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interviewSénat (sur YouTube)· 22 mai 2026 96 min

Sexisme et stratégies anti-genre : quelles menaces ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

OK, d'accord. Très bien. Donc, mesdames les présidentes, chers Berérangère Couillard et cher Agath Amel, mesdames les rapporteurs, chers collègues, nous arrivons bientôt au terme de nos travaux consacrés à la montée en puissance des mouvements et réseaux masculinistes.

Et il nous a semblé important et particulièrement utile d'entendre deux institutions qui ont récemment produit des travaux majeurs sur ces mouvements et les idéologies qu'ils véhiculent. Nous avons le plaisir de recevoir Agatha Amel, présidente pour quelques jours encore de la délégation au droits des femmes et à l'égalité du Conseil économique, social et environnemental. Rapporteur de la résolution consolider et organiser la défense de nos principes démocratiques face aux stratégies antienres. adopté en mars dernier.

J'ai été d'ailleurs présente au début des débats [rires] [souffle coupé] et Beréranger Couillard, présidente du Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes qui a consacré dans son rapport annuel 2026 sur l'état du sexisme en France publié en janvier un chapitre à la menace masculiniste. Vos travaux respectifs constituent des contributions précieuses pour notre réflexion car ils permettent d'éclairer notre sujet sous deux angles complémentairirees. Le rapport du Haut conseil à l'égalité documente avec précision la progression du sexisme dans notre société, mais aussi la diffusion des idées portées par les courants masculinistes.

L'un des apports majeurs du HCE est de montrer comment le phénomène masculiniste s'inscrit dans un continuum plus large, nourri à la fois par un sexisme hostile et par un sexisme plus diffus dit paternaliste souvent banalisé. Cette grille de lecture nous a beaucoup intéressé dans le cadre de nos travaux. Elle permet notamment d'objectiver certains phénomènes que nous observons au fil de nos auditions.

La banalisation et la popularisation de référence issu de la culture masculiniste, la diffusion d'un vocabulaire spécifique à cette idéologie, la circulation de croyances pseudocientifiques ou encore la normalisation de discours de victimisation. Lorsque votre baromètre montre par exemple que 21 % des hommes adhèrent à l'idée selon laquelle seuls les hommes naturellement beaux peuvent trouver une partenaire ou que 24 % considèrent qu'au-delà d'un certain nombre de partenaires sexuels, une femme ne pourrait plus s'attacher durablement. On mesure combien certaines grilles de lecture issues des sphères masculinistes ont déjà infusé bien au-delà de leur espace d'origine.

Nous serons donc particulièrement intéressés par votre analyse de cette diffusion et la manière dont elle imprègne la société. Vous pourrez également revenir sur les recommandations qui vous conduisent à envisager la lutte contre les discours masculinistes comme un enjeu de sécurité nationale ainsi que sur la manière dont cette question doit être appréhendée par les pouvoirs publics notamment dans sa dimension interministérielle. Les travaux du CE apportent quant à eux une perspective tout aussi essentielle.

En effet, au fil de nos auditions, nous avons constaté que ces différents mouvements, masculinisme, antiféminisme, stratégie antigenre ne peuvent être pensé isolément. Il participe souvent d'une même dynamique de remise en cause des politiques d'égalité, de contestation des droits acquis et de banalisation de discours hostiles aux femmes. Votre résolution met précisément en lumière cette structuration plus large.

Elle montre que ce que l'on pourrait croire relevé d'initiative dispersé s'inscrit en réalité dans des stratégies coordonnées et structurées transnationales disposant de relais politiques, médiatiques et financiers puissants. Vous citez notamment le chiffre de 1,18 milliards de dollars mobilisés en Europe en 5 ans au service de ces mouvements antienrre dont plus de 165 millions pour la France qui apparaît comme le deuxème pays européen concerné derrière la Hongrie. Face à de tels financements, comment les institutions publiques peuvent-elles mieux identifier, qualifier et contrer ces stratégies ?

Avant de vous céder la parole, je précise que cette audition fait l'objet d'une captation audiovisuelle en vue de sa retransmission sur le site et les réseaux sociaux du Sénat. Sans plus tarder, je laisse dans un premier temps la parole à Agatha Amel. Merci madame la présidente, mesdames les sénatrices, messieurs les sénateurs, il y en a pas parmi nous mais je les salue tout de même.

Madame la présidente, je vous remercie de votre invitation à présenter la résolution qui a été effectivement votée en mars dernier par le conseil économique, social et environnemental qui est l'institution de la société civile organisée. Cette résolution donc intitulée consolider et organiser la défense de nos principes démocratiques face aux stratégies antienores, elle a été votée à une très large majorité et je dois bien avouer que je n'en étais pas intimement persuadé au départ. Euh au C, vous avez différents types de textes.

Vous avez les rapports, les avis qui sont plutôt conséquents avec des préconisations à destination des pouvoirs publics et des parlementaire. Et puis vous avez euh une autre forme de texte qui est la résolution qui a vocation à plutôt euh amener collectivement une alerte sur un sujet bien spécifique. Et donc alerter collectivement sur la montée des mouvements antigeores, ça peut paraître consensuel.

C'est plus difficile qu'on le croit même au sein de notre institution tout simplement parce que leur stratégie fonctionne bien et je pense que il faudra aussi que que je puisse exposer les difficultés qu'on a pu rencontrer parce que ça peut intéresser bien évidemment les parlementaires qui travaillent sur ce sujet. Le sujet de la montée en puissance des stratégies anti-jeur que vous traitez dans le cadre de ce rapport d'information, il nous a il nous amène déjà à regarder la question avec lucidité et c'est pas si simple que ça, je vous en reparlerai. Et puis à agir ou en tout cas trouver des des voix d'action pour la société civile puisque c'est de là dont on se plaçait.

Donc ça nécessite parfois de bousculer ses propres croyances, d'intégrer, de conscientiser que les mouvements à l'œuvre, vous l'avez dit madame la présidente, ils sont pas seulement des courants de pensées qui sont marginaux, mais ce sont des structures qui sont réfléchies, qui sont financées, qui sont relayées et qui poursuivent un objectif bien précis avec des alliés qui peuvent être identifiés. Donc ce travail porté par la délégation aux droits des femmes et à l'égalité du CE, il a été le fruit de discussion fourni entre les différentes organisations. Je rappelle au CU, on a 85 organisations, 175 conseillers et conseillères qui sont composés de représentants de salariés, de représentants des entreprises, des exploitants agricoles, des artisans, des professions libérales, des mutuels, des chambres consulaires. on a tout un tas de de de conseillers de conseillères dont euh la la spécificité n'est pas de travailler sur les sujet d'égalité.

Euh donc, il y avait un enjeu à faire comprendre aussi aux membres euh ce qui se passe euh sur ce sur cette thématique de la montée en puissance des mouvements antig. Donc, vous l'avez compris, pour faire adopter cette résolution, il a fallu construire avec tout le monde, euh débattre avec les organisations, convaincre, amender, sourcer à outrance parfois et on a eu du mal à aller chercher des sources sur toutes les tous les sujets qui étaient identifiés par les auditionnés. Je pense que vous aurez peut-être la même problématique.

Donc c'est pour ça que c'est très intéressant que les différentes institutions se sais se saisissent de ces enjeux. euh et faire prendre conscience des dangers que représentent ces mouvements parce que leurs cibles au-delà des individus et au-delà de leurs droits, se sont infinés les principes démocratiques que nous défendons. Et c'est ce qu'on dit dans cette résolution, c'est-à-dire que il y a une première partie qui est consacrée à l'identification et à nommer les mouvements antigenor et une deuxième partie qui montre que s'ils sont dangereux bien évidemment d'abord pour les femmes, ils sont également dangereux pour les hommes, pour les enfants et puis plus globalement pour la démocratie elle-même.

Côté vocabulaire, on a choisi la terminologie des mouvements antienres au pluriel parce que c'est un ensemble d'initiatives et d'acteurs qui ne sont pas tous les mêmes, qui contestent les évolutions récentes en matière de droit humain, en particulier l'égalité fam. Également les droits sexuels et reproductifs, les droits des personnes LGBTQA+. Euh donc c'est l'une des émanations des idéologies masculinistes.

Et maintenant vous êtes rôé sur ce sujet-là. Euh mais ce n'est ça ne représente pas tous les masculinismes. C'est vraiment indépend du masculinisme.

Je vous présente assez succintement cette résolution qui est relativement courte hein avec une première partie qui est identifier et qualifier l'offensive antienorre. L'objectif de cette partie c'est de dire que il faut nommer pour comprendre. il faut nommer, il faut catégoriser.

Les catégories sont pas toujours parfaites, mais elles permettent de réfléchir aussi à l'action publique derrière. [grognement] Euh donc je vais pas m'apesantir sur ce point parce qu'au fond euh voilà, il est aussi central dans votre rapport, mais euh vous dire quand même que nommer ça a aussi pu être clivant chez nous. Euh c'est-à-dire que il y a une certaine appréhension à euh identifier des acteurs qui participent directement à financer l'idéologie antigeur.

Mais on a assumé que nommé c'était rendre politiquement lisible euh et on a voulu mettre en lumière un certain nombre de stratégies pour nous aider si ce n'est à les combattre tout du moins savoir les contourner. Donc ce qu'on comprend et ce qu'on a cherché à documenter c'est que la période actuelle elle se résume plus à un phénomène de backlash. Je citerai Delphine Ha l'ancienne ambassadrice qui est intervenue à la séance plinière qui nous disait que le baclash que nous connaissons n'est pas l'effet d'une crise.

Le baclash que nous connaissons, cette montée en puissance des mouvements antigor et leur victoire électorale dans certains pays de démocratie libérale, c'est une stratégie systématique anticipée, organisée, financée, mise en place depuis les années 80 90 depuis l'Amérique du Nord. Et quand vous dites ça, parfois vous vous passez pour complotistes [grognement] euh alors même que il y a des rapports qui font état de financement, de stratégie, qu'on a des preuves de rencontre aussi des différentes organisations. C'est pour ça que le financement ça a été un enjeu majeur de cette résolution sans auître bien évidemment qui finance.

Donc vous le savez, les mouvements antigeor, ils auraient levé 1,18 milliards de de dollars en Europe, un chiffre qui a été multiplié par 4 par rapport à la décennie précédente. Donc ça c'est quand même extrêmement inquiétant. On voit qu'il y a un financement qui a qui a quadruplé euh avec des milliards d'euros qui ne tombent pas du ciel hein, qui sortent de la por de la poche de milliardaires russe américains, d'hommes d'affaires européens, de personnalités aussi parfois chrétiennes conservatrices d'élites technologiques.

Il y a des fondations qui jouent qui dit philanthropique qui jouent à cet égard un rôle essentiel hein dans le financement des campagnes antiavortement en faveur des thérapies de conversion et bien sûr contre les VARS en particulier à l'école hein. Vous avez aussi travaillé sur ce sujet. Je sais que vous avez une commission d'enquête qui a été ouverte sur l'influence des fondations privées sur la vie démocratique.

Donc j'ai hâte aussi de de lire ces conclusions puisqu'il me semble que c'est voilà il y a un sujet antienre extrêmement présent sur sur cette enquête. Il y a bien entendu des relais. Vous avez aussi auditionné des personnes qui vous ont parlé du rôle des des chambres d'éco médiatique et technologiques.

