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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 17 février 2018 64 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & familleTravail & emploiRetraites

Pouvoir d’achat : le boulet de Macron #cdanslair 17.02.2018

Source d'origine 4 locuteurs

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Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 29 %Attaque 41 %Défensif 26 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:01OuverteRéponse directe

    C'est quoi le pouvoir d'achat ?

  • 3:15OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui fait augmenter le pouvoir d'achat ?

  • 4:27OuverteRéponse directe

    Le pouvoir d'achat est-il la préoccupation numéro un des Français ?

  • 6:10OuverteRéponse directe

    Tous les gouvernements se heurtent-ils au problème du pouvoir d'achat ?

  • 7:29RelanceRéponse directe

    Emmanuel Macron a-t-il tenu ses promesses sur le pouvoir d'achat ?

  • 9:15OuverteRéponse directe

    Le pouvoir d'achat réel et ressenti sont-ils différents ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:48PrésentateurFait
    « Emmanuel Macron s'était engagé à augmenter les salaires, à renflouer notre porte-monnaie. »
  • 12:08Locuteur non identifiéChiffre
    « Nous sommes extrêmement fiers que 21 millions de salariés à la fin du mois de janvier aient vu une augmentation de leur pouvoir d'achat sur la feuille de paye sans augmentation de charges pour les entreprises. »
  • 13:39AuditeurChiffre
    « J'ai 50 euros en moins sur ma retraite tout simplement. »
  • 17:44PrésentateurChiffre
    « le 1,7 d'augmentation de la CSG pour les retraités de moins 2x euros. »
  • 18:00PrésentateurChiffre
    « 1,7 point ça fait 25% d'augmentation de la CSG pour les gens qui le payent. »
  • 19:46Locuteur non identifiéChiffre
    « 17% des 20-29 ans qui sont dans la pauvreté. »
  • 23:06InvitéChiffre
    « il y a 60% des retraités qui vont être impactés à peu près 7 millions des retraités qui vont être impactés par la réforme d'Emmanuel Macron. »
  • 29:43PrésentateurChiffre
    « 2 milliards d'euros en 2018, 5 milliards et demi en 2019 c'est ce que les français devraient gagner en pouvoir d'achat selon le gouvernement. »
  • 32:31PrésentateurChiffre
    « les 5% des français les plus riches eux voient leur revenu annuel progresser d'1,6% soit environ 1000 euros de l'autre en bas de la pyramide les 5% des français les plus modestes eux perdent 0,6% soit environ 60 euros. »
  • 32:05PrésentateurFait
    « nous sommes en présence d'une fake news parce que augmentation du pouvoir d'achat il n'y a pas »
  • 32:14PrésentateurFait
    « on a eu la hausse de la CSG tout de suite et le reste des mesures étaient allées dans le temps »
  • 32:34PrésentateurChiffre
    « les 5% des français les plus riches eux voient leur revenu annuel progresser d'1,6% soit environ 1000 euros »
  • 33:44AuditeurChiffre
    « j'ai perdu 53,38 euros »
  • 39:32InvitéChiffre
    « 5000 euros par mois net là vous allez avoir un gain de 75 euros par mois grâce à la réforme d'Emmanuel Macron »
  • 39:42InvitéChiffre
    « au SMIC là c'est une vingtaine d'euros »
  • 51:38PrésentateurChiffre
    « un tiers des entreprises aujourd'hui ont des difficultés de recrutement »
  • 57:20InvitéChiffre
    « les 1% ont vu leur revenu qui a augmenté de 100% les 90 autres pourcents ça n'a augmenté que de 25% »
  • 57:54InvitéChiffre
    « 60% de ce bénéfice est capté par les actionnaires et ce qui revient aux salariés c'est à peine 10% en moyenne »
  • 1:01:26Locuteur non identifiéChiffre
    « 20% des jeunes au chômage »
  • 1:02:50PrésentateurFait
    « l'euro a eu un tout petit impact inflationniste sur le moment »
  • 1:03:03PrésentateurChiffre
    « Qui seront les 20% de français qui devront s'acquitter de la taxe d'habitation ? »
  • 1:03:14PrésentateurFait
    « le président de la République a dit finalement »

Temps de parole

  • Présentateur59 %
  • Locuteur non identifié21 %
  • Invité13 %
  • Locuteur non identifié 22 %

0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:11
Présentateur

Bonsoir à tous, bienvenue dans C'est dans l'air. Ça va mieux, pour reprendre une expression de François Hollande. C'est vrai que les indicateurs économiques sont au vert. La croissance repart, l'image de la France à l'étranger est redorée, les investisseurs reviennent. Même le chômage se met au diapason. Une baisse assez sensible du taux de demandeurs d'emploi a été enregistrée ces dernières semaines. Mais les Français ne ressentent pas forcément les effets de cette reprise. Pire, ils ont le sentiment d'être lésés sur un sujet extrêmement sensible, le pouvoir d'achat. Emmanuel Macron s'était engagé à augmenter les salaires, à renflouer notre porte-monnaie.

Il a notamment mis en place une baisse des cotisations sociales pour compenser la hausse de la CSG. Vous allez voir ce que vous allez voir. Il y aura une bonne nouvelle sur votre fiche de paye de janvier. Mais vous avez été nombreux à vous jeter sur votre feuille de salaire et à ne pas forcément percevoir cette augmentation annoncée. L'enjeu est énorme pour l'exécutif. Le mécontentement des Français pourrait avoir des conséquences politiques et sociales graves. On en parle avec nos invités. Nicolas Bouzou, vous êtes économiste, directeur fondateur d'Asterès, une société d'analyse économique et de conseil.

Votre dernier ouvrage, Le travail et l'avenir de l'homme, est publié aux éditions de l'Observatoire. Roland Quairol, vous êtes politologue, directeur du centre d'études et d'analyse, le CETA. Je rappelle votre dernier livre, Les raisons de la colère, l'élection de la dernière chance, chez Grasset. Fanny Guinochet, vous êtes journaliste à l'Opinion, spécialiste des questions économiques et sociales et on vous retrouve par ailleurs tous les matins sur France Info. Thomas Porchet, vous êtes économiste, professeur d'économie à la Paris School of Business, membre des économistes atterrés et à paraître le mois prochain, chez Fayard, votre traité d'économie hérétique.

Bonsoir à tous les quatre, merci beaucoup de participer à cette émission en direct. Nous attendons bien sûr vos questions par SMS et Internet. Au fait, Nicolas Bouzou, c'est quoi le pouvoir d'achat ? Petite leçon des questions pour démarrer. C'est très simple, c'est l'ensemble des revenus, moins l'évolution des prix. Alors dans les revenus, il y a beaucoup de choses. Il peut y avoir des revenus salariés quand on travaille dans une entreprise, des revenus des indépendants, des revenus des retraités, les demandeurs d'emploi, tout ce qu'on appelle les revenus de transfert. Donc vous prenez la somme des revenus et puis vous enlevez bien évidemment l'évolution des prix, l'inflation.

Et si vous voulez être un peu plus précis, parce que en fait, cette donnée de pouvoir d'achat telle que je viens de la présenter, c'est celle qu'on donne souvent, mais moi j'aime bien la diviser par le nombre de foyers, voire par le nombre d'unités de consommation. Sachant que vous, Bruce Toussaint, vous êtes une unité de consommation. Si vous avez un enfant en bas âge, c'est une demi-unité de consommation. Donc je trouve que c'est peut-être un petit peu plus concret de rapporter le pouvoir d'achat aux unités de consommation.

Et pour répondre tout de suite à une question que vous ne m'avez pas encore posée, mais dont j'imagine qu'elle pourrait venir, depuis 10 ans, ce pouvoir d'achat par unité de consommation a très peu progressé. Pour être tout à fait précis, il a augmenté de 1,5% en 10 ans. Donc on est vraiment dans l'épaisseur du trait. Donc je parlerai globalement de stabilité du pouvoir d'achat en France depuis 10 ans.

3:15
Invité

Thomas Porcher, qu'est-ce qui fait augmenter le pouvoir d'achat ? La première chose, c'est l'augmentation des salaires. Mais vraiment l'augmentation des salaires. Et là, il y a un débat qu'on pourrait avoir après. C'est qu'il y a des créations de richesses qui sont distribuées de manière inégale. Vous avez par exemple dans des grandes entreprises, des actionnaires qui prennent plus que les salaires ou que l'investissement. Donc ça, on pourra en discuter. Mais là, ce que proposait Emmanuel Macron, c'était un micmac, en réalité, entre le brut et le net, où on retirait finalement une partie des cotisations salariales que l'on faisait reposer sur la CSG pour augmenter le pouvoir d'achat.

Mais ce n'était pas une augmentation de salaire. Ce n'est même pas une augmentation globale de pouvoir d'achat puisque finalement, les retraités, eux, vont voir leur pouvoir d'achat diminuer. Mais on en discutera après. Et puis, il faudra aussi discuter d'une dernière chose, encore dans le pouvoir d'achat, c'est que vous avez un salaire qui est socialisé. Les cotisations sociales, vous les payez certes, donc vous avez moins de pouvoir d'achat sur le moment, mais après, vous avez des salaires de remplacement quand vous êtes au chômage ou quand vous êtes malade. Or, s'il n'y a plus de cotisations sociales, est-ce qu'il va y avoir encore salaire de remplacement ? Idem pour la taxe d'habitation.

