L'invité politique Sud Radio - Carole Delga, Présidente PS de la région Occitanie et présidente de Régions de France, est l'invitée politique
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 45 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:21OuverteRéponse directe
Vous soutenez Raphaël Glucksmann dans la course à la présidentielle. Vous êtes sûr que c'est le bon candidat, Glucksmann ?
- 0:26OuverteRéponse directe
Vous, femme de territoire, vous assumez de défendre quelqu'un qualifié de beau beau parisien qui est allé jusqu'à dire qu'il se sentait mieux à New York qu'en Picardie ?
- 1:10FerméeRéponse directe
Pas déconnecté ?
- 1:26OuverteRéponse directe
Vous ne vous sentez pas en décalage avec lui ?
- 1:49OuverteRéponse directe
Il y a un tout sauf Glucksmann qui est en train d'arriver en ce moment. Le Parisien du jour raconte que plusieurs dirigeants du Parti Socialiste disent « tout le monde veut le taper ».
- 2:08RelanceRéponse directe
Vous n'entendez pas les critiques ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:49Invité politiqueChiffre
« Ma mère a une retraite de moins de 800 euros. »
- 2:29Invité politiqueFait
« Lui, il est capable de négocier avec Vladimir Poutine ou avec Donald Trump. »
- 2:34Invité politiquePromesse
« Lui, il est capable de faire une révolution dans l'éducation nationale pour faire en sorte que nos enfants puissent retrouver un niveau scolaire et avoir la capacité de choisir leur destin. »
- 2:47Invité politiqueFait
« Lui, il va revaloriser les salaires parce qu'aujourd'hui, dans ce pays, le travail ne paye pas. »
- 7:25Invité politiquePromesse
« Raphaël Glucksmann, sa première mesure, c'est que le travail paye. C'est pourquoi il a proposé qu'il y ait un allègement de la CSEG pour que les salaires nets puissent augmenter. »
- 7:35Invité politiqueChiffre
« C'est-à-dire, pour une personne qui gagne 2 000 euros, il y ait une augmentation à quasiment de 120 euros par mois. »
- 7:45Invité politiqueChiffre
« Et avec un financement, c'est-à-dire de taxer de façon supérieure et progressive 1% des héritages, c'est-à-dire plus de 2 millions d'euros. »
- 8:40Invité politiqueChiffre
« On dépasse même dans certaines stations, les 2,30 euros pour le gasoil. »
- 10:54Invité politiqueFait
« Il faut qu'il tienne ses promesses. Parce que, par exemple, sur la loi de finances 2026, il n'a pas tenu les promesses qu'il avait faites aux socialistes, à l'Assemblée nationale et au Sénat. »
- 11:37Invité politiqueFait
« Ça peut en faire partie, en particulier pour les petites retraites. »
- 12:29Invité politiqueChiffre
« 260 millions. »
- 15:07Invité politiqueFait
« La décision du tribunal de commerce va tomber la semaine prochaine. »
- 16:05Invité politiqueFait
« Il faut qu'on ait une indépendance industrielle et qu'il faut que la pâte à papier continue à être en France pour l'emballage carton au lieu de l'emballage plastique et aussi pour tous les produits d'hygiène et médicaux dans nos hôpitaux qui sont faits à base de pâte à papier. »
- 18:51Invité politiqueFait
« le RN n'a pas fait le ménage parce que le Rassemblement National promeut ses idées racistes. »
- 21:04Invité politiqueFait
« La solution finale qui a été mise en place par le régime nazi c'est vraiment le substrat même des idées de l'extrême droite et le Rassemblement National a été créé il faut le rappeler par M. Le Pen et avec un ancien Waffen SS. »
Temps de parole
- Carole Delga67 %
- Présentateur19 %
- Invité5 %
- ?4 %
- Auditeur4 %
≈ 23,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Sud Radio, l'invité politique,
Jacques
Cardoze.
