Bayrou : tous responsables sauf lui ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
qui est responsable de la situation politique et budgétaire de la France et qui sera responsable après le 8 septembre. Des questions qui tourne en boucle depuis une semaine et l'annonce du vote de confiance par François Baou. Toute sa stratégie est basée sur l'engagement de la responsabilité des partis aussi un peu, vous allez le voir sur celle des Français.
Il ne cesse de le répéter mais ça n'a pas vraiment l'air de fonctionner pour l'instant. On va en parler avec nos invités, nos experts que je vais vous présenter d'ici quelques minutes. Mais avant, direction Matignon pour retrouver notre journaliste Kevin Elè.
Kevin, dès cet après-midi, le premier ministre va recevoir les partis politiques et chefs de groupe parlementaires. Exactement, c'est le début d'un véritable marathon. Cet après-midi à 17h, ce sera le secrétaire national du parti communiste et Stéphane Peu, le le président du groupe communiste à l'Assemblée.
Ensuite, demain et mercredi, ce seront les partis de la coalition présidentielle. le rassemblement national l'UDR d'Érix Sioti qui seront reçu également le groupe Liot jeudi, ce sera autour de l'UDI et du Parti socialiste. Pour rappel, les insoumis et les écologistes ont d'ors et déjà annoncé qu'ils ne participeraient pas à ces réunions.
Ils ne se rendront pas à Matignon. Alors, du côté de François Bairrou, pour l'instant, il se tient bien loin de Matignon. Il était ce matin à pot pour y faire la rentrée scolaire.
Il devrait donc rentrer dans la journée pour entamer ses ses entretiens politiques car pour lui, il le sait, ses jours sont comptés. Il va essayer de négocier. On sait que les partis politiques mais les compromis s'annoncent d'ors et déjà compliqués.
S'il venait à démissionner après le le 8 septembre après le vote de confiance, ce serait le deuxè la deuxème chute de gouvernement en moins d'un an qui plusait sur des questions budgétaires. Merci beaucoup Kevin pour ces précisions. On va parler de ces rencontres et puis aussi cette fameuse question de la responsabilité avec nos invités, nos experts.
Valérie Lecl est avec nous. Bonjour et bienvenue. Éditorialiste politique au quotidien le journal.info.
Bruno Côer est à vos côtés. Bonjour. Bonjour politologue, chercheur au VIP et enseignant à Science P.
On est également avec Mathieu Souquier, bienvenu essayiste, expert associé à la fondation Jean Jorè et Yel Gaos qui nous accompagne comme chaque jour dans le 113 notre éditorialiste politique. Yëelle, est-ce qu'avant même que ces rencontres ne débutent à Matignon, on peut déjà dire bah en fait il y a deux irresponsables, les insoumis et les écologistes parce qu'ils n'iront pas parler au premier ministre. Il y a une forme de courtoisie républicaine dans l'usage quand même de ces rencontres à Matignon.
Euh, j'ai envie de dire le mieux est quand même quand on est invité par le premier ministre à aller discuter, même si on est en désaccord et que rien ne vous fera changer d'avis, la courtoisie républicaine, l'usage veut qu'on aille voir le premier ministre et qu'on discute, ne serait-ce que pour montrer qu'on est une opposition constructive. Là, l'agenda de la France insoumise n'est pas le même du tout. L'agenda de la France insoumise, c'est de jouer au bowling.
L'expression est d'Antoine Léoman. L'expression consiste à dire que on renverse la Kille Bairou et après on fait strike en renversant Emmanuel Macron à partir du 10 septembre, mouvement social espéré par la France insoumise et derrière présidentiel anticipé. C'est ça l'objectif que poursuit Jean-Luc Mélenchon, c'est d'accélérer complètement l'agenda politique jusqu'à une présidentielle anticipée.
Et en cela, il rejoint l'agenda du RN qui ne veut plus de du tout donner de blanc sein ou s'abstenir sur des censures ou des votes de confiance. Mais au contraire, lui aussi le RN veut accélérer l'agenda non pas pour la présidentielle mais pour une dissolution de l'assemblée à l'automne qui permettrait qu' des rapports de force actuels au RN d'acquérir au moins une majorité relative si on suit les rapports de force actuel en sachant que les sondages ne donnent pas de projection en siège aujourd'hui, ce serait absurde. Il y a pas de campagne et puis l'entre de tour crée des dynamiques.
Donc les socialistes se mettent dans un autre agenda qui est un agenda d'opposition frontale aussi à François Bairou mais avec une solution possible à la clé. C'est si vous négociez notre contrebudget. La nuance elle est là.
Olivier Fort il va jeudi matin lui le socialiste avec Patrick Caner patron des sénateurs socialistes et Boris Valot patron des députés socialistes. Mais sans illusion mais par courtoisie républicaine ils y vont. Mais c'est vrai que quand on questionne toute cette question de la responsabilité parce que c'est quand même le premier ministre qui nous rabat les oreilles depuis maintenant une semaine avec la responsabilité ou l'irresponsabilité des uns et des autres, on a tendance à se dire qu'on peut peut-être déjà commencer à faire le tri en regardant qui seront à Matignon.
Qu'est-ce que vous en pensez vous Valérie Lec ? Écoutez, je trouve que euh effectivement parmi ces deux extrêmes que sont le Rassemblement national et la France insoumise, on voit bien la différence de stratégie. Jean-Luc Mélenchon ne croit qu'à la rue.
Euh il y a une étude qui est sortie ce matin et qui montre que la plupart des participants au bloc tout du 10 septembre sont des proches de LFI. C'est une majorité, je crois, des participants qui sont des proches de LFI. Donc la stratégie de Jean-Luc Mchon, elle est clairement pas de discussion.