Vous la payez, c'est très cher. Là, vous ne la payerez plus, vous aurez un avantage de pouvoir d'achat. Mais après, cette taxe d'habitation, elle finance quelque chose. Des services publics de proximité. Alors, si vous ne les avez plus après, on vous donne quelque chose d'un côté, puis on vous retire de l'autre côté. On en discutera après.

4:27
Présentateur

Roland-Cherolle, on dit souvent, par facilité, peut-être que c'est la préoccupation numéro un des Français. Enfin, on le dit aussi de l'emploi, on le dit peut-être de la sécurité, lorsqu'il y a des vagues d'attentats ? C'est plus simple que ça. Il y a une loi de l'opinion qui est que quand ça va vraiment mal, que les gens craignent que la situation empire encore, c'est le chômage qui est en tête des préoccupations. Les gens sont inquiets de ne plus en avoir d'emploi et ils sont inquiets pour l'avenir de leurs enfants ou de leurs petits-enfants. Et quand on a le sentiment que, décidément, ça ne va pas dans le pays, c'est le chômage qui est en tête des préoccupations.

Lorsqu'on a le sentiment que ça va mieux et on est entré dans une période comme celle-là, les Français, on en doutait pendant un certain temps, ils ont dit, oh oui, les experts ont l'air de dire ça, moi je ne crois pas encore. Maintenant, ils sont entrés dans une période où ils ont le sentiment que ça va mieux, plus de croissance, plus d'emploi. Et du coup, ils se disaient, et moi là-dedans, comment je m'en sors ? Je suis le léser du système. Mais à ce moment-là, et c'est toujours vrai, c'est une loi de l'opinion, à ce moment-là, le pouvoir d'achat repasse en tête. Sondage que j'ai sous les yeux de Cantar-Soffres de janvier, qu'est-ce qu'on attend en priorité du gouvernement ?

L'amélioration du pouvoir d'achat des Français, 51, est passée devant la baisse du chômage, 43, ou la diminution des impôts, 40, ou le terrorisme, 34. Voilà, on est dans une période où parce que, d'une certaine façon, la situation a connu une embellie économique et sur le front de l'emploi, que les gens ont le sentiment que c'est peut-être maintenant, justement, le bon moment pour s'occuper un peu de moi, moi salarié, moi retraité, qui suis un peu le dindon de la farce. C'est intéressant, effectivement, de passer ça dans un contexte, Fanny Guinochet, mais tous les gouvernements se heurtent à ce problème du pouvoir d'achat.

6:18
Locuteur non identifié

Tous les gouvernements, mais c'est vrai que jusqu'à présent, les gouvernements précédents n'avaient pas beaucoup de croissance. Là, ce qui change la donne, c'est qu'effectivement, on a le discours du « ça va mieux ». Alors, François Hollande le disait, c'est vrai que ça allait un tout petit peu mieux, mais ça n'allait pas vraiment. Le chômage était encore très élevé. Là, cette semaine, on apprend qu'il passe en dessous de neuf. On a une croissance dont les chiffres sont meilleurs que ce que l'on envisageait. Donc, c'est vrai qu'il y a tous les indicateurs. Et à juste titre, comme le rappelait M. Quairol, le sentiment, c'est de dire « moi aussi, j'ai envie d'en profiter ».

Sauf qu'en France, il y a quand même un paradoxe, et c'est aussi un paradoxe auquel se heurte le gouvernement, c'est que ça va mieux, mais même si le chômage va un peu mieux, on reste avec un chômage très élevé. Et aujourd'hui, le gouvernement se dit « la bataille de Macron reste celle de la bataille du chômage avant d'être celle du pouvoir d'achat ». C'est-à-dire que les gains qu'on va avoir, ils préfèrent les mettre à investir dans la formation, à mobiliser pour faire en sorte que sa promesse sur le chômage, qui est une promesse d'arriver à 7% à la fin du quinquennat soit remplie, alors que celle sur le pouvoir d'achat, eh bien, elle va passer dans un deuxième temps.

7:29
Présentateur

Si Emmanuel Macron est attendu quand même sur ce sujet, Nicolas Bouzou, c'est parce qu'il a fait des promesses. Il en a parlé pendant la campagne et même depuis le début du quinquennat. Il y avait une promesse, mais qui s'est déjà traduite par une mesure de politique économique. C'était la baisse des cotisations salariales pour les salariés, donc les cotisations maladie et les cotisations chômage, et le financement de cette baisse de cotisation par la CSG, ce qui aboutit mécaniquement à une petite hausse de pouvoir d'achat pour les salariés, puisqu'il y a beaucoup plus de gens qui payent la CSG que de gens qui payent des cotisations salariales.

Donc pour les salariés, il y a une petite hausse du pouvoir d'achat. C'était ça la principale promesse de campagne d'Emmanuel Macron et ça a été fait. Alors ce n'est pas grand-chose, surtout pour parler en bon français, c'est un one-shot, c'est-à-dire que c'est une mesure qu'on prend une fois et puis une fois que les gens s'y sont habitués, du coup l'effet positif sur l'opinion publique s'épuise assez vite. Mais ce qu'a rappelé le président de la République devant la presse cette semaine, je crois à une idée très juste, c'est que fondamentalement, les hausses longues de pouvoir d'achat, elles ont deux causes.

Première cause, la croissance économique, parce que la croissance économique, c'est le revenu global qu'on va se partager entre ménages, entreprises et Etats. Donc première chose, la croissance économique. Et puis deuxième chose, le président de la République a insisté là-dessus, il a raison sur le fond, c'est le taux de chômage à long terme qui va déterminer les évolutions salariales. Si on a un taux de chômage qui baisse fortement, on aura des pressions salariales et donc une hausse du pouvoir d'achat. Si on a un taux de chômage qui reste même à 9%, même si on était à 10,5% il y a deux ans, on n'aura pas d'augmentation forte de salaire et d'augmentation sensible de pouvoir d'achat.

Fanny Kinochet ?

9:15
Locuteur non identifié

La difficulté, c'est que le pouvoir d'achat, c'est un peu comme le froid. Il y a le pouvoir d'achat réel et le pouvoir d'achat ressenti. Et c'est vrai que même si le pouvoir d'achat des Français a très peu évolué, mais il n'a pas baissé non plus tant que ça pendant la crise, là, les Français ont le sentiment que la petite hausse qu'ils ont sur leur feuille de salaire n'est pas compensée par des hausses, par exemple, il y a eu des hausses importantes du côté de l'essence.

Alors forcément, vous voyez votre feuille de salaire, vous vous dites « bon, j'ai gagné 10 euros de plus », mais quand toutes les semaines vous allez à la pompe à essence et que là, vous vous dites « quand même, ça a vraiment beaucoup augmenté », vous avez le ressenti comme quoi, effectivement, vous perdez en pouvoir d'achat. C'est pareil pour le paquet de cigarettes, c'est pareil pour toute une série de hausses comme ça qui sont les mutuelles, les mutuelles ont augmenté. Et donc, c'est cette accumulation, ces petites choses de la vie quotidienne qui font que vous avez le sentiment que votre pouvoir d'achat ne baisse pas,

10:05
Présentateur

ne s'améliore pas. Alors, le ressenti, et vous êtes d'accord avec ça d'ailleurs, tu as pensé ?

10:09
Invité

Oui, je ne sais même plus qu'un ressenti puisque là, avec l'augmentation des prix du pétrole et l'augmentation de la taxe sur le diesel qui est quand même 80% des volumes consommés de carburant en France, sur chaque plein, c'est 5-6 euros en plus. Donc vous voyez, vous êtes un smicard, vous gagnez, avec la réforme d'Emmanuel Macron que Nicolas Bouzou a présenté, vous gagnez 250 euros par an, donc une vingtaine d'euros par mois, et puis sur chaque plein, vous perdez 6 euros.

Alors, avec l'augmentation également des prix du gaz, il y a tout un tas d'augmentations comme ça qui ne sont pas dues à Emmanuel Macron, qui sont dues aussi aux fluctuations sur les marchés, la volatilité des marchés des matières premières. Mais tout ça, ça augmente, ça rattrape très rapidement un petit gain de 20 euros.

10:47
Présentateur

C'est le talon d'Achille du gouvernement, donc le thème de campagne qui lui a peut-être fait perdre deux élections partielles le 4 février dernier. À Belfort et plus surprenant, dans le Val d'Oise, les républicains victorieux ont choisi de s'appuyer et d'appuyer, pardon, là où ça fait mal. La perte de pouvoir d'achat ressentie par les Français. Le nouveau député Antoine Savignas est ainsi devenu le symbole de la droite ovationné sur les bancs de l'Assemblée lorsqu'il s'attaque aux mesures anti-pouvoir d'achat du gouvernement. Reportage de Romain Becker et Pierre de Horne.

Tout juste élu député du Val d'Oise deux jours plus tôt, Antoine Savignas siège pour la première fois à l'Assemblée nationale ce 6 février. Sous les applaudissements des parlementaires de droite, il signe son premier coup d'éclat en interpellant le gouvernement. L'année 2018 s'annonce comme une année noire pour les contribuables français avec 8 taxes, contributions ou impôts nouveaux au programme. Si l'on ajoute vos mesures anti-pouvoir d'achat, la liste est encore plus longue et douloureuse pour le porte-monnaie des Français. Quand allez-vous comprendre l'exaspération des Français à sommet de taxes et de hausses d'impôts et infléchir votre politique ?

Le pouvoir d'achat, l'angle d'attaque favori de l'opposition. Réponse de Gérald Darmanin, le gouvernement agit en diminuant les charges salariales.

