire. Et aussi de lutte contre l'assistanat. Pour pousser les gens à aller travailler. Et accepter du travail qu'ils ne veulent pas spontanément.
Mais quand même, à vous entendre, on a l'impression que rien n'est fait. Est-ce que vous n'avez pas l'impression quand même, je parle de Bruno Retailleau quand même. Dont beaucoup disent qu'il est en train de remettre la France sur le droit chemin. Quelques exemples. La nouvelle circulaire sur les régularisations. Qui durcit les critères de la fameuse circulaire Valls 2012 justement. Qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que sur le sujet migratoire, vous ne pensez pas quand même que Bruno Retailleau, à la tête du ministère de l'Intérieur, agit un peu plus que ses prédécesseurs ?
Alors. C'est une très bonne question. Et ça nous ramène en plus à ce que j'allais dire. À Bayrou. Exactement. À Bayrou. Puisque, j'allais vous dire, c'est bien de parler. J'allais vous dire. Leur actuel titre sur ICI, c'était lui, Bruno Retailleau. J'allais vous dire. Parce que pour Bayrou, c'est important. Mais on en reparlera. La gauche s'est jetée sur lui pour ce mot submersion. Mais j'aimerais quand même préciser qu'il a dit sentiment de submersion.
Précision quand même.
Parce que vous voyez. Quand Jospin avait dit il y a un sentiment d'insécurité, la droite, à juste titre, avait dit mais non, ce n'est pas un sentiment, c'est une réalité. Là, c'est la même chose. Ce n'est pas un sentiment de submersion. C'est la réalité de submersion. Voilà. Parenthèse. Parce que je pense que là, il y a la gauche à une fois de plus mis un rideau de fumée derrière cette expression. Revenons à Retailleau. Moi, je pense que Bruno Retailleau, que je connais bien, est un type tout à fait honnête. Tout à fait honnête, tout à fait valeureux. Qui a des convictions. Qui a des convictions catholiques, conservatrices, tout à fait nobles.
Et qui est tout à fait en phase avec ses convictions. Voilà. Maintenant, jugeons les faits. Vous me donnez un très bon exemple. La circulaire Valls. La circulaire Valls, qu'est-ce que c'est ? Vous vous souvenez que, en 1981, en 1988, en 1997, il y avait eu des grandes vagues de régularisation de clandestins. On régularisait entre 100 000 et 130 000. Quand Valls arrive au pouvoir, au ministère de l'Intérieur, je crois que c'est avec Hollande, donc c'est 2012, il établit une circulaire pour régulariser année après année. Pour qu'il n'y ait plus ces grandes vagues. C'est l'immigration de travail dont vous parliez tout à l'heure.
On a constaté depuis une dizaine d'années que cette circulaire permettait de régulariser 30 000 clandestins par an. Très bien. Que fait Bruno Rotailleau ? Il dit, moi j'ai cru au début qu'il allait supprimer, c'est ce que j'avais proposé pendant la présidentielle, qu'il allait supprimer cette circulaire Valls. Coin du tout. Il l'a durci. Vous l'avez dit vous-même. Donc ça veut dire qu'il durcit les critères. Par exemple, je vous donne un seul exemple très simple. Le clandestin doit pouvoir parler français. Jusqu'à présent la condition était un peu laxiste. Et Bruno Rotailleau dit non, non, il faut qu'il s'exprime correctement en français. Très bien.
Et il y a plusieurs critères qui sont ainsi durcis. Quand vous demandez aux services de l'intérieur quelles seront les conséquences, ils vous disent eux-mêmes, il y avait 30 000 régularisations par an, il y en aura désormais 20 000. Moi, excusez-moi, ça ne me satisfait pas. Je pense que ce n'est pas à l'auteur de l'enjeu. Moi, je voudrais 0 ou 10, 20. On sait que c'est réaliste. Oui, c'est très réaliste.
Je me souviens de Valérie Pécresse qui, c'est comme l'immigration 0, elle disait que finalement beaucoup de vos mesures n'étaient pas réalistes.
Mais elle disait des bêtises. Pardonnez-moi, il suffit par exemple pour le regroupement familial. C'est un tampon administratif. C'est un tampon administratif qui autorise ces gens-là à faire venir leurs enfants, leurs familles, etc. À partir du moment où, moi, je dis non, je ne veux plus de ces gens-là, je ne veux plus qu'ils viennent droit, on peut m'attaquer en justice. Ça va être une autre discussion. Mais on peut avoir cette discussion. On peut avoir cette discussion. On va l'avoir. Mais en tout cas, on peut prendre la mesure. C'est ce que fait Trump. Trump, aujourd'hui, il prend des mesures qui vont être attaquées en justice. Peut-être va-t-il perdre en justice.
Mais au moins, il les prend. Première chose. Les étudiants, pareil, sont des tampons administratifs. Je ne veux plus de ces gens-là. À part quelques exceptions qui sont utiles.
Vous avez conçu qu'en disant ça, beaucoup de gens qui nous regardent vont se dire, justement, ce n'est pas que des tampons administratifs. Il y a des vies derrière. Là, je me fais un peu l'avocat. Bien sûr, je comprends.
Mais vous avez tout à fait raison. Il y a des familles. Mais vous avez tout à fait raison. Il y a des enfants. Il y a des parents. Il y a des gens. Il y a des familles. Mais je considère que nous sommes en danger de mort. Et que le peuple français est en danger de mort. C'est la double paire pour certaines.
Les familles et les parents ne sont pas… Alors, c'est tout le débat responsable, peut-être, en ce qui concerne justement la violence.
Les parents ont éduqué leurs enfants, quand même. Mais moi, je ne vous parle pas de ça. Je comprends très bien. Je comprends très bien que des gens veuillent venir chez nous pour vivre mieux avec nos allocations sociales, en se faisant soigner gratuitement. Je comprends très bien. C'est à nous d'arrêter ça. Nous ne devons plus être un pays qu'on envahit. Moi, je considère que nous sommes envahis et que nous sommes colonisés. Envahis par des gens. Des gens qui viennent en masse chez nous alors qu'on n'en veut plus. Colonisés parce qu'ils nous imposent leurs mœurs et leur mode de vie. Je veux arrêter cela. Si les Français veulent continuer à être envahis et colonisés, libre à eux.
Moi, je pense qu'ils ne le veulent plus. Donc, je leur dis qu'il n'y a que Reconquête qui peut vaincre cette invasion et cette colonisation.
Envahis, colonisés, justement, invasion, Reconquête. Ces mots, justement, ce qui vous différencie beaucoup du Rassemblement européen. Bien sûr. On voit bien que Marine Le Pen, même Jordan Bardella, ne se risquerait pas à employer de tels mots. Mais vous avez raison. Est-ce que vous ne pensez pas, justement, que c'est ça qui vous diabolise ? Là où beaucoup ont dit que pendant la présidentielle, finalement, vous aviez occupé un petit peu l'image qu'avait Jean-Marie Le Pen à une époque. Et que Marine Le Pen, elle, s'était, entre guillemets, normalisée.
