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InterviewFrance Inter (sur YouTube)· 11 mars 2026 22 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalÉconomie & entreprisesSécurité

Présidentielle 2027 : il faut "un candidat capable d'accéder au deuxième tour" pour Gérard Larcher

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 30 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:23OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous espérez encore une vague bleue malgré vos difficultés dans plusieurs grandes villes ?

  • 0:28OuverteRéponse directe

    On évoquera aussi 2027. Est-ce qu'il est possible d'éviter la division alors que les candidatures du côté de chez vous se multiplient ?

  • 0:47OuverteRéponse directe

    Alors près de deux semaines après le début de la guerre, quel bilan est-ce que vous faites de l'intervention des Etats-Unis et d'Israël ?

  • 1:48RelanceÉludée

    Elle est légitime ?

  • 2:19RelanceRéponse partielle

    Vous avez raison de souligner le non-respect du droit international par l'Iran. Est-ce qu'il faut que les frappes américaines, israéliennes, selon vous, continuent ?

  • 2:38FerméeRéponse directe

    Est-ce qu'il faut que les frappes américaines, israéliennes, selon vous, continuent ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:54Invité politiqueFait
    « D'abord l'Iran. L'Iran, c'est un pays, nous l'oublions pas, qui en janvier a assassiné son peuple. »
  • 1:02Invité politiqueChiffre
    « Sans doute des dizaines de milliers d'Iraniens. »
  • 1:05Invité politiqueFait
    « C'est un pays qui était en train de se doter de l'arme nucléaire. »
  • 1:10Invité politiqueFait
    « Et le directeur de l'AIEA le rappelait il y a quelques mois. »
  • 2:01Invité politiqueFait
    « Parce que quand 22 ans après, l'ONU n'a pas été capable de faire respecter la résolution 1559, au Liban je me pose vraiment des questions. »
  • 2:51Invité politiqueFait
    « Jamais les opérations aériennes n'ont suffi à faire tomber un régime, souvenez-vous, de Milošević. »
  • 3:40Invité politiqueFait
    « Elle a réagi dans un discours, c'était il y a un peu plus de 7 jours, du président de la République, que j'ai partagé. »
  • 7:21Invité politiqueFait
    « D'abord, il faut assurer la sécurité de l'approvisionnement. »
  • 7:55Invité politiqueChiffre
    « En France, elles sont à peu près de 120 jours. »
  • 8:01Invité politiqueChiffre
    « Elles sont au minimum de 90 jours dans 32 pays. »
  • 8:39Invité politiqueChiffre
    « Parce que quand on a 131 milliards de déficit, quand on s'est donné un objectif de tenter de tenir le déficit autour de 5%, la réponse est non. »
  • 10:35Invité politiqueChiffre
    « nous connaîtrons plus de 90% du nom des maires qui seront élus la semaine suivante. »
  • 17:45Invité politiquePromesse
    « Il nous faut, à la fin de l'automne, qu'il y ait un candidat ou une candidate qui représente l'ensemble des familles politiques de ce que Michel Barnier avait appelé le socle commun. »
  • 19:24Invité politiqueFait
    « nous savons bien qu'au deuxième tour, sans doute, le candidat du Rassemblement National sera présent et que pour moi, le voir ou l'avoir élu, c'est inacceptable. »

Temps de parole

  • Gérard Larcher67 %
  • Invité20 %
  • Présentateur12 %

1,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Et nous recevons donc ce matin dans le grand entretien le président du Sénat. Chers auditeurs, venez poser vos questions, nous faire part de vos réactions au 01 45 24 7000 et sur l'appli Radio France. Bonjour Gérard Larcher. Bonjour. Merci d'être avec nous ce matin sur France Inter à 4 jours du premier tour des élections municipales. Vous allez nous dire dans un instant ce que la droite peut attendre de ce scrutin. Est-ce que vous espérez encore une vague bleue malgré vos difficultés dans plusieurs grandes villes ? On évoquera aussi 2027. Est-ce qu'il est possible d'éviter la division alors que les candidatures du côté de chez vous se multiplient ?

Mais d'abord Gérard Larcher, il faut parler de la situation au Moyen-Orient. Dans le Figaro jeudi dernier, vous disiez que l'histoire nous a enseigné qu'on ne changeait jamais totalement un régime de l'extérieur. Alors près de deux semaines après le début de la guerre, quel bilan est-ce que vous faites de l'intervention des Etats-Unis et d'Israël ?