On est dans la révolution, on est dans la contestation et on va prendre le pouvoir par la force et en mettant les gens au bout d'une pique et pas en discutant. Donc ça c'est clair, il est cohérent par rapport à ça. Il a toujours été comme ça, il le dit et il est en conformité avec sa ses conviction.
Le Rassemblement national au contraire ne cesse d'avoir une stratégie de responsabilité, de montrer que c'est ils peuvent assumer le pouvoir et cetera. Donc logiquement, ils y vont. Moi ce qui me surprend le plus, c'est les écologistes.
Et les écologistes, ils sont extrêmement importants dans le film. Le Parti socialiste, vous avez raison, ce serait complètement absurde qu'ils aillent pas. Évidemment qu'ils y vont, mais ils y vont en disant que de toute façon euh leur euh décision est irrévocable.
Donc ils vont rest responsable aux yeux des Français. Ils y vont pas pour ils y vont pas pour négocier, ils y vont pour dire tout ce qu'ils n'ont pas pu dire au premier ministre au cours de l'été pour leur présenter le budget et pour prendre date pour la suite pour pouvoir se mettre au centre du jeu. Ensuite, les écologistes en un mot, je pense que Marine Tolier a eu une une réaction épidermique là-dessus.
Elle avait pris cette décision juste après le l'interview complètement ratée de François Berou sur TF1 où effectivement on se disait mais à quoi ça sert d'aller le voir dans ces conditions-là ? Mais elle est à la frontière entre LFI et le Parti socialiste Marine Tulelier et on pense qu'elle penchera d'un côté ou de l'autre selon les circonstances selon les élections municipales et selon qui y aura en face. Je trouve que c'est une erreur de se mettre dans le refus à priori euh d'être dans la coalition de gauche responsable et que elle s'isole en allant pas et que c'est une erreur stratégique de sa part.
Est-ce que vous partagez ça euh Mathieu Souier ? On a vécu pendant plusieurs mois avec le la conviction ou en tout cas l'illusion, François Ber lui-même d'ailleurs l'entretenait, que ces jours son bail à Matignon n'était pas forcément si précaire que cela parce que personne n'avait envie et intérêt en réalité de prendre sa place et que finalement pour les différentes composantes du Parlement, le laisser faire le sale boulot était le le scénario le moins pire. Bon, ce scénario a donc vécu.
Nous avons compris que et il y a d'ailleurs un sentiment de de vu assez récurrent, la crise politique revient exactement dans les mêmes termes en réalité qu'à la rentrée dernière. La crise politique est là. En revanche, il est vrai que tout le monde n'agit pas, il y a elle, vous l'avez parfaitement résumé, tout le monde n'agit pas dans ce contexte de la même façon parce que tout le monde n'a pas la même stratégie et le même objectif. un certain nombre de composantes politiques veulent transformer la crise politique en une crise de régime.
Et donc très clairement depuis cet été, lesfi d'abord le RN ensuite ont durcit le ton. Lfi en parlant de destitution, Jordan Bardella en partant en parlant de dissolution et même de démission potentielle. Quand on parle de démission du président de la République, je dirais pas qu'il y a une dimension un peu faxieuse dans dans le propos, mais enfin quand même, ça veut dire que on vise la crise de régime.
Les autres partis politiques, tous les autres partis politiques ne sont pas là-dedans. Alors, on verra de quel côté la tartine tombe, s'agissant des verrs. Pour autant, les verrs ont une culture de gouvernement parce que au niveau local, ils gèrent des villes où ils sont dans des exécutifs municipaux parce que au niveau gouvernemental, ils ont déjà depuis la gauche pluriale de de l'onel Jospin participé à l'action gouvernementale, ce qui n'est pas le cas de LFI.
LFI est la seule composante politique dans les chiquers politiques RN évidemment la seule composante, le seul parti politique qui a très peu l'expérience du pouvoir et qui du coup n'a pas cette culture gouvernementale là et qui a une culture davantage mouvementiste en réalité. Est-ce qu'on continue du coup une fois qu'on s'est dit tout ça Bruno Côz de dire que finalement la question de la responsabilité elle va pas se jouer à Matignon, elle va pas se jouer là dans les 7 jours à venir mais elle se jouera le 8 septembre avec ce fameux vote de confiance. Est-ce que la responsabilité tient au vote de confiance comme le dit François Baou ?
Oui, de toute façon institutionnellement c'est ce qui va se passer puisque François Baou va présenter une déclaration de politique générale. Il va solliciter le vote de l'Assemblée nationale, donc il met en jeu sa responsabilité et évidemment le 8, on verra à la fin de la journée du 8 si certains ont voté contre les consignes de leur groupes politiques. Ça sera un peu étonnant qu'en tenu de la très forte visibilité de de tout le débat que nous avons compte tenu des multiples enjeux.
Effectivement, il y a des enjeux qui ont à voir avec les futures élections municipales. Il y a déjà de la présidentielle, il y a des effets aussi. On les les les acteurs politiques qui ne se rendent pas effectivement discuter avec le premier ministre, c'est c'est effectivement une erreur.
Il y a la question de la civilité politique. On sait des études l'ont montré que si les politiques ne montrent pas qu'ils sont eux-mêmes dans la civilité politique, il faut pas non plus qu'il s'étonnent que les citoyens eux aussi embraillent. Donc il y a une vertu d'exemplarité.