D'abord, Jean-Marie Le Pen a été un visionnaire. Aujourd'hui, tout le monde le dit. Aujourd'hui, j'étais à ses obsèques. Aujourd'hui, tout le monde le dit. Tout le monde le dit. Deuxièmement, je vous répète, je ne pense pas que ce soit cette chose-là, cette répartition, entre guillemets, des rôles entre Marine Le Pen et moi, vu par les médias, qui a fait la différence. Je pense que la guerre en Ukraine a changé la face de la campagne présidentielle à mon détriment. Troisièmement, je vous le répète, moi, ce que je veux, c'est sauver la France.
Je pense que, si on ne se bat pas, si on ne se bat pas sur les mots, on en revient au début de notre conversation, si la dédiabolisation, qu'est-ce que c'est ? C'est la soumission au langage de l'adversaire. Je pense que pour préparer les esprits à une politique qui soit vraiment de changement, il faut les préparer d'abord par les mots. Si on se met à employer les mots de l'adversaire, on ne fera rien. Celui qui n'ose pas dire les mots qui fâchent ne fera pas les actions qui fâchent. En tout cas, qui fâchent la gauche. Moi, je pense que c'est assez simple. On le voit encore aux Etats-Unis. L'exemple de Trump. Exactement.
Trump a gagné en conservant son vocabulaire, en affrontant le politiquement correct, en refusant la dédiabolisation. Et je pense que c'est indispensable. Regardez comme ça se passe bien, c'est-à-dire, regardez comme il est légitime pour prendre les mesures qu'il prend. Ça ne veut pas dire qu'elles ne seront pas contestées. Ça ne veut pas dire qu'elles auront toute l'efficacité nécessaire. Mais ça veut dire que personne ne conteste. Vous pensez quoi de ces premiers jours de son mandat ? Attendez. Pourquoi ? Parce qu'il fait ce qu'il a dit. Si on ne dit pas avant, on ne pourra pas faire. C'est mon désaccord avec Marine Le Pen. Je pense qu'une fois arrivée au pouvoir, elle ne fera rien.
Parce qu'elle n'a pas dit avant. Donc moi, je dis avant. Quitte à être traité de... Je sais que c'est le grand mot de Jordan Bardella et de Marine Le Pen. Outrancier. Je ne suis pas outrancier. C'est... Je ne suis pas du tout outrancier.
Pardon de faire de la psy à deux balles, si j'osais, pour reprendre un ancien psy de comptoir médiatique. Est-ce que vous ne pensez pas quand même, Éric Zemmour, que la politique, c'est aussi une question de forme et pas que de fonds ? On l'a vu. Vous parliez de Jean-Marie Le Pen. Son détail, il l'a payé pendant des années et des années. Mais ça ne va rien avoir. Parfois... Pardon. Dans la communauté issue d'immigration maghrébine, j'ai encore eu l'occasion de le tester juste avant cette émission. Beaucoup de gens vous voient comme un compris de gens avec qui je travaille. Vous vous voyez comme le diable. Vous vous voyez comme quelqu'un qui n'a aucune empathie.
Ça ne vous interpelle pas quand même. Pardon de vous poser cette question. Mais finalement, moi, il se trouve que c'est vrai, je vous connais un petit peu en off. Il y a parfois un décalage qui peut s'opérer là-dessus. Bien sûr. Comment vous expliquer ? Vous êtes peut-être un peu responsable aussi de cette image. Bien sûr.
On est responsable de son image. Non, mais vous avez raison. C'est une très bonne question que vous me posez. Je vais y répondre. Moi, je considère que... L'impression que... Voilà.
Beaucoup de gens me disent que vous n'avez aucune empathie pour ces gens issus de l'immigration. Qui sont... Et dont vous venez vous-même, entre guillemets, puisque vous avez aussi... C'est plus complexe que ça. C'est plus complexe, bien sûr.
Puisque ma famille n'était pas immigrée. Mais ça ne fait rien. Je vois ce que vous voulez dire. En tout cas, ma famille, voilà, ma famille vient de cet univers. Vous avez tout à fait raison. Vous êtes méditerranéen. Vous avez tout à fait raison. Et d'ailleurs, je m'entends très bien avec les gens issus de la Méditerranée. Ce n'est pas le sujet. Vous savez, le problème aujourd'hui, c'est que les gens mélangent la morale personnelle avec la morale publique et d'État. Oui. Dans la conduite personnelle, il y a les rapports individuels qui priment. Et on peut trouver sympathique des gens de toutes confessions, de toutes origines.
On peut trouver antipathique des gens de toutes confessions, de toutes origines. Ce n'est pas le sujet. Et évidemment que je peux sympathiser avec des gens, des musulmans, des non-musulmans... Non, mais c'est important de le dire pour vous. Mais évidemment, vous avez raison. Vous n'avez pas de problème avec... Mais vous avez raison, parce qu'on raconte n'importe quoi. Simplement, après, il y a la morale publique, c'est-à-dire ce qu'on veut pour la France. Et là, je suis désolé, je pense aujourd'hui que Bayrou parle de sentiment de submersion. Moi, je pense, je parle de réalité de submersion. Je n'ai pas envie que la France devienne... Elle a été la fille aînée de l'Église.
Je n'ai pas envie qu'elle devienne le fils aîné du Coran. Je crois que c'est légitime. D'autant plus que, justement, vous parliez de ma famille. Justement, ma famille a vécu 1000 ans dans un monde arabo-musulman. Donc, j'en connais tous les défauts. Et je dirais que beaucoup de musulmans d'ici, qui ont vécu là-bas, ou leur famille a vécu là-bas, pensent la même chose que moi. C'est ce que je vous ai dit tout à l'heure. Moi, je connais beaucoup de kabiles qui pensent comme moi. Et qui étaient chauffeurs de taxi qui m'arrêtent dans la rue pour me dire que j'ai raison. Vous parliez de gens qui vous disent que je suis le diable. Très bien.
Mais il y a aussi des gens, je vous assure, en particulier des kabiles, ou des gens de l'immigration chinoise, indochinoise, portugaise, italienne, qui me disent que j'ai tout à fait raison. Donc, vous voyez, il faut en même temps essayer de voir un citoyen. C'est quelqu'un qui voit au-delà des relations individuelles, qui voit le destin du pays. Vous savez, il y avait une phrase de Benjamin Constant que j'aime beaucoup. Vous savez, Benjamin Constant, c'est un de ces intellectuels libéraux du début du 19ème siècle qui disait « Tout est moral chez les individus, tout est physique dans les masses ». Vous comprenez bien ce que ça veut dire.
