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Podcast / conversationbsmart· 9 octobre 2026 13 minComplaisantDivertissementNumérique

SMART TECH - Emission du vendredi 9 octobre

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 80 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:07OuverteRéponse directe

    Est-ce que cet objectif de vérification d'âge systématique sur les plateformes sociales est une manière de protéger les jeunes ?

  • 3:33OuverteRéponse directe

    Le sujet de la vérification d'âge peut-il apporter davantage de sécurité et de protection des utilisateurs ?

  • 4:36OuverteRéponse directe

    Les outils de vérification d'âge embarquent beaucoup de données personnelles. Est-ce que les solutions en double anonymat vous semblent suffisantes ?

  • 6:22OuverteRéponse directe

    Est-ce que ce système de vérification d'âge vous semble trop intrusif ou pas votre problème ?

  • 7:33OuverteRéponse directe

    Quel est le bon âge pour accéder aux réseaux sociaux sans contrôle parental ?

  • 9:12OuverteRéponse partielle

    15 ans, ça vous semble un âge acceptable pour l'accès aux réseaux sociaux ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:41InvitéFait
    « aujourd'hui, c'est les plateformes de réseaux sociaux qui mettent en danger les jeunes, et non les jeunes qui se mettent en danger eux-mêmes »
  • 2:49InvitéFait
    « on demande à ce qu'on responsabilise les plateformes plutôt que les jeunes, en interdisant notamment les fonctionnalités toxiques par défaut »
  • 3:41InvitéFait
    « comme toujours, il y a beaucoup de choses qui partent d'une bonne intention »
  • 4:12InvitéFait
    « je suis assez d'accord avec ce que vient de dire Noé sur « il y a besoin d'éducation à tout âge de la vie » »
  • 6:36InvitéFait
    « toute la population devra faire vérifier son âge, pas seulement les moins de 15 ans »
  • 7:11InvitéFait
    « si on confie à l'État dans un contexte plus extrême au niveau de la démocratie, ça veut dire que ça peut conduire à une surveillance ou à un contrôle d'accès sur les plateformes »
  • 10:53InvitéFait
    « on peut mettre des dispositifs en France et dire interdit en moins de 15 ans. Je crois que l'Australie a essayé en décembre dernier »
  • 11:05InvitéFait
    « ça a plutôt renforcé l'usage chez les 10-12 ans »

Temps de parole

  • Présentateur36 %
  • Invité32 %
  • Invité 228 %
  • ?4 %

≈ 20,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:08
Locuteur

Bonjour

0:08
Présentateur

à tous, bienvenue dans Smartech,

0:10
Locuteur

que

0:10
Présentateur

vous regardez tous les jours sur la chaîne Bsmart. Notre sujet aujourd'hui à la une, c'est la vérification de l'âge en ligne.

0:21
Locuteur

Un

0:21
Présentateur

sujet qui ne cesse de revenir, c'est celui de l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans, mais encore faut-il avoir les outils pour le vérifier. Et donc, la question qu'on va se poser avec deux experts déjà installés à mes côtés, c'est quels sont ces enjeux de la vérification de l'âge en ligne ? Noé Hamon, bonjour, merci beaucoup d'être avec nous sur ce plateau de Smartech. Vous êtes activiste, vous nous dites, pour les droits numériques. Actuellement, vous êtes étudiant en licence de sciences politiques à Paris. Vous êtes le cofondateur et porte-parole du collectif Control-Alt-Reclaim pour la France.

C'est un mouvement d'étudiants, donc que vous avez cofondé, enfin je dis d'étudiants, de jeunes.

1:00
Invité

De jeunes, oui.

1:01
Présentateur

De jeunes impliqués pour le respect des droits numériques.

1:06
Locuteur

Est

1:06
Présentateur

-ce que vous pouvez peut-être nous donner,

1:07
Locuteur

juste

1:07
Présentateur

comme ça, avant que je ne présente notre autre invité, juste une indication sur ce qu'il y a derrière ce mouvement ?

1:13
Locuteur

Il

1:13
Présentateur

y

1:13
Locuteur

a

1:13
Présentateur

des actions déjà ou c'est vraiment tout récent ?