0:54
Gérard Larcher

D'abord l'Iran. L'Iran, c'est un pays, nous l'oublions pas, qui en janvier a assassiné son peuple. Sans doute des dizaines de milliers d'Iraniens. C'est un pays qui était en train de se doter de l'arme nucléaire. Et le directeur de l'AIEA le rappelait il y a quelques mois. C'était aussi un pays qui agissait par l'intermédiaire de ses proxys. Outils au Yémen, Hezbollah contre Israël au Liban. Et puis bien sûr il y avait eu Gaza. Et tout ça, j'allais dire quelque part c'était l'ordre international complètement bouleversé par ce pays. Je dois dire que l'intervention, sans aucune concertation d'ailleurs, hormis israélo-américaine, quelque part elle ne nous a pas vraiment surpris.

Mais elle est légitime ?

1:48
Présentateur

Elle est légitime ?

1:50
Gérard Larcher

Écoutez, je considère que l'Iran est illégitime dans l'attitude qu'il a eu vis-à-vis de son peuple, vis-à-vis de ses voisins. Et donc je ne me pose pas de questions de droit international trop avant. Parce que quand 22 ans après, l'ONU n'a pas été capable de faire respecter la résolution 1559, au Liban je me pose vraiment des questions.

2:12
Invité

Mais vous avez raison Gérard Larcher de souligner plus que les entraves le non-respect absolu du droit international par l'Iran. Il n'empêche que, Florence le rappelait, vous disiez dans les colonnes du Figaro, selon vous, doutiez de la capacité à opérer un changement de régime par une intervention. On voit par ailleurs les frappes continuent. Il faut rappeler que cette nuit encore, le successeur d'Ali Khamenei a été blessé, même s'il se dit saint et sauf. Est-ce qu'il faut que les frappes américaines, israéliennes, selon vous, continuent ?

2:38
Gérard Larcher

Vous savez, les militaires disent, quel est l'effet final recherché ? Est-ce la chute du régime ? Je crois très sincèrement qu'hormien qu'a la guerre du Kosovo en Serbie. Jamais les opérations aériennes n'ont suffi à faire tomber un régime, souvenez-vous, de Milošević. Et donc, aujourd'hui, la question se pose de la suite des opérations. La suite des opérations, je ne crois pas à l'intervention à terre, hormis des forces spéciales, mais il faudra bien un moment. L'Iran ne peut, en quelque sorte, que se rendre à l'évidence qu'elle doit rendre les armes.

3:19
Invité

Est-ce que la position, Gérard Larcher, la position de la France, qui revendique sa posture défensive, vous convient ? Est-ce que vous considérez que Emmanuel Macron est à la hauteur ?

3:28
Gérard Larcher

La posture de la France, qui était d'ailleurs très engagée dans les négociations, souvenez-vous, pour prévenir l'accès au nucléaire militaire de l'Iran, la France a mis quelque temps à réagir, je dois le dire. Elle a réagi dans un discours, c'était il y a un peu plus de 7 jours, du président de la République, que j'ai partagé. Être fidèle à nos alliances et à nos accords militaires, défendre nos intérêts, être attentif à nos ressortissants, il y en avait de très nombreux, y compris vacanciers, à cette époque. Je dois dire que ça a été une préoccupation partagée. Et puis se poser la question de l'alternative politique.

Y a-t-il une alternative politique en Iran, entre l'opposition intérieure et les Iraniens à l'extérieur ? Je crois qu'on doit contribuer à tout cela. La position de la France aujourd'hui, notamment d'assurer la sécurité dans le détroit d'Hormuz, c'est une position que je partage.

4:28
Présentateur

Alors l'autre grand front de cette guerre, c'est le Liban. Et là, vous regrettez une position trop mitigée de la France ?

4:38
Gérard Larcher

J'ai dit la semaine dernière que dans le discours de mardi, mardi de la semaine dernière, le Liban, simplement appeler Israël à la retenue, ne me paraissait pas suffisant. Qu'est-ce qu'il faut faire ? Il nous faut soutenir. Le Liban a, dans ses malheurs, une chance en ce moment, d'avoir un président de la République et un Premier ministre de très grande qualité, qui se sont engagés dans le désarmement du Hezbollah. Parce que, regardez le Hezbollah, ce n'est pas le Liban qui défendent, c'est l'Iran qui le défendent. Ils sont, en quelque sorte, les portes-missiles à portée d'Israël de l'Iran. Et donc, il ne suffira pas d'une aide humanitaire indispensable.