Ça veut dire que vous et moi, on peut être à des années-lumière culturelles, etc. Et on peut s'entendre. On peut aussi ne pas s'entendre. Ça, c'est les relations individuelles, morales. Et puis, il y a les masses. Quand vous allez dans n'importe quel banlieue aujourd'hui ou dans n'importe quelle grande ville et que vous voyez tous des quartiers entiers où il n'y a que des kebabs et des librairies musulmanes et des boucheries halal et que vous avez des gens en boubou et des femmes en voile, vous n'êtes plus en France. On se scandalise que je dise ça. Excusez-moi, pour tous les Français, ce n'est plus la France. C'est un pays arabo-musulman.
Nous avons des enclaves arabo-musulmanes dans un pays qui est la France. Quand je dis ça, je n'insulte personne. Je n'en veux à personne. Même si je pense que des gens devraient faire l'effort de s'assimiler et de s'habiller comme nous et de donner des prénoms français à leurs enfants. Mais c'est à l'État de les contraindre. Vous m'admettez ce que vous aviez dit à l'époque sur les prénoms français, justement ? Mais vous savez, c'est une règle qui date de 1802 et qui a été très bien acceptée par toutes les immigrations. Jusqu'aux années 80-90. Et qui n'a été supprimée qu'en 1993. Pourquoi ?
Aujourd'hui, on se plaint, vous savez, que la France soit communautarisée, que la France soit archipélisée, selon l'expression de l'excellent Fourquet. Et pourquoi elle est archipélisée ? Parce que justement, il y a des gens qui n'ont pas la même culture et qui sont sur le même sol, mais qui n'ont pas la même culture. Le prénom, c'était un élément d'unification. C'était pour dire que nous sommes tous désormais de la même culture. Nous adoptons tous les mœurs, les us et coutumes, l'histoire du pays où nous sommes, la France. Et donc, nous nous appelons comme les rois, Louis, ou comme les gens des campagnes, Jean, etc. C'est tout. C'est ça, le prénom français.
Je ne veux pas dire aux gens qu'ils doivent changer leur prénom. Je ne veux pas être cruel avec eux. Je ne veux pas leur interdire une liberté individuelle. Je veux simplement rapprocher les gens. Parce que je sais, vous savez, on a beaucoup vanté depuis les années 80 la diversité. On nous en a fait un éloge. Eh bien, je vais vous dire, j'ai encore lu cet été le grand livre de l'immense historien, sans doute le plus grand historien français du 20ème siècle, Fernand Braudel. Dans son dernier livre, L'identité française, l'identité de la France, il explique très bien que la cause majeure des guerres civiles en France, depuis 1000 ans, c'est justement une diversité excessive.
Une diversité géographique, une diversité de terroirs, une diversité religieuse, une diversité de modèles familiaux, etc. La France est le pays le plus divers. Vous savez, c'est la fameuse blague de De Gaulle. Comment gouverner un pays avec 200 ou 250 noeuds de fromage ? Derrière cette blague, il y a 1000 ans de guerre civile. Parce que les gens sont tellement divers qu'ils s'affrontent. Et que tout l'effort de l'état français, de la monarchie, de la république, de l'empire, ça a été d'essayer de rapprocher ces gens qui sont trop divers. Vous comprenez ce que je veux dire ? Et donc, cette loi des prénoms, c'est exactement cela.
On prend acte de la diversité à l'époque régionale, entre un breton et un provençal, il n'y a pas grand-chose en commun, et on les met ensemble. Ils ont les mêmes prénoms. Au moins, quand ils se croisent, ils sont en sympathie. C'est tout. Accessoirement, ça réglerait tous les problèmes de discrimination au travail qu'on peut voir.
En tout cas, il faut vous reconnaître ça, depuis que vous êtes arrivé dans le jeu politique de manière officielle, on voit que le sujet de la liberté d'expression, est-ce un hasard ou pas ? Il a été remis aussi sur le devant de la scène. Où est-ce qu'on en est aujourd'hui ? Vous qui êtes un ancien journaliste, on peut le dire, vous avez un rôle d'observateur, on va dire, fin de la politique française. Où est-ce qu'on en est à ce niveau-là ? Elon Musk a racheté X, c'est quand même pour beaucoup, on va dire, un sentiment de progrès, bien que la plupart des politiques français, notamment de gauche, veuillent le quitter, tout en y restant quand même encore, ou y reviennent.
Quel regard vous avez par rapport à ça, justement, vous qui êtes un fin manipulateur des mots ?
Il y a... Cet affaiblissement. Il y a une constante, c'est-à-dire, il y a deux constantes en France. Première constante, la gauche domine les esprits. Deux, la gauche considère que ce qui n'est pas de gauche doit se taire. C'est la fameuse phrase de Saint-Just, pas de liberté pour les ennemis de la liberté. Vous avez un article dans Le Figaro qui raconte très bien comment la politique brise les amitiés. Et quand vous lisez ce papier, dans le détail, vous voyez à un moment, il y a une jeune femme qui dit à une autre je ne peux pas être avec une amie qui va voter Zemmour. Très bien.
Vous remarquez dans l'article que tous les exemples donnés, c'est la personne de gauche qui refuse de continuer sa relation amicale avec celle qui est accusée d'être à droite ou à l'extrême droite. Ce n'est jamais l'inverse. Pourquoi ? Parce que la gauche c'est une conception morale, voire religieuse de la politique. Ce sont des prêtres. Vous savez, Michelet disait Robespierre c'est un prêtre. Barès disait Jaurès c'est un prêtre. Tous ces gens-là prêchent. Aujourd'hui, nous avons les mêmes. Et donc, ils veulent excommunier ceux qui ne pensent pas comme eux. Ça, c'est le fond de source depuis deux siècles de l'histoire de France. Et là-dedans viennent les réseaux sociaux.
Les réseaux sociaux ont été, selon moi, ce que l'imprimerie a été au 15ème siècle. Je m'explique en deux mots. Avant l'imprimerie, l'Église avait le monopole de l'interprétation de la Bible. Ancien Testament, Nouveau Testament. Puisque personne ne savait lire, ou très peu, et que surtout, on avait du mal à se procurer les textes. Donc, les prêtres interprétaient la Bible pour les ouailles. À partir du moment où il y a eu l'imprimerie, beaucoup de gens ont pu s'acheter des livres. Et donc, à la fois lire et écrire. Ça a donné le protestantisme. Ça a donné la révolution du protestantisme de Luther contre l'Église catholique. Nous avons vécu la même chose.
C'est-à-dire que les réseaux sociaux ont été l'imprimerie qui a permis à des gens comme vous, de s'exprimer alors que l'Église médiatique avait le monopole de l'interprétation des événements. Et ça a été une révolution. Et vous comprenez la liberté incroyable que ça a apporté. Et donc, immédiatement, les hauts dignitaires de l'Église, exactement comme l'Église à l'époque a fait la guerre aux protestants et a fait la contre-réforme, ont fait la révolution. Et ils ont verrouillé les réseaux sociaux pour ne plus permettre cette expression magnifique de liberté. Ils l'ont appelé complotisme. Ils l'ont appelé fake news. Ils l'ont appelé discours de haine. Tout ça pour verrouiller.