Elles aujourd'hui elles ont aussi des lignes éditoriales et donc ça permet de diffuser cette idéologie très largement à l'international avec des narratifs réactionnaires qui arrivent à se coordonner et à porter les mêmes les mêmes déclarations dans dans différents pays. Et donc le CE rappelle que bien évidemment la pluralité médiatique va de paire avec la lutte contre les stratégies antigenorre puisque il y a un certain nombre de de médias qui assument une volonté assurée de diffuser des idéologies réactionnaires qui portent une vision de la femme et de l'égalité entre les femmes et les hommes qui à notre sens n'est pas légitime. Et puis pour finir sur cette partie et je pense que ça c'est un point assez important, les mouvements antigeurs se contentent pas de contester certaines politiques publiques.

Il y a eu vraiment une transformation dans leur méthode d'action. Là où avant on avait des mobilisations qui étaient assez ponctuelles en manifestation contre des avancées, aujourd'hui, il y a vraiment une dynamique plus large qui consiste à exercer une pression croissante sur les institutions françaises et les institutions européennes et il développe toute une gamme de services alternatifs qui sont très bien rodés [grognement] et qui contournent le droit et qui sont beaucoup plus difficiles à identifier hein pour les acteurs politiques. et les acteurs des services de l'État.

Je prendrai un exemple quand on parle d'éducation à la vie affective relationnelle et sexuelle, il y a un programme qui a été édité par le conseil supérieur des programmes. On en a on a travaillé là-dessus au conseil à l'égalité. Et bien vous avez plutôt que d'aller manifester devant les écoles pour interdire pour empêcher on va dire la tenue des sens des VARS, il développe des propositions pour intervenir dans les établissements scolaires, principalement les établissements scolaires privés sous contrat.

Enfin bon, c'est quand même des jeunes qui appartiennent à la République, hein. Donc il faut aussi s'occuper de quelle éducation ils reçoivent. Euh et donc il développe des gammes de services qui proposent euh l'éducation à la bienveillance.

Euh c'est ce qui est marqué dans le module de formation. Et puis quand vous allez euh échanger avec les élèves, je vous invite à lire le travail des journalistes. C'est de l'éducation à l'abstinence, c'est du planning familial naturel, c'est des séances où on parle pas de droit à l'avortement.

Euh donc ça pose quand même un enjeu extrêmement précis de quel jeunes reçoivent quel type d'information pour vivre quelle quelle émancipation et avoir accès à leur droit. Très rapidement sur la deuxième partie, euh ce qu'on a voulu faire comprendre et c'était extrêmement important parce que c'est aussi cette partie qui a vraiment amené à du débat chez nous, c'est que les stratégies antienor participent à un mouvement plus global de d'fritement de l'état de droit et que c'est l'affaire de tout le monde. Moi, j'avais un enjeu à aller, on va dire, convaincre les organisations environnementales, convaincre les professions libérales, convaincre le mouvement français des entreprises pour que que ce sujet était un sujet de démocratie globale [grognement] et qu'il est concerné et qu'il fallait qu'il monte en compétence aussi là-dessus parce que bien évidemment que ce qu'on observe c'est que l'état de droit, il est directement mis en cause par ces mouvements.

C'est un point qu'on a développé aussi avec la SNCDH qui a adopté très récemment une déclaration qui va dans ce sens-là. Et même si on a voulu rattacher même si rattacher on va dire les différentes organisations aux principes fondamentaux au libertés fondamentales, ça peut paraître encore une fois on va dire assez consensuel. C'est des mots qui ont été répétés tant de fois qui seraient vide de sens.

C'est pas le cas. On voit dans les débats que on a besoin de rappeler c'est quoi le socle démocratique, à quoi on est attaché, qu'est-ce que c'est que l'égalité entre les femmes et les hommes. C'est pas parce que c'est dans la loi qu'il ne faut pas continuer d'en faire un outil de réflexion collective et continuer de le défendre puisqu'il est puisqu'il continue d'être attaqué.

Et donc on a montré dans cette deuxième partie les différents fondements démocratiques auxquels on était attaché qui pouvaient être remis en cause par ces la puissance de ces mouvements réactionnaires. Je conclurai en disant que quand même de la part de la société civile organisée, ce qu'on a eu envie de dire c'est que la montée en puissance de ces mouvements, elle c'est pas une fatalité. On voit qu'il y a des institutions qui s'en saisissent.

C'est pas pour rien que les trois délégations au droit au droit des femmes et à l'égalité de l'Assemblée nationale, du Sénat, du CE travaille sur ce sujet en ce moment. C'est pas pour rien que le HCE a fait ce ce rapport édifiant. C'est parce qu'on voit collectivement qu'il y a un enjeu sur lequel il faut agir maintenant.

La puissance, elle existe aussi du côté des citoyens et des citoyennes, au côté des parlementaires qui vont dans un sens progressiste pour les droits les droits humains. Nous, ce qu'on observe, c'est que quand même la société est de plus en plus progressiste et donc le mouvement de baclash, mais ça a été très bien documenté, répond aussi à ça. Je conclurai en en vous renvoyant aux propositions concrètes qui sont contenues dans ce texte.

Euh nous on appelle à soutenir la diplomatie féministe parce qu'on ne voit pas comment on peut lutter contre la stratégie des mouvements antigeor sans avoir euh une diplomatie féministe euh forte et une coordination des acteurs au niveau international. Et la France a sa part à prendre sur ce sujet. [grognement] Euh et aussi euh un soutien au monde académique puisqu'il est euh extrêmement euh menacé euh et euh il y a des échéances électorales qui arrivent qui euh nous invitent aussi à à sécuriser ce qu'on peut sécuriser.

Je disais que ce vote n'allait pas de soi parce que le CE et il me semble que c'est là notre rôle aussi he c'est d'arriver à éclairer la décision publique. Donc c'est important de vous dire ce qui ce qui a pu se passer en interne puisque c'est pas un secret. Le CE, il est traversé par les mêmes vents réactionnaire que la société he c'est pas un vas closeux aux différentes stratégies des mouvements antigen et que là où moi quand j'étais je suis arrivée présidente il y a 5 ans, il y a des choses qui sont passées il y a 5 ans qui passeraient plus je crois.

Et donc on a un enjeu aussi nous, société civile organisée, à continuer d'alerter sur euh qu'est-ce qui se passe au sein de nos propres organisations pour que quand on travaille sur un sujet tel que les stratégies antienre, la première chose qu'on nous dit c'est qu'on est complotiste ou qu'il y a pas de sujet ou que l'égalité avance et qu'on va quand même pas être négatif. Enfin, est-ce qu'on est-ce qu'on a ce rapport là sur d'autres types de droits ? C'est quand même voilà.

Euh donc cette résolution, je l'assume aussi hein, elle avait pour ambition de pousser les organisations à se positionner euh et à se positionner publiquement euh et travailler leur position. Euh et finalement, elle a été votée à une très large majorité. Donc on voit quand même que quand il y a un travail éducatif qui est fait, quand il y a un travail de recherche, de transmission, de compréhension de la menace, et bien les acteurs de la socié civile sont en capacité de la prendre à la hauteur à laquelle elle doit être prise.

Donc il y a vraiment tout ce travail qu'il faut qu'il faut continuer de faire. Euh et voilà, je je j'espère que le CE s'est renouvelé hier. Il y a une nouvelle présidente Claire Tour qui a été élue euh à la présidence du CVE pour la première fois.

Euh donc ça fait deux femmes présidente d'Assemblée constitutionnelle. Euh [grognement] peut-être le Sénat suivra euh mais euh en tout cas ça ça reste un sujet qu'il faut continuer qu'il faut continuer de travailler au sein de nos organisations puisque il s'agit aussi d'accompagner les membres à prendre conscience de de de la menace et du danger qui pèse sur les droits des femmes. Voilà, j'espère que nos institutions en tout cas et en particulier les DDFE resteront en lien, même si moi voilà je quitte le C parce que en fait c'est aussi en avançant de manière coordonnée qu'on fait prendre conscience au sein de la société des enjeux qui pèsent sur les droits des femmes et je vous remercie pour le travail effectué sur ces 5 années madame la présidente.

Merci beaucoup Agath. Et juste sur le Sénat, petit clin d'œil, il y a mes collègues qui sont restés jusqu'à 2h du matin. Je pense qu'une élection de femmes pourrait se faire si c'était de nuit parce qu'il n'y a que des femmes la nuit au Sénat, hein.

Faut savoir que les hommes ont leur voiture qui se transforme en citrouille. Donc nous, on a déjà bien échangé les certaines certaines règles et donc ils ne sont pas là la nuit. étonnemment euh il s'occupe des enfants probablement.

Et donc je vais passer maintenant la parole à Berérangère Couillard. Madame la présidente de la délégation en droits des femmes, mesdames les sénatrices, déjà vous dire, je suis très heureuse de pouvoir présenter devant vous dans le cadre des travaux que vous réalisez en ce moment euh bah notre dernier rapport sur l'état des lieux du sexisme en France qui a été publié donc en janvier dernier comme chaque année, en janvier de chaque année et qui s'intéresse tout particulièrement cette année à la menace masculiniste. Alors en 2025, on avait déjà consacré enfin on avait constaté plutôt une forte polarisation de la société sur les questions d'égalité et de sexisme.

Les jeunes femmes sont de plus en plus conscientes que leur vie au quotidien est plus difficile que les hommes. Elles sont donc plus engagées sur ces questions euh plus sensibles au féminisme et au combat pour les qualités des genres. Et à contrario, ce qu'on a pu constater, c'est que les jeunes hommes expriment un sentiment d'incompréhension d'abord des évolutions de la de la société et voire même pour certains un rejet.

Ils sont donc plus attirés par les idées sexistes et également masculinistes. Et son constat du coup nous a poussé à étudier les raisons de cette polarisation, mais surtout il a renforcé notre volonté de mieux comprendre l'évolution du masculinisme dans notre pays. Et ce constat nous a aussi poussé à remettre en question notre approche statistique et et à analyser le sexisme sous un autre angle.

Euh et donc le baromètre 2026 du haut conseil d'égalité s'est appuyé sur une enquête comme chaque année. Donc Toluna là pour le coup c'était Toluna Haris Interactive qui a été conduite en ligne auprès de 3061 personnes âgées de 15 ans et plus et représentative de la population française. Le HCE a procédé à une refonte méthodologique importante de son baromètre annuel.

Le questionnaire a été enrichi d'abord de questions euh ciblées permettant d'évaluer l'adhésion aux thèses masculinistes. On part d'une base existante bien sûr pour évaluer pour évaluer l'évolution et puis on complète avec euh des sujets sur lesquels on a envie de voir quel est euh quelle est la tendance. Euh et on a choisi et c'est ça a été euh un choix important dans dans l'enquête qui a été réalisé pour l'enquête qui a été réalisé, c'est qu'on a choisi de séparer le sexisme paternaliste du sexisme hostile pour mieux justement euh les étudier et les comprendre.

Euh alors le sexisme paternaliste euh il s'apparente souvent à des petites remarques, des comportements, des actes qui sont guidés par des stéréotypes encore très puissants. Ces personnes, elles adhèrent souvent à l'idée que les femmes ont besoin de la protection des hommes, que les femmes sont plus sensibles et plus douces que les hommes, donc ce serait à ell de porter la charge éducative. Je vous passe d'autres affirmations de ce type.

Euh et ce sexisteisme paternaliste euh parce qu'il se présente comme positif, il est très largement accepté socialement alors même qu'il entérine bien sûr la domination masculine et légitime une répartition hiérarchisée des hommes et des femmes. Le sexisme paternaliste est donc le sexisme du quotidien, celui que l'on accepte un peu trop facilement à la machine à café, à la maison et qui légitime une répartition hiérarchisée des hommes et des femmes. Pour vous donner une tendance, 75 % des répondants à notre baromètre estiment que les femmes doivent être protégées et aimées par les hommes. 62 % considèrent que les femmes sont naturellement plus douces. 78 % estiment que les hommes doivent assumer la responsabilité financière de la famille. 68 % jugent normal que les femmes interrompent plus longtemps leur activité après une naissance.