Il est 8h31 sur Sud Radio, c'est l'heure du grand entretien politique. Aujourd'hui, Jacques, vous recevez Carole Delga, présidente PS de la région Occitanie et présidente de Région de France. Bonjour Carole Delga. Bonjour. Vous soutenez Raphaël Glucksmann dans la course à la présidentielle. Vous êtes sûr que c
'est
le bon candidat, Glucksmann. Vous, femme de territoire, vous assumez de défendre quelqu'un qualifié de beau beau parisien qui est allé jusqu'à dire qu'il se sentait mieux à New York qu'en Picardie.
Oui, je suis sûre de mon soutien et je suis sûre que c'est le meilleur candidat à gauche pour gagner. En effet, moi je peux parler de la ruralité. J'en viens, j'y vis. Je peux parler de classe populaire. Ma mère a une retraite de moins de 800 euros. Je sais ce que c'est que les fins de mois difficiles, mais je fais confiance à Raphaël Glucksmann. Parce qu'en effet, il est fils d'intellectuel, mais c'est un homme qui est profondément humain, profondément sincère et qui aime les gens.
Pas déconnecté ?
Non, il n'est pas déconnecté. Et c'est pour ça que moi, la fille de la campagne, la commungeoise qui adore la région que je préside, la région Occitanie, je fais confiance à Raphaël Glucksmann.
Vous ne vous sentez pas en décalage avec lui ? Non, je
ne me sens pas en décalage avec lui. Parce que de par son éducation, en effet, il pourrait être hautain,
il
pourrait être méprisant. Pas du tout. Raphaël Glucksmann, c'est un homme sincère et c'est un homme compétent. Parce que je lui fais confiance pour prendre la France en main, pour présider au destiné de notre pays et pour changer le mode de fonctionnement de ce pays qui est trop injuste.
Alors, Carole Delga, il y a un tout sauf Glucksmann qui est en train d'arriver en ce moment. Le Parisien du jour raconte que plusieurs dirigeants du Parti Socialiste disent, je cite, « tout le monde veut le taper ».
C
'est le propre des personnes qui ont du
talent
et de l'avenir.
Ah bon, c'est une question de
talent ? Je pense que quand on
a du talent... Vous n'entendez pas les critiques ?
Il a des critiques, il y
a
des critiques
en ce moment.
Bien sûr qu'il a des
critiques. Il est pris à partie dans une
manifestation par une électrice
de gauche.
Si vous voulez
me laisser
finir de
parler,
j'entends qu'il y
a
des critiques. Mais ce que je vous dis, c'est que Raphaël Glucksmann, il a un engagement, une sincérité et des compétences. On parle de la présidence de la République française. Lui, il est capable de négocier avec Vladimir Poutine ou avec Donald Trump. Lui, il est capable de faire une révolution dans l'éducation nationale pour faire en sorte que nos enfants puissent retrouver un niveau scolaire et avoir la capacité de choisir leur destin. Lui, il va revaloriser les salaires parce qu'aujourd'hui, dans ce pays, le travail
ne paye pas.
On
va parler du pouvoir d'achat après. Mais en attendant, il rechigne à participer à plus d'un débat. Il refuse la présence de François Ruffin. On a le sentiment qu'il refuse tout, Glucksmann ?
Non, écoutez, là, ce sont en effet ses opposants qui sont dans la caricature. Que ce soit clair. Pourquoi
ils refusent les débats ?
Non,
non,
attendez. Ils ne refusent pas le débat. Il y a une proposition de débat par une chaîne publique qui veut une exclusivité. Aujourd'hui, pour cette primaire, il y a un comité d'organisation qui est présidé par Patrick Menucci et qui représente l'ensemble des partis et l'ensemble des courants du Parti Socialiste. Ça,
c
'est un peu complexe.
Non, non, mais il y a un
comité d'organisation de cette primaire. Donc, c'est le comité d'organisation qui décidera. Raphaël Glucksmann ne refuse rien. Et concernant
le périmètre
de cette primaire, on ne peut pas, aujourd'hui, dire l'inverse de ce qui a été dit en juillet et voter par les militants socialistes. Je me permets de le rappeler. Voter
par
56% des militants socialistes. Sur
la question des participants, François Ruffin n'a pas sa place chez les socialistes
?