Effectivement, les institutions, quand on est membre, on fait du système politique, on fait fonctionner les institutions, on se rend évidemment euh voir le Premier ministre, y compris si c'est pour lui dire les cas de vérité en face. et peut-être même d'une certaine manière on peut sans doute produire des images extrêmement fortes à la sortie de Matignon en disant qu'on a dit ces quatre vérités au premier ministre en envoyant des éléments de langage à son électorat parce que les insoumis ou les écologistes il parlent aussi un électorat qui peut-être aussi s'est senti floué par le premier ministre pour les écologistes qui pour les insoumis de toute façon est dans une posture qui incarne la radicalité le mouvement s'appelle les insonctionnement de base ça s'appelle les insoumis donc on peut pas non plus être très étonné que les insoumis jouent le jeu de leur peut-être au fond voilà hauteur de leur réputation mais mais c'est vrai que ils auraient pu utiliser de manière beaucoup plus stratégique cette situation. Mais la question de l'électorat et des Français dont vous venez de parler, elle est importante aussi parce qu'hier quand on écoute attentivement ce que dit François Bairou, il parle des Français aussi quand il est questionné sur la responsabilité de la situation actuelle.
Et finalement, si je résume l'idée, il dit un peu bas les budgets déficitaires, oui, ils ont été votés par des parlementaires, par des gouvernements, mais finalement les Français aussi, ils ont un petit peu leur part de responsabilité. Regardez pourquoi est-ce que les gouvernements successifs ont voté ? Parce que les Français le demandaient.
Parce que ministre, quand' dire, ça n'est pas audible pour vous, mais c'est audible pour eux. C'est pour la plupart des Français au lieu d'entendre c'est parce qu'ils étaient parce qu'il voul Nicolas Sarkozi il a eu à faire face à une crise terrible qu'on a appelé la crise des subprimees c'est-à-dire la crise financière internationale et il a fait du quoi qu'il en coûte et le président Macron il a fait lui aussi le choix au moment du Covid qu'on ne laisserait tomber personne. Mais quoi qu'il a eu raison de faire quand on entend ça, franchement on se demande est-ce qu'il a raison François Baou de pointer du doigt les Français dans le contexte actuel à 7 jours d'une manifestation citoyenne à 17 jours d'une manifestation convoquée par l'intersyndical.
Est-ce que vraiment c'est judicieux ? Il y a Elgadresse dans sa communication comme celle qui est relative à la l'accusation de vous étiez en vacances, pas moi, j'étais à Matinon, je travaillais, pas vous. Ça peut les Français peuvent se sentir visés aussi à travers ça.
C'est pas extrêmement productif comme méthode. La le mystigerie de la responsabilité, c'est c'est c'est tout le nerf de la guerre de ce qu'on vit en ce moment. La crise politique voir de régime demain, c'est qui est responsable ?
Et j'ai été très très interpellé, on pourra la retrouver dans les échos aujourd'hui. Vous avez Antoine Fouchet. Alors Antoine Fouchet, c'est un essayiste et l'ancien directeur de tout cabinet de Bel Penico au ministère du travail qui décrit parfaitement le le l'impasse dans lequel nous sommes tous collectivement en France.
Il dit on ne pourra s'en sortir de cette crise sur la dette que par un référendum. Pourquoi ? Parce que chaque parti politique voit Midi à sa porte et la dette à sa porte.
Le RN va vous dire qu'il faut ponctionner euh sur l'argent qui sert aux allocations sociales, aux immigrés, aux étrangers. avec les étrangers, on rembourserait la dette grosso modo, ce qui est totalement faux arithmétiquement. Mais la gauche aussi a une tendance à être totalement sur les ultra riches, à dire c'est là que ça va se passer, nulle part ailleurs, c'est là qu'on va fonctionner.
Mais même si on les fonctionne, ça ne remplit ça ne ça ne suffira pas à à gommer ces années de dette. Donc il y a il y a une impasse, c'estàd que tout le monde a une part de responsabilité. Maintenant incriminer les Français dans leur majorité parce qu'ils ont voté à un moment donné pour des gouvernements et parce qu'il y a des crises aussi qui sont succédées qui ont changé la donne budgétaire en France.
C'est un peu compliqué. Et là, on voit que François Ballou est quand même très très seul dans son argumentation et on a envie de dire on a envie de dire aussi que lui-même est au responsabilité depuis 2017 et ça cet argument là, il fait mouche dans l'opinion et 8 ans d'exercice du pouvoir en commun avec le modè, c'est aussi sa part de dette. Hm.
Valérie, non mais c'est vrai que le peuple français est un peuple compliqué, on ne peut pas le nier. Moi, je me souviens dans les annales des livres économiques qui avait marqué la France de François de Closet quand il avait publié toujours plus. Les Français veulent toujours plus, c'est vrai, ils veulent plus d'éducation gratuite, plus de santé gratuite, plus de retraite, plus le modèle social français, c'est un modèle plus raison.
Non, alors c'est pas ça que je suis en train de dire. Je suis juste en train de poser le préalable de l'état d'esprit général de ce pays. La France n'est pas un pays facile à gouverner.
La France est compliqué à gouverner. Les Français n'aiment pas qu'on leur demande des efforts. Ils n'écoutent pas.
Ils ne veulent pas entendre et ça va d'une façon générale à condition que ce soit pas eux. Voilà, c'est comme ça que ça se passe. Après, en terme de communication, il est catastrophique François Berou, vous êtes extrêmement aimable avec lui pour plusieurs raisons.
La première, c'est que trop de com, tu la comes. Enfin, c'est la base. Pas intervenir chaque jour dans un média différent, d'une façon différente et cetera.
Il ne fait qu'agacer les gens de plus en plus parce que et les gens le voient trop souvent. On ne peut pas ne rien dire de nouveau, ne rien apporter de plus. Il fait une tournée d'adieu, dit Olivier fort.
C'est pas faux, mais il l'a fait pas bien parce que il sature l'espace et plus il le sature, plus les gens s'énervent en fait et plus ils sont dans leur conviction que il faut changer dans le et que ça ne marche plus. Mais écoutez, enfin je pas moi je suis pas je fais pas de sondage mais euh je suis convaincu, j'ai fait un certain nombre d'années de communication, je suis convaincu que c'est une erreur absolue parce que effectivement ces fameuses maladresses, un jour c'est les vacances, un jour il s'attaque aux Français, il est tout le temps en train de s'attaquer aux autres, un jour c'est les boomers, un jour il va finir par se mettre la terre entière à dos. C'est ça qui est extrêmement dommage parce qu'il méritait pas ça en plus.