Vous savez, hier, j'entendais parler de proportionnalité, de proportionnalité, M. Duhavel.

5:28
Invité

Cette proportionnalité... C'est la question que j'ai posée à Jean-Noël Barron, lui demandant si l'action d'Israël était disproportionnée. Plusieurs fois, il n'a jamais répondu à cette question.

5:35
Gérard Larcher

Écoutez, la proportionnalité, d'abord, vous êtes des civils israéliens, vous recevez des missiles depuis des années, en permanence. Absolument. Et vous êtes en même temps des Libanais dans le sud de Liban. Vous savez, hier soir, j'ai reçu un message de Mgr Nassif, des chrétiens, je connais très bien Liban, je m'y suis rendu 37 fois. Je m'occupais d'une fondation, jadis, pas d'une fondation, d'une association, en charge des collectivités locales. Et quand je vois le cri aussi de ces chrétiens, qui n'ont jamais, eux, agressé Israël, aujourd'hui, qui s'accrochent, en sonnant leur cloche à cette terre, c'est-à-dire la proportionnalité de part et d'autre.

Il nous faut nous engager pour que le Liban retrouve sa pleine souveraineté.

6:24
Invité

Il faut désarmer Israël. Et est-ce qu'Israël doit cesser ses frappes au Liban ?

6:27
Gérard Larcher

Écoutez, c'est une réponse. C'est une réponse à ce qui se passe sur leurs civils. La réponse n'est jamais illégitime. Simplement, soyons très attentifs à nos compatriotes. Je dis nos compatriotes, vous voyez à quel point je partage que peuvent ressentir les Libanais. Et ce message que j'ai reçu hier soir m'a profondément touché.

6:48
Présentateur

Mais s'engager, Gérard Larcher, ça veut dire quoi ? Vous dites l'aide n'est pas suffisante. S'engager, c'est quoi ?

6:52
Gérard Larcher

Non, il faut que nous soutenions l'armée libanaise. Et c'est un soutien majeur. Il faut que nous soutenions l'armée libanaise, lui donner les moyens de désarmer Hezbollah.

7:01
Invité

Gérard Larcher, il faut qu'on parle des conséquences économiques ici en France de cette guerre. Le monde entier redoute un choc pétrolier. En France, le prix des carburants a nettement augmenté. Le lit de gasoil est au-dessus des 2 euros en moyenne. Est-ce qu'il faut un bouclier tarifaire qui pourrait prendre un certain nombre de formes ? Ou est-ce qu'il faut assumer de dire qu'on n'a plus les moyens ?

7:21
Gérard Larcher

D'abord, il faut assurer la sécurité de l'approvisionnement. Et donc, la décision qui est prise par un certain nombre de pays, y compris quand ils ne sont pas mêlés à l'offensive, je pense à la France, bien entendu, à l'Italie. J'étais il y a peu de temps en Italie. La marine italienne est une très belle marine. Je pense à d'autres pays pour assurer la sécurité des convois. Ça, c'est l'action diplomatique militaire. Et pardonnez-moi, militaire. Assurer l'approvisionnement, c'est la première des réactions. La seconde des choses, c'est que nous avons des réserves stratégiques. Nous avons des réserves stratégiques. En France, elles sont à peu près de 120 jours.

Elles sont au minimum de 90 jours dans 32 pays. Il faut avoir une politique coordonnée sur les réserves stratégiques pour les débloquer progressivement. Jouer sur les marchés de cette manière-là. En même temps, il faut lutter contre les spéculations. Parce que pardonnez-moi ce qui était la pompe aujourd'hui dans Paris. C'est du pétrole, de l'essence raffinée, du gasoil raffiné qui a été acheté sur la base d'un baril à 60 dollars.

8:28
Invité

Mais jusque-là, Gérard Larcher, tout ce que vous dites, c'est ce qui est annoncé par le gouvernement.