Et ce sexisme paternaliste, il est déjà inquiétant mais mais il s'exprime en parallèle d'un sexisme hostile qui l'est encore plus inquiétant. Un sexisme hostile qui est beaucoup plus violent. Euh il se base sur l'idée que la femme est inférieure aux hommes euh et que les hommes doivent donc contrôler les femmes, les dominer et parfois même les violenter.

Et ce sexisme hostile véhicule une image qui est dégradante des femmes et qui et porte en lui la violence des hommes qui les détestent. Et pour le calculer et l'observer, nous avons demandé à nos répondants s'ils étaient d'accord avec les affirmations portées par les courants masculinistes. celle des incelles, donc ces fameux célibataires involontaires, les plus radicaux d'entre eux d'ailleurs et encore ou encore des militants des droits des paires comme par exemple donc la justice serait toujours du côté des mères ou bien encore à cause du féminisme, il est plus difficile de trouver une compagne ou encore la vie conjugale désavantage économiquement les hommes jusqu'à des affirmations qui alimentent ou sont alimentées par la culture du viol. comme l'idée qu'il est normal que les femmes acceptent un rapport sexuel pour faire plaisir à leur conjoint ou encore qu'une femme qui dit non à un rapport sexuel peut-être convaincu de changer d'avis et ce que nous classons aujourd'hui comme adhérents au sexisme style répondre être d'accord à l'ensemble de ces affirmations.

C'est d'autant plus inquiétant parce que quand on sait et qu'on connaît le chiffre donc de de ceux qui adhèrent au sexisme hostile, je voulais rappeler que c'est vraiment l'ensemble des ces affirmations, c'est pas juste une partie d'entre elles. Donc il serait aujourd'hui de l'ordre de 100 millions en France 17 % donc de la population française et 2 tiers sont des hommes. Ça veut dire que 1/3 quand même sont des femmes.

Si nous ne disons pas que tous ceux qui adhèrent au sexisme hostile sont masculinistes, bien sûr, nous affirmons que ce sexisme hostile est le terér du radicalisme et que tous les masculinistes adhèrent au sexisme hostile. En particulier, ceux qui ont une activité importante sur internet sont encore plus à risque de basculer. Les réseaux sociaux apparaissent comme des espaces de cristallisation et d'amplification des discriminations et des violences faites aux femmes et aux minorités de genre.

Et à ce titre, le rapport du haut conseil d'égalité identifie le cyberssexisme comme la première forme de discours de haine en ligne. Savoir encore que 84 % des victimes sont des femmes. Et le rapport soulligne aussi que la régulation de ces contenus haineux et sexistes est encore très imparfaite voire inexistante.

Et donc au conseil d'égalité, nous alertons sur cette radicalisation. D'abord, on la considère massive, sous-estimée et qu'elle a une dangerosité qui repose grandement sur la capacité des masculinistes à adapter leur langage afin de contourner les différentes modérations qui peuvent être mises en place. Elles sont insuffisantes mais en plus ils ont une technique pour les contourner.

Nous pensons donc qu'il est vraiment important de comprendre le sexisme pour comprendre cette évolution vers un masculinisme de plus en plus décomplexé et qui prend une place de plus en plus importante dans notre société. Ce n'est pas qu'une question d'internet, de réseaux sociaux ou de vidéos TikTok qui peuvent souvent nous révolter. Le masculinisme est là près de nous chaque jour euh parce que ce n'est pas seulement un business pour quelques influenceurs nausé à bon, c'est une idéologie qui prend place dans les esprits de nombreux hommes violents et plus inquiétants encore de très jeunes garçons.

Et contrairement au féminisme qui vise l'égalité, le masculinisme refuse cette égalité et cherche à maintenir la domination masculine tout en se présentant comme un mouvement pour les hommes. Il y a un vrai sujet actuellement dans le débat, c'est qu'en fait on oppose féminisme et masculinistes et on les renvoie dos à dos. Alors qu'en fait, on ne peut comparer ça qu'à des féministes extrêmement radicales mais en aucun cas le féminisme ne défend le fait que les femmes sont devraient être supérieures aux hommes.

Et donc ça, [grognement] je pense que c'est important que nous sachions le rappeler aussi dès que c'est possible de le faire. Et pour comprendre le masculinisme, il faut comprendre qu'il repose sur trois piliers. D'abord euh première chose, le mythe de l'égalité déjà atteinte qui affirme que les femmes n'ont plus de raison de demander davantage de droit et donc de se plaindre.

La théorie de l'inversion selon laquelle les hommes seraient devenus les nouvelles victimes de cette société et le discours de la crise de la masculinité qui présente les hommes comme menacés. Et ces idées, on les voit évoluer très largement au sein de la population française. 60 % des hommes pensent que les féministes veulent donner plus de pouvoir aux femmes qu'aux hommes.

Je le disais tout à l'heure, mais c'est très présent, 60 % des hommes le pensent. Et autant juge que les revendications des féministes sont exagérées. L'idéologie masculine dépasse le cadre d'une simple dérive individuelle ou collective.

Il s'agit d'une structurée dotée de relais politiques, vous le disiez à l'instant, économique, financier et culturel. Donc c'est euh 1,18 milliards de dollars qui ont été investis entre 2019 et 2023 en Europe par des réseaux qui sont hostile au droits des femmes et à l'égalité. Et comme si ça suffisait pas, le masculinisme est désormais une véritable industrie, un véritable business de la haine qui rapporte beaucoup d'argent avec des chaînes YouTube, des podcasts, des formations payantes, des plateformes d'abonnement et monétisation algorithmique qui sont devenues monnaie courantes.

Donc c'est pour cela que nous affirmons que le masculiniste est devenu une menace d'ordre public et et un enjeu de sécurité nationale. Et le masculiniste ne se contente pas pour ces hommes d'être un sujet de débat. Il peut légitimer le passage à l'acte, banaliser des violence et dans ses formes les plus extrêmes, aller jusqu'à l'apologie du viol ou du meurtre.

C'est cette même idéologie qui a poussé un jeune de 18 ans à envisager un attentat terroriste masculiniste à Saint-Étienne il y a 1 an. Il envisageait de tuer un groupe de femmes au couteau. Il a été heureusement arrêté. [grognement] Euh et encore dernièrement, Cédric Prison, membre d'un groupe Facebook de papa en colère, porteur de l'idéologie masculiniste.

Il a été du coup poussé à commettre un double homicide contre sa femme et son ex-femme. Il y a quelques semaines, le haut conseil à l'égalité a fait le choix de soutenir cette mobilisation citoyenne qui avait été engagée euh pour montrer que en fait il pouvait enfin il était intéressant de reconnaître que ça puisse être un acte du terrorisme misogyne parce qu'en fait c'était important de voir ce qui entourait donc en tout cas ceux qui fréquentent ce groupe papa en colère. que fréquentait donc ce personnage Cédric Prison pour mesurer en fait euh l'intensité de la propagande à l'intérieur de ce groupe, savoir s'il a eu des soutiens euh des personnes qui ont pu soutenir son action, qui ont pu se réjouir de son action euh et donc qui des personnes qui puissent être des des enfin des qui puissent passer à l'acte et donc du coup devenir aussi des masculinistes qui donc passeraient à l'acte ultérieurement et donc c'était intéressant de de pouvoir le regarder.

Malheureusement, ce n'a pas été retenu par le procureur qui s'est qui s'est du coup prononcé contre cette idée. Le Haut conseil à l'égalité appelle globalement à une réponse publique cohérente et coordonnée un renforcement effectif de la régulation numérique, une politique de prévention de la radicalisation et la reconnaissance du masculinisme comme enjeu de sécurité publique et nationale. Nous formulons donc 25 recommandations que je serais ravi de vous vous présenter lors de nos échanges suivants.

Parmi celle-ci, nous proposons par exemple de rendre les séances des Vars obligatoires et donner un cadre et des moyens pour les appliquer. Les VAR, c'est une marotte he du au conseil d'égalité, on le répète. Voilà, moi nous on est assez vous aussi c'est c'est une marte partagée.

On est euh on était assez réjoui des annonces des derniers gouvernements sur cette question parce qu'on sait qu'il y avait des faiblesses dans le dispositif mis en place depuis depuis plus de 20 ans. Ce qui est intéressant, c'est que maintenant il y a un cours qui est dédié en tous les cas pour chaque classe d'âge et ça c'était quelque chose d'essentiel je pense pour faire terire tous ceux qui pouvaient être justement contre ce qui se disait dans les écoles. Maintenant, il faut réussir du coup le déploiement dans les établissements et je crois que c'est ça l'enjeu pour cette année les années à venir et c'est la difficulté aujourd'hui qui est rencontré par les rectorats les DA sur sur place, c'est comment on déploie, comment on investit, comment on forme du coup le personnel de l'éducation nationale pour faire ces ces pour appliquer donc ces trois séances à la vie affective relationnelle et à la sexualité.

On souhaite aussi qu'il y ait des renforcements donc du des contrôles de l'Arcom et de Pharaos. Euh et qu'il y ait une création de la catégorie une catégorie autonome masculinisme dans les signalements poursuivent le phénomène. Également rendre transparent les algorithmes afin de redonner aux utilisateurs le contrôle de leur expérience en ligne et intégrer aussi le terrorisme misigine dans les doctrines de sécurité.

Et enfin, confier au conseil l'égalité entre les femmes et les hommes avec évidemment des moyens humains et financiers dédiés la mission d'observatoire national du masculinisme et des radicalisations sexistes. En tant que président du haut conseil d'égalité, je vous appelle évidemment donc à prendre en compte des certain nombre de de recommandations comme c'est quand c'est nécessaire et en tant que parlementaire évidemment on vous appelle à les intégrer dans la législation quand c'est possible. Et cette concrétisation législative, elle est indispensable si on veut vraiment être en capacité de de combattre ce fléau.

Donc je pense qu'en effet le travail euh que nous avons pu faire dans les différentes instances vont vraiment être enfin ça va vraiment être complémentaire et ça va permettre de de documenter complètement ces ces mouvements masculinistes et je l'espère que ça permettra une prise de conscience importante. vous dire que nous on a eu un un accueil extrêmement fort, un énorme écho sur ce rapport. Chaque année, hein, il y a une attente très forte sur ce rapport sur l'état des lieux du sexisme en France, mais celui-ci a particulièrement marqué les esprits parce qu'il est complètement d'actualité.

En effet, euh aussi, je crois, par sa qualité. Je je suis très fière de du rapport qui a été remis cette année et publié. Euh et et je pense qu'on a un certain nombre de recommandations qu'on a pu qu'on a pu faire qui sont à mettre en place extrêmement rapidement.

Donc voilà, je suis ravie d'être avec vous ce matin et évidemment attentive à toutes les questions que vous pourriez me poser. Merci à vous. Merci beaucoup.

Et alors en écho euh à ce que vous venez de dire l'une et l'autre, euh j'ai reçu et je pense que nos collègues sénatrices ont reçu hier le même mail d'un éventuel International Council for Men and Boys, donc envoyé à tous les sénateurs, qui nous dit "Chers chers législateurs, législatrices, les institutions internationales financent d'importantes campagnes visant à élever la représentation médiatique des femmes. tandis que des programmes parallèles destinés aux hommes présentent la masculinité comme un problème à corriger. Nous vous invitons à examiner comment ce cadrage influence les médias, l'éducation et la politique familiale dans votre propre juridiction et à soutenir des représentations équilibrées des hommes et des garçons dans les communications soutenues par les pouvoirs publics.

