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interviewC dans l'air· 16 juillet 2025 7 min

Budget : le plan de Bayrou

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

"OK, mais on fait quoi?" - L.Sénéchal: Le Premier ministre s'est exprimé en présence de l'ensemble du gouvernement rassemblé au ministère de la Santé, du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité. - Moment de vérité pour F.Bayrou et les comptes publics. - F.Bayrou: Il est des moments dans l'histoire des peuples où ils ont rendez-vous avec eux-mêmes.

Nous avons désormais le devoir de prendre nos responsabilités. Je crois que c'est la dernière station avant la falaise. Et l'écrasement par la dette.

Il faut l'appeler par son nom. C'est un danger mortel pour un pays. - Le Premier ministre a présenté son budget pour 2026. 43,8 milliards d'économies, pour ramener le déficit public de 5,4 % à 4,6.

Prestations gelées, médicaments moins remboursés, fonctionnaires non remplacés...

Une cure d'austérité pour tous les Français. - F.Bayrou: Il faut travailler plus.

Je propose donc que 2 jours fériés soient supprimés pour tout le pays. L'Etat va diminuer ses charges. Il va reprendre sa maîtrise de la masse salariale.

Nous allons supprimer des agences improductives qui dispersent l'action de l'Etat. Nous devons partager en 2026 une année blanche. - Concernant les plus aisés, quelques allusions seulement et des mesures évasives. - F.Bayrou: Une contribution de solidarité sera créée, que nous définirons avec les commissions compétentes des 2 assemblées.

Cette contribution devra faire participer à l'effort national les plus hauts revenus. Comme je m'y suis engagé lors de l'adoption du budget, nous prendrons des mesures complémentaires pour lutter contre l'optimisation abusive des patrimoines non productifs. - Ce ne sera sans doute pas suffisant pour l'opposition, qui redisait ses lignes rouges ce matin.

Pour la gauche, le gel d'une partie des prestations sociales ne fera qu'aggraver les inégalités. - P.Brun: L'année blanche, c'est une économie assez peu substantielle.

C'est seulement 6 milliards sur les 40 dont on parle. C'est une année noire pour les classes populaires. Notre ligne rouge, c'est les classes populaires et classes moyennes.

Si ça tape sur ces catégories, ce sera non pour nous. - La gauche et les syndicats rappellent leur proposition pour remplir les caisses de l'Etat. - M.Bompard: La seule option possible est celle qui consiste à mettre davantage à contribution les plus riches d'entre nous, les 1 % les plus riches du pays qui ont largement profité de la politique d'E.Macron depuis qu'il est au pouvoir.

Les 500 plus riches ont vu leur fortune doubler depuis 2017. - S.Binet: Depuis qu'E.Macron est président, il a baissé chaque année les impôts des plus riches de 73 milliards d'euros.

Il suffirait de remettre la moitié de ces baisses d'impôts en cause pour trouver les 40 milliards. L'équation n'est pas si compliquée. - Le PS devrait se donner le temps de négocier, contrairement à LFI qui votera certainement la censure et au RN qui menace. - S.Chenu: Nos lignes rouges, c'est faire contribuer les Français, demander aux Français des efforts, qu'ils font déjà, matin, midi et soir.

Si F.Bayrou veut faire les poches des Français, nous l'en empêcherons. On verra qui l'en empêchera à l'Assemblée nationale à travers la censure. - Les vacances parlementaires viennent de débuter et durent jusqu'au 22 septembre. 2 mois de sursis ou 2 mois de négociations pour F.Bayrou? - L.Sénéchal: "Si F.Bayrou ne revoit pas sa copie, nous allons le censurer", dit M.Le Pen.

Une mesure cristallise une colère, celle des 2 jours fériés supprimés. Levée de boucliers du RN. J.Bardella affirme qu'aucun député RN n'allait voter cette mesure.

A.Corbière, ancien LFI, dit que c'est une insulte sociale à près de 30 millions de salariés. Ca nous amène à cette question. - C.Barbier: Tout le monde regarde midi à sa porte et trouve que c'est injuste.

Cette question est justifiée. Ceux qui travaillent travailleraient plus. Ce n'est pas travailler plus pour gagner plus, mais c'est pour que la dette arrête de monter à l'horizon 2029.

C'est dire si l'effort...

L'effort est énorme, mais c'est juste pour éviter la folie de la dette qui croit. Un autre chantier a été annoncé, celui de l'assurance-chômage. Comme d'autres chantiers qui concernent les gens qui ne travaillent pas...

Je pense aux arrêts-maladies. Ca concernera la France qui ne travaille pas. Une partie des contribuables non imposables qui vont rentrer dans l'impôt sur le revenu avec l'année blanche.

L'effort est assez équitablement réparti. Il n'y a pas une seule catégorie qui est visée. Néanmoins, ça fait beaucoup de mécontents avec le sentiment...

Le sentiment que notre pays n'arrive pas à revenir dans la culture du travail. Depuis 40 ans, depuis la 5e semaine de congés payés, les 35 heures, les allongements de congés parentaux, pour une bonne raison...

Il y a aussi les allongements des arrêts-maladies...

Il y a l'idée que cette nation doit produire plus de travail...

Ce n'est plus possible. Ca ne passe plus. - F.Guinochet: Toutes les catégories ont été citées.

Il y en a pour tout le monde. Il me semble qu'une catégorie s'en sort un peu mieux: les entreprises. Cette année, il y a eu une taxe exceptionnelle qui a rapporté 8 milliards d'euros.

Cette taxe est restée exceptionnelle. Elle n'a pas été prolongée. C'est la crainte des associations patronales et des chefs d'entreprise.

F.Bayrou évoque différentes niches fiscales, mais il ne parle ni du crédit impôt recherche ni des allégements de cotisations sur les salaires...

Dans l'esprit, il reste très fidèle...

Il est fidèle à la politique d'E.Macron qui lui a précisé la semaine dernière que la politique de l'offre, la politique probusiness, il ne fallait pas y toucher. Il évoque les aides aux entreprises et les subventions.

Il y a eu un rapport sur les aides que touchent les entreprises, le rapport du Sénat. Il dit qu'il y a 200 milliards d'euros. Ce rapport montre que ce n'est pas très transparent.

Il propose un donnant-donnant avec plus de souplesse, moins de bureaucratie et des aides, mais ça reste flou. Ce n'est pas comme les salariés ou les retraités. "J'enlève les 10 % d'abattement.

Budget : le plan de Bayrou — François Bayrou · Pourquijevote