Bébés secoués : Comment prévenir, comment agir ? - Un monde en doc
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
secouer la violence inavouable un film signé Anne palmowski que nous sommes les premiers à vous diffuser qui sonnent comme une alerte sur un sujet que l'on connaît tous peut-être un peu mais de loin et avec beaucoup d'idées reçues ce documentaire casse ses idées reçues et en cela il pose plein de questions que nous allons aborder avec nos invités Charlotte cobel bienvenue à vous vous êtes secrétaire d'État chargé de l'enfance je précise que vous êtes magistrate vous avez été substitut du procureur de la République près le TGI de Meaux juge et vice-présidente au TGI de Bobigny directrice de la protection judiciaire de la jeunesse au ministère de la Justice et tout cela est très important à préciser pour l'échange que nous allons avoir ensemble ce soir Marilyn connaît bienvenu à vous également vous êtes co-fondatrice de l'association stop bébé secoué qui a son petit dépliant et dont vous nous parlerez au cours de cette émission vous êtes vous-même maman d'un enfant qui a été secoué à l'âge de 11 mois chez son assistante maternelle il a heureusement survécu et censé qu'elle grave Pierre Jean verzelen bienvenue à vous vous êtes sénateurs de laine vous êtes membre du groupe les cependant République et territoire vous êtes à l'origine d'une projection du film que l'on vient de voir au Sénat vous avez été très touché par ce sujet et vous nous direz peut-être ce qu'il faut faire sur le plan législatif pour freiner le phénomène professeur Olivier Klein bienvenue à vous également vous êtes Neurochirurgien pédiatrique au Centre hospitalier régional universitaire de Nancy vous êtes président de l'association cérébrolor et vous êtes l'auteur de ce petit livret moi Théo bébé secoué un petit livret qui aide à la prévention et qui s'adresse à tous ceux qui sont en contact avec des bébés les parents mais pas seulement vous nous en parlerez parmi les premières idées reçues très fortes et encore très présentes dans l'imaginaire collectif il y a cette idée que le secouement du bébé serait le résultat d'un agacement d'un craquage nous dit l'une des mamans dans le film Marilyn connaît ce n'est pas un craquage alors ce qui est complexe dans la prévention du syndrome du bébé secoué c'est qu'il y a beaucoup d'aspects qui entre en jeu alors c'est complexe déjà parce que ça touche à un sujet extrêmement sensible qu'elle a la maltraitance des nourrissons et puis parce que c'est multi factoriel et qu'en fait le but de la prévention du syndrome c'est de toucher tout le monde et pour toucher tout le monde faut nuancer et surtout expliquer c'est à dire que dire juste ce n'est pas un pétage de plomb c'est ce qui est dit c'est exactement ce qui est dit dans le film et c'est ce qui vient un peu renverser les idées reçues que l'on a tous alors là la question qui pourrait venir ensuite c'est si ce n'est pas un pétage de plumes qu'est-ce que c'est est-ce que c'est une maladie mentale est-ce que c'est l'oeuvre d'un psychopathe qui prémédite son geste concrètement ce n'est pas le cas il n'y a aucun profil type de ce quark par contre il y a des expertises médicales qui enfin psychologique et psychiatrique qui sont faites dans le cadre de l'instruction alors que des personnes sont mises en cause et il n'y a jamais eu de cas en tout cas pas à ma connaissance de maladies mentale déceler chez ces gens-là ce qui veut dire qu'en fait on ne sait pas qui est susceptible de choses plus complexes professeur Olivier Klein dans votre livret il est écrit dans un moment d'énervement de colère ou de fatigue où les deux je ne sais pas quelqu'un ma secoué pourtant c'est pas tout à fait ce que disent les mamans qui témoignent dans ce film elles disent non c'est pas ça même que le bébé a été secoué en moyenne 10 fois oui c'est vrai c'est vrai mais je pense que et je le vois aussi dans ma pratique de temps en temps c'est véritablement quand même comme disait madame Koné un pétage de plomb donc on n'a pas de profil effectivement de celui ou de celle qui se coulent l'enfant mais ça peut tout à fait être un agacement vraiment un agacement sur des pleurs qui sont insupportables alors dans quelle proportion ça c'est très difficile à dire mais le livret étant essentiellement axé sur la prévention je pense que justement j'ai voulu être assez général en fait dans ce dans ce propos mais ça peut être quand même un pétage de plomb dire que c'est lié au pleurs d'un bébé que