Alors équilibré des hommes et des garçons, hein. Donc moi je dis équilibré dans un monde où il y a autant de femmes que d'hommes voir peut-être même un peu plus de femmes. Et bien 5050 me paraît tout à fait équilibré.

Je crois qu'on ne demande pas autre chose que cet équilibre là et que ça ne doit être au détriment évidemment ni des hommes ni des femmes, pas plus que des garçons et des filles. Donc voilà c'était parce que vraiment j'ai été voilà étonnée de recevoir cela. choqué.

Je dirais pas, j'irai pas jusque là, mais ça montre bien que voilà comment ça se diffuse et entre autres tous nos collègues sénateurs hier soir eux ont pu le lire puisqu'ils n'étaient pas en séance. Et donc [rires] et donc voilà, je n'insisterai pas plus et je vais donc laisser la parole à nos collègues rapporteurs. Merci beaucoup madame la présidente.

Merci mesdames les présidentes pour vos interventions qui m'ont beaucoup intéressé. Juste pour souligner euh à Beréranger Couillard, bien sûr, nous étions là lors de la remise du rapport. Euh donc nous avions pu prendre connaissance de vos recommandations.

Euh je reviendrai après. Euh madame Amel, je vous remercie infiniment parce que depuis le début de nos travaux se pose la question du financement et d'où il vient et je vous rejoins complètement sur le fait de vouloir nommer. Alors, je ne sais pas si on y met la même chose toutes les deux.

Euh je le redis et pardon pour cette répétition pour celles et ceux qui m'entendent dire ça depuis longtemps. Lorsque je vais au Leclerc dont le patron est régulièrement entendu dans les médias et me semble pas être un réactionnaire conservateur, il y a un mur de smartbox à la sortie du Leclerc et j'aimerais que les gens qui achètent ça, outre le fait que quand on m'en a offert, j'ai jamais réussi à organiser le weekend prévu. [rires] J'attends toujours mon truc dans la your yaourtre.

Bref, outre ça quand on achète ça, ça va augmenter la fortune et les moyens de pas n'importe qui et donc de monsieur Sterrain pour ne pas le nommer. Et donc, j'aimerais qu'il y ait une visibilité et qu'on puisse, on appelle ça le name and shame puisque on parle très bien anglais ici. Euh il y a un enjeu de responsabilité lorsqu'on achète des produits.

Euh c'est un geste politique. Je à une époque acheté français avait été venté par une marinière et les gam portés. Acheter conservateur devrait être identifiable parce que je ne suis pas certaine que la plupart des gens qui offrent ça ou ça s'offre ça pour eux-mêmes ai envie de financer des écoles masculinistes comme c'est le cas.

Donc l'identification et nommée me paraît être une réponse utile. Euh je vais lire votre résolution. Merci beaucoup de nous l'avoir euh apporté aujourd'hui.

Je pense qu'on va toute la lire sur les sources que vous avez pu trouver parce qu'en effet euh on connaît les grands mouvements anti-enre. On avait pu auditionner Jean Ephèse, on connaît les travaux de Nilata, donc on connaît ça. Mais concrètement, pourquoi la France est-elle en numéro 2 après la Hongrie ?

C'est quand même ça interpelle. et vous parlez à juste titre me semble-t-il. J'ai pas beaucoup de questions, je suis d'accord avec tout ce que vous dites.

Je trouve ça passionnant d'une structuration, d'une organisation, d'une concertation qui montre bien qu'il faut pas réduire les mouvements masculinistes à des des influenceurs aussi peu formés qu'intelligents et qui se font 20000 balles par mois en effet. Voilà. et qui ne s'adresse qu'à des ados isolés et mal dans leur peau.

C'est plus vaste que ça. Et en effet, nous avons bien identifié notamment en nous rendant à Montréal euh qu'il y avait une stratégie de déstabilisation des démocraties et le premier outil, c'est évidemment euh les réseaux sociaux qui depuis la réélection de Donald Trump ont se sont mis au service de sa politique. Je parle pour moi, je ne sais pas si tout le monde partage mon point de vue ici.

Néanmoins, ma et je vous remercie pour le travail d'acclimatation que vous avez conduit au CS. Je serais ravie par ailleurs de comprendre comment mieux comment ça marche parce que en effet ça peut être un outil très puissant. Euh donc comment avez-vous je résume, sur le nom ?

Est-ce que vous parlez de Na Shame ? Et sur les sources ? Comment avez-vous fait ?

Je j'adresse ma question à madame Couillard. La première, vous avez cité 17 % des des personnes en France, des sondés sont d'accord avec le masculinisme hostile. Est-ce que vous avez des analyses par tranche d'âge ?

Encore une fois, mon but étant de démontrer que ce ne sont pas que les jeunes, hein. C'est l'évolution d'un mouvement qui est déjà bien ancré dans la société, dans les classes plus âgées de la société. Je veux dire sur le body count, ce qu'on appelle comme ça aujourd'hui, je ne pense pas qu'il n'ait jamais été bien vu pour une femme de multiplier les amants.

Bon euh ça prend c'est donc une évolution du vocabulaire mais euh je suis trop longue, pardon. Elle a pas encore ma présidente n'a pas encore avancé le doigt vers le bouton. Donc je continue.

Je me souviens d'un président de la République qui s'était mis en ménage avec une femme dont le nombre d'amants avaient été dévoilés. Euh personne ne fera où elle l'avait dit, je ne sais plus et j'espère que personne ne fera la recherche mais je m'étais à peu près identifié à ce qu'elle disait et ça avait déclenché une vague de réaction hostile sur comment host-el le dire, comment hostelle c'était trop. Euh donc tout ça pour dire que rien de tout ça n n'est nouveau mais c'est une évolution du discours réactionnaire qui s'adapte aux outils actuels, me semble-t-il.

Donc pardon, je suis trop longue. Avez-vous du détail par tranche d'âge ? Et enfin juste une obser Alors, j'ai deux observation, je suis beaucoup trop longue, pardon.

Euh sur l'observatoire euh des violences, il me semble euh que nous avons un sujet et pour avoir travaillé avec Marie Mercier que je salue euh sur une proposition de loi qui est pas encore euh euh complètement achevée euh sur les comment protéger les enfants et comment rendre efficace le contrôle d'honorabilité, comment empêcher les prédateurs d'être en contact de nos enfants dans le cadre professionnel. On a constaté et Marie Mercier le dit depuis bien longtemps que tout le monde travaille en silo, ça ne se parle pas et qu'il y a un problème de pilotage. Et il me semble que s'agissant des violences anti-genres, c'est la même chose.

On a un problème de pilotage et là je suis en train de réinventer la roue que m'a expliqué Dominique Verrien quand je suis arrivée ici et donc notamment l'observatoire des violences faites aux femmes. On a l'ami prof. Donc comment on articule ça ?

Et je conclai, j'en avais une autre mais je pense que Dominique Verrien pourra en parler sur la qualification anti terroriste de l'affaire prison. J'ajouterai qu'en arrivant ici, j'ai eu du mal à enlever mes écouteurs parce que Éric Zemour était interviewé sur France info et donc voilà, le nombre le l'antiwisme, j'avais même oublié. Euh il est de retour, parlons-nous.

Oui, allez, je vous laisser répondre. Voilà. Allez-y.

Merci madame la présidente. Euh sur le name and shame, c'est exactement ça en fait hein. C'est-à-dire que nous donc dans la dans la résolution, on a décidé, on pouvait pas parler des acteurs sans en nommer certains, notamment les acteurs français euh puisque comme vous l'avez euh dit hein, la France est le deuxème récipientaire des financements, donc qui en fait organise aussi la réception et la coordination des acteurs.

Et donc Pierre Édouard Sterrain est cité dans cette résolution puisqu'il a un projet politique qui est assumé et dont il parle lui-même avec toute une partie sur l'idéologie antienre dans le projet Périclè. Euh moi j'ai reçu des amendements pour supprimer le nom de Pierre Edwards Terrain où c'était écrit Naim and Shame. Voilà.

Euh donc il y a également le la fondation Jérôme Leen qui est citée dans cette résolution. la fondation Jérôme Leen dont euh le qui est proche de l'Institution catholique de l'OPUSDI dont le fondateur est d'ailleurs en attente de sa béatification qui a publié depuis décembre 2005 2025 cinq communiqués de presse contre l'IVG qui est quand même maintenant un droit constitutionnel donc je pense pas qu'on puisse faire ça sans sans impunité et dont on m'a demandé de supprimer la référence et je pense que ces demandes elles sont pas fondamentalement comment dire fait parce que c'est des masculinistes derrière. Je crois que dans mon institution, c'est plus un rapport à la à la vérité, à ce qu'on peut dire et ne pas dire, à une certaine pudeur par rapport au fait de nommer des acteurs qui d'ailleurs ne se cachent pas de leur projet politique.

Et il me semble que ça fait partie de notre responsabilité en tant que société civile organisée de savoir de qui on parle parce que eux ne nous attendent pas en fait. Euh et donc je suis d'accord avec vous, je pense que il y a des acheteurs, des Smartbox qui ont conscience de de ce à quoi il participe. Il y en a plein qui ne le savent pas.

Euh et donc pour pouvoir euh prendre des décisions éclairées, il faut avoir les bonnes informations. [grognement] Donc moi, j'ai tenu là-dessus. On était plusieurs bien évidemment, on a fini par y arriver mais ça a été le fruit de de débat quand même assez assez important mais qui se poseront aussi sur d'autres sujets.

Quand on parle de la pluralité des médias et quand on parle de la concentration médiatique, et ben citer les différents actifs de Vincent Boloré, c'est pas toujours simple dans notre institution puisqu'on a l'impression qu'on stigmatise, que ça va s'appliquer à tout le monde et cetera et cetera. Alors que l'idée c'est de dire la problématique vient de la concentration des actifs et qui les concentre si ce n'est cette maison là le groupe Laoré donc qui d'ailleurs ne se cache pas aussi d'une ligne idéologique. Voilà moi je je cette résolution elle a fait l'objet d'un certain nombre d'interventions sur Europain grâce à madame Eugénie Bastier.

Bon ben je m'en cache pas. Enfin, je veux dire euh effectivement, elle fait réagir un certain nombre d'acteurs, notamment parce qu'on cite la fondation Jérôme Leune. Euh voilà.

Et sur le la 2è votre 2ux deuxème intervention, effectivement euh euh le grand défi je pense c'est de d'arriver à faire comprendre et le et c'était très important aussi que le rapport du HCE puisse être médiatisé et j'espère que ça sera le cas aussi pour votre rapport d'information que c'est pas euh des inscells qui sont derrière leur ordi euh et qui dit et qui sont pas contents parce qu'ils ont pas de partenaire en fait c'est c'est pas ce qui est en train de se passer et ce qui se passe demande à ce qu'on arrive à monter en compétence sur la caractérisation de l'enjeu. Et à ça participe aussi he le rapport d'information de l'Assemblée nationale sur la diplomatie féministe. Il y a toute une partie sur les stratégies antigen qui est extrêmement complète.

Vous me questionnez sur les sources. Bien évidemment, on gravite autour des des mêmes acteurs, le forum parlementaire pour les droits sexuels et reproductifs, mais également un certain nombre d'ONG, des acteures qui sont aussi dans les conseils onusiens et qui voi bien à quel point il y a une meilleure coordination des acteurs antienres pour empêcher de faire progresser l'égalité absolument partout. C'est-à-dire que là où avant c'était principalement à la commission FEM euh qu'il y avait des interventions, maintenant à chaque fois qu'il y a le mot genre ou le mot femme dans un texte, il y a des amendements qui sont déposés.