Pour stigmatiser. Pour stigmatiser et verrouiller. Pour qu'ils ne s'expriment pas. Il y avait une vérité et on ne devait pas. Vous voyez bien que l'Europe continue dans cette veine. Et qu'il y a des forces, des luthères. Elon Musk. Qu'est-ce que c'est Elon Musk ? C'est un nouveau luthère. Il dynamite ce monopole de l'Église médiatique et de l'Église de la bien-pensance. L'affrontement est là. Sauf que là, ils ont trouvé à qui parler, si j'ose dire. Parce qu'avec Twitter et avec Elon Musk, c'est un sacré client. Et donc, évidemment, ils veulent le diaboliser. Vous avez vu, d'ailleurs, ça n'a pas manqué. La diabolisation, c'est tous les gens qui s'opposent au système.
Dès que vous vous opposez vraiment au système... On l'accuse d'ingérence, justement. Oui, on l'accuse d'ingérence. C'est extraordinaire. Les mêmes qui crachaient sur le drapeau, qui se moquaient des patriotes, désormais ont une sensibilité patriotique et sont très sensibles aux ingérences étrangères. Les mêmes qui se félicitaient du soutien d'Obama à Merkel, à Macron, désormais, trouvent scandaleux que Elon Musk soutienne l'anglais Farage ou les Allemands de l'AFD. Plaisante. Les mêmes qui disaient que Soros était un grand homme puisqu'il finançait à tout va les associations pro-migrants, désormais, trouvent scandaleux que ce Elon Musk... Remarquez-le. Il ne...
n'interdit même pas, si j'ose dire, ses adversaires de parler sur Twitter. Tout simplement pour voir s'exprimer lui. C'est quand même extraordinaire. Il laisse, si j'ai bien compris, je ne suis pas un spécialiste, il laisse son algorithme de Twitter à visage découvert. Tout le monde le connaît, tout le monde peut l'analyser. C'est un gag. Quand on voit ce que les autres ont fait en face, on le sait désormais, puisqu'on a l'aveu de Zuckerberg qui a retourné sa veste.
Mais si vous voulez, vous avez vu cet aveu incroyable qu'il a quand même fait, en disant qu'il a utilisé son algorithme pour éliminer tous les gens de droite et les partis républicains en les traitant de complotistes et de discours de haine. Il l'a avoué. Donc maintenant, on sait le projet totalitaire
et les instruments. Il y a des pontres, vous, et puisque vous étiez à l'investiture de Donald Trump, on le redit une nouvelle fois, est-ce qu'il y a des pontres entre votre parti et peut-être le parti de Donald Trump ? Vous savez, si vous voulez, Marine Le Pen et Jean-Anne Marlène ont été relativement discrets
dans leur soutien. Là, vous maniez la litote. Je vous l'accorde. Vous savez bien que Marine Le Pen a interdit à tous ces gens de se féliciter même de la victoire de Donald Trump. Comment je l'explique ? C'est-à-dire avec quelqu'un qui a fait une campagne de diabolisation, accepté la diabolisation et de l'affronter, et avec quelqu'un qui a mis toute sa stratégie sur la dédiabolisation, il y a une différence notable. Par ailleurs, il y a même des différences de fond qu'on n'analyse pas assez. La campagne de Donald Trump de 2024 n'est pas la même que celle de 2016.
Ce n'est pas une simple campagne populiste comme en 2016 contre les élites qui avaient tout à fait sa légitimité puisque dans la mondialisation, les élites avaient abandonné leur peuple. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Ce n'est pas autant le cas aujourd'hui. La campagne de Donald Trump a été anti-immigration et anti-woke. Le Rassemblement National est très timide. C'est le moins qu'on puisse dire. Moi aussi, je manie la litote sur la lutte contre le wokisme et contre les militants LGBT, contre les transgenres, etc. et contre la théorie du genre, etc.
Moi, c'est un sujet majeur car je pense que et j'en ai parlé justement, vous me parliez de mes contacts avec les Américains et les gens de Trump. J'en ai parlé avec eux. J'étais au Clermont-Institut avec Sarah Knafo qui était invitée en août à Los Angeles avec des gens qui sont à l'aspect de think-fun, comme on dit, de cercle de réflexion. J'en ai parlé encore là quand j'y étais à Washington avec eux.
On voit comment les wok, comment cette idéologie des minorités qui défend uniquement les minorités raciales, noires, maghrébines, contre l'homme blanc hétérosexuel avec les mouvements LGBT, comment cette idéologie wok, cette guerre à l'homme blanc hétérosexuel a ruiné les grandes universités américaines, comment elle pourrit la vie de toutes les grandes entreprises. Si vous me permettez, je vais vous raconter une anecdote et vous allez comprendre ce que c'est que le wokisme dans la vie de tous les jours parce que parfois on me reproche de rester dans la théorie, etc. Là, je vais vous redonner une anecdote.
J'étais donc à Washington et j'ai réuni une vingtaine de Français qui avaient plaisir à me voir, à me rencontrer. Certains même ont pris l'avion du Canada ou de New York pour venir me voir. Et un de ces Français travaille dans une grande société française qui est installée aux États-Unis. Il me raconte l'anecdote suivante. Il parle avec un autre collègue de travail. Et il parle d'un autre collègue qui est un Indien mais il ne se souvient plus du nom et il dit celui-là, l'Indien là. Il a été menacé de licenciement. Car on ne désigne pas quelqu'un par sa nationalité. On ne désigne pas non plus quelqu'un par son sexe. On ne peut pas dire lui ou elle. Et vous êtes viré pour ça.
Ça, c'est le wokisme aux États-Unis. Vous voyez ? Je veux raconter cette anecdote parce que Et ça arrive en France. Et c'est ça qui arrive. Mais bien sûr. Il y a des grandes sociétés françaises. Ils ne prennent plus l'ascenseur à... Non, c'est pire que ça. Ça, c'est depuis des années.
Enfin, pas à deux. Mais il faut être plus qu'à deux.
Maintenant, on les oblige à embaucher des gens, parce qu'ils sont maghrébins, noirs, femmes, homosexuels, quelle que soit leur qualité. Si ils ont la qualité, moi, ça ne me dérange absolument pas. Vous avez bien compris. Mais là, on les embauche alors qu'ils n'ont pas les qualités requises. C'est ce qu'on pourrait appeler la discrimination positive. C'était à Sciences Po. C'était un sujet... Mais mon cher, c'est la base du wokisme. C'est les conséquences. Vous comprenez ? Dans les entreprises. Donc, il faut voir ce que c'est. Et moi, effectivement, vous avez raison. Je lutte contre ça. Je lutte contre ça. Pourquoi ?