1:15
Invité

Non, c'est un mouvement qui a

1:16
Locuteur

plusieurs

1:17
Invité

années maintenant, deux ans. Et en fait, on est dans plusieurs pays européens. Et nos rôles principaux, finalement, c'est du plaidoyer à l'échelle de l'Union européenne, mais aussi à l'échelle nationale. Donc, on a beaucoup été mobilisés, justement, autour de l'interdiction des réseaux sociaux de moins de 15 ans.

1:33
Locuteur

Et

1:33
Invité

on a également un rôle de rencontre et de sensibilisation auprès des jeunes en milieu scolaire autour des dangers que peuvent représenter les réseaux sociaux, justement.

1:41
Présentateur

Très bien. Donc, vous faites de l'éducation,

1:42
Locuteur

en

1:42
Invité

plus, au

1:43
Présentateur

numérique. Alors, avec nous pour discuter de ce sujet, Hélène Brisset. Bonjour, Hélène. Bonjour. Merci également d'être présente. Vous êtes senior partner chez MC2i. Donc, on connaît bien, parce qu'on reçoit régulièrement des consultants de chez vous. Donc, vous, vous accompagnez depuis quelques années aussi des grandes organisations dans leur sujet de transformation numérique. Est-ce que, première question, peut-être que je vais adresser à Noé, puisqu'il est directement concerné, on parle des jeunes, finalement, et donc c'est intéressant d'avoir leur point de vue.

Est-ce que, selon vous, cet objectif d'installer une vérification d'âge systématique sur des grandes plateformes sociales, c'est une manière de protéger les jeunes

2:21
Locuteur

? Non,

2:22
Invité

je pense que ce n'est pas nécessaire, parce que la solution,

2:26
Locuteur

ce

2:26
Invité

n'est pas une solution qui est adaptée, puisque c'est une solution qui va de même avec une interdiction des réseaux sociaux en dessous d'un certain âge. Et en fait, aujourd'hui, c'est les plateformes de réseaux sociaux qui mettent en danger les jeunes, et non les jeunes qui se mettent en danger eux-mêmes. Donc, nous, on demande à ce qu'on responsabilise les plateformes plutôt que les jeunes, en interdisant notamment les fonctionnalités toxiques par défaut. Donc, quand je parle de fonctionnalités toxiques, c'est le scroll infini, les algorithmes ultra-personnalisés qui peuvent enfermer dans des boucles de contenu, qui peuvent parfois même promouvoir le suicide ou l'automutilation.

Donc, nous, c'est ça qu'on demande. C'est plutôt l'interdiction de ces fonctionnalités-là, de mettre la responsabilité sur les plateformes, mais pas une interdiction aux jeunes, en fait.

3:11
Présentateur

Ou, par exemple, le déclenchement automatique des vidéos

3:14
Locuteur

?

3:14
Invité

Oui,

3:15
Locuteur

c

3:15
Invité

'est ça. C'est également une fonctionnalité toxique qui serait bien d'interdire, ou du moins de l'interdiction, qu'elle ne soit pas proposée par défaut, en fait.

3:21
Locuteur

Puis,

3:21
Présentateur

l'autre avantage, c'est que ça ne concernerait pas uniquement les jeunes.

3:24
Locuteur

Exactement. On est d'accord, parce qu'en fait, tout le monde est concerné par ces

3:27
Présentateur

algorithmes toxiques et ces pratiques addictives. Hélène Brissette, de votre point de vue, le sujet de la vérification de l'âge, est-ce que ça peut apporter davantage de sécurité ? Si on parle en termes de sécurité, de protection des utilisateurs. Alors,

3:41
Invité

comme toujours, il y a beaucoup de choses qui partent d'une bonne intention. J'ai regardé le texte fondateur du DSA, l'explication notamment du commissaire européen. Il disait « faire de l'espace numérique un lieu de liberté, d'expression et de sécurité ». Oui. On peut être d'accord avec ça. Oui. La question,

3:57
Locuteur

c

3:57
Invité

'est comment on arrive à atteindre cet objectif, vu l'importance que l'espace numérique a pour nous, les jeunes et les moins jeunes. Ça imbibe notre quotidien. Est-ce que mettre une mesure de sécurité, d'interdiction forte, répond à l'ensemble du sujet ? Je ne pense pas. Je suis assez d'accord avec ce que vient de dire Noé sur « il y

4:14
Locuteur

a

4:14
Invité

besoin d'éducation à tout âge de la vie », sur quelles informations nous ont présentées, comment on vit avec ce flux d'informations continue qui est dans nos poches, sur nos smartphones et tout autour de nous.