Euh et la la l'ambassadrice Delphine Ha en parle très bien. Euh en fait les là où les les diplomates français, enfin les diplomates d'ailleurs pas que français mais en tout cas pour ceux pour celles et ceux qu'on connaît les diplomates français étaient occupés avant essayer de faire progresser les droits, aujourd'hui ils ne font que empêcher le recul. Donc qu'est-ce qui se passe quand on ne fait que empêcher le recul des droits ?

Ben on n'acquère pas de nouveaux droits alors que c'est le sens du progrès. Et donc on est toujours en train d'essayer de de faire en sorte que ces droits qui sont attaqués en permanence ne régressent pas et ça veut aussi dire quelque chose de notre non avancé. Et donc tous ces sujets-là ont pu faire l'objet de débat en science.

On pourra en parler voilà aussi dans dans d'autres espaces même si je tiens à le rappeler quand même ce texte a été voté à une grande majorité. Donc ça veut dire que le travail et au Sise, on vote pas n'importe quoi sans voilà bien évidemment sans sans réfléchir à au sens de son vote hein. Donc le travail de de sensibilisation a été effectué et les différents acteurs se sont rendus compte de la gravité du sujet.

Béatrice Goselin, je il y a pas de mal. Euh déjà ce que j'ai pas euh évoqué euh dans la présentation que que j'ai faite, même si évidemment vous étiez présente et vous connaissez parfaitement euh le rapport mais aussi la méthode qui a été déployée, mais je pense que c'est important de rappeler que en fait on est régulièrement attaqué au sein du haut conseil d'égalité sur les rapports que nous remettons la méthode, la légitimité de l'instance, elle est régulièrement cité comme une instance qui devrait disparaître pour des raisons déjà d'inutilité. On sait combien cette instance est utile et parce qu'elle coûterait trop cher alors qu'on sait combien elle ne coûte pas cher vu que tous les membres qui en font partie sont bénévoles.

Donc je je rappelle que cette instance ne coûte vraiment pas grand-chose par rapport à la qualité des rapports qu'elle qu'elle qu'elle produit. Euh et donc je vous dis ça parce qu'en fait on a la chance d'avoir au sein du Haut Conseil d'égalité sur ce mandat euh un directeur de recherche du du CNRS et donc il a été décidé euh de travailler particulièrement avec lui euh parce que le CNRS est reconnu euh donc pour pour son sérieux et et pour ses pour sa méthode méthodologie tout du moins et donc on a préféré ajouter les forces pour justement qu'il y ait pas de contestation parce qu'on savait qu'on allait sur un terrain un peu miné qu'on allait être facilement contesté et donc c'était important de pouvoir avoir au-delà du baromètre qui est réalisé sur lequel s'est appuyé évidemment le CNRS mais en tout cas Pascal Huget a choisi de de d'analyser avec la méthode du CNRS avec et donc c'était intéressant d'avoir cette complémentarité et donc pour répondre à votre première question concernant le le nombre de Français qui adhèrent aux différents sexismes On a donc 12,5 millions de français qui adhèrent au sexisme paternaliste, 7,5 millions d'hommes et 5 millions de femmes. Et on a donc 17 % de la population, c'est-à-dire près de 10 millions de personnes qui adhèrent au sexisme hostile, 6,5 millions de d'hommes, 3,5 millions de femmes.

Vous m'interrogez sur la différence des classes d'âge. [grognement] Nous ce qu'on a pu remarquer de façon assez claire, c'est que en fait plus l'âge augmente, moins le sexisme est perdu est perçu comme un problème social. C'est-à-dire que on a davantage de personnes plus âgées qui vont adhérer au sexisme paternaliste, celui qui est vu comme de la galanterie.

Euh alors qu'on a chez les jeunes l'écart entre les femmes et les hommes est très élevé. on a 33 points d'écart euh et on a davantage quand même de jeunes qui adhèrent au sexisme hostile. Donc en fait c'est nous on le perçoit vraiment comme le fait que la société a évolué même si on nous on est intéressé à que ça aille encore plus vite mais on a connu on a fait un bon en une trentaine d'années et en fait il y a une incompréhension de la part de la plus jeune génération qui donc réagit de façon extrêmement radicale et donc qui rejette ces différentes politiques publiques qui ont pu être mené en en faveur de l'égalité.

Les différentes lois qui ont été toutes les politiques en faveur de l'égalité sont rejetées par une partie de cette de la population. Et donc du coup la les jeunes, ils sont beaucoup plus sensibles euh et c'est probablement aussi parce qu'ils sont euh bah ils sont à l'écoute des réseaux sociaux, ce qui la génération plus âgée n'est moins. Donc du coup ça joue énormément mais en tout cas pas les mêmes réseaux sociaux et donc pas forcément les mêmes contenus, pas forcément les mêmes techniques d'algorithme, il y a pas la même viralité en tout cas c'est pas exactement les mêmes les mêmes c'est pas les mêmes voilà donc donc voilà nous ce qu'on aperçu c'est que les jeunes ils sont quand même plus sensibles au sexisme hostile que les plus âgés.

Oui. Juste et est-ce que vous avez des une comparaison niveau d'étude ou pas niveau d'étude ? Euh ville ruralité.

Non, ça on n'est pas rentré dans ce détail. Béatrice Goselin. Oui, merci madame la présidente.

Alors, merci pour vos rapports à toutes les deux. Je voulais savoir vous parliez donc c'était la suite de la question de d'Olivia concernant j'allais vous demander quelle était la porosité entre le sexisme le sexisme comment paternaliste et le sexisme style. Donc vous l'avez expliqué en parti, mais je pense que comme vous, il y a vraiment une différence entre de public et et que le le sexisme hostile est et plus et je crois vraiment dû à ces réseaux sociaux, à cette sexe expansion, cette vraiment cette libération et cette c'est plus le mot libération qu'il faudrait mettre, c'est ce poison qui se qui se développe au niveau de au niveau des réseaux sociaux.

Ma question était maintenant parce que ça existe et qu'il faut aller et vous avez parlé de prévention, je crois que maintenant qu'est-ce qu'il faut faire indépendamment du fait de contrôler ses réseaux sociaux et ces plateformes qu'il faudrait vraiment arriver et monsieur Breton disait qu'on avait ce qu'il fallait maintenant il faut s'y mettre et je crois qu'on en est tous là et on l' on le on le voyait pour d'autres sujets que pour le le comment le sexisme hostile mais on le voit ça c'est c'est aussi un problème pour le sexisme hostile. Et je voulais vous demander, on se rend compte que certains parents, non pas par manque de d'attention envers leurs enfants, mais ne connaissent pas les les les réseaux dans sur lesquels leurs enfants sont euh passent leur temps parce que tout simplement ils ont l'impression qu'ils jouent et cetera et que les algorithmes font que vous êtes garçon, vous avez 12 13 ans et bien vous tombez sur ces sites et que vous parents, vous ne tombez pas sur ces sites puisque les algorithmes évidemment avec l'âge que vous avez même que les les éducateurs, alors c'est pas un manque de volonté de de de faire attention à leurs enfants. tout simplement une méconnaissance.

Est-ce que on pour est-ce qu'il pourrait y avoir une politique vraiment nationale de flash d'information sur les réseaux sociaux comme on l'a fait pour différentes sujets comme pour le Covid comme on l'a fait de pour prévenir pour annoncer aux parents que il y a ce poison qui s'instille dans la tête de nos enfants et qui et qui pourrit la nos génération nos jeunes générations. C'était ma vraiment ma question. Je sais que c'est c'est un problème de finance, mais est-ce que est-ce que c'est pas un un point qui pourrait permettre que les parents prennent conscience de cette de cette vraiment cette difficulté qui se qui se répand au niveau de nos familles, nos jeunes enfants ?

Euh [grognement] alors oui, je pense qu'il y a il y a vraiment urgence. On a aujourd'hui énormément de d'enfants qui vont sur les réseaux sociaux extrémux. Le premier réseau social est à 9 ans.

Donc c'est c'est c'est extrêmement tôt. Et aujourd'hui, on a des parents euh certes pour pour beaucoup investis auprès de leur de leurs enfants mais qui du coup ne prennent pas la mesure du danger et donc du coup ne se renseigne pas sur ce que consultent leurs enfants. Il y a aussi des parents qui considèrent qu'à partir du moment où leur enfant est chez eux, ils ne sont pas en danger alors qu'ils entendent qu'il y a quand même du danger.

Mais par principe, ils sont dans leur chambre. Après tout, il peut rien leur arriver physiquement. Sauf qu'en fait, du coup, il y a un danger à ce qui est consulté sur le net.

Donc, je pense qu' aussi il y a un certain nombre de parents qu'il faut qu'il se prennent leur responsabilité. [grognement] Je pense que il y a malgré le fait de le dire des fois parfois moi je le vois autour de moi, j'ai beau alerter, je sens pas que ça ça se bouscule quand même. Donc je pense qu'il y a un un sujet en effet de sensibiliser, d'alerter, de demander aux parents de se responsabiliser sur cette question pour que du coup le contrôle parental soit mis en place.

Il y a aujourd'hui des outils he sur les sur les sur les les pour sur les téléphones qu'on peut déployer. Donc il y a quelque chose à mettre en place. Et puis à côté, oui, il pourrait y avoir une sensibilisation importante de l'État.

Après, il faut voir comment ça peut être mis en place, quelle communication, mais je pense que c'est un travail global à faire et ça peut être aussi dans le cadre de l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans. Moi, je pense que c'est une mesure indispensable. Alors, c'est toujours pareil, moi je j'ai souvenir à chaque fois qu'on veut faire quelque chose.

Euh, on nous on nous dit "Mais ça va pas marcher, les enfants vont prendre des VPN, ils vont se connecter, vous comprenez pas et cetera, vous êtes vous comprenez rien." Euh celui qui va chercher à contourner, il y arrivera. Mais en fait, ce qu'il faut, c'est protéger ceux qui du coup n'ont pas cette énergie d'aller contourner ou n'a pas l'envie d'aller contourner justement le le la protection qu'on va leur leur le mettre en place.

Donc en fait, il y a beaucoup du coup de de jeunes qu'on peut protéger euh de ces contenus et et donc c'est la c'est un peu la la même chose, la même alerte que pour les contenus pornographiques. Euh il faut protéger nos enfants d'un certain nombre de contenus. ils ne sont pas assez matures pour pouvoir du coup prendre le recul nécessaire par rapport à ce qu'il voi et surtout à la consommation autant sur les écrans que de des bah qui qui est très très important. [grognement] Je n'ai pas répondu tout à l'heure pardon à la question sur l'observatoire.

Vous avez raison aujourd'hui il y a il y a pas de pilotage en tant que tel. Je pense qu'il y a quelque chose à revoir. Nous, on a proposé de porter cet observatoire qui était spécifique euh au masculinisme et à la radicalisation sexiste qui n'existe pas aujourd'hui.

L'am, en effet, euh qui est une administration euh du coup euh travaille beaucoup sur les sujets enfin sur les formations qu'elle peut mettre en place. Est-ce qu'elle pourrait être le le l'administration qui qui devient enfin qui qui prenne ce cet observatoire ? choses peuvent se discuter.

Nous, on a simplement on s'est dit qu'on était probablement en mesure de le faire avec des moyens dédiés qui soient financiers et humains. Merci. Euh juste rapidement sur la la question de de la campagne d'information, nous alors je l'ai ramené aussi, nous aussi on a on a fait un rapport sur les Vars [rires] euh mais c'est important parce qu'on parle à des endroits différents.