Oui, pardon, Eric Zemmour. À l'inverse, je vous dis, comment lutter aussi contre la vraie discrimination qui peut exister ? Vous ne la niez pas, celle-là, non ? Elle existe ou elle n'existe pas, selon vous ? La discrimination à l'embauche sur un CV quand vous avez un prénom et un nom ? Moi, je lutte puisque
je veux que tout le monde ait le prénom français. C'est une réalité ou pas ? Oui. Si vous avez un prénom français, il n'y aura plus de discrimination à l'embauche. Parce qu'il y a des études de fait, c'est effectivement le prénom qui choque. Quand vous avez un nom étranger, il n'y a pas de discrimination. C'est intéressant. Toutes les études le prouvent. En revanche, quand vous avez un prénom, en particulier arabo-musulman, oui, il y a certaines discriminations. Mais parce que les gens ont peur. Les gens ont peur de l'islam. Au début, vous l'embauchez. Après, ils vous demandent un tapis de prière dans les entreprises. Après, ils vous demandent de prendre des jours pour l'Aïd.
Ils ne veulent pas serrer la main aux femmes. Je ne dis pas que tous les musulmans font ça, évidemment. Loin de là. Mais les employeurs ont peur. Voilà. C'est ce qui explique les discriminations. Je pense que plus on rapprochera les gens culturellement, moins il y aura de discrimination. Voilà ce que je crois. Vous savez, le peuple français est le peuple le plus ouvert du monde. Il est le moins raciste du monde. Il est universaliste. Il est chrétien. Vous comprenez ce que ça veut dire ? Chrétien, universaliste. En plus, il est cartésien. Ça veut dire que, instinctivement, il est dans l'abstraction, dans les idées générales. Et dans l'universalisme, tous les hommes sont pareils.
C'est ça la mentalité profonde du français. Donc, c'est le pays où il y a le moins de discrimination. S'il y a des discriminations, c'est parce qu'il y a trop de différences culturelles. Les gens doivent se rapprocher. Trop de diversité. Les gens doivent adopter la même civilisation. Rentrer dans le lit de la civilisation française, c'est-à-dire judéo-chrétienne et gréco-romaine. Ça ne peut pas marcher avec une autre civilisation. On l'a dit tout à l'heure.
Pardon de vous reparler d'elle un instant, mais Marine Le Pen croit aussi beaucoup à une dissolution cet été ou à l'automne. Est-ce que vous aurez des candidats à vous reconquête dans les prochains mois ?
Bien sûr. Nous sommes un parti. Nous nous présentons aux élections. Nous sommes, en plus, dans cette mouvance nationale, en vérité, le seul parti libre. L'épisode Marion Maréchal, c'est complètement derrière, maintenant ? C'est complètement derrière, oui. Je disais, mais c'est ma réponse, nous sommes le seul parti libre de cette mouvance, libre de toute suggestion au Rassemblement National. Je m'explique. Vous avez parlé de l'interview de Marine Le Pen à LCI. Il ne nous a pas échappé qu'à un moment, on lui dit, Darius Rojbin, l'intervieweur, lui dit, mais alors, est-ce que vous êtes d'accord pour des réductions du nombre de fonctionnaires ?
Et spontanément, elle dit, ça ne m'a pas étonné parce que c'est ce qu'elle pense vraiment et depuis toujours, elle dit mais ça, c'est un truc de droite.
Bon.
Je souriais en la regardant car je songeais à tous les gens qui étaient alliés à elle et qui voulaient justement réduire le nombre de fonctionnaires. Donc, on sait que tous ces gens qui sont tout à fait estimables et qui ont des idées tout à fait estimables puisque souvent, j'ai les mêmes, mais tous ces gens n'obtiendront rien puisqu'ils sont alliés à Marine Le Pen et que c'est Marine Le Pen qui décidera. Donc, il ne sert à rien quand vous avez ces idées-là libérales, conservatrices, de voter pour ces gens-là puisque de toute façon, ils sont affiliés à Marine Le Pen et qu'ils sont sous la tutelle de Marine Le Pen qui pensent que c'est des trucs de droite. Nous sommes, nous, à Reconquête.
Quand nous défendons une idée, quand nous défendons la réduction du nombre de fonctionnaires, nous pourrons la mettre en œuvre car c'est nous qui déciderons. Ce n'est pas la même chose, vous comprenez ? Ça fait un changement radical. Il n'est pas inutile de voter Reconquête. En l'occurrence, après... On vous reproche souvent d'être monosujet. On va parler d'économie si vous voulez. Vous savez, Eric, ça m'amuse beaucoup parce que là, ça fait quand même pas mal de temps qu'on est ensemble et vous ne m'avez parlé que d'immigration et d'islam. Et après, vous venez dire c'est normal, Zemmour ne parle que d'immigration et d'islam. Mais vous m'interrogez sur quoi ?
On peut parler foot si vous voulez, on peut parler cinéma, on peut parler littérature. Moi, j'adorerais. Mais vous voyez, vous-même, vous ne m'avez parlé que
d'immigration et d'islam. On sent que vous avez quand même une appétence, pardon Eric Zemmour, à parler prioritaire Vous disiez que c'était le sujet principal avant le pouvoir d'achat. C'est le sujet existentiel
pour la France. C'est le sujet existentiel pour la France. Mais je vous répète, si vous voulez qu'on fasse une émission sur la littérature française, je suis votre homme et j'adorerais la faire. Je ne pourrais pas rivaliser, mais en revanche,
sur l'économie, ce qui serait intéressant en effet, si aujourd'hui c'est vrai que beaucoup de gens, y compris parmi, sans doute, des gens qui sont tentés de voter pour vous, vous réduisent à uniquement, justement, quelqu'un qui ne parle que d'un seul sujet, la lutte contre l'immigration. Et accessoirement, l'islam. Sur l'économie justement, et vous parliez de Marine Le Pen qu'on accuse beaucoup, enfin, beaucoup, leur proche d'avoir fait un virage on va dire, gauchiste, par rapport peut-être à... Pardonnez-moi, je vous interromps.
Elle n'a pas fait de virage. Non, c'est qu'elle l'était déjà. Elle l'a toujours été. Je dis ça depuis 15 ans, donc je peux tranquillement vous le dire. Elle est pour un état fort. Là, vous êtes plus libéral. Elle est socialiste. Voilà. Marine Le Pen est socialiste. C'est une femme de gauche. Je dirais que son logiciel est un logiciel chevalier gouvernementiste. Voilà. C'est pas méprisable. Souverainiste de gauche. Souverainiste de gauche. Exactement. Mais vous lui demanderez... Vous ne connaissez pas Jean-Marie Le Pen, d'après vous. Ah non. Jean-Marie Le Pen... Non. Jean-Marie Le Pen est un homme de droite. Ça n'a rien à voir. Jean-Marie Le Pen est un homme de droite.