12:08
Locuteur non identifié

Nous sommes extrêmement fiers que 21 millions de salariés à la fin du mois de janvier aient vu une augmentation de leur pouvoir d'achat sur la feuille de paye sans augmentation de charges pour les entreprises.

12:18
Présentateur

Mais l'argument du gouvernement n'a pas convaincu les électeurs de la première circonscription du Val-d'Oise, de nouveau appelés à désigner leurs députés. Battu en juin dernier, le candidat les Républicains Antoine Savignal a cette fois emporté face à la députée sortante issue de la République en marche. Son argument majeur, le premier sur sa profession de foi, le pouvoir d'achat. C'est ce que nous exposions dans ce document, sous couvert de suppression de la taxe d'habitation pour augmenter le pouvoir d'achat des Français. Un certain nombre d'autres taxes étaient apparues telles que la hausse de la CSG, telles que la hausse du gasoil, telles que la hausse du fioul domestique.

C'était l'angle d'attaque, oui, contre l'action du gouvernement évidemment, mais on ne l'a pas inventé tout seul, on ne l'a pas trouvé tout seul. C'est évidemment ce qu'on a entendu dire sur le terrain au quotidien tout au long de cette seconde campagne. Sur les marchés de la circonscription comme ici à Persan, le pouvoir d'achat occupe effectivement les discussions. Parmi les 19% des lecteurs seulement à s'être rendus aux urnes il y a deux semaines, c'est retraité. Les choix du gouvernement n'en auront pas vraiment donné l'envie de voter pour la République en marche.

13:32
Auditeur

Notre pouvoir d'achat il baisse vachement.

13:35
Présentateur

C'est-à-dire ?

13:36
Auditeur

C'est-à-dire que les vieux on est plumé complètement. J'ai 50 euros en moins sur ma retraite tout simplement. Depuis combien de temps ? Ce mois-ci, le mois de janvier par rapport à la CSG par rapport à tout ça. Et les mutuelles ont augmenté donc le pouvoir d'achat il baisse.

13:52
Locuteur non identifié

Pour les retraités, oui bien sûr. Ils leur font payer de la CSG, de la CRDS et tout ça alors qu'on a des petits revenus et c'est vrai que moi je paye même la taxe d'habitation.

14:07
Présentateur

Battue alors qu'elle l'avait largement emportée en juin, Isabelle Muller-Couas de la République en marche est d'ailleurs consciente que les débats autour du pouvoir d'achat lui ont largement coûté sa place de député.

14:18
Locuteur non identifié

Ça veut dire que pour l'instant les transformations que nous mettons en oeuvre ne sont pas, n'arrivent pas jusque dans les foyers.

14:27
Présentateur

Cette semaine à Pontoise, les militants locaux de la République en marche se retrouvaient pour la première fois pour analyser la défaite. Au programme de cette thérapie de groupe, la mauvaise campagne menée sur le terrain mais aussi les enjeux nationaux. Les contacts qu'on a eus avec les retraités ça jeudi, cette hausse de la CIG allait provoquer des surprises. Pour autant pas de désenchantement, ces marcheurs restent de farouche soutien du gouvernement.

14:53
Invité

Ces mesures ont été prises, elles peuvent paraître impopulaires mais sont nécessaires pour redresser la France. N'oublions pas qu'on a un déficit de plus de 2200 milliards

15:01
Présentateur

d'euros. La situation actuelle où les actifs gagnent moins que les retraités est une première dans l'histoire de France et inacceptable en termes de solidarité de génération. Il faut donc en passer par là. Moi ça ne me gêne pas de payer un peu plus de CIG parce que c'est juste. Cette justice elle n'est pas toujours comprise. Chacun voit midi à sa porte mais elle est nécessaire et je peux vous garantir que je serai toujours un ferme soutien de l'action de ce gouvernement. Les militants en marche espèrent désormais que les choix du gouvernement produiront leurs effets notamment sur le pouvoir d'achat. d'ici aux prochaines élections municipales en 2020.

Question SMS la défaite de la République en marche dans le Val d'Oise est-elle une conséquence directe du mécontentement des Français face au gouvernement Macron ? Roland Carole. Écoutez la littérature journalistique politique n'arrête pas depuis le début de la Troisième République de faire des erreurs à partir des élections partielles. Donc faisons attention ça n'est que des élections partielles. Pas à cause de la participation. 19% ? Oui, 19% mais quel que soit le taux de participation les élections partielles reflètent toujours quelque chose qui se passe vraiment dans le pays. Après tout dans ces circonscriptions la participation était de 40% la dernière fois.

C'est donc une baisse normale et ça respecte sûrement les structures habituelles. Faisons attention quand même mais dans les deux cas il se passe la même chose le Front National qui perd 6 à 8 points et la République en marche et ses alliés centristes qui perdent 5 à 6 points. Ce n'est pas par hasard qu'il se passe le même mouvement à un moment. Ce n'est pas forcément un annonciateur de catastrophes terribles mais ça se passe. Alors est-ce que c'est la cause directe ? Je n'en sais rien.

Ça veut dire en tout cas qu'il y a une déception d'un certain nombre de gens qui étaient allés aux urnes pour soutenir la majorité présidentielle et qui ne l'ont pas fait dans ces circonscriptions cette fois-ci. C'est frappant de voir qu'en général ceux qui votent le plus dans les partiels un peu plus que dans les autres c'est les retraités. Conception du civisme du vote qui devrait être obligatoire etc. Et là il manque visiblement des retraités à l'appel. Donc je pense qu'il y a quelque chose là qui est en train de se passer. Je voyais le baromètre de février d'Ipsos sur la popularité d'Emmanuel Macron. Les retraités d'une vague à l'autre ils sont assez stables.

Il leur faut longtemps pour changer d'avis. Là d'un coup ils sont passés à 55% de défavorables à Emmanuel Macron. Il a perdu 11 points chez les retraités en un mois. C'est vraiment rare. Il y a eu là le sentiment que c'était plus grave qu'on ne croyait ce qui vous arrivait. le 1,7 d'augmentation de la CSG pour les retraités de moins 2x euros. Beaucoup de gens avaient cru que ça faisait 1,7%. Le tour de passe-pas c'était pas mal joué statistiquement. Mais 1,7 point ça fait 25% d'augmentation de la CSG pour les gens qui le payent. Donc le choc a été assez rude. Et il a concerné des gens qui ne pensaient pas être dans le coup.

On disait souvent j'entendais les experts gouvernementaux dire au-dessous de 1 250, 1 300 euros vous ne serez pas touché. 1 250, 1 300 c'est pas déjà être bien riche. Mais enfin on disait en dessous on ne serait pas touché. Moi depuis que j'ai participé à des débats où on disait des choses comme ça j'ai reçu des dizaines de bulletins de retraités le dernier encore il y a deux jours qui montraient qu'il touchait 11112 euros et qu'il était concerné. Donc il y a eu là des chocs psychologiques aussi forts que l'augmentation des mutuelles du timbre du fioul etc.

Donc oui probablement il y a un lien et probablement l'opposition n'a-t-elle pas tort de prendre ce thème comme un thème d'attaque par rapport au gouvernement et par rapport à ses candidats. D'ailleurs on voit Frédéric Guinochet que le candidat des Républicains met en tête de son argumentaire le pouvoir d'achat.

19:05
Locuteur non identifié

Et souvenez-vous Laurent Wauquiez dans l'émission politique face à Benjamin Griveaux c'était son argumentaire et ce n'est pas fini parce que c'est un des argumentaires que vont développer les Républicains. Là il y a des tracts qui sont en train d'être imprimés justement pour s'adresser aux retraités qui ont perdu du pouvoir d'achat retraités qui en général en plus sont vraiment vous l'avez rappelé des électeurs et il y en a un certain nombre qui étaient allés du côté de la République en marche et qui à la dernière élection présidentielle avaient boudé les Républicains.

Donc ils essayent de les récupérer c'est le jeu mais c'est vrai que du côté de cette population-là il y a quelque chose qui se joue alors même si pour le gouvernement le gouvernement raisonne de façon macroéconomique et qu'aujourd'hui quand on regarde hors situation individuelle ce n'est pas très populaire de le dire mais ce sont quand même les jeunes qui sont plus en difficulté aujourd'hui il y a plus de jeunes dans la pauvreté aujourd'hui c'est 17% des 20-29 ans qui sont dans la pauvreté alors que du côté des retraités c'est vrai qu'il y a des situations très graves et vous avez peu espoir en plus d'améliorer votre sort alors que quand vous êtes jeune vous pouvez reprendre un boulot vous pouvez peut-être faire une formation quand vous êtes retraité et que vous êtes pauvre c'est très difficile mais globalement quand on regarde dans les grandes masses les retraités sont plutôt mieux lotis que ne le sont les jeunes d'où la politique publique que mène Emmanuel Macron