Écoutez, chez les socialistes et dans le cadre de cette primaire, ce que nous avons défini, ce sont les partis, les organisations qui sont dans le pôle du Parti Socialiste Européen. Et les militants socialistes, comme le premier secrétaire, au mois de juillet, a indiqué que François Ruffin et son mouvement ne faisaient pas partie
du
pôle socialiste européen. Donc, maintenant, on ne
peut
pas
dire l'inverse. On peut
comprendre que les choses changent.
Oui, mais enfin, il y
a
une campagne. C'est le principe d'une
campagne.
Non,
non,
mais le principe d'une campagne,
c
'est quand même d'être honnête et d'être conforme à ce qui a été voté par les militants socialistes. Qu'est
-ce
que vous dites
alors à la
centaine de personnalités
?
Si certains, laissez-moi finir sur
ce sujet. Si certains des candidats à la primaire socialistes ne sont pas aujourd'hui d'accord avec ce qui a été voté par les militants socialistes, par passe publique et également par la gauche socialiste. À ce moment-là, il fallait qu'ils le disent. Il fallait qu'ils emportent l'adhésion des militants socialistes au mois de juillet. Il y a près de 15 000 militants socialistes qui ont voté. Et on balaye là ce moment de démocratie ?
Et qu'est-ce que vous dites à la centaine de personnalités du PS qui réclame d'ouvrir la primaire à Ruffin ? Mathieu Pigasse aussi ?
Mais écoutez, tout ça, c'est un débat qu'il y
a
eu en juillet. Ce qu'il y a de dingue au PS, c'est qu'on est en train de plomber
un
dispositif démocratique que les autres partis de gauche, je me permets de rappeler, ne font pas. Et pendant ce temps, on ne parle pas des vrais problèmes des Français.
C'est peut-être
que ça a
été mal négocié. Est-ce que
le
PS parle d'un projet pour l'éducation ? Est-ce que le PS parle des fins de mois difficiles avec le prix du carburant qui n'arrête pas de monter ? Alors, de grâce, occupons-nous des Français. C'est cela, être socialiste. C'est changer la vie.
Alors, pour gommer, avant de changer la vie, cette image de Bobo dont on parlait tout à l'heure. Vous organisez le week-end prochain les rencontres de la gauche à Bram. Sont attendus Raphaël Glucksmann, Jérôme Gèlge, Ségolène Royal. Mais pas Olivier Faure. Vous ne
l
'avez pas invité ?
Olivier Faure est invité. Il n'a pas répondu.
Il ne
veut
pas venir
?
Demande de lui.
Et
François Hollande
? François
Hollande a été invité. Il a répondu. Il ne pourra pas être là puisqu'il remet une décoration en Normandie. François
Hollande, qui ne dit pas qu'il est candidat, mais qu
'il
serait peut-être candidat, il propose une union sacrée des démocrates, une ouverture vers le centre. C'est aussi votre souhait ?
Moi,
je souhaite un projet de gauche.
Avec François Hollande ?
Et je souhaite que l'ancien président de la République qu'il est soit dans une démarche constructive et pour faire que la gauche gagne, derrière Raphaël Glucksmann, à la présidentielle de 2027.
J'entends dans ce que vous dites, pourquoi pas avec François Hollande
?
François Hollande, qu
'il
soit dans l'équipe, c'est toujours intéressant d'avoir l'expérience et l'analyse pertinente de François Hollande.
Alors, parmi les premières mesures qu'il pourrait prendre, puisque vous parliez tout à l'heure du budget, du pouvoir d'achat et des sujets qui intéressent vraiment les Français, quelle serait la première décision qu'il pourrait prendre pour cela ? Parce qu'aujourd'hui, on le voit, c'est la grande attente des Français, c'est le pouvoir d'achat.