Madame Le Pen est une femme de gauche. Mais Jean-Marie Le Pen le disait lui-même, pardonnez-moi. Il suffit d'aller chercher dans les archives et vous verrez. Donc... Et concrètement, elle est spécialement... Socialiste. Simplement, elle est étatiste. Elle est socialiste. Elle a refusé de voter une loi, il y a un an, qui obligeait les gens qui ont le RSA à travailler. Voilà. Elle est pour la... Je vous rappelle le retour à la retraite à 62 ans. Elle a longtemps défendu la retraite à 60 ans. Je vous rappelle que ça coûterait aujourd'hui plus de 20 milliards d'euros. Elle est pour, si vous voulez, une politique économique étatiste.
Elle est pour des augmentations des dépenses des dépenses d'État. À chaque fois, à chaque fois qu'on lui demande quelque chose,
elle envoie bien... Elle a dit que les hausses d'impôts, c'était un sujet sur lequel elle était très très au fait, quand même. Elle voulait... Elle disait que s'il y avait certaines... Cette semaine, notamment, elle a dit concernant une possible censure du gouvernement Bayrou qu'il y avait des limites qui seraient surveillées de près en ce qui concerne justement la hausse d'impôts.
Ça dépend quels impôts. Elle a proposé pendant la présidentielle et encore aujourd'hui... D'ailleurs, hier, elle l'a dit... Enfin, le mercredi soir, elle l'a encore dit des impôts sur les rachats d'actions, sur les grandes entreprises. Vous voyez, ça ne la différencie pas vraiment des socialistes et des LFI. Sur le plan économique, en vérité, elle est très proche de LFI. Elle est très proche, je dirais, de ce que fut le programme commun de la gauche. Voilà, elle est social-étatiste. Je ne peux pas vous dire mieux. Voilà, c'est simple. C'est clair.
Et encore une fois, si vous voulez, vous ne pouvez pas, vous ne pouvez pas réduire les dépenses publiques sans réduire le nombre de fonctionnaires. Vous ne pouvez pas. Ça ne veut pas dire qu'il faut renvoyer les fonctionnaires. Je vous rappelle qu'on ne peut pas le faire en France. Ils sont sous statut. Donc, c'est uniquement ne pas embaucher autant. Et embaucher moins. Vous pouvez faire d'autres choses. Quand elle dit, d'ailleurs, elle a raison, quand elle dit, par exemple, qu'il faut supprimer l'AME, que ça fera des économies. Mais l'AME coûte un milliard, un milliard et demi. On est loin des 150 milliards de déficit et des 3000 milliards de dette. Vous voyez ?
Moi, je suis pour la suppression de l'AME. Mais pas pour le milliard. Je suis pour parce que c'est un abcès de fixation qui fait venir des immigrés.
Alors, économiquement, qu'est-ce qui vous différencie d'elle ? Qu'est-ce que vous êtes, vous, par opposition à elle ?
Vous êtes un vrai libéral ? Moi, je suis pour l'économie de marché. Libéral ? Oui, si vous... Les mots sont faussés en France. Mais peu importe. Disons, je suis pour l'économie de marché. Je suis pour... La fin de la cistana ? La fin de la cistana. Je suis pour le fait qu'en France... Il faut comprendre d'où on vient. Nous sommes à 48% de prélèvements obligatoires. D'accord ? C'est-à-dire qu'on travaille près d'un jour sur deux pour l'État. Et pour payer des impôts. Sous le général de Gaulle. Je vous donne les chiffres. Comme ça, vous allez comprendre la comparaison. On était à 33%. 48, 33. Et le général de Gaulle disait... C'est Jacques Chirac lui-même qui me l'a raconté. Il le a dit à lui.
Vous ne dépassez pas 33%. Chirac était à l'époque secrétaire d'État du budget. Il était bien placé. Vous ne dépassez pas 33%. Le général de Gaulle. Qu'on présente toujours comme un étatiste au fond. C'est faux. Les Allemands sont à 42% de prélèvements obligatoires. Il faudrait au minimum revenir à ce chiffre-là. La moyenne en Europe, c'est 40, 42. C'est le minimum. Aujourd'hui, vous avez vu la déclaration de Bernard Arnault.
J'allais y venir. Qui lâche Macron. C'est un fait notable. Si même lui commençait à lâcher Macron, il avait quand même participé à faire élire, en tout cas,
en le soutenant. Absolument. Essayons d'être honnêtes. J'ai essayé pour l'instant. Je crois que je n'ai pas abusé ni de la polémique ni de l'injustice. Emmanuel Macron a eu une vertu. D'ailleurs, surtout quand il était ministre de François Hollande. Mais aussi quand il a été président. De réduire un peu la charge fiscale. Pas assez pour moi. Il a réduit un peu les impôts de production. Pas assez pour moi. Il a supprimé une partie de l'impôt sur la fortune. Moi, j'aurais supprimé tout l'impôt sur la fortune. Pourquoi laisser les gens qui ont des appartements payer alors que ceux qui ont des actions ne payent plus. Enfin, ils payent quand même 30%. Mais ils payent moins que les autres.
Il a fait suivi une politique de l'offre. Ce qu'on appelle une politique de l'offre. Il ne soutient pas spécialement la demande. Il ne soutient pas spécialement la demande. En vérité, Emmanuel Macron, tout le problème, c'est qu'il a baissé un peu les impôts, mais qu'il n'a pas baissé les dépenses. Donc, excusez-moi, mais un enfant de 8 ans aurait compris qu'on aurait agrandi le déficit. Puisqu'on baisse les impôts et qu'on ne baisse pas les dépenses. Et en plus, il n'a pas baissé les dépenses sociales. Et il n'a pas baissé les GABJ administratives avec toutes ces agences administratives qui fabriquent des normes en permanence. Et il a augmenté les effectifs de fonctions publiques.
Nous sommes le pays le plus administré d'Europe. Il faut comprendre que nous sommes, je crois, à 58, que je ne vous dise pas de bêtises, nous sommes beaucoup plus administrés que les Allemands. Je retrouverai mes chiffres tout à l'heure. Il faut réduire la fonction publique, il faut réduire les GABJ, il faut supprimer nombre d'agences administratives qui ne servent qu'à recaser des fonctionnaires qui sont grassement payés et à fabriquer des normes. Et les normes, ça coûte de l'argent. Vous savez, l'intervention de Bernard Arnault était intéressante. Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il nous dit ? Il nous dit l'argent coule à flot aux Etats-Unis alors qu'il fuit l'Europe.
Il nous dit, il y a de la croissance là, il y a de l'augmentation de pouvoir d'achat, le fameux pouvoir d'achat. Il n'y a pas de patriotisme économique, pardon. Non, non, vous avez raison. Je vais en parler. Il nous dit Trump va baisser l'impôt sur les sociétés à 15%. Nous sommes à 25%. Et en plus, le gouvernement Bayrou, à la suite du gouvernement Barnier, parce que je rappelle quand même que c'est les augmentations d'impôt, c'est depuis que les LR sont revenus au gouvernement. Quand même. Il faut quand même le noter. Ils font campagne pour la baisse des impôts depuis des années.