c'est un pétage de place que ce n'est pas déjà un peu excusé l'auteur des secours c'est un des sujets en matière de violence sur les enfants et en particulier sur les bébés secoués c'est qu'on essaie de trouver une explication à ce qu'il y a de plus grave c'est-à-dire exercer des violences sur un enfant et en fait je me motorisé à faire une synthèse ce n'est pas un accident il y a nécessairement une intentionnalité que les pleurs s'arrêtent parce qu'ils nous rendent nerveux ou que on souhaite maîtriser cet enfant quel qu'il soit et c'est ça qui est important c'est fait de bébé secouer c'est pas un accident de la vie c'est une faute intentionnelle c'est une violence qui peut d'ailleurs être punie par la loi qui est puni par la loi et ça c'est important on a parlé par le Réformation que et le monde de la santé et le monde de la justice et conscience que ce n'est pas un accident de pétage de plomb mais qui a nécessairement on voit très bien dans le film un acte intentionnel c'est souvent répétitif donc le pétage de plomb accidentel c'est une fois et on s'arrête là on voit bien qu'il y a quelque chose voilà d'intentionnel d'insistance ça relève donc de la loi des violences qui sont d'autant plus sévèrement réprimés quelles causent des dégâts plus ou moins importants et on sait que dans le cas des syndromes de bébé secouer ça va être de la mort à peu de séquelles et on se réjouit quand il y a peu de séquelles quand il n'y en a pas du tout Pierre Jean verzelen vous avez été surpris vous aussi par ce documentaire qui nous dit c'est pas forcément on sait même pas du tout un pétage de plomb un craquage dit l'une des mamans à tout vous dire c'est un sujet que je connaissais mal je connaissais le terme mais comme la plupart d'entre nous c'est pour ça que je l'ai dit en introduction d'ailleurs et donc je connais une personne qui est amie avec Anne pavlowski qui a réalisé le documentaire qui m'a sollicité pour pouvoir organiser une une prédiffusion du documentaire au Sénat d'ailleurs déjà que j'en ai compris bravo au public celle-là de passer ce documentaire parce que visiblement des tentatives de documentaires sur ce sujet il y en a déjà eu pas mal c'est jamais allé jusqu'au bout et je crois que c'est le premier donc c'est bien que publicitaire puisse le diffuser et en plus à cette horaire là je trouve que le documentaire est bien fait je veux dire il y a un volet très pédagogique et puis après mais le sujet si porte mais l'émotion passe quoi et alors avant cette diffusion je vous dis je connais ça c'est mal le sujet donc j'abordais ça avec des gens autour de moi notamment des des femmes plutôt de l'âge de ma maman autour de un peu plus de 60 ans mais qui était complètement dans cette image d'Épinal en fait complètement dans tu sais on peut il y a des parents qui des fois peuvent péter un plats qui nous dit c'est la même chose que de dire il a violé parce qu'elle portait une mini-jupe il a secoué parce que le bébé pleurait est-ce que c'est une manière de relativiser ce geste alors non justement nous on c'est en ça qu'il convient de nuancer à chaque fois et d'expliquer et de développer cette axe notamment des pleurs en fait oui un bébé ça pleure mais non ce n'est pas le bébé qui est bien évidemment responsable des violences qui subit il y a un seul coupable ce ne sont pas le bébé et ses pleurs le seul responsable dans cette histoire c'est l'adulte après clairement dans les aveux qui sont rares les pleurs sont souvent évoquées par les auteurs déclencheur quoi un déclencheur je ne sais pas mais les pleurs sont présents dans les aveux que font les auteurs sauf que dans le film alors on comprend quand même que cette idée reçue que nous avons vous le dites Pierre Jean verzelen a quand même un impact sur les décisions de justice l'avocate toujours dans le film nous dit si on a comme idée reçue que tout le monde et susceptible de secouer un enfant et que le secouement est dû aux pleurs d'un cessantes de l'enfant que l'auteur n'a pas pu supporter on a de l'empathie on s'identifie à lui et donc c'est plus difficile de sanctionner sévèrement une personne à qui on s'identifie je vous rappelle qu'il y a quelques semaines une assistante maternelle accusée d'avoir secoué le bébé dont elle s'occupait qui est décédée a été acquitté par la Cour d'assises des Hauts-de-Seine l'avocat général avait pourtant recuit cinq ans d'emprisonnement alors la justice sanctionne-t-elle suffisamment et assez lourdement les auteurs de ce courant des bébés il y a un