Sincèement pourrait ajouter c'était quelqu'un qui ne méritait pas ça. Il est très mal conseillé. On pourrait ajouter les Simon les Jana et les Jano quand il prend un parti c'est là pour le coup le boomer il est il est vraiment du côté ou il dit je me mets au niveau des Français et effectivement Simon Jano Jojo ça peut être très mal perçu image du bateau percé mais il flotte encore Simon voilà il y a quand même un décalage là même dans le le langage le phrasé en 2025 paradoxe de François au fond lui qui voulait incarner l'homme du consensus du du compromis à la fin on se dit moi je me disais hier il a bien fait de pas faire négociateur du raid ou du GGN parce que l'accumulation de gaffe qui amène effectivement des tensions dans un pays qui est déjà hyper hyper anxieux hyper tendu par la situation avec un discours politique qui dit "Je veux qu'on discute avec moi mais j'ai toujours raison euh c'est les autres qui ont tort moi j'ai toujours dit la vérité donc c'est évidemment une posture de de de dialogue et de recherche du dialogue avec les autres qui est juste impossible, qui est absolument impossible.
Par contre, effectivement, là où je rejoins effectivement l'idée d'un d'un grand débat national, on a vraiment impérativement besoin que ça ne soit pas en cercle fermé entre des leaders politiques qui daient ensemble un accord de gouvernement reposant sur on ne sait pas quelle base électorale. Et par contre, on a sacrément besoin que les acteurs politiques nous disent un, quels sont leurs plans sur la question des déficits publics de qu'est-ce qui serait susceptible de lâcher ou de ne pas lâcher s'il n'avait pas de majorité ? Absolue.
Et trois, on a aussi besoin s'il y avait des élections que les acteurs politiques nous disent quel retour d'expérience ils ont sur le front républicain. Est-ce qu'il continueraient à le jouer ? Quel retour d'expérience ils en font ?
Est-ce qu'il joueraient le jeu de la même manière ? Et si on avait ces informations, on commencerait peut-être à pouvoir raisonner un peuple démocratique. Là, j'ai envie de vous dire que vous en demandez beaucoup parce qu'à priori, c'est pas le temps des négociations et c'est pas non plus le temps de l'élection.
Si on écoute le Premier ministre qui encore une fois a beaucoup parlé des Français, un peu quand ça l'arrangé, Mathieu Souquer, j'aimerais aussi votre sentiment là-dessus. On a l'impression qu'un coup les Français ils comprennent rien, un coup ils comprennent tout. Mais attendez, je me mets à leur niveau.
Non, mais eux, ils vont savoir, ils vont savoir mieux que les politiques. En en réalité, ces revirements ou ses discours vis-à-vis de l'opinion disent que François Berérou s'est planté dans sa stratégie. Sa stratégie précisément était de contourner le parlement pour parti ou en tout cas de tenir compte des blocages parlementaires en prenant l'opinion à témoin et en se présentant comme le nouveau Mindè, celui qui dit la vérité, qui propose un chemin et qui espère que poussé par les forces sociales, il arrivera à surmonter les forces politiques.
On en est loin. C'estàd que ce Paris a été totalement perdu et sur sa personne, c'estd qu'en terme de popularité, il est donc le premier ministre le plus bas de la 5e République additionné à l'impopularité d'Emmanuel Macron. Ça fait le couple exécutif le plus impopulaire de la 5e République.
Donc il y a une équation personnelle François Berou qui est effectivement totalement dissoute. Il s'était présenté comme un homme de dialogue et pour le dialogue syndical et pour le dialogue parlementaire. On a vu qu'il était assez nul ou en tout cas que ses résultats l'étaient.
Ça c'est incontestable. il s'est planté de ce point de vue- là et et y compris sur sa réforme. Et alors je je quand on regarde quand même les enquêtes d'opinion, mais je parle sous le contrôle de Bruno qui connaît ça encore mieux que moi, je serais tenté de faire un parallèle entre là le budget et le rapport de l'opinion au contexte budgétaire et la réforme des retraites, celle qu'on a subi il y a un an et demi désormais.
En réalité, les Français à l'époque n'étaient pas opposés au principe d'une réforme. Pas du tout. On n'était pas un peuple de gauloir réfractaire qui ne veut que vivre dans le confort matériel et cetera.
Pas du tout. Il y avait une adhésion plutôt large au fait que une réforme était nécessaire pour équilibrer les comptes. En revanche, cette réforme-là n'était pas jugée était jugée ni efficace ni juste.
Et d'une certaine façon, c'est un peu la même chose avec ce budget. Euh les Français ont bien compris que l'endettement était un problème. Alors c'est plus en haut de la pile comme en 2012 par exemple.
Je me souviens quand j'étais en cabinet en 2012, la dette l'endettement public culminait en tête des préoccupations des Français au même titre que le chômage. Là, ça remonte mais on n'est pas du tout au même niveau et c'est logique. Il y a une culture de la dette qui a littéralement changé avec le Covid.
Littéralement changé avec le Covid. Donc la dette est remontée, l'endettement est un problème. Il y a sans aucun doute des efforts à faire mais les Français estiment que ça n'est ni le bon calendrier, ni les bons leviers sur lesquels on on joue.
Oui, le parallèle est vraiment intéressant. Effectivement, ça parle de la même chose d'une certaine manière, c'estàdire l'extrême difficulté pour le discours politique et pour le discours de gouvernement d'être en adéquation, en meilleure adéquation avec ce que pense l'opinion alors même que eux disent "Mais non, j'ai l'opinion avec moi." Et on voit effectivement exactement le même scénario qui se qui se qui se répète avec les mêmes malentendus, avec la même impossibilité au fond de de faire coïncider les deux.