20:30
Présentateur

Qu'est-ce qu'il dit d'ailleurs Emmanuel Macron à ce sujet vous avez évoqué une prise de parole devant la presse présidentielle c'était en début de semaine alors il dit ça va prendre du temps le pouvoir d'achat il dit c'est une phrase qui a suscité pas mal de commentaires je ne suis pas obsédé par le fait qu'à ce stade du quinquennat il ne fasse pas confiance sur le pouvoir d'achat Nicolas Bouzou factuellement il a raison politiquement je n'en sais rien mais factuellement il a raison parce que son argument consiste à dire au fond il y aurait la seule façon d'augmenter rapidement le pouvoir d'achat ce serait d'augmenter les dépenses publiques on pourrait dire aussi d'ailleurs ce serait de baisser rapidement les impôts l'un ou l'autre peu importe ce serait les deux manières rapides d'augmenter le pouvoir d'achat mais à partir du moment où on a une stratégie ce qui est celle du gouvernement de réduction des déficits publics on est un peu coincé c'est à dire qu'on peut actionner ni le levier de la dépense ni le levier des recettes et donc on actionne des leviers indirects le levier de la croissance et le levier de l'emploi mais ce qui me paraît très dangereux vraiment pour le gouvernement c'est que les problèmes sociaux contrairement à ce que l'on pense arrivent toujours dans les phases de reprise économique il faut vraiment avoir ça en tête ça n'arrive pas pendant les phases de crise sauf des crises extrêmement graves la Grèce ces dernières années si vous voulez alors c'est quelque chose qui n'est pas du tout nouveau Tocqueville j'ai relu ça récemment c'est fascinant Tocqueville dans son livre sur l'ancien régime explique qu'en réalité la chute de l'ancien régime est liée non pas contrairement à ce qu'on a appris dans certains livres d'histoire un appauvrissement des français mais plutôt au fait qu'on était en période de reprise économique alors lui dit même que ce qui est très pernicieux c'est que c'est souvent quand on fait de bonnes réformes que la situation commence à s'améliorer et du coup tout le monde se bat pour récupérer les fruits de la croissance et ce que je trouve fascinant dans l'actualité de ces derniers jours c'est que c'est très exactement ce qu'on a vu c'est à dire que les salariés disent on veut des augmentations de salaire les entreprises disent on veut des baisses de charges l'État Gérald Darmanin dit oulala nous ce qu'on veut c'est diminuer la dette et tout le monde a raison évidemment tout le monde a raison et donc vous voyez bien que dès qu'il y a un mouvement de reprise la taille du gâteau augmente et tout le monde se dit au fond moi j'ai beaucoup souffert ces dix dernières années donc ça doit me revenir légitimement Thomas Porcher en fait ce qui est intéressant dans ce que dit aussi le président Macron c'est il fait savoir qu'il n'est pas si inquiet que ça bon on peut le croire ou ne pas le croire mais il dit surtout que sa priorité c'est le travail les deux sont forcément liés

22:57
Invité

les indicateurs sont bons la croissance économique repart donc les chiffres du chômage devraient s'améliorer maintenant sur les retraités pour revenir là-dessus il y a 60% des retraités qui vont être impactés à peu près 7 millions des retraités qui vont être impactés par la réforme d'Emmanuel Macron il l'avait dit très clairement c'est vrai je pense que la vraie obsession d'Emmanuel Macron c'est que ce soit neutre en termes budgétaires donc ce qu'il a donné un petit peu aux salariés du privé il faut absolument qu'ils le reprennent quelque part par la hausse de la CSG sur les retraités donc les retraités qui ont un revenu au-delà de 14 000 un peu par tête fiscale 14 000 euros par an vont avoir leur pension diminuer de 2% et les salariés vont voir leur salaire augmenter de 1,5% et ça l'argument qu'il avait porté dans la campagne c'était de dire qu'il devait y avoir une solidarité intergénérationnelle alors ce qui est assez marrant c'est que quand il veut faire passer ça c'est Emmanuel Macron le fait souvent quand il veut faire passer des réformes il met souvent en avant cette solidarité intergénérationnelle par exemple pour la réduction des déficits et de la dette alors là il dit il y a la solidarité intergénérationnelle on pourrait en parler dans une autre émission je ne suis pas sûr nos petits-enfants n'héritent pas que d'une dette ils héritent d'un patrimoine net donc on pourrait en discuter et puis là il se dit les retraités doivent avoir une hausse de CSG donc un peu moins de revenus par solidarité intergénérationnelle et on doit augmenter les salariés du privé donc il y a vraiment au final tout ça on en retire un petit peu à certains on en donne un petit peu aux autres et au final en termes de pouvoir d'achat global c'est à somme nulle ça c'est clair et net c'est-à-dire que c'est pas une relance de la demande ou du pouvoir d'achat c'est à somme nulle voilà

24:31
Locuteur non identifié

C'est vrai que la question du calendrier il l'a en tête puisqu'il dit c'est pas maintenant la question du calendrier elle est essentielle dans la perception que vont en avoir les français parce que les baisses enfin les hausses sur la feuille de salaire il y en a une partie qu'on a vue au mois de janvier et il y en a une partie qui arrivera au mois d'octobre en plus au mois d'octobre il y aura la taxe d'habitation donc 80% on nous promet qu'au moins 80% des français vont la voir disparaître donc il y aura une hausse de pouvoir d'achat en octobre il faut tenir pendant ce temps-là on est à peine mi-février et pourquoi ils ont fait en deux temps pourquoi le gouvernement procède en deux temps c'est parce qu'il veut tenir les dépenses publiques il veut montrer à Bruxelles qu'on passe en dessous des 3% et donc ça il ne veut pas lâcher sauf que c'est vrai que dans l'intervalle et bien vous avez une phase de reprise et puis vous avez une redistribution qui va se faire plus tôt en fin d'année d'où le discours qu'a Emmanuel Macron en disant bon j'assume d'être impopulaire on va voir jusqu'à quand parce que s'il y a une grogne sociale qui commence un peu à devenir forte il va peut-être changer son fusil d'épaule j'assume d'être impopulaire puisque c'est plutôt à la fin de l'année que les choses vont se passer et enfin j'ajoute qu'un dernier point sur lequel le gouvernement est inquiet et a raison c'est qu'on nous promet le prélèvement à la source pour le 1er janvier 2019 c'est-à-dire que vous allez recevoir votre feuille de salaire où on vous aura déjà amputé votre impôt et là là ça va être un choc parce que là vous allez voir alors on nous parle aujourd'hui de difficultés à mettre en oeuvre informatique mais en termes de perception vous allez recevoir une feuille de salaire et vous aurez déjà votre impôt diminué d'autant donc ça sera peut-être plus simple mais là le choc qui risque d'être violent et ça le gouvernement aujourd'hui n'a pas n'a pas vraiment la solution me semble-t-il

26:13
Présentateur

Roland Thérol Juste un mot sur le ils ont tous raison de Nicolas Bouzou c'est très difficile pour un français quel qu'il soit de penser que les autres catégories ont raison aussi le sentiment qu'on a c'est que bon il y en a qui qui sentire mieux que moi et la vieille pression française pour la justice sociale pour la lutte contre les inégalités sociales elle remonte aussi très fort quand ça va mieux c'est pas seulement un sentiment je gagne moins que les autres c'est le sentiment ce pays est inégal quand vous faites des études qualitatives on demande aux français de parler de la France en général c'est très frappant de voir que le sentiment d'un pays inégal est immédiatement présent dans la discussion c'est pas normal que ce pays soit si inégal et là il y a le sentiment que c'est vraiment pas égal pour tous il y en a qui s'en tirent bien alors je veux pas vous refaire la saga sur le président des riches etc mais ça colore un peu les esprits si on a le sentiment que déjà on gagne pas bien que les prix augmentent et qu'il y en a d'autres pour qui le pouvoir fait des efforts parce qu'ils sont les premiers de cordée ça donne un climat qui est un climat un peu trouble en tout cas ça me montre ça confirme que c'est non seulement un sujet extrêmement sensible mais aussi comme nous l'avons titré ce soir une sorte de boulet pour l'exécutif Nicolas Bouzou je voulais vous dire dans l'histoire récente on a vraiment un exemple dans l'histoire contemporaine d'un gouvernement qui a évolué pendant une période de croissance forte avec beaucoup de création d'emplois qui n'en a tiré aucun gain politique c'est le gouvernement Jospin bien évidemment où on avait déjà je m'en souviens parfaitement tous ces débats on avait une croissance énorme vu nos standards actuels on avait 3% de croissance on avait 300-400 000 emplois de création par an donc c'était encore plus élevé qu'aujourd'hui et chacun et c'était le débat notamment sur la cagnotte vous vous en souvenez donc on était toujours dans les mêmes débats c'est à dire qui doit récupérer au fond cette part de la valeur ajoutée et le gouvernement ne s'en est tellement pas sorti que Lionel Jospin n'a même pas pu être présent au deuxième tour de l'élection présidentielle alors que l'économie elle est très bien juste un mot sur la communication du gouvernement alors il y a un petit problème parce que le ministre du pouvoir d'achat bon c'est pas son titre il est ministre des comptes publics c'est Gérald Darmanin on l'entend pas il est inaudible depuis plusieurs semaines il est visé par deux plaintes on le rappelle l'une pour viol qui vient d'être classée sans suite hier et l'autre pour abus de faiblesse qui est toujours en cours Fanny Guinochet

28:42
Locuteur non identifié

il est inaudible et c'est vrai que c'est difficile parce qu'il est très affaibli par ses affaires il ne peut pas prendre la parole quand il prend la parole c'est dans des interviews écrites pour éviter les questions dans une émission politique qui serait malvenue ou une perte et c'est le premier en tout cas c'est le ministre qui est mis en avant pour dire regardez la fiche de paye ça va aller mieux alors qu'il se partage le boulot avec Bruno Le Maire à l'économie Bruno Le Maire étant plutôt là pour dire regardez du côté des entreprises ça va mieux lui il est censé parler du côté des enfin parler au français directement et c'est impossible aujourd'hui de le mettre en avant c'est lui aussi qui était censé faire la concertation avec les fonctionnaires or vous voyez bien que c'est finalement son secrétaire d'état Olivier Dussop qu'on est en train de mettre en avant pour gérer ce dossier qui est un dossier délicat pour le gouvernement que de gérer la réforme de l'état la réforme de la fonction publique et Gérald Ammanin est mis en retrait c'est très très compliqué à gérer dans la communication gouvernementale