échange sur cette question dans le film je voudrais qu'on le réécoute moi j'étais déçu déjà je m'attendais au moins 10 ans et finalement il a pris que 6 c'est peu mais en même temps je me dis c'est quand même 6 ans enfin à la base tout le monde l'avocat il demandait du sursis s'il te plaît à une personne qui a tué son enfant Charlotte cobel je m'adresse à la magistrate évidemment que vous êtes est-ce que c'est vrai que ces idées reçues sont aussi dans l'esprit des jurés qui ont là on a quelque chose avec les violences faites aux enfants je parle des violences physiques je m'as parlé les violences sexuelles il y a toujours besoin de trouver une explication qui atténue la responsabilité de l'auteur et on a aujourd'hui en dehors des bébés secoué mais déjà avec les bébés secoués quand même un enfant qui meurt dans son environnement familial tous les cinq jours les adultes ne veulent pas l'entendre parce que c'est à la fois atroce et on trouve des explications systématiquement c'est le pétage de plans c'est on comprend parce que ça renvoie à nos éventuels paternités au paternité à notre situation et je vais pas faire de la psychologie de la philosophie c'est pas mon métier mais on sent bien que la maîtrise de l'enfant le fait de le tenir de l'avoir à sa merci et peut-être aussi de relativiser la vie d'un enfant qui n'est finalement qu'au début et qui doit rentrer dans notre axe de contrôle et quelque chose quand même sur lequel il faut s'interroger très très sérieuse et ça supposerait de voir les sanctions ou pas selon alors moi je pense que les sanctions existent un bébé volontairement plusieurs fois secoué qui meurt c'est les assises en France mais effectivement il faut rentrer dans la tête des gens que c'est pas parce que c'est un petit bébé qui vient de commencer sa vie que sa vie à moins d'importance qu'un adulte voilà et que c'est pas parce que cet enfant il nous met en difficulté ça fait du bruit évidemment ça se maîtrise pas c'est pas une poupée et ben qu'on peut accepter tous les faits et c'est très intéressant dans ce film de montrer l'intention de maîtrise et d'arrêter etc ce n'est pas un objet un être vivant et voilà et donc oui il faut former le corps médical pour repérer et expliquer en quoi ça n'est pas un geste accidentel mais que ça a été volontairement fait et puis derrière redire et redire comme le procureur a tenté de le faire que ouais mais ça renvoie à notre paternité notre maternité et nous craquages avec nos enfants qui sont j'espère en tout cas rarement avec des violences de cette vierge envers c'est est-ce que vous avez voulu tuer ou faire du mal à quelqu'un et j'imagine que la défense joue sur un truc qui est mais j'avais pas l'intention de faire je ne savais pas que ça pouvait créer ça quand j'ai et l'intérêt de ce genre de documentaire de toutes les démarches qui vont dans le sens de la prévention c'est que vous ne puissiez plus jamais dire ben je savais pas avant voilà et je pense que ça ça jouera beaucoup dans les décisions de justice future il y a une forme de tolérance coupable quand même vous diriez ça de la justice je veux dire lié à ce phénomène vous êtes oui il y en a une c'est elle a été évoquée précédemment c'est l'identification aux auteurs quand on dit ça peut arriver à tout le monde non nous c'est vrai quand stop bébé secoué a été créé une des premières choses qu'on a fait c'est ça a été de créer des des postes sur les idées reçues justement et la première c'était ça peut arriver à tout le monde c'est faux ce qui peut arriver à tout le monde c'est de se retrouver en difficulté avec un enfant un bébé le sien ou celui qu'une assistante maternelle est amenée à garder mais non heureusement ça ne peut pas arriver à tout le monde de passer à l'acte il y a une différence entre l'épuisement être excédé parfois même voilà ne plus en pouvoir du bébé ça ça n'a rien d'anormal c'est des problèmes qui peut se présenter en parentalité mais heureusement non tout le monde n'est pas capable de maltraiter un nourrisson moi j'ai une question d'ordre sémantique est-ce que parler de bébé secoué c'est suffisant et je m'explique je vais continuer ce parallèle avec les violences conjugales ou les ce qu'on appelait les crimes passionnels qui sont devenus glucides faut-il garder cette expression de bébé secoué alors que nous sommes face à des meurtres d'enfants ou de la maltraitance d'enfants en tout cas bébé secoué est-ce que l'expression n'est déjà pas un peu légère vous qui avez écrit ce livret dont le choix des