Effectivement, les enquêtes de pion montrent que il y a une préoccupation pour la dette. D'ailleurs, je pense qu'elle s'est amorcé davantage avec Michel Barnier au fond qu'avec François Baou. C'est la passation de pouvoir à Barnier, on s'en rappelle hein, qui qui envoie un signal à l'opinion précédé quelques jours avant d'un coup de semonce aussi de la Cour des comptes sur le dérapage des finances publiques locales.
Donc ça ça amorcé le le le truc. Donc l'opinion est effectivement inquiète. Euh par contre, elle est pas d'accord avec François Baou sur la répartition de la charge euh du au fond de qui qui doit au fond éponger cette dette, en tout cas euh participer au fait d'éponger cette dette.
Allez-y. Non, je dis c'est quand même un paradoxe de vouloir euh s'appuyer sur l'opinion pour plein de raisons. La première, c'est que ça marche pas.
C'est pas l'opinion qui va décider s'il va y avoir un vote de confiance ou pas. Ce sont les groupes parlementaires. Non, budget c'est éminemment parlementaire.
C'est c'est le premier sujet du parlement, c'est le budget. C'est la première chose franchement la plus importante. La deuxième chose c'est que les Français n'ont jamais été aussi en colère.
Comment est-ce qu'on peut vouloir s'appuyer sur l'opinion publique quand les Français Je sais pas si vous l'avez constaté cet été dans vos déplacements en France des uns et des autres ? Les Français sont en colère, ils ont l'impression. Moi, j'ai entendu des des gens me dire "Mais on nous tombe, euh ça fait 30 ans que ça dure, c'est terminé, ça continuera pas comme ça." Le succès incroyable de Nicolas qui paye sur les réseaux sociaux, c'est la même chose.
Le mot euh que vous avez employé de dire "Il trouve ça pas juste, mais c'est un euphémisme", il trouve ça totalement injuste. Ils ont clairement, que ce soit à tort ou raison, ils ont clairement l'impression qu'ils ont des gouvernements qui ont dilapidé l'argent de l'État depuis des décennies et que eux-mêmes, personnellement, depuis des décennies, on leur demande indéfiniment de payer. Et là, la coupe est pleine.
Ils ne veulent plus payer, ils ne veulent pas payer plus que ce qu'ils payent déjà aujourd'hui. Ils considèrent qu'ils n'en ont pas les moyens, qu'ils n'en sont pas capables. Comment est-ce qu'on peut avoir une stratégie ?
On va voir ce qui se passe le 10 septembre, s'il y a vraiment. Mais comment est-ce qu'on peut avoir une stratégie de s' de s'appuyer sur l'opinion dans ces conditions-là ? C'était une mission impossible en réalité.
Ce qui nous ramène à la fameuse question, qui est responsable de ce chaos ? Là, j'ai repris deux mots de François Bairou. Un petit son très rapidement parce que lui, il a une idée très claire de qui en est responsable.
Il y a des forces politiques en France qui veulent le chaos. Lesquels ? Et qui veulent qui pensent que c'est sur le chaos qu'on construit la révolution et qui ne s'en cachent pas.
Jean-Luc Mélenchon a dit 10 fois que le chemin c'était de tout conflictualisé a-t-il dit, c'estàd de transformer toute tension en affrontement, tout affrontement en guerre civile. Le faiseur de chaos, c'est donc Jean-Luc Mélenchon. Si on écoute François Baotou, Yëelle, est-ce que François Baotou participe pas aussi en ce moment un petit peu au chaos ?
La la méthode choisie, on le sait depuis cet été, la méthode choisie empêche de toute façon ce vote de confiance d'aboutir. Donc dès le départ, il y a un problème de méthode totale et même dans le camp de François Baurou, on reconnaît que cette méthode amenait forcément à cet impasse qui se profile pour le pour le 8 septembre. C'est-à-dire qu'il fallait négocier dès cet été et et luder ce diagnostic partagé.
À partir du moment où vous négociez, c'est que le diagnostic, il est acquis. Euh vous savez qu'il y a un problème de dette, donc vous négociez pour faire passer un budget. Là en fait on a perdu on a perdu des semaines donc vers l'impasse et ensuite vers le chaos probablement le chaos c'est la question politique c'est pas sûr c'est pas sûr c'est pas sûr et ben on va continuer à en parler alors si c'est pas sûr dans un instant avant on fait un point complet sur l'actualité avec Valentine DJ les cinq informations à retenir à la mi-journée vous en parliez ça consulte à Touva à Matignon à une semaine du vote de confiance François Baou reçoit le parti communiste aujourd'hui avant les représentants des partis soutenant la coalition présidentielle demain hier il a accordé une grande interview aux chaîne Il a indiqué être ouvert à la discussion notamment sur la question des deux jours fériers qui pourraient être supprimés.
François Bairou qui faisait sa rentrée des classes dans sa ville de Peau ce matin. Il a fait allusion à sa situation personnelle. la vie des des hommes, des femmes et des hommes, c'est ça, c'est que vous avez une situation, vous avez le sentiment ou la preuve que ça va pas très bien.
Vous voyez que dans que que dans votre famille, la situation économique, ça peut se redresser et ça doit se redresser. Donc ça se redressera. 12 millions d'élèves et 850000 professeurs de retour donc à l'école aujourd'hui pour la rentrée des classes.