Raphaël Glucksmann, sa première mesure, c'est que le travail paye. C'est pourquoi il a proposé qu'il y ait un allègement de la CSEG pour que les salaires nets puissent augmenter. C'est-à-dire, pour une personne qui gagne 2 000 euros, il y ait une augmentation à quasiment de 120 euros par mois. C'est ça la proposition de Raphaël Glucksmann, et avec un financement, c'est-à-dire de taxer de façon supérieure et progressive 1% des héritages, c'est-à-dire plus de 2 millions d'euros. Donc là, nous avons besoin de revaloriser le travail. Parce que moi, des travailleurs pauvres, j'en rencontre à n'en plus finir. Aujourd'hui, un plein, c'est plus de 115-120 euros le plein.
Et donc, on a besoin d'aider ces gens qui travaillent, qui sont consciencieux et qui n'arrivent plus à se payer des vacances ou qui ont du mal à payer la cantine de leurs enfants à l'école.
Précisément, sur ce sujet, vous faisiez allusion au carburant. C'est l'une des informations de ces dernières 24 heures. M. Leclerc dit, on n'aura pas le choix, il va falloir plafonner les prix. Il y
a
une réunion aujourd'hui à Bercy extrêmement importante. Vous pensez qu'il faut plafonner les prix
du
carburant
?
On dépasse même dans certaines stations, les 2,30
euros
pour le gasoil. Et dans les territoires ruraux où les entreprises ont des voitures ou des camions diesel, je pense qu'en effet, on va devoir plafonner à un certain niveau et avoir une aide pour nos concitoyens qui n'ont pas d'autre choix que de prendre la voiture, en particulier en milieu rural ou celles et ceux qui font beaucoup de déplacements comme les infirmiers ou les infirmières. Il va falloir qu'il y ait une aide aussi pour les entreprises dont les transports sont un coût important.
Vous demandez au gouvernement d'élargir l'aide qu'il offre actuellement aux grands rouleurs ?
Oui, je demande qu'il y ait un élargissement parce que là,
il
faut voir à quel point des Français sont étranglés par le prix du carburant et des entreprises sont mises en très grande difficulté. On a besoin de retrouver aussi une France de la production. Donc, il faut aider les entreprises. Et dans le projet porté par Raphaël Guzman, c'est cela. C'est que la France redevienne une terre de production industrielle, énergétique et alimentaire.
Ces dernières heures, la presse fait état d'une possibilité que Sébastien Lecornu est en train d'étudier, une possible baisse de l'indemnité des ministres et de son gouvernement. Est-ce que vous y êtes favorable
?
Vous m'apprenez l'information. Je voudrais quand même connaître le montant qui est envisagé.
On
ne le connaît pas.
Ce que je peux vous donner comme
information, c'est que le chef du gouvernement envisage de diminuer l'indemnité des ministres, mais aussi des conseillers dans les cabinets ministériels. Et la dernière baisse de l'indemnité des ministres remonte à 2012 lors du mandat de François Hollande. Elle était d'ailleurs assez substantielle à l'époque. Là, on ne connaît pas le montant.
Écoutez, je pense que la France, dont elle a besoin, c'est de renouer avec la croissance. Et donc, il faut tout faire pour relancer la croissance. Et relancer la croissance, c'est quoi ? C'est investir dans la transformation écologique et c'est accompagner les entreprises. C'est cela. Donc, nous devons agir.
Et pour le moment, il y a ce vote du budget. Comment Sébastien Lecornu peut-il éviter la censure qui lui semble promise ?
Il faut qu'il tienne ses promesses. Parce que, par exemple, sur la loi de finances 2026, il n'a pas tenu les promesses qu'il avait faites aux socialistes, à l'Assemblée nationale et au Sénat. Donc, s'il veut éviter la censure, et je pense qu'en effet, notre pays a besoin d'un budget voté, il faut qu
'il
tienne parole. Ce qu
'il
n'a pas fait au niveau des socialistes qui lui ont fait confiance et, malheureusement, qui ont été trompés
en début d'année.
Donc, les socialistes vont probablement le censurer.
Écoutez, en premier, on va regarder le budget
et
ensuite, il y aura cette question de
la confiance
avec le Premier ministre.