4:28
Présentateur

Sur la question aussi de la cybersécurité, parce qu'on a beaucoup d'oppositions sur les outils de vérification d'âge, qui vont engager de présenter une identité systématiquement quand on se connecte sur un réseau social, et donc qui embarquent beaucoup de données personnelles. On nous parle évidemment de solutions en double anonymat pour respecter la vie privée. Est-ce que ça vous semble suffisant ? Et est-ce qu'on est dans un système suffisamment rassurant pour se dire « je confie mon identité aujourd'hui pour me connecter à des plateformes sociales

5:02
Locuteur

»

5:02
Présentateur

?

5:02
Invité

Il y a plein de façons de mal faire les

5:03
Locuteur

choses.

5:04
Présentateur

Hélène, d'abord.

5:05
Invité

Une façon de mal faire les choses, c'est effectivement de tracer tout et de dire « c'est monsieur untel ou madame untel qui consulte tel contenu sur Internet, sur les réseaux, regarde ça ».

5:14
Locuteur

Ce

5:15
Invité

n

5:15
Locuteur

'est

5:15
Invité

pas le modèle de société démocratique qu'on souhaite. Je pense qu'il faut rapidement exclure ce type de solution. J'ai regardé ce que propose la Commission européenne avec une application

5:26
Locuteur

qui,

5:27
Invité

dans le principe, permet d'éviter de transmettre l'identité de la personne. Donc c'est ce que je disais, le double anonymat. Voilà. Donc on a

5:34
Locuteur

un tiers de

5:35
Présentateur

confiance qui

5:36
Locuteur

nous donne

5:36
Présentateur

juste que l'indication sur « majeur »

5:39
Invité

« plus

5:40
Locuteur

de 15 ans

5:40
Invité

»

5:41
Locuteur

ou « moins de

5:41
Invité

15 ans » ou «

5:42
Locuteur

plus

5:42
Invité

de X-âge »

5:43
Locuteur

ou

5:43
Invité

« moins de X-âge » ensuite. Tout est question d'implémentation.

5:47
Locuteur

C

5:47
Invité

'est-à-dire qu'il ne faut pas qu'on puisse, à partir de ces solutions, accéder à des données personnelles. Ça repose sur la sécurité de ce tiers de confiance. Ça repose sur l'implémentation. Il est connecté à quoi

5:56
Locuteur

? À

5:57
Invité

quelle base de données ? Sur le papier, c'est

6:00
Locuteur

possible.

6:02
Invité

Il faut vraiment voir comment ça peut marcher jusqu'au bout pour ne

6:06
Locuteur

pas

6:06
Invité

avoir de surprises et de données qui circulent sur le dark web et

6:09
Locuteur

qui

6:10
Invité

soient complètement utilisables ensuite

6:12
Locuteur

pour des phishings, pour

6:13
Invité

des usurpations d'identité. Et l'actualité est riche.

6:15
Présentateur

C'est ce que je veux dire. Ce n

6:16
Locuteur

'est

6:16
Présentateur

pas comme si on n'avait pas une multitude de pertes de données, de fuites de données en ce moment. De votre point de vue, est-ce que c'est un système que vous trouvez trop intrusif

6:27
Locuteur

ou

6:27
Présentateur

ce n

6:28
Locuteur

'est

6:28
Présentateur

pas votre problème, celui-ci ?

6:29
Invité

Si, en fait, c'est un système qui peut être problématique sur bien des aspects puisque c'est une vérification qui va être généralisée,

6:36
Locuteur

c

6:36
Invité

'est-à-dire que toute la population devra faire vérifier son âge, pas seulement les moins de 15 ans. Toute la population, en fait, sera concernée. Et donc, il existe plusieurs manières de vérifier l'âge. On ne sait pas encore laquelle sera privilégiée. Et il

6:49
Locuteur

y

6:49
Invité

en a, de certaines manières, qui peuvent vraiment poser problème au niveau de nos données personnelles, mais aussi au niveau des droits humains et aussi de la démocratie. Parce que si, par exemple, on confie la vérification d'âge aux plateformes, ça peut causer une potentielle marchandisation de nos données pour faire du profilage, etc. Si on confie à l'État dans un contexte plus extrême au niveau de la démocratie, ça veut dire que ça peut conduire à une surveillance ou à un contrôle d'accès sur les plateformes. Donc, en fait, si une vérification est mise en place, il faut que ce soit par un organisme indépendant, un tiers de confiance.