29:43
Présentateur

2 milliards d'euros en 2018 5 milliards et demi en 2019 c'est ce que les français devraient gagner en pouvoir d'achat selon le gouvernement qui leur demande d'être patient seulement voilà près de 2 tiers des français ont le sentiment que leur pouvoir d'achat a plutôt diminué au cours des 12 derniers mois en dépit de la baisse des cotisations salariales les ouvriers les employés et surtout les retraités sont les premiers à douter de la sincérité du gouvernement reportage de Julien Lonnais Stéphane Lopez avec Walid Beressoul

30:11
Auditeur

chaque jour

30:20
Présentateur

c'est le même rituel aller à la boulangerie rien de plus anecdotique pas pour se retraiter

30:27
Locuteur non identifié

un euro dit

30:29
Présentateur

c'est une baguette de tradition quand on regarde il y a quelques années qu'on a coûté la baillette maintenant le pain est devenu une denrée assez chère Guy Foucault 63 ans n'est plus en activité depuis 2014 la fin d'une longue carrière passée dans la métallurgie chez Renault actuellement il touche environ 1800 euros de retraite par mois depuis peu le voilà contraint et forcé de limiter certaines dépenses comme une sortie au restaurant la hausse de la CSG l'oblige à revoir son budget à la baisse ça va me faire

31:02
Invité

une déduction

31:02
Présentateur

de 37,40 euros par mois 400 euros l'année mais il faut rajouter aussi ça en plus l'augmentation

31:08
Invité

du goût de la vie gaz, électricité les habituelles qui augmentent

31:12
Présentateur

pour moi c'est une base de 600 euros à l'année que je vais perdre ce qu'on va nous enlever c'est le fruit de notre travail qu'on a travaillé pendant 43 ans mais c'est énorme c'est énorme jamais un président de la république n'a fait ça jamais Guy Foucault un homme en colère ce n'est pas le seul déçu par la politique économique d'Emmanuel Macron selon un récent sondage 68% des français estiment que leur pouvoir d'achat a diminué au cours de ces 12 derniers mois avis partagé en grand nombre par les retraités mais aussi par les employés et les ouvriers à la hausse de la CSG s'ajoute une augmentation des prix à la consommation gaz diesel essence fuel domestique ou encore tabac le pouvoir d'achat un angle d'attaque privilégié pour l'opposition le gouvernement fait pas d'économie et du coup pour tenir les promesses qu'il a faites pendant la présidentielle et bien il prend dans la poche des français nous sommes en présence d'une fake news parce que augmentation du pouvoir d'achat il n'y a pas pour la raison que d'abord les différentes mesures se font sur un calendrier qui fait que ce n'est pas possible on a eu la hausse de la CSG tout de suite et le reste des mesures étaient allées dans le temps 2018 année du pouvoir d'achat pas tout à fait ou plutôt pas pour tout le monde c'est le constat dressé par l'OFCE groupe d'économistes classés à gauche chiffre à l'appui il désigne les gagnants et les perdants du premier budget Macron d'un côté les 5% des français les plus riches eux voient leur revenu annuel progresser d'1,6% soit environ 1000 euros de l'autre en bas de la pyramide les 5% des français les plus modestes eux perdent 0,6% soit environ 60 euros il y avait un programme d'Emmanuel Macron qui était relativement équilibré puisque globalement ce qui était les baisses d'impôts qui allaient vers les ménages aisés les ménages plus modestes avaient à peu près la même baisse d'impôts ce qui fait que ce budget peut apparaître un peu plus en faveur des personnes aisées c'est que cette promesse de baisse d'impôts pour les ménages aisés a eu lieu dès le 1er janvier 2018 en intégralité tandis que pour les autres ménages les ménages un peu plus modestes et de classe moyenne cette baisse d'impôts aura lieu à peu près sur 3 ans les deux prochaines grandes mesures en faveur du pouvoir d'achat sont prévues pour l'automne d'abord la deuxième baisse des cotisations salariales puis la suppression d'un tiers de la taxe d'habitation pour 80% des ménages question SMS je suis retraité j'ai perdu 53,38 euros c'est ça l'augmentation du pouvoir d'achat je m'en souviendrai lors des prochaines élections beaucoup de gens disent ça aux sondeurs en ce moment c'est même très rare d'avoir dans les questions ouvertes des gens qui disent qu'ils voteront la prochaine fois peut-être selon leur portefeuille et leur intérêt alors qu'ils ont toujours voté pour tel ou tel donc oui il y a une grogne réelle chez les retraités qu'on sent à fleur de peau les fonctionnaires

34:15
Invité

Thomas Porcher ce sera neutre pour eux ce sera neutre les salaires n'augmenteront pas la hausse il n'y a pas de cotisation chômage pas de hausse pas de baisse non plus en fait non pas de baisse non plus pas de baisse non plus il y aura une compensation une petite ligne qui compensera la hausse de la CSG le salaire va augmenter pour les salariés du privé et pour les entrepreneurs les auto-entrepreneurs mais pour les chômeurs etc.

fonctionnaires ça ne bougera pas mais il y a quand même quelque chose qu'il faut dire c'est que vraiment moi qui m'inquiète beaucoup c'est que là on est dans un système qui va être hybride c'est à dire que les cotisations patronales elles existent encore mais les cotisations salariales elles vont être supprimées or la cotisation salariale comme je l'ai dit c'est ça qui donne un droit à une prestation chômage après quand vous êtes un cadre vous touchez vous êtes au chômage vous touchez une prestation chômage en fonction de votre revenu de ce que vous avez cotisé vous ne touchez pas la même prestation chômage qu'un ouvrier parce que vous avez plus cotisé or aujourd'hui les cadres ou les ouvriers ne vont plus cotiser donc la prestation chômage va être remplacée par quoi ?

elle va être de moins en moins légitime donc elle va être peut-être remplacée par un espèce de système universel type anglo-saxon et Emmanuel Macron quelque part il se dirigeait là-bas ou vous avez une prestation quand vous ne travaillez plus uniforme la même pour tout le monde parce que vous n'avez pas cotisé de la même façon et même à l'UNEDIC les patrons et les salariés se rencontrent pour négocier justement les durées de chômage etc or là ils n'ont aucune raison d'être présents puisqu'ils ne payent plus de cotisation salariale et donc vous voyez le pouvoir d'achat vous avez le pouvoir d'achat qui apparaît sur la fiche de paye maintenant avec les deux lignes en moins qui ne sont plus là vous avez le pouvoir d'achat sur la durée et là moi j'ai bien peur que ces deux lignes qui ne soient plus là et bien ce ne soient plus ces prestations salariales qu'on vous offre quand vous êtes malade ou quand vous êtes au chômage et ça c'est un vrai risque à mon avis

35:50
Présentateur

alors on a évoqué donc les retraités les fonctionnaires les risques aussi que vous évoquiez à l'instant de cette baisse des cotisations sociales mais alors les salariés du privé qui ont vu leur ils ont regardé leur fiche de paye ils n'ont pas non plus ni le chien

36:07
Locuteur non identifié

non mais eux ils vont bénéficier d'une hausse en tout cas avec la baisse des cotisations sociales ils vont avoir une hausse de revenus et puis eux ils peuvent espérer qu'avec une croissance qui repart une tension sur les métiers et que les employeurs aussi augmentent les salaires pour l'instant ça n'est pas le cas mais on peut espérer qu'en période de reprise économique les gens bougent aillent dans des emplois changent d'entreprise et à ce moment là une augmentation de salaire c'est ça aussi qui se joue maintenant quand même juste pour dire qu'on ne se fasse pas trop peur sur l'avenir de notre modèle social certes il est en transformation mais aujourd'hui il y a des négociations sur l'assurance chômage entre patronat et syndicat et on est loin loin de c'est l'état qui reprend complètement la main il n'y a plus du tout de garantie si demain vous êtes au chômage on en est extrêmement loin il y a des discussions qui sont en train de se faire mais je pense que le paritarisme n'est pas encore complètement n'a pas complètement disparu dans notre pays

37:10
Présentateur

je reviens au fils de paye ma question c'est est-ce que le gouvernement n'a pas survendu cette hausse de salaire en disant vous allez voir tous les ministres sont venus le premier d'entre eux regardez bien votre salaire les français ont regardé bon ils ont vu quelques euros en plus j'ai le même sentiment que vous je pense que ça a été vraiment survendu je me souviens de Benjamin Griveaux notamment qui arpentait porte-parole qui arpentait tous les plateaux de télévision pour expliquer qu'en janvier on allait voir ce qu'on allait voir et que enfin le pouvoir d'achat allait augmenter alors qu'il y a une vraie hausse de pouvoir d'achat il ne faut pas mentir il y a une véritable hausse de pouvoir d'achat mais comme je le disais si vous voulez le ressenti des gens vient d'une évolution dont ils ont l'impression qu'elle sera continue et qu'elle va accélérer là ça n'est pas le cas là c'est une augmentation qui est inscrite durablement sur les fiches de paye mais ça ne donne pas de perspective de véritable perspective d'accélération du pouvoir d'achat pour les gens alors je crois quand même qu'il y a deux mesures de politique économique qui pourraient essayer de renflir renforcer le pouvoir d'achat au delà de ce dont j'ai parlé tout à l'heure c'est à dire les conséquences indirectes de la croissance et du chômage il y a une mesure sans doute dans ce qu'on appelle la loi PAC vous savez la loi sur les entreprises que Bruno Le Maire va présenter dans quelques semaines qui porterait sur l'intéressement des salariés c'est à dire au fond l'idée selon laquelle les salariés pourraient recevoir une part plus importante des profits donc il y aurait quelque chose éventuellement là dessus et puis je ne veux pas trop m'avancer parce que je crois qu'on doit en parler un peu plus tard mais tout ce qui est lié aux baisses de cotisations voire aux suppressions de cotisations sur les heures supplémentaires donc il y a quand même je pense des mesures qui d'ailleurs à la limite devraient avoir plus d'impact que cette suppression de cotisations sociales qui je suis d'accord je trouve a été politiquement survendue