Quelques nouveautés telles que la réforme du contrôle continue au bac et au brevet, l'interdiction du portable au collège ou encore l'éducation à la sexualité pour tous avec toujours comme chaque année la problématique du manque de professeurs. Une rentrée qui attendra dans le Var et les bouches du Rô 24 heures de décalage en raison des alertes aux orages. Se départements du sud-est du pays restent placés jusqu'à cet après-midi en vigilance Orange orage et trois d'entre eux le voclus des bouches du rô et le Var pour risque d'inondation.
Et puis cette information France info, les prisonniers de Vendin Levieil entame une grève de la fin dès aujourd'hui. Il dénoncent les conditions de visite inhumaine imposée à leur famille. Selon un communiqué, le but de cette grève est de défendre la dignité de leur famille.
Plus de 800 morts et plus de 2700 blessés dans l'est de l'Afghanistan après un séisme de magnitude 6. Il a été suivi de cinq répliques. L'épicentre situé à seulement 8 km de profondeur a été localisé à 27 km de Jalal laabat.
C'est dans cette province que le bilan est le plus lourd. Voilà pour l'essentiel. Merci Valentine, à tout à l'heure. 13h pour un nouveau journal.
Si vous nous rejoignez sur France Info dans le 1113, on parle de responsabilité de la situation budgétaire, de la situation politique et on va aussi parler de qui au responsabilité bientôt après le 8 septembre quand le gouvernement Bairou sera tombé, ce qui est fort probable. Il y en a un qui s'est proposé en tout cas qui a proposé son parti. Écouter Olivier Fort.
Nous sommes volontaires pour être les suivants. Nous prenons l'engagement de ne pas utiliser l'article 493, ce qui mécaniquement nous obligera à trouver des compromis texte par texte. Les socialistes à Matignon et en plus sans utiliser le 493.
Ça fait beaucoup de choses. Peut-être un peu trop pour Emmanuel Macron. Bruno C.
Ça fait beaucoup parce qu'effectivement ils ont présenté en même temps leur contrebudget. Hm. Et leur contrebugget, on peut dire queeffectivement je imagine mal pour le moment en tout cas Emmanuel Macron s'y s'y retrouver et puis aussi problème d'arithmétique politique.
Les députés socialistes ne sont pas non plus suffisamment nombreux pour avoir à eux seuls une assise qui leur permet d'aller convaincre d'autres formations politiques. Il faut au minimum qu'il y ait les écologistes avec eux. Ben là aussi ça n'y suffit pas.
Faut qu'il y ait une partie des macronistes et puis là encore ça n'y suffit pas pour avoir une majorité. Les insoumis c'est non. On imagine que les républicains auront beaucoup de difficultés à rentrer dans un gouvernement dont les politiques économiques orientées par le programme du PS.
Donc voilà, c'est retourne à la case départ. Là, il y a au moins un point de lucidité de François Bairou hier soir, c'est quand il dit "Si je tombe le 8 septembre, il y aura un changement de politique." Je crois que là, il a parfaitement vu l'arithmétique de l'Assemblée.
Donc si effectivement ça se ça repose sur un accord avec les socialistes, ce n'est plus tout à fait la même politique. Et ce qui est très intéressant, c'est que certains acteurs du gouvernement actuel sont en train d'enjamber le 8 septembre et d'imaginer qu'il faut envoyer des signaux. Je pense à Gérald Darmanin, le gardau qui faisait sa rentrée à Tourcoin hier, son mouvement qui s'appelle populaire et qui disait "Il y a pas d'ordre sans justice sociale." Alors ça c'est quand même une une porte ouverte vers une négociation future avec des socialistes.
Voyez, il y a quand même ce ce type de mouvement qui sont en train de s'opérer. J'ai lu aussi François Barouin interviewé dans la tribune dimanche hier avec Jean-Michel Blanquer. Qu'est-ce qu' dit François Barouin, maire LR de 3, souvent premier ministrable mais jamais premier ministre, qui disait "Les 44 milliards d'euros, la marche est trop haute." Ça c'est dans la bouche d'un LR.
Ça veut dire que les 44 milliards sont peut-être négociables dans un temps futur après la chute du gouvernement Baou. Pas les 22 milliards des socialistes, pas les 44 milliards de Bairou, mais quelque part au milieu. Donc il y a c'est là que va se faire la marche de négociation peut-être sont en train de bouger pourrait bouger après le 8 septembre.
Elles vont elles vont nécessairement bouger sauf à aller à la dissolution. Pourquoi je dis ça ? Parce que le bloc central et LR et les socialistes se tiennent par la barbichette désormais.
Dire que Emmanuel Macron ne veut pas de la dissolution, les socialistes ne veulent pas de la dissolution parce que eux auraient trop à perdre dans à des élections anticipées. Donc il y a un intérêt commun à empêcher la dissolution. Maintenant euh il faut que les socialistes euh peut-être ne prennent pas tout leur programme tel qu'il est.
Mais côté bloc central et et LR faire aussi un minimum de concession. Sauf que le logiciel économique des deux blocs socialistes, bloc central LR n'est pas du tout le même et a priori pas compatible. C'est une remise totale en cause de la politique de l'offre d'Emmanuel Macron.
Donc vous voyez, il y a un intérêt commun à négocier pour empêcher la dissolution qu'elle ne soit pas l'agenda mais économiquement il y a divergence total. Le chemin Mathieu Souar et Valérie le Cap. Le seul point de consensus effectivement c'est qu'un un budget à 44 milliards d'économie n'est pas un budget adoptable.
En fait un budget austéritaire ou considéré comme austéritaire et par définition un budget impopulaire dont personne ne veut dans le contexte endosser la responsabilité. Il ne peut pas y avoir d'acceptabilité politique et derrière d'acceptabilité sociale d'un tel budget. Donc le seul point de consensus, je dirais entre tous les acteurs politique quel qu'il soit, c'est d'en revenir à un budget qui soit certes fait d'économie et fait d'effort, mais considéré comme supportable et encore une fois équitablement réparti.