Ce serait quoi le casus belli ? Par
exemple, les retraites ?
La
désindexation des retraites, ça pourrait en faire partie pour les socialistes ?
Ça peut en faire partie, en particulier pour les petites retraites. Et puis,
il
faut qu'il y ait une justice, une justice dans ce budget et qu'on arrête de faire payer ceux qui ont moins et qu'on exonère d'efforts ceux qui ont beaucoup. Justice, justice fiscale, justice sociale.
Avec vous, Carole Delga, on va évidemment évoquer des sujets qui concernent la région Occitanie, mais qui concernent tous les Français. C'est celui des cures thermales ces dernières heures. Sylvain Maillard, député macroniste, a dit vouloir supprimer les remboursements. Au moins, il veut faire des économies, Sylvain Maillard
?
Non, mais attendez, il veut faire des économies au détriment de la santé des Français
? Non,
mais on en est là, en France
?
Non, mais les cures thermales, ça amène vraiment une vraie amélioration médicale.
Et
ça, c'est prouvé. Ça
coûte
260 millions d'euros par an à la Sécurité sociale.
Oui,
260 millions. Vous voyez de quoi on parle ? Alors qu'il y a une vraie amélioration médicale, scientifique, c'est inadmissible de s'attaquer vraiment à des sujets qui mériteraient au contraire de l'accompagnement. Toutes
les cures sont justifiées
? Mais oui, les cures sont justifiées. Arrêtons de parler de 0,001% d'abus. Je veux dire à 99,9%. Ces cures sont bénéfiques pour la santé de nos concitoyens. L'apport médical, il y est. Et je pense qu'on devrait être plus dans la prévention au niveau médical que juste dans le curatif. Regardez dans les autres pays comment ça se passe. Les budgets sur la prévention, sur une éducation à l'alimentation, sur la pratique sportive sont menés. Et ça a des vrais effets en termes de santé publique et en termes aussi de coûts budgétaires de la santé. Donc oui au thermalisme, oui aussi aux médecines douces. C'est important.
Carole Delga, présidente socialiste de la région Occitanie et présidente de la région de France. Vous restez avec nous. Dans un instant, on vous retrouve pour votre carte blanche consacrée à l'entreprise dont j'ai oublié le nom.
Fibre excellence.
Fibre excellence, merci. Mais également on parlera de l'autoroute, évidemment. Ce sera la question d'un auditeur. Et puis il y aura l'actualité des réseaux sociaux avec cette polémique autour de propos racistes tenus par des policiers. A tout de suite.
Le
Grand Matin Sud Radio, 7h10, Jacques Cardoz.
Carole
Delga, présidente socialiste de la région Occitanie et présidente de région de France. C'est l'invité exceptionnel de Sud Radio ce matin dans notre studio. Carole Delga, vous soutenez également Raphaël Glucksmann. Dans cette deuxième partie, on évoque une carte blanche.
On
vous propose un sujet. Vous avez choisi d'évoquer le sort de fibre excellence. Est-ce que vous êtes confiante quant à ce nouveau repreneur
? Oui,
je suis confiante pour l'avenir du dernier fabricant de pâte à papier en France. Nous avons commencé à constituer un pool d'industriels. Il était nécessaire d'avoir trois mois. La décision du tribunal de commerce va tomber la semaine prochaine. Mais je suis confiante parce que la procureure et l'ensemble des parties prenantes à l'audience d'hier ont approuvé ce plan de trois mois que j'ai présenté. Puisque c'est la région qui a déposé une offre avec des industriels et avec une avance de 2 millions d'euros de la part de l'État.
Un représentant, semble-t-il, de votre entourage, dirait, qui veut rester anonyme, a indiqué que le sérieux des repreneurs potentiels justifiait ce délai nécessaire. Est-ce que ça veut dire qu'on a des raisons d'être inquiets ?
Ils
ne
sont
pas sérieux ?