39:10
Invité

et puis c'est les bas revenus qui surveillent leurs fiches de paye d'ailleurs François Hollande voulait faire la réforme qu'a fait Emmanuel Macron alors peut-être que c'était Emmanuel Macron à l'époque qui était son conseiller qui lui avait soufflé il voulait déjà supprimer des cotisations salariales et les mettre sur la CSG mais sur les bas salaires ça avait été retoqué par le conseil constitutionnel parce qu'en réalité c'est que les bas salaires qui regardent leurs fiches de paye si vous gagnez 5000 euros par mois net 5000 euros par mois net là vous allez avoir un gain de 75 euros par mois grâce à la réforme d'Emmanuel Macron 5000 euros 75 euros par mois vous ne les regardez pas vous ne les surveillez pas comme ça quand vous êtes au SMIC là c'est une vingtaine d'euros là vous les regardez mais comme on l'a dit cette vingtaine d'euros elle est tout de suite réabsorbée par la hausse des prix des carburants par la hausse des prix du pétrole qui font augmenter les prix du gaz donc très rapidement vous les perdez ces vingt euros et donc là vous avez une partie des gens qui sont très mécontents ceux qui gagnent 10 000, 5000 euros eux l'élasticité qu'ils ont à la variation enfin le bonheur qu'ils ressentent à la variation de leur salaire bon c'est pas eux qui est important c'est les bas salaires qui sont importants

40:09
Présentateur

oui Roland-Cairol du coup on a du mal à voir à qui ça profite parce qu'effectivement on voit plutôt beaucoup plus de gens mécontents que de gens ravis politiquement le gain on le voit pas non plus c'est plutôt une perte mais ça fait une situation politique un peu larvée parce qu'en même temps on ne voit pas de vraies revendications qui transcendent les catégories et qui pourraient déclencher un mouvement social déstabiliser le pouvoir voilà je sais bien qu'on dit toujours le président Mao disait qu'il suffisait d'une étincelle pour mettre le feu à la plaine là on voit pas d'où peut venir l'étincelle il y a des mécontentements et on en a cité toute une série on pourrait en citer encore d'autres les hôpitaux etc mais il y a cette espèce de mécontentement qui peut se traduire déjà dans les urnes qui a une traduction politique dans les sondages mais dont on voit pas alors je peux me tromper complètement mais en regardant cette société et les enquêtes d'opinion je vois pas l'amorce d'une espèce de mécontentement généralisée autour de mots d'ordre commun

41:13
Locuteur non identifié

le mécontentement va s'exprimer du côté des retraités par le bulletin de vote or les élections il y en a des partiels mais voilà

41:22
Présentateur

il n'y a pas d'élection 2019 les européennes les européennes et puis les municipales 2020 là ça peut faire mal

41:27
Locuteur non identifié

exactement mais en attendant les mécontentements sociaux aujourd'hui quels sont-ils c'est essentiellement du côté des fonctionnaires et ça se joue certes sur le pouvoir d'achat qui reste vous l'avez dit complètement flat enfin neutre mais ça se joue sur d'autres choses ça se joue sur des problèmes de conditions de travail ça se joue sur des problèmes de statut on le voit avec ce qui va se passer avec la SNCF ce qui est compliqué ça va se jouer sur le fait qu'il va y avoir des suppressions de postes parce que le gouvernement et c'est d'ailleurs Gérald Darmanin qui a annoncé qu'il y aurait un plan de départ volontaire ça va plutôt se jouer là-dessus c'est là-dessus qu'il y a à mon sens des frictions parce que du côté des jeunes ça va se jouer alors il y a eu certes le choc psychologique des 5 euros d'allocations d'APL qui a été retiré c'était un des premiers couacs d'ailleurs du gouvernement en matière de pouvoir d'achat mais aujourd'hui c'est la réforme de l'université qui est en train de poser qui pose des difficultés et qui risque de faire qu'il y ait des manifestations à venir c'est essentiellement là-dessus et ce n'est pas tellement sur le pouvoir d'achat et du côté des salariés du privé le sentiment qu'on y gagne plus est léger mais il faut espérer qu'avec la croissance du côté des employeurs les salaires augmentent

42:41
Présentateur

Juste un mot aussi on l'a abordé brièvement tout à l'heure sur les hausses parce que pour reprendre une formule tout augmente et donc c'est ce pouvoir d'achat qui est censé augmenter et c'est quand même compensé aussi par le diesel le gaz ça c'était le 1er janvier en mars le tabac avec une forte hausse et bien écoutez on a en France un institut de conventure l'INSEE qui est l'un des meilleurs au monde et qui nous a annoncé qu'en 2018 on aurait sans doute une petite baisse de pouvoir d'achat alors en réalité avec une baisse plutôt concentrée en début d'année et une reprise en fin d'année et d'ailleurs ça avait suscité une polémique avec le gouvernement bon moi j'ai une très grande confiance et une très grande estime pour l'INSEE donc je pense que c'est l'INSEE qui a raison c'est à dire que globalement allez en tout cas on aura au mieux une stabilité du pouvoir d'achat au pire une très légère baisse du pouvoir d'achat cette année alors ce qui m'a beaucoup intéressé dans le reportage que vous avez montré c'est qu'une grande majorité de personnes considéraient que le pouvoir d'achat avait diminué en 2017 alors ça c'est faux en revanche c'est à dire que le pouvoir d'achat n'a pas diminué techniquement non non vraiment en moyenne il n'a pas diminué en moyenne pour les français en 2017 il n'a pas beaucoup augmenté mais il n'a pas diminué alors là d'ailleurs ça pose une vraie question en termes de ressenti et de politique parce que si quand on a une très faible augmentation vous avez 70% des gens qui pensent qu'on a une baisse en 2018 où effectivement on va avoir une baisse là vous allez voir 100% des gens quasiment qui vont considérer qu'on est dans une situation défavorable

44:12
Locuteur non identifié

on n'a pas parlé du logement mais le logement c'est quand même le premier poste de dépense et c'est vrai que quand vous voyez rien que dans la région parisienne mais il y a d'autres métropoles où pour le coup l'immobilier a flambé alors là c'est une politique de logement et en plus c'est des choses qui se font sur 5, 10, 15 ans parce que c'est des questions de construction mais en termes de logement l'année 2017 pour le coup ça a flambé et ça aussi ça flingue le pouvoir d'achat parce que vous avez beau avoir une toute petite hausse vous ne compenserez pas si vous voulez vous acheter un appartement si vous voulez prendre un loyer louer quelque chose les prix ont été tels que ça ne compense pas

44:49
Présentateur

Emmanuel Macron l'avait promis lors de sa campagne il y aura une défiscalisation ou plutôt une désocialisation des heures supplémentaires qui seront à horizon 2020 exonérées de cotisations sociales symbole du travailler plus pour gagner plus cette mesure phare du quinquennat Sarkozy avait été supprimée par François Hollande et devrait permettre aujourd'hui de redonner un peu de pouvoir d'achat aux travailleurs dont un tiers fait plus de 15 heures supplémentaires par semaine reportage Ambrine Dida et Maxime Ljogier

45:18
Locuteur non identifié

chargé attention à vous déchargé du matériel de cuisine c'est le quotidien de Thierry Bonny il travaille 39 heures par semaine mais depuis 2012 son salaire a baissé en cause le rétablissement de la fiscalité sur les heures supplémentaires Thierry Bonny a perdu près de 500 euros par an

45:42
Présentateur

on a gagné moins d'argent du coup

45:44
Locuteur non identifié

j'ai gagné moins d'argent je trouve que c'est pas normal ce qu'ils ont fait on défiscalise on fiscalise j'ai eu moins de loisirs moins d'argent à dépenser plus serré par mois j'étais un peu plus serré dans cette entreprise comme lui 15 salariés ont perdu du pouvoir d'achat lorsque François Hollande a décidé de revenir sur la défiscalisation des heures supplémentaires une annonce très mal vécue à l'époque

46:11
Auditeur

je l'ai senti un petit peu comme une injustice je me dis voilà finalement je travaille autant l'année dernière je gagnais tant sur mon bulletin de salaire et là je vais payer plus d'impôts parce que il y a les règles qui changent tout simplement

46:27
Présentateur

donc on est ici dans l'atelier de réparation de tout ce qui est matériel de boucherie un atelier où il devient difficile de motiver ses troupes pour ce chef d'entreprise tu affines tu vérifies que ça soit bien très fin tu vérifies