mots et ce qu'il faut pas dire autre chose que bébé secoué alors pour l'instant c'est la terminologie qui existe il y en a même d'autres il y a traumatisme crânien non accidentel ce qui est un peu médical même je crois encore un peu atténuation que que bébé secoué on peut employer hématome sous-dural du nourrisson le mot maltraitance pourrait apparaître tout simplement dans dans les conséquences du bébé secoué pour revenir quand même sur les pleurs les pédopsychiatres nous ont aussi montré qu'il y avait l'intolérance aux frustrations ça on s'en doutait pas au départ on a eu des choses très surprenantes il fallait bien que je puisse regarder mon film des choses comme ça très très surprenantes donc effectivement il y a pas que les pleurs mais souvent quand même un élément de déclencheur sans atténuer quelque part les enfants sont encore trop souvent les objets de nos frustrations de nos violences de nos pulsions parce qu'ils sont grâce à ce concept d'autorité parentale qui va revenir en discussion devant l'Assemblée nationale ils sont et ben la décision des parents et on est encore plus d'ailleurs la décision des parents puisque on choisit à peu près sa parentalité dans nos jours pas tout à fait vrai et donc voilà l'enfant est là il est à notre disposition il va grandir comme on le souhaite dans le projet qu'on a et surtout il doit pour certains ne pas m'empêcher de voir la télévision etc voilà donc ce sujet là est important ce qui est important aussi c'est qu'il faut faire de la prévention et la prévention spécifique au bébé squis je trouve qu'elle est quand même particulière dans le cadre des maltraitances parce qu'il faut aussi expliquer les séquelles que ça conduit et la fragilité du bébé on y reviendra mais la question de la parentalité de l'éducation à la parentalité en tout cas moi c'est un méchantier est-ce que c'est vraiment le terme approprié ce qu'il faudrait pas commencer par changer ça et je le dis parce que ça a changé les choses pour ce qui est de passer de crime passionnel à féminicite a quand même changé la donne dans l'imaginaire collectif j'ai pas une réponse précise sur ça parce qu'en fait les gens vont venir vous dire non mais moi j'ai pas cogné j'ai secoué donc c'est bien ça le sujet c'est à dire que c'est d'ailleurs la même chose dans les violences conjugales je l'ai pas tapé je l'ai tenu ok elle est bleue elle est à explosée donc tu l'as vraiment beaucoup tenu donc ce sujet quand même de l'expression des biscuits moi je pense qu'elle est importante et elle est importante bien sûr pour les parents mais elle est aussi importante pour les assistants maternelle elle s'étendent familiale là on est dans un champ un peu différent ce sont quand même des professionnels qui ont dédié leur vie à ce métier et donc voilà il faut il faut être attentif attentif moi je pense que c'est quelque chose de très parlant et d'ailleurs l'impact de ce film et je pense qu'il est très parlant et qui mais là où il faut faire attention c'est dire c'est pas parce que c'est des secousses c'est un bébé secoué que ce ne sont pas des violences mais c'est une violence particulière qui arrive dans un contexte particulier qui nous faut traiter prévenir voilà une autre idée reçue corrigée par ce film ce sont ces chiffres 10% des auteurs de ce commencement les mers 20% sont les nounous assistante maternelle 70% sont les paires ou les Compagnons de la mer donc très majoritairement des hommes pourquoi alors que factuellement objectivement selon toutes les études il s'occupe moins des bébés dans le film Le psychologue avance quelques éléments d'explication vous allez me dire si vous trouvez cela convaincant écoutez l'enfant va changer une dynamique de couple on va passer de la conjugalité à la parentalité il y a une jalousie mais qui s'oppose à plusieurs niveaux il y a une jalousie vis-à-vis de sa compagne il y a une jalousie vis-à-vis de l'enfant il y a une jalousie en lien à la perte j'ai perdu une qualité dans la conjugalité et la paisibilité avec ma compagne il faut réussir à faire le deuil prof esseur Klein cette question de la frustration là on est dans la jalousie l'arrivée d'un enfant change tout dans un couple dans la vie de couple l'arrivée d'un enfant bouleverse tout et alors effectivement il y a toute la cette notion de parentalité qui est qui est extrêmement extrêmement importante elle m'avait été enseignée par Madame le professeur somley à Nancy qui était l'ancienne patronne du service d'oncologie pédiatrique qui me disait mais