Ah si, ils sont sérieux. Non, ils sont sérieux. Si le tribunal de commerce n'a pas mis en liquidation judiciaire FIPRE-excellence Saint-Gaudès, c'est qu'il y a un avenir possible. Mais je tiens quand même à avoir une pensée forte pour les salariés de FIPRE-excellence Tarascon qui sont au chômage puisque la liquidation judiciaire a été prononcée fin juillet.
Je tiens à leur dire que je porte pour notre pays, pour ma région, bien sûr, un projet industriel parce qu'il faut qu'on ait une indépendance industrielle et qu'il faut que la pâte à papier continue à être en France pour l'emballage carton au lieu de l'emballage plastique et aussi pour tous les produits d'hygiène et médicaux dans nos hôpitaux qui sont faits à base de pâte à papier.
Carole Delga, on aborde avec vous, Benjamin Glaze, l'actualité des réseaux sociaux. C'est notre deuxième rubrique. Elle est consacrée à Carcassonne et à ses policiers, Benjamin, qui ont été enregistrés en train de tenir des propos racistes.
Et avant d'en écouter quelques passages, je vous préviens, ces propos peuvent choquer. Ces images, elles datent de novembre 2025. Elles ont été captées par le chef d'équipe lui-même. Il croyait avoir été en sa caméra piéton après l'avoir testée en début de service ratée.
Elle
est restée allumée. C'est Midi Libre qui a eu accès à ses heures d'enregistrement, le quotidien qui a posté un extrait assez long sur ses réseaux sociaux.
J
'en peux plus, tout à l'heure on était sur Carnot, du bico, du nègre, du nègre, du bico.
La vidéo qui est truffée comme ça de propos racistes. Autre exemple après avoir reçu l'appel d'une femme qui pensait avoir percuté un chevreuil ou un sanglier.
J'espère que c
'est
pas un gamin ou quelqu'un qui a percuté par contre. C'est peut-être un migrant, un petit tirigu. Tirigu dans la savane, il est percuté. Il est venu en France, il est percuté par un véhicule. Imagine, il vient en France,
il
se fait buter par une voiture communiste.
Et ces deux policiers municipaux ne s'arrêtent pas là. Je rappelle qu'ils ne savent toujours pas qu'ils sont filmés. Ils pensent que leur caméra piéton est éteinte. Ils
disent ouais, vous avez colonisé, vous avez fait de
l
'esclavage. Mais que dalle quoi, c'est vous les putains de premiers peuples à vous esclavager entre vous,
tu
sais. Entre tribus vendesses et singes.
Je
crois que je commence à devenir raciste. Ouais, mon chef c'est un raciste.
Ouais, des propos racistes. Le chef d'équipe en question un temps en arrêt maladie a repris du service depuis la victoire du maire Rennes, Christophe Barthez. Auparavant, il avait assuré la sécurité de Jordan Bardella durant plusieurs de ses déplacements, notamment lors de la promotion de son livre à Limoux dans l'Aude. Mais revenons à la vidéo, puisqu'au-delà des propos racistes, ce policier a également tenu des propos putschistes, misogynes, blaguant au passage sur la sexualité d'Emmanuel Macron.
On
a pris 40 ans de socialisme, de merde, de gauchiasse, donc plus de respect de rien du tout. Plus de respect du père, plus de respect de la mère. Mais bon, le père c'est le père à la base. C'est lui qui bande et qui
a
les muscles. Cro-Magnon,
ça
marchait comme ça. Je veux dire, il n'y
a
que les connasses qui se sont dit, oui, mais les connasses à l'époque,
dans
les grottes, si elles n'étaient pas avec leurs mecs, elles se faisaient buter à l'extérieur. Non mais tu vois, il faut tout ramener dans le contexte, parce qu'on peut aller très loin. De toute façon, quand tu
as
un président
qui
prend une
*** par
son transgenre et qu'on essaye de cacher ça
au
monde entier.
Midi Libre indique qu'une enquête préliminaire est menée depuis 8 mois par la gendarmerie. Carole Degas, le RN n
'a
pas fait le ménage.