Et quand ils arrivent au pouvoir, ça fait 15 ans qu'ils n'étaient plus allés au pouvoir, la première chose qu'ils font, c'est augmenter les impôts. Ils vont faire une taxe spéciale sur les entreprises. Alors que Trump baisse les impôts. Vous imaginez ce qu'ils vont faire. Vous avez raison, on pourrait exiger des patrons grands et petits de la vertu et du patriotisme économique. Moi le premier, je le fais, je le ferai toujours. Maintenant, il faut bien comprendre que d'abord, tous les gens ne sont pas vertueux, malheureusement. Et que la théorie économique repose justement sur leur égoïsme.
Vous savez, la grande loi de Smith qui dit le boulanger fait du bon pain parce qu'il veut vendre son pain et non pas parce qu'il veut qu'il soit bon. Donc il faut jouer sur son égoïsme. Et par ailleurs... Et vous en pensez quoi de Bernard Arnault, justement ? Écoutez, c'est un immense capitaine d'industrie. C'est un immense capitaine d'industrie. C'est une évidence. Je ne dis pas que je l'admire. Je ne le connais pas. Je ne l'ai jamais vu. Il n'est pas dans mon camp. Il ne m'a jamais soutenu. Au contraire. Mais il n'empêche que il est un grand capitaine d'industrie. C'est évident. Et que moi, j'aime les Français qui réussissent. J'aime les Français qui portent la France dans le monde.
C'est le cas de Vincent Bolloré, par exemple ? Bien sûr. Mais Vincent Bolloré est non seulement un grand capitaine d'industrie, mais en plus, quelqu'un qui défend ses opinions qui sont proches des miennes. C'est encore mieux. Enfin, qui fait côté Canal Plus à Londres. Mais, mon cher, justement, on va y arriver à ce sujet-là. On va en discuter. Qu'est-ce que dit Bernard Arnault ? Qu'est-ce que dit Bernard Arnault ? Il dit vous augmentez les impôts, donc les entreprises vont délocaliser. les entreprises vont délocaliser. Je vous l'ai dit, encore une fois, on peut les critiquer sur le plan de la vertu. Mais sur le plan économique, on les comprend.
Notre problème aujourd'hui, c'est que les entreprises peuvent s'installer où elles veulent. Et que même, elles sont sollicitées de partout pour s'installer, sur tous les grands groupes. Et que deuxièmement, et c'est là que ça devient très important, leur marché est mondial. Vous savez, aujourd'hui, nous avons en France de grands groupes. Le fameux 440. Ce n'est pas le cas, par exemple, des Italiens. Qui ont beaucoup de petites entreprises, mais qui n'ont pas beaucoup de grands groupes. Nous en avons plus de grands groupes que les Allemands, par exemple. Mais, ces grands groupes sont possédés à 50% par des étrangers.
Mais, ces grands groupes font, utilisent 60% de leur main d'oeuvre, sont des étrangers. Et mais, ces grands groupes font, écoutez-moi bien, 80% de leur chiffre d'affaires à l'étranger. C'est-à-dire qu'ils ne dépendent de moins en moins de la France. C'est ça notre problème. Un jour, les actionnaires de ces entreprises qui seront majoritaires et qui ne sont pas français, leur diront de déménager complètement. Et ça sera une ruine pour la France. Je crois que 45% des impôts de LVMH sont payés à la France. Vous voyez, donc, il faut bien comprendre tout ça. C'est un enjeu majeur. D'ailleurs, il y a beaucoup d'entreprises depuis quelques années qui sont passées à l'étranger. Alstom, Lafarge, etc.
C'est une catastrophe pour la France. Donc, on est tributaire de ces gens-là, alors ? Non, on n'est pas tributaire. On est tributaire des politiques qu'on choisit. On est tributaire du fait qu'on est les plus grosses dépenses sociales du monde. On est tributaire qu'avec nos charges sociales énormes, nos salaires, on ne peut jamais augmenter nos salaires. Et que nous avons légitimement des salariés qui trouvent qu'ils ne gagnent pas assez et des patrons qui disent, mais si je t'augmente, ça va me coûter trop cher. Les deux ont raison. Donc, nous devons diminuer les charges sociales. Nous devons diminuer les impôts. Mais les recettes, vous les trouvez où ?
Parce que justement, je me fais l'avocat de Bayrou, ils ne font pas de gaieté de cœur, ces organisations. Si, ils ne font pas de gaieté de cœur. Mais c'est un choix politique. Ils ne veulent pas baisser les dépenses. Il faut baisser massivement les dépenses. Il faut baisser massivement les dépenses budgétaires, les dépenses de l'État. Je vous l'ai dit, il y a... Le coût de l'immigration, vous l'avez évalué ? Pendant la présidentielle, j'avais dit que le simple fait de limiter les allocations sociales de solidarité aux Français, rapportait 20 milliards d'euros. Mais il faut aller au-delà de l'immigration. La baisse des dépenses, c'est bien au-delà.
Vous me ramenez vous-même à l'immigration, et après vous allez dire que je ne parle pas de ça. Mais c'est sur un plan économique. Donc, quand vous avez par exemple les subventions aux associations, 11 milliards que pour l'État, 29 milliards avec la sécurité sociale, et les subventions données par les collectivités locales, vous ne croyez pas qu'il faut élaguer là-dedans ? Avec toutes ces associations politisées. Quand vous avez toutes les agences, les agences d'État, des dizaines de milliards, vous ne croyez pas qu'il faut supprimer ces agences ? Quand vous avez le service public qui coûte 4 milliards de la télévision et de la radio, on peut privatiser.
Quand vous avez les subventions aux éoliennes, 20 milliards, pour rien, pour une énergie qui représente 3% de l'énergie consommée en France. Alors, il y en a beaucoup des économies. Et je ne vous parle pas de la politique sociale. Là aussi, il y a des économies à faire. Donc, vous voyez, il y a beaucoup d'économies à faire. Comme dirait Marine Le Pen, c'est un truc de droite. Donc, effectivement, il faut prendre des mesures de droite, de réduction des dépenses et de réduction des impôts. Il faut réduire les impôts pour obliger à la réduction des dépenses. Il faut faire ça de conserve.
On arrive bientôt à la conclusion de cette émission. Pour revenir justement, vous le disiez, à la droite, l'union des droites, vous la croyez encore possible finalement parce qu'on voit que Retailleau est un peu requinquée. Les LR, vous croyez que c'est un parti qui est mort encore, toujours ? Écoutez, Eric. Puisque vous tapez beaucoup sur, finalement, le RN. C'est quoi votre vivier ? Je ne tape pas. Non mais votre vivier, votre réservoir d'électeurs.