46:41
Locuteur non identifié

que les lames sont bien alignées par rapport à la butée

46:43
Présentateur

lorsque la mesure a pris fin les salariés ont eu une perte nette annuelle on va dire d'à peu près 500 euros net ce qui représente quand même une somme importante donc une frustration très forte de par des salariés une envie de renégocier le salaire ce qui n'était pas possible on voit le regard qui change on voit aussi le coût de la nounou pour certains qui n'est plus compensé par l'heure supplémentaire on voit ce genre de choses et du mal à avoir des gens qui vont rester une heure de plus le soir pour finir un dossier ou quelque chose comme ça

47:16
Locuteur non identifié

la défiscalisation des heures supplémentaires Nicolas Sarkozy en avait fait un symbole le travailler plus pour gagner plus à l'époque avait séduit ses ouvriers dans les Ardennes je veux une révolution économique dans notre pays je veux que celui qui travaille plus il est plus dans le portefeuille à la fin du mois

47:36
Présentateur

pour qu'il soit encouragé à travailler plus

47:39
Locuteur non identifié

cette nouvelle loi est adoptée quelques mois après son élection mais à peine élu François Hollande revient sur cette mesure phare du quinquennat précédent une réforme fiscale alors défendue par Jean-Marc Ayrault face à des députés exaspérés

47:56
Présentateur

il reviendra sur l'exonération des heures supplémentaires dans les entreprises de plus de 20 salariés

48:03
Locuteur non identifié

2017 le candidat Macron remet le débat à l'ordre du jour il reprend les codes de Nicolas Sarkozy s'adresse à la France qui se lève tôt comme ici au marché de Rungis

48:16
Présentateur

il travaille tôt le matin tard le soir ou pendant la nuit et donc la baisse des charges la simplification l'exonération des heures supplémentaires sont autant de mesures importantes pour celles et ceux qui sont ici

48:30
Locuteur non identifié

exonération et non pas défiscalisation Emmanuel Macron ne reprend pas tel quel le dispositif Sarkozy ses heures supplémentaires seront soumises à l'impôt mais depuis cette promesse le gouvernement se fait discret sur le sujet les députés de l'aile gauche d'en marche s'impatientent comme Brigitte Bourguignon présidente de la commission des affaires sociales de l'assemblée la suppression de l'exonération de cotisations sociales sur les heures supplémentaires était une erreur cette décision avait surtout pénalisé les plus modestes je veux réinstaurer cette exonération comme nous nous y étions engagés au cours de la campagne pressé d'agir le gouvernement tarde un peu

49:15
Présentateur

bonjour à tous bienvenue pour ce Facebook live qui commence avec un tout petit peu de retard je vous prie de bien vouloir m'en excuser

49:23
Locuteur non identifié

mais assure que la réforme aura bien lieu

49:25
Présentateur

on s'est engagé à le faire donc on va le faire on va le faire dans la courbe sur laquelle nous nous sommes engagés c'est prévu en 2020

49:35
Locuteur non identifié

un calendrier flou et un financement incertain pour cette mesure qui devrait coûter 3 milliards et demi d'euros par an à l'Etat

49:42
Présentateur

merci beaucoup question SMS je vais la poser à Thomas Porcher par hasard la défiscalisation des heures supplémentaires n'est-elle pas clairement une mesure économique de droite ?

49:54
Invité

oui c'est Nicolas Sarkozy qui l'avait défendu et puis c'est quelque part quand vous défiscalisez les heures supplémentaires vous incitez des gens qui sont en poste à travailler plus plutôt qu'à embaucher ce que les libéraux aiment bien appelé les outsiders les chômeurs alors c'est vrai que quand on regarde globalement le bilan de la mesure on se rend compte que quand l'économie va bien finalement ça a fonctionné quand même Nicolas Sarkozy la première année où il a été élu il y avait des très bons chiffres du chômage la croissance était là juste avant la crise là ça a bien fonctionné mais en période de croissance molle de taux de chômage élevé ça ne fonctionne pas pour la raison que je viens d'évoquer c'est que les gens vont travailler plus longtemps ils vont faire des heures supplémentaires et donc on ne va pas créer des postes supplémentaires on va plutôt inciter les gens à travailler plus longtemps voilà Roland Carole c'est quand même très marqué politiquement

50:39
Présentateur

cette mesure oui c'est assez marqué et en même temps comme dirait l'autre ça n'est pas populaire seulement dans l'électorat de droite si on regarde le souhait de revoir les heures supplémentaires défiscalisées ou déchargées de cotisations sociales ça plaît presque autant dans l'électorat de gauche que de droite notamment dans l'électorat socialiste donc attention il peut y avoir des querelles d'experts mais pour les gens le fait de pouvoir gagner un peu plus d'argent ça n'est pas indifférent Nicolas Bouzou François Hollande disait pour les supprimer c'est ce qu'il a fait ça coûte trop cher et surtout ça empêche les embauches on laisse les gens en faire des heures supplémentaires du coup on n'a pas besoin d'embaucher de nouvelles personnes oui mais on n'est pas du tout dans les mêmes circonstances qu'au moment où François Hollande a supprimé cette mesure aujourd'hui on est dans une période non seulement de forte accélération du marché du travail mais on est dans une période où beaucoup d'entreprises ont des difficultés de recrutement l'INSEE nous dit qu'un tiers des entreprises aujourd'hui ont des difficultés de recrutement donc ça fait vraiment beaucoup de monde en plus ce sont plutôt des entreprises industrielles dans des territoires qui ne sont pas les territoires des métropoles et donc là pour le coup je trouve que cette mesure en effet elle coûte cher c'est son principal inconvénient ça va faire un trou de 3 milliards dans les budgets sociaux d'ailleurs pas dans le budget de l'État mais donc c'est un peu pour aller dans le sens de ce que disait Thomas Porcher tout à l'heure c'est l'assurance chômage l'assurance maladie les retraites qui auront moins d'argent mais du point de vue économique je trouve que le timing est le bon ça va permettre en effet des gains de pouvoir d'achat quand même assez substantiels et je ne pense pas que ça ait un effet pénalisant sur l'emploi parce qu'aujourd'hui il y a des pénuries d'emploi dans certains secteurs et dans certains endroits Fanny Guinochet

52:24
Locuteur non identifié

pour le coup le timing qui est prévu c'est 2020 pas avant 2020 et effectivement il y a un certain nombre de députés à l'intérieur de la majorité qui montent au créneau pour dire on sent qu'il y a des tensions sur le pouvoir d'achat ça serait une solution un dispositif assez efficace en plus c'est très rapide vous en ressentez les bienfaits tout de suite sur la fiche de paye alors je ne suis pas très étonnée que les électeurs de gauche soient aussi intéressés parce que du côté des bas salaires vous faites quelques heures supplémentaires tout de suite vous rentrez un petit peu d'argent et puis du côté des fonctionnaires cette mesure elle avait aussi beaucoup profité aux fonctionnaires aux enseignants qui avaient eu ils pouvaient donner des soutiens des heures supplémentaires on le voit du côté de la fonction publique ça avait été très apprécié parce que la fonction publique l'avait tout bonnement beaucoup utilisé et c'est vrai que là quand vous êtes dans une période de tension avec la fonction publique ça peut être un des éléments et aujourd'hui le gouvernement a l'air de dire on reste très ferme sur notre calendrier parce que notre trajectoire c'est on rentre d'abord de la richesse avant de la redistribuer c'est pas sûr il faudra voir s'il y a trop de gronnes sociales qu'ils n'avancent pas leur calendrier et que cette mesure soit déclenchée par exemple dès 2019 voire 2018

53:41
Invité

il y a juste un élément qu'il faut rajouter aussi comme on parle de pouvoir d'achat c'est que depuis la loi El Khomri la rémunération des heures supplémentaires peut diminuer voilà donc les heures supplémentaires vont certes être défiscalisées donc sur la fiche de paie mais elles vont être moins bien payées probablement qu'à l'époque de Nicolas Sarkozy en 2007

54:00
Présentateur

voici maintenant vos questions SMS et internet allez on va reparler des retraités des retraités ont vu leur pouvoir d'achat diminuer à cause de la CSG ont-ils été trompés Fanny Guinochet

54:16
Locuteur non identifié

un certain nombre c'est toujours pareil vous voulez toujours qu'il y ait des réformes qui soient faites mais qu'elles ne vous impactent pas un certain nombre de retraités disaient au moment de l'élection présidentielle on a envie que ce pays change on a bien conscience que pour nos petits enfants il faut faire des réformes ça ne peut plus durer et puis quand on voit quand six mois après vous vous rendez compte que ça vous impacte effectivement il y a une déception et c'est vrai que sur la politique du gouvernement le cursus qui a été mis 1200 euros est-ce que c'était le bon cursus ça on peut en débattre enfin le bon curseur plutôt est-ce que vous vivez quand même difficilement avec 1200 euros par mois et c'est un curseur qui peut-être aurait pu être relevé

55:00
Présentateur

je suis enseignante et mon salaire a baissé en janvier pourquoi ?