vous savez que là quand on va sonner chez ces gens souvent c'est à dire avant avant la naissance ou quand l'enfant est tout petit et bien souvent ils ouvrent la porte ils écoutent les conseils et là la prévention la prévention arrive et effectivement sont majoritairement des hommes pas que dans la série d'anciennes on a aussi une large majorité d'hommes mais un peu moins que dans que dans d'autres séries c'est un tout petit peu plus équilibré mais encore une fois pourquoi c'est très difficile veut dire je pense qu'effectivement il y a des changements majeurs qui devraient s'anticiper dans la vie de couple avant l'arrivée des enfants et puis surtout après dire si l'enfant pleure si l'enfant et ceux-ci cela faites ce que vous voulez mais ne secouez pas le fait que ce soit majoritairement des hommes j'imagine que vous n'avez pas été surprise vous le savez dans le documentaire on évoque aussi l'idée qu'il y aurait une éducation virile ou viriliste des garçons oui vous vous adhérez ça fait partie des c'est vrai que c'est évoqué par le docteur Michael lov qui organise les groupes de papa oui clairement c'est ce qu'il indiquait il y a beaucoup de choses heureusement d'ailleurs qui sont prévus pour les mamans et finalement les les papas sont peu inclus dans cette cette parentalité ils le sont de plus en plus mais il y a encore beaucoup beaucoup de choses à faire et puis le docteur Michael love parle bien aussi et sensibilise et il fait un focus sur les difficultés auxquelles c'est papa vont peut-être être amenés et confronté et les papas le disent ils parlent de frustration de colère qui n'en peuvent plus de choses comme ça donc oui l'éducation des garçons est importante d'une manière globale j'en ai deux donc je suis très impliquée là-dedans en fait oui des futurs papas s'ils en ont envie évidemment tout le sujet de la parentalité de manière générale et plus particulièrement de la parentalité des papas et un sujet essentiel pour tout vous dire moi je pense qu'il faudrait pratiquement attaquer ça dès l'école pour que les enfants rapidement à la fois au titre de leur propre protection et aussi de leur futur peut-être de parents et quelques notions sur les besoins la fragilité des enfants et puis les différentes moments les différents moments de la vie ou c'est pas si simple pour les parents mais quand on est aujourd'hui dans des parentalités qui restent encore parfois un peu contradicalement à ce que j'ai dit pas choisi ou un peu pas entouré et ben on découvre ces choses entre guillemets sur le tas alors bien sûr il y a tout le temps de la périnatalité qu'on utilise de plus en plus il y a tous les travaux qui ont été faits autour des 1000 premiers jours pour bien accompagner la périnatalité mais moi je crois qu'il faut mettre des petits germes avant et je réfléchis notamment à avec le ministre de l'éducation nationale ça va pas s'agir de mettre des cours pour faire des couches à l'école mais quand même insuffler assuffer cette idée que d'abord un enfant il a un certain nombre de besoins et choisir ou pas de mettre au monde un enfant c'est une forte responsabilité et ça impose évidemment un self control pour prendre un terme absolument en décision mais important il y a et la mer et l'enfant reste relativement unique mais après c'est vrai qu'il y en a des familles qui se composent qui se recomposent quand c'est pas son enfance est déjà pas toujours simple quand c'est l'enfant de sa compagne ou de son c'est pas plus simple c'est même plus compliqué parce qu'on n'a pas la légitimité et je rejoins ce qui a été dit l'arrivée d'un enfant dans une famille à quelqu'un et que ce soit il est tout petit bouleversent les relations les ventes adultes et l'enfant est très souvent à tous les moments du conflit conjugal qu'il soit facile à résoudre ou qu'il soit définitif devant le jeu à faire familial un objet de manipulation et de de chantage et de tout ça entre les parents et ça il faut qu'on en est tous conscience pour toutes les violences en particulier celle des bébés secoués je voudrais avant de effectivement parler préventions je voudrais aussi apporter au débat ces éléments donnés par le professeur Mathieu Vinchon neurochirurgien au CHRU de Lille qui nous dit lui que dans son service l'adulte ce coureur est majoritairement jeune un homme perd ou beau-père désœuvrés ou mère immatures isolés une nourrice qui ont été souvent eux-mêmes maltraités ont subi des violences conjugales ou familiales un deuil un déménagement une séparation une