7:24
Locuteur

C

7:24
Invité

'est ce qui est prévu. Voilà, c'est ça. Mais pour le moment, on ne sait pas encore qui, comment. Donc, il faut que ce soit un tiers de confiance qui protège nos données et nos droits.

7:33
Présentateur

Et votre avis sur l'âge ? Parce qu'il y a débat aujourd'hui là-dessus. Quel est le bon âge

7:38
Locuteur

pour

7:39
Présentateur

accéder aux réseaux sociaux sans contrôle parental, avec toute la liberté d'un adulte

7:44
Locuteur

?

7:45
Invité

C'est comme ce que je disais au début, c'est que nous, on défend une approche de safety by design. Donc, c'est-à-dire qu'on considère que les plateformes doivent être sûres avant même leur mise sur le marché finalement, comme tout autre produit

7:58
Locuteur

commercial,

8:00
Invité

commerciaux, pardon. Et en fait, c'est notre approche. Donc, si les réseaux sociaux sont directement sûrs qu'il n

8:09
Locuteur

'y

8:09
Invité

a pas de fonctionnalité toxique par défaut, alors la question de l'âge ou du moins d'une interdiction de tout un certain âge se posera moins. Elle

8:17
Locuteur

se posera

8:18
Présentateur

quand même parce que, de toute façon, il y

8:20
Locuteur

a

8:20
Présentateur

des contenus adaptés aux jeunes

8:22
Locuteur

enfants.

8:24
Présentateur

Il y a quand même un sujet autour de quel contenu, pour quel âge, on est d'accord. À partir de quel âge, vous considérez qu'on peut se dire adulte sur un réseau social ?

8:34
Locuteur

En

8:35
Invité

fait, je pense que ça dépend beaucoup du contexte.

8:38
Locuteur

Il

8:38
Invité

peut y avoir des

8:39
Locuteur

jeunes qui sont...

8:40
Présentateur

L'âge de la majorité numérique, pour vous, c'est pas...

8:42
Invité

C

8:42
Locuteur

'est

8:42
Invité

ça. On ne peut pas dire à partir de 15 ans, on est immunisé face à ce qui va se passer sur les réseaux sociaux. Il y a certaines personnes qui peuvent être complètement conscients... Je

8:50
Locuteur

crois

8:50
Invité

qu'on n'est jamais immunisé, en fait. Oui, on n

8:52
Locuteur

'est

8:52
Invité

jamais immunisé, mais il

8:53
Locuteur

y

8:53
Invité

a des personnes qui seront plus à risque de subir le danger des réseaux sociaux, qui peuvent très bien avoir 17 ans, quand d'autres de 15 ans le ressentiront moins. Et inversement, en fait. Donc, ce n

9:04
Locuteur

'est

9:04
Invité

pas forcément une question d'âge, mais vraiment une question de comment on protège les jeunes sur les réseaux sociaux avec des vraies mesures.

9:12
Présentateur

Votre avis, vous, en termes d'acceptabilité dans la société, parce qu'il y a ça aussi, les parents attendent aussi des solutions qui les aident à protéger leurs enfants sur Internet et sur les réseaux sociaux en particulier. 15 ans, ça vous semble... C'est l'âge qui a été choisi par la France pour l'instant uniquement

9:30
Invité

? Oui, qui est un âge classique pour d'autres mesures. Je ne sais pas trop répondre à cette question, parce qu'en fait, je l

9:37
Locuteur

'ai

9:37
Invité

vécu avec ma fille. Et on est... Enfin, un certain nombre de principes sont mis en question quand on élève un enfant, un ado, sur un monde qui est complètement différent et qui bouge de jour en jour. Et je pense qu'il y a énormément de choses qui passent par l'éducation. On

9:52
Locuteur

veut

9:52
Invité

dire quelles informations tu vas lire, quels sont les comportements, qu'est-ce qui reste lors des échanges sur les réseaux sociaux. Et il y avait eu un dispositif porté par la gendarmerie, je crois, au moment des classes d'école primaire, qui était une sorte de passeport numérique, je ne

10:06
Locuteur

suis

10:06
Invité

pas sûre du nom, mais c'était vraiment un accompagnement des élèves du primaire.