Euh et dans ce rapport sur les Vars, bien sûr, il y a toute une partie sur le numérique, la régulation numérique. On en parle aussi dans la résolution he de Thierry Breton, pas sur le Name and Shame, mais sur ce qui ce qui met en place et ce qu'il dit par rapport aux plateformes numériques et notamment les G femmes qui en fait ne respecte pas le droit européen. Euh, il me semble queil faut aussi qu'on soit meilleur dans la contreoffensive, c'est-à-dire que les contenus masculinistes, ils irriguent les réseaux sociaux.

Aujourd'hui, les créateurs et les créatrices de contenu liées à Lesvars, les influenceurs, les influenceuses positives sont pas forcément soutenu à la hauteur de ce qu'il pourrait être soutenu. Et je pense qu'il faut que euh dans une campagne nationale d'information, on ça fait partie d'une de nos préconisations sur les VARS, on puisse aussi agir avec celles et ceux qui ont déjà leur audience auprès des jeunes. Et donc que dans la que dans la stratégie bien huilée des des des mouvements antigen en fait on utilise aussi cette stratégie pour aller toucher les gênes et je pense qu'il faut qu'on arrive à irriguer aussi les les espaces numériques.

Bien évidemment qu'il faut de la régulation, hein, mais toujours est-il qu'il y aura les jeunes vont continuer d'aller sur internet et qu'il faut qu'ils aient à leur disposition euh du contenu et des ressources positives liées à l'éducation, à la vie affective, relationnelle et sexuelle et que ça peut pas que être des ressources sur le site de l'éducation nationale. Enfin, vous voyez ce que je veux dire, faut aussi penser la la communication autour de de ces sujets. Donc nous, on a des préconisations dans ce rapport pour qu'il y ait une véritable politique d'éducation populaire numérique avec bien évidemment un rapport critique mais comme c'est déjà le cas à la à la consommation des contenus numériques et puis aussi du soutien à la création de contenu en lien avec les ARS.

Très bien, merci. Je me tourne vers mes collègues pour savoir si elles ont des questions. Oui, Marie Mercier.

Merci madame la présidente, mesdames les présidentes. Donc effectivement, on partage beaucoup de choses de tout ce que vous avez dit pour travailler ensemble depuis depuis un moment. Je je voudrais vous faire part juste d'une petite réflexion justement sur Evars.

Nous avons souvent participé à des à des émissions qu'elles soient de télé ou de radio et je me souviens en particulier d'une émission de de télé. sur Evars. Donc on expliquait ce que c'était que ce programme, comment il fallait faire, expliquant bien d'ailleurs que le S de sexuel, c'était pas pour les maternels, pas du tout pour les maternels parce que c'est cette bataille de la communication qui pour moi avait été perdue dès le départ.

Donc on fait un débat qui était assez serein. Très bien. Et le journaliste projette sur l'écran, donc je l'ai vu en même temps que que tous les téléspectateurs.

Je pense à un visage de petite fille très blonde avec des grands yeux bleus et je l'espère un visage créé par l'intelligence [raclement de gorge] artificielle. Il y avait des cris alors elle avait un visage tellement triste cette petite fille. C'était écrit "Je vais à l'école pour apprendre les additions et pas la masturbation".

Je n'avais jamais vu ce visuel quand le journaliste m'a montré ça. Mais je suis restée, pour ceux qui me connaissent, c'est inhabituel, je suis restée muette parce que j'étais intérêt de voir cette campagne qui était juste une campagne mais mais insupportable, abjecte, parce que c'est pas ça le problème le programme Evars. Le programme Evars, c'est justement destiné aux enfants pour lesquels ben il y a pas d'éducation, qui ne connaissent pas les fondamentaux du respect même et surtout à la maternelle.

Donc une fois que vous avez ce genre de visuel qui est lâché dans la nature, comment voulez-vous le rattraper ? C'est perdu. C'est perdu parce que avant que que la vérité mette ses chaussures, le mensonge, il a fait le tour du monde.

Donc on rattrape derrière, on r on essayie d'expliquer. Mais j'étais décontenancée. Décontenancée.

Donc quand ce genre de chose, il faudrait réussir à l'anticiper en fait et expliquer dès le départ que le S parce que tout le monde s'est braqué sur le S. Alors c'était pas le S qu'il fallait voir, c'était le relationnel et relationnel égal respect. Donc c'est juste cette façon de voir les choses.

On peut dire que on on doit penser avant eux, penser à cette à cette à cette horreur qui qui est en fait extrêmement démagogique et puis qui va aller piquer là où là où ça marche. Donc c'était cette petite approche que je voulais vous faire en ce qui concerne le contrôle de l'âge sur les en particulier les films pornographiques gratuits. On travaille ça depuis très très longtemps et que maintenant les enfants ne puissent plus se connecter à Youorn dans les cours de récréation à 8 ans entre 10h et 10h30, ça nous voilà, on a quand même gagné quelque chose alors qu'on nous avait dit vous n'y arriverez jamais.

Bon, il suffit de nous dire ça pour que justement on travaille pour y arriver. Ça c'est évident. Quelqu'un qui dit ça connaît pas connaît pas les femmes et en fait l'enfant il voit juste que c'est moins facile qu'avant.

Donc il se dit bah c'est moins facile peut-être. Alors il va pas l'analyser comme ça mais dire mais la société veut me dire quelque chose là. Et j'avais noté avant que vous le le disiez, la responsabilité des plateformes.

On peut pas tout faire peser sur les parents parce que le monde numérique de nos enfants, il nous échappe. Vous saz on a déjà d on sait pas faire nos impôts. Enfin pour ma part sur les écrans.

Donc les gamins, ils connaissent pas très bien le numérique pour compte faire des comptes Amélie ou je ne sais quoi mais par contre pour aller sur les sur les sites ou pour aller sur sur des des réseaux sociaux, ça ils savent beaucoup mieux que nous. Donc faire porter la responsabilité sur les parents, c'est un petit peu injuste parce que même s'ils ont envie, ils vont pas forcément y arriver. Donc et on est là aussi pour ça.

La société, elle doit être là aussi pour ça, pour mettre ces barrières là. Donc l'éducation des parents, ben c'est la première démarche. Mais quand les parents ça savent pas le faire, ne peuvent pas le faire, c'est vrai que c'est à nous, à vous de le faire.

Donc merci pour tout ce que vous ce que vous faites pour nos petits ton micro. Je vais donner la parole à Anque Billon et puis après vous pourrez réagir sur les deux interventions. Merci madame la présidente.

Merci à vous mesdames les présidentes pour euh être présente avec nous ce matin en délégation en droits des femmes parce que les structures que vous représentez ont fait beaucoup de travaux et vous en faites encore à nouveau euh qui sont essentiels pour qu'on avance dans les politiques publiques. Je vais avoir assez peu de questions madame la présidente puisque je suis arrivée en retard. Il y a 250 entreprises qui sont aujourd'hui accueillies au Sénat et donc les événements se percutent.

Je voudrais juste faire une remarque par rapport à l'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle. Euh pour ma part, bon, elle se met en place, c'est une bonne chose, ça fait des années qu'on le réclame. Après, on verra l'efficacité.

J'estime qu'elle ne pourra être véritablement efficace que lorsqu'on aura aussi une médecine scolaire et des espaces d'écoute dans les établissements scolaires. Pourquoi ? Parce que à partir du moment où vous allez vous allez, je parle de manière générale, dispenser une éducation à la vie sexuelle et affective qui est évidemment adapté en fonction des âges, et bien vous avez besoin forcément d'accueillir la parole des enfants, des jeunes, des adolescents parce qu'ils vont se poser des questions.

Je dis cela parce que ça fait écho à une visite que nous avions faite dans le cadre de du rapport porno l'enfer du décor dans un établissement scolaire de région parisienne et on le voyait bien, il y avait à la fois la nécessité d'avoir un corps enseignant un établissement extrêmement mobilisé sur le sujet et qui portait les sujets. Mais il y avait aussi la nécessité et c'était le cas dans cet établissement scolaire d'avoir une médecine scolaire qui soit en capacité d'accueillir les enfants qui se révèlent finalement qui s'identifient comme étant en difficulté ou qui s'identifient comme étant victime et qui ne peuvent pas avoir une expression de leurs paroles dans le cadre dans le cadre d'une classe. Et donc je j'estime aujourd'hui qu'il faut qu'on se mobilise aussi pour pouvoir avoir ces espaces d'écoute avec des professionnels.

C'est une question de santé mentale, c'est une question de santé tout simplement aussi pour ces élèves. Et les espaces d'écoute, c'est des professionnels forcément qui sont en capacité de réagir, d'orienter et de et de répondre à ces à ces élèves en difficulté. Voilà, c'était l'expression que je voulais avoir parmi vous et comme je n'ai pas entendu toutes t tous vos propos, j'ai je ne vais pas me permettre des questions auxquelles vous avez forcément déjà répondu.

Je remercie mesdames les présidentes. Je vous laisse la parole. Allez, je me lance euh sur la campagne d'information, il me semble que c'était une campagne d'information qui était menée par la structure qui s'appelle SOS éducation euh qui effectivement été très dommageable hein pour pour les Vars.

Je tiens quand même à dire que SOS éducation accueille des personnalités politiques à leur colloque he qui prennent la parole, qui font les introductions donc qui sont pas que des acteurs de l'extrême droite. qui a aussi une sensibilisation collective à avoir sur qu'est-ce que font ces acteurs-là euh et qu'est-ce qui voilà à quoi ils participent quand ils font ce type de campagne. Euh moi je suis tout d'accord avec je suis tout à fait d'accord avec vous hein.

Je pense que le s de sexualité il faut qu'on sache à quel moment il arrive hein dans les cours mais il faut aussi pas s'en cacher parce que il me semble que c'est une des stratégies de toute manière des mouvements antigen de toujours trouver des choses à redire aujourd'hui. Avant c'est qu'il y avait pas de programme. Maintenant qu'il y a des programmes, c'est que les programmes vont pas.

Et il y a des acteurs qui vont vous dire qu'à partir du moment où vous parlez de l'anus ou de la vulve, vous parlez de sexualité alors que c'est pas le cas et que les élèves à partir de la maternelle, ils ont besoin d'apprendre à nommer les différentes parties de leur corps et que ça s'appelle pas de la sexualité, ça s'appelle protéger les enfants et leur donner la capacité à comprendre leur corps et à avoir le pouvoir sur leur propre corps. Et c'est tous les acteurs he qui travaillent sur ces sujets-là et sur la lutte contre les violences sexuelles faites aux enfants qui disent ça. Et donc je pense que bien évidemment faut être clair sur qu'est-ce qu'on fait à quel âge, mais il faut aussi comprendre que de toute manière à partir du moment où on donne une éducation au tout petit, il y aura des résistances même quand ça sera nommé les différentes parties de son corps.

Et et je vous rejoins, ce qui est terrible par rapport à ça, c'est que aujourd'hui ces trois enfants par classe qui sont victimes de violence sexuelle. Donc c'est c'est ça, c'est ça qui est terrible. Euh et donc euh comment est-ce qu'on endigue ce phénomène ?