dépression post-natale sont isolées ou présentes des troubles du comportement des addictions des secouer eux-mêmes maltraités ça ça fait aussi partie du profil type j'ai envie de dire vous êtes d'accord avec votre contraire alors en tout cas sur cette sur cette problématique des gens qui ont eux-mêmes été maltraités oui un petit peu moins sur les données épidémiologiques parce que je pense qu'elle dépendent vraiment des régions françaises je pense que c'est pas tout à fait la même chose à Paris que dans le Nord-Pas-de-Calais ou que dans la région Grand Est nous sur la sur la série nocéane les coupes sont plutôt stables c'est plutôt des couples justement des hommes et des femmes qui travaillent en majorité donc avec une structure familiale qui apparaît en tout cas comme ça de l'extérieur plutôt stable effectivement on retrouve aussi les facteurs de risque qui sont l'alcool la consommation de drogue etc les violences intrafamilales mais on a plutôt des couples stables ça a été un petit peu une surprise et ça fait aussi tomber des idées reçues le fait d'identifier les populations à risque c'est ça il y a les mêmes les mêmes facteurs de risque que dans les violences conjugales mais ça donne tous les milieux voilà alors on aurait tendance à penser que c'est des gens qui vont être dans des milieux défavorisés ou avec des problèmes sociaux importants non on a des cadres supérieurs on a des magistrats pourquoi pas ça touche tout le monde et c'est en ça que qu'il est important de réussir à faire comprendre que non tout le monde ne peut pas le faire mais tout le monde peut être concerné directement indirectement il n'y a pas de profil type et personne évidemment lorsqu'on dit il ne faut pas secouer un bébé ça tue ou ça handicap la première action c'est dire mais moi personne ne pense capable de passer à l'acte et comme on ne sait pas qui peut le faire et ben il faut toucher le maximum de personnes un petit élément quand même intéressant c'est que on le sait le confinement entraîner une augmentation des violences intrafamiliales et du nombre de bébés secoués et moi même si évidemment il va falloir traiter ça de manière scientifique aujourd'hui j'ai interrogé aussi le télétravail comme un lieu où en fait enfin un mode de vie souvent vous dit mon enfant est malade c'est pas grave je suis en télétravail donc oui il y a de la prévention rappeler qu'un enfant est fragile etc oui il y a de la prévention sur le contexte familial quand un enfant arrive ça bouleverse les relations c'est à bouleversé relation de travail explication patron que son bébé bat pleure alors que on efface voilà et puis dans son dans sa conjugalité avec les autres enfants qui peuvent devenir très compliqué quand un bébé arrive etc il faut prendre en compte tous ces facteurs les connaître former les professionnels et informer les parents de ses risques que ça c'est sûr vous y ajouter quelque chose oui parce que votre question soulevée aussi le problème de la détection et effectivement la détection c'est pas forcément une famille dont on a l'impression qu'elle est à risque la détection c'est aussi au service d'accueil des urgences et les gens et les médecins urgentistes sont très très formés actuellement sur ces sujets là repérer les petits signes ce qu'on appelle les lésions sentinelles qui peuvent faire penser à un syndrome du bébé secoué par exemple des vomissements mais des vomissements sans diarrhée des vomissements sans fièvre des changements de comportement de l'enfant des ecchymoses des lésions buccales enfin toutes ces choses qui sont un petit peu curieuses en tout cas avant avant la marge pour les ecchymoses et [Musique] repérer ça avant que n'arrive les secousses et puis la répétition des secousses qui va faire qu'un jour l'enfant va arriver en neurochirurgie pédiatrique ou en réanimation et là bien sûr on va s'occuper de lui on va l'opérer mais les séquelles seront là aussi on parle de ce sujet mais force de constater qu'il n'est pas récurrent dans le débat public loin de là il est plutôt inexistant et c'est assez surprenant y a-t-il un tabou pourquoi est-ce si compliqué d'aborder ce sujet écouter ce qu'on dit l'infirmière puéricultrice dans le film on en parle pas assez on en parle pas ou très peu ne serait-ce que sur les en sortie de maternité parce que parce qu'il y a beaucoup de d'équipes professionnelles qui disent ah bah mais tu comprends ils viennent d'être parents ils sont tout joyeux c'est un peu triste de parler de ça ah bah ouais ce sera un peu plus