8:31
Gérard Larcher

Il ne faut pas aller plus loin. Votre question ? Oui. D'abord, avons-nous les moyens ? Réponse, non. Parce que quand on a 131 milliards de déficit, quand on s'est donné un objectif de tenter de tenir le déficit autour de 5%, la réponse est non. Et bien sûr, ça représente des sommes extrêmement importantes. entre la TVA et les Axis, vous arrivez dans des sommes extrêmement importantes. Et l'histoire nous enseigne qu'au moment où on a mis la taxe intérieure sur les produits pétroliers, ça n'existe plus en tant que tel, mais sous un autre nom, et bien l'effet sur les prix a été limité. C'était ce qu'on appelait

9:14
Invité

la taxe flottante sous Lionel Jospin.

9:16
Gérard Larcher

Mais donc, juste Gérard Larcher, vous avez des Français qui ont été... Il y avait un super rapport de la Cour des comptes

9:20
Invité

il y a quelques années là-dessus. C'est vrai. Il n'empêche que depuis 2021, il y a un certain nombre de dispositifs qui se succèdent. Vous avez eu des ristournes à la pompe, vous avez eu des chèques carburants qui étaient d'ailleurs assez souvent demandés par votre famille politique. Gérard Larcher, là, c'est fini.

9:34
Gérard Larcher

Aujourd'hui, je peux vous dire, le Sénat, par contre, va s'emparer du contrôle des spéculateurs et de la spéculation. Commission des Finances. Et je vais activer et le Président et le Rapporteur Général sans délai sur ce sujet parce que c'est notre rôle. Il y a bien sûr le rôle du gouvernement, mais le rôle du Parlement, c'est le contrôle budgétaire et nous pratiquerons ces contrôles.

9:57
Présentateur

Gérard Larcher, on en vient au municipal. Premier tour ce dimanche. Donc, on est dans la dernière ligne droite. On va faire un tour d'horizon des villes à enjeu pour votre famille politique. Mais d'abord, partons de l'objectif initial. Bruno Retaillon, en mai dernier, il avait promis une vague bleue. Est-ce que c'est toujours votre ambition ou est-ce que cette ambition, vous l'avez revue à la baisse ?

10:22
Gérard Larcher

Non, notre ambition, c'est que, j'allais dire, la vague bleue, la vague du centre et de la droite soit au rendez-vous dimanche. D'abord, dimanche soir, en fait, nous connaîtrons plus de 90% du nom des maires qui seront élus la semaine suivante. Puisque nous avons beaucoup de communes où il n'y a qu'une seule liste. Notamment dans les petites communes. Et même dans certaines communes de taille intermédiaire. Et 25% de communes qui ont deux listes. Alors, il va nous rester à peu près 6% de communes par lesquelles nous connaîtrons un deuxième tour.

11:04
Locuteur non identifié

Et ce deuxième tour,

11:05
Gérard Larcher

c'est essentiellement dans des villes, parfois dans des villes intermédiaires ou dans des communes. Il y a aussi des petites communes, il y a 3-4 listes. Et donc, nous attendons, ça représente un peu plus 50% de la population. Alors, il y a des enjeux dans des grandes villes. Est-ce qu'on peut gagner Bordeaux ? Oui, possible.

11:23
Présentateur

Est-ce que vous pouvez conserver Nîmes qui est la seule ville de plus de 150 000 habitants que vous dirigez ?

11:29
Gérard Larcher

Je l'espère et nous faisons tout. Et nous essaierons de pratiquer là où il n'y a pas eu de rassemblement au premier tour. C'est en partie la responsabilité des responsables de formation politique. C'est aussi pour le président du Sénat de créer les conditions d'un rassemblement au deuxième tour. Dans l'essentiel des communes, nous sommes rassemblés le centre, la droite au premier tour. Et au deuxième tour, il va falloir créer ce rassemblement à Paris.

11:55
Présentateur

C'est Nice par exemple. Et là, vous êtes en mauvaise posture aussi à Nice, puisque Eric Ciotti tient à l'accord dans les sommages.

12:00
Gérard Larcher

C'est un combat entre Christian et Strozy que ma famille soutient et M. Ciotti qui est allié au Rassemblement National et que pour nous, les choses sont claires, aucune alliance avec le Rassemblement National où je vais utiliser une formule où c'est proxy.