C'est le seul point de passage. Ensuite, la crise politique, elle est bien là parce que comme l'année dernière, on voit bien que tous les scénarios sont sur la table. Alors, d'une certaine façon, la France de 2025 fait l'expérience de ce qu'a été la 4e République.
Et la 5e République, c'est finalement l'histoire d'un pouvoir fort pour répondre aux faiblesses de la 4e mais qui aura été au fil du temps de moins en moins fort. Donc, on se retrouve avec aujourd'hui un pouvoir très affaibli. Il n'êche que les cartes sont entre les mains d'Emanel Macron et on voit bien que et en tout cas les les élucubrations, les spéculations, les réflexions aujourd'hui tourne autour d'un scénario où il s'obstinent.
C'estàd c'est Sébastien Lecnug, Catherine Vautrin ou que sais-je en tout cas on continue de faire à peu près la même politique avec à peu près les mêmes personnes ou la tentation de faire ce qu'il n'a pas osé faire l'année dernière, c'est mettre la gauche au pouvoir parce qu'elle est arrivée en tête. Elle n'a pas la majorité mais malgré tout elle est devant. ou un trè scénario type société civile, un gouvernement de technicien, on revient exactement au même au même niveau que l'année dernière.
Valérie, moi je vais forcément prendre des risques mais je vais essayer de resserrer un petit peu les éventualités. Euh un, vous avez tout à fait raison, les 44 milliards en dehors de François Beou, plus personne n'en veut, c'est clair et net. D'autant plus que même l'Europe ne les a pas demandé puisque le plan de l'Europe c'est 100 milliards d'ici 2029 en 4 ans ce qui donne une trajectoire de 25 milliards par an et pas de 44 milliards.
Plus proche du budget des socialistes par exemple. C'est pour ça que c'était malin de la part des socialistes de présenter un contrebudget. Moi j'aurais mis à 25 et pas à 22 parce que pour 3 milliards c'est dommage.
Mais c'est tout à fait malin parce qu'il propose quelque chose de réaliste, d'ambitieux qui tient la route et qui est pas complètement délirant. On va pas rentrer dans le détail là, on n pas le temps. Mais alors, je ne crois pas, il faudrait vraiment qu'il y ait une énorme mobilisation le 10 septembre et que Macron ait le couteau sous la gorge.
Je ne crois pas qu'il nommera un ministre, un premier ministre de gauche. Je ne pense pas qu'Olivier Fort rêve d'aller à Matignon non plus. Qu'est-ce qu'il a fait Olivier Fort ?
Il a pris date. Olivier Fort, il veut concourir pour la présidentielle. Il veut remettre le Parti socialiste au cœur du jeu alors qu'il en est sorti depuis extrêmement longtemps.
Il n'aurait que 120 députés à l'Assemblée nationale en mettant toute la gauche sans les insoumises qui est extrêmement faible. Comme vous l'avez dit tout à l'heure, ce n'est pas une solution qui semble vraiment tout à fait jouable en fait celle-là. Donc la dernière solution qui selon moi est la plus probable, c'est que Emmanuel Macron choisisse quelqu'un de ses proches.
Le cornu a dit non hein et il est important à la défense. Bon il y a Darmanin mais il dit non pour la forme ou il dit non parce que vraiment il veut pas y aller ? Bah vous avez vu dans son interview il dit on parle tout le temps Jean-Ive Ledrillant on l'a mis sur le devant de la scène il a jamais dit oui.
C'est pas le même métier. C'est pas la bonne c'est pas le bon moment. Il va au Caspip celui qui va à Maton.
Le corn il a une super image. Pourquoi est-ce qu'il vient dans cette galère ? Et puis il y a des sujets l'Ukraine et cetera qui sont énormes.
Donc Votrein, elle a elle connaît les syndicats. Elle est de droite mais elle connaît les syndicats. Et puis alors moi j'ai une une idée qui m'a germé ce matin.
J'ai entendu Y Bron Privet Yel Bron Pivé nationale. Elle connaît le parlementarisme par cœur. Elle elle elle aime les compromis.
Elle s'entend avec Macron. Enfin bon, toute c'est Alors après une fois qu'on a fait ça, qu'est-ce qui va compter ? La seule chose qui va compter, c'est ce que le Parti socialiste censurerait ce gouvernement, censurerait en fait de la politique fiction ou pas.
Donc il va falloir leur donner des victoires politiques pour que ils évitent cette fameuse dissolution dont ils ne veulent pas en plus. Mais ils ne veulent pas non plus aller à Canosa et être les supplétifs d'Emmanuel Macron. Donc ce nouveau premier ministre, quel qu'il soit finalement aura comme seule priorité de trouver la non censure avec le Parti socialiste.
Et c'est en cela qu'on revient à l'année dernière et les socialistes ont aidé parce qu'ils ont une proposition sur la table. Donc proposition contre proposition, la voie de passage pour moi elle est là. Sinon c'est le chaos.
Mais on se souvient quand même aussi des socialistes qui y a encore quelques jours nous disaient et notamment sur ce plateau avec Dina Badiop avoir été très échaudé par la dernière fois où ils ont essayé de négocier euh avec euh le premier ministre et d'être pas sûr de vouloir vraiment y retourner à court terme. Bruno Cotrel, je pense qu'effectivement c'est l'une des conditions clés de voûte cette condition. Par contre, les prix ont monté, je pense, pour les socialistes, parce qu'ils ont perspective, voilà, les taux d'intérêt ont monté.