Je ne tape pas. Je ne tape pas. Je veux expliquer. C'est le jeu de la politique aussi. Je ne tape pas pour taper. Je veux dire aux électeurs du Rassemblement National qui votent pour le Rassemblement National parce qu'ils ont l'habitude ou parce qu'ils croient que c'est la seule façon de gagner. Qu'ils doivent d'abord, selon moi, regarder les convictions, les idées, les programmes. Après, ils votent et ils se disent de qui on est le plus près. De qui on est le plus proche. Il y aura toujours
l'union après. Je savais qu'il faudra arriver à un 50%. Donc à un moment donné, il faudra envisager des alliances. Donc est-ce que ça pourrait être...
Éric Maury, je ne veux plus parler de tactique. On s'est enfermé dans les histoires de tactique. Je ne veux plus me laisser enfermer dans ces histoires vaines. Moi, ce que je sais, c'est qu'il y a une présidentielle qui est le cœur de la vie politique française. Vous êtes candidat en 2027. On verra. Mais attendez. En tout cas, j'y travaille. Mais, moi, ce que je sais, c'est que, en 2022, je n'ai pas été au second tour. J'ai appelé à voter pour Marine Le Pen. Donc je sais où est mon devoir. Je considère que, après, tout le monde aura le même réflexe. J'espère. Donc, moi, j'estime qu'il y aura une concurrence. Elle est saine.
Je vous dis que, dans le camp, dans le bloc national, il y a, en vérité, le Rassemblement national et nous, puisque tous les autres sont affiliés, soumis sur le porte-bagages, comme disait Nicolas Sarkozy, du RN et de Marine Le Pen. Donc, nous, nous sommes un parti libre. On est concurrents. On est rivaux. On est adversaires. Mais, pareil avec LR, même si LR est désormais dans le bloc macronien, puisqu'il gouverne avec lui, ce n'est quand même pas rien. Moi, par exemple, vous parliez de M. Retailleau, je vous l'ai dit. Ça vous a choqué qu'il accepte d'intégrer le gouvernement ? Non, non, rien ne me choque. Mais je jugerai sur pièces. Je jugerai sur les chiffres.
Je jugerai sur combien d'entrées légales. Est-ce qu'on va toujours avoir 500 000 ? Combien de clandestins renvoyés ? Combien de gens en prison ? Combien de gens expulsés ? Vous voyez ? Je juge. Combien de trafiquants de drogue expulsés ? Etc., etc. Je juge sur les chiffres. Et bien, bon, donc là, moi, l'union, elle se fait, puisque au second tour, les gens choisissent. Après, avant, il n'y a pas besoin de faire une usine à gaz, d'autant plus que Mme Le Pen, de toute façon, ne veut pas de cette union des droites. Donc, pourquoi s'embêter ? Pourquoi se mettre martel en tête ? On défend nos idées. Moi, je défends mes idées. Vous avez vu qu'elles sont différentes parfois.
Nous sommes d'accord avec le Rassemblement national avec Marine Le Pen. Je suis d'accord pour arrêter l'immigration, par exemple. Pour la préférence nationale. Pour la préférence nationale dans les... Vous voyez, c'est un très bon exemple. La préférence nationale dans les logements. J'ai vu qu'il y avait une discussion à l'Assemblée nationale. Et bien, vous voyez, je suis tout à fait d'accord avec le Rassemblement national et en désaccord avec LR pour réserver le logement social aux Français. Et je suis en désaccord avec le Rassemblement national qui ne veut pas supprimer la loi SRU, qui oblige à la création de 25% de logement social par commune. Parce que moi, je veux supprimer la loi SRU.
Vous voyez, des points d'accord, des points de désaccord. Je me fie, moi, je me décide en fonction des idées, des convictions, des faits. Je demande simplement aux électeurs de faire de même. C'est tout. Et je pense, je pense, puisqu'on arrive à la fin de cette émission, je pense que... On a parlé de Trump tout à l'heure. Je pense qu'il y a un grand mouvement dans tous les peuples occidentaux. Que ce soit aux États-Unis, en Europe, en France, en Allemagne, on le voit dans les dernières élections, en Angleterre, en Italie, etc. Pour cette défense par les peuples européens de leur identité, de leur mœurs, de leur liberté, que ce soit leur liberté d'expression ou leur liberté économique.
Tout ce grand mouvement qui est, qui balaye et qui souffle dans toute l'Europe et dont reconquête est l'expression française. Donc voilà, c'est pour ça que je me bats, c'est pour ça que je continue, c'est pour ça que je ne ne me désespère pas. Je pense que tout est encore possible. Simplement, il faut
se donner les moyens. Et justement, vous qui êtes un observateur de la vie politique, je disais, depuis des dizaines d'années en France... Je ne suis plus un observateur. Oui. Enfin, vous l'êtes quand même malgré tout. Bien sûr. En étant aux premières manettes de la politique. Mais est-ce que vous pensez que tout est encore jouable d'ici 2027 ? Vous savez, ça fait depuis 30 ans...
Depuis 30 ans, celui qui est favori 2 ans ou 3 ans avant la présidentielle ne gagne jamais. On a eu Paladur, on a eu Jospin, on a eu Juppé. Mais je voulais dire, et je l'ai déjà dit, ce n'est pas au juge de décider pour qui les Français doivent voter. Je l'ai dit après le réquisitoire du procureur, et je le redis, et je le redirai. Vous savez, j'ai écrit il y a 25 ans le coup d'état des juges. Donc ce n'est pas moi qui vais dire aujourd'hui qu'il faut laisser les juges décider à la place du peuple. Il y a déjà eu trop... Vous savez, la présidentielle, il y a une espèce de malédiction depuis quelques échéances sur la présidentielle. Elles sont...
C'est comme si l'élection était faussée à chaque fois. Elle a été faussée par l'éviction dans les conditions qu'on cède de Dominique Strauss-Kahn, qui était le grand favori en 2011. Elle a été faussée en 2017 par l'éviction par les juges de François Fillon qui a été vraiment déstabilisé par cette opération de justice.
La condamnation de Sarkozy d'ailleurs...
Elle a été faussée en 2022 par l'intervention de Poutine en Ukraine. Je ne voudrais pas qu'elle fût de nouveau faussée par cette condamnation
de Marine Le Pen. Sans compter qu'en plus sur la scène internationale, s'il confiserait le palestinien qui est importé avec LFI pour beaucoup et que... C'est un autre sujet. J'ai répondu tout à l'heure. Merci beaucoup Eric Zemmour d'avoir accepté d'être notre invité cette semaine en particulier. On se retrouve la semaine prochaine pour une nouvelle émission des Incorrectibles. D'ici là, je ne cesse de le dire justement, restez incorrectibles. Très bonne semaine à tous. Bye bye.
Éric Zemmour