55:06
Invité

les enseignants normalement vous êtes enseignante dans le privé et pas dans le public mais normalement ça n'aurait pas du dit

55:11
Locuteur non identifié

si c'est dans le public

55:12
Présentateur

ça ne doit pas avoir lieu à quand un grenelle du pouvoir d'achat et de la consommation mais factures transports énergie frais bancaires ne cessent de grimper

55:20
Locuteur non identifié

c'est la difficulté de l'augmentation des prix en plus on n'en a pas parlé mais il y a une loi alimentation qui va se mettre en place et là pour le coup vous avez le gouvernement qui veut éviter on l'a vu avec l'affaire du Nutella qui veut éviter que les producteurs en tout cas qu'un certain nombre d'acteurs de la filière perdent de l'argent en face des ventes à perte et regardez Michel-Edouard Leclerc dit attention à côté la hausse enfin il va y avoir des hausses de prix des biens de consommation alimentaire et à côté de ces hausses de prix c'était du pipi de chat si je puis me permettre de reprendre l'élection enfin une expression qu'utilise Emmanuel Macron la hausse des APL c'était du pipi de chat à côté vous allez voir ça va faire mal au panier de la ménagère

56:02
Présentateur

Puis-je ajouter quelque chose qui sera très impopulaire auprès de nos téléspectateurs mais j'ai bien peur néanmoins d'avoir raison l'inflation est incroyablement basse dans notre pays donc les problèmes de pouvoir d'achat ne viennent pas des prix ils viennent des salaires Oui mais regardez la question suivante qui rebondit sur ce que avait dit Fanny Quinochet d'ailleurs je vis à Paris mon loyer représente 35% de mes revenus comment pourrais-je consommer et faire progresser la croissance dans ces conditions ?

J'entends bien mais les loyers là encore alors pardonnez-moi j'ai le mauvais rôle de l'expert qui regarde les chiffres les loyers diminuent alors sans doute pas sans doute pas à Paris j'entends bien mais vraiment je crois que c'est très important qu'on fasse cette pédagogie là et là même avec mon ami Thomas Porcher nous avons des accords je pense qu'on sera d'accord la clé c'est les salaires c'est-à-dire vraiment l'augmentation de pouvoir d'achat c'est de quelle façon les salaires vont redémarrer les prix sont sages en France même les loyers Le pouvoir d'achat des classes moyennes augmente-t-il ? Est-ce qu'on sait ça ?

Moins c'est-à-dire que on n'a pas toujours de statistiques précises mais enfin ce qu'on arrive à deviner en regroupant des indices c'est que là où ça augmente le moins voire là où ça baisse c'est en effet plutôt pour les classes moyennes et plutôt pour les familles avec plus de deux enfants La croissance enrichit-t-elle le pays

57:17
Invité

et si oui qui en profite ?

Justement la croissance elle est très inégalitaire vous regardez même sur la croissance des revenus vous regardez des chiffres sur ces 30, 40 dernières années les 1% ont vu leur revenu qui a augmenté de 100% les 90 autres pourcents ça n'a augmenté que de 25% donc vous voyez vous avez une croissance des revenus qui a profité à un petit nombre d'individus plus qu'au reste de la population et c'est pareil pour la création de valeur qui est créée dans les grandes entreprises vous regardez le 440 alors je sais que le 440 c'est pas toutes les sociétés mais vous avez quand même aujourd'hui 30% des salariés qui bossent dans des entreprises de plus de 5000 salariés donc des grosses entreprises vous regardez il y a une richesse qui est créée très forte mais cette richesse 60% de ce bénéfice est capté par les actionnaires et ce qui revient aux salariés c'est à peine 10% en moyenne donc vous voyez il y a clairement cette question des salaires et de comment on redistribue cette espèce de valeur qui est créée pour que les salaires augmentent et que le pouvoir d'achat augmente

58:10
Locuteur non identifié

après juste pour compléter il faut quand même se méfier parce qu'en France on a le sentiment qu'on est une société inégalitaire on est très très sensible à la question de l'équité il n'y a pas de raison que mon voisin s'en sorte mieux que moi mais il faut le rappeler au niveau macroéconomique on est parmi les pays les plus égalitaires du monde les différences que Thomas Porcher vient de dénoncer elles sont 10 fois 20 fois 30 fois plus fortes dans d'autres pays de l'OCDE vous regardez aux Etats-Unis vous regardez dans de nombreux autres au Royaume-Uni vous regardez dans de nombreux autres pays c'est beaucoup plus important

58:45
Présentateur

La baisse des cotisations de salaire est-ce que c'est une énorme tromperie pour les travailleurs ? Roland Quairol on évoquait tout à l'heure tous ceux qui étaient mécontents mais même ceux qui travaillent dans le privé est-ce qu'ils n'ont pas le sentiment d'être un peu trompés ?

Oui c'est clair qu'on est dans un moment encore une fois le climat est celui-là et le climat en le disant au début d'émission dès l'instant que les choses vont mieux tout le monde a le sentiment que ça ne va pas si bien que ça et la pression elle est immédiatement sur ces histoires de pouvoir d'achat et moi je me demande si le problème n'est pas aussi un problème de climat politique global et de communication gouvernementale les inégalités en France ce n'est pas seulement les inégalités de revenus c'est les inégalités dans l'éducation c'est la capacité de notre système à fabriquer encore un modèle républicain qui donne une chance aux uns et aux autres et par rapport à ça on a le sentiment qu'on a un pouvoir politique qui essaye de tout résoudre en même temps en essayant de faire à la fois attention à la dette au déficit au compte public tout en essayant progressivement que ça aille mieux du côté des salaires mais ça sera plus lent et on a le sentiment que la variable de l'égalité en tout cas de la lutte pour la justice sociale n'est pas un des clignotants qu'il prend en compte il faut qu'on lui en parle pour que de temps en temps il dise on va s'en occuper et je crois qu'il manque à la communication gouvernementale une dimension de ce type alors je ne veux pas plaider pour une politique particulière mais il me semble que les gens ressentent cette absence de promesses au sens du marketing de promesses en matière de lutte contre les inégalités Peut-on concilier restrictions budgétaires et hausses du pouvoir d'achat ?

Eh bien c'est une émotion un peu compliquée non enfin oui on le peut alors on en revient toujours à la même chose si on a une situation économique qui accélère avec des salaires coguants il y aura une amélioration du pouvoir d'achat mais en revanche le fait d'être dans une période de restriction budgétaire elle interdit de baisser fortement les impôts ou elle interdit d'augmenter fortement les revenus de transfert et les revenus sociaux donc il n'y a pas de possibilité rapide d'augmenter le pouvoir d'achat dans une période de restriction budgétaire Le problème du pouvoir d'achat ne concerne-t-il pas surtout les jeunes ?

1:01:13
Locuteur non identifié

Les jeunes c'est surtout l'accès à l'emploi c'est surtout ça et là pour le coup on ne peut pas le gouvernement a vraiment ça en ligne de mire on a vu des mesures par exemple sur l'apprentissage qui ont été dévoilées c'est un des points noirs de notre économie 20% des jeunes au chômage la difficulté qu'ils ont à accéder à un emploi durable que ce ne soit pas forcément une succession de CDD ou de contrats précaires ça c'est la vraie difficulté et c'est pour le coup le gouvernement là en ligne de mire du côté des jeunes il va falloir prendre de vraies mesures

1:01:47
Présentateur

Ce qui nous sauve nous frontaliers de l'Espagne c'est de pouvoir faire nos courses là-bas comment en est-on arrivé là ? Alors là effectivement on traverse la frontière on va au supermarché on paye 20-25% moins cher Oui mais peut-être

1:02:02
Locuteur non identifié

qu'on paye 25% moins cher mais quand même en France la situation de l'Espagne a été difficile ces dernières années et je pense que les dernières années on a mieux vécu en France qu'on a vécu en Espagne parce qu'en Espagne il y a eu des mesures très très dures non mais il y a eu des mesures d'austérité réelles pour le coup

1:02:17
Présentateur

et là je pense que c'est vraiment des courses Oui c'est la possibilité

1:02:21
Invité

sur les carburants qui est moins chère etc mais encore une fois les prestations sociales que l'on touche en France sont bien plus élevées qu'en Espagne donc là c'est quelqu'un qui va jouer ce qu'on appelle un passager clandestin en économie

1:02:32
Présentateur

Je suis retraité depuis 19 ans en franc je faisais des économies en euro je ne jouais plus les deux bouts Ça n'a rien à voir avec ce téléspectateur est sans doute beaucoup plus victime de l'augmentation de la CFG que de l'euro et du franc non là il faut arrêter avec cette histoire d'euro l'euro a eu un tout petit impact inflationniste sur le moment quand on est passé à l'euro mais depuis on n'a pas d'inflation et c'est la fiscalité sans doute qui pénalise cette personne retraitée Qui seront les 20% de français qui devront s'acquitter de la taxe d'habitation pour 80% c'est fini ?

C'est les plus riches tout simplement C'est les plus riches Dans chaque commune c'est comme ça que ce sera calculé Elle va être supprimée pour tout le monde le président de la République a dit finalement Là à la fin du...

1:03:18
Locuteur non identifié

À la fin ça va être les plus riches mais au final normalement la suppression elle est pour tout le monde

1:03:22
Présentateur

Merci beaucoup à tous les quatre Merci d'avoir participé à cette émission en direct Merci aussi à l'équipe qui a préparé ce C'est dans l'air dans un instant Ali Badou pour Célèbdo Ce soir la redif 23h55 Demain ne manquez pas ses politiques 18h30 avec Karim Rissouli qui recevra notamment le sociologue Jean Viard Lundi retour de Caroline Roux Très bonne soirée sur France 5 Sous-titrage Société Radio-Canada

1:03:44
Locuteur

Sous-titrage Société Radio-Canada

Pouvoir d’achat : le boulet de Macron #cdanslair 17.02.2018 · Pourquijevote