12:19
Invité

Mais l'idée, Gérard Larcher, juste à travers cette accumulation, Nîmes que vous pourriez perdre qui est la seule ville de plus de 150 000 habitants que vous avez... Paris qu'on peut gagner. Oui, alors on va venir à Paris, mais juste, on ne peut pas exactement dire que la dynamique soit de votre côté. Écoutez, nous verrons les résultats.

12:32
Gérard Larcher

Vous savez, la dynamique, ça se juge

12:33
Invité

le soir des résultats. On parle de Paris, arrêtons-nous un instant sur cet exemple. Votre candidate Rachida Dati est dans une position assez délicate. Elle est notamment concurrencée par Sarah Knafo pour Reconquête dans la perspective d'un second tour. Quand on regarde les sondages, si Sarah Knafo se maintient, ça peut faire perdre Rachida Dati. Est-ce qu'il faut que Rachida Dati, votre candidate, tende la main à Sarah Knafo ? C'est ce que ne cesse de lui demander la candidate Reconquête.

13:02
Gérard Larcher

Écoutez, je vous ai dit clairement pas d'alliance. avec le Rassemblement national où ses proxys Reconquête fait partie...

13:09
Invité

C'est un proxy du Rassemblement national.

13:12
Gérard Larcher

Donc, se retrouver autour de Rachida Dati qui est la seule qui, au deuxième tour, peut incarner l'alternance après 25 années de mairie socialiste à Paris.

13:25
Présentateur

Pas d'alliance avec le Rassemblement national. Ça veut dire que vous allez à l'encontre de l'immense majorité de vos électeurs puisque selon un tout récent sondage, Ipsos et Vipof, Fondation Jean Jaurès, je suis sûr que vous l'avez vu, on apprend que seuls 21% de vos sympathisants sont hostiles à une alliance avec l'extrême droite. Qu'est-ce que vous leur dites à ces électeurs-là ?

13:47
Gérard Larcher

Je le dis quand on a des convictions, quand on a un corps d'idées, on se bat autour de cela et que pour moi, ni LFI, ni RN, c'est la position que nous devons avoir. parce que je crois en une certaine conception de la vie politique, des convictions politiques. Nous avons tant de choses qui nous séparent sur l'économie, sur l'Europe, sur une certaine conception de l'humain.

14:14
Invité

Alors Gérard Larcher, pour tester, si j'ose dire, ce qui apparaît dans ce sondage, deux questions précises. La première, puisque quand on demande à Rachida Latty si Sarah Knafo est d'extrême droite, elle ne veut pas répondre. Est-ce que Sarah Knafo est d'extrême droite ? Oui, pour moi,

14:25
Gérard Larcher

les choses sont claires. Et trouver une affiche où il y a le logo LR à côté du logo RN,

14:34
Invité

eh bien, cherchez-la. Vous anticipez ma deuxième question, il n'y a peut-être pas de logo côté-à-côte, mais il y a un certain nombre d'ambiguïtés. Je vais prendre deux exemples très précis pour nos auditeurs. Vous avez un eurodéputé qui s'appelle Christophe Gomart qui, à Nice, alors que vous venez de nous dire que votre parti soutenait Christian Estrosi, a décidé de soutenir qui ? Éric Ciotti. Deuxième exemple, à Bourg-en-Bresse-Ville, tête de liste reconquête avec un certain nombre de cadres les Républicains. Je crois savoir, corrigez-moi si je me trompe, que ni Christophe Gomart, eurodéputé, n'a été exclu des Républicains, ni ses membres des Républicains Bourg-en-Bresse n'ont été exclus.

Comment est-ce qu'on peut dire ce matin, comme vous, président du Sénat, pas d'alliance LR-RN et vous vous appartenez au même parti qu'eux ?

15:11
Gérard Larcher

Écoutez, trouver le signe d'une décision de la commission d'investiture qui soutienne à Bourg-en-Bresse. Je rappelle qu'il peut y avoir des bandes de LR, ils ont été désavoués dans leur engagement. Mais ils n'ont pas été exclus, Gérard Larcher. Écoutez, chaque jour suffira sa peine, il n'y aura pas d'alliance de les Républicains. Est-ce qu'il faut qu'ils soient exclus ? Je pense qu'ils n'ont plus leur place, car c'est un choix différent du nôtre. C'est important ce que vous dites, certains, ils n'ont plus leur place au sein des Républicains,

15:39
Invité

y compris Christophe Gomart, l'eurodéputé,

15:41
Gérard Larcher

qui soutient Eric Zotti. Je pense que Christophe Gomart a fait un choix qui est le contraire du choix que nous avons fait collectivement le bureau politique.