Non,
le RN n'a pas fait le ménage parce que le Rassemblement National promeut ses idées racistes. Et les idées de l'extrême droite sont à l'origine de ce type de propos qui sont scandaleux. Scandaleux parce qu'on parle d'êtres humains. Je voudrais quand même rappeler avec gravité la banalisation des idées de l'extrême droite que certains essaient de promouvoir.
Bien
sûr, des membres du Rassemblement National mais également une partie de la droite en France.
c
'est gravissime parce qu'on arrive à se réjouir
qu
'il puisse y avoir un être humain un enfant qui soit buté
parce
qu'il a une couleur de peau différente de la mienne ou parce qu'il a une religion différente de la mienne. Les propos qui sont aussi tenus sur Mme Macron sont inadmissibles sur les femmes sur la sexualité des êtres humains. Il faut rappeler à cette antenne que les idées de l'extrême droite dans notre pays
ont
amené à ce que des enfants
en
39-45 soient mis dans des wagons et soient gazés. Et le seul crime de ces enfants c'était d'être juif ou on a aussi gazé des ziganes des homosexuels. Il ne faut rien lâcher face aux idées de l'extrême droite parce que le pire est toujours possible et quand j'entends que Mme Le Pen n'est pas d'extrême droite de la part de certaines personnalités politiques ou même de certains journalistes l'extrême droite est toujours la même chose. C'est du racisme. C'est la haine de l'autre.
C
'est la haine
de celui qui est différent de nous. Aujourd'hui Marine Le Pen et le
RN sont racistes
selon
vous
?
Mais bien
sûr mais bien sûr parce que la base des idées du Rassemblement National ce sont des idées racistes qui ont amené je le rappelle à ce qu'il y ait vraiment la Shoah à ce qu'il y ait des personnes parce qu'ils étaient gitans parce qu'ils étaient homosexuels parce qu'ils étaient juifs parce qu'ils étaient résistants à être gazés. La solution finale qui a été mise en place par le régime nazi c'est vraiment le substrat même des idées de l'extrême droite et le Rassemblement National a été créé il faut le rappeler par M. Le Pen et avec un ancien Waffen SS c
'est
cela la réalité.
Mais en
quoi les propos récents du Rassemblement National ont-ils un lien avec ce qu
'on
vient d'entendre là
? Mais quand à ce moment-là on veut stigmatiser dans la
rue Non mais vous dites qu
'il
y a
un lien direct
avec les propos.
Mais quand on veut stigmatiser dans la rue une femme parce qu'elle est voilée c'est du racisme contre les musulmans.
C
'est toujours la même chose. Moi je suis vraiment très ferme sur la laïcité. je ne veux aucun signe religieux dans les écoles. La baïa dans les lycées c'est non. Parce que la baïa c'est un signe religieux. Dans l'espace public chacun dans l'espace public dans la rue chacun s'habille comme il veut. Et là quand vous avez Mme Le Pen qui veut interdire et verbaliser les femmes voilées c'est du racisme contre les musulmans et c'est vouloir assimiler les musulmans à des intégristes. Tout ça vraiment ce sont des idérances et moi je souhaite que notre pays il reste fraternel. Et quand vous entendez ces propos
ces
glaçants de la part d'un policier municipal et je demande en effet à la justice française d'enlever l'habilitation le temps de l'enquête. On ne peut pas accepter que la police que les forces de sécurité pour qui j'ai le plus grand le plus grand respect parce que la police ne tue pas et bien je ne veux pas que la police que la gendarmerie que toutes les forces de sécurité soient entachées par des propos pareils et donc il est nécessaire d'enlever toute habilitation à ce policier municipal et de le suspendre.
Merci Carole Delga d'avoir été notre invité et pour ces propos suite à cette affaire dont on ne manquera pas de reparler évidemment sur Sud Radio.
A
venir, Marine Tondelier en grande difficulté face à l'histoire des présidents de la Ve République lors d'une émission de télévision. On en parle tout à l'heure dans le Face à Face avec Elisabeth Lévy et Eric Revelle dans un instant et d'abord les informations. Sous-titrage Société
Radio-Canada
Carole Delga