10:10
Locuteur

Et

10:10
Invité

on a besoin d'éducation, comme on apprend à mettre sa ceinture de sécurité quand on monte en voiture. Il y a des pratiques et des alertes à transmettre à tous les enfants, quel que soit leur âge.

10:21
Locuteur

Et

10:21
Invité

ce n

10:22
Locuteur

'est

10:22
Invité

pas une question de majorité, c'est une question d'adapter l'éducation aux nouveautés du monde dans lequel on vit et qui n'a pas fini d'évoluer.

10:29
Présentateur

Et comme on parle aussi de ce sujet de sécurité, cybersécurité ensemble,

10:34
Locuteur

il

10:34
Présentateur

y a le contrôle parental qui est proposé également aujourd'hui sur les appareils électroniques qui permettent de se connecter à ces plateformes.

10:42
Locuteur

Ça,

10:43
Présentateur

ça vous semble une solution intéressante, plus protectrice ?

10:47
Invité

Ça dépend à quel âge on l'utilise. C'est comme tous les contrôles.

10:51
Locuteur

Très

10:52
Invité

vite, ils sont contournables. On peut mettre des dispositifs en France et dire interdit en moins de 15 ans. Je crois que l'Australie a essayé en décembre dernier. Ça a plutôt renforcé l'usage chez les 10-12 ans.

11:04
Locuteur

Et

11:04
Invité

ça a renforcé... Alors, ça peut avoir un effet vertueux, c'est-à

11:07
Locuteur

-dire

11:07
Invité

que ça les rend plus geeks et plus en mesure de contourner ces mesures en utilisant des

11:12
Locuteur

VPN. Ils sont actifs

11:13
Présentateur

en termes d'utilisation du numérique.

11:15
Locuteur

Mais

11:16
Invité

du coup, ils y vont sans filet dans d'autres espaces qui, pour le coup, ne sont pas du tout régulés. Donc, moi, je crois plus vraiment à l'éducation et à l'accompagnement d'un certain nombre de mesures pour dire, voilà ce que vous faites. Attention, ce n

11:27
Locuteur

'est

11:27
Invité

pas un espace sûr. C'est comme quand vous sortez dans la rue, on fait attention à son sac, on fait attention en traversant la rue, sur Internet.

11:36
Présentateur

Donc,

11:36
Locuteur

l

11:36
Présentateur

'éducation d'âge, vous nous dites, c'est quand même compliqué.

11:39
Locuteur

Il faut vraiment le faire bien pour

11:41
Invité

ne

11:41
Locuteur

pas

11:41
Invité

qu'il y

11:42
Locuteur

ait

11:42
Invité

des effets de bord beaucoup plus délétères que les mesures de protection qu

11:45
Locuteur

'on

11:45
Invité

souhaite porter.

11:46
Présentateur

Voilà, sinon, c'est la sécurité qui est en jeu. Contrôle parental, ça ne remplace pas l'éducation. Vous êtes d'accord là-dessus, sur le contrôle parental ? Je

11:53
Locuteur

suis

11:53
Invité

complètement d'accord.

11:54
Locuteur

C'est quand même quelque chose

11:54
Présentateur

que vous soutenez ou pas du tout le contrôle parental ? Pour

11:57
Locuteur

les plus jeunes. En fait, c

11:58
Invité

'est toujours utile de créer un dialogue entre les parents et les enfants. Donc, il peut y avoir une forme de contrôle parental, mais les parents, des fois, ne sont pas non plus au courant de ce que peuvent vivre les jeunes sur les réseaux sociaux, leurs enfants sur les réseaux sociaux. Et donc, il y a vraiment un besoin d'éducation. Et je pense que l'éducation marchera mieux que juste une forme de répression auprès des jeunes, en fait.

12:20
Présentateur

Merci beaucoup à tous les deux. Noé Hamon, porte-parole du collectif Control-Alt Reclaim France, et Hélène Brisset de MC2I. Merci à vous de nous avoir suivis. C'était votre dose quotidienne de tech et de numérique que vous suivez sur la chaîne Bsmart. Excellente journée à tous.

12:34
Locuteur

Sous

12:34
Présentateur

-titrage

12:34
Locuteur

ST' 501