Comment est-ce qu'on permet euh aux enfants de prendre la parole ? Et c'est là où où je rejoins la sénatrice Billon en fait. s'il y a pas ensuite un protocole euh qui permet de recueillir la parole correctement, de savoir qui contacter, comment agir, euh moi aujourd'hui, je suis directrice d'un centre d'information pour les droits des femmes dans le puit de Dô, euh je peux vous dire que les acteurs éducatifs euh et même les acteurs de la petite enfance, ils savent pas comment faire euh parce que il y a bien évidemment euh des espaces de de recueil de la parole à à mettre en place, mais il y a aussi comment est-ce qu'on forme les professionnels à identifier parce que sur les enfants de de 1 an, de 2 ans, de 3 ans, c'est pas les mêmes, comment dire, les manifestations ne sont pas les mêmes.

Et donc comment on accompagne aussi des acteurs qui travaillent avec les enfants à identif à identifier les signes ? Et il me semble que là-dessus l'État a une est en train de commencer à avoir une politique volontariste et qu'il faut continuer dans ce sens à pouvoir faire de la prévention et intervenir dès dès le plus jeune âge. Donc sur les Vars, moi je je trouve que c'est très positif les dernières ça a été aussi beaucoup posté par le au conseil à l'égalité hein les dernières déclarations.

Mais effectivement, il faudra voir ce à quoi ça mène si derrière il y a pas tout un voilà tout un toute une coordination des acteur pour que les enfants qui prennent la parole et même les enfants auteurs, enfin un enfant auteur qu'est-ce qu'on en fait ? Enfin, je veux dire, il faut aussi qu'on puisse l'accompagner. C'est comme les hommes auteurs.

Enfin, je vais pas ouvrir ce ce débat là tout de suite parce que c'est pas le sujet, mais il faut aussi qu'on puisse savoir qu'est-ce qu'on fait de des personnes violentes et comment est-ce qu'on les accompagne. C'est des aussi des processus de déradicalisation, mais comment est-ce qu'on les accompagne à à comprendre et à agir autrement ? Oui.

Concernant l'éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité, en effet, il y avait je pense que jusqu'à il y avait quand même des fragilités. euh des fragilités qui tentent d'être d'être du coup euh atténué et de le dispositif renforcé. Il y a eu en effet une mobilisation d'une minorité extrêmement brillante qui ont utilisé en effet des slogans absolument scandaleux en laissant entendre que on apprend à une gamine de 5 ans à se masturber. faut être très clair des choses et c'est et je pense qu'il y a eu une minimisation de tous ceux qui étaient en faveur de ce de de les Vars en considérant que c'était tellement gros que enfin c'était ridicule mais en fait c'est tellement gros que ça passe et qu'en fait ça a convaincu un certain nombre de parents et dans l'opinion il y a évidemment des personnes comme nous très mobilisées convaincues.

Il y a des personnes qui pour le coup seront toujours opposées qu'on aura on arrivera jamais à convaincre. C'est cette frange minoritaire bruyante malheureusement et puis il y a ce que j'appelle le ventre mou, c'est-à-dire ceux qui voudraient bien y croire mais qui en même temps entendent tellement de choses qui se disent "Bah il y a pas de fumée sans feu donc il y a bien quelque chose qui ne va pas." Donc je pense qu'il y avait deux choses qu'il fallait absolument du coup renforcé, c'était d'assurer que ce que nous allions dire aux enfants était la même chose à toutes les classes d'âge partout dans le pays.

Et je pense que ça c c'est quelque chose d'important pour rassurer les parents sur le contenu. Et en fait ça permettait aussi au chef d'établissement d'être sûr de ne pas être débordé parce qu'en fait il y avait des des parents qui ne comprenaient pas qu'on puisse aborder tel ou tel sujet à tel ou tel âge. Et en fait du coup avec ce cours, ils peuvent complètement aujourd'hui dire "Mais si, je vous assure, c'est le cours qui est aujourd'hui dédié au 5e.

On apprend à ce moment-là, on commence à apprendre des sujets sur la sexualité parce que c'est normal et cetera et donc du coup c'est rassurant aussi pour le chef d'établissement." Et il y avait un deuxième problème, c'est que de toute façon, si tous les chefs d'établissement s'étaient réveillés un matin pour pouvoir mettre en place les trois séances obligatoires, il y aurait pas eu assez de bénévoles associatifs pour le faire. Donc c'était pas tenable de toute façon et que cette obligation ne pouvait pas être complètement déployée sur le territoire.

Donc c'est cette l'importance donc de le déployer avec du personnel de l'éducation nationale. Et je le disais un peu plus tôt euh dans nos échange, c'est qu'en fait c'est là où est l'enjeu aujourd'hui maintenant que le cours est euh ben connu, cadré, euh que c'est devenu en plus ce qui est très bien c'est qu'en fait c'est devenu un cours normal. C'est-à-dire qu'on ne prévient plus les parents quand il y aura ces séances.

C'est-à-dire que c'est comme un cours de math et de français, c'est normal. et on ne prévient plus parce qu'il y avait des parents qui ne mettaient pas leurs enfants ce jour-là. Donc maintenant, c'est en effet, c'est la mobilisation.

Moi, j'ai été euh c'était la semaine dernière euh un événement du rectorat de la Gironde qui du coup euh m'invitait à intervenir auprès de personnes qui ont se sont porté volontaires pour devenir des référents égalités. Donc ça tente de s'organiser, ça touche différents publics, des professeurs mais également des des infirmières infirmiers scolaires, des également des CPE. Enfin, il y a vraiment tout type de de profil et je pense que c'est bien que ce soit évidemment sur la base du volontariat et puis il faut former et et c'était justement un moment de formation sur lequel je suis allée pour exposer notamment le dernier rapport sur l'état des lieux du sexisme en France.

Donc ça avance, il faut les soutenir. Et je pense que du coup les parlementaires peuvent justement s'assurer de la mise en œuvre et surtout s'assurer aussi que le ministère de l'éducation soutient toujours pleinement cette mesure parce que on est toujours il y a toujours une actualité qui vient déborder les différents ministères et et donc c'est c'est un c'est ça qu'il faut c'est surtout de la continuité dans les politiques et ça renvoie par rapport à ce que vous avez dit aussi sur les sujets de pornographie. C'est des sujets que nous avons traités ensemble euh madame Mercier euh et euh et moi je suis ravie de voir aujourd'hui combien s'il est difficile d'atteindre.

Je dis pas qu'il est impossible, pas du tout, mais en tout cas je je j'ai pu euh je l'ai j'ai testé moi-même pour voir si du coup c'était difficile. Et en effet, en fait les les beaucoup de comptes sont pas accessibles. Il faut prouver mettre soit sa carte bleue et cetera.

Donc ça a marché et donc moi je suis très heureuse de ça. Je serais d'ailleurs assez enfin curieuse de voir ce que ça a généré en terme de baisse de fréquentation parce qu'on a pas aujourd'hui je sais pas s'il y a eu du coup un calcul de fait ou ou des dations mais entre le nombre d'enfants qui se connectent et aujourd'hui je serais curieuse de voir il y aura toujours des enfants qui contourneront le système. Nous étions pas là pour nous souhaitions pas nous étions conscients que nous allons pas protéger un gamin de 15 16 ans qui a un VPN et qui veut forcer le système.

Mais le gamin qui tombe par hasard sur des contenus pornographiques à l'âge de 10 ans et ben c'était surtout lui qu'on souhaitait protéger. Donc donc c'est choses faites et du coup je je voilà je partage votre votre enthousiasme sur le sur le sujet. Et du coup vous dire également que bien sûr il faut ces espaces de de discussion en échangeant avec les infirmiers infirmières scolaires.

Il y a eux-mêmes ont besoin de formation pour pouvoir aussi être en capacité d'écouter parce que ça fait pas forcément partie de leur de leur cursus. Euh donc euh ils apprennent un peu sur euh sur le TAS et c'est euh comment on accompagne parfois euh euh des euh des enfants qui peuvent être euh addictes aussi euh à ces contenus par exemple pornographiques. Enfin, c'est c'est c'est assez assez complexe, mais il nous faut avoir ces structures parce qu'en effet, une fois qu'on a détecté des enfants en souffrance, c'est comment on on les on les accompagne et comment on ne laisse enfin laisse pas la situation sans réponse parce que c'est il y a rien de pire que ça.

Euh je vais redonner la parole à Olivier Richard, mais avant je voulais faire une petite remarque justement sur les Vars. C'est un sujet que nous portons euh depuis toujours, je pense, au niveau de la délégation au droits des femmes. Je regarde Annie Billon qui était ici avant moi et je pense que c'est vraiment quelque chose que nous partageons.

Et alors du coup, par curiosité, je suis allée voir ce qui effectivement ce que pouvait dire SOS éducation et alors je constate qu'il mettent à 7 ans apprenez-moi les synonymes, pas les parties intimes. Et je me dis 7 ans c'est un peu tard pour apprendre les parties intimes parce que on doit lutter contre l'inceste et l'inceste c'est dès la maternelle qu'il faudrait au contraire qu'on explique ce que sont les parties intimes. Et puis je pense que pour apprendre les synonymes, c'est très bien les parties intimes parce qu'elles ont tellement de synonymes [rires] que en plus on ferait d'une pierre de coup.

Mais euh très sincèrement, je pense que euh renvoyons tous ces gens qui luttent face aux fléaux qu'ils acceptent de voir se développer et notamment l'inceste. Parce que franchement quand on me dit c'est à la famille de faire l'éducation sexuelle et qu'on sait le nombre d'enfants qui sont touchés par l'inceste, excusez-moi, c'est pas le type d'éducation qu'on peut faire. Et quand on veut protéger son enfant, quand on est très clair avec ce qu'on fait avec ses enfants, on n pas de problème pour que d'autres en parlent.

Alors que quand on a des problèmes pour que d'autres en parlent, c'est peut-être que justement on n' pas du tout envie de découvrir ce qui se passe dans le secret de la famille. Et je pense qu'il faudrait le dire plus souvent, que quand on lutte contre les Vars, c'est probablement qu'on a des choses à cacher dans ce qu'on dans nos pratiques au sein de la famille. Donc c'est juste mon petit coup de gueule momentané.

Et donc je passe maintenant la parole à Olivier Richard. Merci madame la présidente. Bravo.

Oui, en effet, il faut passer aux travaux pratiques dans le cadre familial. Euh je reprends euh longuement la parole. J'arrête de promettre que je vais être brève parce que j'y arrive pas.

Pour vous euh remercier d'avoir précisé votre méthode méthodologique, madame la présidente Couillard. Euh je dis ça euh parce que je me souviens d'un débat lunaire qui avait eu lieu sur Public Sénat avec Céline P qui était venu présenter les travaux du haut conseil et Dominique Verrien qui présentait les travaux de notre délégation. Et alors que les chiffres pardon accablant que euh qui ressortent de votre du rapport du HCE était expliqué, deux intervenants contre avait balayé ça d'une main distraite en expliquant qu'on sait pas d'où sortent les chiffres et s'appuyait eux sur une étude, un sondage en Nouvelle-Zélande euh dont on savait pas davantage où sortait les mais ça avait l'air beaucoup plus crédible que les travaux du HCE selon eux.

Donc bravo de faire évoluer les méthodes, mais les gens de mauvaise fois de toute façon continueront à balayer les chiffres et continueront à attaquer vos résultats. Donc voilà. La deuxième chose, je voulais faire une remarque sur la qualification d'attentat masculiniste.

Le débat avait eu lieu de la même façon euh s'agissant d'introduire dans le code pénal la qualification du féminicide. Euh nous avons auditionné le PNAT ainsi que le parquet national antiterroriste ainsi que la DGSI. Euh et donc je rejoins totalement Béatrice Goselin quand elle parle de grande politique d'information et de communication.