Il y a les municipales qui arrivent, ils peuvent pas se présenter devant les électeurs de gauche, au municipal, à la présidentielle en donnant le sentiment aux électeurs de gauche qu'ils ont fait la courte échelle à Macron et à Berou au fond. H et puis les prix ont monté aussi parce que il faut quand même pas oublier que le point de départ dans les législatives de 2024, c'est la candidature unique des candidats du NFP dans les circonscriptions et ces candidats uniques se sont engagés sur un programme de je rappelle deux trois mesures le SMIC à 1600 € l'abrogation de la réforme des retraites la question de l'indexation des retraites. Donc pour les socialistes, il faut qu'ils obtiennent quelque chose qui soit qui qui soit tangent, qui approche pardon.
Est-ce qu'ils sont encore sur ça les socialistes ? Parce que quand on écoute ma panneau ce matin, on a l'impression que ça y est, c'est fini sur NFP, ils veulent se mettre écudistant. C'est très intéressant la question des retraites chez les socialistes dans le contrebudget.
C'est très intéressant parce qu'Emmanuel Macron ne peut pas nommer un premier ministre socialiste, sachant que les socialistes disent "Nous sommes pour suspendre la réforme suspension et revenir à 62 ans" en attendant que les partenaires sociaux se mettent d'accord sur le vrai. Ça c'est une ligne rouge pour Emmanuel Macron. Donc rien que ce ce sujet-là empêche a priori Emmanuel Macron par sa cohérence économique de nommer un premier ministre socialiste.
En revanche, cet acte là est déjà une émancipation côté gauche par rapport au programme du NFP qui est un retour à 60 ans de la tout est une émancipation, tout le budget est une donc les socialistes vraiment cherchent la voie médiane. Alors après c'est c'est c'est c'est un chemin à voir. Le court terme c'est le budget et ce qui est vrai c'est que François Berot n'est plus clairement l'homme de la situation. en tout cas ont été instruits vis-à-vis de lui un procès en immobilisme d'une part, un procès derrière en en dilantisme ou en amateurisme.
Et donc il n'est plus considéré comme un négociateur ou un partenaire par l'ensemble de de la classe politique. Et la deuxième dimension, c'est le fond du budget. Quand même l'opinion a fini par comprendre que c'est un budget qui était certes très austéritaire et avec une marche un peu trop haute, mais sur le fond, c'est un budget qui reposait sur don dont les efforts reposaient essentiellement essentiellement en fait sur les particuliers.
En tout cas, le gouvernement depuis le début a fait passer le message que les acteurs économiques devaient continuer comme depuis 2017 d'être totalement préservés. Euh et et ça euh après encore une fois 8 ou presque 9 années désormais de politique de l'offre et donc de transfert massif des ménages vers les entreprises avec en particulier un taux d'essè qui a été significativement abaissé. dont on peut dire qu'il a produit des résultats sur l'activité économique, la baisse du chômage et mais on en est plus là aujourd'hui.
Et du coup, au moment où des efforts sont demandés à tout le monde pour essayer de faire adopter un budget, on a du mal à imaginer que les acteurs économiques ne puissent pas être mis à profit. Et je je Valérie parlait de ce matin France Inter, moi je pense au la semaine dernière, il y a eu les universités d'été du MEDEF qui de façon très pavlovienne ont dit on ne doit pas toucher à la politique de l'offre. moins de normes, moins d'impôts comme d'habitude.
Il y avait par ailleurs sur l'antenne de France inter vendredi matin le représentant d'un autre mouvement patronal qui s'appelle Impact France, le directeur général de la MAF et qui disait en responsabilité à la tête d'une grande entreprise française soumise à la concurrence et cetera et cetera, qui disait "Nous avons effectivement engrangé 100 milliards d'aide depuis 2017, une politique de l'offre efficace mais aujourd'hui alors même qu'un rapport sénatorial a fait état de 210 milliards d'aide aux entreprises sans contrepartie, sans contrôle, sans évaluation, lui-même chef d'entreprise dit il doit y avoir des marges de manœuvre et les chefs d'entreprise eux-mêmes doivent faire preuve de responsabilité. Donc la question est celle du casting. Qui a Matignon pour repérer cette équation là ?
Et quand même derrière les bouger, les marges de manœuvre et les capacités que nous avons collectivement à trouver une solution. Mais mais le casting pour Matignon là, on le disait déjà la dernière fois, on l'a dit au moment de la dissolution juste après les législatives, on l'a dit quand il y a eu la chute de Michel Barnier avant que ce soit François Berou. À chaque fois, on a l'impression que les taux se resserrent sur les possibilités de personnalité à Matignon.
Est-ce que finalement la solution qui réglerait tout, c'est pas la démission d'Emmanuel Macron ? Je remets ça sur la table parce que c'est on en entend. Ben, je vous pose la question, c'est vous qui savez. pourrait lire Marine Le Pen.
Ça créerait un précédent aujourd'hui. C'était ça, ça serait ça le résultat, hein. Non, mais ça créerait un précédent par rapport aux institutions d'un d'un suffrage universel direct révocable en cours de route euh alors qu'un mandat le il y a eu un précédent quand même.
Il a il y a déjà eu un précédent, il y a déjà eu une démission de président de la République sous la 5e. Oui. Oui.
Oui. Tout à fait. Tout à fait.
Euh en tout cas aujourd'hui Emmanuel Macron l'a dit répéter, c'est jusqu'à la dernière seconde qu'il qu'il sera à la tête de de l'Élysée, à la tête de l'État, revendiquant son élection le suffrage universel de 2022 euh distinguant les mandats, ce qui est du pouvoir législatif, ce qui est du pouvoir exécutif. Euh une démission dès maintenant ouvrira une présidentielle anticipée évidemment, mais dans des conditions où le débat la campagne elle-même, les thèmes de campagne auraient du mal à s'installer. C'est que peu de partis politiques sont prêts aujourd'hui avec un programme clé en main à exercer le pouvoir et à et être clair devant les Français sur ce qu'ils veulent faire.
Donc ça n'arrangerait pas plus la situation au final. Euh crise à la crise.
François Bayrou