15:48
Présentateur

Mais est-ce que ce n'est pas quand même très inquiétant pour votre famille politique ? Parce que ça ressemble à un début d'hémorragie. On a aussi des élus LR qui rejoignent des listes RN à Nîmes, à Tours, à Cagnes-sur-Mer.

15:59
Gérard Larcher

Oui. Escutez, je vais vous parler de mon département du Parti Socialiste, qu'à Mont-la-Ville ou à Mont-la-Jolie, la gauche soit alliée avec LFI. Ça, ça fait partie aussi des vraies questions. Gérard Larcher, si vous étiez un socialiste ou un assoumi, on poserait la question. Eh bien, on lui pondera la question. Et moi, je vous réponds et j'espère qu'ils auront la même attitude que moi. Mais donc, ça vous inquiète ce constat ce matin ? Je vois bien les tentations. Mais en fait, cette tentation, c'est notre disparition et des valeurs que nous portons. Nous avons derrière l'élection présidentielle, nous devons rassembler, nous devons rassembler du centre à la droite républicaine.

Nous devons rassembler pour n'avoir qu'un seul candidat au moment de l'élection et pour être présent au deuxième point. Et que les Français aient un vrai choix d'alternance.

16:47
Invité

Vous nous fournissez une transition, Gérard Larcher. Écoutez, vous allez

16:51
Gérard Larcher

m'inviter, Jacques Quentin pour faire les transitions.

16:54
Invité

Pourquoi pas une chronique aux côtés de Patrick Cohen, peut-être ? Dès le soir du second tour de la campagne des municipales, la présidentielle sera lancée. On ne peut pas exactement dire que la droite soit en ordre de bataille. Vous avez à peu près autant de responsables politiques que d'avis sur la primaire. Vous avez une multiplication de candidatures. Est-ce que pour citer les grands auteurs et Guy Mollet, c'est le retour de la droite la plus bête du monde ?

17:16
Gérard Larcher

Je ne sais pas si Guy Mollet est la meilleure référence à la fin de la 4ème République. Non, ça c'est vous en avez. D'ailleurs, Guy Mollet qui avait demandé au général de Gaulle qui est le 49-3. Je le rappelle. Je rappelle, Guy Mollet, ses filles. Non, mais pour l'histoire. Bon, je pense personnellement qu'il faut arriver et mettre en place une procédure. Chacun sait que je suis plutôt favorable à une primaire, mais peu m'importe la méthode. Il nous faut, à la fin de l'automne, qu'il y ait un candidat ou une candidate qui représente l'ensemble des familles politiques de ce que Michel Barnier avait appelé le socle commun et qui vit particulièrement bien au Sénat. C'est la responsabilité

18:00
Invité

que nous avons à un certain nombre. Une primaire, juste pour bien comprendre, c'est quoi ? C'est une primaire ouverte ? Par nature,

18:08
Gérard Larcher

elle est ouverte, celle de l'automne. Là, nous vivons actuellement à l'intérieur de LR. Le choix du candidat qui portera les couleurs de LR et ce à quoi nous travaillons.

18:17
Invité

Ça veut dire, Gérard Larcher, qu'en fait, vous inventez l'élection présidentielle à 6 tours. Parce qu'il y a 2 tours pour désigner un candidat à l'intérieur des Républicains. Il y a 2 tours pour une primaire ouverte et il y a 2 tours pour l'élection présidentielle. C'est une procédure.

18:28
Gérard Larcher

D'autres familles politiques vont le vivre de la même manière. Ce n'est pas très gaulliste, ça. Écoutez, personne ne s'imposant, le mot gaulliste, vous savez, c'était l'époque où les gens s'imposaient naturellement. Le général de Gaulle, Georges Pompidou, et on a eu après Nicolas Sarkozy. Voilà. Et Jacques Chirac avant.

18:44
Présentateur

Est-ce que ça veut dire, Gérard Larcher, que si le vainqueur de cette primaire de la droite et du centre, c'était Gabriel Attal, par exemple, bien sûr. Ah bon ?

18:56
Invité

Donc Gérard Larcher, président du Sénat, figure historique de la droite, serait prêt à faire campagne pour Gabriel Attal à l'élection présidentielle ?