C'est ce que nous disait la DGSI, à savoir que il rêverait qu'il y ait des communications comme sur la sécurité routière ou les dangers des addictions, l'alcool, le tabac. Donc voilà pour venir en soutien. Et donc pourquoi est-ce que mes corrapporteurs et moi-même Laurence Rossignol, Béatrice Goselin et donc moi ne sommes pas tout à fait convaincus après l'audition du PNAT qu'il faut évoluer sur la définition des attentats ?

Il y a une deux raisons. La première c'est que monsieur Prison ne va pas faire moins de temps de prison. Je mot euh en fonction de la qualification, on prend pareil.

Donc euh ça ne sera pas plus puni si on change la qualification. La deuxième chose, on pourrait dire quand même le symbole c'est important d'en parler et c'est pas à nous qu'il faut essayer de vendre l'importance de parler de la menace masculiniste. Néanmoins, quand on fait des listes, on enferme la liberté du procureur de se saisir de qualifications qui sont souples et qui s'adaptent au fil des époques.

La qualification actuelle du terrorisme date des années 80 et a permis, par sa souplesse de ne pas enfermer la chaîne pénale dans une interprétation trop stricte. Et je ne résiste pas à vous donner un exemple pour illustrer mon propos qui est que lorsque à l'initiative de Dominique Billon en 2021 le Sénat Oh pardon Annique Billon et Dominique Verrien [rires] voilà c'est on a fait une petite jonction on a voilà c'est c'est la cohérence pour signer la cohérence des actions des présidentes avait introduit euh dans le code pénal comment excuse-moi C'est retransmis. D'On avait euh introduit dans le code pénal élargi le fait que euh des euh les actes bucogénitaux soient considérés comme un viol. les débats parlementaires avait c'est pardon, c'est Marie, c'est Marie Mertier, pardon, je suis fatiguée.

Euh mais vous êtes toutes formidables. [rires] Euh donc avait introduit cette notion-là, les débats parlementaires avaient bien euh souligné qu'évidemment euh les actes bucaux anux étaient inclus dans les actes bucos génitaux. Je je réfléchis depuis, je ne vois pas de circonstances dans lesquelles ça pourrait être autre chose que sexuel, à part vraiment une suggestion de coïncidence malencontreuse, mais euh je ne vois pas pour quelle autre raison que sexuelle on irait imposer un acte bucoanal.

Il n'en reste pas moins que depuis euh cette loi euh et jusqu'à ce qu'on modifie à nouveau la définition pénale du viol, la jurisprudence pénale n'a pas fait et n'a pas inclus euh et a demandé à ce que ce soit parce que leur propos était de dire si le législateur avait voulu que les actes bucaux anneaux soient inclus avec les actes bucaux génitaux, il l'aurait écrit. Donc le fait d'être précis, ça exclut tout le reste. Donc il faut être très vigilant quand on veut faire évoluer des qualifications pénales.

C'était pour ça que je voulais le dire et je terminerai en disant euh que vos chiffres les chiffres du rapport du HCE soulignent bien à quel point les stéréotypes de genre enferment aussi bien les hommes que les femmes. Parce que quand des hommes pensent que c'est à eux de faire bouillir la marmite, mais mon dieu quelle pression. Non seulement il faut que les femmes puissent être indépendantes économiquement et s'émanciper, mais libérons les hommes du carcan dans lequel on les enferme aussi.

Et je conclus par une note réjouissante. On m'expliquait hier que finalement le fait d'apprendre aux garçons qu'ils doivent faire pipi debout parce que les sinon c'est des filles, c'est les filles qui font pipi assises et bien quand le grand âge arrive ça fait que c'est pas la bonne position en fait pour faire pipi debout. C'est plus compliqué et ça veut dire qu'ils ont besoin d'aide pour aller aux toilettes parce qu'ils refusent de s'asseoir parce qu'on les a élevé dans l'idée que s'il s'assyait c'était des filles.

Voilà, je suis vraiment désolée pour eux messieurs. Vous pouvez vous asseoir, on est là. Et moi qui milite avec la Marinette pour que les femmes puissent faire pipi debout.

Franchement voilà, on va avoir et là c'est ma minute éconnaise mais c'est effectivement pour un certain nombre de randonneuses de on n pas toujours la possibilité du coup de s'asseoir. Et il existe un petit outil qui s'appelle Marinette qui est développé par une chef d'entreprise qui se trouve justement au palais du Luxembourg en ce moment. Donc la boucle est bouclée.

Alors je sais je je suis pas sûre qu'elle en est sur elle. encore que elle est capable de se promener avec quelques-uns, quelques-unes puisque c'est des marinettes, c'est un petit outil tout à fait utile. En conclusion, je voudrais rebondir sur un peu l'ensemble des propos qu'on a eu et en commençant par le plus large à savoir la diplomatie féministe parce qu'on se rend compte qu'en fait ce mouvement, ces mouvements d'hiver ne sont pas franco-français, loin de là, qu'ils sont plutôt pas mal importés effectivement des États-Unis, mais qui ont qu'ils ont su se déployer partout dans le monde et que entre, si je veux faire le lien entre les deux, entre le paternalisme euh comment le le sexisme paternaliste ou le sexisme hostile, je pense qu'il est effectivement assez bien développé sur la planète et donc que ça n'est pas un combat franco-français.

Donc le fait de pouvoir être uni et et de pouvoir combattre partout où ça se passe parce que partout dans le monde, il y a moitié d'hommes et moitié de femmes et partout dans le monde l'idée c'est que hommes et femmes puissent vivre paisiblement ensemble. Et la diplomatie féministe c'est une chose importante pour cela puisque tout le monde n'est pas forcément avancé de la même façon mais si on se soutient on peut quand même toutes et tous avancer ensemble. Je voulais aussi rebondir sur le pilotage.

Ça c'est effectivement alors oui moi depuis 2023 puisqueon l'avait mis au moment du du plan rouge vif sur ces sujets là la notion de pilotage est indispensable et j'avais toujours dit une politique pilotée avec un fond dédié parce que un pilotage si on n pas les moyens de le développer c'est effectivement un peu compliqué et j'avais toujours en tête un autre modèle qui n'est pas un modèle du tout de politique fémin ministre mais qui était l'en rue l'Agence nationale du renouvellement urbain. En fait, ils n'ont pas eu une planche à billet tout d'un coup. Ils sont allés chercher toutes les petites sommes qui étaient un peu disséminées partout.

Ils ont tout rassemblé au sein d'une seule et même agence et ils ont commencé à travailler avec un objectif qui était le renouvellement urbain et en ayant du coup les moyens de cibler un certain nombre de sujets sur lesquels ils allaient travailler plutôt que de se poudrer et pour pouvoir avoir une politique un peu efficace. Et j'ai toujours trouvé que alors je suis pas sûr que l'en rue aujourd'hui soit piloté de la même façon mais franchement l'enrue d'origine me semble être un bon modèle et ce serait pas mal qu'on puisse le faire à seule condition que la personne qui pilote ait un vrai fouet dans la main parce que si elle a pas les moyens au niveau interministériel de faire avancer les choses et d'imposer que ces politiques soient appliquées, c'est un coup d'épée dans l'eau. qu'il faut vraiment avoir pas que des moyens financiers mais aussi les moyens politiques d'imposer un certain nombre de choses à des gens qui avec justement un petit sexisme paternaliste n'y verrait pas une vraie utilité.

Euh et puis ensuite, je voudrais aussi rebondir sur le Nemchem. En fait, on se rend compte qu'on attaque beaucoup euh dans les médias et puis tout le monde les personnalités politiques parce que nous sommes des personnalités publique et donc effectivement ça donne apparemment le droit de dire tout et et souvent n'importe quoi sur ces personnalités et rarement ce qu'on appelle la société civile comme si nous politique nous n'étions pas de la société civile, on a tous une vie hein et et on le fait pas que de la politique mais comme si la société civile ne faisait pas de politique. Et là euh quand on parle de ce terrain évidemment il fait de la politique mais du coup euh Olivia parlait de Lecler puisqu'elle trouvait les les boxes en question chez Lecler.

Je crois que le clairer fait de la politique aussi hein. J'ai même cru croire j'ai même cru comprendre qu'il s'est dit pourquoi pas moi au niveau de des présidentiels. Donc on voit bien que la société civile fait de la politique et que tous les politiques sont issus de la société civile de toute façon.

Donc il y a un moment on a le droit de dire et donc des mouvements y compris qui ne se revendiquent pas parce qu'ils ne sont pas élus de la même façon. On doit pouvoir le dire sans que ce soit d'une amenchem. Après tout, quand on porte un projet, c'est un un projet de société, c'est un projet politique.

Euh et puis euh en conclusion deux choses, les réseaux sociaux. Évidemment, on sait bien que c'est un sujet et l'algorithme qui cible euh fait que en fait du coup, c'est un peu la face immergée de l'iceberg puisque avant on avait tous accès au même journaux et et à la même télé. Aujourd'hui, chacun est tout à fait ciblé en fonction de qui il est.

Et évidemment quand on est un garçon de 14 ans, et bien on ne recevra pas la même chose que la grand-mère de 60 ans que je suis. Donc du coup, je ne verrai pas ce que mon petitfils recevra et et ça c'est effectivement l'éducation des parents en plus de l'éducation des enfants. Donc c'est effectivement une chose indispensable.

On aura forcément ce débat sur l'interdiction, pas interdiction. Oui, à condition que ça puisse être applicable évidemment parce que il y a rien de pire je pense qu'une interdiction qui que tout le monde contourne. Si on veut restaurer un tout petit peu de choses, l'autorité en fait partie et en tout cas donc faire que quand on interdit ça puisse être effectivement respecté.

Donc je crois que le vrai débat sur l'interdiction, pas l'interdiction, c'est comment on le fait quoi. C'est c'est le côté vraiment très pratico pratique. Et enfin toujours le sujet des financements et alors sur les réseaux sociaux d'ailleurs et pour montrer toutes les dérives qui peut y avoir, je conseille à tout le monde un livre du coup que j'ai lu qui s'appelle Partenia de Pauline Gontier que nous avons auditionné.

Du coup, c'est un roman, c'est facile à lire et alors franchement, on apprend très très bien comment à travers des réseaux sociaux, on peut faire monter des choses, on peut capter des gens, on peut les détourner de ce qu'ils sont euh jusqu'à aller leur faire des attentats. Et donc en conclusion les financements, je crois qu'effectivement c'est le point le plus important puisque on voit que les mouvements antidroit, anti-choix sont plutôt très bien financés et toujours on est à côté en disant les associations qui sont là pour aider elles ne le sont pas parce qu'on attend que des financements publics pour ces associations et je crois que à partir du moment où c'est un choix de société on doit aussi pouvoir essayer de s'engager pour que ça se fasse. Alors, la fondation des femmes le fait et mais je pense que c'est un modèle qu'on doit essayer de développer parce que vraiment on est dans le cadre d'un choix de société et à titre privé.

On doit aussi pouvoir s'engager sur ces sujets-là pour aider les associations qui vont faire que notre société sera égalitaire. Donc vraiment, c'est et pas demander que de l'argent public, mais dire mais quel quel choix vous voulez faire ? vous voulez acheter une boxe que vous n'utiliserez jamais ou vous voulez que vos enfants grandissent dans un monde pacifié.

Donc voilà, c'était ma conclusion. Maintenant, la vraie conclusion, c'est de vous remercier évidemment pour vos travaux à l'une comme à l'autre. Euh vous le savez, nous y sommes toujours très attentifs euh et donc vraiment merci beaucoup et merci beaucoup d'être venu pour les présenter.

Je pense que la captation qui a été faite de cette séance sera euh très utile pour tous ceux qui auront l'occasion de la regarder. Merci beaucoup. Merci à tous.