triste quand il passera 5 jours ici en fait d'accord on en parle pas assez il faut en parler davantage vous avez organisé de projection au Sénat vous saviez que vous abordiez un sujet qui était rarement abordé quand même et encore une fois je reviens ce qu'on dit au début un sujet qu'on connaissait qu'on connaissait assez mal mais là on est je reviens à ce qu'on disait tout à l'heure sur le fait de que les parents ne puissent plus dire je ne savais pas ça ça s'appelle de la prévention ça s'appelle de la communication ça s'appelle de la politique publique en fait ça s'appelle des spots ça s'appelle des affiches en cas de par 3 ça s'appelle les trucs qui passent à la radio ça s'appelle des documentaires ça voilà ça s'appelle une prise de conscience ça s'appelle on voit bien c'est ce que dit cette infirmière c'est que dès que ça touche à la maternité on n'a pas envie d'amoindrir la joie de jeunes parents qui viennent d'avoir un bébé en leur disant attention bébé secoué voyez c'est ça qu'elle dit l'infirmière c'est que c'est compliqué quand même dans les en tout cas dans les premiers instants de la vie et de la vie de parents d'aller tout de suite parler des problèmes alors qu'est-ce qu'on fait c'est vrai qu'on pourrait avoir une logique un peu comme les accidents domestiques qui sont dans les carnets de santé attention aux produits toxiques attention les prises les contribbles etc voilà et c'est là où on en revient si on ne nomme pas bien les choses on n'informe pas suffisamment les parents parce que là on est effectivement dans le champ des violences et des maltraitances donc dans les carnets de santé c'est pas dire attention bébé secoué c'est dire peut-être attention à la fatigue que peut avoir parce que on pourrait élargir le sujet on a aujourd'hui quand même beaucoup de Burn Out des mamans on a un contexte de la pérennatalité qui est complexe pour plein de raisons avec des gens qui sont pas bien donc au titre de la du bien-être de l'enfant attention à un enfant il faut être particulièrement attentif il faut le manipuler avec délicatesse etc donc je pense que c'est ça où on pourrait quand même parler de ça dans les carnets de santé après évidemment je pense qu'il faut au titre une campagne on a déjà fait une campagne avec on a les images alors justement ça c'est alors ça c'est intéressant elle va être lancée sur évidemment il faut lancer l'année dernière avec comme phrase forte un secouer un bébé est une maltraitance qui peut être mortelle donc c'est cette même campagne qui va être relancé quand même assez important insuffisant bien sûr mais il faut la il faut relancer la remettre partout la mettre peut-être dans les salles d'attente maternité dans Excel vous savez alors on a plusieurs parce que en matière de violence sur les enfants et là c'est le sujet est aujourd'hui vaste moment ouvert que je prenais du lance sexuelle avec les chiffres qui nous sont livrés par la civisme les violences physiques y compris les violences de bébé secoués donc on va avoir plusieurs campagnes sur le premier semestre qui vont se succéder et celle-ci rentrera après les violences sexuelles qui sont aussi un vaste sujet puisque nous avons beaucoup beaucoup d'enfants beaucoup mais exposés suffisamment je dirais des heures de grande écoute dans les lieux stratégiques je suis maire de famille je n'ai pas vu cette campagne l'année dernière par exemple on en est très très conscient on en est très conscient elle a été diffusée pendant trois semaines elle n'a pas été diffusée sur les chaînes de télévision voilà elle a été relayée le temps de son lancement par la presse mais après et en effet très très peu de gens en fait au final la vue très très ça fait partie des sujets qui agacent non c'est terrible alors il y a aussi l'enseignement c'est-à-dire que moi je fais cours bien sûr en Faculté de médecine mais aussi à l'école de sage-femme parce que le message femme sont en première ligne notamment dans les dans les consultations anténatales je crois que c'est là aussi où il faut aborder cette cette problématique du bénéfice pas tellement les papas on vient de se rendre compte que c'était essentiellement des hommes c'est déjà ça j'espère qu'après il y a un dialogue au sein du couple mais en tout cas savoir que de concernant les hommes enfin pardon c'est peut-être un peu dérangeant ce que je vous dis mais pourquoi mettre ça dans des environnements maternels et féminins alors qu'on se rend compte que c'est 70% des hommes qui veut dire à la mi-temps d'un bon