19:02
Gérard Larcher

S'il est choisi à l'issue du processus de sélection, mais c'est la règle du jeu. Et je lui demande qu'il suive si, à l'issue du processus de sélection, c'est Édouard Philippe ou Bruno Rotaillot ou un autre. C'est ça la règle. La règle du jeu, c'est que, et ce n'est d'ailleurs pas un jeu, la règle de la démocratie, c'est que nous ayons un candidat capable d'accéder au deuxième tour parce que nous savons bien qu'au deuxième tour, sans doute, le candidat du Rassemblement National sera présent et que pour moi, le voir ou l'avoir élu, c'est inacceptable.

19:38
Invité

Vous allez nous répondre, Gérard Larcher, que vous êtes dans une position, parce que je rappelle que vous faites partie d'un comité qui examine les conditions de désignation d'un candidat, mais tout le monde sait votre compagnonnage avec Bruno Rotaillot qui, lui, candidat à déclarer à l'élection présidentielle. Est-ce que c'est lui qui a le plus de qualité, le mieux placé pour représenter la droite ?

19:55
Gérard Larcher

J'ai une obligation de réserve jusqu'à la fin mars, mais je ne vais pas vous dire que je ne partage pas l'engagement de Bruno Rotaillot avec ma personnalité propre, avec ma sensibilité propre, mais je pense qu'il a les qualités humaines, intellectuelles, politiques, la clarté de l'engagement et qu'il est capable d'écouter, y compris, il y avait un, j'allais dire, un slogan il y a longtemps, France Inter, il est capable d'écouter la différence. Donc il a des capacités de rassemblement. Bien sûr, et il l'a montré à la tête du groupe, les Républicains au Sénat.

20:29
Invité

Même quand Bruno Rotaillot dans son programme dit qu'il faut changer la constitution pour faire en sorte que le droit national s'impose sur le droit européen, il faut changer la constitution sur l'immigration,

20:37
Gérard Larcher

c'est des vrais sujets qui se posent. C'est des vrais sujets qui se posent, y compris pour des textes qui vont venir dont personne ne parle parce qu'en ce moment, naturellement, l'actualité internationale l'emporte. Nous aurons dans quelque temps à débattre de la mise en place du pacte asile-migration. Nous aurons ensuite à mettre en place le règlement de retour. Et je pense qu'il y aura quelques questions constitutionnelles qui vont se poser. La constitution, dans son architecture, pour moi, est une constitution qui permet à la France de traverser toutes les difficultés, tous les événements, mais elle n'est pas non plus une espèce de table sacrée sur laquelle il ne faudrait pas bouger.

21:16
Présentateur

L'état de droit n'est pas immuable ?

21:17
Gérard Larcher

C'est ce que vous dites aussi ? Non, c'est l'état du droit qui n'est pas immuable. L'état de droit, c'est autre chose. L'état de droit, c'est la République, ce sont les institutions, c'est le respect de la démocratie. L'état du droit, je vais prendre un exemple. Est-ce que les ordonnances de 45 sur la justice des mineurs sont aujourd'hui adaptées à la réalité de notre société ? La réponse est non. Et donc, il faudra faire évoluer

21:39
Invité

l'état du droit. Et dans le cas d'Espèce, Bruno Retailleux disait l'état de droit, mais ni intergible, ni sacré. Un tout dernier mot, Gérard Larcher, s'il fallait une figure consensuelle, rassembleuse, pour être candidat à l'élection présidentielle, vous me voyez venir ou pas ? Est-ce que vous pourriez, vous, éventuellement,

21:52
Gérard Larcher

être candidat ? Je suis président du Sénat et j'essaie à ma place de représenter une institution qui est le territoire. Ce que je constate, c'est que les 34 875 communes, c'est une formule que j'aime beaucoup, ce sont autant de petites républiques dans la grande et la République, elle a besoin aujourd'hui alors qu'elle est tellement divisée, fracturée, qu'on se rassemble. Et c'est ça, mon objectif.

22:19
Présentateur

Merci, merci Gérard Larcher d'avoir été au micro de France Inter ce matin. la première fois,

22:25
Locuteur

c'est un peu la première fois, je vais faire un petit peu sur la première fois, la première fois, c'est un peu un petit peu il y a un petit peu qui est très difficile.