club de [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] plein de formations à différents niveaux ce qui accompagne mes parents et là vous parlez sage-femmes infirmière puéricultrice environnement de la maternité dans les dans les études de médecine on a effectivement informé les pédiatres mais aussi toute la médecine d'urgence pour repérer le les saints et puis on a évoqué la nécessité de former toute la chaîne judiciaire depuis les policiers gendarmes jusqu'au magistrats et bien évidemment à changer les mots pour que sociétalement tout le monde prenne conscience de ce qu'il ne s'agit pas d'un accident que il nous faut pas qu'il faut pas avoir de compréhension mais que c'est une un acte volontaire et qu'il doit être puni à la hauteur des conséquences qu'il a et donc changer un peu l'état d'esprit mais vraiment en matière de violence physique il y a toujours une forme de tabou ou en tout cas de malaise qui fait vite on va on met de côté y compris les infanticides or bébé secoué qui font partie des avancées et puis on a ça nous rassure d'avoir une explication la mère pas tout à fait normal il y a un pétage de plomb c'est la pauvreté enfin on trouve 47 explications parce que ça nous soulage en tant qu'ention enfant ou en tant que nouveau parent ou en tant qu'inconscient parent enfin bref parce que cette famille on n'arrive pas à la concevoir comme un lieu où les choses ne sont pas jolies belles et où l'enfant ne peut pas naître une sacralisation sacralisation voilà et donc ça il faut en sortir la réalité c'est que trop d'enfants subissent plein de formes de violence au sein des familles et ça commence dès le tout petit âge et ce n'est pas un accident c'est déjà cette volonté de maîtriser et de se pas se laisser imposer la vie de cet enfant or cet enfant il a une vie et il est là et il faut être là je vous parliez du confinement je vous rappelle juste cette étude une étude menée par l'hôpital Necker à Paris et l'Inserm on apprend qu'en 2021 le nombre de bébés secoués à doubler et la mortalité a été multipliée par 9 plus de cas et plus mortel vous vouliez intervenir Pierre-Jean vert pour résumer ce qu'on dit donc une campagne de communication de la formation auprès des parents dans avant et après la naissance une sensibilisation pardon et puis aussi les assistantes maternelles tout alors il y a chiffre de 20%. moi je suis élu dans un conseil départemental donc en gère la PMI donc ce qui délivre les agréments pour les assistantes maternelles bien sûr sûrement la matière aller plus loin au-delà d'un agrément qui est donné à quelqu'un peut-être faire une enquête familiale sans savoir qui qui sont les parents les enfants qui vivent qui vivent dans les maisons deux d'avoir un fichier national qui permette de savoir les difficultés qui a pu avoir une assistante maternelle moi je suis dans l'Aisne si quelqu'un a une difficulté dans l'aine je veux dire pas condamné mais elle elle arrête elle démissionne elle va s'installer dans la Somme aujourd'hui il y a rien il faut qu'il y ait ce fichier départemental qui soit créé et aussi évidemment une formation auprès de ces personnel détection des cas il faut savoir que dans les quatre syndromes du bébé secoué il y a dans la majorité des cas un diagnostic loupé lors de la première présentation de l'enfant auprès d'un médecin donc quand le professeur Klein dit j'en doute pas que son équipe est très sensibilisé au sujet ce n'est pas le cas partout et on a dans la majorité des cas des enfants qui sont diagnostiqués d'une gastro ou de RGO qui sont du coup remis entre les mains de l'auteur soit le parent soit l'assistante maternel on connaît la réitération des gestes et aggravation et l'aggravation des séquelles qui peuvent mener jusqu'au décès pour conclure justement encore une fois la formation pour détecter tout ce qu'on appelle ces lésions sentinelles c'est entre guillemets petites choses mais c'est pas du tout des petites choses c'est vraiment des indices qui vont faire penser que il va falloir travailler avec cette famille voir aller jusqu'à faire un scanner cérébral pour s'assurer qu'il n'y ait pas de ça autour du cerveau un énorme chantier donc et on aura eu au moins le mérite d'en parler un petit peu ce soir sur public c'est la merci infiniment à tous les quatre d'avoir participé à cette émission merci à vous de nous avoir suivi de nous être fidèles comme chaque semaine à très vite sur Public Sénat [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Musique]
Pierre-jean Verzelen